République Démocratique du Congo


ENQUETE NATIONALE SUR LA SITUATION

DES ENFANTS ET DES FEMMES MICS2 / 2001


VOLUME Il


Rapport d'analvse

Kinshasa, juillet 2002


Dites OUIpour les enfants

TABLE DES MATIERES


Page

Table des matières iii

Liste des tableaux ix

Liste des graphiques xiii

Abréviation xv

Préface..........................................................................................................................•. xvii

Avant-propos xix

Remerciements xxi

INTRODUCTION

  1. CONTENU DU RAPPORT 1

  2. CONTEXTE INTERNATIONAL 1

  3. CONTEXTE NATIONAL 2

  4. OBJECTIFS DE L'ENQUETE 3

    1. Objectif spécifique 3

    2. Objectifs globaux 4

  5. CADRE INSTITUTIONNEL 4

CHAPITRE 1. METHODOLOGIE DE L'ENQUETE ET QUALITE DES DONNEES

    1. CHOIX METHODOLOGIQUES 5

      1. Taille de l'échantillon et méthode d'échantillonnage 5

      2. Choix des indicateurs 5

      3. Stratégie de collecte des données de l'enquête 6

    2. ECHANTILLONNAGE 6

      1. Méthode d'échantillonnage 6

      2. Dispersion de l'échantillon enquêté 8

    3. COMMUNICATION ET MOBILISATION SOCIALE. 9

      1. Appropriation par les bénéficiaires directs 9

      2. Plan de communication et de mobilisation sociale 9

      3. Processus de communication 9

    4. OUTILS DE COLLECTE 10

      1.4.1.Questionnaire d'enquête.................................................................................. 1O

      1.4.2. Autres outils de collecte ................................................................................1O

    5. PREPARATION MATERIELLE ET LOGISTIQUE. 11

    6. RECRUTEMENT, FORMATION ET DEPLOIEMENT SUR LE TERRAIN 11

      1. Recrutement du personnel de terrairi 11

      2. Formation 12

      3. Déploiement sur le terrain 12

        Table des matières Iiii

        Page

    7. COLLECTE DES DONNEES ET CONTROLE DU TRAVAIL DE TERRAIN 13

      1. Collecte des données dans les sites 13

      2. Supervision du travail de terrain 13

    8. EXPLOITATION DES DONNEES 14

      1. Traitement des donnée 14

      2. Analyse et rédaction du rapport. 15

    9. QUALITE DES DONNEES COLLECTEES 15

      1. Couverture des unités échantillonnées 16

      2. Non-réponses au niveau des ménages 16

      3. Non-réponses au niveau des modules 17

      4. Evaluation de la structure par âge de la population enquêtée 18

      5. Erreurs de sondage 18

CONCLUSION 19

CHAPITRE 2. CADRE DE VIE DES MENAGES

INTRODUCTION 21

2..1. HABITAT 21

      1. Promiscuité dans les loqements 21

      2. Qualité des logements 25

      3. Statut d'occupation des logements 28

    1. EAU DE BOISSON 29

      1. Sources principales d'eau de boisson 29

      2. Distance pour atteindre la source d'eau 31

      3. Temps et distance pour chercher l'eau à boire salubre 32

    2. ASSAINISSEMENT DES LOGEMENTS 34

      1. Types de toilettes utilisées 34

      2. Localisation des toilette:S 35

      3. Traitement des excrémEmts des petits enfants 36

      4. Mode d'évacuation des eaux usées 36

      5. Mode d'évacuation des ordures ménagères 37

    3. SECURITE ALIMENTAIRE 38

      1. Réserves alimentaires 38

      2. Nombre de repas par jour 39

      3. Encadrement des ménages par les agents de développement. 40

    4. SITUATION D'ACTIVITE DE LA POPULATION ADULTE 41

CONCLUSION 44


iv j Table des matières

Page


CHAPITRE 3. CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES DE LA POPULATION

INTRODUCTION 47

    1. STRUCTURES DE LA POPULATION 47

      1. Structure de la population par âge et sexe 47

      2. Structure de la population selon l'état matrimonial. 51

      3. Taille et composition des ménages 54

    2. NIVEAU ETTENDANCES DE LA FECONDITE 55

      1. . Niveau global de la fécondité 55

      2. Fécondité des adolescentes 57

    3. NIVEAUX ET TENDANCES DE LA MORTALITE DES ENFANTS 58

      1. Niveau de la mortalité des enfants 58

      2. Variations de la mortalité des enfants 59

      3. Tendances de la mortalité des enfants 60

    4. LA MORTALITE MATERNELLE 61

CONCLUSION 61

CHAPITRE 4. EDUCATION

INTRODUCTION 65

    1. EDUCATION PRESCOLAIRE. 65

      1. Participation des jeunes enfants aux programmes d'éducation

        préscolaire de type formel 66

      2. Nouveaux entrants en 1ère année primaire ayant suivi un programme d'éducation préscolaire 67

    2. ENSEIGNEMENT PRIMAIRE FORMEL. 68

      1. Accès à l'école 68

      2. Fréquentation scolaire 73

      3. Efficacité interne du système scolaire 79

    3. NIVEAU D'INSTRUCTION ET ANALPHABETISME DES ADULTES 82

      1. Analphabétisme des adultes de 15 ans et plus 82

      2. Alphabétisation des jeunes adultes de 15-24 ans 84

      3. Niveaux d'instruction de la population de 15 ans et plus 84

      4. . Population n'ayant jamais fréquenté l'école 84

CONCLUSION 85

CHAPITRE 5. SANTE DES MERES ET DES ENFANTS

INTRODUCTION 87

    1. SANTE DE LA MERE ET DU NOUVEAU NE 87

      1. Couverture des soins prénatals 87

      2. Couverture des accouchements assistés 90

Table des matières I v

Page

    1. SOINS DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS 92

      5.2.1 . Maladies diarrhéiques 92

      1. Infections Respiratoires Aiguës (IRA) 97

      2. Paludisme 100

      3. Connaissance des symptômes nécessitant des soins appropriés 104

      4. Traitement des maladies 106

CONCLUSION 110

CHAPITRE 6. COUVERTURE VACCINALE DES ENFANTS ET DES MERES

INTRODUCTION 111

    1. COUVERTURE VACCINALE DES ENFANTS DE 12A 23 MOIS 111

      1. Disponibilité des cartes de vaccination 111

      2. Couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois 113

      3. Disparités dans la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois 114

      4. Evolution de la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois 116

    2. COUVERTURE VACCINALE DES FEMMES AVEC ENFANTS

      DE O A 11 MOIS 117

    3. JOURNEES NATIONALES DE VACCINATION 119

    4. DEPERDITION DES VACCINATIONS 120

CONCLUSION 121

CHAPITRE 7. NUTRITION DES ENFANTS ET DES MERES

INTRODUCTION 123

    1. ETAT NUTRITIONNEL 123

      7.1.1 . Etat nutritionnel des enfants..........................................................................123·

      1. Etat nutritionnel des mères 132

      2. Relation entre état nutritionnel des mères et état nutritionnel

        des enfants 135

    2. ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DES ENFANTS 135

          1. Allaitement exclusif 135

          2. Poursuite de l'allaitement. 136

          3. 1ntroduction d'aliments de complément. 137

          4. Utilisation du biberon 138

          5. Tendances des pratiques d'allaitement et d'alimentation des enfants 138

    3. POIDS A LA NAISSANCE 138

    4. CONSOMMATION DU SELIODE 140

    5. SUPPLEMENTATI ON EN VITAMINE A. 141

      1. Supplémentation en vitamine A chez les femmes allaitantes 142

      2. Supplémentation en vitamine A chez les enfants 143

vi Table des matières

Page

    1. PRATIQUE DE LA CONSULTATION PRESCOLAIRE (CPS) 144

      1. Possession des fiches de croissance 145

      2. Enfants pesés au cours du trimestre passé 145

CONCLUSION 147

CHAPITRE 8. VIH/SIDA ET SANTE DE LA REPRODUCTION

INTRODUCTION 149

    1. CONNAISSANCE DU VIH/SIDA. 149

      1. Connaissance de la prévention du VIH/SIDA par les femmes

        en âge de procréer 149

      2. Conceptions erronées sur le VIH/SIDA. 152

      3. Bonne connaissance du VIH/SIDA 154

      4. Connaissance de la transmission du VIH/SIDA de la mère à

        son enfant. 156

    2. COMPORTEMENTS SEXUELS A RISQUE 157

      1. Rapports sexuels occasionnels 157

      2. Multiplicité de partenaires sexuels 159

      3. Protection lors des rapports sexuels occasionnels 160

      4. Précocité des rapports sexuels 161

    3. PREVALENCE CONTRACEPTIVE. 162

CONCLUSION 164

CHAPITRE 9. PROTECTION DES ENFANTS

INTRODUCTION 167

    1. ENFANTS AVEC HANDICAP 167

    2. ENFANTS NE RESIDANT PAS AVEC LEURS PARENTS ET ORPHELINS 168

      1. Enfants vivant dans le ménage sans un parent biologique 170

      2. Enfants orphelins 170

    3. ENREGISTREMENT DES NAISSANCES A L'ETAT CIVIL. 172

    4. TRAVAIL DES ENFANTS 176

      1. Ampleur du phénomène et caractéristiques 177

      2. Types de travaux exercés par les enfants 178

CONCLUSION 179

CONCLUSION GENERALE 181

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 183


Table des matières I vii

ANNEXES Page

1. Tableau des indicateurs........................................................• 185

  1. Questionnaire de l'enquête 195

  2. Note méthodologique sur le calcul de !'Indice de Pauvreté pour la RDC 219

  3. Erreurs de sondage 223

  4. Personnel de l'enquête MICS2 229


viiil Table des matières

LISTE DES TABLEAUX


CHAPITRE 1


T1.1 Répartition des pools et des sites d'enquête selon la province

T1.2 Couverture des parcelles/unités d'habita­

tion et des ménages échantillonnés des sites de base

T1.3 Répartition (en %) des ménages des sites de base selon le résultat de l'interview et le milieu de résidence

T1.4 Taux de réponse aux niveaux des modu­ les femmes et enfants

T1.5 Taux de non-réponse au module sur l'an­ thropométrie

T1.6 Calcul de l'indice de Myers - Population totale enquêtée


CHAPITRE 2


T2.1 Répartition (en %) des ménages selon le nombre moyen de pièces dans le loge­ ment et certaines caractéristiques socio­ démographiques

T2.2 Répartition (en %) des ménages selon le nombre de chambres à coucher et certai­ nes caractéristiques socio-démographi­ ques

T2.3 Répartition (en %) des ménages selon le nombre de personnes par chambre à cou­ cher et certaines caractéristiques socio­ démographiques

T2.4 Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau du sol des logements et certaines caractéristiques socio-démogra­ phiques

T2.5 Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau de la toiture du logement et certaines caractéristiques socio-démo­ graphiques

T2.6 Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau des murs et certaines ca­ ractéristiques socio-démographiques

T2.7 Répartition (en %) des ménages selon le statut d'occupation du logement et certai­ nes caractéristiques socio-démographi­ ques

T2.8 Répartition (en %) de la population selon la source principale d'eau de boisson et certaines caractéristiques socio-démogra­ phiques

T2.9 Répartition (en %) de la population selon la distance entre le logement et la source principale d'eau, et certaines caractéristi­ ques socio-démographiques

T2.10 Répartition (en %) de la population ayant un accès facile à l'eau de boisson de qua­ lité selon certaines caractéristiques socio-démographiques

T2.11 Répartition (en %) de la population selon le type de toilettes utilisées et certaines caractéristiques socio-démographiques

T2.12 Répartition (en %) de la population ayant des toilettes selon la localisation de cel­ les-ci et certaines caractéristiques socio­ démographiques

T2.13 Répartition (en %) des ménages ayant des enfants de O à 36 mois selon le trai­ tement de leurs excréments et certaines caractéristiques socio-démographiques

T2.14 Répartition (en %) des ménages selon les moyens sanitaires d'évacuation des eaux usées et certaines caractéristiques socio­ démographiques

T2.15 Répartition (en %) des ménages selon les moyens sanitaires d'évacuation des or­ dures ménagères et certaines caracté­ ristiques socio-démographiques

T2.16 Répartition (en %) des ménages selon la disponibilité des réserves alimentaires et certaines caractéristiques socio-démo­ graphiques

T2.17 Répartition (en %) des ménages selon le nombre de repas journaliers et certaines caractéristiques socio-démographiques

T2.18 Répartition (en %) des ménages selon l'accès aux structures d'encadrement et de vulgarisation agricole et certaines ca­ ractéristiques socio-démographiques

T2.19 Répartition (en %) de la population de 15 à 64 ans selon le statut d'occupation et certaines caractéristiques socio-démo­ graphiques

T2.20 Indice de développement humain des dif­ férentes provinces


CHAPITRE 3


T3.1 Répartition (en %) de la population totale par groupe d'âge quinquennal selon le mi­ lieu de résidence et le sexe

T3.2 Répartition (en %) de la population totale selon les grands groupes d'âge, le sexe et le milieu de résidence

T3.3 Répartition (en %) de la population selon certains groupes spécifiques et le milieu de résidence

T3.4 Rapports de masculinité (en %) selon les grands groupes d'âge

liste des tableaux Iix

T3.5 Répartition (en %) de la population de 15 ans et plus selon l'état matrimonial, le mi­ lieu de résidence et le sexe

T3.6 Pourcentage des célibataires selon le groupe d'âge quinquennal, le sexe et le milieu de résidence

T3.7 Age moyen au premier mariage selon le milieu de résidence

T3.8 Répartition (en %) des ménages selon la taille des ménages, le milieu de résidence et la province

T3.9 Principaux indicateurs de fécondité T3.10 Taux de fécondité par âge (0/oo), indice syn­

thétique de fécondité(ISF) et nombre moyen d'enfants nés-vivants pour les femmes de 15 à 49 ans (parité) selon cer­ taines caractéristiques socio-démographi­ ques

T3.11 Proportion des mères parmi les adoles­ centes selon certaines caractéristiques socio-démographiques

T3.12 Quotients (en °loo) de mortalité infantile et infante-juvénile selon certaines caracté­ ristiques socio-démographiques

T3.13 Quotients (en °loo) de mortalité des enfants de moins de cinq ans en 1995 et 2001

T3.14 Calcul du taux de mortalité maternelle par la méthode des sœurs


CHAPITRE 4


T4.1 Pourcentage d'enfants âgés de 36 à 59 mois fréquentant un programme organisé d'éducation préscolaire

T4.2 Pourcentage de nouveaux inscrits en 1ère année primaire ayant suivi un programme organisé d'éducation préscolaire

T4.3 Taux net d'admission (en %) en 1ère an­ née d'enseignement primaire

T4.4 Taux brut d'admission en 1ère année d'en­ seignement primaire

T4.5 Répartition (en %) des enfants nouvelle­ ment inscrits en 1ère année d'enseigne­ ment primaire selon l'âge d'entrée à l'école, le milieu de résidence et le sexe

T4.6 Taux nets de scolarisation au primaire (6- 11ans) selon certaines caractéristiques socio-démographiques

T4.7 Pourcentage de la population âgée de 6 à 14 ans n'ayant jamais fréquenté l'école selon certaines caractéristiques socio-dé­ mographiques

T4.8 Pourcentage d'enfants inscrits à l'école primaire ayant dépassé l'âge de 14 ans selon la province et le milieu de résidence


x I Liste des tableaux

T4.9 Pourcentage d'enfants âgés de 6 à 14 ans ne fréquentant pas l'école selon certaines caractéristiques socio-démographiques

T4.1O Pourcentage d'enfants âgés de 6 à 14 ans ne fréquentant pas l'école selon le motif donné et certaines caractéristiques socio­ démographiques

T4.11 Taux de rendement interne du système scolaire

T4.12 Pourcentage d'enfants entrant en 1ère an­ née d'enseignement primaire et qui attei­ gnent la Sème année selon certaines ca­ ractéristiques socio-démographiques

T4.13 Taux brut de transition de l'enseignement primaire à l'enseignement secondaire

T4.14 Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus ne sachant ni lire ni écrire se­ lon certaines caractéristiques socio-démo­ graphiques

T4.15 Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus selon le niveau d'instruction atteint, le milieu de résidence et le sexe

T4.16 Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus n'ayant jamais fréquenté l'école


CHAPITRE 5


T5.1 Répartition (en %) des femmes âgées de 15 - 49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des 12 derniers mois selon le type de personnel dispensant des soins préna­ tals et certaines caractéristiques socio-dé­ mographiques

TS.2 Répartition (en %) des femmes âgées de 15 - 49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des 12 derniers mois par type de personnel ayant assisté la femme à l'ac­ couchement, selon certaines caractéristi­ ques socio-démographiques

T5.3 Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans qui ont eu la diarrhée durant les 15 derniers jours et ont reçu une SRO oü TRO selon certaines caractéristiques socio-démographiques

TS.4 Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant fait la diarrhée au cours des15 jours précédant l'enquête, qui ont reçu plus de liquides et ont continué à manger durant l'épisode de diarrhée selon certaines caractéristiques socio-démogra­ phiques

T5.5 Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant eu des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête, qui ont été traités par les fournisseurs de services de santé selon certaines caractéristiques socio-démographiques

T5.6 Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant fait la fièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête selon certai­ nes caractéristiques socio-démographi­ ques

T5.7 Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans qui ont dormi sous une mous­ tiquaire durant la nuit précédant l'enquête selon les caractéristiques socio-démogra­ phiques

T5.8 Répartition (en %) des personnes en charge d'enfants âgés de moins de 5 ans qui connaissent au moins 2 signes pour chercher immédiatement des soins de santé selon certaines caractéristiques socio-démographiques

T5.9 Répartition (en %) des enfants de moins

de cinq ans malades au cours des 15 jours précédant l'enquête qui ont reçu plus de liquide et ont continué à manger durant l'épisode de maladie selon certaines ca­ ractéristiques socio-démographiques

T5.1O Pourcentage d'enfant de mois de 5 ans ayant souffert de la toux et/ou de la fièvre au cours des 15jours précédant l'enquête, placés sous automédication ou ayant fré­ quenté le guérisseur traditionnel, selon certaines caractéristiques socio-démogra­ phiques


CHAPITRE 6


T6.1 Répartition (en %) des enfants de 12-23 mois selon la disponibilité de la carte de vaccination au moment de l'enquête

T6.2 Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance

T6.3 Distribution (en %) des enfants de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'en­ fance cibles du PEV selon certaines ca­ ractéristiques socio-démographiques

T6.4 Evolution de la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois avant leur pre­ mier anniversaire (1991 à 2001)

T6.5 Couverture vaccinale (en %) contre le té­ tanos des mères d'enfants de moins de 12 mois

T6.6 Couverture (en %) par le vaccin polio des enfants de 12 à 23 mois au cours des JNV/ 2000 selon le milieu de résidence et la pro­ vince


CHAPITRE 7


T7.1 Prévalence de la malnutrition chronique (taille pour âge) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques

T7.2 Prévalence de la malnutrition aiguë (poids pour taille) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques

T7.3 Prévalence de la malnutrition aiguë (poids pour taille en tenant compte des oedèmes) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démogra­ phiques

T7.4 Prévalence de l'insuffisance pondérale (poids pour âge) des enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques

T7.5 Répartition (en %) des mères non encein­ tes selon l'indice de masse corporelle (IMC) et certaines caractéristiques socio-démo­ graphiques

T7.6 Proportion d'enfants de moins de 5 ans mal nourris selon l'état nutritionnel des mères

T7.7 Pourcentage d'enfants de moins de 2 ans selon la pratique d'allaitement et certaines caractéristiques socio-démographiques

T7.8 Répartition (en %) des enfants de moins de 2 ans selon la pratique d'allaitement maternel et de consommation d'aliments, et l'âge

T7.9 Pourcentage d'enfants nés au cours des 12 derniers mois avec un poids inférieur à

2.500 grammes selon certaines caracté­ ristiques socio-démographiques

T7.10 Pourcentage d'enfants nés au cours des 12 derniers mois selon l'estimation par les mères de leur poids à la naissance et cer­ taines caractéristiques socio-démographi­ ques

T7.11 Répartition (en %) des ménages selon la disponibilité du sel iodé et certaines carac­ téristiques socio-démographi ques

T?.12 Pourcentage des mères avec une nais­ sance vivante au cours des 12 derniers mois ayant reçu une dose de vitamine A avant que l'enfant n'atteigne 8 semaines

T7.13 Répartition (en %) des enfants âgés de 6 - 59 mois selon qu'ils ont reçu une dose élevée de vitamine A dans les 6 ou 12 der­ niers mois, et certaines caractéristiques socio-démographi ques

T7.14 Répartition (en %) des enfants de 0-5 ans possédant une fiche de croissance par ca­ ractéristiques socio-démographi ques

T7.15 Répartition (en %) des enfants de 0-59 mois pesés au moins une fois durant les 3 derniers mois selon certaines caractéris­ tiques socio-démographiques


Liste des tableaux Ixi

CHAPITRE 8


T8.1 Pourcentage des femmes de 15-49 ans connaissant les principaux moyens de pré­ vention du VIH/SIDA

T8.2 Pourcentage de femmes de 15-19 ans connaissant les principaux moyens de pré­ vention du VIH/SIDA selon certaines carac­ téristiques socio-démographiques

T8.3 Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont correctement identifié 3 conceptions er­ ronées sur le VIH/SIDA

TB.4 Proportion de femmes âgées de 15-49 ans ayant une bonne connaissance du VIH/SIDA

T8.5 Proportion de femmes âgées de 15-49 ans qui connaissent les moyens de transmis­ sion du VIH/SIDA de la mère à l'enfant se­ lon certaines caractéristiques socio-démo­ graphiques

T8.6 Pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu des rapports sexuels occa­ sionnels au cours des 12 derniers mois

T8.7 Répartition (en %) des femmes ayant eu au moins un rapport sexuel occasionnel selon le nombre de partenaires

TB.8 Pourcentage des femmes ayant eu au moins un rapport sexuel occasionnel dont le partenaire a utilisé le préservatif lors du dernier rapport

TB.9 Pourcentage des femmes de 15-49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels selon l'âge au premier rapport sexuel et certai­ nes caractéristiques socio-démographi­ ques

TB.10 Répartition (en %) des femmes en union âgées de 14-49 ans qui utilisent (ou dont le partenaire utilise) actuellement une mé­ thode contraceptive


CHAPITRE 9


T9.1 Pourcentage d'enfants avec handicap se­ lon certaines caractéristiques socio-démo­ graphiques

T9.2 Pourcentage d'enfants souffrant d'un han­ dicap quelconque selon les différentes cau­ ses

T9.3 Pourcentage d'enfants de 0-14 ans qui ne vivent pas dans les ménages avec un pa­ rent biologique selon certaines caractéris­ tiques socio-démographiques

T9.4 Pourcentage d'enfants de 0-14 ans orphe­ lins vivant dans les ménages selon certai­ nes caractéristiques socio-démographi­ ques


xii I Liste des tableaux

T9.5 Pourcentage d'enfants âgés de moins de 5 ans enregistrés à l'Etat civil selon certai­ nes caractéristiques socio-démographi­ ques

T9.6 Pourcentage d'enfants de 5-14 ans non en­ registrés à l'Etat civil selon les raisons du non-enregistrement et certaines carac­ téristiques socio-démographiques

T9.7 Pourcentage d'enfants de 5-14 ans qui tra­ vaillent actuellement selon certaines carac­ téristiques socio-démographiques

T9.8 Répartition (en%) des enfants de 5 à 14 ans ayant travaillé pour une personne non­ membre du ménage selon le type de tra­ vail exercé

T9.9 Répartition (en %) des enfants de 5-14 ans ayant travaillé pour une personne non­ membre du ménage selon que le travail était rémunéré ou non.

LISTE DES GRAPHIQUES


CHAPITRE 2


Graphique 2.1.


Graphique 2.2.

Graphique 2.3.

Graphique 2.4 .


Graphique 2.5.


Graphique 2.6.

Graphique 2.7.

Graphique 2.8.


CHAPITRE 3


Graphique 3.1.

Graphique 3.2.

Graphique 3.3.

Graphique 3.4.

Graphique 3.5.


Graphique 3.6.

Graphique 3.7.


CHAPITRE 4


Graphique 4.1.

Graphique 4.2.

Graphique 4.3.

Graphique 4.4.

Graphique 4.5.

Graphique 4.6.


CHAPITRE 5


Graphique 5.1.

Graphique 5.2.

Graphique 5.3.

Graphique 5.4.

Graphique 5.5.

Graphique 5.6.

Graphique 5.7.


Graphique 5.8.

Pourcentage de ménages selon le nombre de personnes par chambre à cou­ cher

Pourcentage de ménages selon le type dé matériau du sol Pourcentage de ménages selon le type de matériau des murs

Pourcentage de la population ayant accès à une eau de boisson salubre par province

Pourcentage de la population ayant accès à l'eau de boisson de qualité dans les 15 minutes

Pourcentage de la population utilisant des toilettes hygiéniques par province Pourcentage de ménages selon le nombre de repas consommés par jour Niveau de l'indice de développement humain


Pyramide des âges de la population totale Pyramide des âges de la population urbaine Pyramide des âges de la population rurale

Répartition (en %) de la population de 15 ans et plus par état matrimonial Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence (femmes de 15-49 ans)

Proportion de femmes de 15 à 19 ans qui sont mères par province Quotient de mortalité infantile et infante-juvénile selon la province


Taux nets d'admission en 1ère année primaire par province Evolution des taux net d'admission par sexe

Pourcentage d'enfants selon l'âge d'entrée au primaire Evolution des taux nets de scolarisation

Taux de promotion selon les années d'étude et le sexe Taux d'analphabétisme selon la province


Couverture des soins prénatals

Evolution de la couverture des soins prénatals de 1998 à 2001

Evolution de la couverture des accouchements assistés de 1998 à 2001 Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans selon l'âge Prévalence des IRA par âge

Prévalence de la fièvre selon la province

Connaissances des signes clés de maladie par les personnes en charge d'enfants

Pourcentage d'enfants ayant pris plus de liquide et qui ont continué à manger durant l'épisode de maladie selon la province


Liste des graphiques Ixiii

CHAPITRE 6


Graphique 6.1.


Graphique 6.2.


Graphique 6.3.


Graphique 6.4.

Graphique 6.5.


CHAPITRE 7


Graphique 7.1.

Graphique 7.2.

Graphique 7.3.

Graphique 7.4.

Graphique 7.5.

Graphique 7.6.


Graphique 7.7.

Graphique 7.8.

Graphique 7.9.


CHAPITRE 8

Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance cibles du PEV à quelque moment que ce soit

Pourcentage d'enfants de 12-23 mois actuellement vaccinés contre le DTCoq3 selon le niveau de pauvreté

Pourcentage d'enfants de 12-23 mois actuellement vaccinés contre le DTCoq3 selon la province

Evolution de la couverture vaccinale depuis 1991

Couverture vaccinale (en %) contre le tétanos des femmes avec enfants de O à 11 mois par province


Malnutrition chronique selon l'âge des enfants Malnutrition aiguë selon l'âge des enfants Evolution de la malnutrition aiguë avec oedèmes Insuffisance pondérale selon l'âge des enfants

Indice de masse corporelle des mères selon la province

Indice de masse corporelle des mères selon le niveau de pauvreté des ména­ ges

Pratique d'allaitement continu selon le niveau de pauvreté des ménages Supplémentation des mères en vitamine A

Supplémentation des mères en vitamine A chez les enfants de 6-59 mois selon la province


Graphique 8.1. Pourcentage de femmes de 15-49 ans connaissant les moyens de préven­ tion du VIH/SIDA selon le niveau d'instruction

Graphique 8.2. Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant une bonne connaissance du VIH/SIDA selon la province

Graphique 8.3. Pourcentage de femmes dont le partenaire a utilisé le préservatif lors du der­ nier rapport sexuel occasionnel selon le niveau d'instruction

Graphique 8.4. Pourcentage de femmes de 15-49 ans selon l'âge au premier rapport sexuel et le niveau d'instruction


CHAPITRE 9


Graphique 9.1.

Graphique 9.2.

Graphique 9.3.

Graphique 9.4.


xiv I List e des graphiques

Causes du handicap chez l'enfant Proportion d'orphelins de père par province

Taux d'enregistrement des naissances par province Raisons du non-enregistrement des naissances

ABREVIATIONS


ADOSAGO

AFDL BCG CDE

CEPLANUT CNECI GPS

DTCoq ELS ENHAPSE

ENSEF ICAAC

IMC

INS IRA IRES 1ST JNV MICS2


OCHA OMS ONATRA ONG

ONL ONUSIDA PCIME

ROC PEV RNDH PNUD

SME SNU STP

STT TDCI TAO UNICEF USAID


VAR VAT VPO

Association des donneurs de sang de Gema

Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo Vaccin contre la tuberculose

Convention relative aux Droits des Enfants

Centre National de Planification de Nutrition Humaine Caisse Nationale d'Epargne et de Crédit Immobilier Consultation préscolaire

Vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche Enquête sur l'Etat des Lieux du Secteur de la Santé (1998)

Enquête Nationale sur l'Habitat et le Profil socio-économique des ménages en milieu urbain (1999)

Enquête Nationale sur la Situation des Enfants et des Femmes au Zaïre (MICS1-1995)

International Conference on Assistance to African Children Indice de masse corporelle

Institut National de la Statistique Infections Respiratoires Aiguës

Institut de Recherches Economiques et Sociales Infections sexuellement transmissibles

Journées Nationales de Vaccination

Multiple lndicator Cluster Survey (2001) ou Enquête par grappes

à indicateurs multiples (2001)

Bureau de Coordination pour les affaires humanitaires Organisation Mondiale de la Santé

Office National de Transport Organisation non gouvernementale Office National de Logement

Organisation des Nations Unies de lutte contre le SIDA Prise en Charge Intégrée des Maladies de !'Enfant République Démocratique du Congo

Programme Elargi de Vaccination

Rapport National sur le Développement Humain (2000) Programme des Nations Unies pour le Développement Sommet Mondial pour les Enfants

Système des Nations Unies

Secrétariat Technique Permanent de MICS2 Secrétariat Technique Temporaire de MICS2 Troubles dus à la Carence en Iode

Thérapie de réhydratation par voie orale Fonds des Nations Unies pour l'Enfance

Agence des Etats Unis d'Amérique pour le développement international

Vaccin contre la rougeole Vaccin anti-tétanique

Vaccin contre la poliomyélite


Abréviations I xv

PREFACE


La République Démocratique du Congo (ROC) a ratifié le 27-09-1990, soit une année après son adoption par la communauté internationale au Sommet Mon­ dial pour les Enfants (SME), la Convention relative aux Droits des Enfants (GOE). Par cette signature, la ROC s'engageait non seulement à améliorer la situation des enfants et des femmes de ce pays, mais aussi à suivre les progrès réalisés par rapport à cette situation depuis le SMEjusqu'à la fin de la décennie en 2000.


Dans ce cadre, la ROC a réalisé en 1995 /'Enquête Nationale sur la Situa­ tion des Enfants et des Femmes (MICS1} en vue de mesurer les progrès réalisés à mi-chemin par rapport aux recommandations du SME. Les résultats ont été utili­ sés dans l'élaboration de plusieurs projets et programmes et la réalisation d'autres études sur les enfants et les femmes de la ROC, notamment pour corriger la situa­ tion catastrophique qu'ils avaient mise en exergue. L'Enquête MICS2, prévue dans le programme de coopération 2000-2002 conclu en novembre 1999 entre le Gou­ vernement de la ROC et l'UNICEF permet d'évaluer, les résultats que ces pro­ grammes ont obtenus et les progrès accomplis depuis 1995. Le rapport de cette enquête montre que la situation des enfants et des femmes congolais s'est drama­ tiquement détériorée depuis 1995. Il met donc à la disposition du Gouvernement et autres partenaires au développement de notre pays des données de qualité, perti­ nentes et représentatives de l'ensemble de la population qu'il faudra absolument prendre en compte lors de l'élaboration des prochains programmes pour améliorer la situation.


L'Enquête MICS2 a été réalisée dans des conditions très complexes, au moment où le pays est ravagé par des conflits armés. Mais conscients de la né­ cessité de cette enquête, tous ont permis aux enquêteurs et enquêtrices de circuler à travers l'ensemble du territoire national pour collecter les données. Non sans risques, évidemment ! C'estpourquoi, la publication de ce rapport doit être considé­ rée comme une preuve de la détermination des filles et fils de ce pays et de nos partenaires extérieurs, de nous dépasser, d'aller au-delà de ce qui nous divise et de conjuguer nos efforts pour contribuer à la reconstruction et au développement de notre pays.


Nous remercions donc tous les membres du Comité de pilotage et du Se­ crétariat technique, les enquêteurs, les agents de saisie ainsi que toutes les institu­ tions et personnes qui ont œuvré à la réalisation de cette enquête. Que nos parte­ naires qui ont apporté sans faille leur soutien financier pour la réalisation de ce travail, à savoir l'UNICEF et l'USAID, trouvent ici l'expression de nos remercie­ ments. Enfin, nous exprimons notre gratitude aux différents ministères et organis­ mes nationaux et internationaux qui ont délégué Jeurs experts au Comité de pilo­ tage et au Secrétariat technique pour que cette enquête soit réussie. Nos remercie­ ments s'adressent enfin à toutes les familles congolaises qui se sont exprimées dans cette enquête.


Le Ministre du Plan et de la Reconstruction


Préface Ixvii


AVANT - PROPOS


A l'instar d'autres pays du monde, la République Démocratique du Congo (RDC) a parti­ cipé au Sommet Mondial pour les Enfants (SME) tenu à New York en 1990 et a ratifié la Convention relative aux Droits des Enfants (CDE). La réalisation des enquêtes MICS constituant une des mesu­ res pour le suivi de la mise en œuvre de la CDE, la RDC se trouve parmi les quatorze pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre ayant mené une Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) à la fin de la décennie 90.


L'Enquête MICS2 sur la situation des enfants et des femmes en RDC aura été l'une des activités majeures du programme de coopération ROC/UNICEF 2000-2002. Cette enquête a été réalisée en vue de fournir les données statistiques nécessaires à l'évaluation des progrès accomplis dans l'atteinte des objectifs du SME depuis la première enquête MICS1 menée en 1995. Ces statis­ tiques serviront aussi à l'élaboration du programme de coopération 2003-2005 et, je l'espère, seront utiles aux décideurs et planificateurs œuvrant en faveur des enfants et des femmes.


L'UNICEF a apporté au Gouvernement de la RDC l'appui financier nécessaire pour la bonne réalisation de cette enquête. Ila mis en place, avec le Gouvernement, le cadre organisationnel approprié pour y parvenir. Un Comité de pilotage, représentant les utilisateurs des données de l'en­ quête, a été chargé de décider des orientations clés et de valider les options prises par le Secrétariat technique. Celui-ci a été mis sur pied et soutenu techniquement pour exécuter toutes les phases de l'enquête, depuis la préparation jusqu'à la rédaction du rapport, en passant par la délicate phase de collecte des données sur le terrain. Pour cette phase, des stratégies de communication et de mobi­ lisation sociale ciblées ont été appliquées pour réussir l'enquête sur tout le territoire national, à la fois très étendu et en situation d'insécurité. De manière continue, le Bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre (Abidjan) ainsi que la Division des Politiques et de la Planification (New York) de l'UNICEF ont contribué à la qualité technique. L'appui de l'UNICEF a été complété par celuide l'Agence américaine pour le développement international (USAIO), particulièrement dans le but de renforcer le volet de l'enquête sur la couverture vaccinale en ROC.


L'UNICEF se réjouit du fait qu'une enquête nationale sur la situation des enfants et des femmes ait pu se réaliser en ROC. La qualité des données recueillies prouve qu'un grand défi vient d'être relevé, grâce à l'implication totale du Gouvernement et des membres du Comité de pilotage, au professionnalisme du Secrétariat technique et à la détermination de toute l'équipe des supervi­ seurs et enquêteurs. Puissent les résultats de cette enquête convaincre les uns et les autres de la gravité de la situation que traversent les enfants et les femmes de la ROC, et être pris en compte pour l'élaboration de programmes et stratégies efficaces et pour une allocation des ressources fi­ nancières en faveur des plus vulnérables.


Je conclurai en remerciant le Gouvernement, l'USAID, les agences sœurs du système des Nations Unies, les partenaires de développement et toutes les personnes sans qui cette enquête n'aurait jamais pu être réalisée.


f r

f r

Gianfranco ROTIGLIANO


Représentant de l'UNICEF en ROC


Avant-Propos I xix


REMERCIEMENTS


Des centaines de personnes ont été impliquées dans la réalisation de l'enquête MICS2. Qu'il nous soit permis de les remercier tous globalement. Mais nous pensons spécialement à l'équipe de terrain, les 28 superviseurs, 38 assistants de supervision et 289 enquêtrices et enquêteurs qui ont sillonné tout le pays et sont revenus avec des données sûres. Ce sont ces hommes et femmes de terrain qui ont vaincu les innombrables obstacles et permis que le pari de MICS2 soit gagné, sans oublier les 28 points focaux qui les ont assistés. Une pensée toute particulière s'adresse à notre ami superviseur feu M. lkete Ebale Beloti qui nous a quitté en pleine supervision de son pool.


Nous pensons aussi à tous les membres du Comité de pilotage, à commencer par son Président, Son Excellence M. le Ministre du Plan et de la Reconstruction, pour leur engagement et leur contribution déterminante sur les plans technique et de la mobilisation sociale. Parmi les nom­ breux partenaires, nous remercions les agences du Système des Nations Unies, notamment la MONUC ; les leaders religieux catholiques, protestants, kimbanguistes, musulmans et orthodoxes ; les ONGs œuvrant pour les enfants de la ROC ; les Autorités provinciales et des districts ; les Chefs des secteurs, des villages et des quartiers et, plus que tout, les plus de dix mille familles qui ont répondu aux enquêteurs.


Que les cadres de la Direction des Secteurs Sociaux, M. Matondo kwa Nzambi et Mme Nkoy lnsilo, qui ont géré l'enquête pour le compte du Ministère du Plan et de la Reconstruction, soient remerciés pour leur collaboration et dévouement. De même, nous remercions M. Martin Mongwanja, Représentant de l'UNICEF en ROC durant les phases décisives de l'enquête, et tous les membres de la section Planification sociale (Mme Claudine Van Remoortere et MM. Jan Scholten, Doudou Luemba et Simon Dinkala) qui ont mis à notre disposition toutes les facilités matérielles utiles. Et que

M. Abdoulaye Sadio du Bureau de l'UNICEF à Abidjan et M. Diakhate Ngagne, Consultant MICS à l'UNICEF à New York soient remerciés pour leur précieux apport lors de l'enquête pilote, de la pro­ duction des tableaux statistiques et de la finalisation du rapport de l'enquête.


Nos remerciements vont aussi aux 1O membres du Secrétariat Technique temporaire, et particulièrement à M. A. Kinavwidi Niwembo ; aux 11 vérificateurs et enfin aux 32 agents de saisie. Ont aussi fait partie de l'équipe MICS2 MM. Mbuta Nkangi, Willy Kabangu Mbwebwe et Désiré Mvumbi Mvindu pour la mise en page du rapport, et Mme Nlandu Nsiona, notre secrétaire.


Le Secrétariat technique s'est évertué à fournir aux décideurs et chercheurs des résultats d'une très bonne qualité scientifique. Il est certain que des zones d'ombre subsistent pour lesquelles des analyses approfondies devront être menées. Par ailleurs, la richesse des données collectées par MICS2, dont le coût financier fut très élevé, nécessite que leur conservation se fasse précieuse­ ment et que d'autres chercheurs et organismes puissent y avoir accès, afin de rentabiliser au maxi­ mum l'investissement réalisé. L'enquête a, en effet, suscité beaucoup d'espoirs auprès de la popu­ lation enquêtée. Celle-ci attend que les informations qu'elle a livrées sur sa situation donnent lieu à des programmes pertinents pour l'amélioration de ses conditions de vie désormais bien connues.


SECRETARIAT TECHNIQUE PERMANENT


Prof. B. LUTUTALA MUMPASI

Directeur du projet


S. MAKAYA MBENZA

Démographe


F. BIKANGI NKIABUNGU

Informaticien


H. MASALA LOKA

Chargé de la logistique

CELLULE DE L'EST


A. KALENDI Coordonnateur de la Cellule de l'Est


A. MWEZE LUBALA

Chargé de la logistique


L. IKUNDJI Responsable de la communication

Remerciements I xxi

INTRODUCTION


  1. CONTENU DU RAPPORT


    Ce rapport sur les résultats de la deuxième Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS2(1l) est le second (Volume Il) de quatre documents. Le premier document (Volume 1) présente la synthèse des résultats. Le troisième document (Volume Ill) expose en détails la démarche métho­ dologique. Le quatrième document (Volume IV), appelé Journal de terrain, relate les expériences, originales, qui ont permis de réussir cette enquête dans le contexte particulier de conflit en Républi­ que Démocratique du Congo (ROC).

    Le contenu du rapport est le suivant :

  2. CONTEXTE INTERNATIONAL


    L'Assemblée Générale des Nations Unies a adopté, le 20 novembre 1989, la Convention relative aux Droits de l'Enfant (CDE). En septembre 1990, le Sommet Mondial pour les Enfants (SME) tenu à New-York, s'est engagé à améliorer d'une façon significative la situation des enfants


    ( 1) MICS : Multiple lndicator Cluster Survey


    Introduction II


    dans le monde. Au cours de ce sommet, 159 pays ont adopté une Déclaration mondiale en faveur de la survie, de la protection et du développement de l'enfant et un Plan d'action pour la mise en oeuvre de cette déclaration dans les années 90. Le Sommet ICAAC (International Conference on Assis­ tance to African Children, Dakar 1992) a endossé, tout en les adaptant au contexte africain, les recommandations du SME.


    Le Sommet Mondial pour les Enfants avait défini les objectifs intermédiaires à atteindre à la mi-décennie (1995) et ceux à réaliser à la fin de la décennie (2000). La réalisation des enquêtes MICS constitue une des mesures pour la mise en œuvre de la CDE. Ces enquêtes devaient surtout permettre de suivre les indicateurs sociaux relatifs au bien-être des enfants dans les pays où le système statistique national ne permet pas ce suivi de façon systématique.


    Comme tous les pays signataires de la Déclaration mondiale en faveur des enfants, la ROC s'est engagée à suivre les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs du SME. En effet, elle a ratifié la CDE à travers l'ordonnance-loi n° 90-48 du 22 août 1990 et elle a mis en place, en 1992, un " Programme d'action national pour la survie, la protection et la promotion du couple mère-enfant au Zaïre d'ici l'An 2000 " .


    C'est dans ce cadre que la ROC a réalisé en 1995 l'enquête MICS1 dénommée " Enquête Nationale sur la Situation des Enfants et des Femmes au Zaïre (ENSEF-ZAIRE/1995) " et qu'elle se trouve, aec la présente enquête MICS2, parmi les quatorze pays de l'Afrique de l'Ouest et du Cen­ tre(1l et la soixantaine de pays à travers le monde qui ont effectué une enquête MICS à la fin de la décennie.


  3. CONTEXTE NATIONAL


    La République Démocratique du Congo est le troisième pays le plus vaste d'Afrique, avec une superficie de 2.345.000 km2 Selon les projections de l'Institut National de la Statistique à partir des données du recensement de 1984, la ROC compterait 53,870 millions d'habitants en 2001. De par sa situation géographique, le pays recèle d'immenses ressources naturelles. En effet, situé à cheval sur l'équateur, le pays jouit d'un climat équatorial chaud, humide au centre et tropical vers le nord et le sud qui favorise une végétation dense, avec la moitié du pays couverte par les forêts, et l'autre par la savane. On estime que près de la moitié des ressources forestières d'Afrique se trou­ vent en ROC. La pluviométrie atteint jusqu'à 2.000 mm par an, à certains endroits; il pleut huit mois sur douze et pendant la saison sèche de quatre mois les températures peuvent descendre jusqu'à 10° dans certaines zones.


    La ROC dispose, par ailleurs, d'une hydrographie dense : le fleuve Congo, long de 4.500 km, traverse le pays d'est en ouest pour se jeter dans l'Océan Atlantique, avec le second débit le plus fort au monde (30.000 m3 d'eau par seconde). Sur ce fleuve est érigé, à Inga, un des plus grands barra­ ges hydroélectriques au monde. Le pays compte quinze lacs totalisant une superficie de plus de

    180.000 km2 Des affluents du fleuve Congo et des rivières, navigables pour la plupart, offrent d'énor­ mes possibilités pour le transport fluvial. Quant au sous-sol, il regorge de ressources minières telles que la ROC est qualifiée de scandale géologique.


    En dépit de ces potentialités, la population congolaise est loin de jouir de ce " paradis", du fait d'une mal gouvernance dont souffre le pays. En effet, depuis 1975, la ROC connaît une crise écono­ mique qui n'a pas cessé de s'accentuer . Le Produit Intérieur Brut, par exemple, a connu des taux de croissance négatifs sur toute la décennie 90 :- 6,6% en 1990 et - 14% en 1999 (PNUD, 2001). Cette contre-performance économique résulte ou s'accompagne de plusieurs maux : hyper-inflation; baisse drastique de la production et des investissements ; instabilité monétaire; faiblesse des recettes bud­ gétaires; désordre des finances publiques; détérioration des infrastructures publiques, dont les rou­ tes; dégradation des connaissances et des compétences des ressources humaines; effondrement


    1,, Cameroun, République Centre Africaine, Tchad, République Démocratique du Congo, Côte d'Ivoire, Guinée Equatoriale, Gambie, Guinée Bissau, Niger, Nigeria, Sac Tomé et Principe, Sénégal, Sierra Léone et Togo.

    2 1 Introduction



    de la production agricole (SNU, 2001). Tous les indicateurs macro-économiques montrent que la situation a continué de s'empirer jusqu'en 2001, même si l'on observe une légère amélioration de­ puis 1998.


    A l'époque de l'enquête MICS1, la ROC souffrait durement des désordres occasionnés par les " massacrès " des étudiants de l'Université de Lubumbashi, l'arrêt de la coopération internatio­ nale qui en a résulté, les pillages (1991 et 1993), le blocage des travaux de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), le massacre des chrétiens revendiquant la réouverture des travaux de la CNS (16 février); bref des effets du blocage du processus de démocratisation lancé le 24 avril 1990. La ROC était encore en train de bâtir ou de rechercher un ordre politique nouveau. Depuis lors, la situation politique demeure instable et préoccupante. Les espoirs suscités par l'arrivée au pouvoir de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), à la suite de la guerre de libération de 1997, ont été anéantis par la guerre d'agression dont le pays est victime depuis 1998. Les guerres ont provoqué près de 2 millions de déplacés (OCHA, SNU, 2001), l'insécurité alimen­ taire, l'insécurité en général, les restrictions à la libre circulation des personnes et des biens, des tentatives de partition du pays, etc. Au moment de la collecte des données, la ROC était " divisée en au moins 4 administrations politico-administratives plus ou moins autonomes " (SNU, 2001), malgré des tentatives des acteurs politiques à réunifier le pays et à mettre fin à la guerre.


    La déliquescence de l'économie du pays et les troubles politiques ont conduit à la détériora­ tion des conditions de vie des populations congolaises. Ainsi, l'indicateur de développement humain (1 OH) connaît une régression de 1,7% l'an en moyenne depuis 1990. Il est estimé à 0,455 en 1998 et classe la ROC parmi les pays les plus pauvres du monde (PNUD, 2001). Le pouvoir d'achat de la population, mesuré en termes de salaires réels, ne représentait que 1,7% du niveau normal de salai­ res( 1l pour le fonctionnaire de l'administration publique le plus gradé.


    C'est dans ce contexte que l'enquête MICS2 a été réalisée et qu'il faudra apprécier la situa­ tion socio-démographique des enfants et des femmes que décrivent les résultats de cette enquête.


  4. OBJECTIFS DE L'ENQUETE


    Les résultats de la première enquête MICS1 avaient démontré que la situation des enfants et des femmes du pays était nettement en deçà de ce que visaient les objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants. Ils avaient mis en exergue la situation suivante qui caractérisait les enfants et les femmes (MICS1, 1995) :

  5. CADRE INSTITUTIONNEL


    Comme pour MICS1, le Ministère du Plan et de la Reconstruction est l'organe gouvernemen­ tal d'exécution de MICS2. Le Gouvernement réalise cette enquête avec l'appui technique et financier du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) et l'appui financier de l'Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID).


    Pour la réalisation de l'enquête MICS2, les structures ci-après ont été mises en place:


Le Comité de pilotage représente les bénéficiaires directs des résultats de l'enquête et est composé de représentants des ministères et institutions para-étatiques, des Agences de Nations Unies, d'ONG nationales et internationales, d'Universités et Centres de recherche, impliqués dans des actions en faveur des enfants et des femmes. Présidé par le Ministre du Plan et de la Recons­ truction, ce comité a un rôle consultatif et d'orientation. Le Comité de pilotage participe aux décisions essentielles de l'enquête et donne l'appui opérationnel nécessaire pour sa réalisation efficace.


La Cellule de suivi et évaluation est composée du représentant du Ministère du Plan et de la Reconstruction et de !'Administrateur du programme Planification Sociale de l'UNICEF. Elle veille au bon déroulement du projet et fournit au Secrétariat technique permanent le feedback concernant ses réalisations.


Le Secrétariat technique permanent est composé de 4 experts : le directeur de projet (démo­ graphe), un second démographe, un logisticien et un informaticien. Ce noyau gère la mise en œuvre de tout le processus de MICS2 du point de vue de la planification, de l'organisation pratique, des aspects techniques, financiers, administratifs et logistiques.


Le Secrétariat technique temporaire est composé de 1O experts mis à disposition par des ministères et organismes étatiques. Ils sont spécialistes dans les domaines ci-après : démographie, éducation, sondage, santé publique, nutrition, sociologie, travail des enfants, couverture vaccinale, " gender ", économie, et communication. Les membres du Secrétariat technique temporaire appor­ tent le support technique nécessaire dans leurs domaines respectifs pour préparer et exécuter une enquête de haute qualité, y compris la supervision de l'enquête sur le terrain.


La Cellule dite " de l'Est ", mise en place à Goma, assure la mobilisation sociale et coordonne les opérations de terrain dans cette partie du territoire sous occupation. Elle se compose de trois experts : un coordonnateur, un spécialiste en communication et un logisticien.


4 j Introduction

1

1

METHODOLOGIE DE L'ENQUETE ET QUALITE DES DONNEES


Ce chapitre présente la démarche méthodologique de l'enquête ainsi que les outils utilisés.

Le lecteur soucieux d'en savoir plus trouvera les détails dans le volume Ill du rapport MICS2.


Les 9 sections ci-dessous exposent les choix méthodologiques (section 1.1), la méthode d'échantillonnage (section 1.2), le plan de communication et de mobilisation sociale (section 1.3), les outils de collecte (section 1.4), la préparation matérielle et logistique (section 1.5), le recrutement, la formation et le déploiement sur le terrain (section 1.6), la collecte des données (section 1.7) et l'ex­ ploitation des données (section 1.8). La section 1.9 traite de la qualité des données collectées et des erreurs de sondage.


    1. CHOIX METHODOLOGIQUES


      L'approche méthodologique suivie a eu comme fondement la démarche décrite dans le ma­ nuel de référence pour les enquêtes à indicateurs multiples élaboré par l'UNICEF(1J. Tous les choix propres à la ROC ont été faits par le Secrétariat technique permanent (STP) en accord avec le Comité de pilotage, le Ministère du Plan et de la Reconstruction et l'UNICEF (Bureau Régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre).


      1. Taille de l'échantillon et méthode d'échantillonnage


        La taille de l'échantillon visée devait être essentiellement fonction de la représentativité des indicateurs et de la précision recherchée, tout en maintenant l'enquête dans des limites acceptables de temps et de budget. Ainsi, l'option prise fut celle d'un échantillon qui fournit des indicateurs repré­ sentatifs au niveau national (tous) et au niveau provincial (un grand nombre), avec une marge d'er­ reur ne dépassant pas 10%.


        Par ailleurs, le sondage par grappes devrait être la méthode d'échantillonnage pour MICS2. Mais il n'existe pas actuellement de grappes homogènes selon la taille en ROC. Il aurait fallu les constituer. Etant donné les difficultés réelles de procéder au découpage du pays en grappes homo­ gènes en peu de temps et à frais raisonnables vu l'étendue du territoire national, un sondage à plusieurs degrés, stratifié a priori au niveau des unités primaires, a été adopté comme méthode d'échantillonnage pour MICS2. Avec une grande taille et une grande dispersion de l'échantillon, cette méthode permet d'avoir de bons estimateurs de la population. C'est la même méthode qui a été utilisée lors de l'enquête MICS1 en 1995.


      2. Choix des indicateurs


        Avant d'arrêter la liste des indicateurs à produire par MICS2, une revue des statistiques natio­ nales relatives à la situation socio-sanitaire des enfants et des femmes a été réalisée. Cette revue a montré que la plupart des données existantes sont fragmentaires et très localisées et ne sont donc pas appropriées pour calculer les indicateurs des progrès réalisés vers l'atteinte des objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants à la fin de la décennie 1990-2000.


        Outre les 37 indicateurs relatifs aux objectifs du SME et les 11 indicateurs supplémentaires pour le suivi des droits de l'enfant, le suivi de l'initiative de PCIME et du paludisme et le suivi du VIH/ SIDA (indicateurs de base), le Comité de pilotage de l'enquête a identifié et défini 35 autres indica-


        c > Manuel sur l'Enquête à Indicateurs Multiples : Résultats de la fin de la décennie - UNICEF 2000

        Méthodologie de l'enquête et qualité des données l 5



        teurs susceptibles de décrire la situation des enfants et des femmes en ROC (indicateurs addition­ nels). Ils concernent l'éducation, la santé, la sécurité alimentaire, le cadre et le niveau de vie des ménages, le droit des enfants et la santé de la reproduction. Au total 83 indicateurs ont été retenus, dont la liste est reprise en annexe 1.


      3. Stratégie de collecte des données de l'enquête


Pour assurer la qualité de la collecte des données, la stratégie a consisté à décentraliser les foyers de gestion de l'enquête afin d'être le plus proche possible des sites d'exécution : 28 pools, regroupant de 5 à 23 sites en fonction de l'accessibilité, et gérés chacun par un superviseur, furent les centres de recrutement et de formation des enquêteurs et assistants de supervision, de déploie­ ment vers les sites et de contrôle de la bonne marche de toutes les opérations de terrain. Un point fort de cette décentralisation a été de s'appuyer sur " un point focal " dans chaque pool, haut fonction­ naire du Gouvernement chargé de faciliter l'intégration du superviseur.


Compte tenu de la situation de guerre et de l'existence concomitante de plusieurs adminis­ trations sur le territoire national, cette stratégie a été mise en œuvre de façon différenciée dans les parties Ouest et Est du pays : les superviseurs de l'Ouest furent recrutés à Kinshasa, tandis que ceux de l'Est l'ont été au siège de leur pool, chef lieu de province ou ville principale où ils sont bien connus par les autorités locales. La Cellule de coordination de l'Est à Goma secondait le Secrétariat technique dans cette partie du territoire où il ne pouvait circuler facilement et où une approche spéci­ fique de la mobilisation sociale devait être adoptée.


    1. ECHANTILLONNAGE


      Cette section présente la méthode d'échantillonnage utilisée (les unités de sondage, les ba­ ses de sondage, la taille de l'échantillon, la méthode de tirage des unités) et montre la dispersion de l'échantillon enquêté.


      1. Méthode d'échantillonnage


        Comme indiqué auparavant, le sondage à plusieurs degrés, stratifié a priori au niveau des unités primaires, a été adopté comme méthode d'échantillonnage. L'ensemble du territoire national a été découpé en deux strates : la strate urbaine et la strate rurale. La strate urbaine est subdivisée en deux sous-strates : le milieu urbain (villes statutaires) et le milieu semi-urbain (cités statutaires). Aucune stratification explicite n'a été faite au niveau des provinces, dans la mesure où la répartition géographique du pays par province constitue en elle-même une stratification implicite.


        1. Unités de sondage


          Pour chaque strate et chaque niveau de tirage, les unités de sondage suivantes ont été définies :

          • Milieu urbain et semi-urbain (villes statutaires et cités)

            • au premier degré : unités primaires (UP) = les quartiers

            • au second degré : unités secondaires (US) = les parcelles habitées

          • Milieu rural

            • au premier degré

            • au second degré

            • au troisième degré

              : unités primaires (UP)

              : unités secondaires (US)

              : unités tertiaires (UT)

              = les collectivités

              = les villages

              = les unités d'habitation


              Le quartier, la collectivité (ou secteur) et le village retenus respectivement comme unité pri­ maire et unité secondaire sont des entités administratives clairement définies par l'ordonnance - loi n° 82 - 006 du 25/02/1982. Tandis que la parcelle habitée et l'unité d'habitation se définissent comme des portions de terrain bien délimitées construites et habitées par au moins un ménage au moment de l'interview.


              6 1 Méthodologie de l'enquête et qualité des données

        2. Bases de sondage


          En milieu urbain et semi-urbain, la base de sondage des unités primaires est constituée par la liste des 660 quartiers des 17 villes et celle des 931 quartiers des 26 grandes cités et 150 petites cités. En milieu rural, la base de sondage des unités primaires est la liste des 737 collectivités réparties par district et province; celle des unités secondaires est la liste des villages des collectivités échantillons. Une actualisation de ces listes a été réalisée par confrontation des données issues du Recensement Scientifique de 1984 (INS, 1992) à celles obtenues dans le cadre du projet d'enquête avec l'appui des entités administratives décentralisées et des sous-bureaux UNICEF, afin de dispo­ ser d'une base de sondage exhaustive et fiable, permettant de tirer un échantillon représentatif.


          Quant aux bases de sondage des unités de l'échantillon final (parcelle habitée et unité d'habi­ tation), elles sont constituées des listes exhaustives des parcelles habitées des quartiers échan­ tillonnés ou des unités d'habitation des villages tirés au second degré. Ces listes ont été constituées à partir d'une opération dénommée " relevé parcellaire ou relevé des unités d'habitation ".


        3. Taille de l'échantillon


          L'enquête MICS2 devait porter sur un échantillon de 7.800 ménages et fournir des indicateurs aussi bien au niveau national qu'au niveau provincial avec une précision respectivement de 95 et 90%. Mais cet échantillon s'est avéré insuffisant pour obtenir des indicateurs pertinents sur la cou­ verture vaccinale dans certaines provinces. En effet, un minimum de 210 enfants de 12 à 23 mois était requis par province. Pour y parvenir un échantillon complémentaire de 1.704 ménages a été tiré pour compléter le nombre de ménages dans les provinces de Bas-Congo, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Kasaï Oriental, Kasaï Occidental et Maniema.


        4. Répartition des sites d'enquête par strate


          Après avoir fixé la taille globale de l'échantillon, les règles générales énoncées dans le Ma­ nuel de référence de MICS2 ont été appliquées pour déterminer le nombre de sites et parallèlement la taille de chaque site. Ainsi, il a été décidé de mener l'enquête dans 365 sites de 26 ménages par site. La répartition de ces sites par province et par strate se présente comme suit :


          Tableau 1.1 :Répartition des pools et des sites d'enquête selon la province



          Province


          Nombre de pools


          Sites de base


          Sites complémentaires

          Milieu rural

          Milieu urbain

          Total

          Milieu rural

          Milieu urbain

          Total


          Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur

          Prov. Orientale Nord-Kivu

          Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï-Oriental

          Kasaï-Occidental


          2

          2

          2

          5

          4

          1

          2

          1

          4

          3

          2


          -

          15

          30

          27

          29

          20

          18

          7

          23

          18

          19


          35

          4

          5

          5

          7

          3

          2

          1

          14

          12

          6


          35

          19

          35

          32

          36

          23

          20

          8

          37

          30

          25

          -

          13

          -

          -

          -

          7

          11

          18

          1

          2

          4

          -

          3

          -

          -

          -

          1

          1

          3

          -

          -

          1

          -

          16

          -

          -

          -

          8

          12

          21

          1

          2

          5

          Ensemble du pays

          28

          206

          94

          300

          56

          9

          65


          Cette répartition a été faite proportionnellement au volume de la population de chaque strate: villes (21,6%), cités (9,7%) et milieu rural (68,7%) (voir : Projections Démographiques Zaïre et Ré- gions 1984-2000, Kinshasa 1993). ·


          Méthodologie de l'enquête et qua/i1é des données 1 7

        5. Mode de tirage de l'échantillon


          • Tirage des unités primaires : en milieux urbain et semi-urbain, les 94 quartiers ont été tirés proportionnellement à leur taille. En milieu rural, un tirage proportionnel à la taille des collectivités a également été appliqué pour déterminer les 206 collectivités échan­ tillons. Le tirage des collectivités s'est fait au niveau de chaque district pour garantir une bonne dispersion des sites de l'enquête.


          • Tirage des unités secondaires du milieu rural : les unités secondaires du milieu rural, c'est-à-dire les villages, ont fait l'objet d'un tirage probabiliste simple dans le cas où un seul village était retenu dans une collectivité et d'un tirage proportionnel à la taille au cas où plusieurs villages étaient tirés dans la collectivité échantillonnée.


          • Tirage des unités de l'échantillon final : les unités secondaires du milieu urbain (parcelles habitées) et les unités tertiaires du milieu rural (unités d'habitation) ont fait l'objet d'un tirage systématique.


          • Choix des sites complémentaires : comme pour les sites de base, les sites complémen­ taires ont été tirés de façon aléatoire. Leur choix a porté sur les collectivités qui n'ont pas été sélectionnées lors du tirage des sites de base.


1.2.2. Dispersion de l'échantillon enquêté


L'échantillon connaît une très grande dispersion telle qu'elle apparaît sur la carte ci-après. Les 300 sites de base sont dispersés dans chacun des 28 districts, et dans 128 territoires sur les 143 que compte le pays. Les 11 grandes villes, chefs-lieux de province et les 28 cités sont représentées par au moins un quartier.


LES SITES DE L'ENQUETE MICS2 / 2001

REPARTITTION PAR PROVINCES ET

TERRITOIRES

Province

Equateur

Orientale


Bandundu


Kinshasa


  • 1 site

  • 2 - 4 sites Kasaï

  • Plus de 4 sites Oriental


8 1 Méthodologie de l'enquête et qualité des données

    1. COMMUNICATION ET MOBILISATION SOCIALE


      1. Appropriation par les bénéficiaires directs


        Il aurait été impossible de réussir une aussi vaste enquête sans une conjonction d'efforts de la part des institutions les plus solidement implantées sur l'ensemble du pays. L'UNICEF et le Minis­ tère du Plan et de la Reconstruction ne pouvaient, seuls, surmonter tous les obstacles logistiques et les problèmes de sécurité ni obtenir l'écoute de la population.


        Par ailleurs, à cause de la pénurie de statistiques nationales sur la situation de la population, les organismes demandeurs de données ont tous adhéré à l'enquête : ministères et institutions spécialisées, ONGs nationales et internationales, églises, coopération bilatérale, agences des Na­ tions Unies et instituts de recherche. Ces organismes, rassemblés au sein du Comité de pilotage, ont constitué le pivot de l'enquête.


      2. Plan de communication et de mobilisation sociale


        Un plan de communication et de mobilisation sociale détaillé, fixant les objectifs et les cibles, les messages et les canaux de transmission, a été élaboré pour mobiliser les réseaux de partenai­ res. Ce plan a été adapté par la Cellule de l'Est à la situation qui prévaut dans la partie occupée du pays, notamment en mettant au point des stratégies spécifiques pour pouvoir atteindre les ménages des sites échantillons contrôlés par les groupes armés.


        Trois supports ont servi pour la communication dans l'ensemble du pays :


        • le dépliant d'information sur l'enquête, lançant un appel à la solidarité de tous les parte­ naires pour faciliter l'enquête, et aux ménages pour qu'ils soient ouverts et disponibles;


        • la cassette vidéo présentant, dans un jeu de questions-réponses entre le directeur du projet et des enfants, le pourquoi et le comment de MICS2;


        • les messages aux ministères, ONGs, agences des Nations Unies, Eglises et ménages donnant, sous des formes personnalisées, un message unique sur la nécessité de con­ naître la situation des enfants et des femmes et d'aider l'enquête.


      3. Processus de communication


        Le plan de communication et de mobilisation sociale a été exécuté à trois niveaux : niveau central, niveau des pools et niveau des sites.


        • Au niveau central, tous les ministres concernés par le bien-être des enfants et des fem­ mes ont été briefés sur l'enquête et leur implication a été sollicitée ; à Kinshasa et Goma, plusieurs chaînes de télévision ont relayé l'information sur le lancement de MICS2 au moyen du document vidéo; par ailleurs, l'information utile sur le déroulement des opéra­ tions était régulièrement communiquée aux membres du Comité de pilotage à l'occasion des séances de travail et au moyen du bulletin d'information MICS2-lnfo.


        • Au niveau des pools (28 chefs-lieux des provinces et autres villes), les superviseurs ont impliqué les autorités par des contacts directs, par l'organisation de réunions d'informa­ tion au cours desquelles le dépliant était distribué et commenté, et par la diffusion de la cassette vidéo de MICS2 ; ils avaient en mains de véritables " sésames " sous la forme des copies des lettres par lesquelles les hauts responsables des partenaires instrui­ saient leurs collaborateurs d'apporter toute l'assistance nécessaire au personnel de ter-


          Métlrotlologie de l 'enquête et qualité des données l9



          rain ;ils se sont aussi appuyés sur le "point focal", relais identifié au préalable (chef de la division provinciale du Plan, médecin chef de zone, etc.) qui a joué le rôle de facilitateur pour les contacts et le plaidoyer auprès des autorités.


          • Au niveau des sites, les enquêteurs et enquêtrices transmettaient l'information sur MICS2 aux chefs de quartier ou de village, aux pasteurs et curés qui répercutaient le message aux populations de leur ressort ou de leur obédience.


            Ce système de communication a permis de transmettre les messages assez largement tout en ciblant les zones où la population devait être mobilisée. La réussite de MICS2 doit beaucoup à ce plan de communication / mobilisation sociale.


    2. OUTILS DE COLLECTE


      1. Questionnaire d'enquête


        Le questionnaire modèle fourni dans le Manuel de référence de l'UNICEF a été adapté pour tenir compte des indicateurs additionnels et des particularités du pays. Il comprend 17 modules (annexe 2) :

        • module 1 : Habitat, Eau, Assainissement du milieu, lodation du sel

        • module Il

        • module Ill

        • module IV

        • module V

        • module VI

        • module VII

          • module VIII

          • module IX

          • module X

          • module XI

          • module XII

          • module XIII

          • module XIV

          • module XV

          • module XVI

          • module XVII

          : Feuille d'enregistrement des membres du ménage

          : Education

          : Travail des enfants

          : Enfants vivant hors ménage

          : Mortalité des enfants

          : Vaccination anti-tétanique

          : Santé de la mère et du nouveau-né

          : Santé de la reproduction

          : VIH/SIDA

          : Enregistrement des naissances à l'état civil et Education en bas âge

          :Vitamine A

          :Allaitement

          : Soins des maladies

          : Paludisme

          : Vaccination

          : Anthropométrie


          Pour les sites complémentaires, un questionnaire réduit a été appliqué, comportant cinq modules du questionnaire de base : 1 (Habitat, Eau, Assainissement du milieu et lodation du sel), Il (Feuille d'enregistrement des membres du ménage), XIV (Soins des maladies), XV (Paludisme) et XVI (Vaccination).


          Enfin, un questionnaire dit communautaire a été conçu pour collecter des informations qui concernent les sites d'enquête dans leur ensemble et qui sont relatives aux infrastructures socio­ communautaires .


          Les manuels standards d'instructions aux superviseurs et aux enquêteurs ont été adaptés en conséquence.


      2. Autres outils de collecte


        Outre le questionnaire et les manuels d'instructions , les enquêteurs et leurs superviseurs étaient équipés d'outils méthodologiques et de gestion pour assurer la qualité de la collecte, ainsi que le suivi rigoureux des aspects logistiques et financiers.


        10 1 M éthodologie de l'e.nquête et qualité des données

        Il s'agit notamment de :

        • la note méthodologique sur le relevé parcellaire

        • les fiches de relevé parcellaire et des unités d'habitation

        • la procédure de remplacement des unités échantillonnées

        • la table des nombres au hasard

        • les avis de passage

        • les tables de conversion des âges en mois et années révolus

        • la feuille de contrôle du site et feuille de contrôle du pool

        • les fiches de gestion du site et du pool

        • les cartes topographiques

        • les tableaux récapitulatifs des résultats du site et du pool.


    3. PREPARATION MATERIELLE ET LOGISTIQUE


      Les grandes distances pour atteindre les sites, les conditions de transport et de communica­ tion particulièrement difficiles et l'insécurité dans certaines zones ont conditionné la préparation matérielle et logistique en exigeant un maximum de prévision.


      Les sacs des enquêteurs devaient contenir non seulement le matériel d'enquête (balances SECA, toises horizontales et verticales, écritoires, kits de test d'iodation du sel, documents d'en­ quête et de gestion, T-shirt et casquettes UNICEF, crayons, etc.) mais aussi du matériel de survie (couvertures, imperméables, lampes torches, kits de premier secours, etc.). Plus de 4,5 tonnes de matériel ont été réparties dans près de 100 malles pour être acheminées par avion dans les 28 pools, avec pour consigne qu'aucun article ne devait manquer.


      Avant le déploiement, des informations ont été collectées sur les itinéraires à emprunter pour atteindre chaque site à partir du pool, en vue de prévoir, autant que possible, la réalité de terrain : les différentes voies d'accès, les lieux d'escales, les moyens de transport existants, leur durée et leur coût. Les appuis locaux possibles étaient également identifiés et sollicités à l'avance auprès des partenaires pour le transport, le logement, la communication et la sécurité. Une recherche était aussi faite concernant les obstacles majeurs. Ces informations étaient consignées sur les fiches de site et de pool, véritables " feuilles de route " du personnel de terrain. Pour leur sécurité sur le terrain et leur efficacité, les superviseurs et les enquêteurs étaient munis de documents administratifs : ordre de mission du Ministre du Plan et de la Reconstruction (à l'Ouest seulement), attestation du Représentant de l'UNICEF, lettres d'instructions des divers partenaires.


    4. RECRUTEMENT, FORMATION ET DEPLOIEMENT SUR LE TERRAIN


      1. Recrutement du personnel de terrain


        Pour couvrir les 365 sites d'enquête, une équipe de terrain de 355 personnes a été mise sur pied : 28 superviseurs, 38 assistants de supervision et 289 enquêteurs. Les 15 superviseurs des pools de l'Ouest, dont 3 femmes, ont été recrutés à Kinshasa, en fonction de leurs qualifications, leur expérience et leur connaissance de l'intérieur du pays. Les 13 superviseurs de l'Est, tous hommes, ont été recrutés aux sièges des pools respectifs, leur lieu de résidence où ils sont bien connus des autorités, sur propositions d'une commission composée de hauts responsables locaux et sélection finale par la Cellule de l'Est et le Secrétariat technique.


        Le superviseur effectuait le recrutement des enquêteurs et assistants de supervision au siège de son pool, sur base de leurs compétences, leur expérience en enquêtes socio-démographiques ou de santé, leur connaissance des sites et de la langue parlée dans ces sites et leur capacité de mobilisation sociale. C'est à l'issue de la formation que les superviseurs identifiaient les meilleurs enquêteurs et les désignaient comme assistants de supervision . Pour certains sites, notamment à


        M éthodologie de l 'enquête qualité des données l11

        l'Est, il s'est avéré nécessaire de recruter des enquêteurs originaires d'un territoire donné afin de garantir leur acceptation par la population et les autorités.


        Une attention particulière a été accordée aux candidatures des femmes. C'est ainsi qu'elles représentent 16,6% des enquêteurs. Cependant, des précautions ont été prises quant à leur affecta­ tion, compte tenu des difficultés particulières à joindre les sites ruraux et de l'insécurité.


      2. Formation


        La formation a été organisée en cascade : les membres du Secrétariat technique permanent ont formé les superviseurs à l'Ouest (Kinshasa) comme à l'Est (Goma) ; ceux-ci, à leur tour, ont formé les assistants de supervision et les enquêteurs dans leurs pools respectifs.


        La formation des superviseurs devait faire d'eux des enquêteurs modèles, connaissant le travail de collecte dans ses moindres détails afin de pouvoir superviser correctement. Elle visait aussi à renforcer leurs qualités de manager, de formateur, de mobilisateur, de gestionnaire et d'évaluateur. Les enquêteurs devaient maîtriser les techniques du relevé parcellaire et du tirage des unités de l'échantillon final, connaître parfaitement le questionnaire et les modes d'administration et de remplissage de ce support de l'information, mais aussi les techniques comportementales et communicationnelles appropriées.


        Les sessions de formation duraient 1O jours, dont 6 consacrés à la formation théorique, 3 jours à la pratique des opérations de relevé parcellaire, de tirage de l'échantillon, d'administration du questionnaire et de prise des mesures anthropométriques, et 1 jour de récapitulation générale. Les superviseurs se sont, en outre, exercés à réaliser toutes les activités de terrain dans une opération appelée " enquête pilote ", partie intégrante du processus de formation et de recrutement final. Elle a eu lieu à Kisantu pour l'Ouest et à Sake pour l'Est.


      3. Déploiement sur le terrain


        Les ·superviseurs se sont rendus aux sièges de leurs pools respectifs, avec leurs malles, essentiellement par avion : vols réguliers, vols de la MONUC et vols spéciaux affrétés par le projet. Avant de déployer leurs enquêteurs, les superviseurs s'assuraient de l'existence de chaque site et complétaient l'information sur les itinéraires. Malgré ces recherches, l'information restait souvent fragmentaire, contraignant certains enquêteurs à s'aventurer à l'aveuglette. Pour se rendre dans leurs sites, les enquêteurs ont utilisé tous les moyens possibles : marche à pieds, vélos, motos, véhicules privés et de commerçants, train, avion, pirogue, hors-bord, baleinière, etc.


        Les deux difficultés majeures rencontrées dans le déploiement des enquêteurs furent 1) l'éloignement de certains sites et le manque ou l'irrégularité des moyens de transport et 2) l'insécu­ rité créée par la guerre, avec les embuscades et les interdictions de passage. Les enquêteurs ont surmonté ces difficultés et atteint leurs sites en faisant preuve de créativité et de courage et ce, grâce aux nombreux appuis des sous-bureaux de l'UNICEF, des antennes provinciales des agences des Nations Unies, des ONGs nationales et internationales, des missionnaires, des structures étati­ ques décentralisées et aussi des personnes privées.


        Certains enquêteurs n'ont pas pu atteindre les sites prévus, soit parce qu'ils avaient été désertés ou étaient sur la ligne de front, soit que leurs noms ne correspondaient plus à leur localisa­ tion. Ces sites, 32 sur les 365 échantillonnés, ont été remplacés par d'autres conformément aux procédures requises.


        La phonie a été le moyen de communication privilégié pour assurer une liaison permanente entre la Cellule de l'Est, le Secrétariat technique et les superviseurs, et entre ceux-ci et les enquê-·


        12 I Méthodologie de l'enquête et qualité des données

        teurs et assistants de supervision. Deux phonies, l'une au Ministère du Plan à Kinshasa et l'autre au bureau de l'UNICEF à Goma, connectées au réseau du Programme Elargi de Vaccination (P.E.V.) et à ceux des églises et des ONGs, ont permis de suivre l'évolution des opérations sur le terrain et de réagir face aux imprévus, parfois dramatiques.


    5. COLLECTE DES DONNEES ET CONTROLE DU TRAVAIL DE TERRAIN


      1. Collecte des données dans les sites


        Une durée moyenne de collecte de 21 jours avait été arrêtée pour chaque enquêteur, qu'il travaille dans un site urbain ou rural, comprenant le voyage, la mobilisation sociale dans les sites, le relevé parcellaire, le tirage de l'échantillon et l'administration du questionnaire.


        Pour la majorité des enquêteurs, cette durée s'est prolongée : certains voyages ont pris plus d'une semaine ; le relevé parcellaire en milieu urbain s'est révélé très difficile et long ; dans les villes comme Kinshasa, Mbuji-Mayi et Kananga, on a compté un nombre fort élevé de ménages (7 ou 8) dans les parcelles et comme la consigne était d'enquêter tous les ménages dans la parcelle, cer­ tains enquêteurs ont interviewé plus de 50 ménages dans un site au lieu des 26 prévus ; certains ménages étaient indisponibles pour cause de travaux agricoles ou d'activités diverses; à l'Est, la reprise et l'intensification des hostilités ont obligé certains enquêteurs à interrompre leur travail et à le reprendre lorsqu'il y avait accalmie, et un enquêteur fut bloqué par des forces d'autodéfense popu­ laire pendant plus de six semaines.


        Dans son site, l'enquêteur choisissait un guide pour l'assister. Bien intégré dans son milieu, ce guide l'aidait à repérer les parcelles ou les unités d'habitation retenues dans l'échantillon, à dépo­ ser les avis de passage dans les ménages et à prendre les mesures anthropométriques.


        En plus de vérifier que tous ses questionnaires étaient correctement et entièrement remplis, l'enquêteur devait, avant de revenir au pool, inscrire les principaux résultats de son enquête dans le tableau récapitulatif prévu et rédiger son rapport : dates, itinéraire et modalités de voyage ; contacts préliminaires dans le site, présentation au chef du village, arrangements pour le logement, identifica­ tion du guide, repérage du site, etc. ; calendrier détaillé du travail jour par jour ; difficultés rencontrées; rapport financier avec tous les justificatifs selon le modèle repris sur la fiche de site.


      2. Supervision du travail de terrain


        Le travail des enquêteurs a été suivi sur le terrain en deux temps. Dans un premier temps, les superviseurs et les assistants de supervision ont visité les enquêteurs pendant que ceux-ci tra­ vaillaient dans leurs sites. Ils vérifiaient les fiches de relevé parcellaire, les résultats du tirage de l'échantillon et contrôlaient les questionnaires remplis. Ils transcrivaient les résultats des contrôles sur les " feuilles de contrôle des sites " et faisaient des recommandations. Ces visites de contrôle des enquêteurs ont montré que :


        • tous les enquêteurs ont atteint les sites prévus ou remplacés ;

        • les autorités locales et les ménages ont accueilli favorablement les enquêteurs et ont répondu avec enthousiasme aux questions ;

        • la population a manifesté un si grand intérêt pour l'enquête que même les ménages non échantillonnés voulaient être interrogés ;

        • les instructions relatives au relevé parcellaire et au tirage de l'échantillon final ont été suivies et ces opérations ont été bien faites ;

        • les enquêteurs ont effectivement visité les ménages échantillonnés car les informations contenues sur les questionnaires coïncident avec les déclarations des enquêtés lors du contrôle.


          Méthodologie del' enquête et qualité des données j 13

          Dans un deuxième temps, un contrôle systématique des questionnaires remplis était réalisé aux pools par les superviseurs et leurs assistants, en utilisant certains tests de cohérence. Ce n'est qu'après cette vérification que les enquêteurs percevaient leur prime de qualité. Ce contrôle a permis de constater que la plupart des enquêteurs ont bien fait leur travail, mais aussi de détecter certaines erreurs dans les questionnaires et de renvoyer sur le terrain quelques enquêteurs pour reprendre un travail comportant des erreurs.


          Les superviseurs ont également fait l'objet d'un contrôle appelé " coups de sonde ", réalisé par les membres du Secrétariat technique permanent et le Coordonnateur de la Cellule de l'Est. L'objectif était d'évaluer le travail des superviseurs et, par ricochet, celui des enquêteurs : la qualité de la mobilisation sociale au niveau du pool et l'implication des autorités locales ; la qualité du recru­ tement et de la formation des enquêteurs ; le respect du programme global, des procédures métho­ dologiques et du calendrier de travail ; le sérieux de la supervision des enquêteurs et du contrôle de la qualité des données ; la bonne gestion des fonds et des justificatifs ; l'adéquation des réactions face aux difficultés. A l'Ouest du pays, les coups de sonde ont été réalisés dans 7 pools sur 15 et à l'Est dans 9 pools sur 13.


    6. EXPLOITATION DES DONNEES


      1. Traitement des données


        Au total 8.622 questionnaires de base, 1.683 questionnaires complémentaires et 365 ques­ tionnaires communautaires ont été vérifiés et saisis. Le contrôle manuel des questionnaires a été assuré par 1O vérificateurs et un chef d'équipe recrutés parmi les meilleurs enquêteurs de Kinshasa et formés aux techniques de vérification et à l'usage du test de cohérence. Cette vérification a rendu les questionnaires plus lisibles et a permis de corriger la plupart des erreurs d'incohérence.


        Encadrés par deux contrôleurs, 30 agents ont saisi les données de l'enquête au fur et à mesure que celles-ci leur parvenaient après vérification. Recrutés pour leur expérience dans la sai­ sie des données d'enquêtes socio-démographiques, ces agents ont été formés pendant 9 jours à la maîtrise de la logique du questionnaire et à la pratique du logiciel. Pour réaliser la double saisie, les agents ont travaillé en deux équipes de 15, l'une travaillant l'avant-midi et l'autre l'après-midi. La saisie a duré 3,5 mois.


        Les données de MICS2 ont été regroupées en 4 principaux fichiers :


        • le fichier " Ménage " comprenant les données du module Isur le cadre de vie du ménage;

        • le fichier " Individu " comprenant les données du module Il sur les caractéristiques des membres du ménage, celles du module Ill sur l'éducation des enfants de 5 à 17 ans et celles du module IV sur le travail des enfants;

        • le fichier " Femme " englobant les données des modules VI à X qui concernent les fem­ mes de 15 à 49 ans;

        • le fichier " Enfant " contenant les données des modules XII à XVII qui se rapportent aux

          enfants de moins de cinq ans.


          Outre ces fichiers de base, trois autres ont été créés : " Enfants hors ménage ", " Commu­ nautaire " et " Couverture vaccinale ".


          Le nettoyage systématique des fichiers a été effectué au moyen du test d'exhaustivité et du test de cohérence. Le test d'exhaustivité a permis de s'assurer que tous les ménages enquêtés ont été saisis, qu'aucun individu n'a été oublié dans le module où il était éligible ni placé dans un module où il ne devrait pas être. Le test de cohérence a été conçu en vue de détecter les incohérences contenues dans les informations sur un individu dans un même module ou d'un module à un autre.


          14 I Méthodologie de l'enquête et qualité des données

          Le nettoyage a été suivi immédiatement par la pondération des données, effectuée, par strate et par province, en appliquant les différents poids ou coefficients de pondération préalablement nor­ malisés. Un ajustement des données a été réalisé par l'application aux données pondérées des coefficients de non-réponses préalablement calculés. Enfin, le calcul des erreurs d'échantillonnage a été fait à l'aide d'un programme élaboré dans SPSS. Après nettoyage des fichiers et pondération des données, l'analyse a finalement porté sur 8.600 ménages. Les résultats de l'enquête n'ont pas été extrapolés de sorte que les effectifs indiqués dans les tableaux sont ceux de l'échantillon.


      2. Analyse et rédaction du rapport


L'analyse des données et la rédaction du rapport sont le fruit d'un travail d'équipe au sens large. Les experts du Secrétariat technique temporaire se sont associés au Secrétariat technique permanent pour analyser les données, chacun dans son domaine sectoriel en se référant au plan d'analyse élaboré en septembre 2001 avec le Comité de pilotage. Ce dernier a ensuite constitué un Comité de lecture composé d'experts des différents secteurs de l'enquête pour lire la première ver­ sion du rapport et faire des recommandations d'amélioration.


Les indicateurs sont désagrégés selon certaines caractéristiques socio-démographiques: le milieu de résidence, la province, le niveau de pauvreté des ménages, le niveau d'instruction de la mère ou de la femme, le sexe, l'âge. Pour le calcul de l'indice de pauvreté, une méthode dérivée de l'analyse en composantes principales a été utilisée pour déterminer 5 catégories de ménage selon les quintiles de pauvreté : les plus pauvres, les pauvres, les moyens, les riches, les plus riches (annexe 3). Un séminaire-atelier a été organisé par le Bureau Régional de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre pour initier une Commission ad hoc du Comité de pilotage et le Secrétariat technique à la méthode et produire les tableaux y relatifs.


Quatre catégories ont été retenues pour le niveau d'instruction de la femme : sans instruc­ tion, primaire, secondaire ou plus et programme non formel. Pour cette dernière catégorie, il a été jugé opportun de ne pas la faire apparaître lorsque le nombre de cas est inférieur à 25, de mettre la valeur de l'indicateur entre parenthèses quand le nombre de cas se situe entre 25 et 50 et de men­ tionner cette valeur si l'effectif est supérieur à 50. De même, le nombre de cas dont le niveau d'ins­ truction n'était pas déterminé est si faible qu'il n'a pas été pris en compte dans l'analyse.


Les données contenues dans les questionnaires communautaires n'ont pas été analysées dans le cadre de ce rapport. Elles seront prises en compte dans les analyses approfondies.


    1. QUALITE DES DONNEES COLLECTEES


      La qualité des données de l'enquête MICS2 est appréciée à travers la couverture des unités échantillonnées (sites, parcelles ou unités d'habitation, ménages) ; les non-réponses (au niveau des ménages et au sein des modules), la structure par âge et les erreurs de sondage.


      L'enquête MICS2 a été réalisée dans 300 sites de base et 65 sites complémentaires sélec­ tionnés à travers le territoire national, dont 333 initialement tirés. Les 32 sites auxquels les enquê­ teurs n'ont pas accédé pour des raisons d'insécurité, d'inexistence, de disparition ou de changement de statut, ont été remplacés par d'autres; dans les mêmes collectivités.


      Méthodologie de l 'enquête qualité des données II 5

      1. Couverture des unités échantillonnées


        Le tableau 1.2 donne la couverture des parcelles ou unités d'habitation et la couverture des ménages échantillonnés par pool pour les sites de base. Il indique que toutes les parcelles et toutes les unités d'habitation échantillonnées ont été visitées, soit une couverture de 100%.


