République Démocratique du Congo
ENQUETE NATIONALE SUR LA SITUATION
DES ENFANTS ET DES FEMMES MICS2 / 2001
VOLUME Il
Rapport d'analvse
Kinshasa, juillet 2002