        Tableau 1.2 : Couverture des parcelles/unités d'habitation et des ménages échantillonnés des sites de base



        (1)

        "C

        0

        ü

        (1)


        Pool (2)

        Parcelles et Unités d'habitation habitées


        MénaQes

        Echantil- lonnées (3)


        Enquêtées (4)

        Couverture (%)

        (5=4:3)


        Attendus (6)


        Dénombrés (7)


        Enquêtés (8)

        Couverture (%) (9=8:7)


        1


        Kinshasa Urbain


        616


        616


        100,0


        728


        1.182


        1.159


        98,1

        2

        Kinshasa Sub-urbain

        452

        452

        100,0

        468

        503

        492

        97,8

        3

        Borna

        224

        224

        100,0

        234

        254

        254

        100,0

        4

        Mbanza-Ngungu

        206

        206

        100,0

        208

        217

        208

        95,9

        5

        Bandundu

        202

        202

        100,0

        208

        226

        222

        98,2

        6

        Kikwit

        460

        460

        100,0

        468

        468

        467

        99,8

        7

        Mbandaka

        127

        127

        100,0

        130

        139

        136

        97,8

        8

        Gemena

        260

        260

        100,0

        260

        260

        260

        100,0

        9

        Gbadolite

        126

        126

        100,0

        130

        131

        129

        98,5

        10

        Lisala

        178

        178

        100,0

        182

        186

        186

        100,0

        11

        Boende

        130

        130

        100,0

        130

        138

        138

        100,0

        12

        Kisangani

        222

        222

        100,0

        234

        235

        235

        100,0

        13

        Buta

        128

        128

        100,0

        130

        128

        128

        100,0

        14

        lsiro

        180

        180

        100,0

        182

        186

        185

        99,5

        15

        Bunia

        386

        386

        100,0

        390

        398

        388

        97,5

        16

        Goma

        482

        482

        100,0

        598

        676

        674

        99,7

        17

        Lubumbashi

        262

        262

        100,0

        286

        311

        310

        99,7

        18

        Kolwezi

        174

        174

        100,0

        182

        184

        184

        100,0

        19

        Kalemie

        206

        206

        100,0

        208

        208

        208

        100,0

        20

        Kamina

        276

        276

        100,0

        286

        281

        279

        99,3

        21

        Kindu

        204

        204

        100,0

        208

        210

        210

        100,0

        22

        Bukavu

        357

        357

        100,0

        364

        378

        378

        100,0

        23

        Uvira

        206

        206

        100,0

        156

        156

        156

        100,0

        24

        Mbuji-Mayi

        356

        356

        100,0

        390

        587

        575

        98,0

        25

        Mwene-Ditu

        204

        204

        100,0

        208

        213

        213

        100,0

        26

        Lodja

        182

        182

        100,0

        182

        187

        187

        100,0

        27

        Kananga

        478

        478

        100,0

        494

        506

        506

        100,0

        28

        Tshikapa

        154

        154

        100,0

        156

        156

        154

        98,7

        Total

        7.438

        7.438

        100,0

        7.800

        8.704

        8.622

        99,0


        (1)

        "C

        0

        ü

        (1)


        Pool (2)

        Parcelles et Unités d'habitation habitées


        MénaQes

        Echantil- lonnées (3)


        Enquêtées (4)

        Couverture (%)

        (5=4:3)


        Attendus (6)


        Dénombrés (7)


        Enquêtés (8)

        Couverture (%) (9=8:7)


        1


        Kinshasa Urbain


        616


        616


        100,0


        728


        1.182


        1.159


        98,1

        2

        Kinshasa Sub-urbain

        452

        452

        100,0

        468

        503

        492

        97,8

        3

        Borna

        224

        224

        100,0

        234

        254

        254

        100,0

        4

        Mbanza-Ngungu

        206

        206

        100,0

        208

        217

        208

        95,9

        5

        Bandundu

        202

        202

        100,0

        208

        226

        222

        98,2

        6

        Kikwit

        460

        460

        100,0

        468

        468

        467

        99,8

        7

        Mbandaka

        127

        127

        100,0

        130

        139

        136

        97,8

        8

        Gemena

        260

        260

        100,0

        260

        260

        260

        100,0

        9

        Gbadolite

        126

        126

        100,0

        130

        131

        129

        98,5

        10

        Lisala

        178

        178

        100,0

        182

        186

        186

        100,0

        11

        Boende

        130

        130

        100,0

        130

        138

        138

        100,0

        12

        Kisangani

        222

        222

        100,0

        234

        235

        235

        100,0

        13

        Buta

        128

        128

        100,0

        130

        128

        128

        100,0

        14

        lsiro

        180

        180

        100,0

        182

        186

        185

        99,5

        15

        Bunia

        386

        386

        100,0

        390

        398

        388

        97,5

        16

        Goma

        482

        482

        100,0

        598

        676

        674

        99,7

        17

        Lubumbashi

        262

        262

        100,0

        286

        311

        310

        99,7

        18

        Kolwezi

        174

        174

        100,0

        182

        184

        184

        100,0

        19

        Kalemie

        206

        206

        100,0

        208

        208

        208

        100,0

        20

        Kamina

        276

        276

        100,0

        286

        281

        279

        99,3

        21

        Kindu

        204

        204

        100,0

        208

        210

        210

        100,0

        22

        Bukavu

        357

        357

        100,0

        364

        378

        378

        100,0

        23

        Uvira

        206

        206

        100,0

        156

        156

        156

        100,0

        24

        Mbuji-Mayi

        356

        356

        100,0

        390

        587

        575

        98,0

        25

        Mwene-Ditu

        204

        204

        100,0

        208

        213

        213

        100,0

        26

        Lodja

        182

        182

        100,0

        182

        187

        187

        100,0

        27

        Kananga

        478

        478

        100,0

        494

        506

        506

        100,0

        28

        Tshikapa

        154

        154

        100,0

        156

        156

        154

        98,7

        Total

        7.438

        7.438

        100,0

        7.800

        8.704

        8.622

        99,0

        -



        En ce qui concerne les sites complémentaires, 1.672 parcelles et unités d'habitation ont été identifiées et enquêtées, soit également une couverture de 100%.


      2. Non-réponses au niveau des ménages


        Dans les parcelles et unités d'habitation des sites de base, on a dénombré 8.704 ménages parmi lesquels 8.622(1l ont effectivement été enquêtés. Le tableau 1.3 montre que les interviews ont été réalisées dans 99% de ménages (93% entièrement et 6% partiellement). Ainsi, le taux de non­ réponse au niveau des ménages est de 1% pour l'ensemble du territoire national. Ils'agit des ména­ ges qui étaient absents de la maison pendant toute la durée de collecte (0,6%) ou qui ont refusé de répondre aux questions de l'enquêteur {0,4%).


        < l Après pondération et nettoyage des fichiers, l'analyse a porté sur 8600 ménages.

        16 I Méthodologie de l'enquête et qualité des données

        Tableau 1.3 : Répartition (en %) des ménages des sites de base selon le résultat de l'interview et le milieu de résidence



        Résultat de l'interview

        Urbain

        Rural

        Ensemble

        Effectif des ménaaes

        %

        Effectif des ménaaes

        %

        Effectif des ménaaes

        %


        1. Remplis (entièrement)


        2.933


        91,3


        5.208


        94,9


        8.141


        93,5

        2. Partiellement rempli

        225

        7,0

        256

        4,6

        481

        5,5

        3. Refus

        19

        0,6

        12

        0,2

        31

        0,4

        4. Pas à la maison

        37

        1,1

        14

        0,3

        51

        0,6

        TOTAL

        3.214

        100,0

        5.490

        100,0

        8.704

        100,0


        En ce qui concerne les sites complémentaires, 1.691 ménages ont été dénombrés et les interviews ont été réalisées entièrement ou partiellement dans 1.683 ménages, soit un taux de non­ réponse de 0,5%.


        Ce résultat est sans conteste le fruit de la très forte mobilisation opérée en faveur de l'en­ quête à tous les niveaux de la population.


      3. Non-réponses au niveau des modules


        Le questionnaire de l'enquête MICS2 est un questionnaire hiérarchisé, comportant 17 modu­ les. Le module Il, " Feuille d'enregistrement des membres du ménage ", constitue la base qui permet d'identifier les personnes éligibles pour les autres modules. En principe, un individu enregistré dans le module Il et jugé éligible pour tel ou tel autre module, est sensé répondre aux différentes questions de ce module. Si tel n'est pas le cas, il s'agit d'un non-réponse au niveau de ce module.


        Le tableau 1.4 indique la proportion de femmes et d'enfants éligibles aux modules les concer­ nant, mais qui n'ont pas répondu aux questions de ces modules.


        Tableau 1.4 : Taux de réponse aux niveaux des modules femmes et enfants



        Désignation


        Milieu urbain


        Milieu rural


        Ensemble


        Nombre de femmes de 15 à 49 ans

        5.049

        4.875

        96,6

        7.769

        7.536

        97,0

        12.818

        12.411<1>

        96,8

        Nombre d'enfants de moins de 5 ans


        3.730

        3.696

        99, 1


        6.634

        6.562

        98,9


        10.364

        10.258(2)

        99,0

        • dénombrées (identifiées)

        • enquêtées (interviewées)

        • taux de réponse (%)

        • Dénombrés (identifiés)

        • Enquêtés (interviewés)

        • taux de réoonse /%)


        Il montre que l'enquête a enregistré 1% de non-réponses en ce qui concerne les enfants de moins de 5 ans (0,9% en milieu urbain et 1,1% en milieu rural). Chez les femmes de 15 à 49 ans, ces taux sont légèrement plus élevés :3,2% pour l'ensemble du pays, 3,4% en milieu urbain et 3% en milieu rural.


        En ce qui concerne les mesures anthropométriques des enfants de moins de 5 ans, les taux de non-réponse sont faibles comme l'indique le tableau .1.5. Parmi les enfants sur lesquels ont porté les analyses, environ 2% seulement manquaient d'informations sur le poids et la taille.


        <> Après nettoyage des fichiers et pondération des données, l'effectif sur lequel a porté l'analyse est de 12.407 femmes de 15 à 49 ans.

        12> Après nettoyage des fichiers et pondération des données, l'effectif sur lequel a porté l'analyse est de 9.454 enfants de moins de 5 ans.

        Méthodologie de l'enquête et qualité des données II7



        Tableau 1.5 :Taux de non-réponse au module sur l'anthropométrie



        Désignation de la variable

        Population de référence

        Informations qui manquent

        Définition

        Effectif des enfants

        Effectif des enfants

        Taux de non-réponse (%)


        Poids des enfants


        Enfants de moins de 5


        9.454


        162


        1,7

        ans dans le module XVII

        Taille des enfants

        Enfants de moins de 5

        9.454

        198

        2,1

        ans dans le module XVII


      4. Evaluation de la structure par âge de la population enquêtée


        Pour déterminer la qualité des données collectées en ce qui concerne la déclaration des âges, MICS2 a calculé l'indice de Myers.


        Tableau 1.6 : Calcul de l'indice de Myers - Population totale enquêtée



        •Cl)

        c

        "§ S

        -Cl) ....

        Cl) Cil

        O> C.

        <(


        Effectifs des 10 ans et plus

        E1 (2)


        Coeffi- cient Ci

        (3)


        Produit


        (4)=(3)x(2)


        Effectif des 20 ans

        et plus


        (5)


        Coeffi- cient


        (6)


        Produit


        (7)=(5)x(6)


        TX =

        Somme disponible


        (8)


        T'X =TXX


        (9)


        Ecart


        (10)


        0


        4.084


        1


        4.084


        2.524


        9


        22.716


        26.800


        9,11


        - 0,89

        1

        4.460

        2

        8.980

        2.940

        8

        23.520

        32.500

        11,04

        +1,04

        2

        3.905

        3

        11.715

        2.425

        7

        16.975

        28.690

        9,75

        - 0,25

        3

        3.889

        4

        15.316

        2.303

        6

        13.818

        29.134

        9,90

        - 0,10

        4

        3.578

        5

        15.316

        2.303

        5

        11.515

        26.831

        9,12

        • 0,88

        5

        3.656

        6

        21.936

        2.230

        4

        8.920

        30.856

        10,49

        +0,49

        6

        3.539

        7

        24.724

        2.237

        3

        6.711

        31.435

        10,68

        +0,68

        7

        3.158

        8

        25.264

        1.937

        2

        3.874

        29.138

        9,90

        - 0,10

        8

        3.157

        9

        28.413

        1.897

        1

        1.897

        30.310

        10,30

        +0,30

        9

        2.853

        10

        28.530

        1.798

        0

        0

        28.530

        9,70

        - 0,30

        294.224

        +0,29


        Les calculs donnent un indice de Myers égal à 0,29, ce qui montre que les âges sont correc­ tement déclarés. Les enquêteurs ont été instruits pour estimer les âges inconnus par des techni­ ques bien appropriées (calendrier historique, comparaison des individus, pièces d'identité, etc.). Par ailleurs, le questionnaire de l'enquête prévoyait deux questions relatives à l'âge de la personne (la date de naissance et l'âge lui-même).


      5. Erreurs de sondage


Les estimations faites à partir d'une enquête par sondage sont sujettes à deux types d'er­ reurs : les erreurs d'observation ou de mesure et les erreurs de sondage.


Les erreurs d'observation sont les biais imputables à la mise en œuvre de la collecte et de l'exploitation des données (omission d'une unité sélectionnée, réponse incohérente, erreur de saisie, etc.). Bien que des précautions soient toujours prises, il est difficile d'éviter toutes les erreurs d'ob­ servation et d'en évaluer l'importance. Les erreurs de sondage, par contre, peuvent être évaluées statistiquement. Les estimations q1,1i figurent dans le présent rapport ont été obtenues à partir d'un échantillon donné de ménages. Si l'enquête MICS2 avait été effectuée auprès d'autres ménages, on peut penser que les fréquences des réponses auraient été très peu différentes de celles présentées ici. C'est l'incertitude de cette assertion que reflète l'erreur de sondage qui permet de mesurer le degré de variation des réponses d'un échantillon à un autre.


18 IMéthodologie de l'enquête et qualité desdonnées

L'erreur standard est un indice particulièrement utile pour mesurer l'erreur de sondage d'un paramètre (moyenne ou proportion). On l'estime à partir de la variance des réponses dans l'échan­ tillon même, l'erreur standard étant la racine carrée de la variance. Dans ce rapport, les erreurs ont été calculées au moyen du logiciel SPSS qui fournit aussi, pour chaque estimation, les erreurs rela­ tives et les intervalles de confiance.


L'annexe 4 donne les erreurs de sondage pour 6 variables et 39 indicateurs au niveau natio­ nal et par milieu de résidence. Elle donne aussi des indications sur le degré de pertinence de ces mêmes indicateurs au niveau des provinces. En général, les erreurs de sondage de la plupart des estimations pour l'ensemble du pays sont faibles. On relève quelques différences selon le milieu de résidence : les erreurs calculées sur les estimations du milieu urbain sont relativement plus élevées que celles du milieu rural à cause notamment de la taille de l'échantillon plus petite en milieu urbain. On observe également que les erreurs de sondage en rapport avec les variables simples sont rela­ tivement plus faibles que celles en rapport avec les principaux indicateurs de MICS2, qui sont des variables composites. Cependant celles-ci se situent dans les limites des intervalles de confiance acceptables.


En effet, compte tenu de la taille de l'échantillon de MICS2, un indicateur est considéré comme fiable au niveau national et pour les milieux rural et urbain quand il est estimé avec une erreur relative égale ou inférieure à 5%. L'indicateur est considéré comme fiable au niveau de la province lorsque l'erreur relative est égale ou inférieure à 10%. Ainsi, les indicateurs estimés au niveau des provinces avec une marge d'erreur supérieure à 10% doivent faire l'objet de réserve dans leur utilisation.


CONCLUSION


L'enquête MICS2 a permis de collecter les données auprès d'un échantillon de 10.305 ména­ ges (8.622 ménages de base et 1.683 ménages complémentaires) répartis dans 365 sites à travers tout le pays, par une équipe de terrain (annexe 5) de 355 superviseurs et enquêteurs, appuyés par 28 points focaux et 365 guides.


Ce résultat est le fruit d'une collaboration étroite entre tous les partenaires concernés par le sort des enfants et des femmes en ROC, rassemblés au sein du Comité de pilotage composé d'une soixantaine de membres. Ce Comité a été le pivot de toutes les actions de communication et de mobilisation sociale sur le terrain au travers des réseaux de soutien, permettant de réaliser l'enquête sur l'ensemble du territoire national.


Les stratégies conjointes de la communication, du recrutement et de la formation ont permis de recueillir des données de qualité avec des taux de réponse supérieurs à 95%, une bonne déclara­ tion des âges, ainsi qu'une bonne précision, les erreurs standards de la plupart des variables et indicateurs étant faibles au niveau national et pour les milieux de résidence. Toutefois, au niveau des provinces, certains indicateurs doivent être utilisés avec réserve.


Méthodologie de l'enquête et qualité des données II 9



20 1 Méthodologie de l 'enquête et qualité des données


CADRE DE VIE DES MENAGES 2


INTRODUCTION


Ce chapitre analyse le cadre de vie des enfants et des femmes. Le Sommet Mondial pour les Enfants a retenu deux objectifs y relatifs :



La situation de la ROC par rapport à ces deux objectifs n'était guère brillante en 1995 lors de l'enquête MICS1. Cette année-là, 26% seulement de ménages ruraux avaient accès à l'eau de bois­ son salubre, contre 89% dans les milieux urbains, et 42% pour l'ensemble du pays. Quant au traite­ ment des excréments, il avait été observé que 6% seulement de ménages utilisaient des latrines hygiéniques en milieu rural, contre 53% en milieu urbain et 18% dans l'ensemble du pays.


Ce chapitre aborde la promiscuité dans les logements, la qualité des logements, le statut d'occupation des logements (section 2.1) ; les sources d'eau des ménages, le temps et la distance pour atteindre la source d'eau potable (section 2.2) ; l'assainissement des logements, c'est-à-dire les types de toilettes utilisées et leur localisation, le traitement des excréments des petits enfants, le mode d'évacuation des eaux usées, le mode d'évacuation des ordures ménagères (section 2.3) ; la situation de la sécurité alimentaire des populations à travers les réserves alimentaires, le nombre de repas par jour et l'encadrement des ménages par les agents de développement (section 2.4); la situation d'activité de la population adulte (section 2.5).


    1. HABITAT


      1. Promiscuité dans les logements


        La promiscuité dans les ménages est déterminée, d'une part, par le nombre de pièces et de chambres à coucher qui composent les logements des ménages et, d'autre part, par la taille du ménage, c'est-à-dire le nombre de personnes qui y habitent.


        1. Nombre de pièces à usage d'habitation


          Le tableau 2.1 présente le nombre moyen de pièces à usage d'habitation selon certaines caractéristiques des ménages. Dans l'ensemble du pays, les ménages disposent en moyenne de 3,3 pièces à usage d'habitation dans leurs logements. Lamajorité des logements, soit 76%, ont 2 à 4 pièces, contre 10% de logements ayant une pièce et 14% ayant 5 pièces ou plus.


          La province Orientale et celle du Kasaï Oriental accusent le plus bas niveau du nombre moyen de pièces à usage d'habitation (moins de 3 pièces) tandis que la province du Maniema a le nombre le plus élevé (4,1 pièces).


          Cadre de vie des ménages 1 21

          Tableau 2.1 : Répartition (en %) des ménages selon le nombre moyen de pièces dans le logement et certaines caractéristiques socio-démographiques


          Caractéristiques


          Nombre de Pièces dans


          le loaement


          Nombre moyen de pièces


          Effectif des ménages


          1


          2


          3


          4

          5 ou olus


          Total


          Milieu de résidence

          Urbain

          8,2

          29,2

          23,3

          19,4

          19,9

          100

          3,4

          2.578

          Rural

          10,4

          23,6

          27,5

          26 ,9

          11,6

          100

          3,2

          6.022

          Province

          Kinshasa

          13,2

          33,2

          22,1

          11,0

          20,6

          100

          3,2

          841

          Bas-Congo

          3,8

          25,8

          25,0

          20,8

          24,5

          100

          3,5

          633

          Bandundu

          4 ,5

          21,8

          31,7

          31,3

          10,6

          100

          3,3

          982

          Equateur

          16,6

          10,2

          25,6

          32,1

          15,6

          100

          3,4

          750

          Orientale

          15,7

          26,5

          24,8

          27,3

          5,6

          100

          2,9

          1.121

          Nord- Kivu

          1,7

          21,1

          35,1

          38,5

          3,6

          100

          3,3

          660

          Sud-Kivu

          9,1

          18,8

          20,0

          22,0

          30,1

          100

          3,8

          599

          Maniema

          0,9

          11,2

          31,0

          35,8

          21 ,1

          100

          4 ,1

          214

          Katanga

          12,5

          29,5

          24,0

          21,1

          13,0

          100

          3,1

          1.250

          Kasaï Oriental

          11,7

          37,8

          27,6

          15,6

          7,3

          100

          2,8

          843

          Kasaï Occidental

          4 ,6

          25,7

          25 ,9

          25,7

          18,1

          100

          3,5

          707

          Niveau de pauvreté

          Plus pauvres

          12,6

          22,5

          30,4

          31,5

          3,0

          100

          3,0

          1.850

          Pauvres

          14,1

          30,2

          24,2

          22,0

          9,5

          100

          2,9

          1.772

          Moyens

          8,5

          24,5

          31,2

          25,1

          10,7

          100

          3,1

          1.724

          Riches

          5,4

          22,3

          23,7

          26,7

          21,9

          100

          3,6

          1.685

          Plus riches

          7,2

          27,1

          21,0

          16,8

          27,9

          100

          3,7

          1.569

          Ensemble du pays

          9,7

          25,3

          26,3

          24,6

          14,1

          100

          3,3

          8.600


          Les ménages classés dans la catégorie des " riches " et des " plus riches " ont, dans leurs logements, plus de pièces à usage d'habitation que les autres : 45% des ménages les plus riches et 49% des ménages riches occupent des logements de plus de 3 pièces, contre 35% des ménages les plus pauvres et 32% des ménages pauvres. Le nombre moyen de pièces à usage d'habitation est de 3 pour les plus pauvres contre 4 pour les plus riches.


          La province du Sud-Kivu a la plus forte pro­ portion de logements ayant cinq pièces ou plus (30%), suivie des trois provinces ci-après : le Bas-Congo (25%), le Maniema (21%) et Kinshasa (21%). Les maisons à une seule pièce se trouvent surtout dans l'Equateur (17%), la Province Orientale (16%), le Ka­ tanga (13%) et Kinshasa (13%).


        2. Nombre de chambres à coucher


          MICS2 a considéré comme chambre à coucher une pièce aménagée essentiellement pour dormir. Ainsi, un salon n'était pas déclaré comme chambre à coucher, même si des gens y dor­ ment, tandis qu'un " studio " est bien une chambre à coucher.


          Le tableau 2.2 répartit les ménages par nombre de chambres à coucher en fonction de leur niveau de pauvreté, leur province et leur milieu de résidence.


          22 I Cadre de vie des ménages

          Tableau 2.2 : Répartition (en %) des ménages selon le nombre de chambres à coucher et certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques


          Nombre de


          chambres à coucher


          Nombre moyen de chambres à coucher


          Effectif des ménages


          1


          2


          3


          4


          5 ou plus


          Milieu de résidence

          Urbain

          43,2

          29,4

          17,6

          6,6

          3,1

          2,0

          2.578

          Rural

          40,6

          33,0

          19,7

          3,8

          2,8

          2,0

          6.022

          Province

          Kinshasa

          47,8

          26,3

          15,3

          6,8

          3,8

          1,9

          841

          Bas-Congo

          33,0

          34,0

          17,6

          12,0

          3,4

          2,2

          633

          Bandundu

          29,0

          37,5

          25,3

          5,0

          3,3

          2,2

          982

          Equateur

          27,6

          29,6

          32,2

          5,0

          5,6

          2,3

          750

          Orientale

          44,0

          30,3

          22,4

          1,7

          1,7

          1,9

          1.121

          Nord- Kivu

          34,2

          44,3

          19,5

          1,3

          0,7

          1,9

          660

          Sud-Kivu

          32,4

          31,2

          21,6

          9,0

          5,7

          2,2

          599

          Maniema

          12,9

          33,6

          37,5

          5,2

          10,8

          2,7

          214

          Katanga

          55,8

          28,3

          11,9

          3,1

          0,8

          1,6

          1.250

          Kasaï Oriental

          63,0

          27,3

          7,7

          0,9

          1,1

          1,5

          843

          Kasaï Occidental

          40,8

          34,5

          15,5

          5,9

          3,3

          2,0

          707

          Niveau de pauvreté

          Plus pauvres

          39,0

          34,5

          24,3

          0,6

          1,6

          1,9

          1.850

          Pauvres

          51,3

          28,3

          15,3

          2,8

          2,4

          1,8

          1.772

          Moyens

          44,2

          35,2

          15,9

          3,1

          1,7

          1,8

          1.724

          Riches

          33,4

          32,3

          22,1

          7,9

          4,3

          2,2

          1.685

          Plus riches

          38,5

          29,1

          17,7

          9 8

          4,9

          2,1

          1.569

          Ensemble du pays

          41,4

          31,9

          19,1

          4,7

          2,9

          2,0

          8.600


          Pour l'ensemble du pays, le nombre moyen de chambres à coucher dans les logements est de 2. Cette moyenne ne change pas selon le milieu. Elle varie par contre selon la province, la valeur maximale étant observée au Maniema (2,7) et la plus faible au Kasaï Oriental (1,5).


          On observe que 41% des ménages habitent dans des logements à une chambre. Près de 15% des ménages les plus riches occupent des logements de 4 chambres ou plus contre 2% des ménages les plus pauvres. Les deux Kasaï, le Katanga, la Province Orientale et Kinshasa ont la prédominance des habitations à 1 chambre.


          La proportion des logements à une chambre s'est accrue légèrement en milieu urbain par rapport à 1995 (36% en 1995 contre 43% en 2001). En même temps, la proportion des ménages ayant des loge­ ments de 4 chambres ou plus a baissé sensiblement dans les deux milieux de résidence (14% en 1995 contre 8% en 2001).


        3. Degré de promiscuité


Le degré de promiscuité dans un ménage est défini par le nombre de personnes par cham­ bre à coucher. Il ·montre le niveau d'encombrement des personnes dans ces chambres. Dans ce rapport, on considère qu'il y a une grande promiscuité lorsqu'il y a 4 personnes ou plus par chambre à coucher.


Le tableau 2.3 donne le degré de promiscuité selon le niveau de pauvreté, la province et le milieu de résidence des ménages. Dans l'ensemble du pays, 14% des ménages ont en moyenne une chambre à coucher par personne et 43% dorment à 4 ou plus par chambre à coucher. Ces derniers vivent dans une grande promiscuité.

Cadre de vie des ménages l23

Tableau 2.3 :Répartition (en%) des ménages selon le nombre de personnes par chambre

à coucher et certaines caractéristiques socio-démographiques


Caractéristiques


Nombre de personnes par chambre à

coucher


Taille moyenne des ménages


Effectif des ménages


1


2


3


4 et +


Total


Milieu de résidence

Urbain

12,7

21,6

20,0

45,7

100

6,6

2.578

Rural

14,8

23,6

20,4

41,2

100

6,3

6.022

Province

Kinshasa

12,2

19,8

19,2

48,8

100

6,7

841

Bas-Congo

23,5

28,1

21,3

27,1

100

5,5

633

Bandundu

17,3

27,6

21,6

33,6

100

6,5

982

Equateur

18,7

23,2

18,7

39,4

100

7,4

750

Orientale

14,6

24,8

17,6

43,0

100

6,3

1.121

Nord- Kivu

12,0

29,5

24,2

34,3

100

6,0

660

Sud-Kivu

19,5

23,9

22,6

34,0

100

6,6

599

Maniema

26,3

32,3

17,3

24,1

100

7,2

214

Katanga

9,1

17,6

20,4

52,9

100

6,1

1.250

Kasaï Oriental

8,7

15,7

17,6

58,0

100

6,0

843

Kasaï Occidental

8,0

21,6

23,2

47,2

100

6,8

707

Niveau de pauvreté

Plus pauvres

17,1

24,8

20,1

38,0

100

5,9

1.850

Pauvres

11,0

21,4

20,1

47,5

100

6,2

1.772

Moyens

12,6

21,1

19,2

47,1

100

6,4

1.724

Riches

16,4

25,4

21,6

36,5

100

6,5

1.685

Plus riches

13,7

22,2

20,4

43,7

100

7,0

1.569

Ensemble du pays

14,2

23,0

20,3

42,5

100

6,4

8.600


La grande promiscuité est légèrement plus forte en milieu urbain (46% des ménages contre 41% en milieu rural). Cet encombrement des logements peut s'expliquer par les difficultés qu'éprou­ vent les ménages à construire des maisons spacieuses. L'accès au logement demeure en effet problématique en RDC, particulièrement dans les centres urbains, à cause, entre autres, de la fai­ blesse des revenus, du coût élevé des constructions et de l'incapacité de l'Etat à intervenir dans le secteur de logements (RNDH, 2000-2001). A cela s'ajoute la disparition de certaines facilités accor­ dées jadis aux ménages par des structures telles que l'Office National de Logement (ONL), la Caisse Nationale d'Epargne et de Crédit Immobilier (CNCI), et la construction des logements par les em­ ployeurs.


Graphique 2.1. Pourcentage de ménages selon le nombre de personnes

par chambre à coucher


1 personne

Graphique 2.1. Pourcentage de ménages selon le nombre de personnes

par chambre à coucher


1 personne



4 et + personnes

42,5%

2 personnes

- 23%

4 et + personnes

42,5%

2 personnes

- 23%


3 personnes

---.-=c----------- 20,3%

3 personnes

---.-=c----------- 20,3%


24 I Cadre de vie des ménages

Les provinces qui connaissent une grande promiscuité sont le Kasaï Oriental (58%), le Katanga (53%), Kinshasa (49%) et le Kasaï Occidental (47%). La faible promiscuité s'observe dans les provinces du Bas-Congo et de Maniema.


      1. Qualité des logements


        La qualité des logements peut avoir un impact positif ou négatif sur la santé de ses habitants. MICS2 a cherché à savoir de quel type de matériau sont faits le pavement, la toiture et les murs des logements dans lesquels résident les ménages congolais.


        1. Le pavement


          Le tableau 2.4 ci-dessous présente les différents types de matériau utilisés dans le pave­ ment des habitations des ménages suivant les provinces et les milieux de résidence.


          Tableau 2.4 : Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau du sol des logements et certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques


          Type de matériau du sol des logements


          Effectif des ménages

          Bois / Carrelage

          Planche/ Ciment

          Terre battue/ Paille


          Autres


          Total


          Milieu de résidence

          Urbain

          3,5

          52,9

          43,4

          0,2

          100

          2.578

          Rural

          0,3

          3,7

          95,6

          0,4

          100

          6.022

          Province

          Kinshasa

          7,8

          78,8

          13,2

          0,2

          100

          841

          Bas-Congo

          1,1

          28,4

          69,8

          0,8

          100

          633

          Bandundu

          0,7

          7,0

          91,7

          0,7

          100

          982

          Equateur

          Orientale Nord- Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï-Oriental

          0,2

          1 ,3

          0,3

          0,4

          0,4

          0,4

          0,0

          5,4

          7,6

          3,7

          8,6

          7,3

          19,4

          18,5

          94,3

          90,9

          95,7

          90,5

          92,2

          80,2

          81,1

          0,1

          0,2

          0,3

          0,6

          0,0

          0,0

          0,4

          100

          100

          100

          100

          100

          100

          100

          750

          1.121

          660

          599

          214

          1.250

          843

          Kasaï-Occidental

          0,6

          8,3

          91,1

          0,0

          100

          707

          Ensemble du pays

          1,3

          18,4

          80,0

          0,3

          100

          8.600


          Dans l'ensemble du pays, 8 ménages sur 1O habitent dans des logements où le matériau du sol est fait de terre battue ou de paille. La proportion des ménages vivant dans cet environnement est deux fois plus importante en milieu rural (96% des ménages) qu'en milieu urbain (43%). Sauf pour Kinshasa, cette proportion est égale ou supérieure à 70% pour toutes les provinces. Il s'agit même de la quasi-totalité des ménages dans les provinces du Nord-Kivu, de l'Equateur et du Maniema.


          Cadre de vie des ménages l25


          Graphique 2.2. Pourcentage de ménages selon letype de matériau du sol

          Autre

          Bois/Carrelage 1,3%


          Planche/Ciment 18,4%


          Terre battue/paille 80%

          Graphique 2.2. Pourcentage de ménages selon letype de matériau du sol

          Autre

          Bois/Carrelage 1,3%


          Planche/Ciment 18,4%


          Terre battue/paille 80%

          En milieu urbain, 53% des ménages ont des logements avec un pavement en ciment ou en planche contre 4% en milieu rural.


          Kinshasa se démarque de l'ensemble du pays. En effet, le matériau du sol dominant dans les logements demeure le ciment ou la planche, avec 79% des ménages. Les autres provinces suivent de loin : les proportions varient entre 28% au Bas-Congo et 4% au Nord-Kivu.


        2. La toiture


          Les types de matériau utilisés dans les différentes provinces et dans les deux milieux de résidence pour les toitures des habitations sont présentés dans le tableau 2.5 ci-dessous. Les toits sont faits en béton armé, ardoise, éternit, tuile, tôle galvanisée ou de récupération, chaume ou paille.


          Tableau 2.5 : Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau de latoiture du logement et certaines caractéristiques socio-démographiques


          Caractéristiques


          Type de matériau de la toiture du logement


          Effectif des ménages

          Dalle en béton

          Ardoise/ EterniV Tuile

          Tôle galva- nisée

          Tôlede récupé- ration


          Chaume/ Paille


          Autres


          Total


          Milieu de résidence

          Urbain

          1,2

          7,0

          52,4

          17,9

          20,0

          1,5

          100

          2.578

          Rural

          0,0

          0,4

          8,7

          3,2

          86,1

          1,6

          100

          6.022

          Province

          Kinshasa

          3,1

          12,5

          62,7

          17,8

          3,7

          0,1

          100

          841

          Bas-Congo

          0,0

          1,3

          36,4

          6,7

          52,1

          3,6

          100

          633

          Bandundu

          0,0

          1,0

          11,7

          2,3

          85,0

          0,0

          100

          982

          Equateur

          0,0

          0,5

          6,9

          1,8

          90,8

          0,0

          100

          750

          Orientale

          0,2

          0,8

          8,1

          5,3

          83,0

          2,6

          100

          1.121

          Nord- Kivu

          0,2

          0,5

          23,9

          8,2

          64,3

          2,9

          100

          660

          Sud-Kivu

          0,0

          0,2

          26,9

          11,2

          61,3

          0,4

          100

          599

          Maniema

          0,0

          0,4

          6,5

          6,9

          86,2

          0,0

          100

          214

          Katanga

          0,2

          4,2

          15,8

          10,0

          67,1

          2,7

          100

          1.250

          Kasaï Oriental

          0,1

          0,4

          25,7

          9,7

          61,6

          2,5

          100

          843

          Kasaï Occidental

          0,0

          1,4

          16,1

          2,8

          79,7

          0,0

          100

          707

          Ensemble du pays

          0,4

          2,4

          2'1,8

          7,6

          66,3

          1,5

          100

          8.600


          26 I Cadre de vie des ménages

          Le matériau dominant dans la construction des toitures est la paille ou le chaume avec 66% des logements, et cela plus particulièrement pour les logements du milieu rural (86%). Par contre, en milieu urbain, c'est la tôle galvanisée qui couvre la moitié des toits des logements.


          Kinshasa compte 63% des ménages dont la toiture des logements est en tôle galvanisée . Quatre provinces la suivent de loin :le Bas-Congo (36%), le Sud-Kivu (27%), le Kasaï Oriental (26%) et le Nord-Kivu (24%). Par contre, dans les autres provinces, la paille ou le chaume sont les plus utilisés : l'Equateur (91% des ménages), le Maniema (86%), le Bandundu (85%), la Province Orien­ tale (83%) et le Kasaï Occidental (80%).


          . Qu'il s'agisse du pavement ou de la toiture, on constate que la situation n'a presque pas changé par rapport à 1995. En effet, la proportion des ménages qui habitent dans des logements dont le pavement est en terre battue tourne toujours autour de 80%. De même, 68% des ménages logeaient dans des maisons couvertes de paille en 1995, et 66% en 2001.


        3. Les murs


Le tableau 2.6 présente les types de matériau utilisés pour les murs des logements. Les murs en pisé sont les plus fréquents dans les logements (39%), puis viennent ceux en briques adobes (29%) et en blocs de ciment ou en briques cuites (21%). Les planches ou les feuilles sont moins utilisées dans l'ensemble du pays (11%).


En milieu rural, l'utilisation des murs en pisé prédomine (50%), tandis qu'en milieu urbain ce sont les murs en blocs de ciment/brique cuite ou en béton armé (52%). Les briques adobes sont utilisées dans la même proportion en milieu urbain (30%) et en milieu rural {28%).


Tableau 2.6 : Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau des murs et certaines caractéristiques socio-démographiques



Caractéristiques


Type


de matériau des murs


Effectif des ménages

Béton armé/ Bloc de ciment/ Brique cuite


Brique adobe


Pisé


Planche

/ feuille


Autres


Total


Milieu de résidence

Urbain

52,2

30,3

12,8

3,7

0,9

100

2.578

Rural

7,2

28,0

50,3

13,6

0,9

100

6.022

Province

Kinshasa

89,4

3,1

3,7

2,1

1,7

100

841

Bas-Congo

42,1

46,7

3,6

2,5

5,1

100

633

Bandundu

3,5

17,1

47,0

32,1

0,3

100

982

Equateur

5,9

22,0

63,3

8,1

0,7

100

750

Orientale

7,3

4,5

80,4

7,2

0,6

100

1.121

Nord- Kivu

3,9

1,4

81,3

13,2

0,2

100

660

Sud-Kivu

6,7

23,2

52,9

16,6

0,7

100

599

Maniema

7,5

18,8

53,1

20,7

0,0

100

214

Katanga

24,5

67,2

2,9

5,3

0,1

100

1.250

Kasaï-Oriental

17,0

52,1

30,1

0,7

0,1

100

843

Kasaï-Occidental

9,8

41,9

30,3

17 2

0,8

100

707

Ensemble du pays

20,7

28,7

39,1

10,6

0,9

100

8.600


Cadre de vie des ménages 1 27


Graphique 2.3. Pourcentage de ménags selon le type de matériau des murs

Autres

Planche/feuille

10,6%

Graphique 2.3. Pourcentage de ménags selon le type de matériau des murs

Autres

Planche/feuille

10,6%


ciment/Brique cuit

20,7%

Pisé

39,1%

ciment/Brique cuit

20,7%

Pisé

39,1%


28,7%

28,7%


A Kinshasa, 9 logements sur 1O ont des murs en blocs de ciment, béton armé ou en briques cuites. Dans cinq provinces, les murs en pisé sont les plus fréquents : Nord-Kivu (81%), Province Orientale (80%), Equateur (63%), Sud-Kivu et Maniema (53%). Par contre, au Katanga et dans les deux Kasaï, l'usage de la brique adobe est prépondérant. Les maisons avec murs en pisé sont rares dans le Katanga (3%), le Bas-Congo (4%) et à Kinshasa (4%), à cause sans doute du niveau d'in­ dustrialisation atteint par ces trois provinces par rapport à d'autres. Au Bas-Congo et au Katanga, en effet, les murs sont en briques adobes, en béton armé, en ciment et en briques cuites. Les plan­ ches/feuilles sont utilisées surtout dans les provinces de Bandundu (32%) et du Maniema (21%).


2.1.3. Statut d'occupation des logements


L'enquête MICS2 a distingué cinq catégories de chefs de ménage par rapport au statut d'oc­ cupation des logements: les propriétaires; les pers9nnes logées par un parent, un ami ou les per­ sonnes sous-logées< 1l ; les locataires ; les personnes logées par l'employeur et les autres (garde­ chantier, par exemple).


Dans l'ensemble, près de 75% des chefs de ménage sont propriétaires de leur logement, tandis que 12% sont locataires et 10% hébergés, c'est-à-dire logés par un parent, un ami ou sous­ logés. Le statut d'occupation du logement selon le niveau de pauvreté, la province, le sexe du chef de ménage et le milieu de résidence est présenté dans le tableau 2.7.


Les ménages les plus riches sont autant propriétaires qu'ils sont locataires (39%). Toutes les autres catégories sont davantage propriétai­ res, avec une proportion supérieure à 70% des mé­ nages. Ceci montre que le fait d'être propriétaire d'une " parcelle " ou d'un logement n'est pas un signe évident de richesse.


Parmi les hommes chefs de ménage, on compte 75% de propriétaires de logement. Cette proportion est légèrement inférieure pour le sexe féminin (69%). Si la proportion de locataires est la même pour les deux sexes (12%), les ménages dont le chef est de sexe féminin sont deux fois plus hébergés (16%) que ceux dont le chef est un homme (9%).


En milieu rural, près de neuf ménages sur dix sont propriétaires de leur logement contre près de cinq sur dix en milieu urbain. Kinshasa a la proportion la plus faible de ménages propriétaires de logement parmi toutes les provinces (40%). Dans la quasi-totalité des provinces, la proportion des


<11 Ménages qui, en attendant de trouver un logement propre, occupent gratuitement une partie d'un logement d'un ami ou d'un membre de famille.

28 I Cadre de vie des ménages

ménages propriétaires est au-delà de 68%, les plus hauts niveaux étant observés dans les provinces de Kasaï Occidental, Bandundu, Sud-Kivu et le Maniema.


La prise en charge du logement par l'employeur est plutôt rare : 3% seulement des ménages jouissent de cet avantage.


Tableau 2.7 : Répartition (en %) des ménages selon le statut d'occupation du logement et certaines caractéristiques socio-démographiques


Caractéristiques


Statut d'occuoation du loaement


Effectif des ménages


Propriétaire

Logé par un parent / ami /

sous-logé


Locataire


Logé par l'employeur


Autres


Total


Milieu de résidence

Urbain

47,3

12,4

35,4

4,2

0,7

100

2.578

Rural

86,2

8,9

2,1

2,4

0,4

100

6.022

Province

Kinshasa

40,2

12,3

43,6

2,7

1,2

100

841

Bas-Congo

70,7

8,9

12,0

7,8

0,6

100

633

Bandundu

87,1

5,9

3,6

3,1

0,3

100

982

Equateur

83,1

10,1

3,5

2,8

0,5

100

750

Orientale

83,2

9,0

4 ,0

2,7

1,1

100

1.121

Nord-Kivu

74,2

15,4

7,8

2,4

0,2

100

660

Sud-Kivu

84,7

11,4

3,5

0,3

0,0

100

599

Maniema

84,9

10,3

2,6

2,2

0,0

100

214

Katanga

67,6

12,1

15,5

4,1

0,7

100

1.250

Kasaï Oriental

67,7

8,9

20,8

2,4

0,2

100

843

Kasaï Occidental

87,6

5,5

6,2

0,6

0,0

100

707

Niveau de pauvreté

Plus pauvres

89,6

7,9

1,1

1,0

0,5

100

1.850

Pauvres

85,2

10,8

2,7

0,7

0,7

100

1.772

Moyens

82,7

11,1

5,0

1,0

0,2

100

1.724

Riches

72,0

8,6

16,3

2,3

0,8

100

1.685

Plus riches

38,6

11,6

38,9

10,5

0,4

100

1.569

Sexe du chef de

ménage

Masculin

75,4

8,9

12,1

3,0

0,5

100

7.351

Féminin

69,3

15,7

12,1

2,3

0,6

100

1.249

Ensemble du pays

74,5

9,9

12,1

2,9

0,5

100

8.600


On observe en milieu urbain une légère tendance vers la propriété de logement : 47% en 2001 contre 44% de propriétaires en 1995 et 35% de locataires en 2001 contre 43% en 1995. La proportion des ménages hébergés est restée constante entre 1995 et 2002: 12%.


    1. EAU DE BOISSON


      Cette section examine la qualité de l'eau de boisson et l'accessibilité des ménages à celle-ci. L'eau, c'est la vie, dit-on. Mais une eau non potable peut être un vecteur important de maladies, telles que le trachome, le choléra, la fièvre typhoïde et la schistosomiase. MICS2 appréhende l'accès à l'eau de boisson de qualité ou en d'autres termes, l'eau à boire salubre, par rapport à la source principale d'eau de boisson, la distance entre le logement et la source d'eau, et au temps d'accès.


      1. Sources principales d'eau de boisson


        La population congolaise utilise plusieurs sources d'eau de boisson. L'enquête considère comme eau de boisson de qualité (ou eau à boire salubre), l'eau provenant d'une des sources sui­ vantes : robinet dans le logement, robinet dans la cour ou parcelle, borne fontaine, puits à pompe, puits protégé ou aménagé, robinet dans la parcelle voisine, source aménagée.

        Cadre de vie des ménages l29

        w

        0

        Tableau 2.8 : Répartition (en %) de la population selon la source principale d'eau de boisson et certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques


        Source principale d'eau de boisson


        Total eau de boisson de qualité


        Effectif des ménages


        Eau de robinet dans le loaement

        Eau de robinet dans la cour/ parcelle


        Borne fontaine


        Puits à pompe


        Puits protégé


        Source aménagée


        Puits non protégé


        Source non aménagée


        Mare ruisseau ou fleuve

        Eau de robinet dans la parcelle voisine


        Autres


        Total


        Milieu de résidence

        Urbain

        7,0

        30,6

        5,9

        2,5

        7,9

        12,1

        3,2

        8,6

        2,4

        17,8

        1,9

        100,0

        83,9

        17.063

        Rural

        0,1

        0,4

        3,4

        0,8

        1,5

        20,8

        5,8

        41,9

        22,5

        1,5

        1,3

        100,0

        28,5

        37.912

        Province

        Kinshasa

        10,6

        57,5

        0,0

        0,3

        0,4

        1,5

        0,2

        6,2

        4,1

        18,8

        0,4

        100,0

        89,0

        5.669

        Bas-Congo

        0,7

        7,2

        4,3

        0,0

        0,0

        31,4

        0,0

        22,0

        29,4

        4,9

        0,0

        100,0

        48,5

        3.493

        Bandundu

        0,3

        2,6

        3,7

        0,0

        0,8

        20,4

        0,3

        57,5

        13,8

        0,7

        0,0

        100,0

        28,4

        6.363

        Equateur

        0,1

        0,5

        0,0

        0,3

        6,2

        16,5

        3,8

        56,2

        16,2

        0,0

        0,1

        100,0

        23,7

        5.508

        Orientale

        2,3

        5,0

        4,8

        0,0

        1,2

        23,5

        5,3

        33,4

        18,8

        4,0

        1,8

        100,0

        40,7

        7.031

        Nord-Kivu

        0,5

        1,9

        12,1

        0,8

        1,1

        25,3

        0,4

        37,6

        12,2

        2,7

        5,2

        100,0

        44,5

        3.947

        Sud-Kivu

        2,5

        4,0

        1,9

        0,0

        0,3

        25,5

        0,4

        32,4

        17,8

        13,2

        1,9

        100,0

        47,4

        3.923

        Maniema

        0,0

        0,0

        0,0

        6,7

        3,1

        23,1

        5,8

        33,4

        27,9

        0,0

        0,0

        100,0

        32,9

        1.540

        Katanga

        3,7

        7,5

        8,5

        5,2

        13,0

        9,1

        23,5

        7,8

        12,7

        6,8

        2,1

        100,0

        53,8

        7.623

        Kasaï Oriental

        0,4

        9,7

        3,3

        2,9

        3,1

        15,6

        0,9

        36,5

        10,2

        17,3

        0,2

        100,0

        52,3

        5.062

        Kasaï Occidental

        0,0

        0,3

        4,6

        0,2

        3,8

        22,6

        4,1

        29,1

        30,9

        0,1

        4,3

        100,0

        31,6

        4.817

        Niveau d'instruction

        du chef de ménage

        Sans instruction

        0,5

        4,0

        3,5

        1,0

        2,2

        20,0

        7,3

        35,1

        21,0

        3,0

        2,4

        100,0

        34,2

        8.027

        Primaire

        0,6

        3,3

        3,8

        1,0

        3,3

        20,2

        6,7

        36,3

        20,1

        3,3

        1,4

        100,0

        35,5

        19.797

        Secondaire ou plus

        4,0

        15,7

        4,7

        1,6

        4,1

        15,7

        3,3

        27,7

        12,2

        9,7

        1,3

        100,0

        55,5

        25.812

        Prog. non formel

        1,8

        23,0

        5,4

        2,4

        5,2

        26,5

        0,5

        16,8

        8,5

        9,6

        0,2

        100,0

        73,9

        985

        Sexe du chef de

        ménage

        Masculin

        2,2

        9,0

        4, 1

        1,2

        3,5

        18,3

        5,2

        32,3

        16,7

        6,2

        1,4

        100,0

        44,5

        48.563

        Féminin

        2,8

        15,5

        5,0

        1,9

        3,6

        16,8

        4,0

        26,0

        12,7

        9,3

        2,3

        100,0

        55,0

        6.413

        Ensemble du pays

        2,2

        9,8

        4,2

        1,3

        3,5

        18,1

        5,0

        31,6

        16,2

        6,5

        1,5

        100,0

        45,7

        54.976

        Le tableau 2.8 montre que 46% de la population consomme une eau de qualité : 29% en milieu rural contre 84% en milieu urbain.


        -

        -

        Ill

        Ill

        C

        C

        L'Equateur, le Bandundu, le Kasaï Occidental et le Maniema sont les provinces les plus défavori­ sées dans ce domaine, avec respectivement 24%, 28%, 32% et 33% seulement de la population qui boi­ vent de l'eau de qualité. Au Katanga et au Kasaï Orien­ tal, un peu plus de la moitié de la population con­ somme une eau de boisson de qualité. Cette propor­ tion est de 89% à Kinshasa.


        Graphique 2.4. Pourcentage de la population ayant accès à une eau de boisson

        salubre par province

        Graphique 2.4. Pourcentage de la population ayant accès à une eau de boisson

        salubre par province


        100

        100


        89

        89



        80

        80


        G)

        OI 60

        G)

        OI 60


        ..

        ..


        a.

        40

        a.

        40


        20

        20



        0

        0


        Kinshasa Katanga

        Kasaï

        Oriental

        Bas-Orgo Sld-l<ivu Nord-Kivu Orientale Maniema

        Kasaï

        Occiderœl

        Bandundu Equateu-

        Kinshasa Katanga

        Kasaï

        Oriental

        Bas-Orgo Sld-l<ivu Nord-Kivu Orientale Maniema

        Kasaï

        Occiderœl

        Bandundu Equateu-


        Province

        Province


        8

        8

        ::s

        ::s

        0

        0

        Par rapport à 1995, l'accès à l'eau potable s'est légèrement amélioré. Il est passé de 42% pour l'ensemble de la population à 46%. Cette amélioration concerne plus le milieu rural (29% en 2001 contre 26% en 1995) que le milieu urbain (84% en 2001contre 89% en 1995).


      2. Distance pour atteindre la source d'eau


        MICS2 a appréhendé la distance qui sépare le logement de la source d'eau de boisson. Les déclarations des enquêtés ont été vérifiées par les enquêteurs qui se sont rendus personnellement à la source d'eau de boisson de leur site. Le tableau 2.9 présente les proportions de ménages selon la distance entre le logement et la source d'eau.


        Dans l'ensemble du pays, 30% seulement de la population ont l'eau sur place ou à moins de 100 m. Les autres doivent parcourir des centaines de mètres, voire des kilomètres, pour obtenir de l'eau à boire.


        La différence est importante entre milieu urbain (61%) et milieu rural (16%). Kinshasa se démarque des autres provinces avec 85% de la population qui a accès à l'eau à boire sur place ou dans les 100 mètres. Les provinces du Bandundu, du Kasaï Occidental et du Maniema sont les plus défavorisées avec des taux inférieurs à 15%.


        Cadre de vie des ménages l31

        Tableau 2.9 : Répartition (en %) de la population selon la distance entre le logement et la source principale d'eau, et certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques


        Distance entre


        le logement et la source principale d'eau


        Effectif de la population

        Dans le logement

        Moins de 100 mètres

        Entre

        100 et

        500

        mètres

        Entre 500

        et 1000

        mètres

        Plus de

        1 km

        Ne sait pas


        Total


        Milieu de résidence

        Urbain

        37,7

        23,2

        15,7

        15,4

        7,5

        0,5

        100

        17.064

        Rural

        0,7

        15,1

        39,0

        30,6

        13,9

        0,8

        100

        37.912

        Province

        Kinshasa

        67,5

        17,7

        6,3

        5,3

        3,2

        0,0

        100

        5.668

        Bas-Congo

        7,6

        16,2

        32,2

        24,7

        18,6

        0,6

        100

        3.493

        Bandundu

        2,3

        6,7

        21, 1

        42,0

        26,9

        1,0

        100

        6.363

        Equateur

        1,6

        25,8

        31,8

        23,8

        16,6

        0,4

        100

        5.508

        Orientale

        7,7

        14,3

        49,5

        22,1

        6,2

        0,3

        100

        7.031

        Nord-Kivu

        2,1

        28,6

        41,8

        19,9

        7,4

        0,1

        100

        3.947

        Sud-Kivu

        5,4

        22,2

        29,5

        24,0

        18,4

        0,4

        100

        3.923

        Maniema

        0,0

        14,4

        65,0

        13,4

        4,5

        2,7

        100

        1.540

        Katanga

        13,1

        20,4

        32,5

        28,9

        4,5

        0,6

        100

        7.623

        Kasaï Oriental

        10,0

        18,1

        31,7

        30,8

        7,0

        2,4

        100

        5.062

        Kasaï Occidental

        0,3

        11,4

        31,4

        38,3

        18,1

        0,6

        100

        4.817

        Ensemble du pays

        12,2

        17,6

        31,8

        25,9

        11,9

        0,7

        100

        54.976


      3. Temps et distance pour chercher l'eau à boire salubre


L'accès facile de la population à la source d'eau de boisson de qualité est analysé par rapport au temps nécessaire pour se rendre à la source, attendre pour obtenir l'eau et pour revenir à la maison, en utilisant le moyen de déplacement le plus courant, ou par rapport à la distance qui sépare le logement de la source d'eau.


On considère qu'une personne a un accès facile à une eau de boisson de qualité lorsqu'elle dispose de cette eau sur place ou lorsqu'elle peut en disposer dans les 15 minutes, ou à moins de 100 mètres du logement. Le tableau 2.1O indique les proportions de la population qui ont un accès facile à l'eau à boire salubre par province et par milieu de résidence.


Qu'il s'agisse du temps ou de la dis­ tance, 22%, soit près d'un cinquième seulement de la population, a un accès facile à l'eau de boisson de qualité. La différence entre milieux urbain et rural est encore plus criante que pour l'accès à la source d'eau en général : 95% de la population rurale n'ont pas un accès facile à l'eau de boisson de qualité, contre 42% de la population urbaine.


La proportion de la population qui a un accès facile à l'eau de boisson de qualité est élevée à Kinshasa (84%).


32 I Cadre de vie des ménages

Tableau 2.1O : Répartition (en %) de la population ayant un accès facile à l'eau de boisson de qualité selon certaines caractéristiques socio-démographiques



Caractéristiques


Accès à l'eau de boisson de qualité

Accès à l'eau de qualité sur place ou à moins de 100 mètres

Accès à l'eau de qualité sur place ou dans les 15 minutes


Effectif de la population totale


Milieu de résidence

Urbain

83,9

58,3

57,0

17.064

Rural

28,5

5,4

6,0

37.912

Province

Kinshasa

89,0

84,3

81,2

5.669

Bas-Congo

48,5

21,4

25,5

3.493

Bandundu

28,4

4,3

3,8

6.363

Equateur

23,7

6,8

8,2

5.508

Orientale

40,7

13,5

16,4

7.031

Nord- Kivu

44 ,5

14,2

13,3

3.947

Sud-Kivu

47,4

17,9

17,3

3.923

Maniema

32,9

7,6

1,8

1.540

Katanga

53,8

28,3

27,6

7.623

Kasaï Oriental

52,3

24,8

24,8

5.062

Kasaï Occidental

31,6

1,5

1,6

4.817

Ensemble du pays

45,7

21,8

21,9

54.976


E so

E so

.,

.,

Dans toutes les autres provinces, 70 à 98% de la population doivent marcher pendant plus de 15 minutes ou au-delà de 100 mètres pour disposer de l'eau de boisson de qualité. Ces proportions renseignent sur le fardeau qui pèse sur les femmes, surtout en milieu rural, car c'est principalement elles qui ont la charge d'aller puiser l'eau. '



Graphique 2.5. Pourcentage de la population ayant accès à l'eau de boisson

de qualité dans les 15 minutes

Graphique 2.5. Pourcentage de la population ayant accès à l'eau de boisson

de qualité dans les 15 minutes


90

90

81.2

81.2


80


70


60

80


70


60


C.,:

:, 40

0

IL

30


20


10


0

C.,:

:, 40

0

IL

30


20


10


0


Kinshasa Katanga Bas-Congo Kasaï Sud-Kivu Orientale Nord- Kivu Equateur Bandundu Maniema Kasaï

Oriental Occidental

Province

Kinshasa Katanga Bas-Congo Kasaï Sud-Kivu Orientale Nord- Kivu Equateur Bandundu Maniema Kasaï

Oriental Occidental

Province


Cadre de vie des ménages l33

    1. ASSAINISSEMENT DES LOGEMENTS


      L'environnement immédiat a un impact certain sur la situation sanitaire des personnes qui y vivent. La présente section examine les types de toilettes utilisées, le système sanitaire pour le traitement des excréments, les modes d'évacuation des eaux usées et des ordures ménagères.


      1. Types de toilettes utilisées


        Le tableau 2.11 présente la répartition des ménages en fonction des différents types de toilet­ tes qu'ils utilisent effectivement ; l'enquête a tenu compte, en effet, de l'utilisation plutôt que de la possession. On y observe que la proportion de la population qui utilise des toilettes hygiéniques est de 46% dans l'ensemble du pays. Sont considérées comme toilettes hygiéniques dans cette en­ quête, les toilettes connectées au système d'égouts et les toilettes à chasse d'eau (1%), les latrines améliorées - latrines à évacuation (7%) et latrines à ventilation (0,3%) - ainsi que les latrines tradi­

        tionnelles couvertes (37%). Si l'on ne tient pa:s compte des latrines traditionnelles couvertes (inclu­ ses ici pour raison de comparabilité internationale des données), on constate que moins de 10% de ménages ont accès à des toilettes hygiéniques.


        Tableau 2.11 : Répartition (en %) de la population selon le type de toilettes utilisées et certaines caracté­ ristiques socio-démographiques



        Caractéristiques

        Type de toilettes utilisées


        w

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        Milieu de

        Résidence

        Urbain

        4,1

        22,4

        0,7

        33,5

        29,0

        6,6

        0,5

        3,2

        100

        60,7

        17.064

        Rural

        0,1

        0,3

        0,1

        38,9

        38,0

        6,9

        0,4

        15,2

        100

        39,4

        37.912

        Province

        Kinshasa

        7,4

        50,5

        1,4

        13,9

        15,9

        9,8

        0,1

        1,1

        100

        73,2

        5.669

        Bas-Congo

        0,2

        3,8

        0,4

        22,4

        41,5

        12,9

        2,4

        16,4

        100

        26,8

        3.493

        Bandundu

        0,0

        0,4

        0,0

        57,2

        25,1

        5,2

        0,2

        12,0

        100

        57,6

        6.363

        Equateur

        0,0

        0,8

        0,0

        37,4

        37,4

        4,6

        1,0

        18,8

        100

        38,2

        5.508

        Orientale

        2,0

        1,6

        0,4

        46, 1

        37,9

        3,7

        0,3

        8,0

        100

        50,1

        7.031

        Nord-Kivu

        0,0

        0,7

        0,2

        45,7

        39,7

        8,2

        0,5

        4,9

        100

        46,7

        3.947

        Sud-Kivu

        0,0

        0,8

        0,4

        56,1

        28,8

        4,7

        0,4

        8,8

        100

        57,4

        3.923

        Maniema

        0,0

        0,0

        0,0

        12,4

        78,7

        3,1

        0,5

        5,3

        100

        12,4

        1.540

        Katanga

        2,0

        7,5

        0,4

        37,8

        20,8

        15,0

        0,0

        16,4

        100

        47,7

        7.623

        Kasaï Oriental

        0,2

        1,6

        0,0

        37,6

        44,6

        2,2

        0,0

        13,7

        100

        39,5

        5.062

        Kasaï Occidental

        0,0

        1,1

        0,0

        20,1

        61,2

        1,7

        0,2

        15,7

        100

        21,2

        4.817

        Ensemble du pays

        1,3

        7,2

        0,3

        37,2

        35,2

        6,8

        0,4

        11,5

        100

        46,0

        54.976



        En milieu urbain, 61% de la population utilisent des latrines hygiéniques contre 39% en milieu rural. Pres­ que 3/4 de la population de Kinshasa ont accès à des latrines hygiéniques. Le Bas-Congo (27%), le Kasaï Occidental (21%) et le Maniema (12%) ont, par contre, les proportions les plus faibles de la population ayant accès à un système sanitaire d'évacuation des excré- ments.


        34 I Cadre de vie des ménages


        Graphique 2.6. Pourcentage de la population utilisant des toilettes hygiéniques

        par province

        Graphique 2.6. Pourcentage de la population utilisant des toilettes hygiéniques

        par province


        60

        .r. 40

        20

        60

        .r. 40

        20


        0

        0

        Kinshasa Bandundu Sud-Kivu Orientale Katanga

        Nord-Kivu Kasa'f

        Oriental

        Province

        Equateur Bas-Congo Kasaî Maniema

        Occidental

        Kinshasa Bandundu Sud-Kivu Orientale Katanga

        Nord-Kivu Kasa'f

        Oriental

        Province

        Equateur Bas-Congo Kasaî Maniema

        Occidental


      2. Localisation des toilettes


        Comme pour l'eau, MICS2 a cherché à savoir où sont localisées les toilettes par rapport au logement. Le tableau 2.12 révèle que 82% de la population disposant de toilettes utilisent des toilettes situées dans la cour ou la parcelle, 4% dans le logement et 14% hors de la cour ou de la parcelle.


        En milieu urbain, la proportion de la population dont les toilettes se situent dans le logement, la parcelle ou la cour est de 97%. Au regard de la fraction de la population qùi utilise des latrines hygiéniques (46%), il faudrait admettre que la majorité de la population de nos villes vivent dans un environnement peu salubre, près de 54% de toilettes non hygiéniques utilisées étant situées dans le logement, dans la cour ou la parcelle.


        Tableau 2.12 : Répartition (en %) de la population ayant des toilettes selon la localisation de celles-ci et certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques


        Localisation


        des toilettes


        Effectif de la population ayant des toilettes


        Dans le logement


        Dans la cour / oarcelle


        Hors de la cour / oarcelle


        Total


        Milieu de résidence

        Urbain

        10,3

        86,9

        2,8

        100

        16.526

        Rural

        1,2

        79,7

        19,1

        100

        32.134

        Province

        Kinshasa

        12,7

        84,4

        3,0

        100

        5.609

        Bas-Congo

        2,5

        81,8

        15,7

        100

        2.920

        Bandundu

        0,9

        75,7

        23,4

        100

        5.600

        Equateur

        1,4

        85,1

        13,6

        100

        4.472

        Orientale

        6,9

        73,7

        19,4

        100

        6.467

        Nord-Kivu

        1,3

        83,2

        15,4

        100

        3.754

        Sud- Kivu

        1,5

        74,9

        23,6

        100

        3.580

        Maniema

        2,0

        79,9

        18,1

        100

        1.458

        Katanga

        5,6

        87,1

        7,3

        100

        6.370

        Kasaï Oriental

        5,0

        90,2

        4,8

        100

        4.370

        Kasaï Occidental

        1,1

        87,8

        11,1

        100

        4.060

        Ensemble du pays

        4,3

        82,1

        13,6

        1 00

        48.660

        Cadre de vie des ménages l35

      3. Traitement des excréments des petits enfants


        Ont été considérés comme petits enfants ceux de la tranche d'âge de o à 3 ans dont on a cherché à savoir ce que les parents font de leurs excréments (tableau 2.13). Les données montrent que 72% des ménages utilisent des moyens hygiéniques de traitement des excréments des petits enfants: soit que les enfants utilisent les toilettes (3%), soit que leurs excréments sont jetés dans les toilettes (69%).


        Les excréments des petits enfants ne sont pas traités de façon hygiénique (jetés en dehors de la cour, enterrés dans la cour ou laissés traîner par terre) dans des proportions assez élevées dans quelques provinces, notamment le Kasaï Occidental (36%) et l'Equateur (30%). En milieu rural, 31% de la population ne réservent pas un traitement hygiénique aux excréments des petits enfants contre 8% dans les villes


        Tableau 2.13 : Répartition (en %) des ménages ayant des enfants de 0-36 mois selon le traitement de leurs excréments et certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques


        Utilisent toujours les toilettes


        Jettent dans les toilettes


        Jettent en dehors de la cour


        Enterrent dans la cour


        Ne sont pas jetés, restent par terre


        Autres


        Total

        Effectif des ménages avec enfants de O à 36 mois


        Milieu de résidence

        Urbain Rural


        Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-K ivu Maniema Katanga

        Kasaï Oriental Kasaï Occidental


        2,7


        86,7


        2,9


        4,4


        0,4


        2,9


        100


        1.720

        2,4

        62,0

        18,8

        8,5

        3,3

        4,9

        100

        4.169


        2,8


        88,2


        1,6


        5,2


        0,1


        2,2


        100


        540

        2,0

        63,7

        17,2

        4,7

        6,2

        6,2

        100

        412

        0,7

        69,6

        12,0

        11,6

        0,9

        5,2

        100

        725

        1,0

        62,0

        22,9

        5,8

        1,7

        6,6

        100

        534

        3,4

        72,3

        13,1

        6,3

        1,0

        3,9

        100

        739

        3,9

        74,2

        11,9

        4,9

        1,7

        3,3

        100

        428

        3,1

        67,4

        20,1

        3,8

        1,8

        3,9

        100

        433

        2,5

        82,2

        11,7

        0,6

        0,0

        3,1

        100

        150

        3,7

        65,6

        13,9

        7,8

        4,2

        4,8

        100

        823

        3,4

        67,3

        14,4

        10,5

        0,9

        3,5

        100

        559

        1,0

        58,8

        18,0

        11,0

        7, 1

        4,0

        100

        547

        Ensemble du pays

        2,5

        69,3

        14,2

        7,3

        2,4

        4,3

        100

        5.889


      4. Mode d'évacuation des eaux usées


Le tableau 2.14 présente tes différents modes d'évacuation des eaux usées en RDC : égouts, caniveaux d'eaux pluviales, puits perdu, trou dans les parcelles ou la rue, jet à la volée dans fa parcelle ou la rue. Les trois premiers sont considérés ici comme modes d'évacuation hygiéniques. Ils sont très peu utilisés dans l'ensemble du pays : 9% seulement de la population.


Les moyens hygiéniques d'évacuation des eaux usées sont principalement utilisés par la catégorie des ménages les plus riches (32%), en milieu urbain {24%) et à Kinshasa (34%).


En milieu rural, les eaux usées sont éva­ cuées principalement par un trou ou elles sont je­ tées à la volée dans la parcelle ou dans la rue : 92% des ménages ruraux ont recours à ces prati­ ques.


. 6 j Cadre de vie des ménages

Tableau 2.14 : Répartition (en %) des ménages selon les moyens sanitaires d'évacuation des eaux usées et certaines caractéristiques socio-démographiques



Caractéristiques

Eva- cuat ion par les égouts

Caniveaux d'eaux pluviales


Puits perdu

Trou dans la parcelle

/ rue

A la volée dans la parcelle, dans la rue


Autres


Total

Total moyens sanitaires hygiéniques d'évacuation


Effectif des ménages

Milieu de Résidence

Urbain Rural


Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

Kasaï Oriental KasaiOccidental


Niveau de Pauvreté Plus pauvres Pauvres

Moyens Riches Plus riches


4 ,7


16,8


2, 1


23,2


50,5


2,7


100


23,6


2.578

0,1

1,7

1,0

16,9

75,5

4,7

100

2,9

6.022


7,5


25,4


1,5


17,4


45,2


3, 1


100


34,4


841

5,8

3.9

0,0

9,5

74,8

6,0

100

9,7

633

0,1

0,2

1,2

39,7

56,4

2,4

100

1,5

982

0,1

1,1

0,4

5,5

84,3

8,7

100

1,6

750

0,0

7,1

2,9

6,0

80,5

3,5

100

10,0

1.121

0,2

1,8

0,0

4,3

84,7

9,1

100

2,0

660

0,2

11,0

1,1

8,6

76,7

2,4

100

12,3

599

0,0

9,0

0,9

0,0

73,3

16,8

100

9,9

214

1,5

6,8

0,9

23 ,6

65,0

2,2

100

9,2

1.250

0,5

2,7

2,3

33,2

60,1

1,4

100

5,4

843

0,3

0,6

2,8

36,0

58,7

1,7

100

3,7

707


0,1


1,1


1,0


14,5


78,7


4,7


100


2,2


1.850

0,2

1,8

0,8

16,8

75,7

4,8

100

2,8

1.772

0,0

1,9

1,3

22,9

70,1

3,8

100

3,2

1.724

0,2

6,2

1,9

21,4

66,1

4,3

100

8,3

1.685

7,8

22,1

2,0

18,8

46 ,6

2,8

100

31,9

1.569


Ensemble du pays


1,5


6,2


1,4


18,8


68,0


4,1


100


9,1


8.600



2.3.5. Mode d'évacuation des ordures ménagères


Les ménages congolais évacuent leurs ordures ménagères à travers un service organisé public ou privé, par incinération ou enfouissement, par jet sur la voie publique, dans un cours d'eau, dans un dépotoir sauvage ou en les transformant en compost ou fumier. Le service organisé, l'inci­ nération, l'enfouissement et le compost/fumier sont considérés comme des moyens sanitaires d'éva­ cuation des ordures ménagères.


Il ressort du tableau 2.15 que près de 60% de la population enquêtée ne font pas usage de

. moyens hygiéniques pour se débarrasser des ordures ménagères : 46% des ménages les jettent simplement dans des dépotoirs sauvages, 4% sur la voie publique, 2% dans les cours d'eau et 6% ailleurs. Cette pratique contribue à la pollution du cadre de vie des ménages.


Cadre de vie des ménages l37

Tableau 2.15 :Répartition (en %) des ménages selon les moyens sanitaires d'évacuation des ordu­ res ménagères et certaines caractéristiques socio-démographiques



Caractéristiques

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Milieu de résidence

Urbain

10,9

8,6

21,9

12,2

8,7

2,4

30,8

4,4

100

53,7

2.578

Rural

0,0

4,8

12,9

19,6

1,6

2,0

52,5

6,7

100

37,2

6.022

Province

Kinshasa

29,1

6,4

14,6

11,6

6,2

6,6

21,6

3,9

100

61,7

841

Bas-Congo

1,8

9,6

10,3

6,0

1,9

0,0

61,5

9,0

100

27,6

633

Bandundu

0,0

7,4

27,7

14,6

4,5

0,5

39,5

5,8

100

49,7

982

Equateur

0,0

4,9

3,2

5,0

0,5

8,8

75,5

2,1

100

13,0

750

Orientale Nord- Kivu

0,2

0,8

4,6

o,e

5,3

8,4

16,7

56,3

1,0

0,2

2,9

0,2

61,5

24,2

7,8

9, 1

100

100

26,8

66,3

1.121

660

Sud-Kivu

1,7

4,1

5,4

53,5

5,2

0,6

29,0

0,6

100

64,7

599

Maniema

0,0

0,4

0,4

0,0

0,0

0,0

99,1

0,0

100

0,9

214

Katanga

0,7

9,2

18,9

14,9

4,0

0,7

44,2

7,4

100

43,7

1.250

Kasaï Oriental

0,0

6,6

20,4

4,4

12,0

0,1

45,9

10,6

100

31,4

843

Kasaï Occidental

0,0

4,8

42,3

10,7

1,7

1,5

36,5

2,5

100

57,8

707

Niveau de pauvreté

Plus pauvres

0,0

2,4

10,7

20,4

1,0

2,3

57,5

5,7

100

33,5

1.850

Pauvres

0, 1

5,6

12,0

16,4

1,6

1,7

55,4

7,2

100

34,1

1.772

Moyens

0,0

7,6

17,6

20,3

2,3

1,6

45,3

5,4

100

45,5

1.724

Riches

0,8

6,6

19,9

19,6

5,4

1,4

39,2

7,3

100

46,8

1.685

Plus riches

17,0

7,9

18,6

9,4

9,0

4,0

29,9

4,2

100

52,9

1.569

Ensemble du pays

3,3

5,9

15,6

17,4

3,7

2,1

46,0

6,0

100

42,2

8.600


La proportion des ménages n'utilisant pas de moyens sanitaires hygiéniques d'évacuation des ordures est de 46% en milieu urbain contre 63% en milieu rural. Les ménages les plus pauvres utilisent moins les moyens sanitaires hygiéniques d'évacuation des ordures (34%) que les ménages les plus riches (53%).


    1. SECURITE ALIMENTAIRE


      La situation de la sécurité alimentaire est décrite à travers les variables ci-après : existence ou non de stock de vivres, d'un champ de produits vivriers ou de l'argent pour nourrir le ménage ; nombre de repas consommés par jour ; et encadrement des ménages par un agent de développe­ ment.


      1. Réserves alimentaires


        Au total, 66% de ménages affirment disposer de réserves alimentaires, c'est-à-dire dispo­ sent d'un stock de vivres, d'un champ de produits vivriers ou de l'argent. La proportion est plus élevée en milieu rural (76%) à cause du mode de production paysanne basée essentiellement sur l'agricul­ ture.


        38 I Cadre de vie des ménages

        Tableau 2.16 : Répartition (en %) des ménages selon la disponibilité des réserves alimentaires et certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques

        Disponibilité des réserves alimentaires


        Effectif des ménages

        Oui

        Non


        Milieu de résidence

        Urbain

        43,6

        56,4

        2.578

        Rural

        75,6

        24,4

        6.022

        Province

        Kinshasa

        26,8

        73,2

        841

        Bas-Congo

        83,1

        16,9

        633

        Bandundu

        82,0

        18,0

        982

        Equateur

        62,5

        37,5

        750

        Orientale

        67,5

        32,5

        1.121

        Nord-Kivu

        84,9

        15,1

        660

        Sud-Kivu

        34,1

        65,9

        599

        Maniema

        52,6

        47,4

        214

        Katanga

        64,8

        35,2

        1.250

        Kasaï Oriental

        64,1

        35,9

        843

        Kasaï Occidental

        94,1

        5,9

        707

        Ensemble du pays

        66,0

        34,0

        8.600


        Dans les centres urbains, la situation est moins favorable, car plus de la moitié des citadins ne disposent pas de réserves alimentaires (56%). A Kinshasa, les trois quarts des habitants vivent au jour le jour : ils ne disposent ni de stocks de vivres ni de l'argent pour assurer leur alimentation.


        La sécurité alimentaire est également précaire dans les provinces suivantes : Sud-Kivu (66% des ménages sans réserves alimentaires), Maniema (47%), Equateur (37%), Kasaï-Oriental (36%) et Katanga (35%).


      2. Nombre de repas par jour


        Le nombre de repas par jour est un des indicateurs de l'apport alimentaire. Bien qu'il ne prenne pas en compte les aspects qualitatifs comme la fraîcheur, la propreté et la qualité nutritive des aliments, il permet toutefois d'apprécier l'objectif primordial de toute personne, celui de se nour­ rir.

        Tableau 2.17 :Répartition (en%) des ménages selon le nombre de repas journaliers et certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques


        Nombre de repas


        Effectif des ménages


        Nombre moyen de repas par jour


        1


        2


        3

        Moins d'un repas oar iour


        Milieu de résidence

        Urbain

        38,0

        52,5

        7,8

        1,7

        2.578

        1,7

        Rural

        22,0

        61,5

        13,8

        2,7

        6.022

        1,9

        Province

        Kinshasa

        23,3

        62,3

        12,6

        1,8

        841

        1,9

        Bas-Congo

        11,5

        75,3

        10,4

        2,8

        633

        1,9

        Bandundu

        8,9

        63,2

        27,3

        0,6

        982

        2,2

        Equateur

        44,9

        42,2

        8,3

        4,6

        750

        1,6

        Orientale

        34,9

        51,0

        9,6

        4 ,5

        1.121

        1,7

        Nord-Kivu

        14,7

        72,1

        11,0

        2,2

        660

        1,9

        Sud-Kivu

        36,0

        53,8

        5,2

        5,0

        599

        1,6

        Maniema

        21,5

        56,5

        21,6

        0,4

        214

        2,0

        Katanga

        28,7

        61, 1

        9,3

        0,9

        1.250

        1,8

        Kasaï Oriental

        42,2

        43,8

        11,8

        2,2

        843

        1,7

        Kasaï Occidental

        20,8

        70,1

        8,3

        0,9

        707

        1,9

        Ensemble du pays

        26,8

        58,8

        12,0

        2,4

        8.600

        1,8

        Cadre de vie des ménages l39

        Dans l'ensemble, 27% des ménages consomment un seul repas par jour et 59% en con­ somment deux. La majorité de la population, soit 86%, prennent ainsi moins de trois repas par jour. Dans les centres urbains, ce sont 91% des ménages qui ne peuvent pas consommer trois repas par jour. A Kinshasa, la proportion est de 86%.



        Graphique 2.7. Pourcentage de ménages selon le nombre

        de repas consommés par jour

        Graphique 2.7. Pourcentage de ménages selon le nombre

        de repas consommés par jour


        3 repas

        12%

        Moins d'un repas/jour

        2,4%

        3 repas

        12%

        Moins d'un repas/jour

        2,4%


        1 repas

        26 ,8%

        1 repas

        26 ,8%


        2 repas

        58,8%

        2 repas

        58,8%


        Le tableau fait ressortir un fait dramatique: 2% de la population congolaise consomment moins d'un repas par jour et donc ne mangent pas tous les jours. Cette situation est plus préoccu­ pante dans le Sud-Kivu, à l'Equateur et dans la Province Orientale qui sont des provinces à voca­ tion agricole mais où 5% des ménages mangent moins d'un repas par jour.


      3. Encadrement des ménages par les agents de développement


        Le tableau 2.18 présente la proportion des ménages qui ont reçu l'encadrement d'un agent de développement au cours des 6 derniers mois dans différents domaines de l'agriculture.


        Dans l'ensemble du pays, 13% seulement des ménages ont bénéficié des conseils ou des enseignements des structures d'encadrement et de vulgarisation agricoles ou des agents de déve­ loppement. Cet encadrement a été réalisé essentiellement dans le domaine de l'agriculture (9% de ménages) et dans une moindre mesure dans celui de l'élevage (4%} et celui des pratiques nutrition­ nelles (3%}.


        40 1 Cadre de vie des nages

        Tableau 2.18 : Répartition (en %) des ménages selon l'accès aux structures d'encadrement et de vulgarisa­ tion agricole et certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques


        Ménages encadrés


        Domaine


        Effectif des Ménages


        .3

        '3

        (.)

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        :5

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        Milieu de résidence

        Urbain

        3,9

        1,5

        0,3

        0,9

        0,3

        0,6

        1,0

        0,7

        2.578

        Rural

        17,4

        1,3

        1,4

        4 ,9

        2,6

        1,3

        3,9

        3,2

        6.022

        Province

        Kinshasa 3,1

        Bas-Congo 19,9

        Bandundu 40,5

        Equateur 5,9

        Orientale 7,9

        Nord-Kivu 10,9

        Sud-Kivu 17,5

        Maniema 17,2

        Katanga 3,2

        Kasaï Oriental 8,7

        Kasaï Occidental 19,5


        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres 15,7

        Pauvres 16,9

        Moyens 16,8

        Riches 11,8

        Plus riches 4,4

        0,7

        0,2

        0,5

        0,1

        1,1

        0,7

        0,6

        841

        16,7

        0,5

        7,7

        0,0

        0,5

        0,6

        0,9

        633

        31,1

        7,1

        14,1

        9,5

        3,6

        8,4

        4,9

        982

        4,7

        0,7

        1,2

        0,5

        0,0

        3,2

        0,1

        750

        4,3

        0,6

        1,2

        1,0

        2,1

        1,7

        1,6

        1.121

        7,0

        0,0

        5,0

        0,2

        1,4

        5,2

        2,4

        660

        12,4

        0,0

        2,2

        0,2

        0,2

        1,8

        6,5

        599

        11,7

        0,9

        6,1

        6,5

        0,0

        0,9

        0,9

        214

        2,2

        0,0

        0,0

        0,0

        0,1

        0,4

        0,6

        1.250

        2,6

        0,4

        0,9

        0,2

        0,6

        4,7

        4,2

        843

        14,6

        0,0

        5,7

        4,7

        0,6

        4,7

        4,5

        707


        12,9


        1,8


        3,2


        2,2


        1,1


        4,4


        2,9


        1.850

        11,3

        1,6

        6,6

        4,1

        1,1

        3,4

        3,1

        1.772

        11,8

        7,4

        1,1

        0,3

        4,8

        2 ,8

        1,7

        0,9

        1,6

        0,7

        3,8

        2,4

        2,9

        2,2

        1.724

        1.685

        1,9

        0,5

        0,9

        0,2

        0,9

        0,8

        0,8

        1.569

        Ensemble du pays 13,4

        9,3

        1,1

        3,7

        1,9

        1 1

        3,0

        2,4

        8.600



        Les ménages pauvres et moyens ont été plus encadrés que les ménages riches et ce, quel que soit le domaine considéré. De même, les ménages ruraux bénéficient de plus d'encadrement que les ménages urbains dans tous les domaines. Les provinces qui bénéficient le plus de l'encadre­ ment des agents de développement sont le Bandundu (41%), le Bas-Congo (20%), le Kasaï Occi­ dental (20%), le Sud-Kivu (18%) et le Maniema (17%). Tandis que Kinshasa, le Katanga et l'Equateur sont les provinces les moins suivies avec moins de 6% de ménages encadrés .


    2. SITUATION D'ACTIVITE DE LA POPULATION ADULTE


Il a été demandé à chaque membre du ménage son activité principale, c'est-à-dire l'activité qui l'occupe pendant la plus grande partie de son temps, même s'il effectue d'autres travaux. Les réponses obtenues permettent de se faire une idée sur le statut professionnel de la population d'âge actif (15-64 ans).


Le tableau 2.19 indique que 57% de la population âgée de 15 à 64 ans exercent une activité économique : travailleurs salariés, travailleurs non salariés et travailleurs agricoles . La majorité des travailleurs est occupée dans le secteur agricole (41%) : agriculture, pêche, élevage, chasse. La proportion est de 56% en milieu rural, contre 10% en milieu urbain. L'activité agricole n'est donc pas totalement absente en milieu urbain. Elle est pratiquée comme activité principale ou occasionnelle , dans les parcelles et les jardins situés dans la périphérie des villes , et témoigne de la ruralité des villes congolaises.


Cadre de vie des ménages 14 1


Tableau 2.19 :Répartition (en %) de la population de 15 à 64 ans selon le statut d'occupation et certaines caractéristiques socio-démographiques



Caractéristiques

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Milieu de résidence

Urbain

4,0

23,6

14,2

17,4

10,4

0,4

20,1

7,0

2,9

100

8.860

Rural

7,0

14,7

3,9

4,7

56,0

0,1

9,1

2,0

2,4

100

18.530

Province

Kinshasa

3,4

24,1

15,5

19,1

3,8

0,5

19,9

11,2

2,5

100

3.150

Bas-Congo

6,0

19,8

9,0

7,9

49,4

0,3

4,3

1,6

1,8

100

1.732

Bandundu

3,6

23,3

5,9

6,7

45,6

0,1

8,2

3,6

3,1

100

3.226

Equateur

7,2

15,3

4,4

7,3

45,3

0,1

15,6

2,3

2,6

100

2.694

Orientale

6,3

13,8

4,3

5,9

46,9

0,1

17,5

2,6

2,6

100

3.560

Nord-Kivu

9,1

10,7

4,4

1,7

67, 1

0,1

3,3

2,5

0,9

100

1.863

Sud-Kivu

8,0

12,5

3,1

7,7

52,4

0,1

8,7

4,0

3,5

100

1.905

Maniema

5,1

20,7

5,0

3,5

39,4

0,1

20,6

1,5

3,5

100

790

Katanga

7,9

16,4

6,7

7,8

41, 1

0,2

14,3

3,0

2,7

100

3.743

Kasaï Oriental

5,2

16,7

6,0

18,9

30,2

0,4

17,6

2,3

2,7

100

2.480

Kasaï Occidental

5,1

19,1

13,2

4,0

50,3

0,1

4,7

1,6

1,9

100

2.247

Niveau de pauvreté

Plus pauvres

6,2

13,0

2,7

4,3

57,4

0,1

11,4

2,3

2,5

100

5.498

Pauvres

7,2

14,2

3,2

5,4

57,1

0,1

8,3

2,0

2,4

100

5.295

Moyens

7,3

13,7

4,6

5,3

52,9

0,2

11,6

2,2

2,3

100

5.267

Riches

6,3

18,6

8,5

11,2

37,1

0,2

12,1

3,0

3,0

100

5.478

Plus riches

3,4

27,5

16,4

17,0

5,3

0,4

19,3

8,2

2,5

100

5.852

Sexe

Masculin

4,8

24,4

12,0

11,8

38,2

0,4

0,0

5,6

2,8

100

13.157

Féminin

7,2

11,3

2,8

6,1

44,1

0,0

24,4

1,8

2,3

100

14.232

Age

15-29 ans

11,4

33,0

2,8

5,9

29,1

0,0

10,9

4,2

2,6

100

14.437

30-59 ans

0,0

0,4

12,4

12,4

55, 1

0,2

14,9

3,0

1,6

100

12.226

60 ans et plus

0,0

0,0

8,6

6,1

50,8

3,6

11,6

2,1

17,1

100

727

Ensemble du pays

6,0

17,6

7,2

8,8

41,3

0,2

12,7

3,6

2,5

100

27.390


La faible proportion des travailleurs salariés (7%) est révélatrice de ce que le Rapport Natio­ nal sur le Développement Humain qualifie de "l'effondrement de l'emploi moderne ". Ce rapport ren­ seigne que "le volume de la main-d'œuvre salariée est tombée de 8% en 1958 à 2% en 1997" (RNDH, 2001), parce que 1) l'Etat n'a pas pris des mesures qui incitent les investisseurs (nationaux ou étrangers) à la création d'emplois ; 2) les contraintes des programmes d'ajustement structurel ont envoyé des milliers de salariés au chômage ou même à l'inactivité ; 3) les pillages des années 1991 et 1993 ont conduit à la suppression d'un bon nombre d'emplois qui restaient encore, et 4) la guerre a lessivé le peu d'infrastructures restantes là où elle a sévi, réduisant par conséquent l'offre de travail.


Les travailleurs non salariés, c'est-à-dire les personnes qui exercent une activité économi­ que pour laquelle elles ne perçoivent pas un salaire (activités indépendantes autres que l'agriculture) , sont un peu plus nombreux (9%) que les travailleurs salariés (7%). Ceci corrobore le fait bien connu de la prédominance du secteur informel en ROC. Ce secteur accueille des millions de personnes, y compris les jeunes diplômés, qui ne trouvent pas d'emplois, ceux qui développent des activités infor­ melles pour suppléer leur salaire et ceux dont ces activités sont exercées pour l'enrichissement (Pain, 1980).


42 I Cadre de vie des ménages

La proportion des travailleurs salariés de sexe masculin (12%) est quatre fois plus élevée que celle des femmes salariées {3%). L'écart est plus réduit lorsqu'on considère le travail non sala­ rié, où les femmes représentent la moitié des travailleurs hommes. Les femmes travaillent surtout dans le secteur informel (6%), tandis que les hommes sont aussi nombreux dans le secteur formel qu'informe! (12%). Les pesanteurs culturelles, les obligations maternelles et conjugales, et le retard pris par la femme congolaise pour sa scolarisation expliqueraient ce faible accès à l'emploi salarié.


C'est à Kinshasa que la proportion des travailleurs salariés est la plus élevée (16%). Elle est suivie par le Kasaï Occidental (13%), le Bas-Congo {9%) et le Katanga (7%). Ces résultats rensei­ gnent sur les inégalités du pays en matière d'industrialisation et de potentialités d'emplois du secteur moderne.


Ce sont les personnes les plus riches qui exercent le plus les emplois salariés (12%) ou se retrouvent dans le secteur informel (17%). Par contre, les populations pauvres sont de loin plus nombreuses dans les activités agricoles (57%).


L'indicateur de développement humain (IDH)


Cet indicateur sert à montrer comment la précarité du cadre de vie des ménages qui vient d'être décrite dans les sections précédentes se traduit à travers le niveau du développement humain atteint par les différentes provinces de la ROC. Il résume la situation relative au taux d'alphabétisa­ tion des adultes ; l'espérance de vie à la naissance ; le taux brut de scolarisation ; et le PIB par habitant en PPA (Parité du Pouvoir d'Achat). Il permet de mesurer le niveau de pauvreté non seule­ ment en termes monétaires, mais plutôt en rapport avec les besoins fondamentaux des populations qui en sont victimes.


Les inégalités de développement humain qui sont observées au niveau des provinces per­ mettront par ailleurs de bien interpréter la situation des enfants et des femmes de chaque province, en ce qui concerne la santé, la mortalité, l'éducation, la nutrition, etc. Le tableau 2.20 ci-après donne les niveaux de l'IDH calculés en se basant sur les données collectées par MICS2 (1l.


Tableau 2.20 : Indice de développement humain des différentes provinces



Province

Taux d'al- phabéti- sation des

adultes

Espérance de vie à la

naissance

Taux brut de scolarisation

des enfants de 6 - 23 ans


PIB par habitant en dollars PPA

Somme des indicateurs

IDH

Kinshasa

89,5

55,9 (0,515)

55,4 (0,781)

2.929 (0,564)

1,860

0,620

Bas-Congo

70,0

45,4 (0,340)

50,6 (0,635)

1.238 (0,420)

1,395

0,465

Bandundu

70,5

51,9 (0,448)

51,3 (0,641)

293 (0,179)

1,269

0,423

Equateur

56,6

42,7 (0,295)

35,0 (0,494)

229 (0,138)

0,927

0,309

Orientale

65,8

43,3 (0,305)

41,7 (0,578)

282 (0,173)

1,056

0,352

Nord-Kivu

52,2

43,7 (0,312)

28,8 (0,444)

995 (0,383)

1,139

0,380

Sud-Kivu

61,7

42,5 (0,292)

34,6 (0,527)

604 (0,300)

1,118

0,373

Maniema

64,7

47,2 (0,370)

44, 1 (0,578)

641 (0,310)

1,258

0,419

Katariga

64,0

44,7 (0,328)

38,5 (0,555)

1.249 (0,421)

1,305

0,435

Kasaï Oriental

74,8

46,6 (0,360)

52,3 (0,673)

739 (0,334)

1,367

0,456

Kasaï Occidental

70,2

44,4 (0,323)

48,4 (0,629)

744 (0,335)

1,288

0,429


< 11 Les données de base proviennent de MICS2, à l'exception du PIB/hab. en PPA tiré du RNDH (2001) et qui est supposé constant de 1999 (année d'estimation du RNDH) à 2001 ; les valeurs entre parenthèses sont les indicateurs définis par la méthode de calcul de l'IDH, à savoir l'indicateur de l'espérance de vie à la naissance, l'indicateur du niveau d'instruction , et l'indicateur du PIB réel en PPA.


Cadre de vie des ménages j43


Ce tableau montre les niveaux de développement humain des différentes provinces du pays. Ainsi, Kinshasa vient en tête,suivie du Bas-Congo puis du Kasaï Oriental, etc. La province de l'Equa­ teur demeure celle où le niveau est le plus faible.


CONCLUSION


Les résultats suivants ressortent de l'analyse des données surie cadre de vie :



44 I Cadre de vie des ménages

usées sont surtout évacuées par un trou ou jetées à la volée dans la parcelle ou dans la rue (92% des ménages).



En définitive, les deux objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants relatifs à l'accès univer­ sel à l'eau à boire salubre et aux systèmes sanitaires d'évacuation des excréments ne sont pas atteints, et la situation demeure préoccupante surtout pour les populations rurales.


Cadre de vie des ménages 145


46 I Cadre de vie des ménages

3

3

CARACTERISTIQUES SOCIO­ DEMOGRAPHIQUES DE LA POPULATION


INTRODUCTION


Ce chapitre examine les structures de la population par âge, sexe et état matrimonial ainsi que la taille et la composition des ménages (section 3.1) ; les niveaux, tendances et facteurs de variation de la fécondité (section 3.2) ; les niveaux, tendances et facteurs de variation de la mortalité des enfants (section 3.3) ; la mortalité maternelle (section 3.4).


Le Sommet Mondial pour les Enfants avait fixé comme objectifs relatifs à la mortalité et à la fécondité :



MICS1 a estimé la mortalité infantile à 148 pour mille et la mortalité infante-juvénile à 220 pour mille, mais n'avait pas mesuré la mortalité maternelle.


    1. STRUCTURES DE LA POPULATION


      1. Structure de la population par âge et sexe


        Le tableau 3.1 présente la répartition de la population enquêtée par âge et sexe.


        Tableau 3.1 : Répartition (en %) de la population enquêtée par groupe d'âge quinquennal selon le milieu de résidence et le sexe

        Groupes d'âge

        Urbain

        Rural

        Ensemble du pays

        Hommes

        Femmes

        Total

        Hommes

        Femmes

        Total

        Hommes

        Femmes

        Total

        0-4

        9,3

        8,9

        18,2

        9,6

        9,6

        19,2

        9,5

        9,4

        18,9

        5.9

        7, 1

        7,3

        14,4

        7,8

        7,8

        15,6

        7,6

        7,6

        15,2

        10-14

        6,6

        7,0

        13,5

        7,0

        7,1

        14,0

        6,9

        7,0

        13,9

        15-19

        5,7

        5,9

        11,6

        5,7

        5,6

        11,3

        5,7

        5,7

        11,4

        20-24

        4,1

        5,0

        9,1

        3,5

        . 3,8

        7,3

        3,7

        4,2

        7,9

        25-29

        3,3

        4,1

        7,4

        3,1

        3,8

        6,8

        3,1

        3,9

        7,0

        30-34

        2,8

        3,2

        6,0

        2,3

        2,8

        5,1

        2,4

        2,9

        5,4

        35-39

        2,8

        2,5

        5,3

        2,4

        2,7 ·

        5,1

        2,6

        2,6

        5,2

        40-44

        2,3

        2,0

        4,3

        2,1

        2,3

        4,4

        2,2

        2,2

        4,4

        45-49

        1,6

        1,4

        3,0

        1,7

        1,6

        3,3

        1,7

        1,5

        3,2

        50-54

        1,1

        1,1

        2,2

        1,1

        1,4

        2,5

        1,1

        1,3

        2,4

        55-59

        0,8

        0,9

        1,7

        0,8

        0,9

        1,7

        0,8

        0,9

        1,7

        60-64

        0,6

        0,7

        1,3

        0,6

        0,7

        1,3

        0,6

        0,7

        1,3

        65·69

        0,6

        0,3

        0,9

        0,5

        0,5

        1,0

        0,5

        0,4

        0,9

        70-74

        0,3

        0,3

        0,6

        0,3

        0,5

        0,7

        0,3

        0,4

        0,7

        75-79

        0,2

        0,1

        0,3

        0,2

        0,1

        0,3

        0,2

        0,1

        0,3

        80+

        0,1

        0,1

        0,2

        0,2

        0,1

        0,3

        0,1

        0 1

        0,2

        Total

        49 ,2

        50,8

        100,0

        48,9

        51,1

        100,0

        49,0

        51,0

        100 0

        Effectif

        8.387

        8.675

        17.062

        18.530

        19.384

        37.914

        26.917

        28.059

        54.976



        Caractéristiques socio-démographi ques de la p opulati on 147


        La pyramide des âges de la population totale présente une allure globalement régulière, mal­ gré quelques anomalies du côté des hommes. La tranche d'âge des hommes de 30-34 ans accuse un déficit qui pourrait s'expliquer par l'émigration. Chez les femmes, en revanche, on observe une structure plutôt régulière de la pyramide des âges de la population totale. On relève cependant une irrégularité dans la tranche d'âge de 5-9 ans sur la pyramide du milieu urbain.


        L'allure de la pyramide des âges du milieu rural est aussi globalement régulière avec toute­ fois les mêmes anomalies que celles constatées dans la pyramide des âges de la population totale, qui seraient liées soit aux problèmes de glissement entre groupes d'âge, soit à l'exode rural.


        L'examen détaillé de la structure par âge montre que les enfants de moins de cinq ans représentent 19% de la population totale du pays. Un congolais sur 5 est donc âgé de moins de 5 ans. Cet effectif se répartit de façon qua­ siment identique entre les garçons et les filles. Selon le milieu de résidence, quelques différen­ ces légères s'observent.


        Graphique 3.1 : Pyramide des âges de la population totale

        Graphique 3.1 : Pyramide des âges de la population totale


        Hommes

        Femmes

        90-94

        85-89

        80-84

        75-79

        70-74

        65-69

        60-64

        55-59

        50-54

        45-49

        40-44

        35-39

        30-34

        25-29

        20-24

        15-19

        10-14

        5-9

        0-4

        Hommes

        Femmes

        90-94

        85-89

        80-84

        75-79

        70-74

        65-69

        60-64

        55-59

        50-54

        45-49

        40-44

        35-39

        30-34

        25-29

        20-24

        15-19

        10-14

        5-9

        0-4


        10,00 8,00

        6,00

        4,00

        2,00

        0,00

        2,00 4,00

        6,00

        8,00 10,00

        10,00 8,00

        6,00

        4,00

        2,00

        0,00

        2,00 4,00

        6,00

        8,00 10,00


        48 I Caractéristiques socio-1nographiques de la popu lat ion



        Graphique 3.2 : Pyramide des âges de la population urbaine

        Graphique 3.2 : Pyramide des âges de la population urbaine


        4,00

        2,00 0,00

        2,00

        90-94

        85-89

        80-84

        75-79

        70-74

        65-69

        60-64

        55-59

        50-54

        45-49

        40-44

        35-39

        30-34

        25-29

        20-24

        15-19

        10-14

        5-9

        0-4


        4,00 6,00 8,00 10,00

        4,00

        2,00 0,00

        2,00

        90-94

        85-89

        80-84

        75-79

        70-74

        65-69

        60-64

        55-59

        50-54

        45-49

        40-44

        35-39

        30-34

        25-29

        20-24

        15-19

        10-14

        5-9

        0-4


        4,00 6,00 8,00 10,00




        Graphique 3.3 : Pyramide des âges de la population rurale

        90-94

        85-89

        80-84

        75-79

        70-74

        Hommes Femmes

        65-69

        60-64

        55-59

        50-54

        45-49

        40-44

        35-39

        30-34

        25-29

        20-24

        15-19

        10-14

        5-9

        0-4

        10,00

        8,00 6,00 4,00 2,00 0,00 2,00 4,00 6,00

        8,00

        10,00


        Hommes

        Hommes

        Femmes

        Femmes

        10,00 8,00

        10,00 8,00

        6,00

        6,00

        Le tableau 3.2 donne les structures des populations totale, urbaine et rurale par grands grou­ pes d'âge. La population des moins de 15 ans représente presque la moitié de la population congo­ laise (48%). Autrement dit, environ un congolais sur deux a moins de 15 ans. Cette forte proportion de jeunes, caractéristique des pays à fécondité et mortalité élevées, indique clairement la jeunesse de la structure de la population congolaise. Les personnes âgées de 60 ans et plus ne représentent que 3,5% de la population totale du pays.


        Caractéristiques socio-démographiques de la population 149


        Tableau 3.2 : Répartition (en %) de la population totale selon les grands groupes d'âge, le sexe et le milieu de résidence


        Groupes d'âge

        Urbain

        Rural

        Ensemble du pays

        Hommes

        Femmes

        Total

        Hommes

        Femmes

        Total

        Hommes

        Femmes

        Total


        0-14 ans


        22,9


        23,2


        46,1


        24,4


        24,5


        48,9


        23,9


        24,1


        48,0

        15-59 ans

        24,5

        26,1

        50,6

        22,8

        24,7

        47,5

        23,3

        25,2

        48,5

        60+ ans

        1,7

        1,5

        3,3

        1,7

        1,9

        3,6

        1,7

        1,8

        3,5

        Total

        49,2

        50,8

        100,0

        48,9

        51, 1

        100,0

        49,0

        51,0

        100,0

        Effectif de la population


        8.387


        8.675


        17.062


        18.530


        19.384


        37.914


        26.917


        28.059


        54.976


        La proportion des moins de 15 ans est légèrement plus importante en milieu rural qu'en milieu urbain à cause, entre autres, d'une fécondité plus forte en milieu rural. L'exode rural, très intense au niveau du pays, ne conduirait pas encore à un vieillissement de la population rurale dans ce contexte de forte fécondité. Il influe néanmoins sur l'affaiblissement de la part relative de la popu­ lation économiquement active âgée de 15 à 59 ans dans les milieux ruraux.


        Le tableau 3.3 donne les pourcentages de certains groupes d'âge spécifiques. Les enfants de moins de cinq ans (19% de la population totale) se répartissent comme suit : 4% âgés de moins d'un an, 4% âgés d'un an, et 11% entre deux et quatre ans (24-59 mois). Les enfants entre 5 et 17 ans constituent 36% de la population, ceux de moins de 18 ans constituent 55% de la population totale.


        Tableau 3.3 :Répartition (en %) de la population selon certains groupes spécifiques et le milieu de résidence


        Groupe d'âge

        Urbain

        Rural

        Ensemble du pays

        %

        Effectif

        %

        Effectif

        %

        Effectif


        0-11 mois


        4 ,0


        687


        4,3


        1.648


        4,2


        2.335

        12-23 mois

        4,0

        678

        4,1

        1.557

        4,1

        2.235

        24-59 mois

        10,2

        1.742

        10,8

        4.077

        10,6

        5.819

        5 ans - 17 ans

        35,1

        5.996

        36,8

        13.953

        36,3

        19.949

        18 ans et plus

        46,7

        7.959

        44,0

        16.679

        44,8

        24.638

        Effectif de la population

        100,0

        17.062

        100,0

        37.914

        100,0

        54.976


        La répartition de la population par sexe montre qu'il y a, en ROC comme dans d'autres pays africains, plus de femmes que d'hommes dans l'ensemble. En effet, les femmes représen­ tent 51% de la population totale du pays contre 49% des hommes. La supériorité numérique des femmes s'observe aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural, et ce dans pratiquement tous les grands groupes d'âge comme le montrent les données du tableau 3.4 relatives aux rapports de masculinité (nombre d'hommes pour 100 femmes). On y observe cependant une supérigrité numé­ rique des hommes dans la tranche d'âge de 60 ans et plus en milieu urbain.


        Tableau 3.4 : Rapports de masculinité (en %) selon les grands groupes d'âge


        Groupes d'âge

        Urbain

        Rural

        Total


        Moins de 15 ans


        98,9


        99,6


        99,4

        15 à 59 ans

        93,8

        92,2

        92,7

        60 ans ou plus

        111,8

        88,5

        94,6

        Total

        96,7

        95,6

        95,9

        Effectif

        17.062

        37.914

        54.976



        50 1 , :l f" C/Ctéristiques socio-démogmphiques de la population

        Comparée aux données antérieures, notamment celles issues du recensement de la popu­ lation de 1984 et de l'enquête MICS1, la structure par âge de la population congolaise ne s'est pas sensiblement modifiée. En effet, la population de moins de 15 ans représentait 45,9% en 1984 contre 48,4% en 1995 et 48% en 2001. De même, la population de 15-59 ans qui représentait 49,7% en

        1984 est passée à 48, 1% en 1995 et à 48,5% en 2001.


      2. Structure de la population selon l'état matrimonial


        1. Etat matrimonial selon le sexe et le milieu de résidence


          Le tableau 3.5 indique que la majorité (68%) de la population âgée de 15 ans et plus est mariée ou a été mariée. Les célibataires représentent donc 32% de cette population. La structure par état matrimonial montre en outre que la population congolaise compte 41% de monogames, 9% de polygames, 8% de personnes vivant en union de fait, 5% de veufs et 5% de divorcés ou séparés.


          Tableau 3.5 : Répartition (en %) de la population de 15 ans et plus selon l'état matrimonial, le milieu de résidence et le sexe



          Caractéristiques

          Urbain

          Rural

          Ensemble du pays


          (/)

          (l)

          E E

          0

          I


          (/)

          (l)

          E E

          (l)

          u.


          <il

          ë

          f-


          (/)

          (l)

          E

          E

          0

          I


          (/)

          (l)

          E

          E

          (l)

          u.


          <il

          ë

          f-


          (/)

          (l)

          E

          E

          0

          I


          (/)

          Cl.)

          E E

          (l)

          u.


          <il

          ë

          f-


          Célibataires


          47,0


          30,9


          38,7


          36,7


          20,5


          28,3


          40,1


          23,8


          31,6

          Mariés monogames

          36,9

          36,9

          36,9

          43,7

          41,4

          42,5

          41,5

          39,9

          40,7

          Mariés polygames

          4,5

          6,1

          5,3

          8,4

          13,1

          10,8

          7,1

          10,9

          9,1

          Unis de fait

          8,2

          10,2

          9,2

          7,4

          7,9

          7,7

          7,6

          8,6

          8,2

          Veufs

          1,2

          8,1

          4,8

          1,5

          9,4

          5,6

          1,4

          9,0

          5,3

          Divorcés/Séparés

          2,3

          7,7

          5,1

          2,4

          7,8

          5,1

          2,3

          7,8

          5,1

          Total

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          Effectif de la population


          4.474


          4.721


          9.195


          9.283


          10.102


          19.385


          13.757


          14.823


          28.580



          La proportion de célibataires est différente selon le sexe et le milieu de résidence : la propor­ tion d'hommes célibataires est relativement plus élevée (40%) que celle des femmes célibataires (24%) ; elle l'est aussi plus en milieu urbain (39%) qu'en milieu rural (28%).


          La proportion de mariés, toutes formes d'unions confondues, est peu différente selon le sexe. Elle est de 56% chez les hommes contre 59% chez les femmes . Elle est en revanche relativement plus élevée en milieu rural (61%) qu'en milieu urbain (51%). Le mariage demeure donc une institution sociale importante dans la vie des hommes et des femmes, aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural. La proportion des personnes vivant en union polygamique est de 9% pour l'ensemble du pays, 11% en milieu rural et 5% en milieu urbain.


          Caractéristiques socio-démographiques de la p opulation l51


          Graphique 3.4. Répartition (en %) de la population de 15 ans et plus par état matrimonial

          Graphique 3.4. Répartition (en %) de la population de 15 ans et plus par état matrimonial


          Hommes

          Femmes

          Hommes

          Femmes


          Veufs

          1,4%

          !

          Divorcés/

          Séparés 2,3%

          Divorcées/Séparées

          7,8%

          l

          Célibataires

          Unis de fait

          7,6%

          Veufs

          1,4%

          !

          Divorcés/

          Séparés 2,3%

          Divorcées/Séparées

          7,8%

          l

          Célibataires

          Unis de fait

          7,6%


          Mariés

          polygames 7,1%

          Célibataires

          40,1%

          Unies de fait

          8,6%

          Mariés

          polygames 7,1%

          Célibataires

          40,1%

          Unies de fait

          8,6%


          Mariées j

          polygames

          Mariés 10,9% Mariées

          monogames -- -- monogames

          41 ,5% 39,9%

          Mariées j

          polygames

          Mariés 10,9% Mariées

          monogames -- -- monogames

          41 ,5% 39,9%



          Les personnes vivant en union de fait représentent 8% de la population de 15 ans et plus. Elles sont légèrement plus nombreuses en milieu urbain (9%) qu'en milieu rural (8%). Il n'est pas impossible que ces proportions soient sous-estimées suite à des déclarations éventuellement erronées des enquêts sur la forme exacte de mariage, notamment en confondant l'état de célibataires avec celui d'unis de fait.


          La proportion de veufs, divorcés et sépa­ rés n'est pas négligeable. Dans l'ensemble, 10% de personnes de 15 ans et plus étaient en rupture d'union au moment de l'enquête, la moitié par dé­ cès du conjoint et l'autre moitié par divorce ou sé­ paration. Cette proportion s'avère quatre fois plus importante chez les femmes (17%) que chez les hommes (4%).


          La proportion de divorcés du milieu rural est égale à celle du milieu urbain. La ville ne devrait pas être tenue pour un des facteurs d'instabilité des unions en ROC.


        2. Intensité et calendrier de la nuptialité


          L'intensité de la nuptialité est mesurée par la proportion des célibataires à 50 ans exacts. Le calendrier de la nuptialité est mesuré par l'âge moyen au premier mariage. Ces deux indices ont été calculés à l'aide de la méthode indirecte de Hajna1<1) qui utilise la proportion des célibataires par groupes d'âge quinquennaux. Ces deux indices ont été désagrégés selon le sexe et le milieu de résidence (tableau 3.6).


          1,1 Avant l' application de la méthode Hajnal, il a été procédé au redressement des proportions aberrantes constatées dans les groupes d'âge avancé , notamment au-delà de la cinquantaine. La technique des moyennes mobiles simples a été utilisée pour ce faire. Etant donné que ces redressements ont porté sur la plage d'âge au-delà de la cinquantaine, aucun impact n'est à craindre sur les résultats qui portent sur les données relatives à la tranche d'âge de 15 à 50 ans exacts.

          52 I Caracréristiques socio-démographiques de la population

          Tableau 3.6 : Pourcentage des célibataires selon le groupe d'âge quinquennal, le sexe et le milieu de résidence


          Groupes d'âg e

          Urbain

          Rural

          Ensemble du pays


          rJ)

          Q)

          E

          E

          0

          I


          rJ)

          Q)

          E

          E

          Q)

          lL


          ca

          ë

          1-


          rJ)

          Q)

          E

          E

          0

          I


          rJ)

          Q)

          E E

          Q)

          lL


          ca

          ë

          1-


          rJ)

          Q)

          E

          E

          0

          I


          rJ)

          Q)

          E E

          Q)

          lL

          -ca

          ë

          1-


          15-19


          98,6


          81,9


          90,1


          96,8


          74,2


          85,6


          97,4


          76,7


          87,0

          20-24

          87,1

          47,2

          65,3

          69,4

          23,6

          45,4

          75,5

          32,3

          52,6

          25-29

          54,1

          19,1

          34,6

          23,7

          5,2

          13,5

          33,6

          9,8

          20,4

          30- 34

          26,1

          12,1

          18,6

          7,3

          3,0

          4,9

          13,9

          6,0

          9,7

          35-39

          11,8

          4, 1

          8,2

          2,6

          2,3

          2,5

          5,7

          2,8

          4,3

          40-44

          6,4

          2,3

          4,5

          1,7

          0,8

          1,8

          3,2

          1,2

          2,2

          45-49

          3,8

          1,8

          3,0

          1,1

          1,4

          1,4

          1,6

          1,5

          1,5

          50-54

          2,9

          1,0

          2,2

          0,6

          1,2

          1,2

          1,6

          1,1

          1,4

          55-59

          0,9

          0,7

          1,5

          1,1

          1,3

          1,1

          1,2

          1,0

          0,9

          60-64

          0,6

          0,7

          0,6

          0,0

          0,4

          0,9

          0,9

          0,5

          0,8

          65-69

          0,6

          0,1

          0,6

          0,0

          0,0

          0,9

          0,9 0,2

          0,7



          Ce tableau indique qu'il ne reste pratiquement plus de célibataires à l'âge de 50 ans : 1,5% dans l'ensemble du pays. Cette proportion de célibataires à 50 ans exacts est relativement plus importante en milieu urbain (2,6%) qu'en milieu rural (1,3%).


          Cette faible proportion de célibataires à 50 ans indique le caractère quasi-universel du ma­ riage en ROC aussi bien chez les hommes que chez les femmes et traduit la rareté du célibat définitif qui demeure encore mal vu dans la société congolaise. Le mariage constitue un des détermi­ nants du niveau élevé de la fécondité en ROC.


          Concernant le calendrier de la nuptialité, les données indiquent que les femmes se marient à 21 ans en moyenne(1> et les hommes à 26 ans (tableau 3.7).


          Tableau 3.7 : Age moyen au premier mariage selon le milieu de résidence


          Sexe

          Urbain

          Rural

          Ensemble du pays


          Hommes


          28,7


          24,9


          26,0

          Femmes

          23,0

          20,1

          21,0

          Les deux sexes

          26,0

          22,3

          24,0


          L'âge au premier mariage reste quasiment inchangé depuis 1984, aussi bien chez les hom­ mes que chez les femmes. Il est passé, chez les femmes, de 20 ans en 1984 à 21 ans en 1995 et 2001. Chez les hommes, il est passé de 25 à 26 ans durant la même période.


          < 11 L'âge moyen au premier mariage a été calculé par la formule de Hajnal suivante :

          50

          [15 + 5L O C; ] - 50 C50

          i =15

          AMPM = ---------

          1 - cso

          où - 0C; est la proportion de célibataires du groupe d'âge i à i +n

          - C50 est la proportion de célibataires à 50 ans exacts.

          Caractéristiques socio-démographiques de la p opulation j 53


      3. Taille et composition des ménages


        1. Taille des ménages


          Les données de l'enquête montrent que 18% des ménages sont composés de moins de quatre personnes, 39% de 4 à 6 personnes. Les ménages de grande taille (7 personnes ou plus) représentent 42% (tableau 3.8). Les ménages comptent en moyenne 6,4 personnes et cette taille est peu différente selon le milieu de résidence : 6,3 personnes en milieu rural contre 6,6 personnes dans les villes et cités. Quelques différences entre provinces apparaissent. C'est dans le Bas-Congo que l'on observe la plus petite taille moyenne des ménages (5,5 personnes) et c'est en Equateur (7,4 personnes) et au Sud-Kivu (7,2 personnes) que la taille moyenne des ménages est la plus élevée. Les autres provinces se situent entre ces deux extrêmes. A Kinshasa, par exemple, les ménages comptent en moyenne 6,7 personnes.


          Tableau 3.8 : Répartition (en %) des ménages selon la taille, le milieu de résidence et la province



          Caractéristiques


          Nombre de membres habituels


          Taille moyenne

          1-3

          4-6

          7 et plus

          Total


          Milieu de résidence

          Urbain

          16,6

          37,5

          45,9

          100,0

          6,6

          Rural

          18,9

          40,3

          40,8

          100,0

          6,3

          Province

          Kinshasa

          17,1

          37,1

          45,8

          100,0

          6,7

          Bas-Congo

          22,5

          46,8

          30,7

          100,0

          5,5

          Bandundu

          14,8

          42,2

          43,0

          100,0

          6,5

          Equateur

          13,9

          34,4

          51,7

          100,0

          7,4

          Orientale

          21,5

          37,3

          41,2

          100,0

          6,3

          Nord-Kivu

          19,8

          42 ,7

          37,5

          100,0

          6,0

          Sud-Kivu

          14,4

          42,2

          43,4

          100,0

          6,6

          Maniema

          14,7

          36,6

          48,7

          100,0

          7,2

          Katanga

          21 ,0

          39,2

          39,8

          100,0

          6,1

          Kasaï Oriental

          23,2

          36,6

          40,2

          100,0

          6,0

          Kasaï Occidental

          12,1

          39,7

          48,2

          100,0

          6,8

          Ensemble du pays

          18,2

          39,4

          42,4

          100,0

          6,4


          On assiste à une augmentation de la taille moyenne des ménages. Elle est passée de 5,4 personnes en 1984 à 6,4 en 2001, soit une augmentation d'une personne.


        2. Composition des ménages


          Les ménages dirigés par des femmes représentent 15% de l'ensemble des ménages. Cette proportion de femmes chefs de ménage est légèrement inférieure à celle de 1984 (16%).


          Les données de l'enquête indiquent que 30% de la population sont des chefs de ménage ou conjoints des chefs de ménage, 52% de la population sont des enfants vivant avec un ou les deux parents, et 18% de la population vivent dans des ménages tiers.


          Lorsqu'on tient compte de l'âge des indivi­ dus vivant dans des ménages tiers, on constate que la majorité de ces personnes sont des enfants de moins de 20 ans.

          Les données indiquent en effet que 21% de ces personnes ont moins de 5 ans, 70% de l'ensemble

          ont moins de 20 ans, 5% ont 60 ans et plus. L'élargissement des ménages serait surtout alimenté par le phénomène de confiage( 1> des jeunes en général et des enfants surtout.


          1,1 Le «confiage » des enfants consiste à envoyer ses enfants vivre chez l'un ou l'autre parent, ascendant ou descendant.

          -

          -

          54 I Caractéristiques socio-démographiques de la p opulati on

    2. NIVEAU ET TENDANCES DE LA FECONDITE


      Le niveau de la fécondité générale est examiné en deux points : le premier traite du niveau global de la fécondité ; le deuxième porte sur la fécondité des adolescentes.


      Deux indicateurs de fécondité sont analysés : l'indice synthétique de fécondité (ISF), qui mesure le nombre moyen d'enfants qu'une femme aurait à la fin de sa vie féconde d'après les taux actuels de fécondité par âge, et la parité des femmes âgées de 45 à 49 ans qui mesure le nombre moyen d'enfants nés vivants qu'une femme de 45-49 ans a eu durant sa vie reproductive. La con­ frontation de ces deux indices donne une idée sur la tendance récente de la fécondité en l'absence d'importantes omissions des naissances.


      1. Niveau global de la fécondité


        La fécondité des femmes congolaises est et demeure élevée. Une femme aurait en moyenne 7,1 enfants à la fin de sa période de procréation. Cette valeur est corroborée par le nombre moyen d'enfants des femmes âgées de 45 à 49 ans, égal à 7,3. Le taux brut de natalité, calculé à partir des naissances des douze mois précédant l'enquête, s'élève à 48 naissances pour 1.000 habitants (ta­ bleau 3.9).

        Tableau 3.9 : Principaux indicateurs de fécondité


        Indicateur

        Niveau actuel


        Indice synthétique de fécondité (enfants)


        7, 1

        Parité des femmes de 45 à 49 ans (enfants)

        7,3

        Taux global de fécondité générale (0/00)

        215,0

        Taux brut de natalité (0/00)

        48,5

        Age moyen à la maternité (ans)

        30,1


        Cette forte fécondité s'explique par la conjonction de plusieurs facteurs. D'abord la faible utilisation de la contraception moderne : selon les données de MICS2, seulement une femme mariée sur 25 recourt à la contraception moderne pour espacer, retarder ou limiter les naissances ; près de la moitié des femmes mariées n'utilisent même pas les moyens naturels de planification familiale. Le deuxième facteur est lié à l'intensité et au calendrier des premiers mariages.


        La proportion de célibataires à 50 ans exacts n'est que de 1,5 % et l'âge moyen des femmes au premier mariage est évalué à 21 ans, ce qui implique, en dehors d'une instabilité importante des premières unions, une forte longévité des femmes dans la vie procréatrice.


        Le niveau de la fécondité varie selon certaines caractéristiques socio-démographiques (ta­ bleau 3.10). La fécondité est relativement plus forte en milieu rural qu'en milieu urbain. Une femme rurale aurait en moyenne 7,4 enfants à la fin de sa période de procréation contre 6,3 enfants pour une femme urbaine, soit une différence en moyenne de 1,1 enfant. On ne voit plus en RDC le « paradoxe sociologique » de A. Romaniuk (1967) qui se traduisait, entre autres, par la surfécondité du milieu urbain par rapport au milieu rural.


        Caractéristiques socio-démographiques de la population j 55


        Tableau 3.1O :Taux de fécondité(l) par âge (en °loo), Indice synthétique de fécondité (ISF) et nombre moyen d'enfants nés vivants pour les femmes âgées de 45 à 49 ans (parité) selon certaines caractéristiques socio-démographiques



        Groupe d'âge

        Milieu de résidence

        Niveau de pauvreté


        Ensemble du pays


        Urbain


        Rural

        Plus pauvres, Pauvres, Movens

        Riches et Plus riches


        15-19 ans


        114


        118


        1 31


        98


        117

        20-24 ans

        236

        291

        307

        228

        271

        25-29 ans

        310

        358

        361

        314

        342

        30-34 ans

        299

        303

        31 1

        288

        302

        35-39 ans

        197

        240

        237

        21 2

        227

        40-44 ans

        79

        1 38

        140

        90

        1 22

        45-49 ans

        26

        35

        30

        39

        33

        15-49 ans

        199

        223

        231

        193

        21 5

        ISF (15-49)

        6,3

        7,4

        7,6

        6,3

        7,1

        Parité (45-49)

        6,8

        7,4

        7,2

        6,9

        7,3


        Le graphique ci-dessous sur lequel sont superposées les courbes de fécondité par âge du milieu urbain et du milieu rural, montre que la fécondité des femmes citadines est à tous les âges inférieure à celle des femmes rurales.


        Graphique 3.5. Taux de fécondité générale par âge selon le milieu

        de résidence (femmes de 15-49 ans)

        Graphique 3.5. Taux de fécondité générale par âge selon le milieu

        de résidence (femmes de 15-49 ans)


        400


        350


        300


        Î 250

        Ë

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        Î 200

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        .!.

        )C

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        100


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        400


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        300


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        100


        50


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        15·19

        20-24

        25-29

        30-34

        Age de la femme

        35.39

        4o-44

        45-49

        15·19

        20-24

        25-29

        30-34

        Age de la femme

        35.39

        4o-44

        45-49


        j

        urbain

        j

        urbain


        Le tableau 3.1O indique également une différence de fécondité selon le niveau de pauvreté. L'indice Synthétique de Fécondité des femmes pauvres (7,6) est supérieur à celui des femmes riches (6,3), mais le niveau de la fécondité de ces deux groupes reste élevé.


        La comparaison de la fécondité en 1995 (7,2 enfants par femme) et en 2001 (7,1 enfants par femme) montre que la fécondité n'a pas changé durant cette période. Cette tendance est confirmée par un indice synthétique de fécondité (7,1 enfants par femme) quasiment égal à la des­ cendance finale des femmes de 45-49 ans (7,3 enfants nés vivants) .


        < 11 Les taux de fécondité sont calculés pour la période des douze mois précédant l'enquête.

        56 I Caractérist iques socio-démographiques de la pop 11/ atio11

      2. Fécondité des adolescentes


        On entend par adolescentes dans ce rapport, les femmes âgées de 15 à 19 ans. Ce groupe de femmes connaît un risque élevé de mortalité des enfants car il s'agit généralement des enfants de premier rang. Il connaît aussi un risque élevé de mortalité maternelle.


        Deux indicateurs sont utilisés pour mesurer la fécondité des adolescentes : la proportion des mères parmi les adolescentes et le taux annuel moyen de fécondité des adolescentes, c'est-à-dire le nombre annuel de naissances vivantes pour mille adolescentes.


        Dans l'ensemble, 20% des femmes âgées de 15 à 19 ans ont déjà eu au moins un enfant né­ vivant. Cette proportion était de 25% au Cameroun (1998) et de 36% au Niger (1998).


        Tableau 3.11 : Proportion des mères parmi les adolescentes selon certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques


        Proportion de femmes de 15-19 ans qui sont mères (en %)


        Effectif des femmes âgées de 15-19 ans


        Milieu de résidence

        Urbain

        17,2

        963

        Rural

        21,5

        1.995

        Province

        Kinshasa

        13,6

        311

        Bas-Congo

        18,3

        192

        Bandundu

        14,5

        351

        Equateur

        20,8

        300

        Orientale

        25,1

        380

        Nord-Kivu

        14,0

        223

        Sud-K ivu

        25,8

        -190

        Maniema

        32,2

        77

        Katanga

        20,8

        425

        Kasaï Oriental

        23,9

        256

        Kasaï Occidental

        21,9

        253

        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres

        26,1

        558

        Pauvres

        20,7

        552

        Moyens

        22,5

        578

        Riches

        19,6

        612

        Plus riches

        13,1

        657

        Niveau d'instruction

        Sans instruction

        24,0

        656

        Primaire

        20,8

        1.556

        Secondaire ou plus

        15,1

        729

        Ensemble du pays

        20,1

        2.958


        Les mères adolescentes sont relativement plus nombreuses en milieu rural (22%) qu'en milieu urbain (17%) certainement à cause de la précocité plus prononcée du mariage en milieu rural.


        La proportion des mères parmi les adolescentes diffère également selon le niveau d'instruc­ tion. Elle est plus grande chez les adolescentes non scolarisées (24%) et faiblement scolarisées (21%) que chez celles qui ont un meilleur niveau d'instruction (15%).


        La même tendance s'observe selon le niveau de pauvreté. La proportion des mères chez les adolescentes les plus pauvres (26%} est deux fois plus élevée que celle des adolescentes les plus riches (13%). C'est donc dans les couches sociales les plus pauvres que le phénomène de la fécon­ dité des adolescentes se pose avec plus d'acuité.


        Caractéristiques socio-dimographiques de la p opu lation j 57

        ---- ···-- --·


        ..

        ..

        Des différences s'observent également selon les provinces de résidence. Les adolescentes des provinces de Kinshasa, du Nord-Kivu, du Bas-Congo et du Bandundu connaissent relativement moins ce phénomène que celles des autres provinces du pays.



        Graphique 3.6. Pourcentage de femmes de 15 à 19 ans qui sont mères

        par province

        Graphique 3.6. Pourcentage de femmes de 15 à 19 ans qui sont mères

        par province


        35

        35


        32,2

        32,2


        30

        30



        25

        25


        1..20

        1..20


        ::,

        0 15

        Il.


        10

        ::,

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        Il.


        10



        5

        5



        Maniema Sud-Kivu Orientale Kasaï Kasaï Equateur Katanga Bas-Congo Bandundu Nord·Kivu Kinshasa

        Oriental Occidental

        Province

        Maniema Sud-Kivu Orientale Kasaï Kasaï Equateur Katanga Bas-Congo Bandundu Nord·Kivu Kinshasa

        Oriental Occidental

        Province


        !:!

        !:!

        L'examen de la part des naissances vi­ vantes issues des adolescentes dans l'ensemble des naissances vivantes des 12 derniers mois montre que la fécondité des adolescentes contri­ bue en raison de 13%(1) dans la fécondité totale des femmes, ce qui n'est pas négligeable.

        Encadr 3

        e adÔI

        . . . 'rtiQt) .

        ·• nettelnent'plus élevée les plus défavorisées .,


    3. NIVEAUX ET TENDANCES DE LA MORTALITE DES ENFANTS


      Cette section fournit les estimations de la mortalité infantile et infante-juvénile. Elle examine les tendances de ces phénomènes depuis 1995. Les différences socio-économiques de la mortalité des enfants y sont également abordées.


      1. Niveau de la mortalité des enfants


        Deux indicateurs de mortalité infante-juvénile ont été calculés : le quotient de mortalité infan­ tile (1Q0} ou probabilité pour un nouveau-né de mourir avant le premier anniversaire et le quotient de

        mortalité infante-juvénile (500) ou probabilité pour un nouveau-né de mourir avant son cinquième

        . (2)

        anniversaire .


        A défaut des données sur les décès des.enfants dans l'enquête MICS2, ces indicateurs ont été obtenus en recourant aux méthodes indirectes. Il s'agit des méthodes connues sous le nom de


        ('l Cette proportion est obtenue en faisant le rapport entre les naissances issues des femmes de 15-19 ans et les naissances totales des femmes de 15-49 ans.

        2

        2

        ( > Toutes les estimations de la mortalité dans l'enfance (,Qo et sOo), reprises dans ce rapport ont été obtenues à l'aide du logiciel QFIVE

        de la Division de Population des Nations Unies. Ce logiciel utilise, entre autres, la deuxième version de la méthode de Trussels. Devant choisir entre différentes familles de tables-types de mortalité de Coale et Demeny, il a été retenu dans ce rapport les estimations de la famille Nord issues des déclarations des femmes de 25-29 ans jugées plus fiables.

        58 I Caractéristiques socio-démographiques de la population

        méthodes de Brass, qui utilisent les proportions d'enfants décédés parmi les nés-vivants selon l'âge des mères. Ces proportions ne sont pas en fait des données de mortalité, mais les auteurs de ces méthodes ont trouvé des formules mathématiques qui permettent de les transformer en indicateurs classiques de mortalité moyennant bien sûr un certain nombre d'hypothèses. Ces méthodes ne fournissent toutefois que des ordres de grandeur du niveau de la mortalité (Tabutin, 2000). L'applica­ tion de ces méthodes a été précédée par un examen des données de base, à savoir les séries de nombres moyens d'enfants nés-vivants et de nombres moyens d'enfants décédés selon l'âge des mères. Il s'est dégagé de cette évaluation que les données de base étaient globalement de bonne qualité.


        Le niveau de la mortalité infantile est très préoc­ cupant. Les données de l'enquête indiquent que 126 enfants sur 1.000 ne fêtent pas leur premier anniversaire (tableau 3.12). Le quotient de mortalité infante-juvénile s'élève à 213 pour mille : presque un nouveau-né sur

        cinq n'atteint pas l'âge de cinq ans. Ce niveau situe la RDC parmi les pays à forte mortalité des

        enfants.


      2. Variations de la mortalité des enfants


        La mortalité des enfants est différente selon le milieu et la province de résidence, le niveau d'instruction de la mère, le sexe de l'enfant et le niveau de vie du ménage dans lequel vit l'enfant.


        Tableau 3.12 : Quotients (en°loo) de mortalité infantile et infante-juvénile selon certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques


        Quotient de mortalité infantile


        Quotient de mortalité infanto-juvénile

        Milieu de résidence

        Urbain

        91

        148

        Rural

        144

        243

        Province

        Kinshasa

        83

        133

        Bas-Congo

        131

        221

        Bandundu

        100

        164

        Equateur

        146

        247

        Orientale

        143

        241

        Nord-Kivu

        140

        237

        Sud-Kivu

        147

        249

        Maniema *

        122

        205

        Katanga

        Kasaï Oriental

        135

        125

        227

        210

        Kasaï Occidental

        136

        230

        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres Pauvres

        147

        138

        248

        233

        Moyens

        129

        219

        Riches

        Plus riches

        124

        75

        209

        1 19

        Niveau d'instruction de

        la mère

        Sans instruction

        156

        263

        Primaire

        133

        225

        Secondaire ou plus

        84

        135

        Sexe de l'enfant

        Masculin

        133

        225

        Féminin

        1 19

        200

        Ensemble du pays

        126

        213

        * Les résultats de cette province peuvent être affectés par les effectifs réduits des observations

        Caractéristiques socio-démographiques de la population l59

        ::,

        ::,

        Les enfants du milieu urbain courent relativement moins de risque de mourir avant cinq ans que ceux du milieu rural. La mortalité infante-juvénile en milieu rural est de 243 °loo contre 148°loo en milieu urbain, soit un risque de 60% en moins pour les enfants de milieu urbain.


        Graphique 3.7. Quotient de mortalité infantile et infanto-juvénile selon le niveau de pauvreté

        300


        248

        250

        Graphique 3.7. Quotient de mortalité infantile et infanto-juvénile selon le niveau de pauvreté

        300


        248

        250


        200

        200


        ë..

        150

        ë..

        150


        a

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        100

        100


        50

        50


        0

        0


        Plus pauvres

        Pauvres

        Moyens


        Niveau de pauvreté

        Riches

        Plus riches

        Plus pauvres

        Pauvres

        Moyens


        Niveau de pauvreté

        Riches

        Plus riches


        IllQuotient de mortalité infantile •ouotient de mortalité infanto-juvénile

        IllQuotient de mortalité infantile •ouotient de mortalité infanto-juvénile


        La mortalité infante-juvénile varie beaucoup avec le niveau d'instruction de la mère : elle est de 1350/oo pour les enfants nés de mères de niveau d'instruction secondaire ou plus, et de 263 °/oo pour les enfants des mères sans aucune instruction. Le risque est presque deux fois plus élevé pour ces derniers.


        La mortalité infanto-juvénile varie aussi selon les provinces; elle va de 133°loo dans la pro­ vince de Kinshasa à plus de 240 °loo au Sud-Kivu, à l'Equateur et dans la Province Orientale.


        Les enfants issus des ménages les plus riches ont une mortalité infanto-juvénile de 119°1oo ; ceux issus des ménages les plus pauvres ont une mortalité de 248 °loo, niveau qui représente deux fois celui des enfants les plus riches.


        Les garçons encourent une mortalité infante-juvénile (225°/oo) relativement plus élevée que les filles (2000/oo).


      3. Tendances de la mortalité des enfants


        Selon MICS1 (1995), en utilisant le modèle Nord des tables types de mortalité, la mortalité infantile était de 1140/oo et la mortalité infanto-juvénile de 190°/oo . (1)


        D'après MICS2, en utilisant le même modèle, la mortalité infante-juvénile est de 1260/oo et la mortalité infante-juvénile de 2130/oo. La tendance est donc à une hausse légère de la mortalité durant la période.


        111 L'Enquête MICS1 avait utilisé le modèle Ouest des tables-types pour estimer la mortalité des enfants de moins de cinq ans.


        60 1 Caractéristiques socio-démographiqu es de la p opulation

        Tableau 3.13 :Quotients (en °loo) de mortalité des enfants de moins de cinq ans en 1995 et 2001


        Quotients

        1995

        2001


        Quotient de mortalité infantile Quotient de mortalité infanto-juvénile


        114


        190


        126


        213


    4. LA MORTALITE MATERNELLE


Cette section analyse la mortalité maternelle qui est une mesure essentielle de l'état de santé général et du niveau de développement d'un pays. Plusieurs conférences internationales sur la santé et le développement, notamment la quatrième conférence mondiale sur les femmes de 1995, ont recommandé la réduction de moitié de la mortalité maternelle.


Le taux de mortalité maternelle calculé selon la variante indirecte de la méthode des sœurs(1> s'élève à 1.289 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes. Le tableau de calcul est explicité à la fin du chapitre (tableau 3.14). Ce taux, de loin supérieur à la moyenne africaine de 870 pour

    1. (OMS, 1996), est l'un des plus élevés au monde.


      Il faut noter que l'un des inconvénients de la méthode dite des sœurs est que cette estima­ tion de la mortalité maternelle ne correspond pas à la période de l'enquête (2001), mais à une pé­ riode antérieure de 12 ans environ par rapport à celle-ci. Elle correspond donc à la valeur du taux de mortalité maternelle du début des années 90.


      L'enquête sur l'Etat des lieux du secteur de la santé (ELS, 1999) avait obtenu, par la méthode directe, un taux de mortalité maternelle de 1.837 pour 100.000 naissances vivantes.


      CONCLUSION


      De l'analyse ·des données relatives aux caractéristiques socio-démographiques de la popu­ lation, il ressort que :


      • la population congolaise est très jeune : près de la moitié est âgée de moins de 15 ans. Il découle de cette situation des besoins énormes en matière de scolarisation, d'emplois, de logements, etc. que le pays pourra difficilement combler ;


      • le mariage est quasi-universel. L'âge moyen d'entrée en première union est de 21 ans chez les femmes et de 26 ans chez les hommes. Il n'a pratiquement pas changé depuis 1984 ;


      • les ménages congolais sont de grande taille : 6 personnes en moyenne aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain. Seule la province du Bas-Congo enregistre une taille moyenne inférieure à la moyenne nationale, tandis que les provinces de l'Equateur et du Sud-Kivu connaissent les tailles moyennes les plus élevées. La proportion des ménages dirigés par les femmes est de 15% et le phénomène de monoparentalité qui lui est asso­ cié reste important ;


        < l Il s'agit d'une méthode mise au point à la fin des années 1980, qui permet d'estimer la mortalité maternelle à partir des dédarations des répondants adultes (15 ans ou plus) sur le nombre et la survie de leurs sœurs (même mère) en âge de procréer (15-49 ans) ainsi que sur les circonstances de décès de celles qui seraient mortes. Ces informations sont recùeitlies à l'aide de quatre questions sur le nombre de sœurs adultes, le nombre de sœurs adultes décédées, le nombre de sœurs dé'cédées durant la grossesse, l'accouche­ ment ou encore dans les six semaines suivant l'accouchement.

        Caractéristiques socio-démOgraphiques de la population _ l 6I

        • la fécondité des femmes demeure élevée. L'indice Synthétique de Fécondité (ISF) se situe à 7,1 enfants par femme et le taux brut de natalité à 48,5 naissances vivantes pour

          1.000 habitants. Cette forte fécondité est due à la faible utilisation des méthodes contra­ ceptives et à la forte intensité des mariages. En effet, une femme congolaise qui con­ tracte une union (en moyenne vers les 21 ans) restera pendant environ 30 ans dans la vie de maternité. Les données de l'enquête suggèrent par ailleurs une quasi-stabilité de la fécondité.


        • la fécondité des adolescentes semble élevée : une adolescente de 15-19 ans sur cinq a déjà eu au moins un enfant. Elle nécessite une attention particulière étant donné les risques liés à la procréation entre 15 et 19 ans aussi bien pour les mères que pour les enfants.


        • la mortalité des enfants demeure élevée. La mortalité infantile se situe à 126°1oo alors qu'elle devrait être nettement inférieure à 100 °loo. Quant à la mortalité infanto-juvénile ,elle s'élève à 213 °loo et n'a presque pas bougé par rapport à 1995. Le niveau de cette morta­ lité est variable selon le milieu de résidence, le niveau d'instruction de la mère et le niveau de pauvreté du ménage dans lequel vit l'enfant. Les enfants nés des mères pas ou peu instruites, celles du milieu rural et celles vivant dans les ménages pauvres constituent

          les groupes à hauts risques de mortalité dans l'enfance.


        • la mortalité maternelle demeure extrêmement élevée en ROC (1 .289 pour 100.000 nais­ sances vivantes) et nécessite des actions urgentes.


Au regard de ces résultats, les objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants visant la réduc­ tion des taux de mortalité infantile, infanto-juvénile et maternelle sont loin d'être atteints. De même, l'objectif visant l'accès de tous les couples aux informations et services pour prévenir les grosses­ ses qui sont trop tôt, trop peu espacées, trop tard ou trop nombreuses n'est pas atteint en cette fin de décennie.


62 I Caracristiques socio-démographi ques de la p opul ation


Tableau 3.14 :Calcul du taux de mortalité maternelle par la méthode des sœurs



Groupe d'âge (ans)


Nombre de répondants


Nombre des sœurs de 15 ans et +


Nombre ajusté des sœurs de 15 ans et +


Décès parmi les sœurs


Décès maternels


Facteurs d'ajustement


Unité d'exposition au risque


Risque de mortalité maternelle sur la durée de vie


Proportion de décès maternels


15-19


3.143


4.554


12.333


341


38


0,1070


487,3


0,078


11,1

20-24

2.390

4.947

13.398

404

57

0,2060

1.019,1

0,056

14,1

25-29

2.188

5.185

14.042

516

83

0,3430

1.778,5

0,047

16,1

30-34

1661

4.313

4.313

528

70

0,5030

2.169,4

0,032

13,3

35-39

1.457

4.007

4.007

566

168

0,6640

2.660,6

0,063

29,7

40-44

1.204

3.303

3.303

579

277

0,8020

2.649,0

0,105

47,8

45-49

842

2.177

2.177

479

260

0,9000

1.959,3

0,133

54,3

Ensemble

12.885

28.486

53.573

3.413

953

12.723,0

0,075

27,9


TMM = (1 - (1 - Q(W)) l/lSF

où Q(W)= 0,075 et 1SF=6


64 I Caractéristiques socio-démographiques de la population

EDUCATION 4


INTRODUCTION


Ce chapitre examine les progrès réalisés par la ROC en rapport avec l'éducation des en­ fants, des jeunes et des adultes. « L'éducation - plus que toute autre initiative - a le pouvoir de favoriser le développement, de faire naître des talents, de donner des moyens d'action aux gens et de protéger leurs droits. L'investissement dans l'éducation est le moyen le plus sûr et le plus direct dont dispose un pays pour promouvoir le bien-être économique et social de sa population et jeter les bases d'une société démocratique » (UNICEF, 2000). Le Sommet Mondial pour les Enfants a re­ connu à l'éducation cette importance et a recommandé trois objectifs que tout pays devait atteindre à la fin de la décennie 1990-2000, à savoir :



La première section de ce chapitre examine l'accès à l'éducation préscolaire (section 4.1). La deuxième porte sur l'enseignement primaire formel (section 4.2) tandis que la troisième traite de l'éducation des adultes (section 4.3).


    1. EDUCATION PRESCOLAIRE


      L'éducation préscolaire vise à développer auprès des jeunes enfants des capacités psycho­ motrices et socio-affectives propices à des apprentissages futurs de qualité.


      Education l65

      Selon la législation scolaire en vigueur en ROC, ce type d'éducation est facultatif et concerne les enfants âgés de 3 à 5 ans. Il est organisé dans les « Jardins d'enfants », autrement appelés « Ecoles maternelles ». MICS2 a étudié la participation à l'éducation préscolaire uniquement dans son organisation la plus formelle et institutionnelle .


      1. Participation des jeunes enfants aux programmes d'éducation préscolaire de type formel


        Le tableau 4.1 présente la proportion des enfants âgés de 36 à 59 mois (3 à 4 ans révolus) inscrits dans ce type de programme par rapport au nombre total d'enfants de cet âge.


        On observe que lafréquentation des jeunes enfants dans l'enseignement préscolaire est très faible. Pour l'ensemble du pays, 3% d'enfants seulement y participent. Le pourcentage le plus élevé est observé à Kinshasa (11%) et le plus faible au Nord-Kivu (0,5%).


        Tableau 4.1 : Pourcentage d'enfants âgés de 36 à 59 mois fréquentant un pro­ gramme organisé d'éducation préscolaire



        Caractéristiques


        %


        Effectif des enfants de

        36 à 59 mois


        Milieu de résidence

        Urbain Rural


        Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

        Kasaï Oriental Kasaï Occidental


        Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

        Moyens Riches Plus riches


        Niveau d'éducation de la mère

        Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

        Programme non formel


        Sexe de l'enfant Masculin Féminin


        Age de l'enfant

        36-47 mois

        48-59 mois


        7,2


        1.145

        0,9

        2.323


        10,6


        347

        0,8

        249

        1,5

        474

        2,9

        90

        2,7

        473

        0,5

        276

        2,4

        263

        6,3

        101

        3,6

        527

        1,9

        326

        0,6

        340


        1,0


        618

        0,6

        721

        1,4

        714

        2,0

        704

        9,6

        710


        0,7


        977

        1,3

        1.407

        7,3

        1.037

        (7,2)

        (44)


        3,1


        1.761

        2,9

        1.707


        1,5


        1.663

        4,4

        1.804

        Ensemble du pays

        3,0

        3.468


        66 f E<tuca1io11


        _ ...

        Ce faible niveau de fréquentation ne s'explique pas seulement par le fait que ce type d'éduca­ tion est facultatif en RDC, mais aussi qu'il coûte cher (30 à 50 $ US par trimestre). Il est, en effet, organisé à plus de 90% par des privés et est, par conséquent, à la charge des parents. Le niveau de fréquentation enregistré en milieu urbain (7%) est nettement supérieur à celui du milieu rural (0,9%). On peut dire que ces programmes restent l'affaire des centres urbains.


        On constate que ce sont les enfants des ménages les plus riches qui participent le plus à ces programmes : 10% de ces enfants contre seulement 1% des enfants des ménages les plus pauvres.


        Le niveau d'instruction de la mère influe aussi sur la participation des enfants à l'éducation présco­

        laire. En effet, les proportions des enfants de 36-59 mois qui participent aux programmes d'éduca­ tion préscolaire varient de 0,7% pour les mères sans instruction à 7% pour les mères ayant fait au moins les études secondaires.


      2. Nouveaux entrants en 1ère année primaire ayant suivi un programme d'éducation préscolaire


Du fait de la couverture très limitée des programmes d'éducation préscolaire, la proportion d'élèves de la première année primaire ayant suivi ces programmes reste faible : elle est de 14% seulement, avec des disparités entre la zone urbaine et la zone rurale (tableau 4.2). En effet, 34% d'enfants entrant en 1ère année primaire en milieu urbain ont suivi ce programme, contre seulement 5% dans le milieu rural. Le tableau confirme que les femmes plus instruites comprennent mieux l'importance de ce type de programme ou y envoient plus leurs enfants que les autres : 31% pour les premières, contre respectivement 4% et 8% pour les mères sans instruction et les mères du niveau d'instruction primaire.


Tableau 4.2 : Pourcentage de nouveaux inscrits en 1ère année primaire ayant suivi un pro­ gramme organisé d'éducation préscolaire



Caractéristiques


Garçons


Filles


Total


Effectifs des enfants


Milieu de résidence

Urbain

32,3

36,3

34,1

487

Rural

4,4

4,8

4,6

981

Niveau d'instruction de la mère

Sans instruction

4,7

4,0

4,4

402

Primaire

6,8

8,6

7,6

581

Secondaire ou plus

31,5

30,8

31,2

463

Ensemble du pays

14,0

15,0

14,4

1.468



Il aurait été intéressant de voir si les enfants ayant suivi les programmes d'éducation présco laire réussissent mieux que ceux qui ne les ont pas suivis. Cette question devrait faire l'objet d'une étude spécifique.


Education l67

    1. ENSEIGNEMENT PRIMAIRE FORMEL


      L'âge officiel de l'enseignement primaire formel concerne les enfants de 6 à 11 ans. Cet enseignement est obligatoire et est organisé en un cycle de 6 ans réparti en trois degrés à savoir le degré élémentaire (1ère et 2ème années), le degré moyen (3ème et 4ème années) et le degré terminal (Sème et 6ème années). L'enfant qui termine la 6ème année primaire reçoit de l'Etat un «certificat de fin d'études primaires » qui lui permet d'accéder à l'école secondaire. Cette section examine l'accès des enfants à cet enseignement, le niveau de fréquentation et l'efficacité de l'enseignement suivi.


      1. Accès à l'école


        L'accès à l'école primaire est régi par la loi cadre n° 86/005 du 22/09/86 de l'enseignement national. Cette loi stipule dans son article 21 que « ne sont admis en première année primaire que les enfants ayant atteint l'âge de six ans révolus au plus tard trois mois après la date fixée pour la rentrée scolaire. Aucun enfant ne sera admis en première année primaire s'il a atteint l'âge de neuf ans révolus au moment de la rentrée scolaire, sauf dispense motivée qui pourra être accordée dans les conditions qui seront déterminées par voie réglementaire ». Par ailleurs, l'article 9 de cette Loi-Cadre stipule que « l'Etat a l'obligation d'assurer la scolarisation des enfants au niveau de l'enseignement primaire et de veiller à ce que tout (Congolais) adulte sache lire, écrire et calculer. L'article 11 stipule que « les parents ont le droit de participer à la gestion de l'établissement d'enseignement auquel ils ont confié leurs enfants. Ils ont l'obligation de contribuer financièrement aux charges de cet établisse­ ment ».


        L'enseignement primaire en ROC est obligatoire mais non gratuit, en violation de l'article 28 de la Convention relative aux Droits de !'Enfant qui stipule que « les Etats parties rendent l'enseigne­ ment primaire obligatoire et gratuit pour tous». Cette dernière disposition de la loi cadre congolaise rend très difficile l'accès des enfants à l'école en général et à l'école primaire en particulier, étant donné les coûts de scolarisation relativement élevés, d'une part, et la modicité des revenus des parents, d'autre part.


        1. Admission en 1ère année d'enseignement primaire


          L'admission des enfants en 1ère année primaire s'apprécie à travers les taux net et brut d'ad­ mission. Le taux net est le rapport entre le nombre total de nouveaux élèves inscrits en 1ère année de l'enseignement primaire âgés de 6 ans, et la population du même âge. Il indique donc la proportion d'enfants qui commencent leurs études primaires à l'âge légal de 6 ans. Par contre, le taux brut prend en compte au numérateur les nouveaux élèves inscrits en 1e année de l'enseignement pri­ maire de tous âges confondus et au dénominateur la population âgée de 6 ans. Il traduit la capacité des infrastructures, mais aussi la pression que les enfants âgés de moins ou plus de 6 ans exercent sur ceux ayant l'âge légal du fait qu'ils occupent leur place. Le taux brut d'admission en première année permet aussi d'apprécier l'ampleur des entrées tardives.


          Le tableau 4.3 donne le taux net d'admission en 1ère année primaire. Ce taux se situe à 17% et doit être considéré comme très faible, au regard de l'objectif visant un accès universel à l'éduca­ tion de base.


          68 1 Education

          Tableau 4.3 :Taux net d'admission {en %) en 1ère année d'enseignement primaire



          Caractéristiques


          Garçons


          Filles


          Total

          Effectif d'enfants âgés de 6 ans


          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

          Kasaï Oriental Kasaï Occidental


          Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

          Moyens Riches Plus riches


          Niveau d'instruction de la mère

          Sans instruction Primaire Secondaire ou plus


          35,9


          30,3


          33,0


          531

          9,8

          10,2

          10,0

          1.214


          50,7


          33,3


          41,9


          169

          12,3

          20,4

          16,2

          97

          16,2

          26,8

          21,9

          196

          9,1

          2,9

          6,0

          1n

          14,6

          13,1

          13,9

          213

          4,9

          2,8

          3,7

          160

          2,2

          13,8

          8,3

          123

          7,0

          20,0

          11,1

          58

          21,2

          16,0

          18,6

          232

          18,9

          25,4

          22,0

          145

          21,5

          12,8

          17,0

          175


          7,4


          9,6


          8,5


          349

          13,2

          9,2

          11,2

          370

          8,4

          9,9

          9,2

          344

          14,1

          18,2

          16,1

          367

          48,3

          37,7

          42,9

          315


          6,6


          7,5


          7,1


          587

          13,6

          14,0

          13,8

          700

          36,7

          33,0

          34,9

          436

          Ensemble du pays

          17,5

          16,6

          17,0

          1.745



          Cette faiblesse s'explique, entre autres, par les entrées tardives à l'école, les difficultés socio­ économiques des parents et la distance séparant la maison de l'école. Beaucoup de parents sont, en effet, sans emploi ; ceux qui travaillent ont de très faibles revenus qui ne peuvent leur permettre de faire face au coût de scolarisation de tous leurs enfants. Par ailleurs, du fait de longues distances séparant la maison de l'école, notamment en milieu rural, certains patents préfèrent attendre que les enfants atteignent un âge relativement élevé (8 ou 9 ans) avant de les envoyer à l'école.


          Il existe une forte disparité entre milieu urbain et milieu rural. Le taux net d'admission en 1ère année en milieu urbain est trois fois plus élevé {33%) qu'en milieu rural {10%). Cet écart s'est main­ tenu depuis 1995.


          Quant aux écarts d'admission entre garçons et filles, il ressort que les taux sont sensible­ ment les mêmes : 18% pour les garçons et 17% pour les filles. En 1995, par contre, les taux étaient en faveur des garçons (26%) par rapport aux filles (19%).


          La situation par province est très variable. Aucune province n'enregistre un taux supérieur à 42%. Des taux particulièment bas sont observés au Sud-Kivu {8%), à l'Equateur {6%) et surtout au Nord-Kivu {4%).


          Education l69

          Graphique 4.1. Taux nets d'admission en 1ère année primaire par province


          40

          35

          30

          .a.l

          25

          C

          f 20

          ::s

          0

          A. 15

          10

          5

          0


          Kinshasa


          Kasai Oriental


          Bandundu


          Katanga


          Kasai Occidental


          Bas- Congo

          Province


          Orientale


          Maniema


          Sud-Kivu


          Equateur


          Nord-Kivu


          Le niveau socio-économique des parents détermine en grande partie le niveau d'admission des enfants à l'école. Les enfants issus des ménages les plus riches connaissent une admission plus élevée que les autres. Elle est 5 fois supérieure à celle des enfants des ménages les plus pauvres. L'instruction de la mère favorise l'admission des enfants à l'école primaire. Le taux net d'admission est plus élevé parmi les enfants des mères ayant le niveau du secondaire et plus.


          Le taux net d'admission en 1ère année primaire connaît une tendance à la baisse. Il est passé de 23% en 1995 à 17% en 2001. Cette baisse est également observée pour les enfants des deux sexes; mais elle est plus prononcée chez les garçons (baisse d'un tiers: de 26 à 18%) que chez les filles (baisse d'un dixième: de 19 à 17%). La dégradation de la situation socio-économique du pays explique sans doute cette baisse.


          Graphique 4.2. Evolution des taux nets d'admission par

          sexe

          Graphique 4.2. Evolution des taux nets d'admission par

          sexe


          t:: ___ ._····

          15

          ::s

          0

          A. 10

          · · ·

          t:: ___ ._····

          15

          ::s

          0

          A. 10

          · · ·


          0 1--------------------------l

          1995 2001

          Année

          0 1--------------------------l

          1995 2001

          Année


          [ -+-Garçons

          FI iies - [

          [ -+-Garçons

          FI iies - [


          70 f D/ 11cmio11

          Le tableau 4.4 présente les taux bruts d'admission en 1ère année primaire. Ces taux sont plus élevés que ceux du tableau précédent et ce, quelle que soit la catégorie considérée. Il est de 84% au niveau national et reste plus prononcé chez les garçons (89%) que chez les filles (79%).


          Tableau 4.4 :Taux brut d'admission en 1ère année d'enseignement primaire



          Caractéristiques


          Garçons

          Effectif des enfants


          Filles

          Effectif des enfants


          Les 2 sexes

          Effectif des enfants âgés de 6 ans

          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province

          Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

          Kasaï Oriental Kasaï Occidental


          103,5


          255


          80,8


          276


          91,7


          531

          83,3

          612

          78,2

          602

          80,8

          1.214


          112,0


          83


          86,0


          86


          98,8


          169

          56,0

          50

          87,2

          47

          71, 1

          97

          114,4

          90

          91,5

          106

          102,0

          196

          93, 1

          87

          64,4

          90

          78,5

          177

          76,8

          112

          93,0

          100

          84,4

          212

          49,3

          71

          31,5

          89

          39,4

          160

          108,5

          59

          90,8

          65

          99,2

          123

          47,5

          40

          155,6

          18

          81,0

          58

          80,7

          114

          69,7

          119

          75,1

          233

          113,2

          76

          91,3

          69

          102,8

          145

          103,5

          85

          77 8

          90

          90,3

          175

          Ensemble du pays

          89,3

          867

          79,0

          878

          84,1

          1.745


          Le fait que le taux brut d'admission soit supérieur au taux net signifie que l'admission en 1ère année primaire se fait tardivement : les enfants commencent l'école primaire à un âge supérieur à 6 ans. Les taux supérieurs à 100% indiquent que les entrées tardives sont très importantes. Il existe, ici aussi, des inégalités entre milieu urbain et milieu rural (11 points d'écarts) : c'est en milieu urbain que les entrées tardives sont les plus nombreuses.


          La province de Kinshasa, le Bandundu, le Sud-Kivu et les 2 Kasaï présentent des taux supé­ rieurs à 100% chez les garçons : dans ces provinces l'accès à l'école primaire est le plus tardif. La situation du Nord-Kivu est particulière. Dans cette province, l'admission en 1ère année primaire reste faible même quand on prend en compte les enfants qui sont âgés de plus de 9 ans. Ilfaut également souligner les cas du Maniema, de la province Orientale et du Bas-Congo où les taux bruts d'admis­ sion en 1ère année des filles sont plus élevés que ceux des garçons. Ce taux atteint 156% chez les filles du Maniema(1).


        2. Age d'entrée à l'école


          Le taux brut d'admission a montré que l'admission en 1ère année primaire est tardive pour de nombreux enfants congolais. L'enquête a cherché à savoir à quels âges s'effectuent finalement ces admissions (tableau 4.5).


          (1) Les taux peuvent être affectés par les effectifs réduits observés dans certaines provinces, notamment le Maniema. Aussi doivent­ ils être interprétés avec précaution

          Education 171


          Tableau 4.5 : Répartition (en %) des enfants nouvellement inscrits en 1ère année d'enseignement pri­ maire selon l'âge d'entrée à l'école, le milieu de résidence et le sexe



          Age

          Urbain

          Rural

          Ensemble du pays

          Garçons

          Filles

          Total

          Garçons

          Filles

          Total

          Garçons

          Filles

          Total

          < 6 ans

          11,3

          10,2

          10,8

          4,5

          5,3

          4,9

          6,8

          6,9

          6,8

          6 ans

          34,6

          37,6

          35,9

          11,8

          13,1

          12,4

          19,6

          21,0

          20,2

          7 ans

          28,3

          28,3

          28,3

          22,4

          24,8

          23,6

          24,4

          26,0

          25,1

          8 ans

          11,7

          15,3

          13,4

          18,0

          17,6

          17,8

          15,9

          16,9

          16,3

          9 ans et +

          14,1

          8,5

          11,6

          43,3

          39,2

          41,3

          33,3

          29,4

          31,5

          Total

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          100,0

          Effectif des enfants


          264


          223


          487


          510


          471


          981


          775


          693


          1.468


          Sur 100 enfants nouvellement inscrits en 1ère année primaire, 20 seulement sont âgés de 6 ans et 7 ont moins de 6 ans. Ces proportions sont les mêmes chez les garçons comme chez les filles. Les enfants âgés de 9 ans et plus représentent 32%. Ces données confirment le caractère tardif des entrées à l'école primaire en ROC, lequel a un impact sur le retard des élèves et étudiants dans les établissements scolaires du pays. Elles montrent également que la loi relative à l'âge limite d'admission en première année n'est pas respectée.


          C'est en milieu rural que l'entrée tardive à l'école primaire est la plus marquée. En effet, alors qu'en milieu urbain les enfants qui entrent à 6 ans (36%) sont les plus nombreux, ce sont les enfants âgés de 9 ans et plus qui représentent la proportion la plus importante (41%) en milieu rural. La répartition inégale de l'offre scolaire à travers le pays peut être un obstacle aux ad­ missions du fait que dans certaines provinces, les éco­

          les sont peu nombreuses et très éloignées des domiciles des enfants et donc ne sont pas facilement accessibles à pieds par les petits enfants.


          Graphique 4.3. Pourcentage d'enfants selon l'âge d'entrée au primaire


          8,

          r

          5

          0.

          :1.··


          41,3

          30 1 ----- --

          ---

          ---


          25 +' - -


          20 • -- --


          --


          -


          10


          < 6 ans


          6 ans


          7 ans


          8 ans


          9 ans et plus

          Age (en années)

          i CJ Urbain • Rural



          72 1 Education


      2. Fréquentation scolaire


        1. Scolarisation des enfants au niveau primaire


          La scolarisation des enfants est mesurée par le taux net de scolarisation des enfants âgés de 6 à 11 ans. La formule utilisée consiste à considérer au numérateur le nombre d'enfants âgés de 6 à 11 ans fréquentant l'école primaire au moment de l'enquête et au dénominateur le nombre total d'enfants de cette tranche d'âge. Le tableau 4.6 présente les taux nets de scolarisation au primaire selon certaines caractéristiques socio-démographiques.


          Tableau 4.6 : Taux nets de scolarisation au primaire (6-11 ans) selon certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques

          Garçons

          Filles

          Les deux sexes


          %

          Effectif des enfants


          %

          Effectif des enfants


          %

          Effectif des enfants


          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

          Kasaï Oriental Kasaï Occidental


          Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

          Moyens Riches Plus riches


          Age de l'élève


          73,2


          1.403


          70,0


          1.456


          71,6


          2.858

          47,1

          3.377

          39,6

          3.432

          43,3

          6.809


          76,8


          467


          75,7


          429


          76,3


          896

          60,7

          292

          60,5

          295

          60,6

          587

          59,7

          538

          54,9

          549

          57,3

          1.087

          42,8

          461

          32,1

          510

          37,2

          971

          51,2

          641

          47,7

          616

          49 ,5

          1.257

          38,0

          377

          30,4

          406

          34,1

          783

          44 ,6

          341

          38,1

          388

          41, 1

          729

          48,7

          142

          50,4

          122

          49,5

          264

          50,4

          659

          44,1

          682

          47,2

          1.341

          66,5

          441

          61,6

          442

          64,0

          883

          58,4

          420

          46,5

          449

          52,2

          869


          43,2


          943


          35,2


          947


          39,2


          1.890

          42 ,2

          958

          35,5

          1.022

          38,7

          1.980

          49,8

          1.002

          39,3

          1.021

          44,5

          2.023

          58,7

          977

          55,1

          975

          56,9

          1.952

          81,7

          900

          80,5

          922

          81,0

          1.822


          24,6


          867


          22,9


          878


          23,8


          1.745

          45 ,1

          840

          45,0

          881

          45 ,0

          1.721

          55,5

          784

          54,1

          802

          54,8

          1.586

          67,2

          757

          52,2

          776

          59,6

          1.534

          70,3

          771

          61,0

          789

          65,6

          1.560

          71,0

          760

          60,4

          761

          65,7

          1.521

          Ensemble du pays

          54,8

          4.780

          48,6

          4.887

          51 ,7

          9.667

          1. ans

          2. ans

          3. ans

          4. ans 10 ans 11 ans


          Ce tableau montre que la scolarisation au niveau primaire reste faible (52% d'enfants), avec un léger avantage pour les garçons : 55% contre 49% pour les filles.


          Aucune province n'atteint le seuil de 80%, l'un des objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants. Les provinces jadis réputées pour une scolarisation élevée des enfants sont toujours res­ tées en tête : Kinshasa, Bas-Congo, Bandundu et Kasaï Oriental. Les provinces de l'Equateur et du Nord-Kivu présentent les taux les plus faibles, avec respectivement 37% et 34% d'enfants d'âge scolaire fréquentant actuellement un établissement d'enseignement primaire.


          Education l73


          La scolarisation des enfants âgés de 6 ans est également très faible (24%). Les taux pro­ gressent au fur et à mesure que l'âge augmente et se stabilisent entre 1O et 11 ans. L'écart entre garçons et filles se creuse davantage à partir de 9 ans. Ceci laisse croire que les filles quittent le plus souvent l'école à partir de cet âge pour se consacrer à d'autres activités, notamment les travaux ménagers ou les activités économiques. Les parents opèrent des choix, au détriment des filles, des enfants à envoyer à l'école (Lututala, Ngondo et Munkeni, 1996).


          La scolarisation des enfants de 6 à 11 ans est nettement plus élevée en milieu urbain (72%) qu'en milieu rural (43%). En zone urbaine comme en zone rurale, les garçons sont plus scolarisés que les filles.


          Le niveau de vie des ménages influe sur la scolarisation des enfants. Le taux de scolarisa­ tion des enfants des parents les plus riches est de 81% alors qu'il n'est que de l'ordre de 39% pour les enfants des ménages pauvres. La crise que traverse actuellement la ROC constitue un véritable frein à la scolarisation des enfants. D'une part, les parents ont beaucoup de difficultés à soutenir financièrement la scolarité de leurs enfants. D'autre part, la capacité d'accueil des écoles semble dépassée par rapport au nombre sans cesse croissant d'enfants d'âge scolaire. Le désengagement de l'Etat vis-à-vis du financement de l'éducation fait que la scolarisation en ROC est de plus en plus tributaire de la capacité des parents à l'assurer à leurs enfants (Sekimonyo, 2001).


          .! 40

          C:

          2:5l 30

          a..

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          C:

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          Q)

          Cl

          Q)

          Cl

          Par rapport à 1995, le taux net de scolarisation des enfants âgés de 6-11 ans a connu une baisse. Il est passé de 56% en 1995 à 52% en 2001.


          Graphique 4.4. Evolution des taux nets de scolarisation

          Graphique 4.4. Evolution des taux nets de scolarisation


          -

          ---- -·

          -··

          - -- _ ,

          -

          ---- -·

          -··

          - -- _ ,


          ------

          --

          --

          --

          -

          ------

          --

          --

          --

          -


          20 +-- ------ --------· ------------1


          10 - - -

          20 +-- ------ --------· ------------1


          10 - - -


          O +---------------------------<

          O +---------------------------<


          Année


          J Masculin- Fémininj

          Année


          J Masculin- Fémininj



          -

          -

          -

          -

          ---

          ---

          ··

          ··

          ·-

          ·-

          1995

          1995

          2001

          2001

          Cette baisse frappe aussi bien les filles que les garçons et dans les mêmes proportions. Elle traduit le fait que l'école, qui était considérée comme un lieu de passage obligé pour accéder à un certain statut social, est en train de perdre de son importance. La valeur du diplôme est de plus en plus démystifiée et parfois même décriée ;

          beaucoup de parents, surtout ceux du milieu rural, ne trouvent plus autant d'importance à envoyer leurs enfants à l'école. Ils considèrent celle-ci comme un lieu de tracasseries et les études comme


          74 I Education

          une perte de temps. Le phénomène «libanga»<1l l'emporte sur la fréquentation scolaire. Dans les provinces minières, en l'occurrence les deux Kasaï, l'exploitation artisanale des mines attire plus d'un enfant qui se détournent, dès lors, du chemin de l'école. Dans d'autres provinces comme l'Equa­ teur, la pêche procure plus de revenus monétaires que les emplois des diplômés, si ces diplomés parviennent à trouver un emploi.


        2. Enfants de 6-14 ans n'ayant jamais fréquenté l'école


          La proportion d'enfants âgés de 6 à 14 ans n'ayant jamais fréquenté l'école est calculée en rapportant le nombre total de ces enfants au nombre total d'enfants de cette tranche d'âge. L'inter­ valle est allé jusqu'à 14 ans parce que ont été prises en compte les 3 années de redoublement autorisées (en raison d'un redoublement par degré) par le Ministère de l'Education Nationale (tableau 4.7).


          La proportion d'enfants n'ayant jamais fréquenté l'école primaire est élevée en ROC (31%). Elle est plus importante en milieu rural où elle atteint 39%, contre 14% en milieu urbain. Entre les provinces, les disparités sont importantes, notamment entre Kinshasa où 9% d'enfants n'ont jamais fréquenté l'école, et certaines autres provinces dont le Sud-Kivu (42%), l'Equateur (44%) et surtout le Nord-Kivu (47%).


          Les filles sont plus nombreuses {35%) que les garçons {28%) à n'avoir jamais fréquenté l'école. Cette disparité entre les sexes existe également en milieu rural (44% de filles contre 34% de garçons) et dans la plupart des provinces.


          Tableau 4.7 : Pourcentage de la population âgée de 6 à 14 ans n'ayant jamais fréquenté l'école selon certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques


          Masculin


          Féminin


          Les deux sexes

          %

          Effectif des enfants

          %

          Effectif des enfants

          %

          Effectif des enfants


          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province

          Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katangé!

          Kasaï Oriental Kasaï Occidental


          Niveau d'instruction de la mère

          Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Prog. non formel


          12,9


          2.068


          14,7


          2.186


          13,8


          4.254

          34,0

          4.947

          43,5

          5.019

          38,8

          9.966


          9,1


          662


          9,0


          673


          9,1


          1.335

          23,4

          448

          22,3

          431

          22,8

          879

          25,8

          777

          30,1

          783

          27,9

          1.561

          36,6

          689

          50,1

          746

          43,6

          1.434

          30,2

          916

          35,4

          892

          32,8

          1.808

          42,0

          539

          52,0

          575

          47,1

          1.113

          37,4

          516

          46,8

          581

          42,4

          1.096

          28,5

          210

          23,5

          192

          26,1

          402

          26,9

          978

          36,6

          1.011

          31,8

          1.989

          22,4

          635

          28, 1

          675

          25,3

          1.310

          26,3

          646

          38,2

          647

          32,3

          1.293


          41,5


          2.329


          55,5


          2.380


          48 .5


          4.709

          27,2

          2.738

          32,5

          2.833

          29,9

          5.571

          11,5

          1.800

          13,0

          1.875

          12,3

          3.676

          18,2

          86

          13,3

          75

          15,9

          162

          Ensemble du pays

          27,8

          7.015

          34,8

          7.205

          31,3

          14.220


          < 11 " (Kobeta) libanga », littéralement :tailler la pierre. Expression lingala signifiant :se débrouiller durement pour se procurer rapidement de l'argent.

          Education l75


          Le niveau d'instruction de la mère influe sur ce phénomène. On remarque que 49% d'enfants des mè­ res sans instruction n'ont jamais fréquenté l'école, alors que la proportion est de 12% pour les enfants dont les mères ont un niveau d'instruction secondaire ou plus. De plus, l'écart entre filles et garçons est plus important chez les enfants issus de mères sans instruction : il est de 14 points contre 1,5 points seulement pour les en­ fants dont les mères ont un niveau d'instruction secon­ daire ou plus.


        3. Retard scolaire au niveau de l'enseignement primaire


          Le retard des élèves du niveau primaire est apprécié à partir de la proportion d'enfants âgés de plus de 14 ans fréquentant actuellement l'école primaire (tableau 4.8). En effet, partant de l'âge légal de 6 ans pour commencer les études primaires et la durée de celles-ci qui est de 6 ans, et en considérant les 3 années de redoublement autorisées, l'enfant qui a atteint l'âge de 14 ans devrait normalement avoir terminé l'école primaire.


          Tableau 4.8 :Pourcentage d'enfants inscrits à l'école primaire ayant dépassé l'âge de 14 ans selon la province et le milieu de résidence



          Caractéristiques


          Masculin


          Féminin


          Les deux sexes


          %

          Effectif des enfants


          %

          Effectif des enfants


          %

          Effectif des enfants


          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province

          Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

          Kasaï Oriental Kasaï Occidental


          10,8


          1.688


          7,9


          1.626


          9,4


          3.314

          19,1

          3.274

          14,0

          2.581

          16,9

          5.855


          5,0


          513


          4,2


          491


          4,6


          1.004

          19,4

          350

          12,5

          308

          16,1

          658

          16,2

          611

          16,3

          571

          16,3

          1.182

          24,0

          458

          17,9

          337

          21,4

          795

          18,9

          632

          14,9

          544

          17,1

          1.176

          14,9

          264

          8,9

          210

          12,3

          474

          16,9

          321

          10,3

          276

          13,8

          597

          20,6

          156

          9,5

          116

          15,9

          272

          17,6

          638

          8,2

          499

          13,4

          1.137

          12,4

          514

          9,6

          470

          11,1

          985

          17,1

          505

          13,9

          385

          15,7

          890

          Ensemble du pays

          16,3

          4.962

          11,7

          4.207

          14,2

          9.169


          La proportion des enfants ayant dépassé l'âge légal de l'enseignement primaire est de 14% pour l'ensemble de la ROC, 12% chez les filles et 16% chez les garçons. Ce retard résulte bien entendu des entrées tardives mais aussi des redoublements incontrôlés. Le milieu rural est plus frappé par ce phénomène dont les conséquences sur le développement du pays et la poursuite des études sont néfastes. En effet, le retard des élèves du primaire a des implications sur les entrées et les sorties tardives des enfants à l'école secondaire et à l'université. L'élasticité des années acadé­ miques, au niveau de l'enseignement universitaire et supérieur, aggrave la situation. Alors qu'autre­ fois la plupart des étudiants terminaient leurs études universitaires autour de l'âge de 25 ans, c'est autour de 30 ans que beaucoup d'étudiants terminent aujourd'hui leurs études universitaires . A cet âge, et en considérant la durée de chômage probable avant le premier emploi d'une part, et la faible espérance de vie à la naissance d'autre part, on peut craindre que les jeunes diplômés universitaires ne contribuent que pendant très peu d'années à la vie économique.


          76 I 11catio11


        4. Causes de non-fréquentation scolaire actuelle par les enfants de 6 à 14 ans


La non-fréquentation scolaire analysée ici concerne les enfants âgés de 6 à 14 ans rencon­ trés dans les ménages et qui ne fréquentaient pas l'école au moment de l'enquête ou au cours de l'année scolaire 2000-2001. Il s'agit des enfants qui n'ont jamais fréquenté l'école ainsi que des élèves qui n'allaient pas à l'école au moment de l'enquête. La proportion de ces enfants est obtenue en rapportant leur nombre au total d'enfants de cette tranche d'âges (tableau 4.9).


Tableau 4.9 : Pourcentage d'enfants âgés de 6 à 14 ans ne fréquentant pas l'école selon certaines caractéristiques socio-démographiques



Caractéristiques


Sexe masculin


Sexe féminin


Les deux sexes


%

Effectif des enfants


%

Effectif des enfants


%

Effectif des enfants


Milieu de résidence

Urbain Rural


Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

Kasaï Oriental Kasaï Occidental


Age de l'enfant

6-9 ans

10-14 ans


25,6


2.068


29,0


2.186


27,4


4.254

48,0

4.947

57,0

5.019

52,5

9.966


25,8


662


26,5


673


26,1


1.335

37,0

448

37,1

431

37,1

879

36,0

777

40,2

783

38,1

1.561

50,1

689

62,9

746

56,7

1.434

45,4

916

48,0

892

46,7

1.808

59,7

539

67,1

575

63,6

1.113

48,7

516

59,3

581

54,3

1.096

41,7

210

41,2

192

41,4

402

47,3

978

56,4

1.011

52,0

1.989

28,7

635

37,3

675

33,1

1.310

34,1

646

48,2

647

41,2

1.293


54,8


3.248


58,3


3.338


56,6


6.587

29,8

3.766

40,0

3.867

35,0

7.633

Ensemble du pays

41,4

7.015

48,5

7.205

45,0

14.220



L'enquête mpntre que près de la moitié des enfants (45%) de 6 à 14 ans ne fréquentaient pas l'école au moment de l'enquête (année scolaire 2000-2001 ). Les filles sont plus nombreuses que les garçons : 49% contre 41%. Par ailleurs, un peu plus d'un enfant sur deux du milieu rural (53%) est dans cette situation, alors qu'en milieu urbain on observe une proportion de 27% d'enfants qui ne vont pas à l'école.


Par rapport à l'âge de l'enfant, on observe que quel que soit le sexe, les enfants qui ne fré­ quentaient pas l'école sont plus nombreux parmi les enfants de 6-9 ans que ceux âgés de 10 à 14 ans.


Le tableau 4.10 présente les causes de cette non-fréquentation scolaire selon différentes caractéristiques socio-démographiques des parents des enfants. On y observe que le non paiement des frais scolaires est de loin la cause principale. Ceci reste vrai pour toutes les catégories sociales, dans les de.ux milieux de résidence et dans toutes les provinces. On constate par ailleurs que c'est en milieu urbain, à Kinshasa et dans la province de l'Equateur que cette cause est la plus fréquente .


Education 177

Tableau 4.1O : Pourcentage d'enfants âgés de 6 à 14 ans ne fréquentant pas l'école selon le motif donné et certaines caractéristiques socio-démographiques



Caractéristiques


Motif de non-fréquentation


Effectif des enfants

Pas d'écoles proches

Frais scolaires

Echecs scolaires

Maladie prolongée

Change- ment de résidence


Grossesse


Travail


Autres


Milieu de résidence

Urbain Rural


Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

Kasaï Oriental Kasaï Occidental


Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

Moyens Riches Plus riches


Niveau d'instruction de la mère

Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Prog. non formel


Sexe

Masculin Féminin


1,9


72,8


1,4


4,1


5,1


0,2


0,7


13,5


1.025

10,5

60,4

1,0

4,0

1,6

0,1

0,9

21,5

5.040


2,5


72,8


0,9


2,3


4,1


0,0


0,2


16,9


271

8,6

51,3

1,3

5,0

4,2

0,0

0,9

28,8

303

10,9

57,2

1,8

3,1

2,4

0,4

1,2

23,0

543

2,0

74,5

0,8

4,8

1,7

0,0

0,4

15,8

805

15,6

56,4

1,6

7,2

3,9

0,1

0,7

14,4

814

6,9

61,0

0,6

2,9

1,6

0,0

1,1

25,9

686

3,4

68,1

0,2

2,4

0,8

0,2

1,5

23,3

585

8,4

44,1

0,6

4,5

3,9

0,6

1,1

36,9

165

12,1

68, 1

1,2

2,5

0,3

0,1

0,7

15,1

977

14,8

64,5

1,2

3,8

2,8

0,0

0,5

12,3

396

10,6

49,6

1,2

5,4

2,8

0,0

1,4

28,9

520


9,6


58,2


0,9


4,6


2,3


0,1


0,9


23,3


1.463

9,4

64,2

0,8

3,8

1,9

0,0

0,7

19,3

1.633

10,6

63,5

1,5

3,6

1,7

0,0

1,1

18,1

1.464

8,8

63,1

1,2

4,4

1,6

0,2

1,0

19,6

1.066

1,2

65,8

0,7

3,7

5,7

0,6

0,6

21,6

439


9,2


65,0


1,0


3,5


1,4


0,1


0,9


18,9


2.916

10,1

59,6

1,0

4,7

2,1

0,2

0,7

21,5

2.362

4,8

61,9

1,2

4,0

5,7

0,0

1,3

21, 1

747

(10,7)

(68,6)

(0,0)

(3,4)

(0,0)

(0,0)

(0,0)

(17,3)

(38)


9,1


62,5


1,0


3,7


2,1


0,0


0,3


21,3


2.731

9,0

62,5

1,1

4,3

2,2

0,2

1,4

19,3

3.335

Ensemble du pays

9,0

62,5

1,1

4,0

2,2

0,1

0,9

20,2

6.066


Deux faits complémentaires peuvent expliquer cette situation : le manque réel de moyens financiers permettant aux parents de payer les frais de scolarité, et la pratique actuelle qui consiste à ne pas admettre les enfants non en règle avec l'école en ce qui concerne le paiement de minerval. Dans certains cas, les élèves sont expulsés pour un ou quelques jours seulement de retard de paiement. Cette pratique résulte, selon les chefs d'établissements, de la nécessité d'avoir les moyens nécessaires pour faire fonctionner l'école, y compris le paiement de la « prime » due aux ensei­ gnants. Ceci pose le problème de la responsabilité de l'Etat congolais vis-à-vis du financement de la scolarisation des enfants. Sa démission et le fait de faire endosser cette charge aux parents condui­ sent à la non-fréquentation, momentanée ou prolongée, d'une bonne moitié des enfants congolais comme observé au tableau 4.9.


Plusieurs autres causes sont citées pour expliquer la non-fréquentation scolaire. Ily a d'abord un ensemble de causes dites « autres », que les mères n'ont pas voulu ou pu déclarer au moment de l'enquête. Il peut s'agir des causes pour lesquelles elles se sentent coupables, car il semble invrai­ semblable qu'un parent ne sache pas pourquoi son enfant ne fréquente pas. Il faudrait approfondir les analyses sur cette question. L'éloignement des écoles par rapport aux domiciles des enfants est une autr cause de non-fréquentation de 9% d'enfants :11% en milieu rural et 2% en milieu urbain.


78 I Education


Dans certains milieux ruraux, les enfants doivent franchir des kilomètres pour effectuer les va-et­ vient entre leurs villages et leurs écoles. La situation serait particulièrement dramatique dans la pro­ vince Orientale, au Kasaï Oriental et au Bandundu. Il se pose là un problème de la carte scolaire, c'est-à-dire de la distribution de l'offre éducative en fonction de la demande sociale de chaque milieu.


Les maladies prolongées constituent égale­ ment une cause de non-fréquentation scolaire ; elles gênent indistinctement les enfants en milieu urbain et en milieu rural.

Les changements de résidence provoquent aussi la non-fréquentation scolaire, principalement dans les milieux urbains, sans doute parce qu'ils exigent de faire réinscrire les enfants dans les écoles des nouveaux lieux de résidence. Or l'inscription d'un enfant dans une école, notamment en ville, au cours d'une année sco­ laire n'est pas aisée.


      1. Efficacité interne du système scolaire


        L'efficacité interne est analysée d'abord en considérant les promotions, redoublements et abandons scolaires, ensuite en l'examinant au niveau de toute l'école primaire (de la première à la cinquième année) et enfin en traitant du passage du primaire au secondaire.


        1. Promotion, redoublement et abandon scolaires


          Le taux de promotion se situe à 57% en première année. Ilaugmente d'uneannée à une autre jusqu'à atteindre 79% en 4ème année et 82% en 5ème année (tableau 4.11). Les abandons et les redoublements sont relativement plus nombreux en 1ère année primaire et diminuent au fur et à mesure que les enfants s'adaptent au système scolaire.


          Tableau 4.11 :Taux de rendement interne du système scolaire


          Année d'étude

          Sexe masculin

          Sexe féminin

          Les deux sexes


          1ere

          Taux de promotion Taux de redoublement Taux d'abandon

          57,8

          29,6

          12,6

          55,9

          30,2

          139

          56,9

          29,9

          132


          Taux de promotion Taux de redoublement Taux d'abandon

          72,9

          16,1

          10,9

          72,8

          13,5

          13,7

          72,9

          14,9

          12,2


          Taux de promotion Taux de redoublement Taux d'abandon

          76,2

          13,0

          10,9

          75,8

          11,1

          13 1

          76,0

          12,1

          11 9

          Taux de promotion

          79,2

          77,8

          78,6

          Taux de redoublement

          11,5

          12,5

          11,9

          Taux d'abandon

          9,3

          9,7

          9,5

          Taux de promotion

          83,3

          79,8

          81,8

          Taux de redoublement

          11,5

          9,8

          10,8

          Taux d'abandon

          5,2

          10,4

          7,4

          Taux

          Taux de promotion

          73,9

          72,4

          73,2

          moyens

          Taux de redoublement

          16,3

          15,4

          15,9

          Taux d'abandon

          9,8

          12,2

          10,8


          Quelle que soit l'année d'étude considérée, le taux de redoublement est plus élevé que le taux d'abandon. L'écart est plus important en première année et il s'amenuise entre la deuxième et la quatrième années.


          Education l79



          Graphique 4.5. Taux de promotion selon les années d'étude et le sexe

          90


          80


          70


          60

          Graphique 4.5. Taux de promotion selon les années d'étude et le sexe

          90


          80


          70


          60


          J!! 50

          J!! 50


          40

          40


          a. 30

          a. 30


          20


          10


          0

          20


          10


          0


          1ère

          2ème

          3ème

          Années d'étude

          4ème

          5ème

          1ère

          2ème

          3ème

          Années d'étude

          4ème

          5ème


          I Masculin •Féminin 1

          I Masculin •Féminin 1



          CD

          O>

          CD

          O>

          C

          GI

          C

          GI

          f

          f

          :::1

          0

          :::1

          0

          Le taux de promotion est plus faible chez les filles en première année, mais il tend à s'équili­ brer dès la deuxième année. Les taux d'abandons sont, à toutes les années, légèrement plus élevés chez les filles que chez les garçons.


        2. Survie scolaire en 5ème année d'enseignement primaire


          La survie scolaire(1> en 5ème année est très faible. Sur 100 enfants inscrits en 1ère année primaire, 25 seulement atteignent la 5ème année primaire après 4 années de scolarité. Le système scolaire congolais n'est pas efficace au vu de ces résultats. Plusieurs facteurs expliquent cette situation dont la démotivation des enseignants et l'insuffisance de formation, de recyclage et de matériel pédagogique sont les plus importants.

          Les écoles opèrent dans un environnement social et éco­ nomique de plus en plus difficile. L'encadrement à domi­ cile des élèves se relâche du fait des conditions de vie de plus en plus précaires. L'école offre aujourd'hui peu de débouchés.


          Il faut remarquer que le système scolaire congolais opère un véritable tri. Il procède à un tamisage des enfants d'une année à une autre pour ne garder que les plus brillants. En effet, on constate que les taux de survie augmentent avec les années d'étude : le taux passe de 57% de la 1ère année à la 2ème année, à 73% de la 2ème année à la 3ème année, et à 79% de la 4ème année à la 5ème année.


          Entre les sexes, on observe peu de différence dans les taux de survie scolaire de la première

          à la cinquième primaire.


          La survie scolaire est influencée par le niveau de pauvreté. Le taux de survie chez les enfants des ménages les plus riches se situe à 41% contre 18% chez les enfants des ménages les plus pauvres. Ainsi, non seulement les enfants des familles pauvres sont moins scolarisés que ceux des familles plus riches, mais ils ont encore moins de chance de terminer leurs études primaires que ces derniers. On peut parler d'une sélection sociale qui s'opère à travers l'école, au profit des en­ fants des ménages les plus aisés.


          11, Le taux de survie de la première à la cinquième mesure la proportion d'élèves inscrits en première année qui atteignent la cinquième année. Ce taux est construit selon le principe de la cohorte fictive: si les taux de promotion, de redoublement et d'abandon observés durant une année scolaire étaient ceux d'une cohorte, le taux de survie de la première à la cinquième année de cette cohorte serait

          celui calculé.


          80 1 Education

          Tableau 4.12 : Pourcentage d'enfants entrant en 1ère année d'enseignement primaireet qui atteignent la Sème année selon certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques


          % de la 1ère

          à la 2ème


          % de la 2ème

          à la 3ème


          % de la 3ème

          à la 4ème


          % de la 4ème

          à la 5ème


          % de ceux de la 1ère année qui atteionent la 5ème


          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province

          Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

          Kasaï Oriental Kasaï Occidental


          Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens

          Riches Plus riches


          Sexe

          Masculin Féminin


          67,5


          77,0


          79,0


          81,9


          33,6

          52,4

          70,7

          74,0

          75,9

          20,8


          73,3


          83,8


          81,7


          82,0


          41, 1

          59,2

          74,6

          70,4

          81,1

          25,2

          63,2

          86,6

          84,8

          87,9

          40,7

          48,4

          66,5

          .62,7

          76,3

          15,4

          51,9

          68,9

          77,5

          69,3

          19,2

          39,6

          42,3

          55,3

          57,7

          5,3

          62,2

          61,5

          66,9

          71,4

          18,3

          55,1

          74,0

          78,6

          84,0

          26,9

          49,7

          66,3

          72,7

          76,1

          18,2

          59, 1

          78,6

          82,0

          83,7

          31,9

          64,4

          82,1

          85,7

          84,3

          38,2


          47,2


          67,7


          72,3


          77,5


          17,9

          51,9

          63,6

          74,4

          78,9

          19,4

          55,6

          69,4

          75,7

          72,7

          21,2

          58,0

          74,6

          74,6

          79,5

          25,7

          72,4

          85,7

          80,3

          81,6

          40,7


          57,8


          72,9


          76,2


          79,2


          25,5

          55,9

          72,8

          75,8

          77,8

          24,0

          '

          Ensemble du pays

          56,9

          72,9

          76,0

          78,6

          24,8


          Des inégalités sont également observées entre provinces. Kinshasa, Bandundu, Kasaï Oc­ cidental et Kasaï Oriental présentent les taux de rétention les plus élevés, même s'ils ne dépassent pas les 50%. En revanche, c'est le Nord-Kivu qui retient le moins les enfants dans le système sco­ laire.


          Dans l'ensemble, les taux de survie en 5ème année primaire connaissent une stagnation entre 1995 et 2001 (25%).


        3. Transition du primaire au secondaire


Le tableau 4.13 présente les taux bruts de transition du primaire au secondaire, qui mesurent le niveau de passage de l'enseignement primaire à l'enseignement secondaire. Il s'agit du rapport entre le nombre total de nouveaux élèves inscrits en première année du secondaire de l'année sco­ laire en cours et le nombre total des inscrits de la sixième année du primaire de l'année scolaire précédente.


Le taux de transition du primaire au secondaire est élevé. Sur 100 élèves qui terminent la 6ème primaire, 81 s'inscrivent en 1ère année secondaire. Il y a peu de différence entre garçons et filles au niveau de l'ensemble du pays.


Education Is1

Tableau 4.13 :Taux brut de transitionde l'enseignement primaire à l'enseignement secondaire



Milieu de résidence

Garçons

Filles

Les

deux sexes


%

Effectif des enfants


%

Effectif des enfants


%

Effectif des enfants en 6ème primaire


Urhain


85,4


174


84,2


171


84,8


345

Rural

77,8

180

74,5

109

76,6

289

Ensemble du pays

81,5

354

80,4

280

81,0

634


Le taux de transition en milieu urbain (85%) est plus élevé que celui du milieu rural (77%). Ce qui laisse penser que le rendement interne des écoles est meilleur en milieu urbain. Cette situation serait favorisée par un personnel enseignant plus qualifié dont bénéficieraient les écoles en milieu urbain, comparativement à celles du milieu rural,et peut-être aussi des conditions d'étude meilleures en milieu urbain.


    1. NIVEAU D'INSTRUCTION ET ANALPHABETISME DES ADULTES


      Cette section aborde le niveau d'instruction et d'analphabétisme des adultes (personnes âgées de 15 et plus)<1i. L'analphabétisme est mesurée par l'incapacité à lire et à écrire un texte dans une langue quelconque. L'enquête MICS2 s'est contentée des déclarations des personnes enquêtées sur leur capacité de lire et d'écrire sans contrôler ces déclarations par un texte de lecture, d'écriture et de calcul.


      1. Analphabétisme des adultes de 15 ans et plus


        On s'intéresse ici au niveau d'analphabétisme de toute la population de 15 ans et plus. En observant la moyenne nationale, on constate que le taux d'analphabétisme de cette catégorie est élevé : 32 personnes âgées de 15 ans et plus sur 100 ne savent ni lire ni écrire. Il existe un grand écart entre les hommes (19%) et les femmes (44%). Cette situation est due notamment à l'absence d'un programme national d'alphabétisation des adultes, aux insuffisances des structures d'encadre­ ment, au peu d'intérêt accordé à l'alphabétisation et à certains facteurs socioculturels à élucider.


        L'analphabétisme en milieu rural est de loin supérieur à celui du milieu urbain (40% contre 14%). Le taux féminin en milieu rural (55%) est plus du double de celui des femmes du milieu urbain (21%). Le taux d'analphabétisme varie de 10% pour les ménages les plus riches à 43% pour les plus pauvres. On peut en conclure que le niveau de pauvreté détermine le niveau de l'alphabétisation.


        Les taux d'analphabétisme des adultes varient de 11% à Kinshasa, à 48% au Nord-Kivu. Au Nord-Kivu et à l'Equateur, c'est près de la moitié de la population qui ne sait ni lire ni écrire (tableau 4.14).


        ( •o Etant donné que c'est à travers l'école que se fait l'alphabétisation, les personnes qui n'ont jamais été à l'école courent le risque de rester analphabètes toute leur vie du fait de la quasi inexistence des programmes d'alphabétisation des adultes dans le pays.


        82 I Education


        Tableau 4.14 : Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus ne sachant ni lire ni écrire selon certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques

        Sexe masculin

        Sexe féminin

        Les deux sexes

        %

        Analpha- bète

        Ne sait oas

        Effectif

        %

        Analpha- bète

        Ne sait oas

        Effectif

        %

        Analpha- bète

        Ne sait oas

        Effectif


        Milieu de résidence

        Urbain

        7,3

        0,6

        4.474

        20,6

        1,6

        4.721

        14,1

        1,1

        9.195

        Rural

        24,4

        1,8

        9.283

        55,0

        5,2

        10.102

        40.3

        3,6

        19.385

        Province

        Kinshasa

        6,0

        0,2

        1.551

        14,5

        0,6

        1.700

        10,5

        0,4

        3.251

        Bas-Congo

        16,7

        0,5

        869

        41,8

        0,5

        986

        30,0

        0,5

        1.854

        Bandundu

        16,4

        0,6

        1.582

        41, 1

        1,3

        1.767

        29,5

        1,0

        3.349

        Equateur

        24,4

        1,7

        1.352

        60,7

        5,5

        1.488

        43,4

        3,7

        2.840

        Orientale

        20,6

        2,0

        1.770

        46,7

        4,9

        1.937

        34,2

        3,5

        3.707

        Nord-Kivu

        34,8

        1,0

        946

        60,0

        1,7

        1.006

        47,8

        1,4

        1.952

        Sud-Kivu

        22,1

        4,5

        971

        53,7

        8,9

        1.028

        38,3

        6,8

        1.999

        Maniema

        18,0

        1,4

        409

        52,3

        5,5

        417

        35,3

        3,5

        826

        Katanga

        22,5

        0,9

        1.897

        48,9

        3,2

        1.989

        36,0

        2,1

        3.885

        Kasaï Oriental

        13,4

        1,8

        1.273

        36,5

        7,4

        1.328

        25,2

        4,7

        2.601

        Kasaï Occidental

        15,9

        1,7

        1.138

        43,2

        7,7

        1.178

        29,8

        4,8

        2.316

        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres

        25,2

        1,8

        2.760

        59,0

        4,4

        3.005

        42,8

        3,1

        5.765

        Pauvres

        26,9

        2,1

        2.638

        54,9

        7,4

        2.903

        41,6

        4,9

        5.541

        Moyens

        22,5

        1,7

        2.596

        54,0

        4,5

        2.877

        39,0

        3,2

        5.473

        Riches

        15,8

        1,4

        2.792

        39,0

        3,5

        2.942

        27,7

        2,5

        5.733

        Plus riches

        5,3

        0,2

        2.971

        15,1

        0,7

        3.097

        10,3

        0,5

        6.069

        Age

        15-24 ans

        21,7

        1,6

        5.167

        35,7

        3,2

        5.420

        28,9

        2,4

        10.586

        25-34 ans

        13,8

        1,0

        3.065

        36,5

        3,0

        3.735

        26,2

        2, 1

        6.800

        35-44 ans

        13,9

        0,7

        2.608

        46,0

        4,0

        2.645

        30,0

        2,4

        5.253

        45-54 ans

        17,7

        1,0

        1.534

        57,2

        5,6

        1.555

        37,6

        3,3

        3.089

        55-64 ans

        24,4

        3,5

        785

        72,8

        7,4

        878

        50,0

        5,6

        1.663

        65et+ ans

        37,4

        2,9

        598

        82,7

        9,5

        591

        59,9

        6,2

        1.189

        Ensemble du pays

        18,8

        1,4

        13.757

        44,1

        4,1

        14.823

        31,9

        2,8

        28.580



        Le taux d'analphabétisme en ROC n'a pas varié entre 1995 et 2001. Il est passé de 33% en 1995 à 32% en 2001 pour l'ensemble du pays ; de 18% à 19% chez les hommes et de 46% à 44% chez les femmes. Ce taux n'a pas changé non plus lorsqu'on considère chaque milieu de résidence.


        Graphique 4.6. Taux d'analphabétisme selon la province

        60 ----------------------------------,


        50 -- ---·-·-··------·--·---- ---- ··--- ··· -- -·- - ----


        Nord·Klvu Equateur Sud-Kivu Katanga Maniema Orientale Bas-Congo Kasaî Bandundu Kasaî Kinshasa

        Occidental Oriental

        Province



        Education j XJ


      2. Alphabétisation des jeunes adultes de 15-24 ans


Le tableau 4.14 fournit les taux d'analphabétisme des jeunes de 15 à 24 ans. Cette tranche d'âge inclut normalement tous les élèves et étudiants du niveau primaire, secondaire et universitaire. On constate que ce taux reste élevé: pour 100 personnes âgées de 15-24 ans, 29 ne savent ni lire ni écrire. Le taux des femmes (36%) est supér ieur à celui des hommes (22%). Ce taux traduit plusieurs faits. D'abord il confirme qu'une bonne proportion d'enfants n'a jamais fréquenté l'école et n'a jamais bénéficié d'un programme quelconque d'alphabétisation. Il indique aussi que le niveau de rétention dans l'enseignement primaire, secondaire et universitaire est bas. Ilexplique en outre que le système d'enseignement n'arrive pas à inculquer correctement aux futurs adultes les connaissances de base de la lecture et de l'écriture. La possibilité de retomber dans l'analphabétisme de retour, appelée l'illettrisme, est grande.


4.3.3 Niveaux d'instruction de la population de 15 ans et plus


Ce paragraphe examine le niveau d'instruction atteint à l'école par les personnes de 15 ans et plus. Il est obtenu à partir des déclarations des enquêtés sur la dernière classe qu'ils ont suivie et réussie. Les résultats obtenus indiquent qu'au total, près d'un quart de la population de 15 ans et plus (24%) est sans instruction ; 39% se sont arrêtés au niveau primaire tandis que 36% ont atteint un niveau secondaire ou universitaire.


En milieu rural près d'un tiers (31%) des adultes est sans instruction. Les femmes non ins­ truites y représentent 44% des femmes adultes.


Tableau 4.15 : Pourcentage de la population âgée de 15ans et plus selon le niveau d'instruction atteint, le milieu de résidence et le sexe



Niveau d'instruction


Milieu urbain


Milieu rural


Ensemble


H


F

Deux sexes


H


F

Deux sexes


H


F

Deux sexes


Sans instruction


3,8


13,6


8,8


16, 1


44,0


30,7


12,1


34,3


23,6

Primaire

23,5

31 ,7

27,7

46,8

42,4

44,5

39,2

39,0

39,1

Secondaire ou plus

69,5

52,1

60,6

36,2

12,8

24,0

47,0

25,4

35,8

Programme non formel

1,9

2,3

2,1

0,8

0,7

0,7

1,1

1,2

1,2

Ne sait oas

1,3

0,3

0,8

0 1

0 1

0 1

0 6

0 1

0 3

Ensemble du pays

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

Effectifs d'enfants

4.474

4.721

9.195

9.283

10.102

19.385

13.757

14.823

28.580


En milieu urbain, les personnes ayant atteint le niveau secondaire sont les plus nombreuses et celles qui n'ont aucune instruction représentent moins de 10%. On observe une disparité entre les sexes, les femmes étant plus nombreuses dans les deux premières catégories (sans instruction et niveau primaire) .


4.3.4. Population n'ayant jamais fréquenté l'école


Le tableau 4.16 montre que 22% de la proportion de 15 ans et plus n'ont jamais fréquenté l'école. C'est surtout en milieu rural que le taux est le plus élevé par rapport au milieu urbain : 29% contre 8%. L'écart est important entre les deux milieux. Il l'est aussi entre les femmes et les hom­ mes, car les femmes n'ayant jamais étudié sont trois fois plus nombreuses que les hommes : 33% contre 11%.


84 I Education

Tableau 4.16 :Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus n'ayant jamais fréquenté l'école



Milieu de résidence


Sexe masculin


Sexe féminin


Les deux sexes

%

Effectifs

%

Effectifs

%

Effectifs


Urbain Rural


2,5

14,4


4.474

9.283


12,5

42,0


4.721

10.102


7,6

28,8


9.195

19.385

Ensemble du pays

10,5

13.757

32,6

14.823

22,0

28.580


CONCLUSION


Ce chapitre a examiné la situation de l'éducation des enfants, des jeunes et des adultes. Il ressort de l'analyse des données que:



Au total, aucun objectif du Sommet Mondial pour les Enfants relatif à l'éducation n'a été atteint en ROC. La situation observée en 1995, qui était déjà préoccupante, s'est même détériorée davan­ tage. Les enfants congolais se trouvent donc dans une situation peu favorable à leur épanouisse­ ment et à leur accès à l'éducation de base. La fréquentation scolaire constitue à l'heure actuelle un grand problème pour les parents d'élèves et pour toute la communauté nationale. L'analphabétisme chez les jeunes et les adultes demeure inquiétant, en particulier pour les femmes.


86 I Education

SANTE DES MERES ET DES ENFANTS 5


INTR ODUCTION


Ce chapitre traite de la santé des mères et des enfants en deux sections : la première exa­ mine la santé de la mère et du nouveau-né à travers la couverture des soins prénatals et des accou­ chements assistés (section 5.1) ; la seconde analyse les soins des maladies chez les enfants de moins de cinq ans en passant en revue les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires aiguës, le paludisme, la connaissance des symptômes nécessitant des soins appropriés et le traitement des maladies (section 5.2).


Les objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants y relatifs sont les suivants :



MICS2 permet de déterminer les tendances par rapport à la situation de 1995. Elle examine en plus d'autres indicateurs relatifs à la prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME) et au paludisme.


    1. SANTE DE LA MERE ET DU NOUVEAU-NE


      1. Couverture des soins prénatals


        Les consultations prénatales de qualité sont indispensables pour assurer la vaccination des mères contre le tétanos et pour détecter précocement et prendre en charge les complications poten­ tielles et les facteurs de risques pendant la grossesse et l'accouchement, notamment la pré-éclampsie, l'anémie, les maladies sexuellement transmissibles et la transmission du VIH/SIDA de la mère à l'enfant. Elles permettent ainsi de prévenir les décès maternels.


        La couverture des soins prénatals a été mesurée par le rapport entre le nombre de femmes âgées de 15-49 ans ayant consulté, au moins une fois durant la grossesse, un personnel de santé qualifié (médecin, infirmier(ère) ou accoucheuse) et le nombre total de femmes ayant eu une nais­ sance vivante au cours des 12 derniers mois.


        Santé des mères et des enfants l87



        L'enquête MICS2 a interviewé 12.407 femmes âgées de 15-49 ans dont 2.666 ont eu une naissance vivante au cours des 12 derniers mois. Le tableau 5.1 donne la couverture des soins prénatals selon différentes caractéristiques socio-démographiques.


        Tableau 5.1 : Répartition (en %) des femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des 12 derniers mois selon le type de personnel dispensant des soins prénatals et certaines caractéristi­ ques socio-démographiques



        Caractéristiques


        Personnel consulté pour les soins prénatals


        Personnel qualifié


        Effectifs des femmes avec naissances vivantes


        C

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        Milieu de résidence

        Urbain Rural


        Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

        Kasaï Oriental Kasaï Occidental


        Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

        Moyens Riches Plus riches


        Niveau d'instruction de la mère

        Sans instruction Primaire Secondaire ou plus


        Sexe du chef de ménage

        Masculin Féminin


        Age du chef de ménage

        < 25 ans

        25 à 49 ans 50 ans et olus


        16,6


        19,5


        39,4


        21,6


        1,4


        1,5


        100,0


        80,5


        800

        32,0

        2,6

        38,0

        22,4

        4,0

        1,0

        100,0

        63,0

        1.867


        13,9


        36,2


        32,2


        16,6


        0,3


        0,8


        100,0


        85,0


        239

        12,7

        8,9

        64,9

        11,2

        2,3

        0,0

        100,0

        85,1

        173

        19,0

        3,6

        25,9

        48,5

        2,7

        0,3

        100,0

        78,0

        314

        36,0

        1,5

        40,3

        18,6

        2,5

        1,1

        100,0

        60,3

        245

        31,2

        5,6

        19,8

        36,4

        5,5

        1,6

        100,0

        61,7

        317

        27,8

        5,5

        43,0

        19,8

        2,9

        1,2

        100,0

        68,2

        177

        28,7

        5, 1

        41,2

        17,3

        '5,3

        2,4

        100,0

        63,6

        206

        21,5

        3,6

        60,7

        8,4

        3,6

        2,4

        100,0

        72,6

        77

        40,1

        3,8

        38,2

        14,7

        0,7

        2,4

        100,0

        56,7

        369

        22,4

        9,5

        46 ,5

        17,0

        4, 1

        0,5

        100,0

        73,0

        257

        33,7

        2,9

        42,7

        14,8

        5,9

        0,0

        100,0

        60,4

        291


        37,0


        2,9


        35,7


        20,1


        3, 1


        1,2


        100,0


        58,7


        564

        34,8

        2,8

        35,8

        19,7

        5,8

        1,2

        100,0

        58,3

        554

        27,2

        3,3

        39,5

        25,6

        3,6

        0,8

        100,0

        68,4

        565

        23,6

        4,7

        40,7

        26,8

        3,0

        1,2

        100,0

        72,2

        540

        11,0

        28,9

        41, 1

        17,8

        0,0

        1,2

        100,0

        87,8

        443


        39,1


        3,0


        32,0


        19,7


        5,0


        1,3


        100,0


        54,7


        742

        28,0

        3,5

        41,4

        22,8

        3,1

        1,1

        100,0

        67,7

        1.175

        15,0

        18,8

        40,5

        23,3

        1,5

        1,0

        100,0

        82,5

        730


        27,0


        7,7


        38,7


        22,5


        3,1


        1,1


        100,0


        68,9


        2.435

        32,3

        7,5

        35,5

        18,5

        4,9

        1,3

        100,0

        61,5

        232


        22,6


        3,8


        42,8


        20,9


        5,7


        4, 1


        100,0


        67,5


        143

        27,2

        7,8

        39,0

        22,4

        2,8

        0,8

        100,0

        69,1

        2.098

        30,0

        8,5

        34,2

        21,4

        4,5

        1,4

        100,0

        64,1

        425

        Ensemble du pays

        27,4

        7,7

        38,4

        22,2

        3,2

        1,1

        100,0

        68,2

        2.666


        Les données montrent qu'un peu plus de deux tiers des femmes enceintes (68%) reçoivent leurs soins prénatals d'un personnel qualifié. Il faut cependant noter que 27% de femmes enceintes n'utilisent pas les services de consultation prénatale et que 4% consultent un personnel non qualifié (accoucheuses traditionnelles formées ou non).


        88 I Santé des mères et des enfants


        Le niveau de consultation en ROC est appréciable si on le compare à celui observé en 2000 dans d'autres pays africains tels que le Tchad (42%), le Mali (47%), le Niger (40%) et le Nigeria (36%) (Sadio, 2001).


        Le fait que près d'un tiers des femmes enceintes ne bénéficient pas des soins prénatals constitue un problème important de santé. S'agit-il d'un problème de coût, d'accessibilité, d'organi­ sation des services de santé ou de culture ? Une étude plus approfondie sur la question devrait être menée pour répondre à ces interrogations.


        L'accès aux soins prénatals est élevé et pourtant la mortalité maternelle est aussi élevée (1.289 pour cent mille naissances). Ce résultat suggère une faible relation entre l'accès aux soins prénatals et la mortalité maternelle en ROC. La qualité des soins joue certainement un rôle important dans cette relation.


        La couverture des soins prénatals est plus élevée en milieu urbain (81%) qu'en milieu rural (63%). La pro­ portion des femmes enceintes en milieu rural qui ne con­ sultent pas un personnel de santé durant leur gros­ sesse (32%) est presque le double de celle du milieu ur­ bain (17%).

        Le problème d'accessibilité géographique et financière, ainsi que le manque de personnel de qualité seraient les principales causes de ce faible niveau de consultations prénatales dans les zones rura­ les.


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        ....

        ....

        La répartition par province montre que Kinshasa et la province du Bas-Congo ont les taux les plus élevés de femmes enceintes qui consultent un personnel qualifié (graphique 5.1). Les propor­ tions sont de .85% dans CP,.. deux provinces . Le taux le plus bas est observé au Katanga (57%).



        Graphique 5.1. Couverture des soins prénatals

        Graphique 5.1. Couverture des soins prénatals


        100


        90


        80


        70

        100


        90


        80


        70


        • ë.e.

        60


        50

        • ë.e.

        60


        50


        0

        IL

        40

        0

        IL

        40


        30


        20


        10


        0

        30


        20


        10


        0


        Bas-Congo Kinshasa Bandundu Kasaï Maniema Nord-Kivu Sud-Kivu Orientale Kasaï Equateur Katanga

        Oriental Occidental

        Province

        Bas-Congo Kinshasa Bandundu Kasaï Maniema Nord-Kivu Sud-Kivu Orientale Kasaï Equateur Katanga

        Oriental Occidental

        Province



        :,

        :,

        Le niveau de pauvreté du ménage et le niveau d'instruction de la mère influencent le degré d'utilisation des services de consultation prénatale. Plus la femme a un niveau socio-économique élevé, plus elle consulte un personnel qualifié : le taux varie de 59% chez les plus pauvres à 88% chez les plus riches. De même, plus la femme est instruite, plus elle consulte un personnel qualifié: le taux varie de 55% chez les femmes sans instruction à 83% chez celles ayant atteint le niveau secondaire ou plus.


        Santé des mères et des enfants j 89

        8

        8

        Les résultats de l'enquête « Etat des Lieux du Secteur de fa Santé ,, (ELS, 1999) avaient indiqué un taux moyen national de 67% (80% en milieu urbain et 65% en milieu rural), et MICS2 estime à 68% les femmes qui ont accès aux soins prénatals. Par rapport à 1998, la couverture des soins prénatals semble être en stagnation (graphique 5.2).


        Graphique 5.2. Evolution de la couverture des soins prénatals

        de 1998 à 2001

        90 ,-- --

        79,6 80,5

        Graphique 5.2. Evolution de la couverture des soins prénatals

        de 1998 à 2001

        90 ,-- --

        79,6 80,5

        80 r--

        ---

        80 r--

        ---


        g,

        70


        60

        g,

        70


        60


        50

        50


        5 40

        0

        IL

        5 40

        0

        IL

        30


        20


        10


        0

        30


        20


        10


        0


        Moyenne nationale

        Urbain

        Milieude résidence

        fi,ggg _2

        Rural

        Moyenne nationale

        Urbain

        Milieude résidence

        fi,ggg _2

        Rural



      2. Couverture des accouchements assistés


L'assistance pendant l'accouchement par un personnel qualifié permet d'améliorer la santé des enfants qui naissent ainsi que celle de leurs mères. Elle permet aussi la prise en charge des complications obstétricales qui surviennent au moment des accouchements.


Le tableau 5.2 donne la proportion des femmes âgées de 15-49 ans assistées pendant l'ac­ couchement par un personnel qualifié : médecin, infirmier(ère) ou accoucheuse.


Dans l'ensemble du pays, 61% de femmes sont assistées par un personnel qualifié au mo­ ment de l'accouchement, dont 3% par un médecin, 20% par un(e) infirmier(e) et 37% par une accou­ cheuse. Ces deux dernières catégories sont les plus importantes, alors que ce personnel est moins qualifié que les médecins.


La couverture des accouchements assistés est plus élevée en milieu urbain qu'en milieu rural. En effet, 83% des femmes du milieu urbain ont été assistées par un personnel qualifié durant leur accouchement contre 51% de femmes du milieu rural. Il faut signaler que 42% des femmes en milieu rural sont assistées par un personnel non qualifié (accoucheuses traditionnelles formées ou non, parents/amis et autres).


90 1 Santé des mères et des enfants

Tableau 5.2 : Répartition (en %) des femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des 12 derniers mois par type de personnel ayant assisté la femme à l'accouchement, selon certaines caractéristiques socio-démographiques


Caractéristiques


Personnel ayant assisté la femme à l'accouchement


Person- nel qualifié


Effectifs des femmes avec naissances vivantes


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1

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0

1-


Milieu de résidence

Urbain

7,5

24,5

51,2

6,4

5,0

0,7

4,6

100,0

83,2

800

Rural

1,7

18,5

30,9

27,4

11,8

2,3

7,3

100,0

51,1

1.867

Province

Kinshasa

19,3

29,5

40,5

1,1

2,4

0,8

6,4

100,0

89,3

239

Bas-Congo

3,8

51,3

29,9

5,3

8,3

0,8

0,8

100,0

84,9

173

Bandundu

1,4

10,3

58,7

12,3

9,3

0,3

7,8

100,0

70,4

314

Equateur

1,4

15,3

20,3

38,1

16,5

4,4

4,0

100,0

37,0

245

Orientale

0,8

18,7

39,6

19,8

13,7

1,2

6,3

100,0

59,0

317

Nord-Kivu

4,3

18,5

33,2

20,2

8,7

5,8

9,3

100,0

56,0

177

Sud-Kivu

1,6

16,8

37,7

23,4

11,7

1,1

7,7

100,0

56,1

206

Maniema

1,2

34,6

28,5

21,4

7,1

3,6

3,6

100,0

64,3

77

Katanga

2,4

16,1

28,6

21,2

17,2

3,9

10,6

100,0

47 ,2

369

Kasaï Oriental

1,9

21,0

44,5

22,2

3,6

0,3

6,5

100,0

67,4

257

Kasaï Occidental

0,7

16,1

34,2

41,7

3,3

0,0

4,0

100,0

51,0

291

Niveau de pauvreté

Plus pauvres

1,8

16,8

26,5

31, 1

13,5

3,3

6,9

100,0

45,2

564

Pauvres

0,9

14,4

28,1

30,3

16,3

3,2

6,7

100,0

43,4

554

Moyens

1,2

19,9

38,6

24,0

8,1

0,6

7,7

100,0

59,7

565

Riches

3,0

22,6

45,5

13,8

7,1

1,3

6,7

100,0

71,1

540

Plus riches

11,9

30,1

48,9

2,3

2,5

0,4

3,9

100,0

90,9

443

Niveau d'instruction

de la mère

Sans instruction

1,2

13,4

26,7

28,2

18,2

2,7

9,6

100,0

41,4

742

Primaire

1,8

20,9

36,8

23,7

9,0

1,9

5,9

100,0

59,6

1.175

Secondaire ou plus

8,1

26,0

47,4

10,1

2,7

1,0

4,5

100,0

81,6

730

Sexe du chef de

ménage

Masculin

3,2

20,4

37,1

21,2

9,7

1,8

6,6

100,0

60,7

2.435

Féminin

6,1

19,3

36,2

20,1

10,7

1,8

5,8

100,0

61,6

232

Age du chef de

ménage

< 25 ans

1,7

13,6

38,5

27,4

13,1

3,3

2,5

100,0

53,8

143

25 à 49 ans

3,4

20,7

36,3

21,5

9,8

1,8

6,6

100,0

60,3

2.098

50 ans et plus

4,2

20,8

40,1

17,1

8,7

1,8

7,3

100,0

65,1

425

Ensemble du pays

3,4

20,3

37,0

21,1

9,8

1,8

6,5

100,0

60,7

2.666


Santé des mères et des enfams 191

Kinshasa et la province du Bas-Congo ont les taux d'assistance par un personnel qualifié les plus élevés, respectivement de 89% et 85%. Comme pour les consultations prénatales, les provin­ ces de l'Equateur, du Katanga et du Kasaï Occidental ont les taux les plus bas, respectivement de 37%, 47% et 51%. Dans la province du Katanga, 11% des femmes ne sont assistées pendant l'ac­ couchement par aucun personnel de santé.


Le niveau de pauvreté et le niveau d'instruction de la mère influent fortement sur le fait de se faire assis­ ter à l'accouchement par un personnel qualifié. Les taux varient de 45% pour les plus pauvres à 91% pour les plus riches.

L'accouchement en présence d'un personnel qualifié varie de 41% pour les femmes sans instruction à 82% pour celles du niveau secondaire ou plus.


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a, 60

a, 60

..

..

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Le graphique 5.3 illustre le rapport entre les résultats de l'enquête ELS et ceux de MICS2 sur la couverture des accouchements assistés en ROC. La couverture des accouchements assistés est en baisse légère par rapport à 1998, surtout en milieu rural.


Graphique 5.3. Evolution de la couverture des accouchements

assistés de 1998 à 2001

Graphique 5.3. Evolution de la couverture des accouchements

assistés de 1998 à 2001



100

91,6

100

91,6


90


80

.. 70

90


80

.. 70


C

50

C

50


:::,

a0.

40

:::,

a0.

40


30


20


10


0

30


20


10


0


Moyenne nationale

Urt>ain

MIiieu de résidence

Rural

Moyenne nationale

Urt>ain

MIiieu de résidence

Rural


    1. SOINS DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS


      Cette section étudie successivement les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires aiguës, le paludisme, la connaissance des symptômes nécessitant des soihs appropriés et le traite­ ment des maladies chez les enfants de moins de 5 ans.


      1. Maladies diarrhéiques


        1. Prévalence des diarrhées


          Sur un total de 9.454 enfants de moins de cinq ans enregistrés par l'enquête MICS2, 2.122 ont été identifiés comme ayant fait la diarrhée au cours des 15 jours qui ont précédé l'enquête, soit une prévalence de 22% (tableau 5.3).


          92 I Santé des mères et des enfants

          Jableau 5.3 : Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans qui ont eu la diarrhée durant les 15 derniers jours et ont reçu une SRO ou TRO selon certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques

          A eu la diarrhée dans les deux dernières semaines

          Nombre enfants

          < 5 ans


          Lait maternel


          Bouillie

          Autres liquides acceptés localement


          Paquet de SRO


          Autres laits


          Eau et aliments

          Au moins 1 thérapie recom- mandée


          Pas de traitement

          Effectif d'enfants ayant fait la diarrhée

          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province

          Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

          Kasaï Oriental Kasaï Occidental


          Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens

          Riches Plus riches


          Niveau d'instruction de la

          mère

          Sans instruction Primaire Secondaire ou plus


          Sexe de l'enfant Masculin Féminin


          Age de l'enfant Moins de 6 mois 6 -11 mois

          12 -23 mois

          24 -35 mois

          36 -47 mois

          48 -59 mois


          20,7


          3.062


          49,5


          28,4


          15,5


          23,8


          10,5


          67,4


          92,1


          7,9


          634

          23,3

          6.392

          58,0

          32,0

          16,5

          13,9

          3,8

          68,7

          93,8

          6,2

          1.488


          20,9


          921


          41,2


          31,2


          11,4


          28,2


          17,2


          70,8


          89,9


          10,1


          193

          19,3

          656

          48,4

          47,4

          23,8

          17,8

          3,4

          79,2

          88,4

          11,6

          127

          14,6

          1.257

          63,6

          23,5

          15,6

          12,9

          5,1

          72,5

          94,7

          5,3

          183

          27,3

          227

          38,7

          17,3

          26,6

          20,2

          3,4

          73,5

          92,4

          7,6

          62

          21,6

          1.255

          53,6

          33,0

          17,0

          18,7

          4,5

          65,2

          91, 1

          8,9

          270

          18,8

          719

          51,9

          41,9

          13,6

          19,4

          5,2

          66,0

          94,0

          6,0

          135

          24,1

          700

          65,6

          24,6

          12,5

          11,6

          4,8

          57,9

          94,7

          5,3

          169

          22,9

          266

          71,6

          26,9

          6,0

          10,4

          3,0

          73,1

          95,5

          4,5

          61

          24,3

          1.464

          50,5

          32,3

          20,5

          16,5

          4,6

          66,0

          94,3

          5,7

          356

          27,2

          965

          55,9

          30,1

          15,3

          12,7

          5,7

          68,6

          95,3

          4,7

          262

          29,7

          1.022

          65,8

          27,7

          14,7

          16,4

          4,2

          69,8

          94,3

          5,7

          303


          21,2


          1.760


          62,6


          31,5


          13,7


          16,5


          3,1


          67,6


          94,0


          6,0


          372

          25,5

          1.924

          57,0

          34,1

          16,2

          8,8

          2,8

          69,6

          95,5

          4,5

          490

          24,6

          2.036

          56,7

          27,9

          18,8

          17,4

          5,4

          69,3

          95,0

          5,0

          501

          22,9

          1.926

          52,6

          28,8

          16,6

          17,5

          6,0

          68,8

          91,6

          8,4

          441

          17,6

          1.808

          46,7

          32,8

          14,6

          28,0

          13,8

          65,0

          88,8

          11,2

          317


          23,7


          2.655


          56,7


          30,3


          14,7


          11,4


          2,9


          72,1


          94,6


          5,4


          630

          22,9

          3.972

          59,1

          32,5

          15,4

          16,9

          5,0

          66,7

          93,3

          6,7

          911

          20,5

          2.731

          48,3

          29,2

          19,3

          22,5

          10,5

          67,1

          91,6

          8,4

          560


          23,9


          4.752


          54,7


          31,4


          18,1


          17,0


          5,0


          66,9


          93,0


          7,0


          1.135

          21,0

          4.702

          56,3

          30,4

          14,0

          16,7

          6,6

          70,0

          93,7

          6,3

          987


          16,2


          1.005


          88,9


          34,5


          14,2


          19,8


          5,2


          42,4


          96,5


          3,5


          163

          36,9

          1.028

          91,5

          33,4

          13,1

          22,0

          6,5

          65,8

          97,8

          2,2

          380

          35,5

          2.060

          75,8

          31,4

          16,3

          17,2

          6,6

          69,5

          96,2

          3,8

          732

          21,4

          1.813

          24, 1

          31,5

          16,1

          16,0

          6,1

          72,0

          89,0

          11,0

          387

          14,9

          1.663

          9,7

          27,1

          21,9

          10,5

          3,5

          76,8

          87,1

          12,9

          249

          10 6

          1.804

          35

          25,7

          17,8

          12 1

          44

          73,5

          87 8

          12 2

          190

          Ensemble du pays

          22,4

          9.454

          55,5

          30 9

          16,2

          16,8

          5,8

          68, 3

          93,3

          6 7

          2.122


          La prévalence de la diarrhée varie surtout selon l'âge de l'enfant. En effet, comme le montre le graphique 5.4, la prévalence de la diarrhée est faible avant l'âge de 6 mois (16%), elle augmente fortement à partir du 6ème mois (37%) et reste élevée jusqu'au 23ème avant de baisser pour atteindre les valeurs les plus basses entre le 48ème et le 59ème mois d'âge (11%).



          Graphique 5.4. Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans selon l'âge

          40


          35


          30


          25

          .C,>,

          20

          Graphique 5.4. Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans selon l'âge

          40


          35


          30


          25

          .C,>,

          20

          ...

          ...


          15


          10


          5


          0

          15


          10


          5


          0


          < 6 mois

          6 11 mois

          12·23 mois

          24 35 mois

          36-47 mois

          48-59 mois

          < 6 mois

          6 11 mois

          12·23 mois

          24 35 mois

          36-47 mois

          48-59 mois


          Age en mois

          Age en mois


          :,

          :,

          0

          0

          L'allure de la courbe peut s'expliquer par le fait qu'avant 6 mois, l'enfant est exclusivement ou presque exclusivement nourri au sein et est par conséquent protégé par les anticorps maternels. A partir du 6ème mois, c'est le début de l'introduction de la nourriture complémentaire; l'enfant com­ mence à s'asseoir, entre en contact avec le sol et porte tout à sa bouche alors que son organisme commence à peine à fabriquer sa propre défense. A l'âge de 24 mois, la fréquence de la diarrhée diminue car l'enfant marche déjà, sa défense est plus ou moins constituée et ilfait attention à ce qu'il consomme.


          On note également que les enfants nourris exclusivement au sein ont une prévalence de la diarrhée plus faible (11%) que ceux qui ne le sont pas (22%), les anticorps maternelsjouant leur rôle protecteur.


          La prévalence de la diarrhée n'a presque pas baissé entre 1995 et 2001. Elle est passée de 23% en 1995 (MICS1), à 20% en 1998 (ELS) pour se situer à 22% actuellement (MICS2).


          L'enquête MICS2 s'est intéressée aux autres maladies qui accompagnent le plus souvent les épiso­ des de diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans en RDC.


          Parmi ces maladies, la verminose a été déclarée par 17% des mères, suivie de la fièvre typhoïde (5%), des maladies de la peau (4%), de l'amibiase (3%), de la rougeole (2%) et de la tuber­ culose (1%).


          \;

          .i::' t

          94 r;santé des mères et des e,!fants

        2. Utilisation de la thérapie de réhydratation par voie orale (TRO) et traitement à domicile de la diarrhée


          Avant 1993, l'OMS définissait la TRO comme « un traitement de la diarrhée au moyen des sels de réhydratation orale ou d'une boisson appropriée préparée à domicile, y compris le lait mater­ nel » . Depuis 1993, l'OMS parle désormais du traitement de la diarrhée à domicile comme tout traitement qui, en plus des aliments repris dans la définition de la TRO d'avant 1993, tient compte du fait que l'enfant souffrant de la diarrhée a bu plus que d'habitude et a continué à s'alimenter comme d'habitude ou plus que d'habitude. L'aliment ne doit pas nécessairement être solide. C'est cette définition qui correspond à la prise en charge correcte de la diarrhée.


          1. Thérapie de réhydratation par voie orale (TRO)


            L'utilisation de la TRO permet de réduire les décès dus à la diarrhée. Elle est encouragée en ROC par le Ministère de la santé dans son programme de lutte contre les maladies diarrhéiques. La TAO est recommandée pour la prévention ou le traitement de la déshydratation qui est une compli­ cation majeure de la diarrhée et la cause principale de mortalité parmi les enfants souffrant de diar­ rhée aiguë.


            MICS2 a cherché à connaître le pourcentage des enfants ayant fait la diarrhée et qui ont reçu durant cet épisode de diarrhée au moins une des thérapies de réhydratation par voie orale recom­ mandées, à savoir : le lait maternel, la bouillie, la soupe, les céréales, les liquides maison, le sel de réhydratation orale (SAO), les autres laits, de l'eau et des aliments. Le tableau 5.3 donne la propor­ tion d'enfants ayant fait la diarrhée et traités à la TAO, selon certaines caractéristiques socio-démo­ graphiques.


            Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant fait la diarrhée au cours des 15 jours précédant l'enquête, 93% ont reçu au moins une des thérapies de réhydratation orale recommandées. Le ta­ bleau 5.3 indique également que 56% d'enfants continuent à être allaités pendant qu'ils font la diar­ rhée, tandis que 17% reçoivent le sel de réhydratation orale (SRO).


            Les femmes du milieu rural allaitent plus leurs enfants (58%) que celles du milieu urbain (50%) lors d'un épisode de diarrhée de ces derniers. Plus la femme est pauvre, plus elle allaite son enfant : les proportions vont de 63% pour les plus pauvres à 47% pour les plus riches. Parallèlement, plus une femme est instruite, moins elle allaite son enfant lors d'un épisode de diarrhée : les propor­ tions varient de 48% pour le niveau secondaire ou plus à 57% pour les sans instruction.


            Les enfants de moins de 12 mois sont plus nourris au sein durant leur épisode de diarrhée que les autres enfants. La province de l'Equateur et Kinshasa ont les fréquences les plus basses d'allaitement maternel comparativement aux autres provinces, notamment celle de Maniema qui a la fréquence la plus élevée.


            Les enfants en milieu urbain reçoivent plus les SRO (24%) durant leur épisode de diarrhée que ceux en milieu rural (14%). Les enfants issus des ménages les plus riches ont plus été traités aux SAO (28%) que ceux des ménages pauvres (9%). Kinshasa et la province de l'Equateur ont les taux d'utilisation de SAO les plus élevés, tandis que la province de Maniema a le taux le plus bas.


            En 1995, MICS1 avait estimé le taux d'utilisation de la TAO (définition d'avant 1993) à 90%.

            Six ans plus tard, ce taux est de 93% soit une très légère hausse.


          2. Traitement de la diarrhée à domicile


          Le tableau 5.4 reprend la répartition des enfants qui, durant leur épisode de diarrhée, ont reçu plus de liquides et ont continué à manger d'après certaines caractéristiques socio-démographiques.


          Santé des mères et des enfants l95

          Tableau 5.4 : Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant fait la diarrhée au cours des 15 jours précédant l'enquête qui ont reçu plus de liquides et ont continué à manger durant l'épisode de diarrhée selon certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques

          A eu la diarrhée dans les deux dernières semaines


          Effectif des enfants

          < 5 ans

          A continué à boire pendant la diarrhée


          Total

          A continué à manger pendant la diarrhée


          Total


          A reçu plus de liquide et a continué à manger


          Effectif d'enfants ayant fait la diarrhée

          Plus que d'habi- tude

          Même quantité ou moins

          Ne sait pas

          A peu près la même quantité ou un peu moins

          Beaucoup moins ou pas du tout

          Ne sait pas

          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province

          Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

          Kasaï Oriental

          Kasaï Occidental


          Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens

          Riches Plus riches


          Niveau d'instruction de la mère

          Sans instruction

          Primaire Secondaire ou plus


          Sexe de l'enfant Masculin Féminin


          Age de l'enfant Moins de 6 mois 6 -11 mois

          12 -23 mois

          24 -35 mois

          36 -47 mois

          48 -59 mois


          20,7


          3.062


          18,2


          39, 1


          42,7


          100,0


          35,7


          29, 1


          35,1


          100,0


          9,3


          634

          23,3

          6.392

          20,2

          36,3

          43,5

          100,0

          35,5

          27, 1

          37,3

          100,0

          11,2

          1.488


          20,9


          921


          8,8


          39,9


          51,3


          100,0


          31,5


          26,9


          41,6


          100,0


          4,2


          193

          19,3

          656

          16,5

          39,5

          44,1

          100,0

          49,9

          14,7

          35,3

          100,0

          13,6

          127

          14,6

          1.257

          13,8

          42,4

          43,8

          100,0

          36,6

          22,5

          40,9

          100,0

          8,7

          183

          27,3

          227

          23,9

          29,2

          46,9

          100,0

          33,0

          25,7

          41,3

          100,0

          16,0

          62

          21,6

          1.255

          24,B

          35,3

          39,B

          100,0

          38,4

          27,1

          34,5

          100,0

          13,3

          270

          18,8

          719

          19,1

          44,0

          36,9

          100,0

          31,9

          34,2

          33,9

          100,0

          10,1

          135

          24,1

          700

          26,4

          36,9

          36,7

          100,0

          40,0

          30,6

          29,5

          100,0

          12,9

          169

          22,9

          266

          28,4

          32,8

          38, B

          100,0

          34,3

          28,4

          37,3

          100,0

          10,4

          61

          24,3

          1.464

          25,1

          32,2

          42,7

          100,0

          33,0

          32,6

          34,4

          100,0

          12,6

          356

          27,2

          965

          22,3

          38,4

          39,3

          100,0

          39,3

          28,1

          32,6

          100,0

          13,2

          262

          29,7

          1.022

          11,7

          37,0

          51,3

          100,0

          28,9

          27,2

          43,9

          100,0

          5,7

          303


          21,2


          1.760


          18,4


          34,6


          47,0


          100,0


          36,1


          20,4


          43,6


          100,0


          10,5


          372

          25,5

          1.924

          22,3

          39,9

          37,8

          100,0

          36,2

          31,5

          32,3

          100,0

          11,8

          490

          24,6

          2.036

          21,8

          36,0

          42,2

          100,0

          38,7

          27,1

          34,2

          100,0

          12,9

          501

          22,9

          1.926

          19,4

          36,8

          43,8

          100,0

          33,0

          29,3

          37,6

          100,0

          10,7

          441

          17,6

          1.808

          13,6

          38,2

          48,2

          100,0

          32,7

          29,4

          37,8

          100,0

          5,5

          317


          23,7


          2.655


          21,1


          36,7


          42,2


          100,0


          33,0


          30,6


          36,4


          100,0


          10,5


          630

          22,9

          3.972

          20,1

          36,6

          43,3

          100,0

          36,2

          28,1

          35,7

          100,0

          10,9

          911

          20,5

          2.731

          16,7

          38,8

          44,5

          100,0

          37,3

          24,3

          38,4

          100,0

          9,9

          560


          23,9


          4.752


          19,8


          38,0


          42,1


          100,0


          35,7


          29,0


          35,3


          100,0


          10,7


          1.135

          21,0

          4.702

          19,3

          36, 1

          44,5

          100,0

          35,5

          26,3

          38,2

          100,0

          10,6

          987


          16,2


          1.005


          9,6


          46,5


          43,9


          100,0


          35,3


          28,2


          36,5


          100,0


          4,7


          163

          36,9

          1.028

          12,0

          43,4

          44,6

          100,0

          33,3

          28,8

          37,9

          100,0

          5,8

          380

          35,5

          2.060

          20,4

          35,6

          44,0

          100,0

          33,4

          27,4

          39,2

          100,0

          10,4

          732

          21,4

          1.813

          24,1

          35,3

          40,5

          100,0

          36,8

          31,3

          31,8

          100,0

          14,2

          387

          14,9

          1.663

          22,8

          35,3

          41,9

          100,0

          38,7

          27,3

          34,0

          100,0

          12,4

          249

          10,6

          1.804

          24,6

          31,7

          43,7

          100,0

          42,4

          20 9

          36,7

          100,0

          15,7

          190

          Ensemble du pays

          22,4

          9.454

          19,6

          37,1

          43,3

          100,0

          35,6

          27,7

          36,7

          100,0

          10,6

          2.122

          Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant fait la diarrhée au cours des 15 jours précédant l'enquête, 11% ont pris plus de liquides et ont continué à manger durant l'épisode de diarrhée.

          Alors que 93% de mères utilisent la TAO, en réalité il n'y a qu'un enfant sur dix qui est traité correctement durant les épisodes de diarrhée.


          Le traitement correct à domicile de la diarrhée est un peu plus fréquent en milieu rural (11%) qu'en milieu urbain (9%). Ce taux varie de 4% à Kinshasa à 16% dans la province de l'Equateur.


          Les ménages à niveau socio-économique élevé semblent avoir le taux le plus bas, soit 6%. Les riches amènent leurs enfants malades à l'hôpital tandis que les pauvres les nourrissent à la maison par manque de moyens financiers leur permettant d'aller consulter un personnel de santé qualifié. Le niveau d'instruction de la mère ne favorise pas non plus le traitement de la diarrhée à domicile. La proportion des femmes du niveau secondaire ou plus qui ont appliqué correctement le traitement à domicile n'est que de 10%.


      2. Infections Respiratoires Aiguës (IRA)


        1. Prévalence des IRA


          La prévalence des IRA a été estimée par la proportion des enfants de moins de cinq ans qui souffrent d'une toux/d'un rhume accompagné par une respiration rapide ou difficile et dont les symp­ tômes sont dus à un problème dans la poitrine, ou à un nez bouché ou les deux à la fois, ou encore

          dont la mère n'est pas en mesure de déterminer la cause du problème. Le tableau 5.5 donne la répartition des enfants de moins de cinq ans ayant souffert des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête.


          Au total 1.008 enfants ont été identifiés comme ayant eu des IRA au cours des 15 jours précédant l'en­ quête, soit 11%. Le Bas-Congo connaît la prévalence la plus faible (3%) tandis que c'est au Sud-Kivu qu'elle est la plus élevée (24%).


          Santé des mères et des enfants 1 97

          Tableau 5.5 : Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant eu des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête, qui ont été traités par les fournisseurs de services de santé selon certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques

          %

          d'enfants ayant eu des IRA

          Nombre d'enfants

          < 5 ans

          Fournisseurs de service

          de santé


          Au moins un fournisseur approprié


          Effectif d'enfants avec IRA

          Hôpital

          Centre de

          santé

          Dispensaire privé

          Agent de

          santé du village/ auartier


          Médecin privé

          Guérisseur traditionnel


          Autres

          MIiieu de résidence

          Urbain Rural


          Province

          Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

          KasàiOriental Kasaï Occidental


          Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens

          Riches Plus riches


          Niveau d'instruction de la mère

          Sans instruction Primaire Secondaire ou plus


          Sexe de l'enfant Masculin Féminin


          Age de l'enfant

          Moins de 6 mois 6 -11 mois

          12 -23 mois

          24 -35 mois

          36 -47 mols

          48 -59 mois


          8,2


          3.062


          14,9


          20,5


          16,7


          2,3


          0,5


          2,6


          21,2


          46,3


          251

          11,8

          6.392

          1,6

          20,1

          6,4

          5,8

          0,1

          5,8

          24,4

          32,3

          757


          3,6


          921


          15,1


          24,5


          13,2


          0,0


          3,8


          1,9


          5,7


          56,6


          33

          2,8

          656

          0,0

          21,4

          7,1

          7,1

          0,0

          21,4

          21,4

          28,6

          18

          6,4

          1.257

          5,0

          18,8

          5,2

          13,4

          0,0

          7,9

          18,8

          38,3

          80

          8,4

          227

          4,3

          10,0

          12,0

          3,3

          0,0

          10,9

          28,7

          24,3

          19

          12,8

          1.255

          5,9

          36,3

          12,5

          5,1

          0,0

          6,0

          25,0

          46,0

          161

          14,8

          719

          1,6

          22,2

          17,1

          6,6

          0,0

          10,2

          37,9

          44,7

          107

          24,0

          700

          1,4

          12,7

          8,4

          4,0

          0,7

          0,7

          19,4

          27,1

          168

          9,9

          266

          6,9

          37,9

          0,0

          17,2

          0,0

          3,4

          27,6

          62,1

          26

          16,3

          1.464

          9,5

          12,3

          7,4

          2,2

          0,0

          4,3

          23,6

          29,7

          239

          8,8

          965

          2,1

          10,7

          6,9

          2,6

          0,0

          1,3

          26,3

          22,4

          85

          7,1

          1.022

          0,0

          31,3

          3,0

          4,5

          0,0

          4,4

          17,7

          38,7

          73


          9,0


          1.760


          2,6


          20,1


          5,6


          4,6


          0,0


          8,7


          25,1


          32,0


          158

          13,8

          1.924

          1,7

          23,6

          3,2

          7,7

          0,0

          4,6

          28,9

          34,5

          265

          12,0

          2.036

          2,6

          22,8

          10,7

          6,0

          0,5

          5,0

          30,1

          33,1

          245

          12,2

          1.926

          5,4

          16,5

          13,3

          3,2

          0,0

          4,5

          14,9

          37,2

          235

          5,8

          1.808

          20,7

          13,7

          14,5

          0,0

          1,2

          1,2

          12,5

          47,7

          106


          14,4


          2.655


          2,0


          20,9


          8,4


          5,0


          0,3


          6,7


          24,5


          32,1


          383

          10,6

          3.972

          2,9

          19,1

          7,6

          6,1

          0,0

          4,3

          26,3

          34,7

          421

          7,2

          2.731

          14,5

          20,4

          12,7

          2,4

          0,6

          3,2

          16,5

          44,2

          197


          10,9


          4.752


          5,7


          18,8


          9,1


          4,0


          0,1


          5,2


          24,4


          35,4


          517

          10,4

          4.702

          4,1

          21,6

          8,8

          5,9

          0,4

          4,7

          22,8

          36,2

          491


          8,6


          1.005


          0,7


          19,6


          6,5


          6,4


          0,0


          3,5


          18,4


          33,3


          87

          13,1

          1.028

          8,5

          20,5

          5,9

          4,3

          0,0

          8,8

          21,5

          39,1

          135

          12,7

          2.060

          4,9

          18,9

          10,3

          5,8

          0,2

          4,4

          23,3

          38,8

          261

          12,0

          1.813

          3,7

          22,5

          12,1

          3,8

          0,5

          5,7

          22,2

          37,4

          217

          9,4

          1.663

          3,0

          20,4

          6,5

          2,6

          0,0

          4,5

          23,6

          30,1

          156

          7,7

          1.804

          8,5

          19,0

          9,5

          7,8

          0,4

          3,2

          31,4

          34,1

          139

          Ensemble du pays

          10 7

          9.454

          4 9

          20 2

          8 9

          4.9

          0 2

          5 0

          23 6

          35 8

          1.008

          Les enfants issus des ménages les plus riches souffrent moins des IRA que les autres. Les enfants des mères les moins instruites souffrent deux fois plus des IRA que ceux des mères les plus instruites. Il n'y a pas de différence entre garçons et filles dans la prévalence des IRA.


          La fréquence des IRA varie selon l'âge de l'enfant. Elle est faible avant l'âge de 6 mois (9%), augmente entre 6 et 11 mois (13%) après que les enfants ont perdu leur immunité maternelle et enfin diminue jusqu'à atteindre les valeurs les plus faibles entre 48 et 59 mois (8%).


          Graphique 5.5. Prévalence des IRA par âge

          Graphique 5.5. Prévalence des IRA par âge


          < 6 mois 6-11 mois

          12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois

          < 6 mois 6-11 mois

          12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois


          Age en mois

          Age en mois


        2. Recherche des soins pour le traitement des IRA


          Le programme de lutte contre les IRA est une des composantes de la lutte contre les mala­ dies transmissibles de l'enfance. Il vise la réduction de la morbidité et de la mortalité liées aux mala­ dies qui affectent le système respiratoire des enfants. Sa stratégie principale repose sur l'améliora­ tion de la prise en charge des cas d'IRA au niveau des prestataires des soins et des formations médicales. C'est pourquoi MICS2 a cherché à connaître le comportement des mères dans la recher­ che des soins pour le traitement des IRA de leurs enfants. Le tableau 5.5 donne la proportion des enfants de moins de cinq ans ayant eu des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête et qui ont été traités dans l'une ou l'autre des institutions de santé.


          Sur un total de 1.008 enfants de moins de cinq ans ayant souffert des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête, 36% ont été conduits chez un fournisseur approprié de services de santé. Il s'agit d'un hôpital (5%), d'un centre de santé (20%), d'un dispensaire privé (9%), ou d'un agent de santé (5%).


          La recherche des soins pour le traitement des IRA chez un fournisseur approprié est plus fréquente en milieu urbain (46%) qu'en milieu rural (32%). Kinshasa et la province de Maniema ont les fréquences les plus élevées, tandis que les provinces du Kasaï Oriental et de l'Equateur accusent les taux les plus faibles.


          Santé des mères et des enfants 1 99

          La recherche des soins pour traiter les IRA est aussi tributaire du niveau de pauvreté du ménage et du niveau d'instruction de la mère : les ménages les plus riches et les femmes avec un niveau d'instruction élevé recherchent plus les soins que les autres.


          On note une absence de discrimination en fonction du sexe des enfants dans la recherche des soins pour traiter les IRA. Quelques différences sont observées selon l'âge: les mères semblent rechercher davantage les soins pour leurs enfants âgés de 6 à 35 mois.


      3. Paludisme


        1. Prévalence de la fièvre


          Le paludisme constitue l'une des principales causes de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans en Afrique sub-saharienne. Pour mesurer la prévalence de cette ma­ ladie, on a demandé aux mères si leurs enfants de moins de cinq ans avaient souffert de la fièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête, même si l'on sait que l'existence d'une fièvre n'est pas nécessairement synonyme du paludisme. Le tableau 5.6 présente les résultats de l'enquête selon certaines caractéristiques socio-démographiques.


          l 00 1 Santé des mères et des e1ifa11ts

          Tableau 5.6 :Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant fait la fièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête selon certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques

          A fait la fièvre dans les deux dernières semaines

          Nombre d'enfants de moins de 5 ans


          Paracétamol

          Antipaludéens usuels


          Autre


          Ne sait pas

          Au moins un antipaludéen usuel

          Nombre d'enfants avec fièvre

          Chloroquine

          Quinine

          Fansidar

          MIiieu de résidence

          Urbain

          37,7

          3.062

          75,6

          49,2

          19,2

          1,0

          38,4

          2,6

          63,0

          1.153

          Rural

          42,8

          6.392

          55,1

          43,2

          5,4

          0,7

          24,5

          4,9

          47,4

          2.737

          Province

          Kinshasa

          31,9

          921

          80,6

          38,7

          29,6

          0,9

          40,6

          0,9

          63,0

          294

          Bas-Congo

          41,0

          656

          84,7

          59,2

          9,2

          1,0

          62,5

          2,3

          65,5

          269

          Bandundu

          35,6

          1.257

          66,1

          47,1

          9,5

          0,7

          31,0

          3,1

          54,5

          448

          Equateur

          41,0

          227

          57,9

          50,2

          1,3

          0,2

          27,1

          1,9

          51,0

          93

          Orientale

          44,9

          1.255

          43,1

          36,4

          8,4

          0,6

          20,1

          3,9

          42,9

          564

          Nord-Kivu

          31,3

          719

          55,4

          30,7

          9,2

          1,1

          19,2

          7,7

          36,6

          225

          Sud-Kivu

          45,8

          700

          44,1

          21,6

          6,4

          1,7

          10,7

          9,5

          29,1

          321

          Maniema

          46,6

          266

          52,2

          38,2

          3,7

          0,0

          40,4

          6,6

          41,2

          124

          Katanga

          46,7

          1.464

          65,7

          50,8

          6,8

          0,2

          21,2

          3,5

          54,3

          684

          Kasaï Oriental

          42,9

          965

          61,7

          49,9

          11,8

          0,2

          29,0

          4,4

          59,1

          414

          Kasai Occidental

          44,5

          1.022

          63,3

          60,2

          5,6

          2,3

          34,4

          4,1

          62,7

          455

          Niveau de pauvreté

          Plus pauvres

          38,4

          1.760

          50,0

          40,7

          3,6

          0,2

          23,0

          5,8

          43,5

          675

          Pauvres

          46,0

          1.924

          52,8

          43,8

          4,0

          0,6

          22,2

          5,2

          46,9

          885

          Moyens

          43,3

          2.036

          62,3

          47,8

          5,5

          0,4

          25,4

          3,4

          51,5

          883

          Riches

          41,2

          1.926

          63,5

          45,9

          9,5

          2,2

          32,1

          4,7

          53,7

          794

          Plus riches

          36,2

          1.808

          80,0

          45,9

          28,4

          0,8

          43,4

          1,5

          66,4

          654

          Niveau d'instruction

          de la mère

          Sans instruction

          41,9

          2.655

          52,7

          38,3

          3,8

          0,9

          19,2

          5,5

          42,1

          1.113

          Primaire

          42,7

          3.972

          58,7

          46,3

          6,9

          0,7

          28,4

          4,5

          51,0

          1.697

          Secondaire ou plus

          38,5

          2.731

          74,4

          49,6

          19,7

          1,0

          39,3

          2,2

          63,9

          1.051

          Prog.non formel

          32,6

          91

          (59,4)

          (54,8)

          (10,2)

          (0,0)

          (19,9)

          (5,9)

          (61,2)

          (30)

          Sexe de l'enfant

          Masculin

          41,0

          4.752

          61,7

          44,4

          10,1

          0,9

          29,4

          4,1

          52,4

          1.950

          Féminin

          41,3

          4.702

          60,7

          45,5

          8,8

          0,7

          27,9

          4,3

          51,6

          1.940

          Age de l'enfant

          < 6 mois

          32,0

          1.005

          53,3

          37,0

          8,5

          1,2

          29,4

          2,7

          42,8

          322

          6-11 mois

          49,6

          1.028

          63,2

          48,7

          10,6

          0,2

          33,6

          5,2

          55,1

          510

          12-23 mois

          45,0

          2.060

          60,5

          45,6

          8,7

          0,8

          30,5

          4,2

          52,6

          927

          24-35 mois

          43,8

          1.813

          63,3

          45,5

          9,7

          1,3

          27,5

          4,7

          52,9

          794

          36-47 mois

          39,0

          1.663

          61,7

          45,2

          9,1

          0,8

          27,8

          3,3

          52,6

          649

          48-59 mois

          35,9

          1.804

          63,0

          44,5

          10,8

          0,7

          24,4

          3,8

          52,4

          648

          Ensemble du pays

          41,1

          9.454

          61,2

          45,0

          9,5

          0,8

          28,6

          4,2

          52,0

          3.890

          0

          Pour l'ensemble du pays, la prévalence de la fiè­ vre chez les enfants de moins de 5 ans dans les 15 jours ayant précédé l'enquête est de 41 %. Elle est plus élevée en milieu rural (43%) qu'en milieu urbain (38%). La ville de Kinshasa, les provinces du Nord-Kivu et de Bandundu ont les prévalences les plus faibles (respecti­ vement de 32%, 31 % et 36%), alors que les provinces · du Katanga, du Maniema, du Sud-Kivu et la province Orientale accusent les prévalences les plus élevées (autour de 46%) .

          Graphique 5.6. Prévalence de la fièvre selon la province


          50

          46,7


          45


          40


          35


          8, 30

          ë 25

          :,

          0

          O. 20


          15


          10


          5


          0

          Katanga Maniema Sud-Kivu Orientale Kasai Kasai Bas-Congo Equateur Bandundu Kinshasa Nord-Kivu

          Occidental Oriental

          Province

          Graphique 5.6. Prévalence de la fièvre selon la province


          50

          46,7


          45


          40


          35


          8, 30

          ë 25

          :,

          0

          O. 20


          15


          10


          5


          0

          Katanga Maniema Sud-Kivu Orientale Kasai Kasai Bas-Congo Equateur Bandundu Kinshasa Nord-Kivu

          Occidental Oriental

          Province


          La fréquence de la fièvre varie selon l'âge des enfants. Elle est relativement faible avant l'âge de 6 mois et augmente à partir du 6ème mois, puis reste relativement élevée jusqu'au 35ème après que les enfants ont perdu leur immunité maternelle. Elle diminue ensuite pour atteindre encore des va­ leurs relativement faibles entre le 48ème et le 59ème mois d'âge.


        2. Traitement du paludisme : médicaments habituellement utilisés


          Le tableau 5.6 donne par ailleurs les informations concernant la proportion d'enfants âgés de moins de cinq ans qui avaient la fièvre durant les 15jours précédant l'enquête et ont reçu des médi­ caments antipaludéens.


          On y observe que parmi les enfants de moins de 5 ans ayant souffert de la fièvre au cours des 15jours précédant l'enquête, 52% ont été soignés avec au moins un des antipaludéens usuels. Pris séparément, on constate que 45% des enfants ont été soignés avec la chloroquine, 10% avec la quinine et seulement 1% avec le fansidar.


          Il faut noter que 61 % des enfants ayant souffert de la fièvre ont pris le paracétamol que les parents con­ sidèrent comme un médicament pour traiter le paludisme alors qu'il n'est qu'un antipyrétique pour diminuer la fiè­ vre, symptôme principal du paludisme.


          1 02 1 Sa111é des mères et des enfants

          La fréquence du traitement du paludisme par les médicaments usuels est plus élevée en milieu urbain (63%) qu'en milieu rural (47%). C'est à Kinshasa, dans les provinces du Bas-Congo et du Kasaï Occidental que les antipaludéens usuels sont les plus utilisés.


          Les niveaux de pauvreté du ménage et d'instruction de la mère ont une influence sur le traite­ ment du paludisme avec les médicaments usuels. Plus le ménage est d'un niveau socio-économi­ que élevé et plus la femme est instruite, plus grande est la fréquence d'utilisation des antipaludéens usuels.


          Le sexe et l'âge de l'enfant n'influent pas sur le traitement du paludisme chez ce dernier.


        3. Utilisation des moustiquaires imprégnées


          Les mesures de prévention du paludisme, en particulier l'utilisation des moustiquaires impré­ gnées, c'est-à-dire traitées à l'insecticide, permettent de réduire de façon appréciable les taux de mortalité due au paludisme chez les enfants de moins de cinq ans. Le tableau 5.7 donne la répartition des enfants de moins de cinq ans qui ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l'enquête.


          Sur les 9.454 enfants de moins de cinq ans en­ registrés lors de l'enquête, 12% soit 1.116 enfants ont dormi la nuit précédant l'enquête sous une moustiquaire et 0,7 % seulement ont dormi sous une moustiquaire imprégnée.


          Ce faible taux s'explique par le fait que l'utilisation de la moustiquaire imprégnée n'est pas encore vulgarisée à grande échelle en ROC. En effet, le programme de lutte contre le paludisme est en train d'expérimenter, depuis près d'une année, l'utilisation des moustiquaires imprégnées dans seulement trois zones pilotes de Kinshasa.


          Santé des mères et des enfant s f 103

          Tableau 5.7 : Répartition (en %) des enfants dé moins de cinq ans qui ont dormi sous une moustiquaire durant la nuit précédant l'enquête selon certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques

          Enfants ayant dormi sous une moustiquaire

          Enfants ayant dormi sous une moustiquaire impréanée


          Effectifs des enfants


          Oui


          Non


          Oui


          Non


          Ne sait pas


          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province

          Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

          Kasaï Oriental Kasaï Occidental


          Niveau de pauvreté Très pauvres Pauvres

          Moyens Riches Très riches


          Sexe de l'enfant Masculin Féminin


          Age de l'enfant Moins de 6 mois 6 -11 mois

          12 - 23 mois

          24 - 35 mois

          36 - 47 mois

          48 -59 mois


          15,0


          85,0


          2,1


          97,6


          0,2


          3.062

          10,3

          89,7

          0,1

          99,5

          0,4

          6.392


          27,5


          72,5


          4,5


          95,0


          0,4


          921

          11,9

          88,1

          0,0

          100,0

          0,0

          656

          17,9

          82,1

          0,2

          98,2

          1,6

          1.257

          26,4

          73,6

          0,0

          100,0

          0,0

          227

          10,0

          90,0

          0,9

          99,1

          0,0

          1.255

          1,0

          99,0

          0,0

          100,0

          0,0

          719

          3,7

          96,3

          1,2

          98,8

          0,0

          700

          0,0

          100,0

          0,0

          100,0

          0,0

          266

          18,8

          81,2

          0,3

          98,9

          0,8

          1.464

          1,7

          98,3

          0,1

          99,9

          0,0

          965

          4,7

          95,3

          0,0

          100,0

          0,0

          1.022


          7,1


          92,9


          0,0


          99,6


          0,4


          1.760

          14,0

          86,0

          0,1

          99,6

          0,3

          1.924

          9,7

          90,3

          0,2

          99,3

          0,6

          2.036

          9,6

          90,4

          0,4

          99,3

          0,3

          1.926

          18,6

          81,4

          3,1

          96,5

          0,3

          1.808


          11,9


          88,1


          0,7


          98,9


          0,3


          4.752

          11,7

          88,3

          0,7

          98,8

          0,4

          4.702


          12,6


          87,4


          0,6


          99,1


          0,3


          1.005

          12,5

          87,5

          0,7

          98,9

          0,4

          1.028

          12,7

          87,3

          0,7

          98,9

          0,4

          2.060

          10,4

          89,6

          0,8

          99,0

          0,2

          1.813

          11,3

          88,7

          0,8

          98,7

          0,5

          1.663

          11,5

          88,5

          0,8

          98,8

          0,4

          1.804

          Ensemble du pays

          11,8

          88,2

          0,7

          98,9

          0,4

          9.454


      4. Connaissance des symptômes nécessitant des soins appropriés


        L'enquête MICS2 a également cherché à savoir si les personnes en charge des enfants de moins de 5 ans connaissent les symptômes qui nécessitent immédiatement les soins appropriés. L'indicateur calculé est la proportion des personnes en charge des enfants de moins de cinq ans qui connaissent au moins deux signes quelconques nécessitant des soins immédiats parmi les signes ci-après: ne peut boire ou téter, devient plus malade, développe une fièvre, a une respiration rapide, a des difficultés à respirer, a du sang dans les selles et boit avec difficultés.

        '

        Parmi ces personne?, moins de la moitié (40%) connaissent au moins 2 de ces signes

        (symptômes) pour chercher imrt'lédiatement des soins de santé (tableau 5:8). Si l'on prend aussi en compte l'asthénie et pleure sans cesse comme signes, cette proportion devient 47%.


        I 04 l Santé des mères et des enfams


        Tableau 5.8 :Répartition (en %) des personnes en charge d'enfants âgés de moins de 5 ans qui connaissent au moins 2 signes pour chercher immédiatement des . soins de santé selon certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques

        Signes pour chercher immédiatement des soins de santé


        Connaît au moins 2 signes

        sur 7

        Autres

        signes

        Connait au moins 2 signes

        sur 9

        Nombre de personnes en charge d'enfants

        Ne peut boire ou téter

        Devient plus malade

        Développe une fièvre

        A une respiration raoide

        A des difficultés à resoirer

        A du sang dans les selles


        Boit difficilement


        Asthénie


        Pleure sans cesse


        Milieu de résidence

        Urbain

        18,3

        29,6

        50,2

        18,5

        20,5

        15,8

        12,5

        37,6

        27,3

        19,4

        46,5

        3.062

        Rural

        23,3

        33,2

        46,2

        23,1

        24,0

        20,4

        13,9

        41,5

        26,4

        20,8

        46,5

        6.392

        Provinces

        Kinshasa

        18,9

        26,6

        52,5

        18,6

        20,5

        14,5

        14,5

        37,9

        32,2

        20,2

        48,5

        921

        Bas-Congo

        16,9

        28,1

        50,3

        19,6

        19,1

        15,2

        12,1

        36,0

        32,4

        19,6

        46,9

        656

        Bandundu

        28,4

        37,5

        52,4

        32,3

        31,9

        27,9

        21,7

        47,8

        33,2

        26,1

        52,4

        1.257

        Equateur

        21,3

        14,9

        51,6

        12,6

        15,2

        11,3

        7,4

        35,1

        26,2

        17,3

        46,7

        227

        Orientale

        26,3

        37,7

        51,0

        22,4

        24,6

        25,6

        15,8

        46,5

        23,9

        25,0

        51,0

        1.255

        Nord-Kivu

        19,5

        30,3

        48,6

        15,7

        17,6

        8,7

        5,1

        40,5

        21,6

        15,8

        47,5

        719

        Sud-Kivu

        5,6

        26,0

        38,1

        13,7

        13,1

        14,2

        2,3

        24,9

        11,4

        6,4

        27,9

        700

        Maniema

        28,1

        25,3

        53,4

        17,5

        14,7

        10,6

        11,0

        39,4

        30,8

        20,9

        51,4

        266

        Katanga

        22,7

        36,3

        42,7

        24,8

        31,8

        21,8

        17,2

        39,4

        29,9

        26,7

        43,6

        1.464

        Kasai Oriental

        22,8

        34,1

        43,7

        21,6

        22,5

        18,8

        11,6

        42,2

        22,5

        19,1

        46,8

        965

        Kasaï Occidental

        22,0

        28,7

        44,6

        19,5

        16,0

        16,1

        12,5

        39,3

        25,8

        13,3

        46,0

        1.022

        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres

        27,6

        36,3

        47,8

        24,7

        24,3

        22,6

        16,4

        44,6

        27,3

        21,0

        49 ,2

        1.760

        Pauvres

        23,9

        34,8

        42,6

        24,7

        25,1

        19,5

        15,2

        40,3

        28,2

        21,0

        46,0

        1.924

        Moyens

        23,8

        30,6

        48,3

        24,0

        26,9

        22,3

        13,0

        44,0

        26,7

        23,5

        49,4

        2.036

        Riches

        15,9

        29,7

        47,8

        16,9

        18,9

        14,7

        10,0

        36,0

        23,4

        16,3

        43,0

        1.926

        Plus riches

        17,4

        29,1

        51,3

        17,5

        18,9

        15,3

        13,1

        36,2

        28,0

        19,8

        44,7

        1.808

        Niveau d'instruction

        de la mère

        Sans instruction

        23,1

        33,9

        45,4

        23,8

        24,9

        21 ,0

        14,2

        41,6

        26,6

        20,3

        46,3

        2.655

        Primaire

        22,4

        32,7

        47,8

        22,2

        23,7

        19,8

        13,9

        41,7

        26,4

        21,2

        47,5

        3.972

        Secondaire ou plus

        19,6

        29,6

        49,3

        18,7

        19,8

        15,6

        12,5

        37,1

        27,2

        19,1

        45,1

        2.731

        Prog. non formel

        15,5

        22,7

        45,2

        20,3

        20,9

        16,5

        7,4

        34,2

        27,1

        22,4

        48,2

        91

        Ensemble du pays

        21,7

        32,0

        47,5

        21,6

        22,9

        18,9

        13,5

        40,2

        26,7

        20,3

        46,5

        9.454


        0

        V,


        Graphique 5.7. Connaissances des personnes en charge d'enfants des signes clés

        des maladies

        Graphique 5.7. Connaissances des personnes en charge d'enfants des signes clés

        des maladies


        45


        40


        35

        45


        40


        35


        8, 30


        25

        8, 30


        25


        l. 20

        15

        l. 20

        15


        10


        5


        0

        10


        5


        0


        Développe

        une fièvre

        Devient plus A des difficultés

        malade à respirer

        Ne peut boire

        ou téter

        Signes

        Boit

        difficilement

        Développe

        une fièvre

        Devient plus A des difficultés

        malade à respirer

        Ne peut boire

        ou téter

        Signes

        Boit

        difficilement



        s

        s

        ::J

        ::J

        A une respiration A du sang dans

        A une respiration A du sang dans

        rapide

        rapide

        les selles

        les selles

        Selon les données du tableau 5.8 et le graphique 5.8 qui les illustre, la fièvre est considérée comme le premier signe nécessitant des soins appropriés. Elle a été citée par 48% des personnes en charge d'enfants, suivie de l'aggravation d'une maladie (32%) et de l'asthénie ou fatigue excessive

        {27%). Par ailleurs, seulement 23% de personnes identifient la respiration difficile et rapide comme un problème nécessitant des soins immédiats.


        Le milieu de résidence et le niveau d'instruction de la mère n'influent pas sur la connaissance des personnes en charge des enfants de moins de cinq ans en ce qui concerne les symptômes nécessitant des soins appropriés dans l'immédiat. Les différences entre les provinces sont négli­ geables . Seule la province du Sud-Kivu s'écarte des autres et accuse une proportion relativement plus faible (28%}.


      5. Traitement des maladies


        1. Traitement à domicile des maladies de l'enfance


          Dans le cadre du suivi de l'initiative de la prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME), un des indicateurs clés est le traitement à domicile de ces maladies. Cet indicateur me­ sure la proportion d'enfants de moins de cinq ans qui étaient malades durant les 15 jours précédant l'enquête et qui ont reçu plus de liquides et ont continué à manger pendant l'épisode de maladie. Le tableau 5.9 donne les différentes proportions selon diverses caractéristiques socio-démographiques.


          106 1 Santé des mères et des enfa n.t s

          Tableau 5.9 : Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans malades au cours des 15 jours précédant l'enquête qui ont reçu plus de liquide et ont continué à manger durant l'épisode de maladie selon certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques


          A été malade au cours des 2 dernières semaines


          Nombre d'enfants de moins de 5 ans


          A bu durant la maladie


          Total


          A mangé durant la maladie


          Total


          A reçu plus de liquide et a continué à manger


          Nombre d'enfants malades


          Plus

          Même quantité/ moins

          Ne sait pas

          Un peu moins/ même Quantité/plus

          Beaucoup moins/pas du tout


          Ne sait pas

          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Provinces Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

          Kasai Oriental Kasai Occidental


          Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

          Moyens Riches Plus riches


          Niveau d'instruction de

          la Mère

          Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

          Programme non formel


          Age de l'enfant Moins de 6 mois 6-11 mois

          12-23 mois

          24-35 mois

          36-47 mois

          48-59 mois


          55,6


          3.062


          17,9


          59,5


          22,5


          100,0


          54,8


          31,5


          13,7


          100,0


          10,8


          1.703

          59,6

          6.392

          22,0

          55,9

          22,0

          100,0

          52,1

          32,8

          15,1

          100,0

          12,0

          3.809


          49,7


          921-


          12,0


          62,2


          25,8


          100,0


          52,7


          29,1


          18,2


          100,0


          6,6


          458

          56,9

          656

          10,0

          69,6

          20,4

          100,0

          65,1

          22,8

          12,0

          100,0

          7,7

          373

          51,1

          1.257

          19,7

          64,6

          15,7

          100,0

          59,3

          29,0

          11,6

          100,0

          13,5

          643

          59,0

          227

          28,7

          47,0

          24,3

          100,0

          50,1

          30,3

          19,6

          100,0

          21,8

          134

          59,8

          1.255

          26,6

          52,2

          21,2

          100,0

          52,5

          33,9

          13,6

          100,0

          14,5

          750

          52,6

          719

          15,9

          63,0

          21,1

          100,0

          52,3

          34,4

          13,3

          100,0

          8,5

          378

          66,7

          700

          20,7

          59,3

          20,0

          100,0

          55,5

          33,3

          11,2

          100,0

          11,3

          467

          64,0

          266

          32,6

          49,2

          18,2

          100,0

          57,8

          28,3

          13,9

          100,0

          16,0

          171

          63,2

          1.464

          27,9

          49,6

          22,5

          100,0

          48,3

          37,9

          13,8

          100,0

          13,1

          925

          61,6

          965

          22,3

          53,9

          23,8

          100,0

          54,1

          31,1

          14,8

          100,0

          13,8

          594

          60,6

          1.022

          13,7

          56,9

          29,4

          100,0

          43,3

          34,9

          21,8

          100,0

          6,6

          619


          56,9


          1.760


          21,3


          56,6


          22,1


          100,0


          54,6


          28,8


          16,6


          100,0


          11,8


          1.001

          61,7

          1.924

          25,9

          53,7

          20,3

          100,0

          50,2

          35,7

          14,2

          100,0

          13,6

          1.187

          60,1

          2.036

          22,7

          55,7

          21,6

          100,0

          55,0

          30,6

          14,4

          100,0

          14,1

          1.223

          59,5

          1.926

          18,8

          57,4

          23,8

          100,0

          50,5

          34,4

          15,1

          100,0

          10,5

          1.146

          52,8

          1.808

          13,7

          62,9

          23,4

          100,0

          55,0

          32,0

          13,0

          100,0

          7,1

          955


          58,2


          2.655


          22,3


          54,9


          22,8


          100,0


          50,6


          33,8


          15,6


          100,0


          12,0


          1.545

          59,9

          3.972

          21,5

          57,2

          21,4

          100,0

          53,4

          32,5

          14,1

          100,0

          11,7

          2.377

          56,3

          2.731

          18,2

          59,1

          22,8

          100,0

          54,5

          31,0

          14,5

          100,0

          11,0

          1.537

          59,0

          91

          20,2

          57,0

          22,8

          100,0

          56,1

          27,1

          16,8

          100,0

          13,7

          54


          47,7


          1.005


          10,3


          66,0


          23,6


          100,0


          54,6


          31,2


          14,2


          100,0


          6,1


          479

          71,7

          1.028

          15,0

          56,6

          28,4

          100,0

          45,8

          34,4

          19,8

          100,0

          7,5

          737

          69,1

          2.060

          19,4

          53,2

          27,3

          100,0

          48,9

          30,5

          20,6

          100,0

          10,8

          1.423

          60,5

          1.813

          24,1

          57,2

          18,7

          100,0

          54,9

          33,6

          11,6

          100,0

          14,2

          1.097

          52,5

          1.663

          23,8

          57,8

          18,3

          100,0

          58,9

          30,8

          10,3

          100,0

          13,1

          873

          47,2

          1.804

          25,2

          59,4

          15,4

          100 0

          57,1

          34,3

          8,6

          100,0

          14,1

          852

          Ensemble du pavs

          58,3

          9.454

          20,8

          57,1

          22,2

          100,0

          53,0

          32,4

          14,7

          100,0

          11 ,6

          5.512

          0-.....

          Au total 58% d'enfants de moins de cinq ans ont été malades durant les 15jours précédant l'enquête, soit

          5.512 enfants sur les 9.454. Parmi ces enfants malades seulement 12% ont pris plus de liquides et ont continué à manger durant l'épisode. On constate que lafaible prise en charge « correcte » des enfants malades à domicile contraste avec leur forte morbidité.


          i

          i

          Ce taux ne diffère pas selon les milieux de résidence. Par ailleurs, Kinshasa (7%), les provin­ ces du Nord-Kivu (9%), du Bas-Congo (8%) et du Kasaï Occidental (7%) ont les fréquences les plus faibles, en dessous de la moyenne nationale (12 %), tandis que la province de l'Equateur a la fré­ quence la plus élevée par rapport à la moyenne, soit 22%.



          Graphique 5.8. Pourcentage d'enfants ayant pris plus de liquide et qui ont

          continué à manger durant l'épisode de maladie selon la province

          Graphique 5.8. Pourcentage d'enfants ayant pris plus de liquide et qui ont

          continué à manger durant l'épisode de maladie selon la province



          25 ,--

          --

          25 ,--

          --


          21,8

          21,8


          20

          20


          CIi 15 --

          CIi 15 --


          CIi

          :,

          g_ 10

          CIi

          :,

          g_ 10



          0

          0


          Equateur Maniema Orientale

          Kasaï Bandundu Katanga Sud-Kivu Nord-Kivu Bas-Congo Kinshasa

          Oriental

          Province

          Kasaï

          Occidental

          Equateur Maniema Orientale

          Kasaï Bandundu Katanga Sud-Kivu Nord-Kivu Bas-Congo Kinshasa

          Oriental

          Province

          Kasaï

          Occidental


          Le niveau de pauvreté semble avoir une influence sur le traitement des maladies à domicile, les ménages les plus riches traitant moins leurs enfants malades à la maison. Par ailleurs, les enfants les plus jeunes sont moins traités à domicile que ne le sont les plus âgés. Le niveau d'ins­ truction de la mère et le sexe de l'enfant n'ont pas d' influence sur cette pratique.


        2. Recours aux tradipraticiens et à l'automédication pour les soins des enfants


Parmi les mères des enfants de moins de 5 ans ayant souffert de la toux et/ou de lafièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête, 3% ont recouru aux tradipraticiens pour les soins de leurs enfants. Cette fréquence est plus élevée en milieu rural (4%) par rapport au milieu urbain (0,9%).


L'enquête révèle que 21% de mères des enfants de moins de 5 ans ayant souffert de la toux et/ou de la fièvre au cours des 15jours précédant l'enquête ont recouru aux structures d'automédica­ tion (pharmacie, vendeur de médicaments ambulant, parent, ami) pour les soins. Cette fréquence est plus élevée en milieu rural (23%) qu'en milieu urbain (16%). L'automédication est un danger pour la santé, notamment parce qu'elle entraîne des risques d'une mauvaise prise en charge de la mala­ die, d'une intoxication par surdosage, d'une rechute, d'une aggravation par sous-dosage, etc. Elle pourrait conduire à une faible fréquentation des services de santé par la population.


108 1 Santé des mères et des enfants

Tableau 5.10 : Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans ayant souffert de latoux et/ou de la fièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête, placés sous automédication ou ayant fréquenté le guérisseur traditionnel, selon certaines caractéristiques socio-dé­ mographiques



Caractéristiques


Auto médication


Guérisseur traditionnel

Effectif des enfants malades


Milieu de résidence

Urbain Rural


Province

Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

Kasaï Oriental Kasaï Occidental


Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

Moyens Riches Plus riches


Niveau d'instruction de la mère

Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

Programme non formel


Sexe de l'enfant Masculin Féminin


Age de l'enfant Moins de 6 mois 6 - 11 mois

12 - 23 mois

24 - 35 mois

36 - 47 mois

48 - 59 mois


16,2


0,9


1.703

22,6

3,5

3.809


6,7


0,1


458

19,3

3,1

373

21,6

3,5

643

22,0

3,9

134

19,9

2,3

750

23,1

3,7

378

24,7

3,1

467

22,5

3,2

171

22,6

2,8

925

18,1

3,3

594

25,9

2,2

619


21 ,0


3,7


1.001

23,9

2,9

1.187

25,0

3,5

1.223

18,8

2,7

1.146

12,9

0,5

955


22,6


3,9


1.545

21,4

2,9

2.377

1.8,1

1,3

1.537

7,4

2,0

54


20,6


2,7


2.779

20,8

2,7

2.734


18,8


2,6


497

21,4

3,2

737

19,0

2,9

1.423

20,8

2,6

1.097

20,9

2,5

873

22,6

2,5

852

Ensemble du cavs

20,7

2,7

5.51 2



        1. Recours à la transfusion sanguine


          La diarrhée sanguinolente et le paludisme sont des maladies qui, dans leur forme la plus grave, peuvent entraîner une anémie chez les enfants. MICS2 s'est intéressée à savoir si les enfants de moins de 5 ans ayant connu ces maladies au cours des 15 jours précédant l'enquête ont été transfusés. Il ressort des données de l'enquête que parmi ces enfants, 2% ont été soignés par transfusion sanguine au cours de leur maladie. Ce taux est le même en milieu urbain et en milieu rural.


          Santé des mères et des enfants I I 09

          CONCLUSION


          Ce chapitre a examiné la situation sanitaire des mères et des enfants en RDC. L'analyse des données collectées montre que :


          • le niveau de la couverture en soins prénatals est de 68%. Un tiers des femmes enceintes ne vont pas à la consultation prénatale durant leur grossesse. Ce taux reste faible et n'a pas réellement évolué depuis 1998 (67%) ; par ailleurs, !e niveau actuel de la couverture en accouchements assistés par un personnel qualifié (61%) a connu une régression par rapport à celui de 1998 (70%).


          • la prévalence de la diarrhée n'a pas changé entre 1995 et 2001 ; elle est restée à 22%.


          • le taux d'utilisation de la thérapie de réhydratation par voie orale (TRO) lors des épisodes de diarrhée est de 93% et a connu une hausse très sensible par rapport au niveau de 1995. Par contre le traitement correct de la diarrhée à domicile demeure faible (11%) et semble être en baisse;


          • la prévalence des IRA est de 11%; seulement 36% d'enfants faisant les IRA sont emme­ nés chez un fournisseur de soins appropriés ;


          • la fréquence de la diarrhée, des IRA et du paludisme varie selon l'âge de l'enfant. Elle atteint son maximum entre 6 et 11 mois et reste élevée jusqu'à 2 ans ;


          • la prévention du paludisme par l'utilisation de la moustiquaire imprégnée demeure en­ core très faible (0,7%) ;


          • il n'y a que 52% d'enfants qui sont traités du paludisme avec un antipaludéen usuel ; 61% d'enfants ont été traités au paracétamol;


          • le traitement des maladies de l'enfance à domicile demeure encore faible (12%).


Ainsi, l'objectif du Sommet Mondial pour les Enfants qui visait l'accès de toutes les femmes enceintes aux soins pendant la grossesse et au moment de l'accouchement n'est pas atteint en cette fin de décennie. De même, celui qui visait la réduction de 25% de l'incidence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans n'est pas non plus atteint. Quant à l'objectif du SME qui visait la réduction de la mortalité due aux IRA, MICS2 ne l'a pas mesuré mais s'est limité à la prévalence de ces infections.


Certaines variables comme le milieu de résidence, l'instruction de la mère et le niveau de pauvreté différencient les comportements des groupes de population face à ces problèmes, mais elles ne les expliquent pas. Beaucoup d'interrogations restent donc soulevées et l'influence de ces facteurs ainsi que celle d'autres facteurs comme la qualité des services, les coutumes, l'accessibi­ lité géographique des soins devrait être étudiée en profondeur.


Par ailleurs, étant donné l'impact des maladies diarrhéiques, des IRA et du paludisme sur la mortalité des enfants et compte tenu de l'importance de la consultation prénatale et des accouche­ ments assistés dans la réduction de la mortalité maternelle, un renforcement de la sensibilisation et une amélioration des services devraient constituer la stratégie d'actions en faveur des enfants et des femmes de la RDC.


J 10 1 Santé des mères et des e11fants

6

6

COUVERTURE VACCINALE DES ENFANTS ET DES MERES


INTRODUCTION


Ce chapitre analyse la couverture vaccinale des enfants et des mères. Il aborde les sections suivantes : la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois (section 6.1); la couverture vaccinale des mères d'enfants de moins de 12 mois (section 6.2); la participation des enfants de 12 à 23 mois aux Journées Nationales de Vaccination (JNV) contre la poliomyélite organisées en l'an 2000 (section 6.3); la déperdition vaccinale (section 6.4).


L'objectif 22 du Sommet Mondial pour les Enfants traite de la vaccination : maintien à un niveau élevé de la couverture de vaccination (au moins 90% d'enfants de moins d'un an dès l'année 2000) contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la rougeole, la poliomyélite, la tuberculose et contre le tétanos chez les femmes en âge de reproduction.


Pour atteindre cet objectif, la ADC devait fournir de gros efforts entre 1995 et 2000 étant donné que la couverture vaccinale en 1995 était très faible. En effet, MICS1 avait montré que 47% d'enfants de 12 à 23 mois étaient vaccinés contre le BCG, 27% contre le DTCoq3, 28% contre le VP03 et 39% contre la rougeole. Dans l'ensemble, l'écart entre la couverture vaccinale réalisée en 1995 et les objectifs visés par la mi-décennie était de 41%.


Dans le cadre de l'enquête MICS2, les mères ont été invitées à produire les cartes de vacci­ nation pour les enfants âgés de 12 à 23 mois. Les enquêteurs ont recopié dans le questionnaire de l'enquête les informations relatives aux vaccinations inscrites sur les cartes. Les mères ont égale­ ment été invitées à notifier toute vaccination reçue qui ne figure pas sur la carte. Ainsi, si l'enfant n'avait pas de carte, on lisait à la mère une brève description de chaque vaccin et on lui demandait de se rappeler si l'enfant l'avait reçue ou non (pour le DTCoq et la polio) et combien de fois.


Selon les directives de l'UNICEF et de l'OMS, un enfant devrait recevoir, avant l'âge de 12 mois les antigènes suivants : le BCG pour le protéger contre la tuberculose ; trois doses de DTCoq pour le protéger contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche ; trois doses de vaccin contre la polio et une dose de vaccin contre la rougeole.


Au total, 2.690 enfants âgés de 12-23 mois ont été enquêtés pour la vaccination. Ce nombre correspond aux 300 sites de base de l'enquête et aux 65 sites complémentaires. L'échantillon d'en­ fants observé dans chaque province est de taille suffisamment grande pour permettre de désagré­ ger la couverture vaccinale selon les onze provinces que compte le pays. Pour obtenir cette repré­ sentativité par province, il a fallu « suréchantillonner » certaines d'entre elles qui ont des effectifs de population plus réduits.


    1. COUVERTURE VACCINALE DES ENFANTS DE 12 A 23 MOIS


      1. Disponibilité des cartes de vaccination


        MICS2 a cherché à savoir si les enfants disposaient de cartes de vaccination au moment de l'enquête. Le tableau 6.1 fournit ces informations. Dans l'ensemble, 52% d'enfants disposaient d'une carte de vaccination au moment de l'enquête. Pour 22% d'enfants, les mères ont montré la carte de vaccination à l'enquêteur, tandis que pour 29% d'enfants, les mères ont déclaré l'existence de la carte, mais celle-ci n'était pas à portée de main ou était perdue. Près de la moitié d'enfants (44%) ne disposaient pas de carte de vaccination au moment de l'enquête.


        Couverture vaccinale des enfants et des mères l 111

        Tableau 6.1 : Répartition (en %) des enfants de 12-23 mois selon la disponibilité de la carte de vaccination au moment de l'enquête


        Caractéristiques

        Carte de vaccination

        Effectifs observés (12-23 mois)

        Oui,

        vue

        Oui,

        non vue

        Non

        Oui,

        Perdue

        Non dé-

        terminé

        Total


        Milieu de résidence

        Urbain

        32,2

        31,3

        24,9

        6,0

        5,6

        100,0

        872

        Rural

        17,2

        23,3

        52,6

        2,3

        4,6

        100,0

        1.818

        Province

        Kinshasa

        39,3

        31,9

        16,9

        8,0

        4,0

        100,0

        326

        Bas-Congo

        41,8

        18,1

        27,4

        5,5

        7,2

        100,0

        237

        Bandundu

        26,4

        32,9

        34,6

        0,9

        5,2

        100,0

        231

        Equateur

        19,7

        17,5

        59,0

        1,3

        2,6

        100,0

        234

        Orientale

        12,7

        24,1

        54,0

        3,8

        5,5

        100,0

        237

        Nord-Kivu

        29,9

        32,8

        30,3

        3,0

        4,0

        100,0

        201

        Sud-Kivu

        9,8

        26,2

        55,6

        1,9

        6,5

        100,0

        214

        Maniema

        3,5

        23,3

        66,5

        0,4

        6,2

        100,0

        227

        Katanga

        15,3

        20,4

        57,3

        2,7

        4,3

        100,0

        255

        Kasaï Oriental

        23,2

        29,6

        36,3

        6,0

        4,9

        100,0

        284

        Kasaï Occidental

        14,8

        26,2

        52,0

        2,5

        4,5

        100,0

        244

        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres

        12,2

        24,9

        59,0

        1,0

        2,9

        100,0

        583

        Pauvres

        15,3

        21,4

        54,0

        2,9

        6,4

        100,0

        543

        Moyens

        23.0

        23,1

        46,1

        3,3

        4,5

        100,0

        553

        Riches

        22,7

        28,3

        40,0

        3,9

        5,2

        100,0

        538

        Plus riches

        40,4

        32,8

        14,0

        7,0

        5,9

        100,0

        473

        Niveau d'instruction

        de la mère

        Sans instruction

        13,6

        22,1

        56,9

        3,0

        4,4

        100,0

        728

        Primaire

        18,9

        24,5

        48,4

        2,7

        5,5

        100,0

        1.162

        Secondaire ou plus

        34,1

        31,5

        24,8

        4,9

        4,7

        100,0

        779

        Sexe de l'enfant

        Masculin

        22,7

        25,7

        43,2

        3,5

        5,0

        100,0

        1.390

        Féminin

        21,5

        26,1

        44,0

        3,8

        4,9

        100,0

        1.300

        Ensemble du pays

        22,1

        25,9

        43 6

        3,5

        4,9

        100 0

        2.690


        Les données montrent des différences dans la disponibilité de cartes de vaccination selon le niveau de pauvreté, la province, le milieu de résidence et le niveau d'instruction de la mère. En effet, les ménages les plus riches ont une proportion d'enfants disposant de cartes plus élevée que les ménages les plus pauvres (40% contre 12%). De même, cette proportion est plus grande dans les ménages urbains (32%) que dans les ménages ruraux (17%). On observe également que plus le niveau d'instruction de la mère est élevé, plus les enfants disposent de cartes de vaccination : les proportions sont de 14% chez les mères sans instruction à 19% chez celles du niveau primaire puis à 34% chez les mères ayant atteint le niveau secondaire.


        A Kinshasa et dans les provinces du Bas-Congo, du Nord-Kivu et du Bandundu, les mères ont montré la carte de vaccination pour plus d'un enfant sur quatre. On note que la province de Maniema semble la plus défavorisée dans ce domaine.


        Selon MICS1 en 1995, 30% d'enfants de 12 à 23 mois disposaient d'une carte de vaccination.

        On observe donc une baisse sensible dans la disponibilité des cartes de vaccination.


        1 12 1 Couverture vaccina/e des enfants et des mères

      2. Couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois


        Le tableau 6.2 présente la proportion d'enfants de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance à quelque moment que ce soit avant l'enquête et avant le premier anniversaire.


        Tableau 6.2 : Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance


        BCG

        DTCoq 1

        DTCoq

        2

        DTCoq 3

        VPO

        0

        VPO

        1

        VPO

        2

        VPO

        3

        VAR

        Tous

        Aucun

        Effectif des enfants

        A n'importe quel

        moment avant

        l'enquête

        Avec carte

        16,3

        19,0

        17,6

        16,2

        12,4

        18,6

        18,0

        15,7

        15,7

        10,6

        0,0

        2.690

        Selon déclaration

        36,8

        32,2

        22,6

        13,7

        24,5

        53,8

        43,1

        25,8

        30,7

        12,3

        19,3

        2.690

        de la mère

        Ensemble

        53,1

        51 2

        40,3

        29 9

        36 9

        72,4

        61 0

        41 5

        46,4

        22,8

        19 3

        2.690


        Avant le premier

        anniversaire


        50,9


        46,6


        37,5


        27,6


        35,4


        67,2


        56,6


        38,6


        38,9


        14,0


        19,3


        2.690


        D'une manière générale les couvertures vaccinales de tous les antigènes sont plutôt faibles. Le BCG est l'antigène le plus répandu<1l : un peu plus d'un enfant sur deux est vacciné contre la tuberculose. Du fait que ce vaccin est administré quelques jours seulement après la naissance, sa couverture est aussi un indicateur de l'accès aux services obstétricaux par les mères. On se rappel­ lera à ce sujet que plus de deux tiers des femmes pratiquent la consultation p_rénatale et près de deux tiers sont assistées par un personnel qualifié à l'accouchement.


        Un peu moins de la moitié des enfants (46%) sont vaccinés contre la rougeole. C'est la seconde couverture vaccinale la plus élevée après le BCG. Le VP03 (vaccination complète contre la poliomyélite) est la troisième couverture la plus élevée et touche 42% des enfants. Enfin la couverture du DTCoq3 (vaccination complète contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche) est particulièrement faible, avec seu­ lement moins de trois enfants sur dix vaccinés.


        Au total, un peu plus d'un enfant sur cinq (23%) est complètement vacciné et une proportion d'enfants sensiblement égale (19%) n'ont été vaccinés contre aucune maladie cible du PEV.



        f 1l La comparaison est établie entre le BCG, le DTCoq3, le VP03 et le VAR.


        Couverture vaccinale des enfants et des mères l113


        Graphique 6.1. Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance cibles du PEV à quelque moment que ce soit

        80 r --··-·-·-····-·-·--·-·---·-- --·-·----·-- ------------------------ ---------- -·- - ····-·······--- -- _ _ _ -·-- · ·················· --···············-·· · ,


        72,4


        70


        60


        50

        tê 40

        ::,

        0

        IL


        30


        20


        10


        0

        BCG DTCoq 1 DTCoq 2 DTCoq 3 VPO 0 VP0 1 VP0 2 VP0 3 VAR

        Graphique 6.1. Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance cibles du PEV à quelque moment que ce soit

        80 r --··-·-·-····-·-·--·-·---·-- --·-·----·-- ------------------------ ---------- -·- - ····-·······--- -- _ _ _ -·-- · ·················· --···············-·· · ,


        72,4


        70


        60


        50

        tê 40

        ::,

        0

        IL


        30


        20


        10


        0

        BCG DTCoq 1 DTCoq 2 DTCoq 3 VPO 0 VP0 1 VP0 2 VP0 3 VAR


      3. Disparités dans la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois


        Le tableau 6.3 présente la couverture vaccinale selon le niveau de pauvreté, le sexe de l'en­ fant, la province, le milieu de résidence et le niveau d'instruction de la mère.


        Le niveau de pauvreté constitue un déterminant de la couverture vaccinale : seulement un enfant sur dix des ménages les plus pauvres est entièrement vacciné contre toutes les maladies cibles du PEV alors que 45% des enfants des ménages les plus riches (soit quatre fois et demie plus) le sont. La même tendance est observée en ce qui concerne le DTCoq3, antigène considéré comme indicateur de suivi de la qualité des services de vaccination.


        Graphique 6.2. Pourcentage d'enfants de 12-23 mois actuellement vaccinés contre le DTCoq3 selon le niveau de pauvreté

        70



        60


        50


        20 - ------- ----- -- --------· - 11,i


        13,4



        Plus pauvres Pauvres Moyens

        Niveau de pauvreté


        Riches Plus riches



        1 14 1 Couverture vaccinale des e11fà11ts et des mères

        Dans le même ordre d'idée, seulement 9% des enfants des familles les plus riches n'ont reçu aucun antigène, contre 27% des enfants .des familles les plus pauvres. La couverture vaccinale de tous les antigènes augmente avec le niveau de richesse.


        On n'observe aucune différence de la couverture vaccinale selon le sexe et ce quel que soit l'antigène.


        Tableau 6.3 : Distribution (en %) des enfants de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance cibles du PEV selon certaines caractéristiques socio-démographiques


        Caractéristiques


        BCG


        DTCoq 1


        DTCoq 2


        DTCoq 3


        VPO 0


        VPO 1


        VPO 2


        VPO 3


        VAR


        Tous


        Aucun

        Effectifs des enfants


        Milieu de résidence

        Urbain

        73,6

        71,9

        61,2

        49, 1

        59,3

        79,4

        67,7

        50,5

        67,2

        37,2

        11,9

        872

        Rural

        43,3

        41,3

        30,2

        20,7

        26,1

        69,0

        57,9

        37,2

        36,5

        16,0

        22,8

        1.818

        Province

        Kinshasa

        79,1

        79,1

        70,2

        58 ,3

        68,1

        81,6

        70,2

        54,6

        75,8

        45,7

        12,0

        326

        Bas-Congo

        74,3

        75,1

        62,0

        50,6

        45,6

        79,7

        74,3

        61,2

        66,2

        39,2

        10,5

        237

        Bandundu

        73,6

        71.9

        53,2

        34,6

        39,8

        81,0

        67,1

        41 ,6

        62,3

        26,0

        8,7

        231

        Equateur

        26 ,5

        31,6

        16,7

        13,7

        21,4

        63,2

        48 ,3

        26,5

        27,8

        11,2

        29,1

        234

        Orientale

        40,5

        40,5

        25,7

        18,1

        24,9

        71,7

        58,2

        36,7

        38,0

        14,3

        19,8

        237

        Nord-Kivu

        68,7

        64,2

        55 ,2

        42,3

        46,8

        76,1

        66,7

        49,3

        53,7

        31,8

        16,9

        201

        Sud- Kivu

        35,5

        33,2

        24 ,8

        14,5

        24,8

        49,1

        36,4

        22,9

        29,9

        9,8

        39,3

        214

        Maniema

        16,7

        15,0

        6,6

        3,5

        11,0

        62,6

        51,5

        26,9

        15,9

        2,6

        30,0

        227

        Katanga

        50,2

        43,9

        37,3

        27,8

        29,4

        69,8

        61,6

        44,7

        39,2

        21,2

        23,1

        255

        Kasaï Oriental

        61,6

        58,5

        48,6

        34,9

        50,4

        79,6

        65,5

        47,5

        52,1

        24,6

        11,6

        284

        Kasaï Occidental

        45,9

        38,1

        29,5

        18,9

        29,1

        75,0

        65,2

        36,9

        36,9

        15,2

        17,2

        244

        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres

        34,5

        32,6

        20,9

        13,4

        19,2

        67,1

        55,1

        32,2

        28,8

        9,9

        27,4

        583

        Pauvres

        39,6

        37,4

        26 ,0

        17,1

        25,4

        67,0

        54,7

        34,6

        32,6

        16,6

        22,1

        543

        Moyens

        52,8

        50,5

        39,8

        27,7

        35,1

        72,3

        61,5

        41,8

        44,5

        21 ,9

        19,9

        553

        Riches

        62,5

        61,0

        48 ,0

        36,6

        42,9

        74,3

        61 ,7

        43,7

        55,4

        27,3

        16,5

        538

        Plus riches

        81,4

        79,7

        72,3

        60,0

        67,0

        82,9

        74,4

        57,9

        76,1

        45,2

        8,5

        473

        Niveau d'instruction

        de la mère

        Sans instruction

        35,4

        34,5

        26,1

        17,0

        22,3

        62,8

        51,4

        32,3

        31,2

        14,0

        30,1

        728

        Primaire

        49,9

        47,8

        34,9

        24,9

        32,3

        72,2

        60,2

        39,8

        40,6

        18,8

        18,7

        1.162

        Secondaire ou +

        73,8

        71,2

        60,7

        48,7

        56,9

        81,4

        71, 1

        52,0

        68,4

        36,2

        10,3

        779

        Sexe de l'enfant

        Masculin

        53,0

        51,9

        40 ,5

        30,6

        36,8

        72,0

        60,9

        42,1

        46,9

        24,0

        19,6

        1.390

        Féminin

        53,2

        50,4

        40 ,0

        29,2

        37,0

        72,8

        61,2

        40,8

        45,9

        21,6

        18,9

        1.300

        Ensemble du oavs

        53,1

        51,2

        40,3

        29,9

        36,9

        72,4

        61,0

        41,5

        46,4

        22,8

        19,3

        2.690



        Les différences selon les provinces sont importantes. Ainsi, en ce qui concerne le BCG, à Kinshasa et dans cinq provinces (Bas-Congo, Bandundu, Nord Kivu, Katanga et Kasaï Oriental), au moins un enfant sur deux est vacciné alors que dans toutes les autres provinces, la moitié des enfants de 12-23 mois ne l'ont pas été. Pour ce qui est du DTCoq3, les taux de couverture vaccinale sont supérieurs à 25% dans ces provinces. La couverture du BCG est particulièrement faible dans le Maniema (17%), l'Equateur (27%) et dans une moindre mesure le Sud Kivu (36%} et la Province Orientale (41%). C'est également dans ces provinces, ainsi qu'au Kasaï Occidental et dans la Pro­ vince Orientale que la couverture du DTCoq3 est la plus faible.


        Couver/U re vacci11ale des e11fan1s el des mères l 1 15



        Graphique 6.3. Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant reçu

        le DTCoq3 selon la province

        Graphique 6.3. Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant reçu

        le DTCoq3 selon la province


        60


        50

        60


        50


        ë

        f

        30

        Q.


        20

        ë

        f

        30

        Q.


        20


        0

        0


        Kinshasa Bas-Congo Nord-Kivu Kasaï Bandundu

        Oriental

        Katanga Kasaï Orientale Sud- Kivu Equateur

        Occidental

        Maniema

        Kinshasa Bas-Congo Nord-Kivu Kasaï Bandundu

        Oriental

        Katanga Kasaï Orientale Sud- Kivu Equateur

        Occidental

        Maniema


        ..

        ..

        f 40

        f 40

        PrClllince

        PrClllince

        Quel que soit l'antigène, la couverture vaccinale est nettement plus élevée en milieu urbain qu'en milieu rural. Cette différence est liée à plusieurs facteurs : la détérioration des infrastructures routières qui rend difficile l'accès aux structures de santé et entraîne des ruptures fréquentes des vaccins dans les zones de santé rurales; la dégradation des services de santé ; la perte de motiva­ tion du. personnel de la santé ; la pauvreté plus grande des ménages ruraux et leur plus grande ignorance des bénéfices de la vaccination pour la santé des enfants, la faible couverture sanitaire, l'absence de stratégies de communication susceptibles de faire modifier les comportements.


        Le niveau d'instruction dE;J la mère influence éga­ lement la couverture vaccinale des enfants. Par exem­ ple la couverture complète est deux fois et demie plus élevée chez les enfants nés de mères de niveau secon­ daire ou plus (36%) que chez les enfants nés de mères sans aucune instruction (14%).


      4. Evolution de la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois


        Le tableau 6.4 indique les couvertures vaccinales entre 1991 et 2001 en RDC et le graphique

        6.4. illustre la tendance observée durant la période.


        Tableau 6.4 : Evolution de la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois avant leur premier anniver­ saire (1991 à 2001)



        Antiaène

        1991

        Enquête nationale de CV

        1995

        MICS1

        2001

        MICS2

        Objectifs de la décennie

        Ecart 2001 par rapport à

        l'objectif du SME


        BCG


        67


        47


        51


        90


        - 39

        DTCoq3

        35

        27

        28

        80

        - 52

        VP03

        34

        28

        39

        80

        - 41

        VAR

        38

        39

        39

        80

        - 41



        1 1 6 1 Couverture vaccinale des enfa nts et des mères


        Graphique 6.4. Evolution de la couverture vaccinale depuis 1991

        Graphique 6.4. Evolution de la couverture vaccinale depuis 1991



        80


        70


        60

        80


        70


        60


        8, 50

        8, 50


        1-

        1-


        10


        o .

        10


        o .


        1991

        1995

        Année

        2001

        1991

        1995

        Année

        2001


        [-- · BCG

        ·-·

        DTCoq3 ...._VP03 -

        .

        VAR-!

        [-- · BCG

        ·-·

        DTCoq3 ...._VP03 -

        .

        VAR-!


        -

        -

        fll

        fll

        C8 40

        C8 40

        ..

        ..

        i. 30

        20

        i. 30

        20

        :s

        :s

        La couverture vaccinale a très peu varié durant la décennie. La couverture du BCG s'est inscrite en baisse entre 1991 et 1995 pour amorcer une légère augmentation depuis lors. La ten­ dance des autres antigènes semble être à la stagnation. Aucun antigène ne se rapproche des objec­ tifs fixés au Sommet Mondial pour les Enfants. L'écart est plus prononcé en ce qui concerne le DTCoq3.


        Depuis sa création en 1978 jusqu'en 1990, le PEV s'est développé et a permis d'atteindre une couverture vaccinale satisfaisante grâce à l'appui de la coopération bilatérale. Cependant, entre 1990 et 1996, le programme a perdu l'essentiel de ses ressources suite au départ de son principal bailleur, l'USAID. Ce contexte a été aggravé par la guerre.


        La conséquence a été le dysfonctionnement du PEV et la baisse de la qualité de l'appui apporté aux zones de santé. Par ailleurs, le nombre de cen­ tres de santé qui offrent des services de vaccination a f ortement diminué suite, entre autres, à la démotivation et à la désertion du personnel formé.


        Depuis 1998, grâce aux efforts du gouvernement et à l'appui apporté par les principaux par­ tenaires dans le cadre de l'initiative Mondiale de !'Eradication de la Poliomyélite, les activités de vac­ cination ont redémarré dans la plupart des centres de santé. Ce démarrage est lié, entre autres, au renouvellement de la chaîne de froid, à la formation et à la supervision du personnel.


    2. COUVERTURE VACCINALE DES FEMMES AVEC ENFANTS DE O A 11 MOIS


      Le tétanos est une maladie grave chez le nouveau-né. Si la mère n'a pas reçu un nombre suffisant de doses de vaccin antitétanique, ni elle, ni le nouveau-né n'en sont protégés. Un enfant est donc protégé à la naissance contre le tétanos néonatal lorsque sa mère a reçu au moins deux doses valides de vaccin anti-tétanique (VAT) soit au cours de la dernière grossesse soit dans les trois ans qui ont précédé la naissance de l'enfant. Le tableau 6.5 indique la couverture vaccinale des mères contre le tétanos selon diverses caractéristiques socio-démographiques .


      Couverture vaccinale des enfants et des mères l 1 17


      Tableau 6.5 : Couverture vaccinale (en %) contre le tétanos des mères d'enfants de moins de 12 mois



      Caractéristiques

      A reçu au moins

      2 doses au

      cours des 3 dernières années

      A reçu au moins

      3 doses au

      cours des 10 dernières années

      A reçu au moins 5 doses au cours de la vie

      Couverture vaccinale des femmes avec enfants

      de O à 11 mois


      Effectifs de femmes


      Milieu de résidence

      Urbain

      69,2

      2,7

      0,4

      72,3

      800

      Rural

      38 ,4

      2,7

      0,0

      41,0

      1.866

      Province

      Kinshasa

      79 ,4

      2,4

      0,0

      81,8

      239

      Bas-Congo

      69,2

      2,7

      0,0

      71,9

      173

      Bandundu

      59,5

      2,7

      0,0

      62 ,2

      314

      Equateur

      30,3

      5,5

      0,0

      35,8

      245

      Orientale

      35,0

      1,2

      0,8

      36,2

      317

      Nord-Kivu

      47 ,7

      5,5

      0,0

      53,9

      177

      Sud-Kivu

      47 ,6

      5,3

      2,4

      52,9

      206

      Maniema

      26,1

      1,2

      0,0

      29,7

      77

      Katanga

      42,6

      1,0

      0,0

      43 ,6

      369

      Kasaï Oriental

      49 ,2

      2,3

      0,0

      51,4

      257

      Kasaï Occidental

      34 ,7

      1,5

      0,4

      36 ,2

      291

      Niveau de pauvreté

      Plus pauvres

      28,6

      2,1

      0,0

      30,7

      564

      Pauvres

      37,8

      2,8

      0,3

      40 ,9

      554

      Moyens

      46,2

      2,5

      0,1

      48 ,9

      565

      Riches

      54,0

      2,5

      0,1

      56,6

      540

      Plus riches

      78,0

      3,7

      0,0

      81,7

      443

      Niveau d'instruction

      de la mère

      Sans instruction

      34,7

      1,9

      0,3

      37,0

      742

      Primaire

      44 ,2

      2,6

      0,0

      46 ,8

      1.174

      Secondaire ou plus

      65 ,2

      3,6

      0,1

      68,9

      730

      Ensemble du pays

      47,6

      2,7

      0,1

      50,4

      2.666


      La moitié des mères d'enfants de 0-11 mois sont protégées grâce à une dose suffisante de vaccin anti-tétanique reçue au cours ou avant la dernière grossesse.


      La couverture vaccinale des femmes contre le tétanos néonatal varie selon le niveau de ' pauvreté et le niveau d'instruction de la mère. Elle est faible parmi les femmes des ménages les plus pauvres (31%), élevée chez les femmes des ménages les plus riches (82%). Cette situation serait liée à l'accessibilité économique aux services de vaccination. Si la politique nationale du PEV recom­ mande la gratuité des vaccinations, les formations sanitaires font payer des frais pour obtenir les services, dont la carte de vaccination, ce qui exclurait davantage les familles pauvres que les riches.

      La sous-information des femmes pauvres et moins instruites joue sans doute aussi un rôle impor­ tant dans ce faible accès à la vaccination, ainsi que les coûts d'opportunité pour les mères qui préféreraient s'adonner plutôt aux activités de lutte quotidienne pour la survie.


      Une différence de couverture vaccinale VAT est observée entre les femmes qui résident en milieu urbain (72%) et celles qui vivent en milieu rural (41%). Des disparités sont également obser­ vées entre les différentes provinces du pays.


      1 18 1 Couverwre vaccinale des e,!f allts et des mères

      Graphique 6.5. Couverture vaccinale (en %) contre le tétanos des femmes avec enfants de o à 11 mols par province


      90

      81,8

      80


      70


      ..

      ..

      ..

      .! 50

      C

      !!

      Ï: 40

      Q.


      30


      20



      Kinshasa Bas-Congo Bandundu Nord-Kivu Sud-Kivu Kasaï

      Oriental

      Province

      Katanga Orientale Kasal' Equateur Maniema Occidental


      Comme le montre le graphique 6.5, Kinshasa et les provinces du Bas-Congo et du Bandundu ont des taux de couverture de VAT les plus élevés, tandis que le Maniema, l'Equateur, la Province Orientale ainsi que le Kasaï Occidental accusent les taux les plus bas.


      Le niveau d'instruction discrimine également les femmes en ce qui concerne le taux de cou­ verture du VAT. Plus la femme est instruite, plus élevée est la couverture. On observe que la couver­ ture des femmes sans instruction est environ deux fois inférieure à celle des femmes ayant le niveau secondaire ou plus.


    3. JOURNEES NATIONALES DE VACCINATION


      Dans le cadre de l'initiative Mondiale pour !'Eradication de la Poliomyélite, la ROC organise depuis 1998 ces journées, avec comme objectif de vacciner tous les enfants de moins de 5 ans. L'enquête MICS2 a voulu connaître la proportion d'enfants de 12 à 23 mois qui ont été atteints à chacune des phases des Journées Nationales de Vaccination (JNV) organisées en 2000. Le tableau

      6.6 présente la couverture de 2.690 enfants de 12 à 23 mois aux différentes phases des JNV/2000.


      Tableau 6.6 : Couverture (en %) par le vaccin polio des enfants de 12 à 23 mois au cours des JNV/2000 selon le milieu de résidence et la province



      Caractéristiques

      Couv

      rture

      Effectifs des enfants

      Phase 1

      Phase 2

      Phase 3

      Les 3 ohases


      Milieu de résidence

      Urbain Rural


      Province

      Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

      Kasaï Oriental Kasaï Occidental


      72,6


      73,4


      73,4


      64,9


      872

      62,5

      62,0

      61,2

      48,7

      1.818


      70,9


      72,4


      72,4


      63,5


      326

      77,2

      81,4

      81,0

      71,3

      237

      69,3

      74,0

      71,4

      60,2

      231

      56,8

      53,4

      55,6

      36,8

      234

      63,3

      61,2

      57,0

      50,6

      237

      63,7

      65,2

      65,7

      52,7

      201

      58,9

      49,1

      46,7

      40,2

      214

      56,8

      52,4

      44,5

      34,8

      227

      65,9

      68,6

      68,2

      58,4

      255

      74,3

      73,6

      76,1

      66,9

      284

      61,5

      64,8

      70,1

      49,6

      244

      Ensemble du pays

      65 8

      65 7

      65 1

      54 0

      2.690


      Caractéristiques

      Couv

      rture

      Effectifs des enfants

      Phase 1

      Phase 2

      Phase 3

      Les 3 ohases


      Milieu de résidence

      Urbain Rural


      Province

      Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

      Kasaï Oriental Kasaï Occidental


      72,6


      73,4


      73,4


      64,9


      872

      62,5

      62,0

      61,2

      48,7

      1.818


      70,9


      72,4


      72,4


      63,5


      326

      77,2

      81,4

      81,0

      71,3

      237

      69,3

      74,0

      71,4

      60,2

      231

      56,8

      53,4

      55,6

      36,8

      234

      63,3

      61,2

      57,0

      50,6

      237

      63,7

      65,2

      65,7

      52,7

      201

      58,9

      49,1

      46,7

      40,2

      214

      56,8

      52,4

      44,5

      34,8

      227

      65,9

      68,6

      68,2

      58,4

      255

      74,3

      73,6

      76,1

      66,9

      284

      61,5

      64,8

      70,1

      49,6

      244

      Ensemble du pays

      65 8

      65 7

      65 1

      54 0

      2.690

      e


      Couverture vaccinale des enfa111s et des mères j t 19

      Pour l'ensemble du pays, la couverture des enfants de 12 à 23 mois se situe autour de 66%, d'une phase des JNV à une autre. Les JNV ont atteint plus d'enfants des milieux urbains que des milieux ruraux.


      Ces résultats démontrent la faiblesse de la stratégie vaccinale fixe qui consiste à faire venir les enfants dans les centres de vaccination. En effet, en 2000, la stratégie dite de « porte à porte » qui consiste en une recherche active des enfants par les vaccinateurs, venait à peine d'être expérimen­ tée dans certaines villes. A cela il faut ajouter le contexte de guerre et d'insécurité qui a rendu certai­ nes zones de santé inaccessibles.


      Il n'existe pas de grands écarts entre les trois phases dans toutes les provinces ; les résul­ tats les plus faibles ont été enregistrés au Maniema, à l'Equateur et au Sud-Kivu. Les taux les plus élevés sont observés au Bas-Congo au cours de toutes les phases.


    4. DEPERDITION DES VACCINATIONS


On parle de déperdition ou abandon lorsque la mère ou l'enfant qui a eu recours aux vaccina­ tions précédentes n'est plus revenu pour les vaccinations suivantes. L'abandon fait que l'enfant ou la mère n'est pas immunisé contre la maladie concernée . Les différents taux d'abandons sont les suivants: 41% pour le DTCoq ; 24% pour le BCG - VAR et 17% pour le DTCoq1-VAR.


Un enfant est immunisé contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche si et seulement s'il reçoit les 3 doses de DTCoq dans un intervalle minimum de 4 semaines entre les différentes doses de DTCoq. Près de la moitié des enfants qui ont reçu la première dose ne sont pas protégés puis­ qu'ils ne sont pas revenus pour la 3ème dose.


Le BCG, quant à lui, est le premier vaccin administré à l'enfant à la naissance ou dans les quatorze jours qui suivent sa naissance. Il traduit l'accessibilité aux services de vaccination. Les données de l'enquête MICS2 indiquent que parmi ceux qui ont utilisé les services de vaccination, 24% d'entre eux ont abandonné et donc n'ont pas reçu le VAR.


Le DTCoq1 est un indicateur indirect de la demande des services de vaccination par la popu­ lation ; il traduit donc l'utilisation des services de vaccination. La proportion des enfants qui ont eu recours aux vaccinations DTCoq1 et qui ne sont pas revenus pour les vaccinations contre la rou­ geole, considérée comme dernier antigène de l'enfant avant son premier anniversaire, aura été de 17%.


Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces abandons :



120 1 Couverture vaccinale des enf ants et des m.ères


CONCLUSION


Ce chapitre a analysé la couverture vaccinale des enfants et des mères. Il ressort que:


La ROC n'a donc pas atteint l'objectif de couverture vaccinale fixé pour la fin de la décennie. La faible disponibilité des vaccins, l'accessibilité limitée aux services de vaccination, l'insuffi­

sance des stratégies additionnelles pour atteindre les populations d'accès difficile, la faible utilisation

des services de vaccination par les populations, la mauvaise organisation de ces services et les limites des différentes stratégies de mobilisation de la communauté sont autant de facteurs à la base de la faible couverture vaccinale. A cela il faut ajouter la situation de guerre et l'insécurité dont le pays est victime. Le niveau de pauvreté et d'instruction des mères déterminent aussi la couverture vaccinale.


Couverture vaccinale des enfants et des mères l 121


122 1 Couverture vaccinale des enfa11ts.et des mères

7

7

NUTRITION DES ENFANTS ET DES MERES


INTRODUCTION


Ce chapitre analyse l'état nutritionnel des enfants et des mères. Il s'articule en six points. Le premier point traite de l'étatnutritionnel (section 7.1). Le deuxième explore les pratiques d'alimenta­ tion des nouveau-nés et des nourrissons (section 7.2). Le troisième examine l'insuffisance pondé­ rale à la naissance (section 7.3). Les quatrième et cinquième points analysent les données relatives à la lutte contre les carences en micro-nutriments :la consommation du sel iodé et la supplémentation en vitamine A (sections 7.4 et 7.5). Le dernier point discute des pratiques liées à la consultation préscolaire (section 7.6).


En 1990, le Sommet Mondial pour les Enfants avait fixé pour l'ensemble des pays les objec­ tifs nutritionnels suivants à atteindre d'ici à l'an 2000 :


réduction de moitié de la malnutrition sévère et modérée chez les enfants de moins de 5 ans ;

accorder une attention particulière à la santé et la nutrition des filles et aux femmes qui sont enceintes et qui allaitent ;

réduction du taux d'insuffisance pondérale à la naissance (moins de 2,5 kg) à

moins de 10% ;

élimination quasi totale de la carence en iode ;

élimination quasi totale de la carence en vitamine A et de ses effets, y com­ pris la cécité ;

permettre aux femmes de nourrir leurs enfants exclusivement au sein pen­ dant six mois et de continuer à les allaiter tout en leur donnant des aliments de complément ;

promotion de la croissance et sa surveillance régulière à être institutionnali­ sées dans tous les pays d'ici à la fin des années 90.


L'enquête MICS1 a montré que la situation nutritionnelle du pays était préoccupante en 1995: la malnutrition chronique était de 45%, la malnutrition aiguë avec oedèmes de 10% et l'insuffisance pondérale de 34%. Les troubles dus à la carence en iode (TDCI) étaient aussi un grand problème de santé: seulement 18% de la population consommaient du sel iodé. Par ailleurs, 32% des enfants de moins de 4 mois étaient allaités au sein de manière exclusive.


    1. ETAT NUTRITIONNEL


      1. Etat nutritionnel des enfants


        L'état nutritionnel des enfants est évalué au moyen de trois indices anthropométriques calcu­ lés à partir du poids, de la taille et de l'âge de l'enfant mesurés au moment de l'enquête(1l : la taille par rapport à l'âge, le poids par rapport à la taille et le poids par rapport à l'âge. Suivant les recommanda­ tions de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'état nutritionnel des enfants est comparé à celui de la population de référence internationale(2l • Dans une population en bonne santé et bien nourrie,


        ,,1 Le poids de l'enfant a été mesuré à 100 grammes près à l'aide des balances électroniques uniscales (pése-personne SECA Unicef 890). La taille a été mesurée au millimètre près à l'aide des microtoises, dans la position couchée pour les enfants de moins de deux ans et debout pour les enfants de deux ans ou plus.

        ,21 Référence établie par le National Center for Health Statistics, Center for Disease Contrai, World Health Organisation (NCHS/CDC/ WHO).

        Nutrition des enfants et des mères l123


        on s'attend à ce que seulement 2,3% des enfants se situent à moins deux écarts-types (malnutrition modérée ou sévère) dont 0,1% à moins trois écarts-types (malnutrition sévère), en-dessous de la médiane pour chacun des trois indices de nutrition.


        Les mesures anthropométriques ont porté sur 9.454 enfants de moins de 5 ans. De cet effectif, 360 enfants, soit 3,8%, n'avaient pas de données sur le poids ou la taille. Par ailleurs, pen­ dant le calcul des indices de malnutrition, 456 enfants soit 4,8%, ont été exclus pour incohérence d'informations entre l'âge, la taille et le poids. En définitive, le calcul des indicateurs a porté sur 8.638 enfants.


        1. Malnutrition chronique (taille pour âge)


          L'indice taille/âge (ou retard de croissance) est un indice de croissance linéaire qui reflète le passé nutritionnel de l'enfant. Il mesure des effets à long terme de la sous-nutrition et varie très peu en fonction de la saison de collecte des données. C'est ainsi qu'il est aussi appelé indicateur de malnutrition chronique .


          Le tableau 7.1 présente la proportion d'enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition chronique selon certaines caractéristiques socio-démographiques. Il montre que 38% d'enfants souf­ frent de malnutrition chronique (inférieur à moins 2 écarts-types), dont 20% sous une forme sévère (inférieur à moins 3 écarts-types). Ces niveaux sont respectivement 15 fois et 200 fois plus élevés que ceux à quoi on s'attend dans une population où les enfants sont en bonne santé.


          Toutes les provinces du pays, à l'exception de Kinshasa (20%}, de Bandundu (37%} et du Kasaï Oriental (37%) ont une prévalence de malnutrition chronique qui dépasse la moyenne natio­ nale. Les taux les plus élevés sont observés dans les provinces du Sud-Kivu (48%}, du Maniema (46%) et du Nord-Kivu (45%). Ceci dénote la gravité de la situation nutritionnelle des enfants dans ces provinces.


          La malnutrition chronique est plus accentuée en milieu rural (43%) qu'en milieu urbain (29%}. Les différences entre garçons (40%) et filles (36%} ne sont pas prononcées.


          1 24 1 Nutrition des e11fants el des mères


          Tableau 7.1 : Prévalence de la malnutrition chronique (taille pour âge) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques

          Niveau de malnutrition en %

          Modérée ou sévère

          < -2 ET


          Sévère

          < -3 ET


          Effectifs des enfants


          Milieu résidence

          Urbain Rural


          Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur

          Province Orientale Nord-Kivu

          Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental

          Kasaï Occidental


          Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

          Moyens Riches Plus riches


          Niveau d'instruction de la mère

          Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

          Programme non formel


          Sexe de l'enfant Masculin Féminin


          Tranche d'âge

          < 6 mois

          6 - 11 mois

          12 - 23 mois

          24 - 35 mois

          36 - 47 mois

          48 - 59 mois


          28,9


          13,4


          2.829

          42,6

          23,7

          5.809


          19,9


          8,4


          844

          43,1

          23,6

          614

          36,7

          19,6

          1.134

          40,7

          20,4

          211

          39,8

          20,9

          1.140

          45,4

          24,2

          653

          47,6

          27,5

          625

          45,5

          24,6

          241

          38,3

          19,5

          1.351

          36,6

          20,4

          865

          38,7

          21,7

          960


          43,0


          24,2


          1.582

          42,4

          23,1

          1.739

          41,3

          22,5

          1.863

          39,3

          20,9

          1.776

          24,5

          10,8

          1.678


          44,5


          25,7


          2.376

          40,0

          21,0

          3.651

          29,8

          14,4

          2.526

          30,1

          19,8

          81


          40,3


          21,3


          4.336

          36,0

          19,4

          4.302


          4,7


          1,1


          888

          14,2

          6,3

          963

          33,4

          14,5

          1.874

          41,4

          21,9

          1.678

          52,7

          31,4

          1.525

          58,7

          33,4

          1.646

          Ensemble du pavs

          38,2

          20,3

          8.638


          Le retard de croissance commence à se manifester de manière marquée après les douze premiers mois de la vie et s'accentue par la suite. Ainsi plus d'un enfant sur deux parmi ceux âgés de plus de trois ans souffre de retard de croissance.


          Nutri1io11 des e11fants et des mères I I 25


          Graphique 7.1. Malnutrition chronique selon l'âge des enfants



          60


          50


          f

          f

          40

          i? 30

          a..


          20


          10


          <6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois

          Age en mois


          [-+-rée u sévèr;-..:...,:. Sévè i

          .. -- -- -- - -- .. -------·· ---- 1


          La prévalence du retard de croissance diminue quand augmente le niveau de richesse. Elle est de 43% dans les ménages les plus pauvres mais tombe à 25% dans ceux les plus riches. Les enfants dont les mères n'ont aucune instruction sont plus touchés (45%) que ceux dont les mères ont un niveau d'instruction secondaire ou plus (30%).


          Entre 1995 et 2001, la prévalence de la malnutrition chronique modérée ou sévère est pas­ sée de 45% à 38% et celle de la malnutrition chronique sévère est passée de 25% à 20%. Les taux de malnutrition sont encore très élevés.


        2. Malnutrition aiguë (poids pour taille)


          L'indice poids/taille (ou émaciation) fournit une indication sur l'état nutritionnel du moment. Cette forme de malnutrition dite aiguë est la conséquence d'une alimentation insuffisante durant la période ayant précédé l'observation ou peut être le résultat de maladies provoquant une perte de poids.


          Parmi les 8.638 enfants examinés, 13% souffrent de malnutrition aiguë. Parmi eux, 3% souf­ frent de malnutrition aiguë sévère. Ces niveaux sont respectivement 5 fois et 30 fois plus élevés que ceux à quoi on s'attend dans une population où les enfants sont.en bonne santé et bien nourris.


          Les niveaux de malnutrition aiguë sont plus élevés au Bandundu et au Kasaï Occidental (17%), ainsi qu'à l'Equateur (16%} et au Katanga (15%). C'est dans la province du Bas-Congo que le taux est le plus faible (9%).


          Il y a peu de différence dans la prévalence de la malnutrition aiguë selon le milieu de rési­ dence et le sexe de l'enfant. Les enfants des ménages les plus riches et ceux des mères les plus instruites présentent des niveaux de malnutrition plus bas que ceux des autres catégories.


          1 26 1 Nutriti on des e11f an1s et des mères

          Tableau 7.2 : Prévalence de la malnutrition aiguë (poids pour taille) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques



          Caractéristiques


          Niveau de malnutrition (%)


          Effectif des enfants

          Modérée ou sévère

          < -2 ET

          Sévère

          < -3 ET


          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur

          Province Orientale Nord-Kivu

          Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental

          Kasaï Occidental


          Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

          Moyens Riches Plus riches


          Niveau d'instruction de la mère

          Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

          Programme non formel


          Sexe de l'enfant Masculin Féminin


          Tranche d'âge

          < 6 mois

          6 - 11 mois

          12 - 23 mois

          24 - 35 mois

          36 - 47 mois

          48 - 59 mois


          12,1


          2,5


          2.829

          14,1

          3,4

          5.809


          14,3


          2,7


          844

          9,2

          1,4

          614

          16,5

          4,5

          1.134

          16,2

          4,4

          211

          9,6

          1,4

          1.140

          9,9

          3,1

          653

          12,2

          4,1

          625

          9,5

          3,0

          241

          15,1

          3,1

          1.351

          14,2

          3,5

          865

          16,9

          3,9

          960


          13,0


          2,9


          1.582

          15,4

          3,1

          1.739

          13,8

          3,3

          1.863

          13,7

          3,9

          1.776

          11,1

          2,3

          1.678


          15,4


          3,6


          2.376

          13,5

          3,3

          3.651

          11,3

          2,4

          . 2.526

          16,2

          2,9

          81


          14,8


          3,4


          4.336

          12,1

          2,8

          4.302


          8,7


          1,8


          888

          17,8

          4,7

          963

          21,8

          4,6

          1.874

          12,6

          3,0

          1.678

          8,5

          2,4

          1.525

          9,0

          1,9

          1.646

          Ensemble du pays

          13,4

          3,1

          8.638


          Les enfants âgés de 6 à 11 mois et de 12 à 23 mois sont plus atteints par la malnutrition aiguë, respectivement 18% et 22%. Ilest donc indispensable que l'allaitement maternel continue et qu'une bonne alimentation complémentaire soit donnée à l'enfant dans ces tranches d'âge.


          Nutrition des enfants et des mères l127



          Graphique 7.2. Malnutrition algui selon l'ige des enfants


          25 --------------------------------,

          Graphique 7.2. Malnutrition algui selon l'ige des enfants


          25 --------------------------------,



          5 --

          . ---:::;===1•s;;::=------_-,-.;===-:-i.1111-----a•

          5 --

          . ---:::;===1•s;;::=------_-,-.;===-:-i.1111-----a•


          0 +.- --------- ---- ---------- -------<

          < 6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois

          Age en mols

          0 +.- --------- ---- ---------- -------<

          < 6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois

          Age en mols


          ,

          Modérée ou sévère

          Sévère i

          ,

          Modérée ou sévère

          Sévère i



          L'enquête MICS2 a collecté des données sur les enfants présentant des oedèmes bilatéraux qui sont un signe manifeste du kwashiorkor. Les enquêteurs ont été formés à reconnaître ces oedè­ mes liés à la malnutrition. Théoriquement, une prévalence des œdèmes de plus de 2% dénote une situation catastrophique de malnutrition<1l. Le tableau 7.3 présente la prévalence de la malnutrition aiguë qui tient compte des oedèmes.


          L'enquête a identifié 3% d'enfants avec oedèmes. Ces enfants sont présents dans toutes les provinces; à Kinshasa et au Bas-Congo ils représentent moins de 2%. La prévalence des œdèmes avoisine 7% dans les deux Kivu. Les cas d'œdèmes sont plus fréquents en milieu rural (5%) qu'en milieu urbain (0,4%).


          En tenant compte des oedèmes dans l'analyse de la malnutrition aiguë sévère<2), on constate des différences plus marquées selon le milieu de résidence, le niveau de pauvreté et le niveau d'ins­ truction de la mère.


          1'l Les œdèmes ont été appréciés en observant les signes de godet (une dépression) sur les deux jambes après une pression de trois secondes.

          12> Le calcul de la malnutrition aiguë en tenant compte des œdèmes prend au numérateur les enfants mal-nourris sans œdèmes auquel on ajoute les enfants présentant des œdèmes, et au dénominateur l'effectif de tous les enfants de moins de cinq ans dont les mesures anthropométriques sont cohérentes.


          1 28 1 Nutrition des enfants et des mères

          Tableau 7.3 :Prévalence de la malnutrition aiguë (poids pour taille entenant compte des oedèmes) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographi ques



          Caractéristiques

          Niveau de malnutrition (en %) lEn tenant compte des œdèmesl


          % d'enfants avec œdèmes


          Effectif des enfants

          Modérée ou sévère

          < -2 ET +

          œdèmes

          Sévère

          < -3 ET +

          œdèmes

          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur

          Province Orientale Nord-Kivu

          Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental

          Kasaï Occidental


          Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

          Moyens Riches Plus riches


          Niveau d'instruction de la mère

          Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

          Programme non formel


          Sexe de l'enfant Masculin Féminin


          Tranche d'âge

          < 6 mois

          6 - 11 mois

          12 - 23 mois

          24 - 35 mois

          36 - 47 mois

          48 - 59 mois


          12,2


          2,6


          0,4


          2.829

          18,1

          8,0

          4,9

          5.809


          14,3


          2,7


          0,1


          844

          10,0

          2,4

          1,0

          614

          18,5

          7,5

          3,7

          1.134

          17,8

          6,1

          2,4

          211

          12,9

          5,3

          4,0

          1.140

          16,8

          10,5

          7,7

          653

          17,5

          9,8

          6,1

          625

          11,2

          5,1

          2,1

          241

          17,4

          5,7

          3,0

          1.351

          17,8

          7,3

          4,2

          865

          19,5

          6,7

          3,0

          960


          16,9


          7,4


          4,8


          1.582

          18,9

          7,3

          4,5

          1.739

          17,5

          7,5

          4,7

          1.863

          16,3

          6,6

          3,0

          1.776

          11,1

          2,4

          0,1

          1.678


          19,9


          8,6


          5,3


          2.376

          16,3

          6,6

          3,6

          3.651

          12,3

          3,7

          1,5

          2.526

          19,6

          7,8

          4,9

          81


          17,3


          6,4


          3,3


          4.336

          15,0

          6,2

          3,6

          4.302


          11,0


          4,1


          2,3


          888

          20,0

          7,4

          2,9

          963

          24,8

          8,5

          4,2

          1.874

          15,5

          6,2

          3,7

          1.678

          11,7

          5,9

          3,8

          1.525

          11,3

          4,4

          2,9

          1.646

          Ensemble du pays

          16,1

          6,2

          3,4

          8.638


          .. Nutrition des enfants et des mères j 129

          La prévalence de la malnutrition aiguë severe avec œdèmes est de 8% en milieu rural contre 3% en milieu urbain. Elle est deux fois plus élevée chez les enfants des mères n'ayant aucun niveau d'instruction (9%) que chez ceux des mères ayant un niveau d'ins­ truction secondaire ou plus (4%).

          De même, elle est presque 4 fois plus élevée chez les enfants des ménages les plus pauvres (7%), par rapport aux enfants des ménages les plus riches (2%).


          En comparant les niveaux de malnutrition aiguë avec ceux qui prévalaient lors de l'évaluation à mi-parcours réalisée en 1995 (MICS1), on note une détérioration sensible de la situation nutrition­ nelle des enfants, comme le montre le graphique 7.3.


          g)

          g)

          C

          C

          I:!

          I:!

          La prévalence actuelle de malnutrition aiguë modérée ou sévère avec œdèmes est de 16% en 2001 contre 10% en 1995. La situation s'est donc fortement aggravée. L'augmentation de la proportion d'enfants avec œdèmes de 2% à 3% témoigne de cette aggravation.



          Graphique 7.3. Evolution de la malnutrition aiguë avec oedèmes

          Graphique 7.3. Evolution de la malnutrition aiguë avec oedèmes


          18

          18


          16,1

          16,1


          16


          14


          12

          16


          14


          12


          .! 10

          .! 10


          8

          6,2

          8

          6,2


          6


          4


          2


          0

          6


          4


          2


          0


          Main.modérée ou sévère+oedèmes

          Maln.sévère+oedèmes

          Niveau de malnutrition aiguë

          Oedèmes

          Main.modérée ou sévère+oedèmes

          Maln.sévère+oedèmes

          Niveau de malnutrition aiguë

          Oedèmes



          0

          Il.

          0

          Il.

        3. Insuffisance pondérale (poids pour âge)


L'indice poids/âge (ou insuffisance pondérale) reflète à la fois les effets du moment et du passé, c'est-à-dire les effets combinés de l'émaciation et du retard de croissance. C'est l'indicateur le plus classique et le plus simple utilisé par les services de santé.


Le tableau 7.4 donne les proportions d'enfants de moins de 5 ans présentant une insuffi­ sance pondérale. Sur un total de 8.638 enfants, 31% ont une insuffisance pondérale, dont 9% accu­ sent une insuffisance pondérale sévère.


Les variations de l'insuffisance pondérale selon les différentes caractéristiques socio-démo­ graphiques suivent presque les mêmes tendances que celles observées pour le retard de crois­ sance. Toutes les provinces du pays, à l'exception de Kinshasa, du Kasaï Oriental, et de la province Orientale ont des taux d'insuffisance pondérale supérieurs à la moyenne nationale. La prévalence de l'insuffisance pondérale est plus élevée en milieu rural (36%) qu'en milieu urbain (22%) .


1301 Nutrition des e,,fa11ts et des mères

Tableau 7.4 : Prévalence de l'insuffisance pondérale (poids pour âge) des enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques



Caractéristiques

Niveau d'insuffisance pondérale (en %)

Modérée ou sévère

< -2 ET

Sévère

< -3 ET

Effectif des enfants


Milieu résidence

Urbain Rural


Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur

Province Orientale Nord-Kivu

Sud-Kivu Maniema Katanga

. Kasaï Oriental Kasaï Occidental


Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

Moyens Riches Plus riches


Niveau d'instruction de la

mère

Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

Programme non formel


Sexe de l'enfant Masculin Féminin


Tranche d'âge

< 6 mois

6 - 11 mois

12 - 23 mois

24 - 35 mois

36 - 47 mois

48 - 59 mois


22,0


5,1


2.829

35,5

11,5

5.809


18,2


4,2


844

35,3

10,8

614

34,4

10,7

1.134

31,4

8,8

211

26,3

7,1

1.140

33,6

7,9

653

35,1

13,3

625

37,5

9,1

241

32,9

11,5

1.351

29,9

9,5

865

33,7

10,1

960


35,4


11,1


1.582

37,6

12,3

1.739

33,6

10,8

1.863

29,6

8,5

1.776

18,8

4 ,3

1.678


38,3


13,0


2.376

33,3

10,1

3.651

21, 1

5,2

2.526

25,5

5,8

81


32,9


9,6


4.336

29,2

9,2

4.302


3,8


1,4


888

22,6

6,1

963

36,4

11,4

1.874

32,3

10,0

1.678

35,8

11,4

1.525

38,4

10,8

1.646

Ensemble du pays

31,1

9,4

8.638


Il y a une légère différence en défaveur des garçons. La variation selon l'âge montre que les enfants sont moins touchés durant les six premiers mois de la vie. A partir de cet âge, la situation se dégrade et après le premier anniversaire, plus d'un enfant sur trois souffre d'une insuffisance pondé­ rale. La prévalence est maximale entre 48 et 59 mois.


Nutrition des enfa nts et des mères I I3 1


Graphique 7.4. Insuffisance pondérale selon l'âge des enfants

Graphique 7.4. Insuffisance pondérale selon l'âge des enfants



40

--- -- ------- --·--------·

40

--- -- ------- --·--------·


35 ---

35 ---


f..

!!

IL

30


25


20

f..

!!

IL

30


25


20


15


10


5


O f-------,------,-------,----- ,----- ----

6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois

Age en mols

15


10


5


O f-------,------,-------,----- ,----- ----

6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois

Age en mols


L'insuffisance pondérale touche un enfant sur cinq des ménages les plus riches mais plus d'un enfant sur trois parmi les enfants des ménages les plus pauvres. Elle atteint 38% des enfants des mères sans instruction contre 26% des enfants des mères de niveau d'instruction secondaire ou plus.


Il n'y a pas eu d'amélioration de l'insuffisance pondérale depuis 1995 : la prévalence est passée de 34% à 31% durant la période.


7.1.2. Etat nutritionnel des mères


Le statut nutritionnel a été appréhendé pour les mères non enceintes à travers l'indice de masse corporelle (IMC) appelé aussi indice de Quételet. C'est le rapport du poids en kg au carré de la taille en mètre. Cet indice permet de déterminer le degré du déficit calorique présenté par une personne adulte. Lorsque l'indice est inférieur à 18,5 la malnutrition est dite modérée ou sévère. Elle est sévère lorsque l'indice est inférieur à 16. Des valeurs supérieures à 30 dénotent une surcharge pondérale modérée ou sévère (obésité) et celles supérieures à 40 dénotent une surcharge pondé­ rale sévère.


Le tableau 7.5 présente l'état nutritionnel des mères selon certaines caractéristiques socio­ démographiques.


1 32 1 N11tritio11 des enfants et des mères



Tableau 7.5 : Répartition (en %) des mères non enceintes selon l'indice de masse corporelle (IMC) et certaines caractéristiques socio-démographiques



Caractéristiques


Malnutrition sévère

< 16


Malnutrition modérée 16-16,9


Malnutrition légère

17-18,4


Mères mal nourries

< 18,5


Normal 18,5-24,9


Surcharge légère 25-30


Surcharge modérée 31-40


Surcharge sévère

> 40

Mères avec surcharge pondérale 2! 25


Effectif des mères


Milieu résidence

Urbain

1,7

2,4

9,1

13,2

69,2

12,6

4,5

0,3

17,3

1.674

Rural

2,7

4,2

12,3

19,2

74,5

5,3

0,7

0,2

6,1

3.590

Province

Kinshasa

2,0

3,9

9,8

15,6

64,4

14,1

5,4

0,5

20,0

532

Bas-Congo

6,1

3,5

10,5

20,4

72,3

4,7

2,6

0,0

7,3

420

Bandundu

3,3

6,5

18,1

28,1

68,1

2,7

0,8

0,3

3,8

730

Equateur

4,9

5,6

13,9

24,4

67,0

8,3

0,3

0,0

8,6

128

Orientale

0,5

1,3

8,4

10,2

79,4

9,1

1,1

0,0

10,2

735

Nord-Kivu

0,5

1,1

4,8

6,4

79,3

10,7

3,3

0,0

14,0

373

Sud-Kivu

5,3

5,0

11,3

21,5

70,6

7,2

0,0

0,0

7,2

384

Maniema

0,0

3,0

4,8

7,8

79,5

10,2

1,2

1,2

12,6

151

Katanga

2,1

3,1

12,5

17,7

75,0

5,5

1,3

0,2

7,0

779

Kasaï Oriental

2,0

2,3

9,2

13,6

70,6

11,4

3,8

0,5

15,7

490

Kasaï Occidental

1,2

5,4

13,7

20,2

74,3

5,1

0,2

0,0

5,3

541

Niveau de pauvreté

Plus pauvres

2,9

4,0

13,7

20,7

73,0

5,7

0,6

0,0

6,2

997

Pauvres

2,0

4,5

13,9

20,4

74,0

4,3

0,7

0,3

5,3

1.077

Moyens

2,4

4,8

11,2

18,5

74,9

5,8

0,7

0,1

6,5

1.132

Riches

3,0

2,1

9,3

14,6

76,2

7,3

1,7

0,1

9,1

1.042

Plus riches

1,6

2,7

8,0

12,3

65,5

15,5

5,9

0,4

21,8

1.016

Ensemble du pays

2,4

3,7

11 ,2

17,3

72,8

7,6

1,9

0,2

9,7

5.264


Au niveau national, en considérant les 5.264 mères non enceintes pour lesquelles le poids et la taille ont été notifiés, 17% souffrent de malnutrition. Près de trois mères sur quatre (73%) ont un état nutritionnel nor­ mal.


Les proportions les plus élevées de femmes mal nourries sont observées dans cinq provin­ ces du pays : le Bandundu (28%), l'Equateur (24%), le Sud-Kivu (22%), le Bas-Congo (20%) et le Kasaï-Occidental (20%).


Graphique 7.5. Indice de masse corporelle des mères selon la province

Graphique 7.5. Indice de masse corporelle des mères selon la province


30

30

28,1

28,1



25

25


20

CIi

!!!

C8 15

:i

0

A.


10

20

CIi

!!!

C8 15

:i

0

A.


10



Bandundu Equateur Sud-Kivu Bas-Congo Kasaï Katanga Kinshasa Kasaï

Occidental Oriental

Province

Orientale

Maniema Nord-Kivu

Bandundu Equateur Sud-Kivu Bas-Congo Kasaï Katanga Kinshasa Kasaï

Occidental Oriental

Province

Orientale

Maniema Nord-Kivu


Province

----------- ·

III_M_èr!_s ma_ln_ou_rr_ies__- èrevec surc_i,arg _po_nd_é

Province

----------- ·

III_M_èr!_s ma_ln_ou_rr_ies__- èrevec surc_i,arg _po_nd_é


Si on considère la surcharge pondérale et plus particulièrement l'obésité, trois provinces ont plus de 3% de mères obèses : il s'agit de Kinshasa (6%), du Kasaï Oriental (4%) et du Nord-Kivu (3%). La proportion de mères avec un indice inférieur au seuil de 18,5 est plus élevée en milieu rural (19%) qu'en milieu urbain (13%). Par contre, il y a proportionnellement plus de femmes obèses dans les villes (5%) que dans les campagnes (0,9%).

Graphique 7.6. Indice de masse corporelle des mères selon le niveau de pauvreté des ménages

25 ,


20,7 20.4

20 18,5


1

1

8, 15


i_ 10

··- ··-- - - 14,6 -··-··-··- --------·--··


-- --

-- --

12,3



Plus pauvres Pauvres Moyens

Niveau de pauvreté


Riches Plus riches


1 34 1 Nutrition des e11jè1111s l'i des mères


Les données du tableau 7.4 montrent aussi qu'au fur et à mesure que le niveau de vie du ménage augmente, la proportion des mères mal nourries diminue tandis que celle des mères obè­ ses augmente.


A titre illustratif, la proportion de mères mal nourries est de 21% dans les ménages les plus pauvres et tombe à 12% dans les ménages les plus riches. Par contre, la proportion des mères obèses est de 0,6% dans les ménages les plus pauvres contre 6% dans les ménages les plus riches.


7.1.3. Relation entre état nutritionnel des mères et état nutritionnel des enfants


Dans le tableau 7.6, le statut nutritionnel des enfants, mesuré par les différents indicateurs de malnutrition, est croisé avec le statut nutritionnel des mères(1), exprimé par l'indice de masse corpo­ relle.


Tableau 7.6 :Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans mal nourris selon l'état nutritionnel des mères


Etat nutritionnel des mères

Retard de croissance (T!A < -2ET)

Emaciation (PIT < -2ET)

Insuffisance pondérale (P/A < -2ET)

  • Mères mal nourries (IMC < 18,5)


41,0


21, 1


42,5

  • Mères bien nourries ( 18,5 = IMC < 25)

42,9

11,7

31,7

  • Mères obèses (IMC > 30)

32,8

7,9

15,3


On note une association entre la malnutrition des enfants et celle des mères. En moyenne, les enfants des mères mal nourries sont eux aussi mal nourris et souffrent notamment d'insuffi­ sance pondérale et d'émaciation. Ainsi 21% d'enfants de mères mal nourries sont émaciés contre 12% d'enfants de mères ne souffrant pas de malnutrition et seulement 8% d'enfants de mères obè­ ses. De même, 43% d'enfants de mères mal nourries souffrent d'insuffisance pondérale, contre 32% d'enfants de mères bien nourries.


    1. ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DES ENFANTS


      Cette section traite des aspects liés à l'alimentation des enfants de moins de 24 mois, ainsi que des progrès réalisés en rapport avec cet objectif du Sommet Mondial pour les Enfants. Une bonne alimentation infantile suppose non seulement la pratique d'allaitement exclusif de O à 6 mois, mais également de bonnes pratiques d'alimentation complémentaire pour les enfants de plus de six mois dont les besoins nutritionnels ne sont plus entièrement couverts par le lait maternel.


      1. Allaitement exclusif


        L'enquête MICS2 a relevé que sur les 4.204 enfants de 0-23 mois, 4.007, soit 95%, ont été nourris au sein au moins une fois depuis leur naissance. L'allaitement au sein est donc quasi univer­ sel en ROC.


        Dans l'ensemble, 29% des enfants de moins de 4 mois ont été allaités exclusivement au sein, avec le même pourcentage en milieu urbain qu'en milieu rural. Par contre, si on considère les enfants de moins de 6 mois, la proportion d'enfants allaités exclusivement au sein tombe à 24% dans l'ensemble.


        (1) N'ont été pris en compte que les enfants dont les mères ont été pesées.


        Nutritio11 des e11fa11ts et des mères j 1 35


        Tableau 7.7 : Pourcentage d'enfants de moins de 2 ans selon la pratique d'allaitement et certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques

        % d'enfants

        < 4 mois allaités exclusivement

        % d'enfants

        <6 mois allaités exclusivement

        % d'enfants 6-9 mois recevant aliments de complément

        % d'enfants 12-15 mois encore allaités

        % d'enfants 20-23 mois encore allaités

        Milieu de résidence

        Urbain

        29,4

        23,9

        83,3

        88,4

        30,1

        Rural

        29,3

        23,7

        77,1

        · 94,6

        62,2

        Province

        Kinshasa

        32,2

        26,2

        74,4

        81,6

        25,3

        Bas-Congo

        18,8

        13,1

        70,3

        89,9

        56,5

        Bandundu

        26,1

        21,3

        73,5

        98,6

        62,7

        Equateur

        44,2

        31,8

        73,4

        98,5

        34,1

        Province Orientale

        49,2

        44,5

        67,7

        89,5

        55,3

        Nord-Kivu

        59,1

        52,8

        76,7

        100,0

        57,8

        Sud-Kivu

        30,8

        21,0

        87,6

        89,3

        59,5

        Maniema

        59,1

        48,4

        88,5

        93,1

        37,5

        Katanga

        10,0

        6,6

        87,5

        94,1

        42,4

        Kasaï Oriental

        32,4

        24,8

        81,6

        94,1

        50,6

        Kasaï Occidental

        9,8

        8,5

        86,0

        95,9

        61,3

        Niveau de pauvreté

        Plus. pauvres

        38,2

        31,4

        79,6

        95,4

        63,3

        Pauvres

        27,7

        19,8

        76,5

        96,0

        57,2

        Moyens

        23,0

        19,6

        79,9

        95,1

        60,3

        Riches

        30,6

        25,7

        79,3

        90,8

        46,5

        Plus riches

        29,4

        23,3

        79,4

        85,7

        28,6

        Niveau d'instruction de

        la mère

        Sans instruction

        28,2

        22,6

        75,7

        94,7

        59,6

        Primaire

        26,4

        21,3

        80,7

        94,6

        53,8

        Secondaire ou plus .

        34,1

        28,2

        78,5

        87,9

        40,4

        Ensemble du oavs

        29,3

        23 8

        78,9

        92,4

        51,5

        Effectifs d'enfants

        658

        1.005

        718

        729

        668


        La pratique de l'allaitement exclusif ne diffère pas selon le milieu de résidence ou selon le sexe de l'enfant. Cependant un enfant de parents les plus pauvres a plus de chance d'être allaité exclusivement jusqu'à l'âge de 6 mois qu'un enfant de parents les plus riches. Il y a aussi des diffé­ rences très prononcées entre provinces. En effet, au Kasaï Occidental et au Katanga, 10% d'enfants sont allaités exclusivement au sein jusqu'à 4 mois, tandis qu'on observe des taux de 59% au Maniema et au Nord-Kivu.


      2. Poursuite de l'allaitement


        L'allaitement doit continuer jusqu'à l'âge de 24 mois ou plus. Dans l'ensemble, 92% d'enfants de 12-15 mois étaient encore allaités. Cette proportion tombe à 52% pour les enfants de 20-23 mois. La poursuite de l'allaitement est plus répandue en milieu rural qu'en milieu urbain. Dans le groupe d'âge 12-15 mois, 95% continuent de recevoir le lait maternel en milieu rural contre 88% en milieu urbain. Si on considère le groupe d'âge de 20-23 mois, 62% d'enfants en milieu rural continuent d'être allaités contre 30% en milieu urbain.


        Un peu moins de deux tiers des enfants {63%) de 20-23 mois vivant dans les ménages les plus pauvres continuent d'être allaités contre seulement 29% des enfants vivant dans les ménages les plus riches (graphique 7.7).


        1 36 1 Nutrition des enfants et des mères


        Graphique 7.7. Pratique d'allaitement continu selon le niveau de pauvreté des

        ménages

        Graphique 7.7. Pratique d'allaitement continu selon le niveau de pauvreté des

        ménages


        120

        120


        100 --95,4-------:-- ------96-------- -·

        -- -95;1--· -· -·· ----·-

        90,8

        -·-··--· ··

        100 --95,4-------:-- ------96-------- -·

        -- -95;1--· -· -·· ----·-

        90,8

        -·-··--· ··



        80

        80


        C

        GI 60

        :,

        0

        Il;.


        40

        C

        GI 60

        :,

        0

        Il;.


        40


        20

        20


        0

        0


        Plus pauvres

        Pauvres

        Moyens

        Niveau de pauvreté

        Riches

        Plus riches

        Plus pauvres

        Pauvres

        Moyens

        Niveau de pauvreté

        Riches

        Plus riches


        IllEnfants 12-15 mois •Enfants 20-23 mois

        - --- - -- ---·- -

        ·

        IllEnfants 12-15 mois •Enfants 20-23 mois

        - --- - -- ---·- -

        ·


        GI

        GI

        sDl

        sDl

        Par ailleurs, 40% d'enfants âgés de 20-23 mois issus des mères ayant un niveau d'instruc­ tion secondaire ou plus étaient toujours allaités contre 54% pour les enfants des mères ayant un niveau d'instruction primaire et 60% pour les enfants des mères sans instruction.


      3. Introduction d'aliments de complément


        A partir de 6 mois environ, le lait maternel seul ne suffit plus à l'enfant. Ilfaut commencer à lui donner d'autres aliments qui le complètent. Ces aliments ne remplacent pas le lait maternel. Tout au début, ils sont liquides, puis semi-liquides pour devenir épais ou solides.


        Dans l'ensemble, la proportion d'enfants de 6-9 mois allaités et recevant des aliments de complément est de 79%: 83% en milieu urbain contre 77% en milieu rural (tableau 7.7). Ceci indique que 21% des enfants de cet âge ne sont pas adéquatement nourris puisqu'ils ne reçoivent pas d'alimentation compléme,ntaire. Cette proportion varie très peu si on considère le niveau de pauvreté ou le niveau d'instruction de la mère.


        L'introduction des aliments autres que le lait maternel se fait relativement tôt (tableau 7.8). En effet, 60% d'enfants de moins de 2 mois avaient déjà pris de l'eau, d'autres aliments liquides ou des aliments solides. Entre 2 et 3 mois, la proportion d'enfants ayant pris autre chose que le lait maternel est de 77% et atteint 87% entre 4 et 5 mois.


        Nutrition des enfants et des mères l 1 37

        Tableau 7.8 : Répartition (en %) des enfants de moins de 2 ans selon la pratique d'allaitement maternel et de consommation d'aliments, et l'âge


        Tranche d'âge (mois)


        % non allaités


        % allaités exclusivement

        % allaités

        + eau seulement

        % allaités

        + liquide seulement

        % allaités

        + aliments solides


        Total


        Effectif enfants


        0 - 1


        0,0


        39,6


        36,0


        12,5


        11,9


        100,0


        260

        2 - 3

        0,6

        23,4

        25,6

        15,9

        34,5

        100,0

        385

        4 - 5

        0,5

        13,4

        13,4

        6,6

        66,1

        100,0

        341

        6 - 7

        1,4

        7,4

        6,3

        5,5

        79,4

        100,0

        330

        8 - 9

        0,9

        5,9

        6,2

        6,2

        80,7

        100,0

        377

        10 - 11

        2,0

        3,0

        9,4

        4,3

        81,3

        100,0

        305

        12 - 13

        5,3

        3,5

        7,8

        6,7

        76,6

        100,0

        396

        14 - 15

        5,6

        4,3

        3,7

        5,5

        80,9

        100,0

        317

        16 - 17

        12,4

        3,3

        6,0

        4,9

        73,4

        100,0

        318

        18 - 19

        27,7

        2,3

        5,4

        3,1

        61,5

        100,0

        312

        20 - 21

        38,0

        2,1

        3,0

        3,1

        53,8

        100,0

        303

        22 - 23

        46,7

        0,2

        3,6

        4,0

        45,5

        100,0

        292


      4. Utilisation du biberon


        A la question de savoir si depuis la veille de l'interview, l'enfant a été nourri au biberon, l'en­ quête a révélé que 4% d'enfants de moins de deux ans l'avaient été, soit 7% en milieu urbain contre 3% en milieu rural.


        Le niveau de vie des ménages et le niveau d'instruction de la mère influent sur l'utilisation du biberon. En effet, 10% d'enfants issus des ménages les plus riches boivent au biberon contre 2% d'enfants des ménages les plus pauvres. En ce qui concerne le niveau d'instruction de la mère, 8% d'enfants avaient été nourris au biberon pour les mères ayant un niveau d'instruction secondaire ou plus, contre 2% pour les enfants des mères sans instruction.


      5. Tendances des pratiques d'allaitement et d'alimentation des enfants


En 1995, le taux d'allaitement exclusif était de 32% pour les enfants âgés de moins de 4 mois, contre 29% en 2001. On note donc une légère baisse. En ce qui concerne la poursuite de l'allaite­ ment entre 12-15 mois, le taux reste pratiquement inchangé depuis 1995 (MICS1: 91% ; MICS2: 92%). Il a légèrement baissé dans le groupe d'âge 20-23 mois, passant de 65% à 52%. Quant à l'utilisation du biberon dans les 24 heures ayant précédé l'enquête, MICS1 avait dénombré 3% d'en­ fants, tandis que MICS2 estime cette proportion à 4%. La situation n'a donc pas changé.


    1. POIDS A LA NAISSANCE


      Le poids de l'enfant à la naissance est un indicateur de l'état nutritionnel de la mère et un déterminant des chances de survie de l'enfant. Les nourrissons qui pèsent moins de 2,5 kg à la naissance sont considérés comme des bébés dont le poids est faible. Ils courent plus de risque de mourir que les nourrissons dont le poids est supérieur à 2,5 kg. Ainsi, le Sommet Mondial pour les Enfants s'est fixé comme objectif, la réduction du taux d'insuffisance pondérale à la naissance à moins de 10%.


      Dans l'ensemble, sur un total de 2.666 naissances vivantes survenues au cours des 12 derniers mois, la moitié a été pesée à la naissance. Ce poids a été vérifié et confirmé sur le carnet de consultation préscolaire dans seulement 32% de cas, tandis que pour les 68% autres cas l'enquête s'est contentée de la déclaration des mères.


      1 38 1 N utrition des e1;fa nts et des mères

      En considérant l'effectif total des nouveau-nés, 5% d'entre eux accusent un poids inférieur à

      2.500 grammes à la naissance. Cependant, si on ne tient compte que des enfants pesés à la nais­ sance, que le poids ait été vérifié sur carnet ou non, le pourcentage d'enfants ayant pesé moins de 2,5 kg à la naissance est de 11%. Ce résultat reste sensiblement le même pour les enfants dont le poids a été vérifié sur carnet que ceux dont le poids a été déclaré de mémoire par les mères, les pourcentages étant respectivement de 12% et 10%. Cependant, étant donné qu'une proportion im­ portante d'enfants ne sont pas pesés à la naissance, la prévalence de l'insuffisance pondérale est sans doute biaisée. La prévalence de l'insuffisance pondérale est plus élevée en milieu rural (13%) qu'en milieu urbain (9%). Les enfants des mères non instruites ont une plus forte prévalence de l'insuffisance pondérale à la naissance (18%) que ceux des mères plus instruites (9%).


      Tableau 7.9 : Pourcentage d'enfants nés au cours des 12 derniers mois avec un poids inférieur à

      2.500 grammes selon certaines caractéristiques socio-démograph iques



      Caractéristiques


      % de naissances vivantes pesées


      Par rapport à l'ensemble des enfants


      Par rapport aux enfants

      pesés ,

      % des naissances avec poids

      < 2.500 ars


      Effectif total d'enfants

      % de naissances avec poids

      < 2.500 ars


      Effectif d'enfants oesés


      Milieu résidence

      Urbain

      77,5

      7,0

      800

      9,0

      628

      Rural

      37,7

      4,8

      1.866

      12,6

      744

      Province

      Kinshasa

      86,9

      7,8

      239

      9,1

      209

      Bas-Congo

      75,4

      8,2

      173

      10,8

      131

      Bandundu

      55,3

      8,9

      314

      16,1

      196

      Equateur

      27,0

      2,2

      245

      7,6

      69

      Province Orientale

      42,1

      4,3

      317

      10,5

      137

      Nord-Kivu

      50,2

      7,0

      177

      13,5

      92

      Sud-Kivu

      50,9

      4,5

      206

      8,6

      106

      Maniema

      47,6

      6,0

      77

      13,5

      37

      Katanga

      40,5

      5,2

      369

      12,7

      153

      Kasaï Oriental

      50,1

      5,5

      257

      10,9

      134

      Kasaï Occidental

      35,6

      1,8

      292

      4,8

      107

      Niveau de pauvreté

      Plus pauvres

      33,7

      3,6

      564

      10,5

      195

      Pauvres

      30,8

      3,8

      554

      12,3

      188

      Moyens

      45,6

      6,7

      565

      14,7

      267

      Riches

      56,7

      5,3

      540

      9,2

      318

      Plus riches

      90,0

      8,4

      443

      9,3

      403

      Niveau d'instruction

      de la mère

      Sans instruction

      30,8

      5,5

      742

      18,0

      238

      Primaire

      46,7

      5,0

      1.175

      10,6

      571

      Secondaire ou plus

      72,8

      6,3

      730

      8,7

      546

      Ensemble du pavs

      49.7

      5.4

      2.666

      11 0

      1.371


      En examinant les appréciations des mères quant à la taille de leurs bébés(1l, on observe que pour les 2.666 enfants pour lesquels les mères ont estimé la taille à la naissance, la prévalence du faibfe poids à la naissance (c'est-à-dire enfant jugé plus petit que la moyenne et très petit) est de 11% (tableau 7.10). Cette prévalence est la même que celle trouvée pour les bébés pesés à la naissance.


      111 Il a été demandé aux mères de dire si à la naissance leur (dernier) enfant était très grand, plus grand que la moyenne, moyen, plus petit que la moyenne ou très petit (MICS2, module VIII , question 4).

      N utrition des en/a/lis et des res l 139

      Selon l'étude sur l'état des lieux du secteur de la santé menée en 1998, la prévalence de l'insuffisance pondérale à la naissance·était de 9%. Une étude sur !'Initiative Hôpitaux Amis des Bébés portant sur 48 formations médicales (Ceplanut, 1997) l'avait estimée à 11% en 1997. Il n'y a donc pas de changement majeur de cet indicateur.


      Tableau 7.1O :Pourcentage d'enfants nés au cours des 12 derniers mois selon l'estimation par les mères de leur poids à la naissance et certaines caractéristiques socio-démographiques



      Caractéristiques

      Estimation du poids de l'enfant par sa taille à la naissance


      Effectif des enfants


      Très grand

      Plus grand que la movenne


      Moyen

      Plus petit que la moyenne


      Très petit


      Ne sait pas


      Milieu résidence

      Urbain Rural


      Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur

      Province Orientale Nord-Kivu

      Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental

      Kasaï Occidental


      Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

      Moyens Riches Plus riches


      Niveau d'instruction de la mère

      Sans instruction Primaire Secondaire ou plus


      17,7


      31,1


      38,4


      6,4


      2,8


      3,7


      800

      16,4

      27,8

      42,0

      7,1

      4,0

      2,6

      1.866


      23,3


      31,4


      29,5


      7,8


      3,5


      4,6


      239

      7,9

      41,6

      36,7

      7,4

      4,9

      1,5

      173

      20,7

      36,6

      30,2

      7,5

      3,7

      1,3

      314

      12,5

      30,9

      45,3

      7,0

      1,8

      2,5

      245

      20,5

      23,0

      41,3

      6,3

      2,8

      6,2

      317

      10,5

      18,5

      48,6

      10,4

      7,9

      4,0

      177

      12,6

      26,6

      47,6

      9,3

      1,8

      2,2

      206

      11,9

      41,6

      33,4

      8,4

      3,6

      1,2

      77

      15,5

      21,7

      49,8

      4,9

      5,7

      2,5

      369

      16,0

      28,3

      45,7

      6,6

      1,9

      1,5

      257

      22,1

      29,2

      37,4

      4,7

      3,3

      3,3

      292


      16,4


      27,3


      42,4


      6,9


      3,3


      3,8


      564

      16,4

      26,5

      41,7

      7,2

      5, 1

      3,0

      554

      18,5

      30,5

      40,2

      6,2

      3,0

      1,6

      565

      16,8

      26,3

      43,2

      6,6

      3,9

      3, 1

      540

      15,6

      34,4

      36,0

      8,0

      2,8

      3,2

      443


      15,7


      25,1


      43,2


      8,2


      5, 1


      2,7


      741

      16,1

      28,5

      42,5

      6,5

      3,6

      2,9

      1.175

      18,8

      33,4

      35,8

      6,3

      2,3

      3,3

      730

      Ensemble du pays

      16,8

      28,8

      40,9

      6,9

      3,7

      2,9

      2.666


    2. CONSOMMATION DU SEL IODE


      Cette section présente les résultats sur la consommation du sel iodé. L'iode est extrême­ ment important pour le développement du cerveau et des aptitudes d'apprentissage. La carence en iode affecte le développement mental et physique de l'enfant depuis la vie intra-utérine et entraîne diverses anomalies, appelées Troubles Dus à la Carence en Iode (TDCI). Les TDCI comprennent diverses manifestations cliniques, notamment des avortements spontanés à répétition, des anoma­ lies congénitales, des infirmités diverses telles que la surdi-mutité, les paralysies des membres, le retard de croissance, le nanisme, la baisse du quotient intellectuel, la faiblesse des capacités physi­ ques, le crétinisme, etc. La carence en iode cause aussi des lésions cérébrales. Le goitre en est la manifestation la plus visible.


      Les données sur la disponibilité du sel iodé dans les ménages sont présentées par caracté­ ristiques socio-démographiques dans le tableau 7.11. Dans l'ensemble, 17% de ménages ne dispo­ saient pas de sel au moment de l'enquête. Cette proportion est un peu plus élevée en milieu urbain (21%) qu'en milieu rural (16%). La proportion de ménages sans sel au moment de l'enquête est pratiquement la même en 2001 que lors de l'enquête MICS1, en 1995 (16%).


      140 1 Nutrition des e1ifants et des mères



      Tableau 7.11 : Répartition (en %) des ménages selon la disponibilité du sel iodé et certaines caractéristiques socio-dérnographiques



      Caractéristiques


      Ménages sans sel


      Ménages dont le sel a été testé


      Ménages dont le sel n'a pas été testé

      Résultat du test


      Effectif des ménages


      Non iodé


      < 15 PPM


      15 PPM

      ou plus


      % de ménages avec sel iodé


      Milieu de résidence

      Urbain

      20,7

      78,5

      0,8

      6,7

      16,3

      77,0

      93,3

      2.578

      Rural

      15,5

      83,5

      1,0

      7,2

      3,4

      69,3

      92,8

      6.022

      Province

      Kinshasa

      24,6

      74,0

      1,5

      1,2

      11,0

      87,8

      98,8

      841

      Bas-Congo

      11,6

      86,7

      1,8

      8,5

      15,5

      76,0

      91,5

      633

      Bandundu

      21,5

      77,0

      1,5

      4,8

      12,1

      83,1

      95,2

      982

      Equateur

      23,6

      75,5

      1,0

      7,6

      32,9

      59,5

      92,4

      750

      Province Orientale

      15,4

      83,8

      0,8

      7,3

      15,2

      77,4

      92,7

      1.121

      Nord-Kivu

      8,1

      90,7

      1,2

      3,5

      15,4

      81,1

      96,5

      660

      Sud-Kivu

      8,7

      91,3

      0,0

      6,1

      31,9

      62,0

      93,9

      599

      Maniema

      22,8

      77,2

      0,0

      2,2

      23,5

      74,3

      97,8

      214

      Katanga

      18,7

      80,8

      0,5

      14,0

      20,3

      65,6

      86,0

      1.251

      Kasaï Oriental

      20,7

      77,7

      1,6

      3,0

      20,3

      76,7

      97,0

      843

      Kasaï Occidental

      8,8

      91,0

      0,3

      12,1

      45,1

      42,8

      87,9

      707

      Niveau de pauvreté

      Plus pauvres

      18,4

      80,9

      0,7

      5,7

      25,9

      68,4

      94,3

      1.850

      Pauvres

      18,9

      80,2

      0,8

      8,4

      21,8

      69,7

      91,6

      1.772

      Moyens

      14,7

      84,1

      1,2

      6,7

      21,7

      71,6

      93,3

      1.724

      Riches

      14,6

      84,1

      1,3

      9,2

      22,7

      68,1

      90,8

      1.685

      Plus riches

      18,5

      80,6

      0,9

      5,4

      13,8

      80,9

      94 ,6

      1.569

      Ensemble du oavs

      17,0

      82,0

      1,0

      7,1

      21,4

      71,5

      92,9

      8.600


      L'enquête MICS2 montre que 93% de ménages consomment du sel iodé. Il n'y a presque pas de différence entre les milieux de résidence ni entre les différents niveaux de pauvreté des ménages (tableau 7.11). Si l'on fait l'hypothèse que les ménages n'ayant pas de sel au moment de l'enquête ne dispose donc pas de sel iodé et que l'on rapporte en conséquence le nombre de ménages avec sel iodé au nombre total de ménages, le taux de disponibilité de sel iodé tombe alors à 76%.


      En 1995, 18% de ménages consommaient du sel iodé. Avec 93% de ménages consommant du sel iodé en 2001, la ROC a accompli des progrès specta­ culaires dans ce domaine en très peu de temps. Les mesures d'application de la réglementation nationale sur la production, le contrôle de qualité et la commercialisa­ tion du sel iodé mises en vigueur depuis 1994 ont porté leurs fruits.


    3. SUPPLEMENTATION EN VITAMINE A


La vitamine A est un élément nutritif essentiel et indispensable dans le corps humain. Elle joue un rôle de première importance dans le bon fonctionnement du système immunitaire. Par con­ tre, la carence en vitamine A accroît la vulnérabilité des enfants aux infections et augmente la gravité de beaucoup d'entre elles. Cette carence cause le retard de croissance et la baisse de la vision pendant la nuit. Elle peut entraîner la cécité. La ROC est affectée par une carence sévère en vitamine

A. En 1998, 61% d'enfants de 6 à 36 mois étaient affectés par la carence en vitamine A (BN-TOCI, 1999).


Nutrition des enfants et des mères l 141


L'objectif du Sommet Mondial pour les Enfants est l'élimination quasi totale de la carence en vitamine A et de ses effets, y compris la cécité. L'élimination de la carence en vitamine A et de ses effets n'a pas pu être mesurée directement. Deux mesures indirectes ont été utilisées: la proportion d'enfants âgés de 6 à 59 mois ayant reçu un supplément d'une dose élevée de vitamine A au cours des six derniers mois et la proportion de mères ayant reçu des compléments de vitamine A avant que leurs bébés n'atteignent l'âge de 8 semaines.


      1. Supplémentation en vitamine A chez les femmes allaitantes


        Les données relatives à la supplémentation en vitamine A des femmes allaitantes sont con­ tenues dans le tableau 7.12 et illustrées par le graphique 7.8. Au niveau national, une mère allaitante sur cinq est supplémentée en vitamine A avant que le bébé n'atteigne l'âge de 8 semaines. La proportion des mères ayant été supplémentées en vitamine A est nettement supérieure en milieu urbain (28%) qu'en milieu rural (17%). Le niveau de pauvreté et l'instruction de la mère favorisent aussi la supplémentation en vitamine A.


        Tableau 7.12 : Pourcentage des mères avec une naissance vivante au cours des 12 derniers mois ayant reçu une dose de vitamine A avant que l'enfant n'atteigne 8 semaines



        Caractéristiques

        % qui ont reçu la vitamine A

        Effectif des mères


        Milieu résidence

        Urbain

        27,7

        800

        Rural

        16,7

        1.866

        Province

        Kinshasa

        39,1

        239

        Bas-Congo

        40,8

        173

        Bandundu

        28,1

        314

        Equateur

        5,8

        245

        Province Orientale

        14,3

        317

        Nord-Kivu

        26,2

        177

        Sud-Kivu

        8,9

        206

        Maniema

        11,8

        77

        Katanga

        13,0

        369

        Kasaï Oriental

        23,7

        257

        Kasaï Occidental

        13,5

        292

        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres

        12,5

        564

        Pauvres

        15,6

        554

        Moyens

        18,7

        565

        Riches

        23,9

        540

        Plus riches

        32,0

        443

        Niveau d'instruction de la mère

        Sans instruction

        14,7

        741

        Primaire

        17,7

        1.175

        Secondaire ou plus

        28,7

        730

        Ensemble du pays

        20,0

        2.666


        Cinq provinces ont des proportions de mères supplémentées plus élevées que la moyenne nationale (20%). Il s'agit du Bas-Congo (41%), de Kinshasa (39%), du Bandundu (28%), du Nord­ Kivu (26%) et du Kasaï-Oriental (24%). Les provinces de l'Equateur et du Sud-Kivu ont enregistré les plus faibles taux de supplémentation chez les mères allaitantes, soit respectivement 6% et 9%. Ces différences témoignent du faible niveau d'exécution des activités d'intégration de la supplémentation de la vitamine A dans les structures de santé dans ces provinces.


        142 1 Nutrition des enfants et des mères


        Graphique 7.8. Supplémentatlon des mères en vitamine A

        Graphique 7.8. Supplémentatlon des mères en vitamine A


        INSTRUCTION MERES

        Secondaire oo plus

        Primaire

        Sans instruction

        1

        1

        1

        28,r

        INSTRUCTION MERES

        Secondaire oo plus

        Primaire

        Sans instruction

        1

        1

        1

        28,r


        i

        i


        NIV.PAUVRETE

        Plus riches Riches Moyens Pauvres Plus pauvres

        32

        NIV.PAUVRETE

        Plus riches Riches Moyens Pauvres Plus pauvres

        32


        !

        !

        MILIEU


        Rural

        Urbain

        i i

        1

        16,7

        27,7

        MILIEU


        Rural

        Urbain

        i i

        1

        16,7

        27,7


        5

        10

        15

        20

        Pourcentage

        25

        30

        35

        40

        5

        10

        15

        20

        Pourcentage

        25

        30

        35

        40


        17,7

        17,7

        4,7

        4,7

        239

        239

        18,

        18,

        15,6

        15,6

        12,5

        12,5

      2. Supplémentation en vitamine A chez les enfants


Le tableau 7.13 présente les données sur la supplémentation en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois et montre en même temps la durée écoulée depuis la dernière supplémentation.


Tableau 7.13 : Répartition (en %) des enfants âgés de 6-59 mois selon qu'ils ont reçu une dose élevée de vitamine A dans les 6 ou 12 derniers mois, et certaines caractéristiques socio-démographiques



Caractéristiques

% aui ont

recu vit. A


% jamais reçu


·Effectif d'enfants

Dans les 6 mois

Dans les 12 mois


Milieu résidence

Urbain Rural


Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur

Province Orientale Nord-Kivu

Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental

Kasaï Occidental


Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

Moyens Riches Plus riches


Niveau d'instruction de la mère

Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

Programme non formel


Tranche d'âge

6 - 11 mois

12 - 23 mois

24 - 35 mois

36 - 47 mois

48 - 59 mois


13,7


66,0


22,7


2.699

10,4

48,9

41,5

5.586


22,1


75,9


15,5


813

13,3

67,0

23,4

579

15,3

56,7

29,5

1.096

16,0

53,7

42,9

201

9,4

43,5

44,1

1.110

25,3

54,8

37,0

633

3,7

41,8

51,1

605

7,1

26,3

62,7

233

3,0

50,2

41,5

1.279

7,9

51,5

31,4

850

9,6

62,5

31,7

885


8,2


41,5


46,0


1.545

12,8

50,9

41, 1

1.673

10,8

50,7

40,9

1.777

10,5

56,8

31,3

1.683

15,1

72,2

17,2

1.606


9,9


45,8


46,6


2.314

9,9

51,4

37,8

3.481

15,1

67,5

20,9

2.401

15,0

47,6

34,8

84


17,6


33,9


59,3


945

12,1

56,4

34,6

2.060

11,1

56,8

32,1

1.812

9,2

58,1

30,7

1.663

10,0

57,3

31,3

1.804

Ensemble du pays

11,5

54,5

35,4

8.285


Nutrition des enfants et des mères _l 143



Dans l'ensemble, 12% d'enfants âgés de 6 à 59 mois avaient été supplémentés en vitamine A dans les 6 mois ayant précédé l'enquête. Si l'on considère la supplémentation dans les six mois précédant l'enquête comme résultat de l'activité de routine des centres de santé, ce taux est encore très faible. Même en considérant la supplémentation en vitamine A dans les 12 mois précédant l'enquête, qui prend en compte les Journées Nationales de Vaccination 2000, le taux observé au niveau national reste bas (55%).


, Par ailleurs, on note que dans l'ensemble, un peu plus d'un enfant sur trois (35%) n'a été supplémenté ni dans les 6 mois ni dans les 12 mois ayant précédé l'enquête. L'enquête révèle en outre que parmi les enfants supplémentés en vitamine A, 83% l'ont été lors des Journées Nationales de Vaccination (JNV), 9% lors des visites de routine aux centres de santé et 6% lors des visites aux centres de santé d'enfants malades.


Les enfants vivant en milieu urbain ont été plus supplémentés en vitamine A que ceux du milieu rural, mais les taux restent faibles partout. Les provinces du Nord-Kivu et Kinshasa ont enre­ gistré des proportions élevées d'enfants de 6 à 59 mois supplémentés en vitamine A dans les 6 mois ayant précédé l'enquête, avec respectivement 25% et 22%.


Graphique 7.9. Supplémentation en vitamine A chez les enfants de 6·59 mois selon la province

90 --


70 -


60

&

J! 50 - ·­

cg

40

0

A.


41 ,8

30


20


10


Kinshasa Bs-Congo Kasai Bandundu Nord-Kivu Equateur Kasai Katanga Province Sud-Kivu Maniema Occidental Oriental Orientale

Province


: Dans les 6 mois •Dans les 12 mois :


Comme chez les mères, le niveau de vie du ménage et le niveau d'instruction de la mère influencent positivement la supplémentation en vitamine A chez les enfants. Les proportions d'en­ fants qui n'ont jamais reçu la vitamine A sont respectivement de 17% chez les enfants des ménages les plus riches contre 46% chez les enfants des ménages les plus pauvres. Elles sont de 47% chez les mères non instruites contre 35% chez les mères ayant atteint le niveau secondaire ou plus.


7.6. PRATIQUE DE LA CONSULTATION PRESCOLAIRE (CPS)


La consultation préscolaire (CPS) est une des activités essentielles de la surveillance nutri­ tionnelle. Elle permet de suivre l'évolution de la croissance de l'enfant. La CPS vise avant tout à prévenir et dépister tout retard de croissance, ainsi que les maladies de carence en micro-nutri­ ments, à éduquer les parents, principalement les mères.


En ROC, les activités de consultation préscolaire (CPS) se font presque dans toutes les zones de santé du pays mais sont souvent considérées comme activités de vaccination et non nutritionnelles. C'est ainsi qu'après la dernière vaccination contre la rougeole (vers le neuvième mois), très peu d'enfants se présentent encore à la CPS, alors que celle-ci devrait continuer jusqu'à 5 ans.


1441 Nutrition des enfants et des mères

Lors du Sommet Mondial pour les Enfants, la communauté internationale s'est fixé comme objectif, la promotion de la croissance et sa surveillance régulière qui doit être institutionnalisée dans tous les pays d'ici à la fin des années 90. La RDC a choisi l'utilisation des consultations préscolaires comme indicateur pour mesurer les progrès accomplis durant la décennie écoulée dans ce do­ maine.


7.6.1. Possession des fiches de croissance


La fiche de croissance est un support clé pour les activités de consultation préscolaire (CPS). Tout enfant de moins de 5 ans devrait donc en posséder. Ce n'est pas très souvent le cas. Les données se rapportant à la possession des fiches de croissance indiquent que 50% d'enfants pos­ sédaient des fiches de croissance, mais celles-ci n'ont été vues réellement que pour 19% d'enfants. (tableau 7.14).


Tableau 7.14 : Répartition (en %) des enfants de 0-5 ans possédant une fiche de croissance par caractéristiques socio-démographiques


Caractéristiques


Avec fiche de croissance


Pas de fiche


Total


Effectif des enfants

Vue

Non vue

Perdue


Milieu résidence

Urbain

24,0

33,3

7,5

35,3

100

3.062

Rural

, 15,8

22,8

4,3

57,1

100

6.392

Niveau de pauvreté du

Ménage

Plus pauvres

15,6

17,7

2,1

64,7

100

1.760

Pauvres

10,0

22,9

4,4

62,7

100

1.924

Moyens

19,8

23,3

5,4

51,5

100

2.036

Riches

17,1

32,1

6,5

44,3

100

1.926

Plus riches

30,2

34,9

8,1

26,7

100

1.808

Niveau d'instruction de

la mère

Sans instruction

12,3

21,2

4,1

62,4

100

2.655

Primaire

17,9

23,3

5,4

53,4

100

3.972

Secondaire ou plus

25,3

34,8

6,3

33,6

100

2.731

Programme non formel

18,8

38,1

9,0

34,1

100

91

Ensemble du pays

18,5

26,2

5,3

50,0

100

9.454


La possession des fiches de croissance vues par les enquêteurs est supérieure en milieu urbain (24%) qu'en milieu rural (16%). La proportion d'enfants issus des ménages les plus riches possédant des fiches de croissance est de 30% contre 16% chez les enfants des ménages les plus pauvres. On note également que cette proportion est plus élevée chez les mères ayant un niveau d'instruction secondaire ou plus (25%) que chez celles du niveau primaire (18%) ou sans instruction (12%). Par ailleurs, presque deux tiers des enfants des mères sans instruction (62%) ne possé­ daient pas de fiches de croissance contre un tiers pour les enfants des mères du niveau secondaire ou plus.


7.6.2. Enfants pesés au cours du trimestre passé


Dans la nouvelle stratégie de CPS, tout enfant de moins de trois ans devrait être pesé men­ suellement. Tout enfant de 3 à 5 ans devrait être pesé au moins une fois par trimestre. Pour mesurer les progrès réalisés dans ce domaine, il a été demandé si l'enfant a été pesé au moins une fois durant le trimestre sans tenir compte de l'âge. Le tableau 7.15 présente les données sur le pesage des enfants au cours du trimestre ayant précédé l'enquête. Dans l'ensemble, 24% d'enfants de O à 59 mois avaient été pesés au moins une fois le trimestre passé.


Nutrition des en/ants et des mères l 145

Tableau 7.15 :Répartition (en %) des enfants de 0-59 mois pesés au moins une fois durant les 3 derniers mois selon certaines caractéristiques socio-démographiques


Caractéristiques

Pesés

Effectif des enfants


Milieu résidence

Urbain Rural


Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu EqUateur

Province Orientale Nord-Kivu Sud,Kivu Maniema

Katanga Kasaï Oriental

Kasaï Occidental


Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

Moyens

Riches Plus riches


Niveau d'instruction de la mère

Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

Programme non formel


Sexe de l'enfant Masculin Féminin


Tranche d'âge

0 - 11 mois

12 - 35 mois

36 - 59 mois


28,2


3.062

21,9

6.392


31,1


921

35,5

656

38,2

1.257

18,1

227

17,8

1.255

38,1

719

18,1

700

15,7

266

17,2

1.464

15,6

965

15,3

1.022


18,3


1.760

20,1

1.924

24,8

2.036

24,4

1.926

32,2

1.808


18,9


2.655

22,6

3.972

30,9

2.731

26,2

91


23,8


4.752

24,2

4.702


41,2


2.035

22,5

3.873

15,8

3.467

Ensemble du pays

24 0

9.454


Il n'y a pas de différence de cette pratique selon le sexe. Par contre, une différence est obser­ vée par rapport au milieu de résidence. En raison de la plus grande accessibilité géographique ou économique des services, relativement plus d'enfants vont à la pesée en milieu urbain qu'en milieu rural (28% contre 22%). Les provinces qui ont enregistré plus de 30% d'enfants pesés sont le Bandundu et le Nord-Kivu (38%), le Bas-Congo (36%) et Kinshasa (31%).


Le niveau de pauvreté du ménage ainsi que le niveau d'instruction de la mère influencent la fréquentation des enfants à la pesée : la proportion d'enfants pesés durant le trimestre ayant précédé l'enquête est de 32% dans les ménages les plus riches et de 18% dans les ménages les plus pau­ vres. Les enfants des mères instruites bénéficient plus de la CPS que les autres : 31% d'enfants chez les mères les plus instruites contre 23% d'enfants chez les mères du niveau primaire et 19% pour les enfants des mères sans instruction.


La pratique de la CPS est liée à l'âge de l'enfant. Dans la première année, 41% des enfants ont été pesés au moins une fois le trimestre, mais ce chiffre tombe à 23% dans la tranche d'âge de 12-35 mois et n'est que de 16% dans le groupe d'âge 36-59 mois. Ainsi après la dernière vaccination, la CPS est peu pratiquée alors que c'est à cet âge-là que la malnutrition de l'enfant commence à se manifester le plus.


146 1 Nutrition des enfants et des mères

CONCLUSION


Il ressort de l'analyse que :



Les différents indicateurs de nutrition examinés varient avec une ampleur plus ou moins grande selon la province, la zone de résidence, le niveau de richesse et le niveau d'instruction de la mère. En général, la malnutrition affecte les enfants des ménages pauvres, les enfants des zones rurales, les enfants nés des femmes sans instruction plus que toutes les autres catégories. Très peu de différences ont été observées selon le sexe de l'enfant.


Dans le domaine de la nutrition des enfants et des femmes, aucun objectif n'est atteint en cette fin de décennie, à l'exception de la lutte pour l'élimination de la carence en iode dans la mesure où des progrès substantiels ont été accomplis par le pays dans la consommation du sel iodé.


Nutrition des enfants et des mères l 147


148 1 Nutrition des enfants et des mères

8

8

VIH / SIDA ET SANTE DE LA REPRODUCTION


INTRODUCTION


Ce chapitre analyse les connaissances des femmes en âge de procréer en matière de trans­ mission et de prévention du VIH/SIDA (section 8.1), les comportements sexuels (section 8.2) et la contraception (section 8.3).


Le VIH/SIDA constitue un sérieux problème de santé publique en ROC. La prévalence de l'infection est estimée à 5% dans la population adulte âgée de 15 à 49 ans (ONUSIDA, 2000). L'étude de l'évolution de l'infection au VIH/SIDA montre une tendance à la stabilisation autour de ce taux. Cependant, certains signes semblent indiquer que la prévalence du VIH/SIDA a augmenté au cours des dernières années. En effet, chez les femmes enceintes, elle est passée de 4,8 à 8,6% à Lubum­ bashi et de 5,6 à 10% à Matadi entre 1997 et 1999. De même, cette prévalence chez les donneurs de sang de l'Association des Donneurs de Sang de Gema (ADOSAGO) est passée successivement de 3,5% à 3,9%, 4,2%, 5,3%, 9,3% et à 16,3% entre 1993 et 1998 (PNLS, 2001).


Les questions relatives à la santé de la reproduction et au VIH/SIDA n'avaient pas fait l'objet d'une recommandation quelconque du Sommet Mondial pour les Enfants, et n'avaient pas été étu­ diées en 1995 par MICS1. Mais à cause de l'explosion de la pandémie du VIH/SIDA dans le monde et particulièrement en Afrique, un module a été introduit dans le questionnaire de MICS2.


Le VIH/SIDA n'est pas seulement un problème médical; il est devenu un problème de déve­ loppement. Certains comportements (comme la multiplicité des partenaires sexuels ou la consom­ mation de la drogue par injection), ainsi que l'ignorance des moyens de prévention exposent l'individu au risque de contamination. Les questions posées sur le VIH/SIDA ne concernent que les femmes âgées de 15 à 49 ans, à l'exclusion des adolescents et des hommes. Ceci constitue une limite de l'enquête MICS2.


    1. CONNAISSANCE DU VIH/SIDA


      Cette section analyse les connaissances qu'ont les femmes âgées de 15-49 ans du VIH/ SIDA. Le VIH/SIDA est l'une des plus grandes catastrophes que le continent africain en général et la ROC en particulier aient jamais connue. Cette pandémie menace les progrès réalisés dans la lutte pour l'amélioration de la santé, ainsi qu'au plan social, politique et économique. En l'absence d'un traitement curatif, la connaissance des modes de prévention constitue l'une des étapes essentielles dans le processus de changement des comportements sexuels. En effet, une personne qui connaît les principales voies de transmission et de prévention du VIH/SIDA et qui a pris conscience du dan­ ger est plus susceptible d'opérer le changement requis.


      1. Connaissance de la prévention du VIH/SIDA par les femmes en âge de procréer


        Il ressort des données du tableau 8.1 que la connaissance des moyens de prévention de la transmission du VIH/SIDA est relativement bonne pour la fidélité et l'utilisation d'objets tranchants non souillés :80% des femmes savent que la fidélité à un seul partenaire sexuel non infecté et fidèle lui aussi est un des moyens les plus sûrs pour éviter le VIH/SIDA ;trois quart des femmes savent que l'utilisation d'une aiguille non souillée lors d'une injection ou d'un objet tranchant non souillé est aussi un moyen pour éviter la transmission du VIH/SIDA.


        VIH/SIDA et santé de la reproduction l 149

        V,

        0


        Tableau 8.1 : Pourcentage de femmes de 15-49 ans connaissant les principaux moyens de prévention du VIH/SIDA.




        Caractéristiques


        Ont entendu parler du SIDA


        Prooortion de femmes qui connaissent les moyens de


        prévention


        Effectif des femmes 15-49 ans

        Un seul partenaire fidèle non infecté

        Utilisation correcte du condom

        Utilisation d'une aiguille non souillée

        Connaissent les 3 moyens

        Connaissent au moins un moyen

        Ne connaissent aucun moyen

        Milieu de résidence

        Urbain

        95,5

        87,4

        56,9

        84,5

        50,1

        92,9

        7,1

        4.026

        Rural

        90,1

        76,4

        42,9

        70,4

        35,1

        83,9

        16,1

        8.381

        Province

        Kinshasa

        98,3

        92,9

        64,6

        88,4

        56,8

        97,3

        2,7

        1.476

        Bas-Congo

        95,9

        87,1

        60,2

        82,4

        53,7

        92,9

        7, 1

        782

        Bandundu

        90,8

        78,5

        47,5

        74,7

        37,4

        87,3

        12,7

        1.494

        Equateur

        92,3

        84,7

        49,1

        77,5

        44,2

        88,8

        11,2

        1.219

        Orientale

        88,6

        70,2

        34,3

        70,9

        27,2

        81,0

        19,0

        1.593

        Nord-Kivu

        85,9

        69,2

        42,2

        61,3

        32,7

        77,6

        22,4

        837

        Sud-Kivu

        93,5

        74,7

        35,0

        73,3

        28,5

        83,4

        16,6

        867

        Maniema

        92,1

        82,8

        51,8

        77,7

        46,9

        88,8

        11,2

        337

        Katanga

        88,5

        77,6

        44,6

        70,1

        38,0

        82,9

        17,1

        1.696

        Kasaï Oriental

        94,1

        85,0

        45,1

        77,9

        39,5

        89,8

        10,2

        1.087

        Kasai Occidental

        92,0

        78,8

        51,9

        70,5

        41,0

        86,3

        13,7

        1.018

        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres

        86,8

        74,0

        37,8

        67,6

        32,1

        80,4

        19,6

        2.433

        Pauvres

        88,7

        75,9

        40,2

        69,3

        32,4

        83,3

        16,7

        2.426

        Moyens

        93,8

        79,2

        45,8

        75,1

        37,5

        87,6

        12,4

        2.434

        Riches

        91,7

        78,8

        50,5

        74,6

        42,4

        86,3

        13,7

        2.459

        Plus riches

        97,7

        91,1

        61,6

        87,2

        54,1

        95,8

        4,2

        2.652

        Niveau d'instruction

        de la femme

        Sans instruction

        86,9

        72,8

        38,1

        65,0

        30,3

        80,4

        19,6

        3.521

        Primaire

        91,2

        78,5

        43,2

        73,8

        36,2

        85,4

        14,6

        5.167

        Secondaire ou plus

        97,5

        88,8

        62,3

        86,1

        54,4

        94,9

        5,1

        3.599

        Programme non formel

        96,8

        90,5

        61,5

        87,9

        55,2

        95,3

        4,7

        113

        Age de la femme

        15-19 ans

        85,6

        69,9

        40,0

        66,8

        32,2

        78,7

        21,3

        2.958

        20-24 ans

        93,8

        83,0

        52,5

        77,7

        44,4

        89,5

        10,5

        2.269

        25 29 ans

        94,5

        84,4

        53,7

        77,4

        45,3

        90,6

        9,4

        2.123

        30-34 ans

        95,3

        85,5

        52,0

        79,5

        44,8

        90,8

        9,2

        1.600

        35.39 ans

        94,6

        82,9

        46,2

        78,8

        39,8

        89,6

        10,4

        1.431

        40-44 ans

        91,8

        80,9

        44,7

        76,6

        38,1

        87,2

        12,8

        1.185

        45·49 ans

        91,0

        79 4

        41,9

        73 2

        35 8

        85,9

        14 1

        840

        Ensemble du oavs

        91,8

        80,0

        47,5

        75,0

        40,0

        86,8

        13,2

        12.407


        Par contre la connaissance de l'utilisation du condom est moins bonne : ce moyen n'a été cité que par un peu moins de la moitié des femmes (48%).


        En ce qui concerne la connaissance de ces trois moyens de prévention, le niveau est relati­ vement faible : 40% connaissent à la fois ces trois moyens.

        Graphique 8.1 : Pourcentage des femmes de 15-49 ans connaissant les 3 moyens de prévention du VIH/SIDA

        selon le niveau d'instruction


        60 --,

        54,4


        50



        40 36,2


        C

        0


        30

        CeL

        Il.


        30,3


        20



        10



        Sans instruction


        Primaire

        Niveau d'instruction de la femme

        Secondaire ou +


        La connaissance des trois moyens à la fois varie selon le milieu de résidence, la province, le niveau de pauvreté, le niveau d'instruction ainsi que l'âge de la femme. Les femmes du milieu urbain connaissent mieux les moyens de prévention du VIH/SIDA par rapport à celles du milieu rural, comme l'indique la prévalence de celles qui connaissent les 3 moyens de prévention, soit 50 % en milieu urbain contre 35% en milieu rural.


        Kinshasa vient en tête avec 57%. Ce niveau élevé de connaissance serait favorisé par l'ac­ cessibilité à l'information et le niveau d'alphabétisation dans cette province. Le Bas-Congo est en 2ème position avec 54% pour les mêmes raisons que Kinshasa. Les provinces Orientale et du Sud­ Kivu présentent les taux les plus bas avec respectivement 27% et 29% de femmes qui connaissent les trois moyens de prévention.


        Encadré 8.1

        La connaissahce des-moyeris de préventiÔ11 de la transmission du VIH/SIDAest relativement bonne pour 1atidélit etl'utilisati.C>n d'obje'5tran­ chants non souillés. Elle est nettement moins bonne en ce qui concerne l'utilisation du con­ dom.

        Ce sont les femmes du milieu rural, les plus pau­ vres et celles sans instruction qui ont te niveau de connaissance duVIH/SIDA le plUs bas, ainsi que les adolescentes (15-19 ans). ·

        Encadré 8.1

        La connaissahce des-moyeris de préventiÔ11 de la transmission du VIH/SIDAest relativement bonne pour 1atidélit etl'utilisati.C>n d'obje'5tran­ chants non souillés. Elle est nettement moins bonne en ce qui concerne l'utilisation du con­ dom.

        Ce sont les femmes du milieu rural, les plus pau­ vres et celles sans instruction qui ont te niveau de connaissance duVIH/SIDA le plUs bas, ainsi que les adolescentes (15-19 ans). ·

        Les fréquences les plus faibles de connais­ sance de la prévention sont obseNées chez les plus pauvres avec 32% contre 54% chez les plus riches. Les taux sont de 30% chez les femmes sans ins­ truction contre 54% chez les femmes de niveau d'ins­ truction élevé.


        Ce sont les femmes entre 20 et 34 ans qui présentent les taux de connaissance de la préven­ tion du VIH/SIDA les plus élevés (plus ou moins 45%).


        Les adolescentes (15-19 ans) ont le niveau de connaissance du VIH/SIDA le plus bas (32%) par rapport aux autres femmes. En effet, 70% des adolescentes citent la fidélité à un seul partenaire sexuel non infecté et fidèle lui aussi comme étant le moyen le plus sûr de prévention, contre 80% pour l'ensemble des femmes. Les proportions pour les autres modes de prévention sont respectivement de 40% contre 48% pour l'utilisation correcte du condom et de 67% contre 75% pour l'utilisation d'une aiguille non souillée.

        VIH/SIDA et santé de la reproduction I I5 1

        Si 86% des adolescentes ont entendu parler du VIH/SIDA, 21% d'entre elles ne connaissent aucun moyen de se protéger. Le tableau 8.2 détaille les informations sur la connaissance des ado­ lescentes en matière de prévention du VIH/SIDA.


        Tableau 8.2 : Pourcentage de femmes de 15-19 ans connaissant les principaux moyens de prévention du VIH/ SIDA selon certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques


        Ont entendu parlé du VIH/SIDA

        Movens de prévention


        Connais- sent les 3 moyens


        Connais- sent au moins un moyen

        Ne connais- sent aucun moyen


        Effectif des femmes

        Un seul partenaire fidèle non infecté

        Utilisation correcte du condom

        Utilisation d'une aiguille non souillée


        Milieu de résidence

        Urbain

        92,7

        80,1

        52,2

        78,9

        44,7

        87,8

        12,2

        966

        Rural

        82,1

        64,9

        34,0

        60,9

        26,1

        74,3

        25,7

        1.992

        Province

        Kinshasa

        95,4

        88,2

        58,7

        79,9

        48,5

        92,7

        7,3

        309

        Bas-Congo

        89,9

        70,8

        41,7

        73,9

        35,3

        82,9

        17,1

        190

        Bandundu

        84,2

        67,2

        38,3

        64,6

        25,8

        78,8

        21,2

        347

        Equateur

        88,0

        75,2

        42,3

        71,3

        37,3

        82,3

        17,7

        299

        Orientale

        79,2

        61,7

        30,0

        62,9

        23,8

        72,1

        27,9

        383

        Nord-Kivu

        79,9

        57,6

        35,2

        52,3

        23,5

        69,7

        30,3

        225

        Sud-Kivu

        85,2

        62,1

        24,1

        64,1

        18,7

        72,9

        27,1

        192

        Maniema

        88,2

        84,6

        54,0

        77,5

        50,4

        85,8

        14,2

        78

        Katanga

        84,1

        69,8

        40,1

        61,5

        33,1

        76,2

        23,8

        427

        Kasaï Oriental

        85,3

        70,4

        39,6

        71,8

        36,3

        78,5

        21,5

        258

        Kasaï Occidental

        85,8

        68,6

        42,5

        64,2

        32,0

        78,7

        21,3

        250

        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres

        79,0

        63,1

        30,2

        59,0

        24,4

        70,9

        29,1

        557

        Pauvres

        80,6

        64,6

        32,1

        59,8

        23,7

        74,2

        25,8

        555

        Moyens

        87,2

        68,6

        36,9

        65,7

        29,6

        77,9

        22,1

        579

        Riches

        85,2

        66,9

        42,4

        66,5

        33,5

        78,4

        21,6

        607

        Plus riches

        94,1

        83,9

        55,2

        80,4

        47,0

        90,1

        9,9

        660

        Niveau d'instruction de

        la femme

        Sans instruction

        78,4

        60,6

        30,3

        52,5

        21,3

        69,6

        30,4

        662

        Primaire

        84,7

        68,0

        36,1

        66,3

        29,3

        77,1

        22,9

        1.556

        Secondaire ou plu-s

        93,9

        82,3

        56,8

        80,7

        48,1

        90,2

        9,8

        722

        Ensemble du oavs

        85,6

        69,9

        40,0

        66,8

        32,2

        78,7

        21,3

        2.958


        Les adolescentes qui ne connaissent aucun moyen de prévention sont proportionnellement deux fois plus nombreuses en milieu rural qu'en milieu urbain; trois fois plus nombreuses chez les plus pauvres par rapport aux plus riches et chez celles qui n'ont aucun niveau d'instruction par rapport à celles qui sont les plus instruites.


      2. Conceptions erronées sur le VIH/SIDA


        L'enquête MICS2 a posé des questions relatives à la connaissance des conceptions erro­ nées sur le VIH/SIDA. Une réponse affirmative à l'une quelconque de ces questions traduit une con­ ception erronée. Ces questions sont les suivantes :

        • Une personne peut-elle être infectée par le virus du SIDA en utilisant les toilettes publi­ ques ?

        • Peut-on attraper le virus du SIDA à cause des piqûres de moustiques ou d'insectes similaires ?

        • Peut-on attraper le virus du SIDA en touchant une personne qui a le SIDA ?

        • Peut-on attraper le SIDA en mangeant dans le même plat avec une personne qui a le SIDA ?

        • Pensez-vous qu'une personne puisse être infectée par le virus du SIDA à travers des moyens surnaturels ?


          1 52 1 VIH/SIDA et sa111é de la reproduction

          Tableau 8.3 Pourcentage des femmes de 15-49 ans qui ont correctement identifié 3 conceptions erronées sur le VIH/SIDA



          Caractéristiques


          Ont entendu parler du SIDA

          Proportion de femmes qui identifient 3 conceptions

          VIH/SIDA

          erronées sur le

          ,


          Connaissent au moins une conception


          Ne connaissent aucune conception


          Effectifs des femmes

          Piqûres de moustiques

          Toucher une personne infectée

          Transmission par des moyens surnaturels

          Connai.ssent conceptions

          erronées

          3


          Milieu de résidence

          Urbain Rural


          Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

          Kasaï Oriental Kasaï Occidental


          Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

          Moyens Riches Plus riches


          Niveau d'instruction de la mère

          Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

          Programme non formel


          Age de la femme

          15-19 ans

          20-24 ans

          29-29 ans

          30-34 ans

          35-39 ans

          40-44 ans

          45-49 ans


          95,5


          49,2


          78,4


          44,8


          23,5


          86,4


          13,6


          4.026

          90,1

          28,2

          50,4

          52,9

          18,1

          69,9

          30,1

          8 .381


          98,3


          62,9


          88,3


          34,0


          22,9


          93,0


          7,0


          1.476

          95,9

          32,1

          63,9

          50,3

          17,7

          79,0

          21,0

          782

          90,8

          30,1

          52,4

          52,6

          18,à

          71,7

          28,3

          1.494

          92,3

          33,9

          55,6

          52,0

          21,3

          72,6

          27,4

          1.219

          88,6

          28,1

          48,8

          57,9

          18,0

          71,3

          28,7

          1.593

          85,9

          38,7

          68,4

          78,7

          34,3

          82,8

          17,2

          837

          93,5

          27,8

          63,7

          68,2

          22,5

          81,7

          18,3

          867

          92,1

          35,6

          53,8

          51,6

          19,8

          69,8

          30,2

          337

          88,5

          24,5

          49,1

          44,7

          14,4

          66,0

          34,0

          1.696

          94,1

          36,0

          58,9

          39,0

          17,4

          72,3

          27,7

          1.087

          92,0

          35,2

          55,2

          38,7

          17,0

          70,0

          30,0

          1.019


          86,8


          27,2


          46,9


          52,0


          17,5


          67,1


          32,9


          2.433

          88,7

          24,3

          45,4

          47,6

          15,0

          65,0

          35,0

          2.426

          93,8

          31,9

          56,0

          56,0

          20,5

          74,3

          25,7

          2 .437

          91,7

          33,8

          63,0

          52,9

          20,8

          n,5

          22,5

          2.459

          97,7

          55,9

          84,0

          43,5

          24,9

          91,0

          9,0

          2.652


          86,9


          28,6


          47,1


          48,2


          18,1


          64,9


          35,1


          3.521

          91,2

          29,1

          54,0

          50,9

          17,2

          ··-

          72,1

          27,9

          5.167

          97,5

          49,3

          79,1

          51,7

          25,4

          89,6

          10,4

          3.599

          96,8

          48,0

          78,4

          45,4

          17,5

          88,3

          11,7

          113


          85,6


          32,5


          54,8


          44,5


          17,4


          69,2


          30,8


          2.958

          93,8

          38,7

          65,7

          52,2

          22,0

          80,3

          19,7

          2.269

          94,5

          36,2

          62,1

          53,4

          21,1

          78,4

          21,6

          2.123

          95,3

          36,1

          62,4

          52,8

          20,2

          78,4

          21,6

          1.600

          94,6

          34,6

          59,0

          52,4

          20,2

          75,9

          24,1

          1.431

          91,8

          32,7

          55,0

          50,9

          19,0

          72,5

          27,5

          1.185

          91,0

          32,3

          54,8

          48,4

          19,1

          71,8

          28,2

          840

          Ensemble du pays

          91 ,8

          35,0

          59,5

          50,3

          19,8

          75,3

          24,7

          12.407

          Au total, 20% de femmes ont identifié toutes les trois conceptions erronées sur le VIH/SIDA reprises dans le tableau 8.3 ; 35% ont identifié la piqûre des moustiques ; 60% le toucher et 50% les moyens surnaturels (la sorcellerie). Un grand nombre de femmes pensent que le VIH peut être trans­ mis par les moyens surnaturels ou par les piqûres des moustiques. Elles pensent aussi, dans une moindre mesure, qu'on peut attraper le SIDA en touchant une personne déjà infectée.


          L'enquête MICS2 montre également que 24% de femmes des villes connaissent les trois conceptions erronées sur le VIH/SIDA contre 18% de femmes du milieu rural. Il faut noter cependant que la proportion de femmes qui ont identifié « la transmission du VIH/SIDA par les moyens surnatu­ rels » comme conception erronée est plus faible en milieu urbain (45%) qu'en milieu rural (53%).


          Les femmes des ménages les plus riches sont plus nombreuses (25%) à avoir identifié les trois conceptions erronées sur le SIDA.


          La connaissance des conceptions erronées semble varier avec Je niveau d'instruction de la femme : plus le niveau d'instruction augmente, plus forte est la connaissance des moyens de transmission du VIH/SIDA, pris individuellement ou tous les trois à la fois, les fem­ mes du niveau d'instruction secondaire ou plus se dé­ marquant nettement des autres.


      3. Bonne connaissance du VIH/SIDA


        On considère qu'une femme a une bonne connaissance du VIH/SIDA lorsqu'elle connaît les trois principaux moyens de prévention et lorsqu'elle a identifié trois conceptions erronées sur le VIH/ SIDA.


        Pour l'ensemble du pays, seulement 10% de femmes ont une bonne connaissance sur le VIH/SIDA. Cette connaissance est plus élevée chez les femmes du milieu urbain (13%) que chez celles du milieu rural (9%).


        De même, elle est plus grande chez les femmes les plus instruites (15%) que chez celles qui n'ont aucun niveau d'instruction (7%) ; elle est deux fois plus grande chez les femmes des ménages les plus riches (15%) que chez celles des ménages les plus pauvres (7%). Ainsi la richesse consti­ tue un grand atout dans l'accès à fa bonne information sur le VIH/SIDA.


        154 I VIH/SIDA et santé de la reproduction


        Tableau 8.4 : Proportion de femmes de 15-49 ans ayant une bonne connaissance du VIH/

        SIDA



        Caractéristiques

        % ayant une bonne connaissance du VIH/SIDA


        Effectifs des femmes 15-49 ans


        Milieu de résidence

        Urbain

        12,8

        4.026

        Rural

        8,5

        8.381

        Province

        Kinshasa

        13,2

        1.476

        Bas-Congo

        11,2

        782

        Bandundu

        9,7

        1.494

        Equateur

        11,4

        1.219

        Orientale

        6,5

        1.593

        Nord-Kivu

        15,3

        837

        Sud-Kivu

        8,4

        867

        Maniema

        13,0

        337

        Katanga

        8,1

        1.696

        Kasaï Oriental

        9,0

        1.087

        Kasaï Occidental

        7,3

        1.019

        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres

        6,6

        2.433

        Pauvres

        6,6

        2.426

        Moyens

        10,0

        2.437

        Riches

        10,7

        2.459

        Plus riches

        15,0

        2.652

        Niveau d'instruction de la mère

        Sans instruction

        7,1

        3.521

        Primaire

        7,9

        5.167

        Secondaire ou plus

        15,4

        3.599

        Programme non formel

        11,7

        113

        Age de la femme

        15-19 ans

        7,7

        2.958

        20-24 ans

        11,9

        2.269

        29-29 ans

        10,3

        2.123

        30-34 ans

        11,1

        1.600

        35-39 ans

        10,6

        1.431

        40-44 ans

        8,6

        1.185

        45-49 ans

        9,0

        841

        Ensemble du pays

        9,9

        12.407


        Dans le Bandundu, la province Orientale, le Sud-Kivu, le Katanga et les deux Kasaï, moins d'une femme sur dix a une bonne connaissance du VIH/ SIDA.


        VIH/SIDA et santé de la reproduction l 155


        Graphique 8.2. Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant une bonne connaissance du VIH/SIDA selon la province


        16


        14


        12

        G>

        Cl)

        1

        1

        as 10


        :::, 8

        0

        Q.

        6


        4


        2


        0

        Nord-Kivu Kinshasa Maniema Equateur Bas- Bandundu Kasaï Sud-Kivu Katanga Kasaï Orientale

        Congo Oriental Occidental

        Province



        f I y a peu de différence selon les groupes d'âge, avec toutefois les femmes les plus jeunes et les plus âgées dont moins d'une sur dix seulement a une bonne connaissance sur le VIH/SIDA.


      4. Connaissance de la transmission du VIH/SIDA de la mère à son enfant


        Le tableau 8.5 indique que, globalement, la con­ naissance de la transmission du VIH/SIDA de fa mère à son bébé est faible _ Un peu plus de la moitié des fem­ mes en âge de procréer (55%) connaissent à la fois deux modes de transmission - durant la grossesse et à tra­ vers le lait maternel. Les femmes qui savent que le VIH/ SIDA peut être transmis durant la grossesse représen­ tent 72% et 61% savent que la transmission peut se faire . par l'allaitement au sein_

        Un peu plus d'une femme sur cinq (22%) ne connaît aucun des deux moyens de transmission.


        Il n'y a pas de différence entre les femmes rurales et les femmes urbaines quant à la con­ naissance de ces deux moyens à la fois. Le niveau d'instruction et l'âge de la mère ainsi que la province de résidence n'ont pas une grande influence sur le niveau de connaissance des moyens de transmission du VIH/SIDA de la mère à son enfant


        1 56 1 VIH/SIDA et santé de la repr oduction

        Tableau 8.5 : Proportion de femmes âgées de 15-49 ans qui connaissent les moyens de transmission du VIH/SIDA de la mère à l'enfant selon certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques

        % de femmes qui savent que le SIDA peut être transmis de la mère à son enfant


        % de femmes connaissant tous les 2 moyens


        % de femmes ne connaissant aucun moyen


        Effectifs de femmes 15-49 ans

        durant la grossesse

        à travers le lait maternel


        Milieu de résidence

        Urbain

        80,3

        58,1

        53,8

        15,3

        4.026

        Rural

        67,7

        61,8

        55,2

        25,6

        8.381

        Provinces

        Kinshasa

        86,6

        49,6

        46,5

        10,3

        1.476

        Bas-Congo

        76,0

        63,8

        58,4

        18,7

        782

        Bandundu

        72,9

        60,8

        54,0

        20,4

        1.494

        Equateur

        67,5

        61,6

        54,7

        25,5

        1.219

        Orientale

        63,3

        56,4

        49,4

        29,8

        1.593

        Nord-Kivu

        70,8

        62,4

        58,0

        24,7

        837

        Sud-Kivu

        72,3

        64,7

        60,6

        23,5

        867

        Maniema

        68,1

        62,2

        55,7

        25,3

        337

        Katanga

        70,6

        63,9

        57,9

        23,5

        1.696

        Kasaï Oriental

        66,7

        60,0

        52,3

        25,6

        1.087

        Kasaï Occidental

        73,3

        68,9

        62,3

        20,1

        1.019

        Niveau de pauvreté

        Plus pauvres


        63,3

        -


        60,6


        54,0


        30,1


        2.433

        Pauvres

        68,6

        63,7

        57,1

        24,8

        2.426

        Moyens

        68,5

        61,4

        53,5

        23,7

        2.437

        Riches

        73,0

        62,1

        56,9

        21,8

        2.459

        Plus riches

        84,5

        55,7

        52,2

        12,0

        2.652

        Niveau d'instruction

        Sans instruction

        63,2

        58,4

        52,3

        30,7

        3.521

        Primaire

        69,0

        62,8

        56,0

        24,2

        5.167

        Secondaire ou plus

        84,0

        60,0

        55,6

        11,6

        3.599

        Programme non formel

        82,3

        50,2

        44,9

        12,5

        113

        Age de la femme

        15 - 19 ans

        61,0

        54,4

        47,1

        31,7

        2.958

        20 - 24 ans

        73,4

        62,2

        55,7

        20,1

        2.269

        25 - 29 ans

        76,2

        63,8

        58,4

        18,4

        2.123

        30 - 34 ans

        77,0

        63,2

        58,3

        18,0

        1.600

        35 - 39 ans

        76,8

        61,4

        56,2

        17,9

        1.431

        40 - 44 ans

        74,3

        62,7

        57,4

        20,5

        1.185

        45 - 49 ans

        72,7

        61,0

        56,9

        23,2

        841

        Ensemble du pays

        71,8

        60,6

        54,7

        22,3

        12.407


    2. COMPORTEMENTS SEXUELS A RISQUE


      Les comportements sexuels à risque incluent tout rapport sexuel occasionnel non pro­ tégé avec un ou plusieurs partenaires ainsi que toute relation sexuelle précoce.


      1. Rapports sexuels occasionnels


        Les rapports sexuels occasionnels sont définis dans l'enquête MICS2 comme ceux qu'une femme a eus avec une personne autre que son partenaire régulier. Ils sont dits « rapports à risque » parce qu'ils sont occasionnels, entretenus avec plusieurs partenaires ou ne sont pas proté­ gés.


        VIH/SIDA et santé de la rep roduction l 157



        Le tableau 8.6, qui reprend les proportions des femmes qui ont eu ce genre de rapports sexuels au cours des 12 mois précédant l'enquête, montre la distribution de la fréquence de ce type de rapport selon le milieu de résidence, le niveau de pauvreté et l'âge.


        Tableau 8.6 : Pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu des rapports sexuels occasionnels au cours des 12 derniers mois



        Caractéristiques

        % des femmes ayant eu des rapports sexuels occasionnels


        Effectifs des femmes


        Milieu de résidence

        Urbain Rural


        Province

        Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

        Kasaï Oriental Kasaï Occidental


        Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

        Moyens Riches Plus riches


        Niveau d'instruction de la femme

        Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

        Programme non formel


        Age de la femme

        15-19 ans

        20-24 ans

        25-29 ans

        30-34 ans

        35-39 ans

        40-44 ans

        45-49 ans


        9,0


        4.026

        12,4

        8.381


        7,2


        1.476

        7,9

        782

        15,4

        1.494

        13,0

        1.219

        10,0

        1.593

        19,7

        837

        10,6

        867

        9,0

        337

        15,9

        1.696

        5,3

        1.087

        6,4

        1.018


        11,4


        2.433

        12,9

        2.426

        12,5

        2.437

        11,9

        2.459

        7,9

        2.652


        11,8


        3.521

        11,3

        5.167

        10,8

        3.599

        9,3

        113


        13,3


        2.958

        14,6

        2.269

        11,7

        2.123

        8,5

        1.600

        8,3

        1.431

        8,6

        1.185

        8,2

        840

        Ensemble du pays

        11,3

        12.407


        L'enquête a dénombré au total 12.407 femmes de 15 à 49 ans. Parmi elles, 11% ont eu des rapports sexuels avec au moins un partenaire occasionnel au cours des 12 derniers mois. Cette fréquence est un peu plus élevée en milieu rural (12%) qu'en milieu urbain (9%). Il n'est pas exclu qu'il y ait une prise de conscience plus développée des comportements sexuels à risque en milieu urbain.


        158 1 VIH/SIDA et santé de la reproduction

        La proportion des femmes ayant eu des rapports sexuels occasionnels est pratiquement identique pour tous les niveaux de pauvreté, à l'exception des plus riches où ce phénomène est un peu plus réduit :8% contre environ 12% dans les autres groupes. Le niveau d'instruction de la femme ne semble pas influer sur ce comportement.


        Il faut noter que 149 femmes (1,4%) n'ont pas répondu à la question. Ce faible taux de non­ réponse indique, comme cela avait été observé pendant l'enquête pilote, que les femmes ont ac­ cepté de répondre sur ce sujet tant aux enquêteurs qu'aux enquêtrices (cinq fois moins nombreu­ ses).


        Si l'on considère uniquement les femmes de 15-49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels, la proportion de celles qui ont eu des rapports sexuels avec au moins un partenaire occasionnel au cours des 12 derniers mois est de 13% pour l'ensemble du pays, 11% en milieu urbain et 14% en milieu rural. Les tendances sont les mêmes selon le niveau de pauvreté et le niveau d'instruction de la femme.


      2. Multiplicité de partenaires sexuels


        La multiplicité des partenaires augmente le risque pour la femme d'être infectée par le VIH/ SIDA ou les infections sexuellement transmissibles (1ST).


        Tableau 8.7 : Répartition (en %) des femmes ayant eu au moins un rapport sexuel occasionnel selon le nombre de partenaires



        Caractéristiques

        Nombre de oartenai

        res


        Total

        Effectif de femmes ayant eu un partenaire occasionnel


        1


        2


        3 et plus


        Milieu de résidence

        Urbain Rural


        Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

        Moyens Riches Plus riches


        Niveau d'instruction de la femme

        Sans instruction Primaire Secondaire ou plus


        Age de la femme

        15-19 ans

        20-34 ans

        35-49 ans


        58,3


        23,1


        18,6


        100,0


        361

        50,3

        25,2

        24,4

        100,0

        1.036


        52,3


        25,7


        22,0


        100,0


        278

        45,0

        25,2

        29,8

        100,0

        312

        49,5

        26,0

        24,5

        100,0

        306

        54,9

        25,9

        19,2

        100,0

        292

        64,4

        18,7

        16,8

        100,0

        209


        51,9


        28,6


        19,5


        100,0


        415

        52,5

        20,8

        26,7

        100,0

        585

        52,8

        25,7

        21,5

        100,0

        387


        50,8


        27,0


        22,2


        100,0


        393

        53,1

        24,6

        22,3

        100,0

        715

        52,8

        21,8

        25,4

        100,0

        289

        Total

        52,4

        24,7

        22,9

        100 0

        1.397


        Parmi les femmes ayant eu des rapports sexuels avec des partenaires sexuels occasion­ nels au cours des 12 derniers mois, plus de la moitié (52%) les ont eus avec un seul partenaire, un quart (25%) avec deux partenaires et un autre quart (23%) avec trois partenaires ou plus. La moyenne est de 1,7 partenaires.


        VIH/SIDA et santé de la reproduction j 159

        La proportion de femmes ayant eu des rapports sexuels avec plus d'un partenaire sexuel occasionnel varie peu avec le niveau de pauvreté (autour de 50%) sauf chez les plus riches (environ 36%).


      3. Protection lors des rapports sexuels occasionnels


        La plupart des rapports sexuels occasionnels ne sont pas protégés, ce qui constitue un véritable risque de transmission du VIH/SIDA et autres infections sexuellement transmissibles (1ST}. Ainsi 87% des femmes, ou leurs partenaires, n'ont pas utilisé le préservatif au cours du dernier rapport sexuel occasionnel.


        Tableau 8.8 : Pourcentage des femmes ayant eu au moins un rapport sexuel occasionnel dont le partenaire a utilisé le préservatif lors du dernier rapport



        Caractéristiques

        % ayant utilisé le préservatif (rapports sexuels protégés)

        % n'ayant pas utilisé le préservatif (rapports sexuels non-orotéoés)


        Effectif des femmes


        Milieu de résidence

        Urbain Rural


        Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

        Moyens Riches Plus riches


        Niveau d'instruction de la femme

        Sans instruction Primaire Secondaire ou plus


        Age de la femme

        15-19 ans

        20-34 ans

        35-49 ans


        26,2


        73,8


        361

        8,0

        92,0

        1.036


        6,0


        94,0


        278

        9,3

        90,7

        312

        9,2

        90,8

        306

        15,0

        85,0

        292

        28,3

        71,7

        209


        6,5


        93,5


        415

        8,6

        91,4

        585

        25,6

        74,4

        387


        10,4


        89,6


        393

        14,9

        85,1

        715

        10,4

        89,6

        289

        Ensemble du Days

        12,7

        87,3

        1.397


        Les différences selon le milieu de résidence, le degré de pauvreté et le niveau d'instruction sont importantes. L'usage du préservatif lors des rapports occasionnels est trois fois plus fréquent dans les villes (26%) que dans les campagnes (8%). Ceci est sans doute dû au fait que les préser­ vatifs sont moins disponibles, peu promus ou peu acceptés en milieu rural.


        De même, l'usage du préservatif est presque quatre fois plus élevé parmi les femmes ayant le niveau d'instruction secondaire et plus (26%} que parmi celles sans instruction (7%). Il augmente avec le degré de richesse, passant de 6% chez les plus pauvres à 28% chez les plus riches.

        Ceci suggère que les femmes non ou peu instruites et les femmes pauvres courent plus de risque de contamination au VIH/SIDA que les femmes plus instruites et plus riches.


        160 1 VIH/SIDA et santé de la reproduction



        Graphique 8.3. Pourcentage des femmes dont le partenaire a

        utilisé le préservatif lors du dernier rapport sexuel occasionnel selon le niveau niveau d'instruction

        Graphique 8.3. Pourcentage des femmes dont le partenaire a

        utilisé le préservatif lors du dernier rapport sexuel occasionnel selon le niveau niveau d'instruction


        30

        30


        25,6

        25,6


        25

        25


        .. 20

        15

        .. 20

        15


        10

        10


        6,5

        6,5


        5

        5


        0

        0


        Sans instruction

        Primaire

        Niveau d'instruction de la femme

        Secondaire ou plus

        Sans instruction

        Primaire

        Niveau d'instruction de la femme

        Secondaire ou plus


        ::,

        a0.

        ::,

        a0.

        lDl

        lDl

      4. Précocité des rapports sexuels


La précocité des rapports sexuels augmente le risque de contamination du VIH/SIDA. Phy­ siologiquement, la femme est plus exposée que l'homme à la contamination du VIH/SIDA lors d'un rapport sexuel, parce que le vagin est plus réceptif que l'urètre. L'adolescente l'est encore plus à cause de son immaturité psychologique et de sa faible capacité de négociation. Le tableau 8.9 répar­ tit les femmes selon l'âge au premier rapport sexuel.


Tableau 8.9 : Pourcentage des femmes de 15-49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels selon l'âge au premier rapport sexuel et certaines caractéristiques socio-démographiques


Caractéristiques

Age au premier rapport sexuel


Age mo.Yen au 1 rapport sexuel

Effectif des femmes ayant déjà eu des rapports sexuels

8-11

ans

12-14

ans

15-17

ans

18-20

ans

21 et + ans


Total


Milieu de résidence

Urbain Rural


Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

Kasaï Oriental Kasaï Occidental


Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

Moyens Riches Plus riches


Niveau d'instruction Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

Programme non formel


0,8


18,0


51,5


24,5


5,3


100,0


16,5


3.219

1,9

24,4

51,6

18,8

3,3

100,0

15,9

6.815


0,4


13,3


49,0


29,6


7,7


100,0


17,0


1.182

2,8

20,2

51,9

23,2

1,8

100,0

16,0

665

2,4

25,3

48,5

20,0

3,8

100,0

15,9

1.166

2,2

27,7

51,6

17,6

0,9

100,0

15,5

1.013

2,6

28,2

52,1

15,1

2,0

100,0

15,5

1.277

0,8

20,6

49,7

24,2

4,7

100,0

16,4

705

1,5

17,7

48,5

22,9

9,3

100,0

16,7

665

1,0

21,2

59,6

17,9

0,3

100,0

15,8

286

1,0

27,9

48,2

19,1

3,9

100,0

15,9

1.331

0,9

19,9

54,7

20,2

4 ,3

100,0

16,1 .

884

0,6

16,6

61,5

18,3

3,1

100,0

16,1

863


2,2


25,8


51,7


17,6


2,7


100,0


15,7


2.028

1,8

25,7

50,9

18,5

3,1

100,0

15,8

1.943

1,9

22,6

52,7

19,9

2,8

100,0

15,9

1.979

1,0

22,5

53,5

19,0

4,0

100,0

16,0

2.006

0,7

15,3

49,2

27,9

6,9

100,0

16,8

2.079


1,7


24,7


51,1


18,7


3,7


100,0


15,9


2.859

2,1

26,6

53,2

15,9

2,1

100,0

15,6

4.087

0,5

14,3

49,9

28,9

6,4

100,0

16,8

2.991

0,0

16,7

47,9

25,4

10,0

100,0

17,0

92

Ensemble du oavs

1,5

22 3

51;6

20,7

3,9

100,0

16,1

10.034

VIH/SIDA et santé de la repr oduction j 16 1

Parmi les femmes en âge de procréer ayant déjà eu des rapports sexuels, 24% déclarent les avoir eus avant l'âge de 15 ans(1l, dont 2% avant 12 ans. Par ailleurs, 52% de femmes ont eu leurs premiers rapports sexuels entre 15 et 17 ans, et 21% entre 18 et 20 ans. Compte tenu des entrées tardives à l'école, un grand nombre de jeunes filles connaissent leur première expérience sexuelle alors qu'elles sont encore à l'école primaire. Ceci justifie le démarrage des cours sur la prévention du VIH/SIDA dès l'école primaire.


Par rapport au milieu de résidence, la proportion des femmes ayant eu des rapports sexuels avant 15 ans est plus importante en milieu rural {26%} qu'en milieu urbain où elle n'est que de 19%. Cette proportion est plus faible à Kinshasa {14%) et au Kasaï Occidental {17%). C'est dans la pro­ vince Orientale (31%), à l'Equateur (30%), au Katanga (29%) et au Bandundu (28%) que ces propor­ tions sont les plus élevées, sans doute à cause des us et coutumes.


GI

GI

GI

GI

On note une augmentation nette de la précocité des rapports sexuels en fonction du degré de pauvreté et du niveau d'instruction de la mère. En effet, les femmes qui ont des rapports sexuels avant 15 ans sont plus nombreuses dans les ménages les plus pauvres {28%} comparées aux plus riches (16%). Le même écart s'observe entre les femmes sans instruction (26%) et celles qui ont atteint le niveau secondaire ou plus (15%}.



Graphique 8.4. Pourcentage de femmes de 15-49 ans selon l'âge au

premier rapport sexuel et le niveau d'instruction


2,1

Graphique 8.4. Pourcentage de femmes de 15-49 ans selon l'âge au

premier rapport sexuel et le niveau d'instruction


2,1


100%


90%


80%


70%

100%


90%


80%


70%


a,

60%

a,

60%


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50%

l:!

50%


0

Il.

40%

0

Il.

40%


30%


20%


10%


0%

30%


20%


10%


0%


Sans instruction

Primaire


Niveau d'instruction de la femme

Secondaire ou +

Sans instruction

Primaire


Niveau d'instruction de la femme

Secondaire ou +


15ans ,s-17 ans 018-2- ns 1121 ans et plus 1

15ans ,s-17 ans 018-2- ns 1121 ans et plus 1



::,

::,

L'âge moyen au premier rapport sexuel est de 16,1 ans. L'âge minimum est de 8 ans et le maximum de 39 ans, avec une médiane de 16 ans. L'âge moyen au premier rapport sexuel est quasiment le même selon le milieu de résidence, le niveau de pauvreté et le niveau d'instruction de la femme.


8.3. PREVALENCE CONTRACEPTIVE


Cette section analyse les méthodes contraceptives, modernes et traditionnelles, utilisées par les femmes mariées ou en union libre âgées de 15 à 49 ans ou par leur partenaire (tableau 8.10). Les méthodes modernes comprennent la stérilisation, la pilule, le stérilet, les injections, les implants, le préservatif, le diaphragme, les spermicides. Les méthodes traditionnelles comprennent l'allaite­ ment, l'abstinence périodique, le retrait ainsi que les méthodes dites populaires (infusions, bains, ...).


111 La loi fixe à 15 ans l'âge minimum du mariage pour la jeune fille (Code de la famille, article 352).


162 1 VIH/SIDA et santé de la reproduction


Tableau 8.1O : Répartition (en %) des femmes en union âgées de 15-49 ans qui utilisent (ou dont le partenaire utilise) actuellement une méthode contraceptive



Caractéristiques

Méthode actuelle


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1-


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Milieu de résidence

Urbain

61,4

0,8

0,2

2,5

0,5

0,9

0,0

3,9

0,0

0,0

3,6

22,3

2,5

1,2

100,0

9,0

29,6

38,6

2.253

Rural

71 ,5

0,2

0,0

0,4

0,0

0, 1

0,0

1,7

0,0

0, 1

6,7

15,1

3,3

0,9

100,0

2,5

26,0

28,5

5.618

Province

Kinshasa

50,7

0,9

0,1

2,9

0,5

0,6

0, 1

6,0

0,1

0,0

0,7

30,8

4,2

2,3

100,0

11,3

38,0

49,3

704

Bas-Congo

44,4

2,0

0,2

2,1

0,2

0,8

0,0

4,8

0,0

0,0

7,8

24,9

10,6

2, 1

100,0

10, 1

45,4

55,6

440

Bandundu Equateur Orientale

53,9

70, 1

73,0

0,4

0,8

0,1

0,0

0,0

0, 1

1,0

0,1

0,5

0,1

0, 1

0,0

0,0

0,0

0,5

0,0

0,0

0,0

4,8

1,2

0,8

0,2

0,0

0,0

0,1

0,0

0,4

6,9

8,5

10,3

29,4

14;2

10,6

1,6

4,2

3,1

1,5

0,9

0,6

100,0

100,0

100,0

6,6

2,2

2,4

39,5

27,7

24,6

46, 1

29,9

27,0

919

835

1.074

Nord -Kivu

87, 1

0,2

0,0

0,2

0,3

0,9

0,0

0,4

0,0

0,0

1,2

9,0

0,0

0,6

100,0

2,0

10,9

12,9

481

Sud-Kivu Maniema Katanga

88,1

75,4

74,2

0,0

0,0

0,2

0,0

0,0

0,1

0,8

0,0

1,1

0,0

0,0

0,2

0,5

0,0

0,2

0,0

0,0

0,0

0,2

0,0

2,4

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

1,0

0,0

6,6

7,6

19,2

11,2

1,0

5,4

3,2

0,8

0,0

0,4

100,0

100,0

100,0

1,5

0,0

4,4

10,5

24,6

21,4

11,9

24,6

25,8

570

257

1.054

Kasaï Oriental

79,2

0,0

0,0

0,9

0,1

0,3

0,0

1,3

0,0

0,0

4,0

12,1

1,5

0,6

100,0

2,6

18,1

20,8

778

Kasaï Occidental

61,9

0,3

0,0

1,3

0,0

0,0

0,0

2,4

0,0

0,1

7,6

23,0

2,6

0,8

100,0

4, 1

34,0

38,1

760

Niveau de pauvreté

Plus pauvres

72,6

0,0

0,0

0,3

0,0

0,1

0,0

1,1

0,0

0,3

7,3

13,9

3,8

0,5

100,0

1,9

25,5

27,4

1.706

Pauvres

71 ,6

0,4

0,0

0,2

0,0

0,1

0,0

1,1

0,1

0,0

7,3

15,5

2,8

0,9

100,0

1,9

26,5

28,4

1.651

Moyens

70,4

0,3

0,1

0,5

0,0

0,4

0,0

1,6

0,1

0,0

6,4

16,9

2,6

0,8

100,0

2,9

26,7

29,6

1.641

Riches

70,5

0,4

0,0

1,1

0, 1

0,3

0,0

3,2

0,0

0,0

4,4

15,4

3,5

1,2

100,0

5,0

24,4

29,5

1.539

Plus riches

55,4

1,2

0,2

3,4

0,6

0,9

0,0

5,2

0,0

0,0

2,8

25,8

2,9

1,5

100,0

11,7

32,9

44,6

1.335

Niveau d'instruction de

la femme

Sans Instruction

77,2

0,4

0,0

0,1

0,0

0,1

0,0

0,8

0,0

0,2

6,3

10,9

3,4

1,0

100,0

1,3

21,5

22,8

2.479

Primaire

69,7

0,4

0,0

0,6

0,0

0,2

0,0

1,9

0,0

0,0

6,6

16,8

3,0

0,9

100,0

3,1

27,2

30,3

3.285

Secondaire ou plus

57,0

0,8

0,1

2,6

0,6

0,8

0,0

4,9

0,1

0,1

4,0

25,0

2,8

1,0

100,0

10,2

32,9

43,0

2,033

Programme non formel

51,9

0,0

1,9

3,4

0,0

2,4

0,0

1,9

0,0

0,0

2,9

31,4

2,7

1,5

100,0

9,6

38,5

48,1

68

Age de la femme

15-19 ans

75,7

0,0

0,0

0,5

0,0

0,0

0,0

3,0

0,2

0,0

6,5

11,1

2,4

0,7

100,0

3,6

20,7

24,3

654

20-24 ans

70,7

0, 1

0,2

0,8

0,0

0, 1

0,0

2,7

0,0

0,0

4,9

16,6

3,1

0,6

100,0

4,0

25,3

29,3

1.358

25-49 ans

67,3

0,5

0,0

1,1

0,2

0,4

0,0

2,2

0,0

0,1

5,9

18,0

3,2

1,1

100,0

4,6

28,1

32,7

5.860

Ensemble du pays

68,6

0,4

0,1

1,0

0,1

0,3

0,0

2,3

0,0

0,1

5,8

17,2

3,1

1,0

100,0

4,4

27,0

31,4

7.871

Une femme sur trois utilise une méthode contraceptive, moderne ou traditionnelle. Parmi ces utilisatrices, 27% ont recours à une méthode contraceptive traditionnelle et seulement 4% à une méthode contraceptive moderne pour prévenir une grossesse non-désirée. Ces chiffres sous-esti­ ment la réalité dans la mesure où ils n'excluent pas de la sous-population susceptible de concevoir les femmes enceintes, infertiles et celles en aménorrhée post-partum.


La pratique de la contraception moderne par les femmes en union ou leur partenaires est donc particulièrement faible. Ceci expliquerait la fécondité élevée observée en ROC.


L'utilisation de la contraception moderne est plus le fait des femmes urbaines ou de leurs partenaires (9%), des femmes des ménages les plus riches (12%), des femmes de niveau d'instruc­ tion secondaire ou plus (10%) et des femmes résidant dans les provinces de Kinshasa et du Bas­ Congo (11%). Pour toutes les autres, la prévalence de la contraception moderne est inférieure à 7%.


La prévalence relativement élevée de la contra­ ception traditionnelle (27%) traduirait l'existence d'une demande de la contraception.


Le condom est la méthode moderne la plus utilisée (2%) suivie de la pilule (1%). En outre, on note que sur les 24% d'adolescentes âgées de 15-19 ans utilisatrices d'une méthode contraceptive, 3% utilisent le condom, 7% l'allaitement maternel, 2% le retrait et 11% la continence sexuelle. Deux adolescentes sur dix utilisent une méthode traditionnelle, tandis que 7 n'utilisent aucune méthode.


La prévalence contraceptive est légèrement plus élevée chez les femmes de 25-49 ans (33%) que chez les femmes de 20-24 ans (29%) et chez les adolescentes de 15-19 ans (24%).


CONCLUSION


Ce chapitre a analysé les connaissances des femmes en âge de procréer en matière de transmission et de prévention du VIH/SIDA, les comportements sexuels et la contraception. Les données analysées ne concernent que les femmes, car MICS2 n'a pas collecté d'informations auprès des hommes.


Il ressort des analyses effectuées que :



1 64 1 VIH/SIDA et santé de la rep roduction


Ces résultats suggèrent que des efforts importants devront être réalisés pour améliorer le niveau de connaissances, les attitudes et les pratiques en rapport avec la santé de la reproduction et le VIH/SIDA chez les femmes en âge de procréer.


VIH/SIDA et santé de la reprodu ction l 165


166 1 VIH/SIDA et santé de la reproduction

PROTECTION DES ENFANTS 9

INTRODUCTION


Ce chapitre examine la situation des enfants vulnérables, notamment les enfants souffrant de handicap (section 9.1) ; les enfants orphelins et les enfants ne résidant pas avec leurs parents (section 9.2) ; les enfants non enregistrés à l'état civil (section 9.3) et les enfants travailleurs (section 9.4).


L'objectif 8 du Sommet Mondial pour les Enfants stipule que les pays doivent « assurer une meilleure protection aux enfants se trouvant dans des circonstances particulièrement difficiles et s'attaquer aux causes fondamentales de ces situations».


MICS1 n'a pas étudié ces aspects en 1995. Avec MICS2, des questions ont été posées aux personnes en charge des enfants de moins de 15 ans, en rapport avec certains droits de ces der­ niers à la protection.


    1. ENFANTS AVEC HANDICAP


      Par handicap, il faut entendre non seulement une infirmité physique, mais aussi un trouble mental qui mettent une personne en état d'infériorité . Ce handicap peut être dû à une blessure, un traumatisme, une maladie, etc. Au total, 520 enfants de O à 15 ans souffrent d'un handicap quelcon­ que soit 2% de la population de ce groupe d'âge (tableau 9.1).


      Tableau 9.1 : Pourcentage d'enfants avec handicap selon certaines caractéristiques socio-démographiques


      Caractér istiques

      Enfants

      avec handicap (%)

      Effectif des enfants de O à 15 ans

      Milieu de résidence

      Urbain

      1,6

      7.868

      Rural

      2,1

      18.529

      Sexe de l'enfant

      Masculin

      2,1

      13.161

      Féminin

      1,8

      13.236

      Age de l'enfant

      0-4 ans

      1,2

      10.389

      5- 9 ans

      2, 1

      8 .373

      10-14 ans

      2 ,9

      7.633

      Ensemble du pays

      2,0

      26.397


      Les différences selon le milieu de résidence et le sexe de l'enfant sont négligeables. Par contre, les enfants âgés de 0-4 ans souffrent moins d'un handicap quelconque que ceux d'autres groupes d'âge.


      Il ressort des données de l'enquête que parmi les enfants avec handicap, 78% souffrent d'une infirmité physique (motrice , auditive, verbale ou visuelle) tandis que 15% sont touchés par un trouble mental. La nature du handicap n'a pas pu être déterminée pour 7% des enfants avec handi­ cap. Parmi les enfants avec handicap physique, 44% ont un handicap moteur.


      D'après les déclarations des mères ou des personnes en charge de ces enfants, le handicap chez l'enfant est dû principalement aux causes congénitales (28%), aux accidents ou traumatismes


      Protection des enfants l 167



      {14%), au mauvais sort (11%), à la poliomyélite (10%), aux injections mal administrées {8%) et aux accidents à l'accouchement (5%). D'autres causes telles que le Konzo<1l et la gangrène sont signa­ lées par moins de 1% des mères enquêtées (tableau 9.2).


      Tableau 9.2 : Pourcentage d'enfants souffrant d'un handicap quelconque selon les différentes causes



      Causes du handicap


      %

      Poliomyélite

      9,6

      Injection

      7,6

      Accident / Traumatisme

      14,2

      Konzo

      0,8

      Gangrène

      0,6

      Mauvais sort

      1 1,3

      Accident à l'accouchement

      4,8

      Cause congénitale

      28,2

      Autre

      23,0

      Total

      100,0

      Effectif des enfants

      520


      Notons que selon la déclaration des mères, un enfant sur dix souffre de handicap à cause d'un mauvais sort (effets nuisibles de la sorcellerie ou malédiction). Ce type de croyances doit être pris en compte dans les stratégies relatives au traitement des enfants avec handicap, du fait qu'il pousse les parents à rechercher les soins chez des guérisseurs plutôt qu'auprès des services de santé modernes.


      Graphique 9.1. Causes du handicap chez l'enfant

      Graphique 9.1. Causes du handicap chez l'enfant


      Polio

      9,6%

      Polio

      9,6%


      Injection

      7,6%


      Accident / Traumatisme 14,2%


      Konzo

      0,8%


      _ _ Gangrène

      Injection

      7,6%


      Accident / Traumatisme 14,2%


      Konzo

      0,8%


      _ _ Gangrène


      Cause congénitale

      28,2%

      0, 6%

      Cause congénitale

      28,2%

      0, 6%



      4,8%

      4,8%



    2. ENFANTS NE RESIDANT PAS AVEC LEURS PARENTS ET ORPHELINS


      Les enfants ne vivant pas avec leurs parents biologiques (décédés ou vivant ailleurs) courent plus de risques de discrimination, de violence, de négation de leurs droits à l'héritage, de négligence, d'exploitation économique ou sexuelle. Le tableau 9.3 présente la situation de résidence des enfants de O à 14 ans dans les ménages.


      <•1 Le « Konzo » est une forme de paralysie due à la consommation fréquente de manioc qui n'a pas subi un bon rouissage.


      168 j Protection des e11fa11ts


      Tableau 9.3 : Pourcentage d'enfants de 0-14 ans qui ne vivent pas dans les ménages avec un parent biologique selon certaines caractéristiques socio-démographiques




      Caractéristiques


      Statut de résidence des enfants


      Enfants ne vivant pas avec un parent


      Un ou les deux parents décédés


      Effectif des enfants


      Vivant avec les 2 parents

      Ne vit avec aucun des oarents biologiques

      Vit avec

      la mère

      Vit avec le oère


      Impossible à déterminer


      Total

      Seul le père en vie

      Seule la mère en vie

      Les deux parents en vie

      Les deux parents décédés

      Le père en vie

      Le père décédé

      La mère en vie

      La mère décédée

      Milieu de résidence

      Urbain

      64,6 ·

      0,9

      1,5

      6,8

      1,2

      15,4

      4,1

      3,8

      1,1

      0,5

      100,0

      10,5

      8,8

      7.868

      Rural

      70,7

      0,9

      1,8

      5,5

      0,9

      10,7

      4,6

      2,9

      1,2

      0,6

      100,0

      9,2

      9,6

      18.527

      Province

      Kinshasa

      59,2

      0,9

      1,4

      5,9

      1,6

      20,1

      4,3

      4,6

      1,2

      0,9

      100,0

      9,8

      9,4

      2.418

      Bas-Congo

      60,4

      1,5

      1,3

      8,2

      0,6

      18,9

      3,1

      4,2

      1,4

      0,5

      100,0

      11,5

      7,8

      1.638

      Bandundu

      71,7

      0,7

      0,9

      4,3

      0,7

      15,2

      3,8

      1,7

      0,8

      0,3

      100,0

      6,5

      6,8

      3.014

      Equateur

      67,2

      1,1

      1,9

      5,9

      1,5

      10,3

      4,8

      4,7

      1,4

      1,3

      100,0

      10,4

      10,7

      2.668

      Orientale

      64,6

      0,9

      1,9

      9,0

      0,7

      12,0

      3,9

      5,2

      1,1

      0,8

      100,0

      12,5

      8,5

      3.324

      Nord-Kivu

      71,1

      1,0

      2,2

      4,5

      1,3

      9,3

      6,0

      1,9

      2,0

      0,7

      100,0

      9,0

      12,6

      1.995

      Sud-Kivu

      70,6

      1,0

      3,0

      4,3

      1,5

      8,5

      7,1

      2,1

      1,7

      0,4

      100,0

      9,8

      14,3

      1.924

      Maniema

      67,3

      2,1

      2,7

      7,1

      0,1

      8,1

      2,6

      7,2

      1,5

      1,3

      100,0

      12,0

      9,0

      714

      Katanga

      69,8

      0,8

      1,4

      6,2

      1,0

      12,3

      5,3

      2,2

      0,8

      0,3

      100,0

      9,3

      9,2

      3.738

      Kasaï Oriental

      76,3

      0,7

      1,8

      5,1

      0,5

      8,2

      3,9

      2,2

      1,1

      0,1

      100,0

      8,2

      8,1

      2.461

      Kasaï Occidental

      76,9

      0,8

      1,6

      4,8

      1,3

      7,9

      3,5

      2,1

      1,0

      0,1

      100,0

      8,5

      8,2

      2.501

      Niveau de pauvreté

      Plus pauvres

      68,6

      0,9

      2,0

      6,4

      0,8

      11,3

      5,1

      3,0

      1,3

      0,7

      100,0

      10,0

      10,1

      5.230

      Pauvres

      70,7

      0,9

      1,4

      4,6

      1,0

      10,9

      5,2

      3,4

      1,3

      0,6

      100,0

      7,9

      9,8

      5.455

      Moyens

      72,1

      1,0

      1,8

      5,4

      0,9

      11,0

      4,1

      2,3

      1,0

      0,4

      100,0

      9,0

      8,8

      5.518

      Riches

      70,6

      1,0

      1,6

      5,4

      1,0

      11,8

      4,0

      3,0

      1,2

      0,3

      100,0

      9,1

      8,9

      5.264

      Plus riches

      61,8

      0,9

      1,7

      8,1

      1,4

      15,8

      3,9

      4,5

      1,1

      0,7

      100,0

      12,2

      9,1

      4.929

      Sexe de l'enfant

      Masculin

      68,8

      0,7

      1,6

      5,4

      1,1

      12,4

      4,5

      3,6

      1,3

      0,6

      100,0

      8,8

      9,2

      13.159

      Féminin

      69,0

      1,2

      1,8

      6,5

      0,9

      11,8

      4,5

      2,8

      1,1

      0,5

      100,0

      10,4

      9,5

      13.236

      Age de l'enfant

      0-4 ans

      75,9

      0,4

      0,5

      2,5

      0,2

      15,5

      2,7

      1,5

      0,4

      0,3

      100,0

      3,6

      4,2

      10.389

      5-9 ans

      68,0

      0,9

      1,8

      7,0

      1,1

      10,7

      4,8

      3,9

      1,3

      0,5

      100,0

      10,8

      9,9

      8.373

      10-14 ans

      60,4

      1,8

      3,2

      9,3

      2,1

      9,0

      6,5

      4,7

      2,2

      0,8

      100,0

      16,4

      15,7

      7.633

      Ensemble

      68,9

      0,9

      1,8

      5,9

      1,0

      12,1

      4,5

      3,2

      1,2

      0,5

      100,0

      9,6

      9,3

      26.395


          1. Enfants vivant dans le ménage sans un parent biologique


            MICS2 a dénombré 26.395 enfants de moins de 15 ans. Parmi eux, 90% vivent dans le ménage avec un ou les deux parents : 69% vivent avec les deux parents; 17% vivent avec leur mère seulement et 4% avec le père seulement.

            Presque 10% d'enfants vivent dans le ménage sans aucun parent biologique : 1% sont orphelins de père et de mère et 9% ont leurs parents qui vivent ailleurs.


            Les proportions d'enfants âgés de O à 14 ans vivant dans le ménage sans aucun parent biologique varient peu selon le milieu de résidence (11% en milieu urbain et 9% en milieu rural), le sexe de l'enfant et le niveau de pauvreté, à l'exception des ménages les plus riches où cette propor­ tion est de 12%. Ces enfants sont proportionnellement plus nombreux dans la province Orientale (13%), le Maniema et le Bas-Congo (12%) ainsi que dans le groupe d'âges 10-14 ans (16%).


            Parmi les enfants vivant dans un ménage sans aucun parent biologique, l'un des deux ou les deux étant en vie, mais vivant ailleurs, 93% vivent dans le ménage d'un parent ascendant ou descen­ dant. Il s'agit des enfants "confiés". Le phénomène de "confiage" ainsi que ses conséquences ont fait l'objet de plusieurs études en ROC. Ces études s'accordent à reconnaitre que les enfants confiés sont généralement moins scolarisés que ceux vivant avec leurs parents et sont plus sollicités pour les travaux domestiques (Lututala, Ngondo et Munkeni, 1996).


            Dans la société congolaise, l'on observe que certains conjoints urbains sollicitent, auprès des membres de la famille résidant dans les villages, des enfants pour les aider dans les travaux domestiques. Cela arrive souvent lorsqu'un jeune couple se forme dans les villes, et que l'épouse et l'époux travaillent. C'est pour cette raison que ce sont souvent les jeunes filles qui sont sollicitées, car plus aptes aux travaux domestiques et qui, par conséquent, migrent des villages vers les villes. Ce qui est vu par les enfants concernés comme une ascension sociale par rapport aux autres en­ fants qui restent au village, est en réalité une exploitation socio-économique des jeunes enfants d'origine rurale par les citadins, surtout si ces derniers ne leur assurent pas comme il se doit leurs droits à l'éducation, à la santé, à l'alimentation, à l'habillement.


            C'est à partir de l'âge scolaire que la pratique des enfants confiés se fait remarquer. Ceci renvoie à un autre volet du phénomène, celui du poids économique des enfants confiés sur les ménages d'accueil. Les effets de la crise économique rendent certains parents incapables de sub­ venir aux besoins scolaires de leurs enfants. Ces derniers sont alors confiés à d'autres membres de famille pour qu'ils prennent leur scolarisation en charge.


          2. Enfants orphelins


      La population congolaise compte 6% d'enfants orphelins de père, 2% d'orphelins de mère et 1% d'orphelins de père et de mère (tableau 9.4). Presque un enfant sur dix est orphelin. Il y a plus d'orphelins de père que d'orphelins de mère parmi les enfants de moins de 15 ans. Cet écart est dû entre autres à l'espérance de vie des hommes qui est inférieure à celle des femmes. On note une plus grande proportion (7%) dans les ménages les plus pauvres. La proportion d'orphelins de père est sensiblement la même en milieu rural qu'en milieu urbain (6%).


      1 70 j Protection des e11fa11ts

      Tableau 9.4 :Pourcentage d'enfants de 0-14 ans orphelins vivant dans les ménages selon certai­ nes caractéristiques socio-démographiques



      Caractéristiques


      Orphelins de mère


      Orphelins de père


      Orphelins de père et de mère


      Un ou les deux parents décédés


      Effectifs des enfants


      Milieu de résidence

      Urbain

      2,0

      5,6

      1,2

      8,8

      7.868

      Rural

      2,2

      6,4

      0,9

      9,6

      18.527

      Province

      Kinshasa

      2,1

      5,7

      1,6

      9,4

      2.418

      Bas-Congo

      2,9

      4,4

      0,6

      7,8

      1.638

      Bandundu

      1,5

      4,7

      0,7

      6,8

      3.014

      Equateur

      2,5

      6,7

      1,5

      10,7

      2.668

      Orientale

      2,0

      5,8

      0,7

      8,5

      3.324

      Nord-Kivu

      3,0

      8,3

      1,3

      12,6

      1.995

      Sud-Kivu

      2,7

      10,1

      1,5

      14,3

      1.924

      Maniema

      3,6

      5,3

      0,1

      9,0

      714

      Katanga

      1,6

      6,7

      1,0

      9,2

      3.738

      Kasaï Oriental

      1,8

      5,7

      0,5

      8,1

      2.461

      Kasaï Occidental

      1,8

      5,1

      1,3

      8,2

      2.501

      Niveau de pauvreté

      Plus pauvres

      2,1

      7,1

      0,8

      10,1

      5.230

      Pauvres

      2,2

      6,6

      1,0

      9,8

      5.455

      Moyens

      2,0

      6,0

      0,9

      8,8

      5.518

      Riches

      2,2

      5,6

      1,0

      8,9

      5.264

      Plus riches

      2,1

      5,6

      1,4

      9,1

      4.929

      Sexe de l'enfant

      Masculin

      2,0

      6,1

      1,1

      9,2

      13.159

      Féminin

      2,2

      6,3

      0,9

      9,5

      13.236

      Age de l'enfant

      0-4 ans

      0,8

      3,2

      0,2

      4,2

      10.389

      5-9 ans

      2.1

      6,6

      1,1

      9,9

      8.373

      10-14 ans

      3,9

      9,7

      2,1

      15,7

      7.633

      Total

      2,1

      6,2

      1,0

      9,3

      26.395


      Les proportions d'orphelins de père restent plus élevées dans les provinces affectées par la guerre, sur­ tout le Sud-Kivu (10%) et le Nord-Kivu (8%). Les taux sont de 7% dans les provinces de l'Equateur et du Ka­ tanga.

      La guerre engendre d'autres problèmes sociaux (la pauvreté, les maladies sexuellement transmissi­ bles, etc.), qui sous-tendent une mortalité élevée des parents.


      Dans les autres provinces, les taux sont égaux ou légèrement inférieurs à la moyenne natio­ nale. C'est dans le Bandundu (5%) et le Bas-Congo (4%) que ces taux sont les plus faibles.


      Protection des enfants 1 171


      Graphique 9.2. Proportion d'orphelins de père par province

      12 -i--- ------------------------------


      10,1


      Sud-Kivu Nord-Kivu Equateur Katanga Orientale Kinshasa Kasai Manierna Kasai Bandundu Bas-Congo

      Oriental Occidental

      Province


    3. ENREGISTREMENT DES NAISSANCES A L'ETAT CIVIL


      La Convention internationale sur les droits de l'enfant stipule que « l'enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a, dès celle-ci, le droit à un nom, le droit d'acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux ». L'enregistrement des naissances à l'Etat civil constitue un moyen fondamental de préserver ces droits. En ROC, l'article 116 du Code de la famille fait obligation aux parents de déclarer toute naissance à l'officier de l'Etat civil de la résidence du père ou de la mère dans les 30 jours qui suivent la naissance. Le tableau

      9.5 indique le pourcentage des enfants enregistrés à l'Etat civil.


      Sur les 9.454 enfants âgés de moins de 5 ans enquêtés, 34% sont enregistrés à l'Etat civil ; 10% de ces enregistrements sont confirmés par la présence d'un extrait d'acte de naissance, tandis que 24% des cas le sont selon une simple déclaration des mères. Ainsi, deux naissances sur trois ne sont pas déclarées à l'Etat civil.


      172 1 Protection des e11fa11ts


      Tableau 9.5 : Pourcentage d'enfants âgés de moins de 5 ans enregistrés à l'Etat civil selon certaines caractéristiques socio-démographiques



      Caractéristiques


      Enregistré avec extrait d'acte de naissance


      Enregistré à l'Etat civil


      Nombre d'enfants

      Oui

      Non

      Oui

      Non

      Total


      Milieu de résidence

      Urbain Rural


      Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

      Kasaï Oriental Kasaï Occidental


      Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

      Moyens Riches Plus riches


      Niveau d'instruction de la

      mère

      Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

      Programme non formel


      Sexe de l'enfant Masculin Féminin


      Age de l'enfant Moins de 6 mois 6-11 mois

      12-23 mois

      24-35 mois

      36-47 mois

      48-59 mois


      8,1


      21,4


      29,5


      70,5


      100,0


      3.062

      10,7

      25,5

      36,1

      63,9

      100,0

      6.392


      5,5


      20,4


      25,9


      74,1


      100,0


      921

      23,0

      30,5

      53,5

      46,5

      100,0

      656

      25,8

      29,0

      54,8

      45,2

      100,0

      1.257

      5,2

      43,5

      48,7

      51,3

      100,0

      227

      8,6

      35,2

      43,8

      56,2

      100,0

      1.255

      5,7

      22,2

      28,0

      72,0

      100,0

      719

      1,9

      30,9

      32,9

      67,1

      100,0

      700

      7,5

      20,6

      28,1

      71,9

      100,0

      266

      6,0

      15,1

      21,1

      78,9

      100,0

      1.464

      6,0

      12,7

      18,7

      81,3

      100,0

      965

      6,1

      21,2

      27,3

      72,7

      100,0

      1:022


      10,9


      27,0


      37,9


      62,1


      100,0


      1.760

      9,3

      24,6

      33,9

      66,1

      100,0

      1.924

      10,9

      23,5

      34,3

      65,7

      100,0

      2.036

      7,3

      25,0

      32,3

      67,7

      100,0

      1.926

      10,9

      20,8

      31,7

      68,3

      100,0

      1.808


      9,1


      25,0


      34,2


      65,8


      100,0


      2.655

      10,0

      23,8

      33,8

      66,2

      100,0

      3.972

      10,2

      24,1

      34,3

      65,7

      100,0

      2.731

      7,6

      18,3

      25,9

      74,1

      100,0

      91


      9,6


      23,9


      33,5


      66,5


      100,0


      4.752

      10,0

      24,4

      34,5

      65,5

      100,0

      4.702


      6,1


      9,0


      15,1


      84,9


      100,0


      1.005

      10,1

      17,0

      27,1

      72,9

      100,0

      1.028

      9,1

      22,9

      32,0

      68,0

      100,0

      2.060

      10,9

      26,1

      37,0

      63,0

      100,0

      1.813

      10,5

      30,5

      41,0

      59,0

      100,0

      1.663

      11,1

      30,8

      41,9

      58,1

      100,0

      1.804

      Ensemble du pays

      9,8

      24,2

      34 0

      66.0

      100,0

      9.454


      Les taux d'enrègistrement des naissances (avec ou sans extrait d'acte de naissance) les plus importants s'observent au Bandundu (55%) et au Bas-Congo (54%) ;les plus bas se retrouvent au Kasaï Oriental (19%), au Katanga (21%) et aussi à Kinshasa (26%).


      Protection des enfants l173



      Graphique 9.3. Taux d'enregistrement des naissances par province

      Graphique 9.3. Taux d'enregistrement des naissances par province



      40

      f

      30

      :J 0 IL

      20

      40

      f

      30

      :J 0 IL

      20


      10

      10


      0

      0


      Equateur

      Orientale Sud-Kivu Bas-Congo Bandundu Nord-Kivu Kasai Manierna

      Occidental

      Province

      : •sans carte _•avec carte i

      Kinshasa Katanga Kasai

      Oriental

      Equateur

      Orientale Sud-Kivu Bas-Congo Bandundu Nord-Kivu Kasai Manierna

      Occidental

      Province

      : •sans carte _•avec carte i

      Kinshasa Katanga Kasai

      Oriental



      Le taux d'enregistrement des naissances à l'Etat civil augmente avec l'âge des enfants. Il va de 15% chez les enfants de moins de 6 mois à 42% chez ceux de 48-59 mois. Ceci dénote le caractère tardif de l'enregistrement des naissances par les parents qui ne se conforment pas aux prescrits de l'article 116 du Code de la famille.


      Par ailleurs, aucune discrimination selon le sexe de l'enfant n'est observée quant à l'enregis­ trement des naissances. De même, le niveau d'instruction de la mère n'a aucune influence sur cette pratique. Quant au niveau de pauvreté, on observe que les plus pauvres font plus enregistrer les enfants (38%) que les plus riches (32%). ·


      Le tableau 9.6 indiquent les raisons du non-enregistrement des naissances à l'Etat civil. Les mères interrogées ont avancé plusieurs raisons. Les principales sont l'ignorance des mères en la matière (26%), le manque d'intérêt (16%), le coût élevé de l'enregistrement (14%) ainsi que l'éloigne­ ment du centre d'enregistrement (10%).


      174 1 Protection des enfants

      Tableau 9.6 : Pourcentage d'enfants âgés de moins de 5 ans non enregistrés à l'Etat civil selon les raisons du non-enregistrement et certaines caractéristiques socio-démographiques



      Caractéristiques


      Enregistré à

      l'Etat civil

      La naissance n'a pas été enreaistrée

      parce aue


      Nombre d'enfants

      Coût trop élevé

      Eloignement centre d'enregistrement

      Ne savait pas qu'elle devrait enreaistrer

      En retard et ne voulait pas paver amende

      Ne sait pas où l'enreaistrer


      Sans intérêt


      Autre


      Ne sait pas


      Total

      Milieu de résidence

      Urbain Rural


      Province

      Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

      Kasaï Oriental Kasaï Occidental


      Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

      Moyens Riches Plus riches


      Niveau d'instruction de la mère

      Sans instruction Primaire Secondaire ou plus

      Programme non formel


      Sexe de l'enfant Masculin Féminin


      Age de l'enfant Moins de 6 mois 6-11 mois

      12-23 mois

      24-35 mois

      36-47 mois

      48-59 mois


      29,5


      11,8


      3,3


      36,4


      1,9


      7,9


      20,0


      13,2


      5,5


      100,0


      3.062

      36,1

      14,5

      13,9

      21,0

      3,9

      6,4

      13,2

      23,2

      3,9

      100,0

      6.392


      25,9


      14,5


      4,5


      36,7


      1,0


      9,0


      19,1


      10,4


      4,8


      100,0


      921

      53,5

      14,0

      19,5

      14,4

      4,0

      2,7

      19,2

      22,3

      4,0

      100,0

      656

      54,8

      28,7

      9,6

      8,7

      13,3

      5,2

      16,6

      14,4

      3,6

      100,0

      1.257

      48,7

      12,4

      11,6

      16,9

      2,0

      7,8

      30,3

      17,3

      1,7

      100,0

      227

      43,8

      14,0

      11,8

      11,6

      4,5

      6,0

      11,2

      34,1

      6,8

      100,0

      1.255

      28,0

      23,9

      4,3

      20,6

      3,5

      8,0

      8,6

      28,4

      2,7

      100,0

      719

      32,9

      21,7

      3,7

      5,8

      3,0

      1,7

      6,4

      46,3

      11,6

      100,0

      700

      28,1

      18,8

      8,9

      42,1

      0,0

      4,5

      6,9

      13,9

      5,0

      100,0

      266

      21,1

      6,1

      9,8

      35,5

      1,6

      10,3

      17,4

      15,7

      3,7

      100,0

      1.464

      18,7

      6,9

      10,8

      38,3

      0,2

      5,9

      23,1

      10,7

      4,1

      100,0

      965

      27,3

      5,6

      19,2

      36,6

      2,4

      8,0

      13,8

      13,1

      1,3

      100,0

      1.022


      37,9


      18,3


      15,9


      15,4


      1,5


      7,3


      10,6


      27,2


      3,9


      100,0


      1.760

      33,9

      12,0

      13,4

      23,4

      4,6

      6,9

      15,0

      21,7

      3,0

      100,0

      1.924

      34,3

      13,3

      11,6

      26,8

      3,8

      5,5

      13,9

      20,0

      5,2

      100,0

      2.036

      32,3

      12,7

      7,7

      28,7

      4,1

      8,2

      15,8

      17,8

      5,0

      100,0

      1.926

      31,7

      12,2

      3,1

      36,1

      1,6

      6,9

      22,2

      12,9

      5,0

      100,0

      1.808


      34,2


      14,6


      12,2


      23,9


      2,7


      6,9


      13,4


      22,1


      4,2


      100,0


      2.655

      33,8

      14,1

      12,2

      25,1

      3,3

      7,3

      13,6

      20,5

      4,1

      100,0

      3.972

      34,3

      11,9

      5,7

      30,3

      3,6

      6,5

      20,1

      16,6

      5,3

      100,0

      2.731

      25,9

      11,0

      1,8

      34,4

      0,0

      6,4

      28,1

      15,4

      3,0

      100,0

      91


      33,5


      13,8


      10,0


      27,2


      2,8


      7,0


      14,6


      19,7


      4,8


      100,0


      4.752

      34,5

      13,3

      10,5

      25,4

      3,5

      6,9

      16,5

      19,8

      4,1

      100,0

      4.702


      15,1


      14,9


      11,2


      21,4


      1,8


      7,2


      11,6


      26,4


      5,5


      100,0


      1.005

      27,1

      13,2

      11,7

      25,4

      2,3

      6,9

      13;9

      22,7

      4,0

      100,0

      1.028

      32,0

      13,3

      9,6

      27,5

      3,9

      7,0

      16,0

      18,3

      4,5

      100,0

      2.060

      37,0

      13,8

      10,6

      29,3

      2,8

      6,9

      15,4

      17,4

      3,9

      100,0

      1.813

      41,0

      14,1

      9,5

      25,0

      4,4

      5,9

      18,5

      17,7

      4,9

      100,0

      1.663

      41,9

      12,8

      8,4

      28,0

      3,5

      7,5

      16,6

      19,3

      3,9

      100,0

      1.804

      Ensemble du pays

      34,0

      13,6

      10,2

      26,3

      3,2

      6,9

      15,5

      19,8

      4,4

      100,0

      9.454


      Ainsi, plus d'un quart de mères enquêtées ne savaient pas qu'il fallait faire enregistrer leurs enfants à l'Etat civil. La proportion des femmes qui ne le sa­ vent pas est plus importante en milieu urbain {36%) qu'en milieu rural (21%) et dans les provinces du Maniema, du Katanga, des deux Kasaï et à Kinshasa. Le coût trop élevé de l'enregistrement est plus évo­ qué au Bandundu (29% de mères) et au Nord-Kivu (24%), l'absence d'intérêt à l'Equateur (30%) et l'igno­ rance du lieu d'enregistrement au Katanga (10%).

      L'éloignement du centre d'enregistrement est plus signalé au Bas-Congo {20%) et au Kasaï Occi­ dental (19%). Cette raison est surtout évoquée en milieu rural où le chef-lieu du secteur (centre d'enregistrement) peut se situer à plus de 20 km de certains villages.


      Graphique 9.4. Raisons du non-enregistrement des naissances


      Autre 19,8%


      Coût trop élevé 13,6%



      Sans intérêt 15,5%


      Eloignement centre d'enregistrement 10,2%



      Ne sait pas où l'enregistrer

      Ne savait pas qu'elle

      devrait enregistrer 26,3%

      6,9%

      En retard et ne voulait pas payer amende 3,2%


      Etant donné la gratuité de l'enregistrement des naissances dans les 30 jours prescrits par la loi, le coût évoqué par les mères ou personnes en charge d'enfants de moins de cinq ans se réfère aux frais liés au jugement supplétif imposé lorsque l'enregistrement est hors délai.


    4. TRAVAIL DES ENFANTS


      Selon les estimations du Bureau International du Travail (BIT,1998), au moins 120 millions d'enfants de 5 à 14 ans travaillent dans le monde. La ROC n'échappe pas à ce phénomène. Les enfants qui travaillent ont, en principe, moins de chance d'être scolarisés et courent plus de risque d'abandonner l'école. Le travail des enfants n'est souvent pas réglementé ; il s'exerce sans mesures de protection contre les abus. En outre, de nombreux types d'activités sont dangereux ou présentent des risques pour la santé et le développement des enfants.


      L'enquête MICS2 a cherché à connaître l'ampleur et la nature du travail des enfants. Le ta­ bleau 9.7 renseigne sur les enfants qui exercent :


      • un travail, rémunéré ou non, pour le compte d'une personne qui n'est pas membre de leur ménage ;

      • des travaux domestiques pour leur ménage ;

      • d'autres travaux pour la famille, dans une ferme ou dans les affaires (travaux économi­ ques) ;

      • un travail rémunéré pour leur propre compte.


176 1 Protection des enfants

      1. Ampleur du phénomène et caractéristiques


        MICS2 considère qu'un enfanttravaille quand il effectue un travail pour une personne extérieure au ménage, un travail domestique pendant 4 heures ou plus par jour ou d'autres travaux pour la famille.

        Les enfants qui travaillent pour leur propre compte ont aussi été pris en considération. En ROC, 24% d'enfants âgés de 5 à 14 ans travaillent actuellement.

        Cette proportion ne change pas même si la catégorie des enfants qui travaillent pour leur propre compte n'était pas mise en évidence.


        Tableau 9.7 : Pourcentage d'enfants de 5-14 ans qui travaillent actuellement selon certaines caractéristiques socio-démographiques



        Caractéristiques

        Travail pour personne extérieure au ménaae


        Travaux ménagers


        Autre Travail pour la famille


        Travail propre compte


        Travaille actuellement


        Nombre d'enfants


        Payé


        Non oavé

        Moins de 4h oar iour

        4h ou plus oar iour


        Milieu de résidence 1

        Urbain Rural


        Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga

        Kasai Oriental Kasai Occidental


        Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres

        Moyens Riches Plus riches


        Niveau d'instruction de la mère

        Sans instruction

        Primaire Secondaire ou plus Programme non formel


        Sexe de l'enfant Masculin Féminin


        Age de l'enfant

        5-9 ans

        10-14 ans

        1,1

        7,8

        45,3

        5,5

        8,6

        2,6

        19,4

        4.760

        2,3

        8,0

        42,8

        7,4

        14,0

        4,5

        26,2

        11.246


        0,4


        4,9


        47,1


        3,2


        5,5


        1,2


        12,2


        1.487

        0,3

        6,4

        47,8

        4,6

        18,1

        3,5

        25,3

        975

        1,7

        16,4

        45,1

        6,0

        10,6

        8,5

        28,9

        1.741

        1,4

        3,1

        47,4

        6,1

        23,8

        6,9

        30,4

        1.629

        2,0

        4,5

        39,3

        7,5

        15,0

        2,8

        23,4

        2.049

        4 ,8

        10,8

        31,2

        19,8

        4,1

        3,6

        30,8

        1.265

        3,8

        7,8

        44,2

        9,4

        10,6

        4,1

        25,0

        1.216

        1,7

        20,5

        48,8

        6,8

        13,8

        8,5

        33,9

        445

        2,0

        5,5

        42,1

        4,6

        13,9

        2,2

        21,8

        2.252

        1,1

        9,1

        48,5

        3,4

        9,1

        2,6

        19,4

        1.484

        2,2

        8,8

        43,1

        6,4

        10,3

        2,4

        23,5

        1.463


        2,2


        7,9


        43,3


        8,2


        12,9


        5,1


        25,3


        3.072

        2,5

        8,4

        42,9

        6,9

        13,7

        5,0

        25,7

        3.280

        2,4

        7,5

        42,2

        7,0

        14, 1

        3,9

        26,4

        3.332

        2, 1

        8,6

        41,8

        7,5

        12,0

        3,7

        25,0

        3.239

        0,4

        7,3

        47,9

        4,5

        8,8

        1,7

        18,2

        3.083


        2,7


        7,6


        43,6


        7,6


        14,1


        4,2


        26,5


        5.256

        1,7

        8,3

        42,3

        7,3

        12,8

        4,4

        25,0

        6.296

        1,4

        7,8

        45,7

        5,3

        9,5

        3,0

        20,3

        4.141

        0,0

        11,2

        45,2

        3,2

        16,5

        1,7

        24,4

        180


        2,3


        7,3


        35,2


        4,6


        12,4


        4,4


        22,7


        7.952

        1,6

        8,6

        51,8

        9,1

        12,3

        3,4

        25 ,7

        8.055


        0,0


        0,1


        14,7


        1,8


        0,0


        0,0


        1,8


        8.373

        4 ,1

        16,6

        75,3

        12,3

        25,9

        8,2

        48,7

        7.633

        Ensemble du oavs

        1 9

        7 9

        43 6

        6.8

        12 4

        3.9

        24 2

        16.007


        L'enquête montre que 10% d'enfants travaillent pour une personne extérieure au ménage, parmi lesquels 8% ne sont pas rémunérés. La moitié des enfants font des travaux ménagers dont 7% sont occupés à ces travaux pendant 4 heures ou plus par jour. Un peu plus d'un enfant sur dix exercent un travail pour la famille et 4% d'enfants travaillent pour leur propre compte.


        Protection des enfants j 177

        En moyenne, les enfants de 5 à 14 ans qui réalisent des travaux ménagers y consacrent 14,8 heures par semaine. Il s'agit des travaux relatifs à la préparation des repas, la recherche du bois et de l'eau, le nettoyage de la maison, etc. Ces travaux s'inscrivent généralement dans le cadre de la socialisation des enfants, notamment des filles par rapport à leurs futures responsabilités d'épouses et de mères.


        Ceux qui travaillent pour leur propre compte s'occupent en moyenne pendant 13,4 heures par semaine. Ils exercent des travaux agricoles (37% des cas), sont dans le petit commerce (31%) et dans les activités telles que l'exploitation des pierres précieuses (3%), l'artisanat (7%) ou exercent de petits métiers/services (cordonnerie, cirage des chaussures, lavage de voitures, etc.). Par ailleurs, les enfants qui exécutent des travaux quelconques pour des non-membres du ménage consacrent en moyenne 11,1 heures à ces travaux.


        Les données du tableau 9.7 révèlent quelques différences dans le travail des enfants. Globa­ lement les filles travaillent plus que les garçons (25% contre 22%). Elles sont presque deux fois plus impliquées dans les travaux domestiques de 4 heures et plus, tandis que les garçons sont légère­ ment plus impliqués dans le travail pour leur propre compte ou le travail rémunéré pour des tiers. Ce sont essentiellement les enfants de 10-14 ans qui travaillent.


        Les enfants vivant en milieu rural travaillent plus (26%) que ceux du milieu urbain (19%), sauf en ce qui concerne le travail non rémunéré pour des tierces personnes (8% dans les deux milieux).


        C'est dans les provinces du Maniema (34%), du Nord-Kivu et de l'Equateur (30%) que les proportions d'enfants qui travaillent sont les plus élevées. C'est à Kinshasa (12%) que les enfants travaillent le moins. Le travail rémunéré est exercé par un plus grand nombre d'enfants du Nord-Kivu (5%) et du Sud-Kivu (4%). Par ailleurs les enfants travaillent pour leur propre compte surtout au Maniema et au Bandundu (9%), ainsi qu'à l'Equateur (7%). Le Nord-Kivu se distingue également par la plus forte proportion d'enfants faisant du travail ménager de 4 heures ou plus par jour (20%).


        Les enfants des ménages les plus riches travaillent moins (18%) que ceux des autres caté­ gories des ménages (autour de 25%) et ce, quel que soit le type de travail qui est considéré. Les enfants des mères les moins instruites travaillent plus que ceux des mères les plus instruites.


      2. Types de travaux exercés par les enfants


L'enquête MICS2 s'est intéressée au type de travail exercé par les enfants pour des person­ nes autres que les membres de leur ménage (tableau 9.8).


Tableau 9.8 : Répartition (%) des enfants de 5 à 14 ans ayant travaillé pour une personne non-membre du ménage selon letype de travail exercé



Type de travail exercé


Effectifs d'enfants


%


Travaux des champs


394


24,9

Travaux ménagers

629

39,7

Petits métiers/services

344

21 ,7

Petit commerce

36

2,3

Taille ou casse de pierres/Sable

10

0,6

Creusage de pierres précieuses

4

0,3

Garde d'enfants

41

2,6

Jardinage

10

0,6

Autre

1 16

7,3

Total

1.584

100,0


1 78 1 Protec1io11 des enfan 1s

Les travaux réalisés par les enfants de 5 à 14 ans pour des tierces personnes concernent essentielle­ ment les travaux ménagers (40%), les travaux des champs {25%) et les petits métiers ou services {22%). Les autres travaux ne concernent qu'un petit nombre d'enfants. Ces travaux sont réalisés en grande partie sans rémunération, comme l'indique le tableau 9.9.


Tableau 9.9 :Répartition (%) des enfants de 5-14 ans ayant travaillé pour une personne non-membre du ménage selon que le travail était rémunéré ou non


Type de travail exercé


Travail payé


Travail non payé


Effectifs d'enfants


Travaux des champs


37,2


62,8


394

Travaux ménagers

7,4

92,6

629

Petits métiers/services

15,8

84,2

344

Petit commerce

37,0

63,0

36

Taille ou casse de pierres/Sable

59,3

40,7

10

Creusage de pierres précieuses

100,0

0,0

4

Garde d'enfants

20,0

80,0

41

Jardinage

0,0

100,0

10

Autre

27,9

72,1

116

Total

19,7

80,3

1.584


En effet, en ce qui concerne les principaux travaux réalisés, on constate que la majorité des enfants (80%) n'ont pas été rémunérés pour leur travail : 93% d'enfants pour les travaux ménagers, 84% en ce qui concerne les petits métiers ou services et 63% d'enfants pour ce qui est des travaux des champs.


CONCLUSION


Ce chapitre a examiné la situation des enfants en relation avec leurs droits à la protection. Il ressort de l'analyse que :



L'objectif 8 du SME visant à fournir une meilleure protection des enfants, en particulier ceux vivant dans des conditions difficiles, et s'attaquer aux sources qui ont causé de telles situations est loin d'être atteint en ROC en cette fin de décennie.


Protection des enfants l 179


180 1 Prote ctio11 des e11fa11ts

CONCLUSION GENERALE


Après MICS1 (ENSEF, 1995), la ROC vient de réaliser en 2001 l'enquête MICS2 dont l'objectif général était de mesurer les progrès réalisés dans l'atteinte des objectifs du Sommet Mon­ dial de !'Enfant (SME) en cette fin de décennie.


Les résultats de cette enquête indiquent que la situation des enfants et des femmes en ROC ne s'est pas améliorée depuis 1995. Des progrès n'ont été réalisés que pour l'objectif du SME relatif à l'élimination quasi totale de la carence en iode. Dans la plupart des cas, la situation s'est même détériorée.


Le taux de mortalité infantile en 2001 se situe à 1260/oo, soit une augmentation de 12 points par rapport à son niveau de 1995 (1140/oo). La mortalité infanto-juvénile est, elle aussi, anormalement élevée (2130/oo) et a connu une augmentation de 23 points par rapport au niveau de 1995 (1900/oo). La mortalité 'maternelle est l'une des plus élevées d'Afrique et même du monde: 1.289 femmes pour

    1. naissances vivantes meurent à la suite des causes liées à l'accouchement.


      La scolarisation des enfants est l'un des secteurs les plus touchés par les conditions de vie difficiles de la population. De moins en moins d'enfants sont à l'école: près de la moitié (48%) d'enfants de 6 à 11 ans ne sont pas scolarisés en 2001, contre 44% en 1995. Dans l'ensemble, le niveau d'instruction de la population congolaise est en stagnation : 36% ont atteint le niveau secon­ daire en 2001 contre 35% en 1995.


      La santé des mères et des enfants en ROC reste un problème réel de santé publique. La couverture des accouchements assistés par un personnel qualifié connaît une régression par rap­ port à 1998 (61% en 2001 contre 70% en 1998). Le taux de prévalence de la diarrhée n'a pas changé entre 1995 et 2001; il est resté autour de 22%. Par contre, le traitement correct de la diarrhée à domicile est à la baisse (11%).


      La couverture vaccinale demeure faible et a très peu varié durant la décennie. La couver­ ture du VP03 a amorcé une légère hausse tandis que celle du BCG et du DTCoq3 a regressé. Dans tous les cas, la couverture d'aucun antigène ne se rapproche des objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants. L'écart est plus prononcé en ce qui concerne le DTCoq3. Même les JNV n'ont pas pu atteindre l'objectif de vacciner tous les enfants de moins de 5 ans : elles n'ont atteint que 54% d'enfants en 2000.


      La malnutrition des enfants est encore plus préoccupante. On note une aggravation de la malnutrition aiguë (en tenant compte des cas d'oedèmes) :16% en 2001 contre 10% en 1995. Il n'y a pas eu d'amélioration notable de l'insuffisance pondérale des enfants depuis 1995 : 34% en 1995 contre 31% en 2001. Le taux d'allaitement exclusif, qui était de 32% pour les enfants de moins de 4 mois en 1995, a légèrement fléchi à 29 % en 2001 .


      Les comportements à risque pour le VIH/SIDA sont fréquents, si l'on considère la prévalence des rapports sexuels occasionnels et la multiplicité des partenaires, le faible usage des contraceptifs en général et au cours de ces rapports en particulier, la faible connaissance des trois principaux moyens de prévention contre le VIH/SIDA, et les conceptions erronées sur le VIH/SIDA.


      La protection sociale et juridique des enfants congolais de moins de 15 ans est faible. Une bonne proportion d'entre eux (10%) ne vivent avec aucun parent biologique ou avec un seul parent biologique (21%), qui se trouve être principalement la mère. La grande majorité des enfants (68%)


      Conclusion Générale l 1 81

      ne sont pas enregistrés à l'Etat civil. Près d'un quart d'enfants travaillent pour une personne exté­ rieure au ménage, pour leur propre compte ou pour la famille, que ce soit des travaux ménagers ou d'autres travaux.


      Les résultats ci-dessus montrent que beaucoup de défis restent à relever par la ROC pour que les enfants et les femmes puissent accéder au bien-être. Pour améliorer cette situation, les actions ci-après doivent être envisagées :


      RECOMMANDATIONS


      1. Elaborer et appliquer des politiques et programmes visant la construction des logements de qualité en vue d'assainir le milieu de résidence des ménages et ainsi combattre les maladies d'origine infectieuse et parasitaire ;


      2. Elaborer et mettre en oeuvre des politiques et programmes particuliers pour améliorer la situation des enfants congolais des mères les plus pauvres, les moins instruites, et habi­ tant en milieu rural qui sont les plus vulnérables en ce qui concerne leur scolarisation, santé, nutrition et protection ;


      3. Etudier l'impact des variables comme la qualité des services, les coutumes, l'accessibi­ lité géographique des soins car beaucoup d'interrogations subsistent sur les facteurs qui, au-delà du cadre de vie médiocre, expliquent la précarité de la santé des mères et des enfants ;


      4. Eliminer, ou à tout le moins réduire les inégalités provinciales dans l'accès aux services sociaux essentiels, étant donné que ce dernier est un droit fondamental de tout enfant; notamment par une plus grande implication des structures locales dans la planification, le suivi et l'évaluation des actions de développement;


      5. Revoir la position actuelle du Gouvernement d'abandonner la charge du financement de l'éducation aux parents, laquelle condamne la plupart des enfants d'âge scolaire à ne pas ou ne jamais fréquenter l'école ;


      6. Développer des actions de prise en charge intégrée de nutrition à assise communautaire et de sécurité alimentaire des ménages pour améliorer la situation nutritionnelle du pays, qui s'est fortement détériorée par rapport à 1995;


      7. Par rapport au VIH/SIDA, des efforts doivent être fournis pour améliorer le niveau de connaissance, les attitudes et les pratiques en rapport avec la santé de la reproduction et le VIH/SIDA. Par ailleurs, il importe de connaître exactement le niveau actuel de prévalence du VIH/SIDA.


182 1 Conclusion Générale


REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES


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Institut National de la Statistique, Projections démographiques : Zaïre et Régions 1984-2000,

Kinshasa, 1993.


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Rf fére nces bibliographiques l 183

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Tabutin, D., Analyse des données démographiques déficientes. Méthodes d'évaluation et d'analyse des données démographiques pour les pays en développement, Document pé­ dagogique, Diffusion Universitaire CIACO (DUC), Louvain-la-Neuve, 2000.


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184 1 Références bibliographiques

ANNEXES


1

TABLEAU DES INDICATEURS

INDICATEURS RELATIFS AUX OBJECTIFS DU SOMMET MONDIAL POUR LES ENFANTS


Objectifs et Indicateurs du SME (1990 - 2000).

Description de l'indicateur

Valeur de l'indicateur selon MICS2

Pays

Urbain

Rural

Objectif 1 : Entre 1990 et l'an 2000, réduction du tiers des taux de mortallté infantile et de mortalité des enfants de moins de cinq ans dans les deux cas ou réduction respectivement à 50 et 70 pour ml/le. L'hypothèse la plus faible sera retenue.


1. Quotient de mortalité des enfants de moins de 5 ans


Probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire, pour 1.000 naissances vivantes.


213


148


243


2. Quotient de mortalité infantile


Probabilité de décéder entre la naissance et le premier anniversaire, pour 1.000 naissances vivantes.


126


91


144

Objectif 2 : Réduction de moitié

du taux de mortalité maternelle


3. Taux de mortalité maternelle (TMM)


Nombre annuel de décès des femmes suite à des causes liées à la grossesse, c'est-à-dire les décès survenus pendant la grossesse, pendant l'accouchement ou dans les 42 jours qui ont suivi la fin de la grossesse, pour une cause quelconque déterminée ou aggravée par la grossesse ou les soins qu'elle a motivés, pour 100.000 naissances vivantes.


1.289


-


-

Objectif 3 : Réduction de moitié de la ma/nutrition sévère et modérée chez les enfants de moins de 5 ans.


4. Prévalence du retard de


Proportion (%) d'enfants de moins de cinq ans qui

croissance (Malnutrition

se situent en-dessous de moins 2 écarts-type (-2

MIS : 38,2

28,9

42,6

chronique)

ET) et de moins 3 écarts-type (-3 ET) par rapport

S : 20,3

13,4

23,7

Modérée ou sévère : < -2 ET

à la médiane taille-pour-âge (T/A) de la population

Sévère : <-3 ET

de référence du NCHS/WHO.


5. Prévalence de l'émaciation


Proportion (%) d'enfants de moins de cinq ans qui

(Malnutrition aiguë)

se situent en-dessous de moins 2 écarts-type (-2

M/S : 13,4

12,1

14,1

Modérée ou sévère : < -2 ET

ET) et de moins 3 écarts-type (-3 ET) par rapport

S : 3,1

2,5

3,4

Sévère : <·3 ET

à la médiane poids-pour-taille (PIT) de la

population de référence du NCHS/WHO.

Proportion (%) d'enfants de moins de cinq ans qui

se situent en-dessous de moins 2 écarts-type (-2

MIS : 16,1

12,2

18,1

ET) et de moins 3 écarts-type (-3 ET) par rapport

S : 6,2

2,6

8,0

à la médiane poids-pour-taille (PIT) de la

population de référence du NCHS/WHO, en

tenant compte des enfants ayant des oedèmes.


6. Prévalence de l'insuffisance


Proportion (%) d'enfants de moins de cinq ans qui

pondérale

se situent en-dessous de moins 2 écarts-type (-2

M/S : 31,1

22,0

35,5

Modérée ou sévère : < -2 ET

ET) et de moins 3 écarts-type (-3 ET) par rapport

S : 9,4

5,1

11,5

Sévère : <·3 ET

à la médiane poids-pour-âge (P/A) de la

population de référence du NCHS/WHO.

Objectif 4 : Accès universel à l'eau à boire salubre


7. Utilisation de l'eau à boire salubre


Proportion (%) de la population qui utilise l'une des sources d'eau à boire parmi les sources d'approvisionnement suivantes : eau de robinet

dans le logement ; eau de robinet dans la cour/parcelle ; eau de robinet dans la parcelle voisine ; borne fontaine ; puits à pompe ; puits protégé ; source aménagée, eau en bouteille.


45,7


83,9


28,5

Indicateurs M!CS2 I I 85


Objectifs et Indicateurs

du SME (1990 - 2000)

Description de l'indicateur

Valeur de l'indicateur selon MICS2

Pays

Urbain

Rural

Objectif 5 : Accès universel aux moyens d'assainissement du traitement des excréments


8. Utilisation des moyens d'assainissement du traitement des excréments


Proportion (%) de la population qui utilise, au sein du logement ou de la cour/parcelle :des toilettes connectées au système d'égouts ; toutes les autres toilettes à chasse d'eau (privées ou publiques) ; latrines améliorées ; latrines traditionnelles.


46,0


60,7


39,4

Objectif 6 : Accès universel à l'éducation de base, et achèvement du cycle d'enseignement primaire par au moins 80% des enfants d'âge scolaire, au terme d'un enseignement formel et non-formel de standard qui obéisse à des normes comparables, l'accent étant mis sur la réduction de l'écart qui existe entre CJarcons et filles.


9. Enfants ayant atteint la classe de 5ème primaire


Proportion (%) d'enfants entrant en première année de l'école primaire qui atteignent par la


Tot: 24,8

Masc: 25,5


33,6

-


20,8

-

suite la classe de 5ème année primaire

Fém: 24,0

-

-


10. Taux net de scolarisation de


Proportion (%) d'enfants d'âge scolaire de


Tot: 51,7


71,6


43,3

l'enseignement primaire

l'enseignement primaire (6-11ans) qui fréquentent

Masc: 54,8

73,2

47,1

(6-11 ans)

une école primaire

Fém:48,6

70,0

39,6


11. Proportion d'enfants qui


Proportion (%) d'enfants en âge légal d'entrer à


Tot: 17,0


33,0


10,0

entrent à l'école à l'âge légal

l'école primaire (6 ans) qui entrent en première

Masc: 17,5

35,9

9,8

(6 ans) ou Taux n.et

année primaire à cet âge

Fém: 16,6

30,3

10,2

d'admission en 1ere année

primaire

Objectif 7 : Réduction du taux d'analphabétisme chez les adultes (le groupe d'âges approprié doit être déterminé dans chaque pays) au moins de moitié par rapport à celui du niveau de 1990, en mettant l'accent sur l'alphabétisation féminine


12. Taux d'analphabétisme


Proportion (%) de la population âgée de 15 ans et


Tot: 31,9


14,1


40,3

plus ne sachant ni lire ni écrire.

Masc: 18,8

7,3

24,4

Fém: 44 1

20 6

55 0

Objectif 8 : Fournir une meilleure protection des enfants, en particulier ceux vivant dans des conditions difficiles et s'attaquer aux sources qui ont causé de telles situations


13. Taux d'incapacité chez l'enfant.


Proportion (%) d'enfants âgés de moins de 15 ans déclarés comme ayant une incapacité quelconque physique ou mentale.


Tot: 2,0

Masc: 2,1

Fém: 1,8


1,6

-

-


2,1

-

-

Objectif 10 : Accès de tous les couples aux informations et services pour prévenir les grossesses qui sont trop tôt, trop peu espacées, trop tard ou trop nombreuses


14. Prévalence contraceptive


Proportion (%) de femmes en union âgées de 15-


Tot: 31,4


38,6


28,5

49 ans qui utilisent (dont le partenaire utilise) une

Masc: 4,4

9,0

2,5

méthode contraceptive (moderne ou traditionnelle)

Fém: 27,0

29,6

26,0


15. Taux de fécondité des femmes de 15-19 ans


Nombre de naissances vivantes parmi les femmes âgées de 15-19 ans pour 1.000 femmes de 15-19 ans


117


114


118


16. Indice synthétique de fécondité


Nombre moyen de naissances vivantes qu'aurait une femme à la fin de sa vie féconde .


7,1


6,3


7,4


186 I Indicateurs M /CS2


Objectifs et Indicateurs du SME (1990 - 2000).

Description de l'indicateur

Valeur de l'indicateur selon MICS2

Pavs

Urbain

Rural

Objectif 11 : Accès de toutes les femmes enceintes aux soins prénatals, aux soins du personnel de santé formé pendant l'accouchement et aux établissements auxquels sont envoyés les cas de grossesses difficiles et d'urgences obstétriques


17. Taux de couverture des soins prénatals


Proportion (%) de femmes âgées de 15-49 ans consultées au moins une fois durant la grossesse par un personnel de santé qualifié : Médecins, Infirmiers, Sages-femmes (Pas les accoucheuses traditionnelles formées ou non).


68,2


80,5


63,0


18. Taux de couverture des accouchements assistés


Proportion (%) de femmes assistées pendant l'accouchement par un personnel qualifié.


60,7


83,2


51,1

Objectif 12 : Réduction du taux d'insuffisance pondérale à la naissance (moins de

2 5 kaJ à moins de 10%.


19. Taux d'insuffisance pondérale à la naissance


Proportion (%) de naissances vivantes qui pèsent moins de 2.500 grammes (parmi les enfants pesés).


11,0


9,0


12,6

Objectif 14 : Elimination quasi totale de la carence en iode


20. Taux de disponibilité du


Proportion (%) de ménages qui disposent du sel iodé.


92 9


93 3


1


92 8

sel iodé

Objectif 15 : Elimination quasi totale de la carence en vitamine A (VAD) et de ses effets, v comoris la cécité.


21. Taux de supplémentation en vitamine A chez les enfants


Proportion d'enfants âgés de 6-59 mois ayant reçu un supplément d'une dose de vitamine A au cours des 6 derniers mois.


11,5


13,7


10,4


22. Taux de supplémentation en vitamine A chez les mères


Proportion (%) de mères qui ont reçu un supplément d'une dose de vitamine A avant que leur bébé n'atteigne l'âge de 8 semaines.


20,0


27,7


16,7

Objectif 16 : Permettre aux femmes de nourrir leurs enfants exclusivement au sein pendant quatre à six mois et de continuer à les allaiter tout en leur donnant des aliments de comolément iusau'à la deuxième année


23. Taux d'allaitement


Proportion (%) d'enfants âgés de moins de 4 mois

maternel exclusif

(120 jours) qui sont exclusivement allaités au sein.

29,3

29,4

29,3

Proportion (%) d'enfants âgés de moins de 6 mois

(180 jours) qui sont exclusivement allaités au sein.

23,8

23,9

23,7


24. Taux de pratique


Proportion (%) d'enfants âgés de 6 à 9 mois (180-299


78,9


83,3


77,1

d'allaitement maternel et

jours) qui reçoivent le sein et les aliments de

des aliments de

complément.

complément


25. Taux d'allaitement


Proportion (%) d'enfants de 12-15 mois (A) et de 20-


A: 92,4


88,4


94,6

maternel continu

23 mois (B) qui sont allaités au sein.

B: 51.5

30,1

62,2

Objectif 17 : Promotion de la croissance et sa surveillance régulière à être institutionnalisées dans tous les oavs à la fin des années 1990


26. Taux d'utilisation des consultations préscolaires


Proportion (%) d'enfants de 0-11 mois, de 12-35 mois et 36 à 59 mois ayant été pesés au moins une


0-59m: 24,0

011m:41,2


28,2

-

-

-


21,9

-

fois le trimestre précédent dans un centre de

12-35m:22,5

-

consultation préscolaire.

36-59m: 15,8

-

Objectif 18 : Dissémination des connaissances et des·services d'appui pour augmenter la production alimentaire afin d'assurer la sécurité alimentaire des ménages.


27. Taux d'accès des


Proportion de ménages qui ont accès aux structures

ménages aux structures

d'encadrement et de vulgarisation agricoles.

13,4

3,9

17,4

d'encadrement et de

vulgarisation agricoles

Indicateurs M ICS2 j 187


Objectifs et Indicateurs du SME (1990 - 2000).

Description de l'indicateur

Valeur de l'indicateur

selon MICS2

Pavs

Urbain

Rural

Objectif 22 : Maintien d'un niveau élevé de couverture de vaccination (au moirtt. 90% d'enfants de moins d'un an dès l'année 2000) contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la rougeole, la poliomyélite, la tuberculose et contre le tétanos des femmes en âoe de reoroduction.


28. Couverture vaccinale du DTCoq


Proportion {%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu les 3 doses de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche avant le 1"' anniversaire .


Av.1 an 27,6 Tout

moment 29,9


49,1


20,7


29. Couverture vaccinale de Rougeole {VAR)


Proportion {%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois vaccinés contre la rougeole avant le 1"' anniversaire, à partir de 9 mois (6 mois pour la ville de Kinshasa).


Av. 1an 38,9 Tout

moment 46,4


67,2


36,5


30. Couverture vaccinale de Polio {VPO)


Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu les 3 doses de vaccin contre la poliomyélite avant le 1"' anniversaire .


Av. 1an 38,6 Tout

moment 41,5


50,5


37,2


31. Couverture vaccinale de TB {BCG)


Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois vaccinés contre la tuberculose avant le 1"' anniversaire,


Av.1an 50,9 Tout

Moment 53,1


73,6


43,3


32. Protection contre le tétanos néonatal


Proportion {%) d'enfants âgés de O à 11 mois protégés contre le tétanos néonatal parce que leur mère ont reçu au moins 2 doses de vaccin antitétanique.


50,4


72,3


41,0

Objectif 21 : Réduction de 50 % des décès dus à la diarrhée chez les enfants âgés de moins de 5 ans et réduction de 25 % du taux d'incidence de la diarrhée.


33. Prévalence de la


Proportion {%) d'enfants de moins de 5 ans


Tot: 22,4


20,7


23,3

diarrhée

ayant fait la diarrhée au cours des 15 jours

Masc: 23,9

précédant l'enquête.

Fém: 21,0


34. Taux d'utilisation de la TRO


Proportion {%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui avaient la diarrhée durant les deux dernières semaines et étaient traités avec des sels de réhydratation par voie orale ou une autre solution préparée à la maison {eau, sel, sucre, potage, noix de coco).


Tot: 93,3


92,1


93,8

Masc: 93,0

Fém: 93,7


35. Traitement de la diarrhée à la maison


Proportion {%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui avaient la diarrhée durant les deux dernières semaines et avaient reçu davantage de liquides et des aliments {y compris le lait) sans interruption durant l'épisode.


Tot: 10,6

Masc: 10,7

Fém: 10,6


9,3


11,2

Objectif 24 : Réduction du tiers de décès dus aux Infections respiratoires aiouës chez les enfants de moins de 5 ans.


36. Recherche de soins pour traiter les infections respiratoires aiguës


Proportion (%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui avaient des IRA durant les deux semaines précédant l'enquête et étaient conduits à une formation médicale appropriée.


Tot: 35,8

Masc: 35,4

Fém: 36,2


46,3


32,3

Objectif 26 : Expansion des activités de développement du Jeune enfant, y compris les interventions appropriées à faible coût axées sur la collectivité et sur la famille.


37. Développement


Proportion d'enfants âgés de 36-59 mois qui

préscolaire (Eveil et

fréquentent

un certain

type de programme

Tot: 3,0

7,2

0,9

stimulation pour le

organisé

d'éducation

préscolaire (école

Masc: 3,1

développement des enfants)

maternelle, crèche, jardin d'enfants)

Fém: 2,9


188 I Indicateurs M /CS2


INDICATEURS SUPPLEMENTAIRES POUR LE SUIVI DES DROITS DE L'ENFANT


Indicateurs

Description de l'indicateur

Valeur de l'indicateur selon MICS2

Pavs

Urbain

Rural


81. Enregistrement des naissances à l'état civil


Proportion (%) d'enfants âgés de 0-59 mois dont la naissance est enregistrée à l'état civil (avec certificat ou selon la déclaration de la mère)


Tot: 34,0

Masc: 33,5

Fém: 34,5


29,5

-

-


36,1

-

-


82. Arrangements concernant la résidence des enfants ou Situation de résidence des enfants


Proportion (%) d'enfants âgés de 0-14 ans vivant dans les ménages sans aucun parent biologique


9,6


10,5


9,2


83. Orphelins dans les mnages


Proportion (%) d'enfants âgés de 0-14 ans

vivant dans des ménages et qui sont orphelins

Tot : 9,3

8,8

9,6

a. de père

a. 6,2

5,6

6,4

b. de mère

b. 2,1

2,0

2,2

c. de père et de mère

C. 1,0

1,2

0,9


84. Travail des enfants


Proportion (%) d'enfants âgés de 5-14 ans vivant dans des ménages, qui travaillent


Tot: 24,2

Masc: 22,7


19,4

-


26,2

-

-

actuellement (travail pour une personne

Fém: 25,7

-

extérieure au ménage;travaux ménagers

pendant 4 heures ou plus par jour; autres

travaux pour la famille; travail pour son propre

comote)


INDICATEURS SUPPI,.EMENTAIRES POUR LE SUIVI DE L'INITIATIVE DE LA PCIMEm ET DU PALUDISME


Indicateurs

Description de l'indicateur

Valeur de l'indicateur selon MICS2

Pays

Urbain

Rural


85. Traitement des maladies à domicile

Proportion (%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui étaient malades durant les deux dernières semaines précédant l'enquête et avaient reçu davantage de liquides et des aliments (y compris le lait) sans interruption.


11,6


10,8


12,0


S6. Connaissance des


Proportion (%) de personnes en charge

symptômes nécessitant des

d'enfants âgés de 0-59 mois qui connaissent

A: 40,2

37,6

41,5

soins appropriés

au moins deux parmi les symptômes suivants

pour chercher immédiatement des soins :

B: 46,5

46,5

46,5

enfant incapable de boire ou de téter, enfant

qui devient plus malade, enfant qui développe

de la fièvre, enfant qui a une respiration

rapide, enfant qui a une respiration difficile,

enfant qui a du sang dans les selles, enfant

qui boit difficilement (A) + Asthénie, Pleure

sans cesse (B).


S7. Taux d'utilisation des moustiquaires imprégnées


Proportion (%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui ont dormi, la nuit dernière,sous une moustiquaire traitée.


Tot: 0,7

Masc: 0,7

Fém: 0,7


2,1

-

-


0,1

-

-


S8. Traitement du paludisme.


Proportion d'enfants âgés de 0-59 mois qui étaient malades avec de la fièvre durant les deux dernières semaines et qui étaient traités avec un antipaludéen.


Tot: 52,0

Masc: 52,4

Fém: 51,6


63,0

-

-


47,4

-

-


  1. PCIME : Prise en charge intégrée des maladies de l'enfant


Indicateurs MICS2 l 189



INDICATEURS SUPPLEMENTAIRES POUR LE SUIVI DU VIWSIDA


Indicateurs

Description de l'indicateur

Valeur de l'indicateur selon MICS2

Pavs

Urbain

Rural


89. Connaissance de la prévention du VIH/SIDA


Proportion de femmes qui ont cité correctement 3 principaux moyens pour éviter l'infection du VIH.


40,0


50,1.


35,1


810. Connaissance des conceptions erronées du VIH/SIDA


Proportion de femmes qui ont identifié 3 principales conceptions erronées sur le VIH/SIDA.


19,8


23,5


18,1


S11. Connaissance de la Transmission du VIH de la mère à son enfant


Proportion de femmes de 15-49 ans qui ont identifié la grossesse et l'allaitement comme moyens de transmission du VIH de la mère à son enfant.


54,7


53,8


55,2


INDICATEURS ADDITIONNELS

Cadre de vie des ménages


Indicateurs

Description de l'indicateur

Valeur de l'indicateur selon MICS2

Pays

Urbain

Rural


A1 Accès facile à l'eau à boire salubre


Proportion (%) de la population qui a accès à l'eau à boire salubre dans les 15 minutes.


21,9


57,0


6,0


A2 Utilisation des moyens sanitaires d'évacuation des eaux usées


Proportion (%) des ménages qui utilisent les moyens sanitaires suivants pour se débarrasser des eaux usées : égouts, caniveaux d'eaux pluviales, puits perdus.


9,1


23,6


2,9


A3 Utilisation des moyens sanitaires d'évacuation des ordures ménagères


Proportion (%) des ménages qui utilisent les moyens sanitaires suivants pour évacuer les ordures ménagères : service organisé public ou privé, incinération, enfouissement, compost ou fumier.


42 ,2


53 ,7


37,2


Education

Indicateurs

Description de l'indicateur

Valeur de l'indicateur selon MICS2

Pavs

Urbain

Rural


A4 Proportion de nouveaux inscrits


Proportion (%) de nouveaux inscrits en 1

de la 1année primaire ayant

année primaire ayant suivi un programme

Tot: 14,4

34,1

4,6

suivi un programme organisé

organisé d'éducation préscolaire.

Masc: 14,0

32,3

4,4

d'éducation préscolaire.

Fém: 15,0

36,3

4,8


A5 Proportion d'enfants selon l'âge


Proportion (%) d'enfants nouvellement


< 6ans : 6,8


10,8


4,9

d'entrée à l'école

inscrits en première année primaire selon

6ans :20,2

35,9

12,4

l'âge d'entrée à l'école.

6ans + :73,0

53,3

82,7


A6 Proportion d'enfants âgés de 6 à


Proportion (%) d'enfants âgés de 6 à 14


Tot: 31,3


13,8


38,8

14 ans n'ayant jamais fréquenté

ans n'ayant jamais fréquenté l'école.

Masc: 27,8

12,9

34,0

l'école.

Fém: 34,8

14,7

43,5


A7 Proportion d'élèves ayant


Proportion (%) d'élèves dont l'âge dépasse


Tot: 14,2


9,4


16,9

dépassé l'âge de l'enseignement

l'âge normal (6-14 ans) de l'enseignement

Masc: 16,3

10,8

19,1

primaire.

primaire.

Fém: 11,7

7,9

14,0


A8 Taux de non - fréquentation


Proportion (%) d'enfants de 6 à 14 ans ne


Tot: 45,0


27,4


52,5

scolaire.

fréquentant pas un établissement scolaire

Masc: 41,4

25,6

48,0

actuellement (au moment de l'enquête) ou

Fém: 48,5

29,0

57,0

au cours de cette année scolaire.


1901 Indicateurs M ICS2


Indicateurs

Description de l'indicateur

Valeur de l'indicateur selon MICS2

Pays

Urbain

Rural

Année 1 2 3 4 5

A9 Taux de rendement interne

Proportion (%) d'élèves qui ont été

Promotion : 56,9 72,9 76,0 78,6 81,8

(promotion, redoublement et

promus, qui ont redoublé ou qui ont

Redoublement : 29,9 14,9 12,1 11,9 10,8

abandon )

abandonné (année scolaire 1999 / 2000)

Abandon : 13,2 12,2 11,9 9,5 7,4

Pays

Urbain

Rural

A10 Taux de transition du primaire

Proportion (%) d'élèves de la 5ème

Tot : 81,0

84,8

76,6

au secondaire

primaire qui accèdent au secondaire

Masc: 81,5

85.4

77,8

Fém : 80.4

84 ,2

74,5


A11 Taux d'analphabétisme des


Proportion (%) des personnes âgées de


Tot : 28,9

.

jeunes adultes âgés de 15 à 24

ans

15 à 24 ans ne sachant ni lire ni écrire

Masc: 21,7

Fém : 35,7

.

.


A12 Personnes âgées de 15 ans et


Proportion (%) des personnes âgées de


Sans : 23,6


8,8


30,7

plus selon le niveau d'instruction

15 ans et plus selon le niveau

Prim : 39,1

27,7

44,5

atteint

d'instruction atteint

Sec+ : 35,8

60,6

24,0


A13 Proportion des personnes âgées


Proportion (%) des personnes âgées de


Tot 22,0


7,6


28,8

de 15 ans et plus n'ayant jamais

15 ans et plus n'ayant jamais fréquenté

Masc: 10,5

2,5

14,4

fréquenté l'école

l'école

Fém : 32,6

12,5

42,0


Couverture vaccinale



Indicateurs


Description de l'indicateur


Valeur de l'indicateur selon MICS2


A14 Taux d'abandon pour le DTC


Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois qui ont eu recours aux vaccinations de DTC1 et qui ne sont pas revenus pour le vaccin DTC3 avant le premier anniversaire


40 ,8


A15 Taux d'abandon global BCG· VAR


Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois vaccinés contre la tuberculose et qui ne sont pas revenus pour les vaccinations contre la rougeole avant le premier anniversaire


23,6


A16 Taux d'abandon global DTC1- VAR


Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois qui ont eu re'cours aux vaccinations

de DTC1 et qui ne sont pas revenus pour les vaccinations contre la rougeole avant le premier anniversaire


16,5


A17 Couverture vaccinale VPO Phase 1 JNV 2000 dans la tranche d'âge de O à 11 mois


Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu une dose de vaccin contre la poliomyélite pendant la première phase des JNV 2000 .


65,8


A18 Couverture vaccinale VPO Phase 2 JNV 2000 dans la tranche d'âge de O à 11 mois


Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu une dose de vaccin contre la poliomyélite pendant la deuxième ohase des JNV 2000.


65,7


A19 Couverture vaccinale VPO Phase 3 JNV 2000 dans la tranche d'âge de O à 11 mois


Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu une dose de vaccin contre la poliomyélite pendant la troisième ohase des JNV 2000.


65,1


Indicateurs M ICS2 l 191


Santé



Indicateurs


Description de l'indicateur


Valeur de l'indicateur selon MICS2


A20 Prévalence des Infections Respiratoires Aiguës (IRA)


Proportion (%) d'enfants de moins de 5 ans qui avaient des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête

Pays

Urbain

Rural


Tot : 10,7

Masc: 10,9

Fém : 10,4


8,2

-

-


11,8

-

-


A21 Prévalence de la fièvre


Proportion (%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui ont souffert de la fièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête


Tot : 41,1

Masc: 41,0

Fém : 41,3


A22 Taux de transfusion sanguine chez les enfants malades


Proportion (%) d'enfants de 0-59 mois qui ont été malades et transfusés


2,0


2,4


1,8


A23 Taux d'automédication pour les soins des enfants ayant souffert des IRA et/ou du Paludisme


Proportion (%) d'enfants de 0-59 mois ayant souffert des IRA et/ou du paludisme qui n'ont pas été emmenés dans une structure médicale pour les soins


20,7


16,2


22,6


A24 Taux de recours aux tradi- praticiens pour les soins des IRA et/ou du Paludisme


Proportion (%) d'enfants de 0-59 mois qui ont souffert des IRA et/ou du paludisme et qui ont été emmenés chez un guérisseur traditionnel oour les soins


2,7


0,9


3,5


A25 Taux de supplémentation en vitamine A chez les enfants (au cours des 12 derniers mois)


Proportion (%) d'enfants âgés de 6-59 mois ayant reçu un supplément d'une dose de vitamine A au cours des 12 derniers mois.


54,5


66,0


48,9


Nutrition et sécurité alimentaire




Indicateurs


Description de l'indicateur


Valeur de l'indicateur selon MICS2


A26 Indice de masse corporelle des mères non enceintes


  1. Proportion (%) de mères avec un indice de masse corporelle insuffisante :

    • sévère (PIT2<16)

    • modérée (16c,P/T2<17)

  2. Proportion (%) de mères avec surcharge

    • sévère (P/T2 40)

- légère (17$P/T2<18,5)

pondérale (P/T2 > 25)

- modérée (30c,;P/T2<40)

- Léaère (25c,P/T2<30)

Pays

Urbain

Rural


S : 2,4


1,7


2,7

M : 3,7

2,4

4,2

L : 11,2

9,1

12,3


S : 0,2


0,3


0,2

M : 1,9

4,5

0,7

L : 7,6

12,6

5,3


A27 Disponibilité du sel dans les ménaaes


Proportion (%) de ménages disposant du sel de cuisine


83,0


79,3


84,5


A28 Disponibilité des réserves alimentaires


Proportion (%) de ménages disposant des réserves alimentaires (stock de vivres, champ de produits vivriers ou argent destiné à l'alimentation)


66,0


43,6


75,6


A29 Nombre de repas par jour


Proportion (%) de ménages qui consomment

un, deux , trois repas ou plus par jour

1 26,8

38,0

22,0

2 58,8

52,5

61,5

3&+ 12,0

7,8

13,8

Nombre moyen de repas consommé par

ménage et par jour

1,8

1,7

1,9



192 j Indicateurs M ICS2

Santé de la reproduction



Indicateurs


Description de l'indicateur


Valeur de l'indicateur selon MICS2


A30 Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels


Proportion (%) de femmes ayant eu des rapports sexuels avec une personne autre que leur conjoint ou leur partenaire régulier

Pays

Urbain

Rural


11,3


9,0


12,4


A31 Taux d'utilisation du préservatif par les femmes sexuellement actives ayant plusieurs partenaires


Proportion (%) de femmes avec plusieurs partenaires qui ont utilisé le préservatif lors du dernier rapport sexuel


12,7


26,2


8,0


A32 Nombre de partenaires sexuels des femmes


Nombre moyen de partenaires sexuels par femme


1,7


.


.

avec plusieurs

partenaires

Proportion (%) de femmes ayant eu au moins

1 : 52,4

58,3

50,3

un rapport sexuel occasionnel selon le nombre

2 : 24,7

23,1

25,2

de oartenaires

3et+: 22,9

18,6

24,4


A33 Utilisation du préservatif


Proportion de femmes de 15-49 ans qui utilisent ou dont le partenaire utiliSê le oréservatif


2,3


3,9


1,7


A34 Age au premier rapport sexuel


Ages moyens au premier rapport _sexuel


16,1


16 5


15,9


A35 Age au premier mariage


Ages moyens au premier mariage


Masc :26,0


28,7


24,9

Fém : 21,0

23,0

20,1


Indicateurs M ICS2 l 193


194 I Indicateurs MICS2

ANNEXES


2

QUESTIONNAIRE DE L'ENQUETE


01. N° DU POOL /_/_/ 02. N° ECHANTILLON /_/_/_/ 03. N° D'ENQUETE /_/_/


04. N ° DU SITE : ... ......... .... ..............................................................

I_I_J_I

05. STRATE (MILIEU DE RESIDENCE): ................................................

!_!

06. PROVINCE : . ..............................................................................

!_!_/

07. DISTR ICT/VILLE/CITE : .... ....... .... ............................................. . . .

!_/_/

08. TERR ITOIRE/COMMU NE : .. . .........................................................

/_!_/

09. SECTEUR/COLLECTIVITE : . .........................................................

/_/_/

1O. VILLAGE .............. . ............................................ . ..... .................

!_!_/

1 1 . QUARTIER : ························ ··············································:..······

/_/_/

1 2. N° DU MENAGE DANS LE SITE : ... . ...............................................

!_!_/

1 3. R UE : . . .................. . ........ ... ..... ........ ........... COTE : G /_/ D l_!

14. N OMBRE DE MÉNAGES DA NS UH/PARCELLE : /_/_/

1 5. N ° D'ORDRE DU MENAGE DA NS LA PARCELLE : /_/_/


  1. N° IDENTIFICATION MENAGE :

    (Réservé au Secrétariat Technique)

  2. DATE INTERVIEW : /_/_ / /


18. RESULTAT DE L'I NTERVIEW

I NTERVENANTS

REMPLI 1

REFUSE 2

TITRE NOM CODE DATE

PAS A LA MAISON 3 .

U H NON RETROUVÉE OU DETRUITE 4

23. ENQUETEUR : . ............. /_/_/_/ /_/_/ _,

PARTIELLEMENT REMPLI 5

1 9. NOM BRE DE FEMMES DE 15-49 ANS /_/_/

24 . SUPERV ISEUR : ......................... /_!_! /

20. NBRE DE QUESTION NAIRES FEMMES

ENTIEREMENT REMPLIS : . ........... /_/_/

25 . VERIFICATEUR : . ....................... /_/_/ _,/

21. NOMBRE D'ENFA NTS

DE MOI NS DE 5 A NS : . . ......... . . ... ... /_/_/

26 . AGENT SAISIE 1 ............... /_/_/ /_/_/ _,/

22. NBRE DE QUESTION NAJRES ENFANTS

ENTIEREMENT REMPLIS : ....... . . ... / / /

27. AGENT SAISIE 2 ............... / / / / / /


Questionnaire de l' enquête I I 95


MODULE I : HABITAT, EAU, ASSAINISSEMENT DU MILIEU, IODATION DU SEL

(Module à administrer après la feuille d'enregistrement des membres du ménage)


HABITAT


01. Il y a combien de pièces à usage d'habitation dans votre logement ?

/ / /

02. Il v a combien de chambres à coucher dans votre logement ?

/ / /

03. De quel type de matériau le sol de votre logement est-il fait ?

l= Bois/Carrelage ; 2= Planche/Ciment ; 3= Terre battue/Paille ; 8= Autre (à présicer)

/_}

04. De quel type de matériau la toiture de votre logement est-elle faite ?

I = Dalle en béton ; 2= Ardoise; 3= Etemit ; 4= Tuile; 5= Tôle galvanisée; 6= Tôle de récupération; 7= Chaume/Paille; 8= Autre (à préciser) : ............................ . ......

!_!

05. Avec quels matériaux les murs de votre logement ont-ils été construits ?

l= Béton armé ; 2= Blocs de ciment ; 3= Brique cuites ; 4= Briques adobe ; 5= Murs en pisé ; 6= Planche/Bois ; 7= Paille/Feuille ; 8= Autre (à préciser) : ......................................

/_}

06. Quel est votre statut d'occupation de l'actuel logement ?

1= Propriétaire ; 2= Logé par un parent/ami ; 3= Locataire ; 4= Logé par l'employeur ;

5= Garde-chantier ; 6= Sous-logé ; 7=Autre (à préciser) ................................... .......

/_)

07. Possédez-vous les biens énumérés ci-dessous : Oui = 1 ; Non = 2

a. Réchaud électrique (U) ......................... . ......................

b. Cuisinière (U) . .................................... .....................

C. Frigo (U) ............................... .................................

d. Congélateur (U) .................................................. .. ....

e. Chaîne musicale (U) ..................................... ..............

f. Télévision (U) ..................................................... .....

g. Magnétoscope (Vidéo) (U) ...........................................

h. Ventilateur (U) . . ........... .......... ................... . ....... .. . ....

i. Climatiseur (U) ......................................... ................

j. Ordinateur (U) ............................................. ............

k. Téléphone (portable) (U) ........... ..................................

1. Camion Noiture (U/R) .............................. ..................

m. Radio ordinaire (U/R) ........................................ : ........

n. Radio cassette (U/R) ..................................................

o. Moto ( R ) .... ....................................... ....................

p. Vélo ( R ) ...............................................................

q. Machine à coudre ( R ) ...............................................

r. Pirogue/Hors-bord ( R ) ................................... ...........

S. Réchaud à pétrole ( R ) ............................................ :...

t. Lampe coleman ( R ) ..................................................

u. Têtes de bétail (gros élevage) ( R ) ..................................

V. Chaises en bois ( R ) ...................................................

W. Tables en bois ( R ) ...................................................

X. Panneau solaire/Groupe électronique ( R ) .........................

y. Champ de cultures industrielles (café, cacao, thé, urena) ( R ) .


/_}

/_}

/_}

/_}

/_)

/_}

/_}

!_!

/_}

/_}

/_)

/_)

/_}

/_}

/_}

/_)

/_}

/_}

/_}

/_}

/_}

/_}

/_}

/_}

/ /


EAU DE BOISSON


08. Quelle est la source principale d 'eau à boire pour les membres de votre ménage ? 01= Eau de robinet dans le logement ; 02= Eau de robinet dans la cour/parcelle ;

03= Borne fontaine ; 04= Puits à pompe ; 05= Puits protégé ; 06= Source aménagée ;

07= Eau de pl uie/citerne ; 08= Eau en bouteille (eau minérale) ; 09= Puits non protégé ; 10= Source non aménagée ; 11= Mare, ruisseau ou fleuve ; 12= Camion citerne,

vendeur d'eau ;

1 3= Eau de robinet dans la parcelle voisine ;

14= Autre (à préciser) ..................................... .. ; 99 = Pas de réponse ou NSP.


/_/ _!

09. Combien de temps faut-il pour aller puiser cette eau et revenir ? Nombre de min utes : .....; 888 = Eau sur place ; 999= NSP

/_/_/_/

10. A q uelle distance se trouve cette source principale d'eau à boire ?

I = dans le logement/dans la parcelle ; 2= à moins de 100 m ; 3= entre 100 et 500 m ; 4= entre 500 et 1km ; 5= pl us de 1km ; 9= NSP


/_/


196 I Questionnaire de /'enquête

ASSAINISSEMENT DU MILIEU


1 1 . Quel type de toilettes util isez-vous dans votre ménage ?

I = Latri nes avec chasse d'eau reliées aux égouts publics ou avec fosse septique ; 2= Latri nes à évacuation ; 3= Latrines améliorées à ventilation (VIP) ;

4= Latrines traditionnelles couvertes; 5= Latrines traditionnelles non couvertes ; 6=Trou ouvert ; 7= Autre (à préciser) . . ....... . .................... 8= Pas de toilettes ou brousse ou champ. Q Q. 13


/_/

1 1 2. Est-ce que ces toi lettes se trouvent dans votre logement, votre cour ou votre parcelle ?

I = Oui , dans logement ; 2= Oui, dans la cou r/parcelle ; 3=Non, en dehors de la cour/parcelle ;


/ /

13. Que faites-vous avec les selles des petits enfants (0-3 ans) quand ils n'utilisent pas les toilettes

i ou les latrines ?

I = ils uti lisent toujours les toi lettes/latrines ; 2= les selles sont jetées dans les toilettes/latri nes ;

3= les selles sont jetées en dehors de la cour ; 4= les selles sont enterrées dans la cour ;

5= les selles ne sont pas jetées, elles restent par terre ; 6= Autre (à préciser) ..................... ;

1 8= Pas de petits enfants dans le ménaœ


/_/

14. Comment le ménage se débarrasse-t-i l des eaux usées ?

1

1 = Evacuation par les égouts ; 2= Caniveaux d'eaux pl uviales ; 3= Puits perdu ;

! 4= Trou dans la parcelle ; 5= Trou dans la rue ; 6= A la volée dans la rue ;

' 7= A la volée dans la parcelle ; 8= Autre (à préciser) : .........................


!_!

15. Comment le ménage se débarrasse-t-il des ordures ménagères ?

I = Service organisé privé ou public ; 2= Incinération ; 3= Enfouissement ; 4= Voie publique ; '' 5= Cours d'eau ; 6= Dépotoi r sauvage ; 7= Compost ou fumier ; 8= Autre (à préciser)


!_!

··············


IODAT/ON DU SEL DE CUISINE

16. Degré d ïodation du sel de cuisi ne

I = Non iodé O PPM (pas de couleur) ; 2= Moins de 15 PPM (couleur faible) ;

3= 15 PPM ou pl us (couleur vive foncée) ; 8= Pas de sel à la maison ; 9= Sel non testé .


SECURITE ALIMENTAIRE


!_!


17. Disposez-vous d' u n stock de vi vres, d'un champ de produ its vivriers ou de l'argent disponibles pour vous nourrir ? != Oui ; 2= Non


/


/

1 8. Si oui, pour combien de temps ?

1 = le prochain mois

2= la semaine prochai ne

! 3= les 3 prochai ns jours


/_/

19. Combien de repas consommez-vous par jour habituellement ? Nombre de repas nar iour ; 8 = moins d'un reoas nar iour


/


/

. 20. Avez-vous bénéficié de l'encadrement d 'un agent de développement au cours des 6 derniers

1 moi.s ?. l = Oui ; 2=Non ; 9= NSP

Si 2 ou 9, 0.22


/_/

, 21 . Si Oui , dans quel domaine ?

1= Agriculture ; 2= Maraîchage ; 3= Elevage ; 4= Pisciculture ; 5= Transformation alimentaire ; 6= Nutri tion ; 7= Autre (à oréciser) .....................

1

2

3

4

5

6

7


EVENEM ENTS DES 12 DERNIERS MOIS

'i 22. Combien de naissances vivantes sont survenues dans votre ménage au cours des 12 derniers mois (c'est-à-dire entre mai 2000 et avri l 2001 ) ? Nombre de naissances vi vantes .......................... .....


/ /

23. Avez-vou s connu des cas de décès de femmes âgées de 15 à 49 ans, membres de votre ménage, au cours des 12 derniers mois (c'est-à-dire entre mai 2000 et avril 2001) ?

1 Oui = l

. Non = 2 Q Q. 25


!_!

  1. Si Oui, combien sont mortes : a) au cours de la grossesse ou lorsq u'elles étaient enceintes ;

    1. pendant l'accouchement ;

    2. durant la période de 6 semaines suivant l'issue de la grossesse ?

!_!

!_/ I /


TAILLE DU M ENAGE

25. Nombre total de person nes habitant le ménage

( Véri iez la ré 1011se ar ra J Jort à la euille d'enre istremenf du ména e)


!_!_!


Questionnaire de l'enquête j 197



MODULE II :FEUILLE D'ENREGISTREMENT DES MEMBRES DU MENAGE

No. de Site No. de ména e

PREMIEREMENT, S'ILVOUS PLAIT, DITES-MOI LE NOM DE CHAQUE PERSONNE QUI VIT HABITUELLEMENT ICI, EN COMMENCANT PAR LE CHEF DE MENAGE (Voir la défi11ition du mé11age dans le manuel d 'instructions aux

enquêteurs). Enregistrez le premier nom à la ligne 01. Ensuite posez la question : Y A-T-IL D'AUTRES PERSONNES QUI VIVENT ICI, MEME SI ELLES NE SONT PAS ACTUELLEMENT A LA MAISON? (CELLES-Cl PEUVENT COMPRENDRE LES ENFANTS A L'ECOLE OU AU TRAVAIL). Si oui, complétez la liste. Puis, posez et enregistrez les réponses aux questio11s comme précisé dans les Instructions aux Enquêteurs. Ajoutez unefeuille com léme11taire s'il n ' a as assez d'es ace sur cette a e. Cochez ici si vous utilisez une euille su lémentaire



1. 2. 3. 4. S. 6. 7.

No.

Nom

SEXE

DATE DE

AGE

LIEN DE PARENTE

ACTIVITE

De

NAISSANCE

01 Chef de ménage

00 Enfant Bas âge

Si en vie :

EST-CE QUE

Si en vie :

Lig11e

en

02 Conjoint CM

01 Enfant non scol

EST-CE

LE PERE

EST-CE

JJ/MM/AA

années

03 Enfant CM et CCM

02 Elève/Etudiant

QUE LA

BIOLOGI-

QUE LE

révolues

04 Enfant CM seul

03 Travailleur

MERE

QUE DI!

PERE

!.MAS

ou au

05 Enfant CCM seule

salarié

BIOLOGI-

(nom) EST

BIOLOGI-

DERNIER

06 Père/Mère CM

04 Travailleur

QUE DE

TOU-JOURS

QUE DI!

2.FEM

AN-

07 Père/Mère CCM

non salarié

DE CET ENFANT?

(nom)VIT

EN VIE ?

(nom) VIT

NIVERSA

08 Petit fils/Fille

05 Travailleur

Inscrivez le no.

DANS CE

DANS Cl!

IRE

09 Autre parent CM

agricole

de ligne de t.

MENAGE?

1Otn

MENAGI!?

10 Autre parent CCM 06 Retraité mère ou de t. 2 NON 2 NON

11 Sans lien de parenté

07 Ménagère

personne en

Q.13

1 Otn

Q.16

1Otn

12 Belle-fille/Beau-fils

08 Chômeur

cluirge de l'enf•nt

2 NON

9nsp

2 NON

13 Autre préci ser) 09 Inactif Q.1,

10 NSP/Sans ré .

M

F

Code

C

ODE

01

1

2

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l_f_l

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/_J_J

1 2 9

02

1

2

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1 2 9

2

1 2 9

03

1

2

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!_!_!

I_I_J

l_f_l

1 2 9

2

1 2 9

04

1

2

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/_J_J

/_J_j

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1 2 9

2

1 2 9

05

1

2

_!_!_

/_J_J

/_J_J

/_J_J

1 2 9

2

1 2 9

06

1

2

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/_J_J

/_J_J

/_J_J

1 2 9

2

1 2 9

07

1

2

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/_J_j

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1 2 9

2

1 2 9

08

1

2

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I_I_J

I_J_I

1 2 9

2

l 2 9

09

1

2

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l_f_l

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1 2 9

2

1 2 9

10

1

2

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1 2 9

2

1 2 9

11

1

2

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1 2 9

2

1 2 9

12

1

i

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I_I_J

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1 2 9

2

l 2 9

13

1

2

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l_f_l

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/_J_J

1 2 9

2

l 2 9

14

1

2

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I_I_J

I_J_I

l_/_j

1 2 9

2

l 2 9

15

1

2

-'-'- l_f_l

!_!_/

I_I_J

1 2 9

2

l 2 9

MODULE II :FEUILLE D'ENREGISTREMENT DES MEMBRES DU MENAGE (SUITE)

Pour toutes les personnes âgées de moins de 15 ans

Pour toutes les personnes Pour toutes les personnes âgées de 15 ans ou plus â ées de 5 ans ou lus

15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24.

Quel est le plus haut

N" de (Nom) Si Oui, de Quelle en est la cause ? (Nom) a-t- niveau atteint et la (Nom) peut- Etat matrimonial Combien avez- Combien ligne présente+ quelle nature il/elle dernière classe achevée il/elle lire et vous des soeurs de pamù ces

il/elle une est-elle ? 1 Polio jamais avec succès ? comprendre 0 Union libre même mère que soeurs ayant

incapacité 2 Injection fréquenté Niveau une lettre ou 1 Marié (e) monogame vous vivant dans atteint l'âge physique ou 1 Motrice 3 Accident / l'école ? 0 Préscolaire un journal ? 2. Marié (e) polygame ce ménage ou de 15 ans ou mentale ? (membres) Traumatisme 1 Primaine 1 Facilement 3 Veuf (ve) ailleurs qui ont plus sont en

2 Mentale 4 Konzo 1 Oui 2 Secondaire 2 4 Divorcé(e) atteint l'âge de 15 vie

1 Oui (retard, idiotie) 5 Gangrène 2 NON 3 Programme non formel Difficilement 5 Séparée (e) ans ou plus, y aujourd'hui ? 2 Non 3 Visuelle 6 Mauvais sort qQ.21 4 Universitaire 3 Pas du tout 6 Jamais marié (e) / compris celles qui

qQ.19 4 Auditive/ 7 Accident à l' 5 Post-Universitaire 9 NSP Célibataire sont décédées ? verbale accouchement 9 NSP

5 Autre 8 Cause congénitale Classe .... Si O Q Module 3

préciser) 9 Autre préciser) 8 SO (Sans objet)

9 NSP


0 N Niveau Classe Nombre Nombre

2

3

4

5 6

/_j_j

/_J_j

l_l_j

2

3

4

5 6

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2

3

4

5 6

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I_I_I

2

3

4

5 6

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2

3

4

5 6

I_J_I

l_/_j

l_/_j

2

3

4

5 6

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I_J_I

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2

3

4

5 6

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2

3

4

5 6

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/_j_J

2

3

4

5 6

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/_j_/

/_j_/

2

3

4

5 6

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I_J_I

/_j_j

2

3

4

5 6

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f_j_/

/_j_j

1

2

3

4

5 6

/_j_j

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2

3

4

5 6

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/ _J_j

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2

3

4

5 6

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/_J_I

2

3

4

5 6

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l_l_j

2

3

4

5 6

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2

3

4

5 6

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/ _J_/

I_I_I

2

3

4

5 6

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/_j_j

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2

3

4

5 6

I_J_I

l_/_j

l_/_j

2

3

4

5 6

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I_J_I

/_J_j

2

3

4

5 6

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/_j_/

/_j_j

2

3

4

5 6

/_J_j

/ _J_J

/_j_J

2

3

4

5 6

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/_j_/

/_j_/

2

3

4

5 6

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I_J_I

/_j_j

2

3

4

5 6

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f_j_/

/_j_j

1

2

3

4

5 6

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f_J_I

2

3

4

5 6

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2

3

4

5 6

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1 2 '-' I_J_I !_!_!

1 2 /_j

1 2 !_/

1 2 /_/

1 2 '-'

1 2 !_/

1 2 /_j

1 2 I_I

1 2 '-'

1 2 '-'

l::

l::

K) 1 2 /_j

1 2 /_j

1 2 /_j

"'"''

;:,

;:,

26.


Combien pamù ces soeurs décédées, sont mortes lorsqu'elles étaient enceintes, ou durant l'accouchement, ou durant la période de 6 semaines suivant l'issue de la grossesse ?


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:::,

-

1 2 I_I

1 2 '-'

..s::,

..s::,

- 1 2 /_j

l::

"''

''°°


Tableau récapulatif


Catégorie

Femmes 1 5-49

Enfants

0-23 mois

Enfants

12-23 mois

Enfants

0-59 mois

Enfants

6-59 mois

Enfants

5-17 ans


Nombre

Questionnaires achevés


· '.:.,:· ,,.,. - ,,,;,:" " ,. " ,:::·i1#)1

' ,P. "

Si l 'i11rerview <1 lieu emre deux a1111ées scolaires. utilisez des expressio11.1· alrematives qui se trouvent dans l'Annexe /.

;

Pour les enfants âeés de 5 à

17 ans révolus

1.

No


L I G N E

Nom de l'enfant

2.

( Nom) fréquen te-t- il/elle l'école actuel- lement?


  1. Oui

  2. Non

QQ.5

3.

Au cours de cette année scolaire

, (110111 )

a-t- il/elle fréquen l'école

?


1 oui

QQ,5

2 NON

4.

Si non, pourquoi (nom) ne fréquente- t-il/elle pas ?

0 A terminé

  1. Pas d'école proche

  2. Pas de frais scolaires

  3. Echecs scolaires

  4. Maladie prolongée

  5. Installation récente

  6. Grossesse

  7. Travaille

  8. Autre( à préciser)


QQ.7

S .

Depuis le (jour de la semaine ) dernier, combien de jours (nom) est-il/elle allé/e à

l 'école ?


Enregistrez le nombre de jours dans

/' espace ci- dessous en prenant en compte les congés lfïciels.

6.

A quel niveau et dans quelle classe (nom) est/était-il/elle

?


Niveau :

0 jardin d'enfants l primaire

  1. secondaire

  2. programme non- formel

9 nsp


Classe :

8 SO (Sans objet) 9 nsp

7.

( Nom) a+il/elle fréquenté l'école l'année derniêre ?


  1. oui

  2. non


Mod. 4

9 nsp

Mod. 4

8.

A quel niveau et dans quelle classe (nom) était-il/elle l'année

dernière ?


Niveau :

0 jardin d'enfants 1 primaire

  1. secondaire

  2. programme non- formel

9 nsp


Classe :

8 SO (Sans objet) 9 nsp


01


1


2


1


2


0


1


2


3


4


5


6


7


8


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0 1 2 3 9 ;


I_/


1


2


9

0 1 2 3 9 :

:


/_/

02

1

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

I_I

0 1 2 3 9 :

/_/

1

2

9

:

0 1 2 3 9

/_I

03

1

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

/_/

0 1 2 3 9 ;

I_I

1

2

9

0 1 2 3 9

!_/

04

1

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

I_I

0 1 2 3 9

:

/_/

1

2

9

0 1 2 3 9 :

/_/

05

1

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

/_I

0 1 2 3 9 :

:

/_/

1

2

9

0 1 2 3 9 :

:

I_/

06

1

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

/_/

0 1 2 3 9

/_/

1

2

9

0 1 2 3 9

/_/

07

J

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

/_/

0 1 2 3 9

I_/

J

2

9

0 J 2 3 9 :

:

/_/

08

1

2

J

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

/_/

0 J 2 3 9 :

/_/

1

2

9

0 1 2 3 9

I_/

09

1

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

/_/

:

0 J 2 3 9 :

I_I

1

2

9

0 1 2 3 9 :

/_/

10

1

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

!_/

0 1 2 3 9 :

!_/

1

2

9

0 1 2 3 9

I_I

I l

1

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

/_/

0 J 2 3 9

:

I_I

1

2

9

0 1 2 3 9

/_/

1 2

1

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

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0 1 2 3 9

I_I

1

2

9

0 1 2 3 9 :

I_/

13

J

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

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0 J 2 3 9

/_I

J

2

9

0 1 2 3 9 :

/_/

14

1

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

!_/

:

0 1 2 3 9

/_/

1

2

9

:

0 1 2 3 9

/_/

15

1

2

1

2

0

1

2

3

4

5

6

7

8

/_/

0 1 2 3 9

I_/

J

2

9

:

0 1 2 3 9

/_/


2001 Questionnaire de l 'enquête

!lftllJ(llllllÏ&>ît -'f Jlj!JiBIJ

Le module suivant s'adresse à la personne en charge de ménage. Enregistrez le n uméro de la ligne pour chaq ue ména2e .

ru, ·;w"" ,,v,,·';I '

;',:, .

chaq ue enfant âgé de 5 à 17 ans révol us qui vit dans le enfant éligible à partir de la feuille d'enregistrement du

1. No. de ligne de l 'enfant

!_!_/

!_!_!

!_!_!

!_!_/

!_!_!

!_!_/

!_!_!

2 . Nom de l'enfant

---

---

---

---

---

---

---

3. Depuis le (jour de la semaine) dernier, (nom) avait-il/elle fait u n travail quelconque pour

q uelqu·u n qui n 'est pas mem bre de ce mén age ? Si oui pour être payé ?

1 =Oui , pour être payé (espèces ou nature) : 2 =0u i. pour ne pas être non pay é :

3=Non QQ.8 :

9= NSP QQ.8


!_/


!_!


!_!


!_/


!_!


!_/


!_!

4. Si oui , q uel ty pe de travail a-t.-il /elle exerce 1=Trava ux de champ : 2 =Travau x ménagers/ domestiques ; 3=Petits métiers/services : 4= Petit com merce: 5= Tai lle ou .:asse de pierres/S able ; 6=Creu sage de pierres précieuse s : 7=Gardc

d 'enfants : 8=Jardinage 9=Autre (à préciser)


! /


!_!


!_!


!_/


!_!


!_!


!_!

5. Depui s (jour) de la semai ne passée, pendant com bien de jour (nom ) a-t-il trav aille pour

u uelqu 'u n uui n 'est oas mem bre de ce ménage ?


/ / /


/ / /


/ / /


/ / /


/ / /


/ / /


/ / /

6. Com bi en d'heures (nom) trav aille-t-il/elle par iou r ·7


/ / /


/ / /


/ / /


/ / /


/ / /


!_ / /


/ / /

7. Depuis le ( jour de la semaine) dernier. environ com bien d'heures a-t-il /elle travaille pour quelqu 'u n qui n 'est pas u n mem bre du m énage ?

(Si plu s d'u n travail, additionnez toutes l es heures de trav ai l effectuées. I n scrivez l a réponse .


/_/_/


!_!_/


!_!_/


!_!_/


!_!_!


!_!_!


! !_/

8.Depui s ( mois actuel) de l 'année passée. ( 11 0111 )

avait-il/elle fait un travail q uel conque pour

q uelqu 'u n qu i n 'est pas u n membre de ce ménage ?

Si oui : pour être payé ?

l = oui. pour être payé ( espèce ou n ature) ; 2= ou i , pour ne pas être n on pay é:

3= non : 9= NSP


/ /


! /


/_/


!_!


!_/


!_!


!_!

9. A u cours de l a semaine dernière ( nom) avait-il/ elle aidé au x trav aux de ce ménage? Par exempl e : fa ire l a cuisine. faire des cou rses, nettoyer, laver l es vêtements. chercher de l 'eau, ou garder l es enfants ? I = oui 2= non c:::> Q. l l


!_/


! /


!_/


!_/


!_!


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! !

1 O. Si oui : depu i s le (jour de la semaine ) derni ère, environ combien d'heures avait-i l elle passé en

faisant ces travaux ménagers 7


!_!_/


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!_!_/


!_!_/


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!_!_/

1 1 . Au cours de l a sema i ne derni ère, (nom) avait- il/elle fait d'autres travau x pour la famille (dans u n e ferme ou dan s l es aff ai res ?

l =oui 2=non c::> enfant suivant ou m od ule sui vant


!_/


/-/


!_ /


!_!


!_/


!_/


!_/

1 2. Si oui : depu i s le (jour de la semaine) dernière, env iron combi en d 'heu res av ait-i l/elle fait ce travai l ?


!_!_!


!_/_!


/_/_/


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1 3. A u cou rs de la semai ne derni ère, ( nom ) avait- il/elle fai t u n trava il rém unéré qu elconqu e pour son propre com pte ? 1 =ou i ; 2=non c::> enfant suivant


/--/


/ /


!_ /


!_/


!_/


!_/


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1 14. Si Oui. quel t y pe de travail ?

01= Cirage de ch aussures ; 02= V ente ambul atoi re ; 03= Lav age des alltos ; 04= Manutention ;

05= « Ch argeu r » : 06= Travaux agricoles ; 07= Exploitation de pierres préci euses ;

08= Quado ; 09= Coiffure/tresse de cheveux ;

10= Arti sanat ; 1 1 = Aut re : ....... ......................

99= NSP


/_!_/


!_!_/


/_!_!


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1

1 5. Si oui : depuis le (jour de la semaine) dernier,

environ combien d'heures avait-il/elle consacré à ce travail '1

!_!_/

1

1


1

/ / /

--

!_!_!

!_!_!

!_!_!

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!lftllJ(llllllÏ&>ît -'f Jlj!JiBIJ

Le module suivant s'adresse à la personne en charge de ménage. Enregistrez le n uméro de la ligne pour chaq ue ména2e .

ru, ·;w"" ,,v,,·';I '

;',:, .

chaq ue enfant âgé de 5 à 17 ans révol us qui vit dans le enfant éligible à partir de la feuille d'enregistrement du

1. No. de ligne de l 'enfant

!_!_/

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!_!_/

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!_!_!

2 . Nom de l'enfant

---

---

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---

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---

---

3. Depuis le (jour de la semaine) dernier, (nom) avait-il/elle fait u n travail quelconque pour

q uelqu·u n qui n 'est pas mem bre de ce mén age ? Si oui pour être payé ?

1 =Oui , pour être payé (espèces ou nature) : 2 =0u i. pour ne pas être non pay é :

3=Non QQ.8 :

9= NSP QQ.8


!_/


!_!


!_!


!_/


!_!


!_/


!_!

4. Si oui , q uel ty pe de travail a-t.-il /elle exerce 1=Trava ux de champ : 2 =Travau x ménagers/ domestiques ; 3=Petits métiers/services : 4= Petit com merce: 5= Tai lle ou .:asse de pierres/S able ; 6=Creu sage de pierres précieuse s : 7=Gardc

d 'enfants : 8=Jardinage 9=Autre (à préciser)


! /


!_!


!_!


!_/


!_!


!_!


!_!

5. Depui s (jour) de la semai ne passée, pendant com bien de jour (nom ) a-t-il trav aille pour

u uelqu 'u n uui n 'est oas mem bre de ce ménage ?


/ / /


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6. Com bi en d'heures (nom) trav aille-t-il/elle par iou r ·7


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/ / /

7. Depuis le ( jour de la semaine) dernier. environ com bien d'heures a-t-il /elle travaille pour quelqu 'u n qui n 'est pas u n mem bre du m énage ?

(Si plu s d'u n travail, additionnez toutes l es heures de trav ai l effectuées. I n scrivez l a réponse .


/_/_/


!_!_/


!_!_/


!_!_/


!_!_!


!_!_!


! !_/

8.Depui s ( mois actuel) de l 'année passée. ( 11 0111 )

avait-il/elle fait un travail q uel conque pour

q uelqu 'u n qu i n 'est pas u n membre de ce ménage ?

Si oui : pour être payé ?

l = oui. pour être payé ( espèce ou n ature) ; 2= ou i , pour ne pas être n on pay é:

3= non : 9= NSP


/ /


! /


/_/


!_!


!_/


!_!


!_!

9. A u cours de l a semaine dernière ( nom) avait-il/ elle aidé au x trav aux de ce ménage? Par exempl e : fa ire l a cuisine. faire des cou rses, nettoyer, laver l es vêtements. chercher de l 'eau, ou garder l es enfants ? I = oui 2= non c:::> Q. l l


!_/


! /


!_/


!_/


!_!


!__!


! !

1 O. Si oui : depu i s le (jour de la semaine ) derni ère, environ combien d'heures avait-i l elle passé en

faisant ces travaux ménagers 7


!_!_/


!__/_!


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!_!_/


!_!_/


!_!_/


!_!_/

1 1 . Au cours de l a sema i ne derni ère, (nom) avait- il/elle fait d'autres travau x pour la famille (dans u n e ferme ou dan s l es aff ai res ?

l =oui 2=non c::> enfant suivant ou m od ule sui vant


!_/


/-/


!_ /


!_!


!_/


!_/


!_/

1 2. Si oui : depu i s le (jour de la semaine) dernière, env iron combi en d 'heu res av ait-i l/elle fait ce travai l ?


!_!_!


!_/_!


/_/_/


!_!_ /


!_!_!


! !_/


!_!_/

1 3. A u cou rs de la semai ne derni ère, ( nom ) avait- il/elle fai t u n trava il rém unéré qu elconqu e pour son propre com pte ? 1 =ou i ; 2=non c::> enfant suivant


/--/


/ /


!_ /


!_/


!_/


!_/


!_/

1 14. Si Oui. quel t y pe de travail ?

01= Cirage de ch aussures ; 02= V ente ambul atoi re ; 03= Lav age des alltos ; 04= Manutention ;

05= « Ch argeu r » : 06= Travaux agricoles ; 07= Exploitation de pierres préci euses ;

08= Quado ; 09= Coiffure/tresse de cheveux ;

10= Arti sanat ; 1 1 = Aut re : ....... ......................

99= NSP


/_!_/


!_!_/


/_!_!


!_!_!


!_!_!


!_!_!


!_!_!


1

1 5. Si oui : depuis le (jour de la semaine) dernier,

environ combien d'heures avait-il/elle consacré à ce travail '1

!_!_/

1

1


1

/ / /

--

!_!_!

!_!_!

!_!_!

!_!_!

!_!_!

-


Questio1111aire de / 'enquête l201


Maintenant, je voudrais vous poser des questions au sujet de vos enfants âgés de 5 à 17 ans qui ont vécu avec vous dans ce ména e endant au moins 6 mois et ui sont artis au cours des 6 derniers mois our vivre ailleurs.

No. de l'en ant

01

03

04

05

06

1 . Y a-t-il un enfant de 5 a 1 7 ans qui a vécu avec vous dans ce ménage au moi ns pendant 6 mois et qui est parti au cours des 6 dern iers mois pou r vivre ailleurs ?

I = Oui ; 2= Non Module VI


/-'-/


/_/


!_!


/_/


!_!

2. Nom de l 'enfant

3. (Nom) est-il /elle de sexe masculin ou de sexe

1

féminin ? 1=Mascu l in 2=Fémi nin


/_/


!_!


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/_/


/_/

. 4. Dat de naissance :

1 JOUI'

mois année


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!_/__/

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5. Age actuel en années révol ues


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!_!_!

6. Quel lien de parenté y a-t-il entre (Nom) et le chef du ménage ?

01= Enfant du CM et du CCM ; 02 = Enfant du CM seul ; 03= Enfant du CCM seul ; 04= Petit fils/petite fille ; 05= Neveu/Nièce du CM ; 06= Neveu/Nièce du CCM ;

07= Cousin/Cousine du CM ;

08= Cousi n/Cousine du CCM ; 09= Sans lien de parenté ; l Ü= Autre (à préciser)


/_/_/


/_!_/


/_/_/


/_!_/


!_!_!

7. Où vit-i l/elle ?(quel est son lieu de résidence actuel) I = Kinshasa ;2=Ville/cité de la même province: 3=

] Village de la même provi nce ; 4= Autre province ; 5= Autre a s ; 9= NSP


/_/


/_!


/_/


/_/


!_!

i 8. Chez qui vit-il/elle, c'est-à-dire quelle est la person ne

1 en charge directe de (nom )

00= Son mari/son concubin ; 01=son Frère/ sa soeur;


/_/_/


/_/_/


!_/_/


!_!_/


/_/_/

02=son Oncle/sa Tante 03=son Cousin/sa cousine;

04=ses grands parents : 05=son Ami(e) ; 06=u ne Maison

d'accueil ; 07=dans la rue ; 08= Autre préciser) ;

09=ses arents biolo i ues; 99=NSP

9. Que fait-il/elle '? q uelle acti vi té exerce (nom) à son

, lieu de résidence actuel ? 1 =travai 1 : 2=étude; 3= service

militaire; 4=se débrouille; 5= Ne fait rien ; 6= Autre (à

/_/

/_/

!_!

!_/

!_!

i réciser) ; 9=NSP


202 I Questionnaire de l'enquête


QUESTIONNAIRE - FEMME


No. de Site _ _ _

No. de ména e _ _ _Date de l'en uête _ _ _

IDENTIFICATION DE LA FEMME

1 . Numéro de ligne (Voir Feuille de ménage)

/_/_/

!_!_!

!_!_/

2. Date de naissance : Jour

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/_/_/

!_!_/

Mois

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/_/_/

!_!_!

Année

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Ce questionnaire doit être administré à toutes lesfemmes âgées de 15 à 49 ans révolus. Les questions co11certlent seulemellt les naissances VJVANTES. Suivez les instructions contenues dans le manuel d'lnstructiolls aux En uêteurs.

UESTIONS ET MODALITES

Code

Code

Code

Code

Code

1 . Maintenant je voudrais vous poser des questions sur toutes les naissances que vous avez eues au cours de votre vie.

Avez-vous donné naissance à des enfants? Oui = 1 ; Non = 2

Si 2 MODULE IX (Santé de la Reproduction)

Si « NON » insiste::, en demandant :

Je veux dire, a un enfant qui a respiré ou crié ou a montré d'autres signes de vie - même s'il/elle n'a survécu ue uel ues minutes ou heures ?


/_/


/_/


/_/


/_/


/_/

2a. Quelle était la date de naissance de votre premier enfant ?

Je veux dire la toute première fois que vous avez eu une naissance, même si l'enfant n'est plus en vie, ou si l'enfant a un père autre que votre mari actuel.

Date de la première naissance

Jour ...................... ................................

Mois ..................................................... .

Année .................................. .................

NSP date de la première naissance : 999999

SI NSP2B

Ou:

2b. Combien d'années depuis la naissance de votre premier enfant ?

Années révolues depuis la remière naissance


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_!_

_!_

_!_

_!_


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3. Avez-vous des fils ou des filles à qui vous avez donné naissance qui vivent actuellement avec

VOUS ?

Oui = 1 ; Non = 2

Si 2 .5


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/_/


/_/


/_/


/_/

4. Combien de fils vivent avec vous ?

Fils à la maison ................................ .

/_/_/

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/_/_/

Combien de filles vivent avec vous ?

Filles à la maison ...............................

/_/_/

/_/_/

/_/_/

/_/_/

/_/_/

5. Avez-vous des fils ou des filles à qui vous avez donné naissance qui sont en vie mais qui ne vivent pas avec vous ?

Oui = 1 ; Non = 2

Si 2 .7


/_/


/_/


/_/


/_/


/_/

6. Combien de fils sont en vie mais ne vivent pas avec vous ?

Nombre de Fils ailleurs ; NSP= 99 Combien de filles sont en vie mais ne vivent pas avec vous ?

Nombre de Fil les ailleurs; NSP = 99


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/_/_/


/ /


/ / /


/ /


/


/ /

7. Avez-vous donné naissance a un fils ou une fille qui est né(e) vivant(e) mais qui est décédé(e) par la suite ?

Oui = 1 ; Non = 2 ; NSP = 9

Si 2 ou 9 .9


/_/


;_)


/_/


/_/


/_/

Questionnaire de l'enquête l203


7. Avez-vous donné.naissance a un fils ou une fille qui est né(e) vivant(e) mais qui est décédé(e) par la suite ?

Oui = 1 ; Non = 2 ; NSP = 9

Si 2 ou 9 Q.9


/_/


!_!


/_/


/_/


!_!

8. Combien de fils sont décédés ? Nombre de Fils décédés ; NSP= 99

Combien de fi Iles sont décédées ?

Nombre de Filles décédées ; NSP= 99


/_/_/


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/_/_/


/_/_/


/_!_/

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/ / /

/ / /

/ / /

/ / /

9. FAITES LA SOMME DE Q. 4, 6, ET 8.T Total .... ... ....... .... ...... ... .......... ........


/ / /


/ / /


/ / /


/ / /


/ / /

10. Juste pour être sûr que j 'ai bien compris, vous avez eu au total ( nombre total) naissances durant votre vie. Est-ce bien exact?

Oui c:> Passez à Q.11

Non c:> Vérifiez les réponses et corrigez avant de continuer avec Q.1 1

1 1 . Combien de naissances vivantes avez-vous eues au cours des 5 dernières années (c'est-à-dire depuis Mai 1996) ? Nombre . . .......

Si O naissances c:> Module IX (Santé de la

Reproduction)


/_/


/_/


/_/


!_!


/_/

12. Parmi ces naissances, combien sont encore en vie ? Nombre de survivants ; NSP= 9


/_/


/_/


/_/


/_/


/_/

13. De toutes ces ( nombre total) naissances que vous avez eues, quand avez-vous accouché la dernière fois (même s'il/elle est décédé/e) ?

Date de la dernière naissance : Jour

Mois Année


!_/_/


!_!_/


/_!_/


!_!_/


!_!_/

!_/_/

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/_/_/

!_/_/

/_/_/

/ .

/

/

/

/

13 a Est-ce que la dernière naissance avait lieu au cours de l'année dernière, c'est à dire, entre mai _ 2000 et al'ri! 2001 ?

Oui = l, naissance vivante au cours de la dernière année.

Non = 2, pas de naissance vivante au cours de la dernière année. c:} Passez au Module IX « Santé de la Reproduction ».


!_!


/_/


!_!


/_/


/_!

13 b. L'enfant issu de cette dernière naissance est-il en vie ou décédé ?

Oui = 1 ; Non = 2


/ /


/ /


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/ /


204 I Questionnaire de / 'enquête


Ce module s'adresse à toutes lesfemmes qui ont eu une naissance vivante au cours de l'année précédant la date de l'interview( c'est-à-dire entre mai 2000 et avril 2001, que l'enfant soit en vie

OU llOll) .

N° de ligne de la femme !_!_! !_!_/ !_!_! !_!_/ !_!_/


1 . Avez-vous u ne carte ou u n autre document où sont inscrites vos vaccinations ?

Oui (carte vue) = 1

Oui (carte pas vue) = 2 Non = 3

NSP = 9

Si lafemme vous montre la carte. utilisez-la pour vous aider avec les réponses aux questions suivantes.

  1. Quand vous étiez enceinte de votre dernier enfant, avez-vous reçu une injection pour lui éviter le tétanos après la naissance (une piqûre antitétanique, une injection en haut du bras ou à l 'épaule) ?


    !_/ /_/ /_/ /_/ /_/

    Oui = I /_/ /_/ !_/ /_/ /_/

    Non = 2 qQ.4

    NSP = 9 qQ.4

  2. SI OUI : Combien de doses de vaccin anti - tétanique (injections antitétaniques) avez-vous reçues au cours de votre dernière grossesse ?

    Nombre de doses........................................... ....... /_/ /_/ /_/ /_/ /_/

    NSP = 9

    ENQUETEUR : Combien de doses VAT ont été enregistrées durant la dernière grossesse à Q.3 ? 0Deux injections VAT ou plus durant la dernière grossesse. c::; PASSEZ AU MODULE VIII.

    0Moins de deux injections VAT durant la dernière rossesse. c::; CONTINUEZ AVEC .4

  3. Avez-vous reçu une injection VAT (insister) n'importe quand avant votre dernière grossesse, au cours d'une grossesse précédente ou entre les grossesses ?

Oui = 1 /_/ !_/ /_/ /_/ /_/

Non = 2 qQ.7

NSP = 9 qQ.7

5. Si oui : Combien de doses avez-vous reçu ? Nombre de doses.........................................

!_!

/_/

/_/

!_/

/_f

6A. Quand avez-vous reçu la dernère dose ?

Date de la dernière dose

Mois . ... . . . ..... ...... .... . ....... ... ........ ....... .. .

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/_/_/

/_/_/

/_/_/

Année ...................................................................

/_/_/

!_!_!

!_!_/

/_/ _!

/_/_/

NSP date ................................9999 NSP 6B

Ou :

68. depuis combien d'années avez-vous reçu la

dernière dose ? DUREE EN ANNEES ....... .....


7. Additionner les réponses à Q.3 et Q.5 pour obtenir le nombre total de doses au cours de la vie Nombre total de doses

NSP = 9

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/_/

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Questionnaire de l'enquête l205


Ce module doit être administré à toutes lesfemmes qui ont eu une naissance vivante au cours de l'année précédant la date de l'interview (c'est-à-dire entre mai 2000 et avril 2001).

No. de li ne de la femme !_!_! !_!_I !_!_! !_!_/ !_!_/

1. Au cours des 8 semaines qui ont suivi la dernière naissance, avez-vous reçu une dose de vitamine A comme celle-ci ?

Montrez une capsule de 200,000 IU

Oui = 1 ; Non = 2 ; NSP = 9


/_/


/_/


!_!


!_!


/_/

2. Avez-vous vu quelqu 'un pour les soins prénatals au sujet de cette grossesse ?

Oui =I

Non =2 QQ.3

Si oui : Qui avez-vous vu ?

Insistez sur le type de personne vue et encerclez toutes les réponses.


!_/


/_/


/_/


/_/


/_/

Médecin .............................. ........................... ) 1 1 1

1 1

Infirmier (ère) ............................................... 2 2 2 2

2 2

Accoucheuse ................................................. 3 3 3 3

3 3

Accoucheuse traditionnelle .............. .......4 4 4 4

4 4

Autre préciser ) ................................6 6 6 6

6 6

Personne ........................................ ..0 0 0 0 0 0

  1. Qui vous a assisté pendant l'accouchement de votre dernier enfant (ou nom) ?

  2. Quand votre dernier enfant ( nom) est né, était-il/elle très grandie, plus grandie que la moyenne, moyen/ne, plus petit/e que la moyenne, ou très petit/e ?

  3. ( Nom) a-t-il/elle été pesé/e à la naissance ?

Insistez sur le type de personne qui a assisté et encerclez toutes les réponses

Médecin ......................................................... 1 1 1 1 1 1

Infirmier/ère .......................... ........................ 2 2 2 2 2 2

Accoucheuse ... ............................. . ....3 3 3 3 3 3

Accoucheuse traditionnelle ........................... 4 4 4 4 4 4

Parente/amie .................................................. 5 5 5 5 5 5

Autre préciser) 6 6 6 6 6 6

Personne .................................0 0 0 0 0 0

1= Très grandie /_/ /_/ !_! /_/ !_/

2= Plus grandie que la moyenne 3= Moyen/ne

4= Plus petit/e que la moyenne 5= Très petit/e

9= NSP

Oui = I /_/ !_! !_! !_! !_/

Non = 2 Q Module IX

NSP = 9 Q Module IX

  1. Combien pesait (nom) ?

    1. Source d'information : Carnel = 1 /_/ /_/ !_! /_/ /_/

    2. Poids (en grammes) ; NSP= 9999

Mémoire = 2



206 I Questionnaire de l'enquête


No. de li ne de la femme

/_/_/

/_/_/

/_/_/

/_/_/

!_!_!

1 . Etes-vous actuellement mariée ou vivez-vous avec un homme ?

Oui = 1

Non. veuve. divorcée, séparée = 2

Non. ·amais mariée = 3 c> • 4


/_)


!_/


!_/


/_/


/_)

2. A quel âge vous êtes-vous mariée pour la remière fois ? Age en années révolues ..........


/_/_)


/_)_/


/_/_)


/_)_/


/_)_)

3. Votre mariage a-t-il été enregistré à l'état civil ? Oui = 1 :Non = 2 ; NSP = 9


/_/


!_!


/_/


!_/


/_)

Maimenant je vais Fous parler de la planification familiale et votre santé reproductive . C'est 1111 sujet difficile à discuter, mais il est imporfllllt que nous ohteniom cette iiiformation . Bien ellf endu, tous les renseign.emellf s que vousfournissez resteront strictement confidemiels.

4.Avez-vous déjà eu des rapports sexuels ? Oui = 1 : Non = 2 c> Une autre femme

4a. A quel âge avez-vous eu vos premiers rapports sexuels ? Age en années révol ues ....................

Ne sait lus = 99


/_/


/ _!


!_!


/_/


'-'

/_/_/

!_/_/

!_/_/

/ _!_/

I /_/

5. Avez-vous eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec une personne autre que votre conjoint ou votre partenaire régulier ?

Oui = 1 ; Non = 2 ; Sans réponse = 9

Si 2 ou 9 c> . 8


/_/


/_/


/_/


!_!


/_)

6. Avec combien de personnes différentes avez­ vous eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois part votre conjoint / partenaire réo:ulier) ·1 Nombre de artenaires ; NSP = 99


/_/_/


/_/_)


!_!_/


!_!_/


/_/_/

7. Avez-vous utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel avec une personne (autre que votre con·oi nt ou artenai re ré ulier) ? Oui = 1 : Non = 2


/_/


!_!


!_/


/_/


/_/

8. Etes-vous enceinte en ce moment ?

Oui , enceinte en ce moment = 1 c> Module X

NON = 2 : Pas sûre ou NSP = 9


/_)


/_)


/_/


/_/


' /_!

9. Certai nes personnes utilisent diffërents moyens ou méthodes pour retarder ou éviter une grossesse. Faites-vous actuellement quelque chose ou utilisez-vous une méthode quelconque pour retarder ou eviter u ne grossesse ?

OUI = 1 ; Non = 2 c> Module X


/_/


!_/


!_!


!_!


/_/

1 O. Quelle méthode utilisez-vous ?

Encerclez toutes les méthodes mentionnées.

Stérilisation lëminine (Ligature des trompes)..01

01

01

01

01

01

Stérilisation masculine (Vasectomie) 02

02

02

02

02

02

Pil ulc 03

03

03

03

03

03

DIU (Stérilet) 04

04

04

04

04

04

Injections 05

05

05

05

05

05

Implants 06

06

06

06

06

06

Condom 07

07

07

07

07

07

Condom féminin 08

08

08

08

08

08

Diaphragme 09

Mousse/gelée 10

09

10

09

10

09

10

09

10

09

10

Méthode d'allaitement (LAM) 1 1

1 1

1 1

1 1

1 l

11

Abstinence périodique/méthode calendrier. 12

12

12

12

12

12

Retrait 13

13

13

13

13

13

Autre à récise 14

14

14

14

14

14


Questionnaire de l'enquête l207


Ce module doit être admi11istré à toutes lesfemmes â ées de 15-49 ans révolus.

No. de li ne de la femme

/_!_/

/_/_/

!_!_!

!_!_/

/_!_/

L Maimenant je voudrais vous parler de ce que

vous connaissez sur les maladies graves. en

particulier. sur le VIH et le SIDA ?

Avez-vous déjà entendu parler du virus VIH ou

d'une maladie appelée SIDA ?

Oui = 1

!_/

/_/

!_/

/_/

/_/

Non = 2 c:} Une autre femme.

2. Je mis lire quelques assertions sur le virus du

SIDA et je 1•ous prie de répondre par Vrai 011

Faux à chacune d 'elles.

a) On peut se protéger contre le virus du Sida si

on a un seul partenaire sexuel non infecté et

qui, lui aussi n'a aucun autre pa1tenaire.

Vrai = 1 ; Faux = 2 ; NSP = 9

I_I

I_I

I_I

I_I

/_/

b) Une personne peut être infectée par le virus du

Sida en utilisant les toilettes publiques .

Vrai = 1 ; Faux = 2 ; NSP = 9

/_/

I_I

I_I

I_I

/_/

c) On peut se protéger contre le virus du Sida en

utilisant correctement un condom chaq ue fois

/_/

I_I

/_/

/_/

I_I

qu'on a des rapports sexuels.

Vrai = 1 ;Faux = 2 ; NSP = 9

d) On peut attraper le virus du Sida à cause des

piqûres de moustiques ou d'insectes similaires.

Vrai = 1 ; Faux = 2 ; NSP = 9

/_/

I_I

!_/

/_/

/_J

e) On peut attraper le virus du Sida en touchant

u ne personne q ui a le SIDA.

/_J

/_/

/_/

/_/

!_/

Vrai = l :Faux = 2 :NSP = 9

f ) On peut attraper le Virus du Sida en mangeant

dans le même plat avec une personne q ui a le

SIDA '?

/_/

/_/

!_/

/_/

!_!

Vrai = 1 ;Faux = 2 :NSP = 9

g) On peut se protéger du virus du Sida en

s'assurant que toute injection est faite avec une

aiguille non u tilisée par une autre personne.

Vrai = 1 ; Faux = 2 ; NSP = 9

/_/

/_/

!_/

!_/

!_/

3. Pensez-vous qu'une personne puisse être infectée

par le Virus du SIDA à travers des moyens

surnaturels (Sorcellerie) ?

Oui = 1 ;Non = 2 ; NSP = 9

4. Pensez-vous que le virus du SIDA peut se

'-'

'-'


/_J


!_/


!_!

transmettre d'une mère à son enfant au cours de la

grossesse '?

Oui = 1

Non = 2

'-'


/_/


/_/

'-'


/ _!

NSP = 9

5. Pensez-vous que le virus du SIDA peut se

transmettre de la mère à l'enfant durant

l'allaitement ?

Oui = I

!_/

/_/

!_!

/_!

!_/

Non = 2

NSP = 9


208 I Questionnaire de l 'enquête


QUESTIONNAIRE DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS


No. de site _ _ _ No. de ména e _ _ _ Ce questio1111aire doit être administré à toutefemme qui a la charge d'un enfant de moins de cinq ans vivant avec elle ( voir Q.4 de la Feuille d 'Enre istrement du Ména e) ..



Année

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No. de ligne de /11 pers. en charge No. de ligne de /'e11fi111t

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1 . Nom de l'enfant

2. Age de l'enfant (Voir Feuille de Ménage).

Ane (en années révolues)


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  1. En quel jour. quel mois et quelle année (110111) est­ ' il/elle né/e?

  2. ( Nom ) a+il/elle un extrait d'acte de naissance délivré par l'Etat Civil '! Puis-je le voir '!

  3. Si aucun extrait d'acte de naissance n'est momré demande::. :

Date de naissance

Si la mère connaît la date exacte de naissance, qjoute:. également lejour : sinon, inscrivez 99 flOltr lejour i11co111111

Jour Mois

-

, Age en mois

Si la date complète n'est flllS connue, insiste::. et demande: : Combien de mois a+il/elle '?

; Inscrivez l'âge en mois révolus. Utilisez la table de

l conversion des âges.

, Oui. vu = 1 c::>Q.8

! Oui. pas vu = 2

1 Non = 3

Oui. perdu = 4

NSP = 9

! Si le certificat est présenté, vérf[ie: la date de

1 naissance déclarée. Si aucun extrait d'acte de naissance 11 'estprésenté , essayez de vérifier la date

: en utilisant 1m autre document ( carnet de santé.

: etc.). Corri ez l'â e déclaré, si nécessaire.

Est-ce que la naissance de (110111) a été

enregistrée à l'état civil '?

Oui = 1 c::>Q. 8

Non = 2

tlJ'lSP = 9 c::>Q. 7


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'. 6. Pou rquoi la naissance de (110111) n'a-t-elle pas été

  • enregistrée ?

Coût trop élevé 1

Eloignement centre enregistrement. 2

/_/

/_/

/_)

/_)

/_) /_) /_)

N savait pas qu'elle devrait être enregistrée 3

En retard el ne voulait pas payer amende 4

Ne sait pas où l'enregistrer 5

Sans intérêt 6

Autre f1réciser ) 7

NSP 9

7. Savez-vous comment faire enregistrer la naissance de votre enfant ?

Oui = 1

Non = 2

Pas de ré nse = 8


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No. de ligne de /11 pers. en charge No. de ligne de /'e11fi111t

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1 . Nom de l'enfant

2. Age de l'enfant (Voir Feuille de Ménage).

Ane (en années révolues)


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/_)_}

  1. En quel jour. quel mois et quelle année (110111) est­ ' il/elle né/e?

  2. ( Nom ) a+il/elle un extrait d'acte de naissance délivré par l'Etat Civil '! Puis-je le voir '!

  3. Si aucun extrait d'acte de naissance n'est momré demande::. :

Date de naissance

Si la mère connaît la date exacte de naissance, qjoute:. également lejour : sinon, inscrivez 99 flOltr lejour i11co111111

Jour Mois

-

, Age en mois

Si la date complète n'est flllS connue, insiste::. et demande: : Combien de mois a+il/elle '?

; Inscrivez l'âge en mois révolus. Utilisez la table de

l conversion des âges.

, Oui. vu = 1 c::>Q.8

! Oui. pas vu = 2

1 Non = 3

Oui. perdu = 4

NSP = 9

! Si le certificat est présenté, vérf[ie: la date de

1 naissance déclarée. Si aucun extrait d'acte de naissance 11 'estprésenté , essayez de vérifier la date

: en utilisant 1m autre document ( carnet de santé.

: etc.). Corri ez l'â e déclaré, si nécessaire.

Est-ce que la naissance de (110111) a été

enregistrée à l'état civil '?

Oui = 1 c::>Q. 8

Non = 2

tlJ'lSP = 9 c::>Q. 7


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'. 6. Pou rquoi la naissance de (110111) n'a-t-elle pas été

  • enregistrée ?

Coût trop élevé 1

Eloignement centre enregistrement. 2

/_/

/_/

/_)

/_)

/_) /_) /_)

N savait pas qu'elle devrait être enregistrée 3

En retard el ne voulait pas payer amende 4

Ne sait pas où l'enregistrer 5

Sans intérêt 6

Autre f1réciser ) 7

NSP 9

7. Savez-vous comment faire enregistrer la naissance de votre enfant ?

Oui = 1

Non = 2

Pas de ré nse = 8


/_)


/_)


/_)


/_J


/_) /_) /_)

/-/-/


Question11aire de l'enquête j 209


8. Vérifiez l'âge. Si 3 ans ou plus. demande::. :

( Nom) fréquente-t-il/elle un programme

d'éducation préscolaire pour enfants en bas âge

(tel qu'un établissement public ou privé. y

compris un jardin d'enfants ou une garderie

communautaire) ?

Oui = I

Non = 2 Q Module XII


/_/


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!_!


!_!


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/_/

NSP = 9 Q Module XII

9. Au cours des sept derniers jours , environ combie

n\

d'heures ( nom) a-t-il/elle assisté à ce programme?

Nombre d'heures

!_/_/

/_/_/

/_/_I

!_/_!

/_/_/

/_/_/

!_!_!

'


Ce module concerne les e11 anis â és de 6 à 59 mois révolus.

No. de ligne de lapersonne e11 charge No. de ligne de l'enfant

/_/_/

/_/ /

/_/_/

/ / /

/_/_/

'-'-I

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!_/_I

,_,_/

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I !_!

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A e en mois révolus

  1. . (Nom) a-t-il/elle déjà reçu une capsule de vitamine A (supplément) comme celle-ci ?

  2. Depuis combien de mois (110111) a-t-il/elle reçu la dernière dose ?

  3. A quelle occasion (110111 ) a-t-il/elle obtenu cette dernière dose ?

Oui = 1

Non = 2 Q Module XIII NSP = 9 Q Module XIII Montrez la ca suie

Nombre de mois ................................................... NSP =99

  1. Consultation préscolaire (CPS) au centre de santé ,.:

  2. Visite d'enfant malade au centre de santé

  3. Journées Nationales de Vaccination

  4. Autre préciser )

9 = NSP


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Ce module concerne les e11 anis â és de 6 à 59 mois révolus.

No. de ligne de lapersonne e11 charge No. de ligne de l'enfant

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!_/_I

,_,_/

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I !_!

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A e en mois révolus

  1. . (Nom) a-t-il/elle déjà reçu une capsule de vitamine A (supplément) comme celle-ci ?

  2. Depuis combien de mois (110111) a-t-il/elle reçu la dernière dose ?

  3. A quelle occasion (110111 ) a-t-il/elle obtenu cette dernière dose ?

Oui = 1

Non = 2 Q Module XIII NSP = 9 Q Module XIII Montrez la ca suie

Nombre de mois ................................................... NSP =99

  1. Consultation préscolaire (CPS) au centre de santé ,.:

  2. Visite d'enfant malade au centre de santé

  3. Journées Nationales de Vaccination

  4. Autre préciser )

9 = NSP


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2101 Questionnaire de l 'enquête


Ce module concerne les enfants â és de O à 23 mois révolus.

i No. de ligne de la personne en charge

, No. de li1111e de l'enfanl

/_)_)

!_!_/

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/_/_/

/_)_/

/_)_/

i /_)_)

/_/ _!

/_)_/

/_)_/

/_)_/

/_)_)

/_/_)

/_)_/

, A e en mois révolus

1 1. ( Nom) a-t-il/ellc jamais été allaité (au sein ) '.'

/_/_/

/_J _J

/_!_) /_/_)

' /_)_/

/_)_)

!_/_!

Oui = 1

1 Non = 2

Q.4

/_J

/_)

/_J

/_)

/_)

/_)

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, NSP = 9

c> Q.4

: 2. ( Nom ) conti nue-L-i l/ellc d tre allaité (e) ?

: Oui = 1

1 Non = 2 <==> Q.4 /_/ !_/ /_) !_/ /_) !_/ !_!

! NSP =9 c> Q.4


  1. Depuis hier. à cette heure-ci . a-t-il/ellc reçu u ne des choses suivantes :

    l Lise::. choqu,, élé111e111 ù l,a11Je wJix el encerclez le

    i code adéquar a1·a111 de co111i,wer avec /'é/émenl

    suim111 : Oui =1 ;Non = 2 ; NS P = 9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9


    2


    9


    2


    9


    1


    2


    9


    1 2


    9


    1 2


    9


    1 2


    9


    1 2


    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9

    2

    9


    2


    9


    2


    9


    1


    2


    9


    1 2


    9


    1 2


    9


    1 2


    9


    1 2


    9

    i 3a. v itami ne. su ppléments de minéraux ou médicament '!

    1

    Non = 2

    NSP = 9 /_) /_) /_) !_/


    ! La question 5 ne concerne que les enfants âgés de moins de 7 mois


    ' I_J


    /_) !_/


    , 5. (Nom) est-i l/el le exclusivement nourri(e) au

    1 sei n .,

    Oui = 1

    Non = 2 /_) /_/ /_) !_/ /_! !_/ !_!

    NSP = 9


    Questionnaire de /' enquête j 21 1



    No. de lipe de laper,on,,e en cluuie No. de li:11e de l'e11fa11t

    'I-'I-'I


    /_J_J

    I I I


    /_}_}

    I I I

    /_}_/

    I I

    !_!_} I I I


    /_}_}

    I I I


    /_}_}

    I I I

    Age en mois révolus

    l. (Nom) a-t-il/elle fait la diarrhée au cours des 2 dernières semaines, c'est-à-dire, depuis (jour de la semaine) de l'avant dernière semaine ?

    Oui = 1 ; Non= 2 ; NSP= 9. Si 2 ou 9, Q.3a.

    lAdiarrhée est déterminée par la mère ou la

    I I I I I I '-'-' I I I I /_j !_! I

    I !_!

    personne en charge, ou elle est définie comme trois selles liquides ou plus par jour ou par la présence de san et de mucus dans les selles.

    1. Au cours de ce dernier épisode de diarrhée, a-t- il/elle bu ou manger une des choses suivantes :

      Lire chaque élément à haute voix et encerclez le code adéquat avant de continuer avec l'élément suivant. Oui=l ; Non=2 ;NSP=9

      /_/ '-'

      /_} '-' /_/

      /_/ !_!

      2A. lait maternel ?

      2b. bouillie de céréale, bouillie de racine ou soupe ?

      2c.autres liquides-maison acceptés localement (p. ex. : SSS, yaourt à boire, eau de riz, eau de

      carotte, tisane des feuilles de goyave) ?

      2d. paquet de SRO ?

      2e. autres laits ou préparations pour bébé 2f. eau et aliments à certains moments de la

      journée?

      2g. eau uniquement ?

      2h. autres üquides considérés comme

      « inacceptables » (p. ex. : cola, etc. (utilisez le nom local)) ?

      2i. Rien .Sa

      3a Au cours des deux dernières semaines, (nom) avait-iVelle souffert d'une autre maladie telle que la toux, la fièvre ou a-t-il/elle connu un autre problème de santé ?

      OUI = 1 ; NON = 2 Q.11 ; NSP = 9 .11

      3b. Si Oui, laquelle ?

      1= Rougeole ; 2= Verminose ; 3= Tuberculose ; 4= Dermatose ; 5= Amibiase ; 6= Fièvre typhoïde ;

      1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9

      l 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9

      1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9


      1 2 9 1 2 9 1 2 9 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9

      1 2 9 1 2 9 1 2 9 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9

      1 2 9 1 2 9 1 2 9 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9


      1 2 9 1 2 9 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9

      1 2 9 1 2 9 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9


      !_! I I /_j /_/ I I I I !_!

      1 4 1 4 1 4 1 4 1 4 1 4 1 4

      2 5 2 5 2 5 2 5 2 5 2 5 2 5

      3 6 3 6 3 6 3 6 3 6 3 6 3 6

      7= Autre à réciser

      4. Au cours de sa maladie (diarrhée ou autre) ( nom), a-t-il/elle bu beaucoup moins, à peu près la même quantité ou plus que d'habitude ?

      Pas du tout 0

      7 ........ 7 .. ...... 7 . .......

      7 ........ 7 ........ 7 ........ 7 ········

      Beaucoup moins 1

      A peu près la même quantité 2

      Plus 3

      NSP 9

      Sa. Au cours de sa maladie (diarrhée ou autre) (nom) a-t-il/elle mangé moins, à peu près la même quantité ou plus que d'habitude ?

      Pas du tout 1

      Beaucoup moins 2

      /_/ /_/

      !_/

      /_/

      /_/

      /_/ /_/

      Un peu moins 3

      A peu près la même quantité 4

      Plus..................................................................... S

      NSP 9

      Si « moins », insistez : beaucoup moins ou un etit u moins uc d'habitude ?


      212 j Q11estio1111aire de /' enquête

      /_} /_/ I_I

      '-'

      /_/ I_I /_/


      Sb. Au cours de sa maladie (diarrhée ou autre)

      (110111). a+il/elle été transfusé(e) ? Oui =I ; Non = 2; NSP= 9


      !_!


      !_/


      !_!


      !_!


      !_!


      !_!


      !_!

      6. ( Nom ) a-t-il/elle souffert de la toux ou du rhu me à un moment quelconq ue au cours des 2 dernières semaines. c'est-à-dire. depuis (jour de la semaine ) de l'avant dernière semaine '?

      OUI = 1 ; NON = 2 c::>Q.1 1 ; NSP = 9 c::>O.JJ


      / /


      / /


      / /


      / /


      / /


      / /


      / /

      7. Quand (110ml était malade de la toux/rhu me. respirait-il/elle anormalement ( plus rapide111en1 que d 'habi111de avec 1111 .wni[fle court et rapide ou arec difficulté ) ?

      Oui = 1 ; Non = 2 c::>Q.11 ; NSP = 9 c::> 0.11


      / /


      / /


      / /


      / /


      / I


      / /


      / I

      8. Les symptômes étaient-ils dus à un problème dans la poi tri ne ou à u n nez houché ?

      Nez bouché = 1 c::>Q.11

      Problème dans la poitrine = 2 Les deux = 3

      Autre pr éciser) .................... ....4 c::> Q.11

      NSP = 9


      !_/


      !_!


      I_I


      I_I


      I_I


      /_!


      !_!

      9. Avez-vous demandé des conseils ou un traitement hors de la maison ?

      Oui = I

      Non = 2 c::>Q.11

      NSP = 9 c::> Q.1 1


      !_/


      !_!


      I_I


      /_/


      /_!


      !_!


      !_!

      1 O. Où êtes-vous allé chercher les soins ?

      Encerclez tous les endroits cités. N'insistez pas .

      Hôpital 01

      01

      01

      01

      01

      01

      01

      01

      Centre de santé 02

      02

      02

      02

      02

      02

      02

      02

      Dispensaire privé 03

      03

      03

      03

      03

      03

      03

      03

      Agent de santé du vi llage 04

      04

      04

      04

      04

      04

      04

      04

      Cliniq ue SMI 05

      05

      05

      05

      05

      05

      05

      05

      Cliniq ue mobile 06

      06

      06

      06

      06

      06

      06

      06

      Médecin privé 07

      07

      07

      07

      07

      07

      07

      07

      Guérisseu r traditionnel 08

      08

      08

      08

      08

      08

      08

      08

      Pharmacie ou vendeur de médicaments 09

      09

      09

      09

      09

      09

      09

      09

      Parent ou ami 10

      10

      10

      10

      10

      JO

      JO

      10

      AUTRE (A PRECISER ) 1 1

      1 1

      Il

      Il

      1 1

      1 1

      1 1

      1 1

      1 1. Parfois les enfants ont des maladies sévères et il

      faut les conduire tout de suite à u n établisse-ment de

      santé. Pour q uels symptômes emmèneriez-vous

      votre enfant à un établissement de santé

      i mmédiatement '!

      Pose::. cctle question ( Q.11) seulement unefois pour

      chaque personne qui a la charge d '1111 enfant.

      Continue à demand er les sig11eslsrn1pt6mes

      jusqu'à a que l'enquhé ne pui sse pas s' en

      rappeler d 'autres. mais NE lui faites PAS de

      suggestions. Dans les colonnes réservées aux

      autres e,![ants de la même mère ou personne

      en charge d'e1ifants. inscrivez 97.

      Enfant ne peut pas boire ou téter 01

      Enfant devient pl us malade 02

      Enfant développe une fièvre 03

      Enfant a une respiration rapide 04

      Enfant a des di fficultés à respirer 05

      Enfant a du sang dans les selles 06

      Enfant boit difticilemcnt. 07

      Enfant ne joue pl us ( Asthénie) 08

      Enfant pleure sans cesse ..............., 09

      Autre préciser) 10


      01

      02

      03

      04

      05

      06

      07

      08

      09

      10


      01

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      10


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      09

      1 0


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      10


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      09

      10


      01

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      03

      04

      05

      06

      07

      08

      09

      JO


      Questionnaire de l 'enquête l21 3


      Ce module concerne tous les enfants de mois de 5 ans (enfants âgés de O à 4 ans révolus).


      • No. de ligne de la perso1111e en charge /_/_/ /_/_/ !_!_/ . / I I !_/_/ /_/_I I_I_I

        1 --

        1 --

        No. de ligne de l'e11fa11t !_!_I /_/_/ !_!_! 1 /-/-/ /_/_/ ' /_!_/ !_!_!

        1 Age en mois révolll!;_ /_/_/ /_/_/ !_!_/ /_/_! /_/_/ 1 /_/_/ !_/_!

        1 1 . Au cours des deux dernières semaines. c'est à

        1 dire depu is (jour de la semaine ) de l'avant dernière semai ne. ( 110111 ) a-t -il/elle souffert d ·une fièvre ·1

        Oui = I

        Non = 2 qQ.8 /_! !_I /_/ !_! !_/ I_I /_/

        NSP = 9 q .8

        1 2. (Nom) a+il/elle été emmené(e) dans un

        établissement de santé pou r cette maladie ?

        Oui = I qQ.3 !_/ /_/ !_! /_/ !_/

        1 /_/ 1, /-/

        i Non = 2

        NSP= 9 qQ.6

        1 2a. Si non. qui a-t-on vu pou r cette maladie ?

        Encerclez. toutes les personnes vues, mais n'insistez. pas.

        Person ne ........ ... ......... ..... .. . .................0 0 0 0 0 0 0 0

        i Guérisseur tradi tionnel ....................................... 1 1 1 1 1 1 1 1

        1 Pharmacien ou vendeur de méd icaments ........... 2 2 2 2 2 2 2 2

        ; Parent ou ami ..................................................... 3 3 3 3 3 3 3 3

        1 Chef d 'Eglise ou Pasteur .............. .............4 4 4 4 4 4 4 4

        AUTRE ( A PRECISER ) .................................5 5 5 5 5 5 5 5

        q .6

    2. ( Nom ) a-t-il/elle pris u n médicament contre la fièvre ou le pal udisme q ui lui a été prescrit à l'établissement de santé?

      : Oui = 1

      l Non = 2 qQ.5 /_/ /_/ !_I !_/ /_/ /_/ !_/

      NSP = 9 q .5

    3. Quel médicament (110111 ) a-t-il/elle pris q ui l ui a

: été prescrit à rétablissement de santé '1

1 Encercle::. tous les 111édica111e111s cilés.

'1 Paracétamol/Aspiri ne/Novalgi ne ....................... 1 1 1 1 1 1 1

' Chloroq uine/N i vaquine ...................................... 2 2 2 2 2 2 2 2

· Fansidar ..................... ........................................ 3 3 3 3 3 3 3 3

i Quinine .......... ... ..................................5 5 5 5 5 5 5 5

1 NSP ......... ...... .................... ...............9 9 9 9 9 9 9 9

j 5. A-t-on don né à (110111) u n médicament comre la

, fièvre ou le pal udisme avant d'être cond ui t à

l'établ issement de santé ? 1

j Oui = 1 qQ.7

Non = 2 qQ.8 /_/ /_/ !_I

i NSP = 9 qQ.8

i

! /_I /_/ /_/ !_!

6. A-t-on don né à (110111 ) u n médicament contre la fièvre ou le pal udisme durant cette maladie, à la maison ?

1

f Oui = 1 /_I !_I /_/ /_I !_! !_/ !_/

Non = 2 qQ.8

1 NSP = 9


214 I Questionnaire de l 'enquête



7. Quel médicament ( nom) lui a-t-on don né ? Encercle z tous les médicaments donnés avant de Fisiter !"établissement de samé ou s'il n 'v a pas eu de visite à 1111 établissement de santé.

Paracétamol/ Aspiri ne/Novalginc 1

Chloroquinc/Ni vaquinc 2

Fansidar 3

Autre préciser ) 4

Quinine 5

Plantes médeci nalcs 6

NSP 9


1

2

3

4 ........

5

6

9


1

2

3

4 .........

5

6

9


1

2

3

4 ........

5

6

9


l

2

3

4.........

5

6

9


1

2

3

4 ........

5

6

9


1

2

3

4 . ........

5

6

9


1

2

3

4.........

5

6

9

8. ( Nom ) a-t-il/ellc dormi sous u ne moustiquaire la n ui t dernière ·>

Oui = I

Non = 2 Module XVI

NSP = 9 Module XVI


!_/


/_/


!_!


!_!


!_/


!_!


!_!

9. Cette moustiquaire était-elle traitée avec un produit anti-moustique '>

Oui = l

Non = 2 Module XVI

NSP = 9 Module XVI


!_!


I_I


!_/

1


/_/


!_!


I_I


!_/

10. Combien de mois se sont écoulés depuis que la moustiquaire a été traitée pour la dernière fois ?

i Nombre de mois écoulés depuis le dernier

! traitement .........................................................

NSP 99


I_I_I


I_I_I


!_!_/


I_I_I


/ _!_!


I_I_I


!_!_/


Questiomzaire de / 'enquête l 215


Ce module concerne tous les enfants ages de 12 à 23 mois révolus.

Si une carte de vaccination est disponible, copiez les dates de chaque type de vaccination inscrite sur la carte dans les Qs 2 à 5. Les Qs. 7 à 15 sont réservées à l'enregistrement des vaccinations reçues par l'enfant dont la date n'est pas inscrite sur la carte ou si la carte n'est as dis onible.

No. de ligne th lapersonne en charge

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No. de ligne de l'enfant

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I_I_J

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I_I_J

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I_I_J

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I

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I_I_J

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I_J_J

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J_J_/

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!_!_/

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/_/


2. BCG

J

M

A


3a. VPOO

J

M

A


3b. VPOl

J

M

A


3c. VP02

J

M

A


3d. VP03

J

M

A


4a. DTCoql

J

M

A


4b. DTCoq2

J

M

A


4c. DTCoq3

J

M

A

J

  1. Rougeole M

  2. En plus des vaccinations indiquées sur cette carte, (nom) a-t-il/elle reçu une autre vaccination quelconque y compris les vaccinations reçues pendant une journée nationale de vaccination ?

A

Enregistrez « oui» seulement si l'enquêté mentionne le BCG, la VPO 0-3, le DTCoq 1-3, et/ou la

Rougeole

Oui = 1 a Retournez à Q.2-Q.5 et inscrivez

« 66 » dans la colonne correspondant

au jour, puis passez à Q.15

Non = 2 a a.1s

NSP = 9 il Q.15


216 j Questionnaire de /'enquête


7. ( NOM ) a-t-il/elle reçu des vai.:c.:i nations pour l ui éviter d'attraper des maladies ?

Oui = 1

Non = 2 Q.15

NSP = 9 Q.15


/_/


/_/


/-/


!_!


/_/


I_J


/_/

8. (Nom) a-t-il/elle reçu u ne vaccination du BCG contre la tuberculose-c'est-à-di re. u ne injection à l 'avant-bras gauche qui laisse une cicatrice ?

Oui = 1

Non = 2

NSP = 9


/_/


/_/


/_/


/_/


!_!


/_/


/_!

9. ( Nom ) a-t-il/elle reçu des « vaccinations par

gouttes dans la bouche » pour l ui éviter

d'attraper la pol io ?

Oui = 1

Non = 2

Q.12

/_/

/_/

/_!

/_/

/_/

/_/ '

/_/

NSP = 9

Q.12

1 0 Quand la première dose de YPO a-t-elle été

don née : juste après la nai ssance ou pl us tard ?

Juste après la naissance (dans les 14 jours) = 1 Pl us tard = 2


!_/


/_/


!_!


/_)


/_/


I_J


/_!

1 1 Combien de fois a-t-il/elle reçu ces gouttes ? Nombre de fois ................. ...................................


!_/


/_/


/_/


/_!


/_/


/_!


/_/

1 2. ( Nom) a+il/elle reçu des « vaccinations par injection » -c'est-à-dire. une injection dans la cuisse/fesse pour l ui éviter d'attraper le tétanos.


/_/


/_/


!_!


/_/


!_/


1

la coq ueluche. la diphtérie ?

( parfois données en même temps que celles du pol io).

Oui = 1

Non = 2 Q.14

NSP = 9 0.14


/_/


I_I

13 Combien de fois ?

Nombre de fois . ............... . ........................ ..


/


/


/


/


/


/


/


/


/


/


I


/


I


/

14 (Nom) a+il/elle reçu des "vaccinations par

i njection ''--c'est-à-dire une piqûre à l'épaule gauche. à l'âge de 9 mois (6 mois pour Kinshasa) ou plus tard-pour l ui éviter

d 'attraper la rougeole '?

Ou i = 1 Non = 2

NSP = 9


/_/


I_I


I_I


!_!


/_/


/_!


/_/

15. S'il vous plaît dites-moi si (nom) a partici pé à

l'une des journées nationales de vaccination

(J NY) suivantes : Oui = 1 ; Non = 2 ; NSP = 9

Phase 1 (Juil/et 2000 )

1

2

9

l

2

9

1

2 9

1

2

9

1

2

9

1

2

9

1

2

9

Phase 2 (Août 2000)

1

2

9

1

2

9

1

2 9

1

2

9

1

2

9

1

2

9

l 2

9

Phase 3 ( Septembre 2000)

1

2

9

1

2

9

1

2 9

1

2

9

1

2

9

1

2

9

l 2

9


Questionnaire de l 'enquête l 217


No. de Site No. de ména2e


Ce module concerne tous les enfants de mois de 5 ans (enfants âgés de O à 4 ans révolus) ainsi que leurs mères non enceintes.

Après avoir complété les questionnaires pour tous les enfants. l'enquêteur pèse et mesure chaque enfant.

Notez le poids et la taille couché 011 la taille debout ci-dessous, en prenant soin d'enregistrer la mesure dans la colonne pour chaque e,!fant. Vérifiez le 110111 et le numéro de ligne de l'enfant sur la Feuille d'Enregistrement du Ménage avant d'enre1<istrer les mesures.


réservée

No. de ligne de la personne e11 charge

/_/_/

/_/_/

I_I_I

I_I_I

I_I_I

I_I_/

I_I_/

No. de ligne de l'e11fa11t

/

/

/

/

/

/

/

I

I

I

I

/

I

I

/

I

I

I

I

I

I

Nom de l'enfant

A2e en mois révolus

I

I

I

I

I

I

I

I

/

I

I

I

I

1. (Nom) a-t-il/elle une fiche de croissance '1

Oui, vue = 1 Oui, non vue = 2 Non = 3

Oui, perdue = 4 NSP = 9


I_I


I_I


I_I


I_I


I_I


I_I


I_I

2. (Nom) a-t-il été pesé au cours des 3 derniers mois ?

Oui = 1

Non = 2

NSP = 9


I_I


I_I


I_J


I_I


I_I


I_J


I_I

3. De quel sexe est (110111 )

Masc. = 1 ; Fém. = 2

I_I

I_I

I_I

I_I

I_I

I_I

I_I


4. Poids de l'enfant.

Kilogrammes (kg) ............... . ......................

5. Taille de l'enfant (en cm)

Enquêteur, vérifiez l'âge de l'enfant :


D Enfant de moins de 2 ans. q prenez la taille (couché).

Taille ( couché) .......................................


D Enfant de 2 ans ou plus. q prenez la taille (debout).

Taille ( debout) ..................................

6. Oedèmes ( Recherchez les oedèmes au dos du pied )

Oui = 1

Non = 2


I_I


!_/


I_I


I_I


I_I


I_J


I_J

7. Résul tat.

Mesuré 1

Absent 2

I_I

I_I

I_I

I_I

I_/

I_I

I_I

Refusé 3

Autre préciser)

4


ANTHROPOMETRIE DES MERES (NON ENCEINTES)


N ° de li1<11e de la mère


I


I


I


I


I


I


l


l


I


l


l


I


l


l


I


l


l


I


l


l

8. Poids de la mère

Kilogrammes (kg) . .

9. Tailie de la mère

Taille (debout. en mètres) ........


REMERCIEZ L'ENQUETE(E) ET LE CHEF DE MENAGE POUR SA COLI.ABORATION


218 1 Questionnaire de l'enquête

ANNEXES


3

NOTE METHODOLOGIQUE SUR

LE CALCUL DE L'INDICE DE PAUVRETE POUR LA ROC


INDICE DE PAUVRETÉ : DÉFINITION ET DÉTERMINATION


La méthode de l'indice de pauvreté pré­ sente un grand intérêt pour les pays africains où les enquêtes sur le budget et la consomma­ tion des ménages, ainsi que les enquêtes sala­ riales, seules sources d'informations sur les iné­ galités économiques, sont rares. Ces enquê­ tes sont en effet complexes, lourdes et coûteu­ ses et les déclarations de revenus et de dépen­ ses faites par les populations sont souvent biai­ sées pour diverses raisons. Ces sources com­ portent trois autres insuffisances majeures liées à la définition du concept de revenu ou de con­ sommation, à des difficultés pratiques de me­ sure des revenus et à la validité des informa­ tions collectées.


  1. le concept de revenu mesuré dans ces enquêtes n'inclut pas souvent toutes les ca­ tégories, notamment ceux en nature. L'autoproduction et l'autoconsommation, qui doivent être évaluées au prix du marché cou­ rant, ne sont pas souvent incluses, tandis que les transferts et les impôts, qui doivent en être exclus, ne le sont pas toujours ;


  2. même quand le revenu est défini de la manière la plus large possible, son appréhen­ sion se heurte à des difficultés pratiques : les groupes les plus riches tendent à sous-estimer leurs revenus pour diverses raisons, dont no­ tamment le souci d'éviter à devoir payer des impôts et de déclarer certaines sources occul­ tes ; à l'opposé, il est difficile d'évaluer l'auto production et l'autoconsommation pour les grou­ pes les plus pauvres de la société alors que ces sources peuvent constituer l'essentiel de leurs revenus ;


  3. enfin, la mise en oeuvre des métho­ des et des instruments d'enquête sur les reve-

nus ou la consommation fait face à des difficul­ tés non négligeables lorsqu'il s'agit d'assurer la représentativité des échantillons des ménages et d'administrer les questionnaires.


La méthode de l'indice de pauvreté a été largement utilisée par la Banque Mondiale ces dernières années pour analyser les inégalités dans l'accès à l'éducation et la santé. Dans une étude sur l'Inde, Deon Filmer et Lant Pritchett soutiennent que la méthode a une grande co­ hérence interne et produit une séparation nette entre les différentes catégories économiques pour chacun des avoirs utilisés.


Ces auteurs ont appliqué la méthode basée sur l'indice de richesse et celle basée sur la consommation à des données du Pakistan, du Népal et de l'Indonésie. Les résul­ tats sur .l'Indonésie et le Népal présentent une grande similarité eu égard aux deux classifica­ tions :environ deux tiers des ménages sont clas­ sés dans les quintiles des 40% les plus pau­ vres par les deux méthodes ;seulement 5% des ménages classés dans le groupe des 40% les plus pauvres selon le revenu se retrouvent dans le groupe 20% les plus riches selon la classifi­ cation basée sur l'indice de richesse. Cepen­ dant la classification des 20% des ménages les plus riches est moins cohérente :autour de 50% de ces mêmes ménages classés dans le groupe riche selon les dépenses, sont aussi classés riches selon la méthode de l'indice de la richesse et 10 à 13% des ménages classés dans le 20% les plus riches selon les dépenses sont en fait dans le groupe des 40% ménages les plus pauvres selon l'indice de richesse. Ces résultats indiquent une grande correspondance entre les deux méthodes de définition des iné­ galités.


Les auteurs arrivent aussi à la conclu­ sion que l'appartenance des ménages à un


Calcul de [ 'indice de pauvreté pour la RDC l 219


groupe donné varie très peu si on change les variables qui composent l'indice. En fait la mé­ thode de l'indice de pauvreté reste suffisam­ ment robuste par rapport aux avoirs des ména­ ges.


La méthode utilise l'analyse en compo­ santes principales. Essentiellement, cette ana­ lyse attribue un score à chaque ménage sur la base des avoirs et des caractéristiques de ce­ lui-ci. La première composante est la combi­ naison de variables qui explique le plus de va­ riance dans le modèle retenu. A chaque varia­ ble du modèle est associé un coefficient indi­ quant le score de la variable dans l'indice de richesse. Le score total d' un ménage est d'autant plus élevé que le ménage possède des avoirs qui caractérisent son bien-être matériel.


Les ménages sont ensuite classés par ordre croissant de leur score total normalisé. Ils sont divisés en cinq groupes d'effectifs égaux constituant les quintiles. Le premier quintile est composé des premiers 20% des ménages qui ont le score total de pauvreté le plus bas. C'est le quintile le plus pauvre. Le cinquième et der­ nier quintile est composé des derniers 20% des ménages qui ont le score total le plus élevé. C'est le quintile le plus riche. Les deuxième, troisième et quatrième quintiles se situent entre ces deux extrêmes. Les quintiles sont définis sur l'échan­ tillon total non pondéré des ménages. Si l'échan­ tillon n'est pas auto-pondéré, l'on doit appliquer les poids appropriés pour produire les tableaux devant servir à l'analyse.


Pour ce qui est des caractéristiques in­ dividuelles , tout individu est classé dans le même quintile que son ménage d'appartenance. Le modèle de l'indice de pauvreté suppose que les caractéristiques d' un ménage sont attribuables à tous les membres de ce ménage. Ainsi le mode d'éclairage d'un ménage est aussi celui de tous les membres de ce ménage. Ceci revient à dire que l'addition d'une personne de plus dans le ménage ne change pas le score de ce ménage par rapport à une variable consi­ dérée. Cela est plausible pour beaucoup de va­ riables. Par exemple, lajouissance de la nature du sol, des murs ou du toit d'un ménage ne change pas avec l'augmentation de la taille de ce dernier. De même, la source d'eau potable d'un ménage reste la même pour ce ménage si une personne de plus s'y ajoute. Ce principe,


220 1 Calcul de l'indice de pa uvreté pour la RDC

selon lequel la jouissance des biens et avoirs du ménage ne change pas avec la taille de ce­ lui-ci, est connu sous l'expression d'économies d'échelles. Par ailleurs, le modèle de l'indice de pauvreté ignore les disparités au sein d'un même ménage qui peuvent résulter d'un accès inégal de ses membres aux biens du ménage, à l'ali­ mentation ou à des services obtenus par les membres du ménage en dehors de celui-ci .


Certains avoirs et caractéristiques de ménage peuvent refléter la richesse ou la pau­ vreté dans un pays mieux que dans un autre. La bicyclette, par exemple, peut être plus dis­ criminante au plan socioéconomique dans un pays que dans un autre. Le bétail est souvent signe et source de richesse, donc une variable à considérer dans un modèle dans les pays où il existe. Aussi les avoirs à utiliser dans le calcul de l'indice de richesse doivent-ils tenir compte de chaque contexte national pour mieux carac­ tériser la richesse ou la pauvreté. En contre­ partie, l'adaptation des avoirs et des caractéris­ tiques des ménages à chaque contexte natio­ nal limite la portée des comparaisons de la pau­ vreté entre pays.


L' inclusion d'un nombre important d'avoirs et de caractéristiques de ménages dans un modèle d'indice de pauvreté peut limiter la portée de l'analyse. En effet, tout avoir retenu dans la détermination de l'indice ne peut plus être utilisé dans l'analyse de quintiles de pau­ vreté. L'alternative est donc de restreindre à un nombre raisonnable les variables à inclure dans la construction de l'indice afin de conduire l'ana­ lyse des inégalités sur d'autres variables que celles retenues dans la définition. En général une dizaine de variables indicatrices suffisent pour produire un modèle stable d'indice de pau­ vreté. Dans le cas de la ROC, les caractéristi­ ques et les biens du ménage suivants ont été pris en compte : matériau du sol, nature du toit, nature des murs, camion ou voiture, radio ordi­ naire, radio-cassette, réchaud, électricité, source principale d'eau à boire, type de toilettes utilisées, disponibilité des réserves alimentaires, nombre de repas par jour.


Faut-il un indice séparé pour le milieu urbain et un autre pour le milieu rural ? Cette question se pose du fait que plusieurs études ont relevé que la méthode de l'indice de pau­ vreté tend à classer moins de ménages dans la

catégorie riche en milieu rural que les mesures classiques de revenus et de consommation. On explique cette différence par le fait qu'un nom­ bre de ces variables de ménages dépendent de la disponibilité de certaines infrastructures tel­ les que l'électricité, le système d'adduction d'eau et le système d'assainissement. Or, ces infras­ tructures sont plus fréquentes en milieu urbain qu'en milieu rural. Filmer et Pritchett avancent l'argument que les mesures conventionnelles de revenus et de dépenses à leur tour sous­ estiment la différence du niveau de vie entre les zones urbaine et rurale du fait qu'elles ne pren­ nent pas en compte les coûts plus élevés en­ courus par les ruraux liés à une plus grande rareté des infrastructures sociales. La méthode de l'indice de pauvreté semble intégrer cet as­ pect.


Calcul de l'indice de pauvreté pour la RDC l 221


222 I Calcul de l'indice de pauvreté pour la RDC

ANNEXES


4

ERREURS DE SONDAGE


NIVEAU DES ERREURS DE SONDAGE PAR MILIEU DE RESIDENCE


Valeur

Erreur

Population de

Erreur

Intervalle ge confiance

standard

base ponderée

relative

(M) (ET) (N) (ET/M)

(M-2ET)

(M+2ET)

Proportion de la

population de sexe

Urbain

0.492

0.001

17063

0.003

0.489

0.494

masculin

Rural

0.489

0.003

37912

0.006

0.483

0.494

Total

0.490

0.002

54976

0.004

0.486

0.494

Proportion de la

population

Urbain

0.508

0.006

17063

0.011

0.497

0.519

de sexe féminin

Rural

0.511

0.002

37912

0.005

0.506

0.516

Total

0.510

0.002

54976

0.005

0.506

0.515


Femmes de 15 à 49


Urbain


0.474


0.001


8676


0.002


0.472


0.475

ans

Rural

0.441

0.002

19384

0.005

0.436

0.445

Total

0.451

0.002

28060

0.005

0.447

0.455

Enfants de O à 4 ans

Urbain

0.182

0.004

17063

0.020

0.175

0.189

Rural

0.192

0.003

37912

0.013

0.187

0.197

Total

0.189

0.002

54976

0.011

0.185

0.193

Enfants de 5 à 17 ans

Urbain

0.351

0.006

17063

0.018

0.339

0.364

Rural

0.368

0.005

37912

0.013

0.358

0.378

Total

0.363

0.004

54976

0.011

0.355

0.371

Enfants de 12

à 23 mois

Urbain

0.220

0.006

3062

0.029

0.207

0.233

Rural

0.217

0.005

6392

0.021

0.207

0.226

Total

0.218

0.004

9454

0.017

0.210

0.225

Taux d'allaitement

maternel continu

Urbain

0.301

0.031

222

0.103

0.239

0.363

(enfants de 20 à

Rural

0.622

0.032

446

0.052

0.557

0.687

23 mois)

Total

0.515

0.027

668

0.052

0.461

0.568

Taux d'allaitement

maternel exclusif

Urbain

0.239

0.030

325

0.124

0.180

0.298

(Enfants de O à

Rural

0.237

0.023

680

0.098

0.190

0.283

S mois)

Total

0.238

0.018

1005

0.078

0.201

0.274


Erreurs de sondage l223


Valeur

Erreur standard

Population de base ponderée

Erreur relative

lote!Yillede QQofiaa e

(M)

(ET)

(N)

(ET/M)

(M-2ET) (M+2ET)

% d'enfants avec IRA

traités par l'un ou Urbain

0.463

0.067

251

0.144

0.329

0.596

l'autre fournisseur Rural

0.323

0.026

757

0.081

0.271

0.375

de service de santé Total

0.358

0.026

1008

0.072

0.306

0.409

Prévalence

des infections Urbain


0.082


0.013


3062


0.160


0.056


0.108

respiratoires Rural

0.118

0.011

6392

0.095

0.096

0.141

aiguës (IRA) Total

0.107

0.009

9454

0.083

0.089

0.124

  • Prévalence de la

diarrhée Urbain


0.207


0.011


3062


0.053


0.185


0.229

Rural

0.233

0.011

6392

0.047

0.211

0.255

Total

0.224

0.008

9454

0.037

0.208

0.241

Traitement

de la diarrhée Urbain


0.093


0.015


634


0.163


0.062


0.123

à la maison Rural

0.112

0.014

1488

0.128

0.084

0.141

Total

0.106

0.011

2122

0.104

0.084

0.129

Taux d'utilisation

de la TRO Urbain


0.921


0.030


634


0.033


0.861


0.981

Rural

0.938

0.008

1488

0.009

0.922

0.954

Total

0.933

0.011

2122

0.012

0.911

0.955

Prévalence de la

fièvre Urbain


0.377


0.017


3062


0.046


0.342


0.411

Rural

0.428

0.016

6392

0.037

0.397

0.460

Total

0.411

0.012

9454

0.029

0.387

0.436

Traitement

du paludisme Urbain


0.630


0.035


1153


0.055


0.561


0.699

Rural

0.474

0.019

2737

0.039

0.437

0.511

Total

0.520

0.017

3890

0.032

0.487

0.553

Taux de couverture

des soins Urbain


0.805


0.021


800


0.026


0.764


0.846

prénatals Rural

0.630

0.022

1867

0.035

0.586

0.674

Total

0.682

0.018

2666

0.026

0.647

0.718

Taux de couverture

des accouche- Urbain


0.832


0.027


800


0.032


0.778


0.886

ments assistés Rural

0.511

0.024

1867

0.048

0.463

0.560

Total

0.607

0.022

2666

0.035

0.564

0.651

Connaissance des conceptions Urbain


0.444


0.026


4026


0.059


0.391


0.496

erronées sur Rural

0.212

0.014

8381

0.064

0.185

0.239

le VIH/SIDA Total

0.287

0.015

12407

0.051

0.258

0.317

Connaissance de la prévention du Urbain


0.501


0.023


4026


0.045


0.455


0.546

VIH/SIDA Rural

0.351

0.016

8381

0.047

0.319

0.384

Total

0.400

0.014

12407

0.036

0.371

0.429


224 I Erreurs de sondage


Valeur

Erreur

Population de

Erreur

lntgrva,llg

gÇQnfia,e


(M)

standard

(ET)

base ponderée

(N)

relative

(ET/M)


(M-2ET)


(M+2ET)

Utilisation de la

contraception


Urbain


0.090


0.009


2253


0.101


0.072


0.108

moderne

Rural

0.025

0.005

5618

0.207

0.015

0.036

Total

0.044

0.005

7871

0.111

0.034

0.054


Couverture vaccinale

de TB (BCG)

Urbain

0.736

0.025

872

0.034

0.686

0.787

Rural

0.433

0.022

1818

0.050

0.390

0.476

Total

0.531

0.021

2690

0.039

0.490

0.573


Couverture vaccinale

du DTCoq

Urbain

0.491

0.030

872

0.060

0.431

0.550

Rural

0.207

0.017

1818

0.082

0.173

0.241

Total

0.299

0.018

2690

0.061

0.263

0.336


Couverture vaccinale

de Polio (VPO)

Urbain

0.505

0.024

872

0.047

0.457

0.552

Rural

0.372

0.018

1818

0.048

0.336

0.408

Total

0.415

0.016

2690

0.038

0.383

0.446


Couverture vaccinale

de rougeole (VAR)

Urbain

0.672

0.023

872

0.034

0.626

0.718

Rural

0.365

0.020

1818

0.055

0.325

0.405

Total

0.464

0.020

2690

0.042

0.425

0.504

Tous les vaccins

Urbain

0.372

0.026

872

0.071

0.319

0.424

Rural

0.160

0.015

1818

0.094

0.130

0.189

Total

0.228

0.015

2690

0.067

0.198

0.259

Protection contre le

tétanos néonatal

Urbain

0.723

0.025

800

0.034

0.673

0.772

Rural

0.410

0.022

1867

0.054

0.366

0.455

Total

0.504

0.020

2666

0.040

0.464

0.544

Enregistrement des

naissances à l'état

Urbain

0.295

0.023

3062

0.080

0.248

0.342

civil

Rural

0.361

0.020

6392

0.056

0.321

0.402

Total

0.340

0.016

9454

0.047

0.308

0.371

Taux d'insuffisance

pondérale à

Urbain

0.089

0.011

628

0.123

0.067

0.111

la naissance

Rural

0.119

0.014

744

0.117

0.091

0.147

Total

0.106

0.009

1371 .

0.085

0.088

0.124

Prévalence de

l'émaciation

Urbain

0.121

0.007

2829

0.061

0.106

0.136

(malnutrition aiguë)

Rural

0.141

0.007

5809

0.049

0.127

0.155

Total

0.134

0.005

8638

0.039

0.124

0.145

Prévalence du

retard de croissance

Urbain

0.289

0.016

2829

0.057

0.256

0.322

(malnutrition

Rural

0.426

0.009

5809

0.021

0.409

0.444

chronique)

Total

0.382

0.009

8638

0.023

0.364

0.399


Erreurs de sondage

p2s


Valeur Erreur Populationde Erreur standard base ponderée relative

Intervallede confiance

(M) (ET) (N) (ET/M) (M-2ET) (M+2ET)

Prévalence de l'insuffisance


Urbain


0.220


0.011


2829


0.052


0.197


0.242

pondérale

Rural

0.355

0.009

5809

0.025

0.337

0.372

Total

0.311

0.008

8638

0.026

0.295

0.327

Taux d'analphabé-

tisme des adultes

Urbain

0.152

0.008

9195

0.054

0.136

0.169

Rural

0.439

0.011

19385

0.025

0.417

0.462

Total

0.347

0.011

28580

0.031

0.326

0.368

Développement

préscolaire

Urbain

0.072

0.011

1145

0.153

0.050

0.094

Rural

0.009

0.003

2323

0.346

0.003

0.015

Total

0.030

0.005

3468

0.155

0.021

0.039

Taux net de scolari-

sation de l'ensei-

Urbain

0.715

0.021

2858

0.030

0.673

0.758

gnement primaire

Rural

0.433

0.016

6809

0.038

0.400

0.466

(6 - 11ans)

Total

· 0.516

0.015

9667

0.029

0.486

0.547


Taux de disponibilité

du sel iodé dans

Urbain

0.933

0.019

2023

0.021

0.894

0.971

les ménages

Rural

0.928

0.012

5028

0.013

0.904

0.951

Total

0.929

0.010

7051

0.011

0.909

0.949

Taux de supplémen-

talion en vitamine

Urbain

0.742

0.022

2726

0.030

0.697

0.787

A chez les enfants

Rural

0.567

0.022

5644

0.040

0.522

0.611

Total

0.624

0.018

8370

0.028

0.589

0.659

Utilisation de l'eau

à boire salubre

Urbain

0.839

0.034

17063

0.041

0.770

0.907

Rural

0.285

0.026

37912

0.092

0.232

0.338

Total

0.457

0.027

54976

0.058

0.404

0.510

Accès facile à l'eau

à boire salubre


Urbain


0.570


0.048


17063


0.083


0.475


0.666

Rural

0.060

0.011

37912

0.184

0.038

0.082

Total

0.219

0.022

54976

0.102

0.174

0.263

Travaildes enfants

( 5 - 14 ans)

Urbain

0.194

0.015

4760

0.078

0.164

0.224

Rural

0.262

0.010

11246

0.040

0.241

0.283

Total

0.242

0.009

16007

0.036

0.224

0.260


226 I Erreurs de sondage



NIVEAU DES ERREURS DE SONDAGE PAR PROVINCE



INDICATEURS


Kinshasa


Bas- ConQo


Bandundu


Equateur


Orientale


Nord -

Kivu


Sud - Kivu


Maniema


Katanga


Kasaï Oriental


Kasaï

Occidental


Pays

Taux d'allaitement maternel continu (enfants de 20 à 23 mois)

• •

••

• •

• •

• •

• •

• •

••

Taux d'allaitement maternel exclusif (enfants de O à 5 mois)

••

• •

• •

• •

••

Recherche de soins pour traiter les IRA

••

•••

• •

••

• •

••

Prévalence des infections respiratoires aiQuës (IRA)

• •

••

••

• •

••

Prévalence de la diarrhée

•••

• •

•••

• •

••

• •

•••

••

• •

••

••

••

Traitement de la diarrhée à la maison

Taux d'utilisation de la TRO

••

••

•••

•••

••

••

••

••

••

••

••

Prévalence de la fièvre

•••

•••

••

••

•••

••

•••

••

•••

•••

••

••

Traitement du paludisme

•••

•••

••

• •

••

••

••

••

•••

••

Couverture des soins prénatals

•••

•••

•••

•••

••

•••

••

••

••

••

••

••

Couverture des accouchements assistés

•••

•••

••

••

••

••

••

••

Connaissance des conceptions erronées sur le VIH/SIDA

•••

••

••

••

••

••

••

••

Connaissance de la prévention du

VIH/SIDA

•••

••

•••

•••

••

••

••

•••

••

••

••

Utilisation de la contraception moderne

••

Couverture vaccinale de TB (BCG)

•••

••

•••

••

• •

• •

••

••

••

Couverture vaccinale du DTCoq

••

•••

• •

• •

••

• •

••

••

Couverture vaccinale de polio (VPO)

•••

•••

••

• •

• •

• •

••

• •

••

••

••

Couverture vaccinale de rougeole

(VAR)

•••

••

••

• •

••

••

• •

• •

••

• •

••

Tous les vaccins

••

••

• •

• •

••

Protection contre le tétanos néonatal

••

••

•••

••

••

••

••

••

••

••

Enregistrement des naissances à l'état civil

••

••

••

••

••

••

••

••

•••

••• = Bonne précision = erreur de sondage inférieure ou égale à 1O %.

•• = Précision moyenne = erreur de sondage comprise entre 11 et 20 %.

•= Mauvaise précision = erreur de sondage supérieure à 20 %.



N N

-.J

N N 00



NIVEAU DES ERREURS DE SONDAGE PAR PROVINCE



INDICATEURS


Kinshasa


Bas-Congo


Bandundu


Equateur


Orientale


Nord - Kivu


Sud - Kivu


Maniema


Katanga


Kasaï Oriental


Kasaï Occidental


Pays

Taux d'insuffisance pondérale à la naissance

••

•••

Prévalence de l'émanciation

•••

••

• •

• •

• •

••

• •

••

•••

•••

•••

Prévalence du retard de croissance

••

•••

••

•••

••

•••

••

••

•••

•••

•••

•••

Prévalence de l'insuffisance pondérale

•••

•••

•••

••

•••

••

••

••

•••

•••

•••

Taux d'analphabétisme des adultes

••

••

••

••

•••

••

•••

••

•••

••

•••

•••

Développement prescolaire

••

Taux net de scolarisation (6 à

11ans)

•••

•••

••

•••

•••

••

••

••

••

••

•••

•••

Taux de disponibilité du sel iodé

•••

••

•••

••

•••

•••

••

•••

••

•••

•••

•••

Taux de supplémentation en vitamine

A chez les enfants

•••

•••

•••

••

•••

••

• •

••

•••

•••

••

•••

Utilisation de l'eau à boire salubre

•••

••

••

••

••

•••

Accès facile à l'eau à boire salubre

•••

•••

Travail des enfants de 5 à 14 ans

••

••

•••

• •

• •

••

••

•••

•••

• •

••


...= Bonne précision = erreur de sondage inférieure ou égale à 1O %.

..= Précision moyenne = erreur de sondage comprise entre 11 et 20 %.

•= Mauvaise précision = erreur de sondage supérieure à 20

-------------·-·-·----· -


ANNEXES


5

PERSONNEL DE L'ENQUETE MICS2


SECRETARIAT TECHNIQUE PERMANENT


Bernard LUTUTALA MUMPASI Simon MAKAYA MBENZA Fidèle BIKANGI NKIABUNGU

Hubert MASALA LOKA Madeleine NLANDU NSIONA


CELLULE DE L'EST


Ara KALENDI

Anselme MWEZE LUBALA Laurent IKUNDJI


SECRETARIAT TECHNIQUE TEMPORAIRE


Alphonse KINAVWIDI NIWEMBO

Antoinette KINGWAYA BIBI Clémentine SANGANA BIDWAYA Dr MAMBU NIANGI et Dr KABA

Damien NAHIMANA Crispin MABIKA MABIKA et

Jean-Pierre ZAMWANGANA IKETE EBALE BELOTI et NKOYO-A-NZOLA

Jovin MUKADI TSANGALA


CELLULE DE SUIVI ET EVALUATION


Abraham MATONDO-kwa-NZAMBI Philomène NKOY INSILO

Jan SCHOLTEN

Claudine Van REMOORTERE

Directeur du Projet Démographe Informaticien Logisticien Secrétaire du Projet


Coordonnateur Cellule Est Logisticien

Responsable de la communication


Sondage Gender Sociologie Santé Nutrition


Démographie


Education Economie


Ministère du Plan et Reconstruction Ministère du Plan et Reconstruction Unicef

Unicef


Personnel de l'enquête M ICS2 1 229

--- ···· - -, ·- · -- -· ·-- - ·-· · -


SUPERVISEURS


Pools de l'Ouest


  1. Makabu ma Nkenda : Kinshasa urbain

  2. Lukaku Nzinga : Kinshasa sub-urbain

  3. Makengo ma Mbuku : Kinshasa rural

  4. Kingwaya Bibi : Borna

  5. Sangana Bidwaya : Mbanza-Ngungu

  6. Mabika Mabika : Kikwit

  7. lkete Ebale Beloti :Mbandaka

  8. Enyuka Ngamba : Boende

  9. Kinavwidi Niwembo : Lubumbashi

1O. Mukadi Tsangala : Kolwezi

  1. Osubi Kiwutsi : Mwene-Ditu

  2. Sabana Makaba : Kananga

  3. Nahimana Gitebo :Tshikapa

  4. Mukunda Munandi :Kamina

  5. Nongo Ona : Mbuji-Mayi


Pools de l'Est


  1. Baganda N'Simba :Gama

  2. Keta Upar : Bunia

  3. Mosele Monyili : Gemena

  4. Mateso Kakulibo : Uvira

  5. Nshamamba Mahano : Bukavu

  6. Akude Kameni : Buta

  7. Kaut Mutomb : Kalemie

  8. Lokondo Mputshi : Lodja

  9. Antou Kando : Gbadolite

1O. Libula Egebe : Lisa/a

  1. Liyeye Balonga : Kisangani

  2. Amurari Aruna : Kindu

  3. Nganduma Mabede: /siro ASSISTANTS DE SUPERVISION Pools de l'Ouest

  1. Nunga Matadi: Kinshasa urbain

  2. Mambu Niangi : Kinshasa urbain

  3. Kalakala : Kinshasa sub-urbain

  4. Lubaki : Kinshasa sub-urbain

  5. Mukendi Butaka : Kinshasa rural

  6. Luntala Mundaya : Mbanza-Ngungu

  7. Mata Bafwidinsoni : Borna

  8. Bope Kwete : Lubumbashi

  9. llunga Maka-Matunga : Kolwezi

1O. Kaya-Lumpibwe : Kamina

  1. Dabo Basini : Boende

  2. Lungonyi-Mbowa :Tshikapa

  3. Ksa Ngoma :Kikwit

  4. Mukunda Munandi:Kamina

  5. Nongo Ona : Mbuji-Mayi


230 1 Personnel de /'enquêt e M ICS2

Pools de l'Est


  1. lingityabo Musubi :Bunia

  2. Delvin Waisala : Bunia

  3. Lisongo Eboso : Gemena

  4. Akilimani Muhindo : Gama

  5. Zigabe Batuzeko : Gama

  6. Mbise-Chili Rwanika : Gama

  7. Nondo Fundi : Uvira

  8. Katungu Katavali : Bukavu

  9. Masumbuko Mayumbu : Bukavu

1O. llunga Tshidinda : Lodja

  1. Sambia Nandra : Gbadolite

  2. Balekombwa Wandepay Kes : Buta

  3. lmonzango Mapengu : Lisa/a

  4. Manda Kansabala : Kalemie

  5. Alice Lulu Kitenge : Kisangani

  6. Ebze Magadi : lsiro

  7. Jérémie Ndila : Kindu ENQUÊTEURS/ENQUÊTRICES Pools de l'Ouest

KINSHASA URBAIN


  1. Mangenja Ntumba

  2. lfebe Ab'Enene

  3. Kapwabwa Kibongo

  4. Maviana Apata)One

  5. Makinsona Mfuenge

  6. Lema Kita

  7. Kuzonza Abel

  8. Kuwa Nlandu

  9. Miaku Miansiantima Ghyslaine 1O. Mombo di Bamokina

  1. Mondo-Boy Marie Ludovie

  2. Mosaka Matongo

  3. Nkawa lhonda Jean

  4. Nsundi Bubu Adolphine

  5. Panu Mpabi Remy

  6. Shematsi Baeni

  7. Mavunza Kalumbediko

  8. Mbaka Bakidi lsete

  9. Mvumbi Kutubisa

  10. Nkanu Mbumba

KINSHASA RURAL


  1. Leta Say

  2. NduBeme Kanana

  3. Kingunza Pembele

  4. Kimosiko Masenge

  5. Moke Tampiuk

  6. Mbo Leepe

  7. Awhe Akazoan

  8. Booto Lokonge


KINSHASA SUS-URBAIN


  1. Bwana Kaputa

  2. llaka Sumbu mamie Gladys

  3. Kabuya Lubanza 4 . Kadiobo Kadiobo

  1. Kau Lutumba

  2. Kinavwuidi Mavita Aimé

  3. Kingwaya Madiamba Youyou

  4. Kisita Tsoleni Christophe

  5. Makakuna

1O. Makala Makambu

  1. Mudibangu Jacques

  2. Munongo Nkosi

  3. Nakamwambila Kiadiamuyika

  4. Nelly Engwanda

  5. Ngoma Ntuala

  6. Nungha Kaposa

  7. Nzuzi Nyenye


MBANZA-NGUNGU


  1. Luntala Mundaya

  2. Kisinda Ndona

  3. Mayavanga Bazona

  4. Mandiangu Kisito

  5. Nzeba Kaniki

  6. Mayombo Ndona

  7. Zola Bangala

  8. Enyuka Ekokola

  9. Nzodolo Bndi

  10. Muanda Ntoto

  11. Fariala lalambo


SOMA


  1. Mbala Mbembila

  2. Niongo Nsuami

  3. Mvumbi Vangu

  4. Masala Mukoko

  5. Matondo Maseko

  6. Ntunuanga

  7. Vuavu Ngimbi

  8. Kwilu Mpia

  9. Vangu Misamu


KIKWIT


  1. Bulampanga Manseta

  2. Ayikonzene Amonzene

  3. Kuzwela Mutombo

4.Ngenzi 5.Kingwaya Kalayo

  1. Fio Kapela

  2. Mukwa Mongo 8.Willy Makeba

9. lwono Kisengu 1O. Kitambala Miyolo

  1. Ndenge Wankala

  2. Kusamisa Eyira

  3. Matalatala Godefroid

  4. Mangongo Labwe

  5. Kalengo Bola

  6. Makengo Mayaka

  7. Mumpung Yong

  8. Mboma Jacques TSHIKAPA

    1. Jeannot llalajoy 2.François Luwaba 3.Francy Mupangilay

  1. Kabasubabo

  2. Jean Mwamba

  3. Nice Nsangamayi

  4. Jeannot KaMalapyo MWENE-DITU

  1. Mbombo Angele

  2. Mishika Mukamba Nathalie

  3. Musasa Kabalula

  4. llunga Mavita

  5. Tshibingu Tshibingu

  6. Mukendi Tshizembe

  7. Kabongo Kakoma

  8. Kapapule Gérard


    Personnel de l 'enquête M JCS2 l23 1


    KANANGA BOENDE


    1. Kasonga Mwila

    2. Bombesha Tshikalua

    3. Suni Mayoyi

    4. Tubenge Katchay

    5. Mbombo Mukendi 6.Kuanga Kubi

  1. Miko Misha

  2. Tshibangu Tshizambal

  3. Ntanga Ntita

1O. Mfwamba Kalala

  1. Ngelleka Saswababintu

  2. Lykylba Nkaswala

  3. Bashale Ntumba

  4. Nbondo Nsanga

  5. Tshikuma Tshikuma

  6. Kasonga Ntumba

  7. Kabasele Manyikai

  8. Dikapa Dieudonné

  9. Mulumba Nkashama


MBANDAKA


  1. Botuwa Boalangombe

  2. Ebwa Motseki

  3. lluku Fabien

  4. Mbeka El Pinto

  5. Mokando Mboyo.


KAMINA


  1. Ndaye enge

  2. Tshibangu îshanz

  3. Mukuma Minadiavita

  4. llunga Monga

  5. Kambilo Maloba

  6. Umbalo wa Ngoy

  7. Numbi wa Kasongo

  8. Kalenga Sala

  9. Mwanza Malondoy 1O. Ngandu llunga

11. Kalenga Kalombo KOLWEZI

  1. Kasokota Kyela

  2. Mpoyo Kabeya

  3. llunga Mutabala

  4. Lukanda Clément

  5. Tshikala Nindo

  6. Mbumb Nawej

  7. Kateng Mwambu

  1. Lokweke Kobu

  2. Bola Mputu

  3. lyeya Ngondokeli

  4. Yambe Lokwa

  5. Bosenge Ebondo


LUBUMBASHI


  1. Meta Kabamba

  2. Kasereka Aserne

  3. Kazadi Shungu

  4. Tumba Tshibola

  5. Mujinga Véronique

  6. Kalio Kabeya

  7. Mbayo Vumba

  8. lnzwene Remis

  9. Mayani Florentin 1O. Naweji Robert

  1. Nsweyi Robert

  2. Meta Kasereka.


MBUJI-MAYI


  1. Charles Kazadi

  2. Lutumba Lutumba

  3. José Tumba Betu 4.Yvonne Mulumba 5.Cisumpa Muala

  1. Mukenga Leonard

  2. Michel Mpoyi

  3. Bukua Kumbi-Kumbi

  4. Charles Kamanga 1O. Ngandu Kabwebwe

  1. Christelle Ngomba

  2. Annie Musadi

  3. Arthur Nyembue.


Pools de l'Est


GOMA


  1. Mme Kyabi Ndoole liliana

  2. Bita Luolo

  3. Farini Luendo Zelote

  4. Kasika Wa Kinyandalo

  5. Mate Mastaki

  6. Masumbuko Binyatsi

  7. Kakumba Shamavu

  8. Mlle Kabuo Mbugheki Rebecca

  9. Mlle Kahindo Kalisya Rosette 1O. Baeni Biteko

  1. Mlle Christine Kahindo Nzoloka

  2. Kitamereka Mburano


    232 I Personnel de /' enquête M I CS2


  3. Jean Shebirongo Muliri 14. Masumbuko Tsutsu

  4. Mawazo Kyalwahi Eric 15. OchukuruUmyona

  5. Mlle Boeni Machozi Solange

  6. Bolekembaka Mitima GEMENA

  7. Mlle Kafeka Furaha Solange

  8. Kataka Tsongo 1. Mme Modjobo Nyoli

  9. Mangondi Letakamba 2. Modjambu Ambito

  10. Mme Mabiala Uwizeye 3. Mme Mopaya Mobaya

  11. Rwandarugari Augustin 4. Mme Gbadewigo Moninga

  12. Mlle Swedi Machozi Yvonne 5. DalangumuMoloko

  13. Kambale Kihara. 6. Naego Dabusu

7. Mbombo

UVIRA 8. Gbaza Puma

9. Eyanganya Mata

  1. Mukambilwa Ludunyema 1O. Munzolo Bozanga

  2. Assa llupelo

  3. Sowapale llolwa LODJA

  4. Magarama Nyamulinda

  5. Mateso Ndamuso 1. Mme Kindu Pala

  6. Mberabagabo Jean de Dieu. 2. Djunga Lokenye

3. Okitokonda Okoko

BUKAVU 4. Omasumbu Lama

5. Koyelongo Lama

  1. Mme Balengamire Balame 6. Lushima Lomembe

  2. Bongabonga Ngalia 7. Okitokonda Ovungu

  3. Chirhabwira Mugula

  4. Mme Cirangashane Sifa GBADOLITE

  5. Cokola Cikwanine

  6. Kaferembe Cirhakarhula 1. Zamzam Nahamat

. :;... 7. Kasole Kashurha 2. Belewete Vital

  1. Mahindu Bisusa 3. Alen Nkoygoku

  2. Mitima Ngoy 4. Penze Ngondomosi

1O. Mulaganire Namegabe 5. Ndengemale

  1. Mwanga Songa

  2. Sakisanga Katundu BUTA

  3. Bwani Bulibuno

  4. Yuma Macumu 1. Amisa

  5. Keka Kalonda 2. Aponza

  6. Mastaki. 3. Giningba

4. Jean Paul Zamoy

BUNIA 5. Zingongala


  1. Ndelema Odette LISALA

  2. Sinani Bin Masudi

  3. Uwanda Umirambe 1. Ngessya Nzum bu

  4. Mangiliyo Henri 2. Limbaka Lomame

  5. Tyabo Muzikale 3. Eloko Ndengo

  6. Acen Fwambe 4. Moto Molengo

  7. Maltin 5. Mbuli Malenge

  8. Wathum Lambert 6. Bokungu Bubu

  9. Udjanga Mayele 7. Nzemoi Mbusa. 1O. Acuriema

  1. Mastaki Meza

  2. Singo Magbo

  3. Adia Leti


Personnel de /' enquête M J CS2 j 233


- - - - ·--- - -- -- ----

KALEMIE


1. Mpongo Kibawa Yumba

  1. Kituku Mutombu Wa Nshimbu

  2. Mwindi Kitamba Sin Puma

  3. Kaswi Bahati Ya Mungu

  4. Shebele Bimay Djunga

  5. Mpungwe Kasongo Wa Muhoya

  6. Moloba Kabila Mayanga

  7. Mukumbwe Walonga.

4. Kinavwidi Mavita Aimé

  1. Mandiangu Kisita

  2. Luntala Mundaya

  3. Mavunza Kalumbediko

  4. Kuwa Nlandu

  5. Mangenja Ntumba

  6. lfebe Ab'Enene

11. Kiyobo Kitobosha


AGENTS DE SAISIE


ISIRO


  1. Madame Bhaaloyo

  2. Monungu Likango

  3. Mbangi Amopone

  4. Ali Buru

  5. Nangala Bulupi

  6. Madame Ngasadue Manz Honorine

  7. Exandrabe Fataki KINDU

  1. Pascal Assani Bushiri

  2. Awazi Mugeni

  3. Mme Birindwa Sifa

  4. Mme Julie Bossaw

  5. Alimasi Lubutu

  6. François Kaole Onangongo

  7. Masumbuko Selemani

  8. Bwanamoya Kasimu

  9. Ngumbi Mashaka 1O. Kitembo Lukabya

  1. Rigobert Mirindi Bisimwa

  2. Mbogo Omari

  3. Adrien Kakese

  4. Yumaini lssiaka


KISANGANI


  1. Madame Denise Bombil

  2. Théodore Bosenge

  3. José Lotshange

  4. Alphonse Bilongo

  5. Antoine Yuma

  6. Mlle Lily Mok,uba Liele

  7. Guy Baenda

  8. Mlle Hélène Bobali.


VÉRIFICATEURS


  1. Kadiobo Kadiobo Léon

  2. Makala Makambu

  3. Nakamwambila Kiadiamuyika


234 I Personnel de / 'enqte M !CS2

  1. Diansongi Diwatundila

  2. Ekaso Likobo

  3. Kasongo Mbaya

  4. Kenge Bamunoba

  5. Kubindikila Kalenga

  6. Luyindulamo Nzinga

  7. Mabokuta Mbuku

  8. Makako Bosa

  9. Makala Mbala

1O. Makambu Kabongo

  1. Makiese Nsunda

  2. Makolo Fayulu

  3. Mansanga Mpuna

  4. Mayamona Madimbi

  5. Mbimbi N'Sansi

  6. Mbombo Lubula

  7. Mbungu Fuele

  8. Mbuta Kangi

  9. Muka Musuaya

  10. Mukwanga Masudi

  11. Mungenda Muanabi

  12. Munongo Leonard

  13. Ngoy Badiakwau

  14. Nkwangi Mayala 25. Nseka Kako lkuna 26. Nseya Mutombo

  1. Nsundi Lutete

  2. Ntono Wakomina

  3. Nzambe Walo

  4. Saleh Mukongo

  5. Vangu Ngoma

  6. Waula Balomba


AGENTS DE PHONIE


  1. Marin Sanza

  2. Marcel Katasi


1


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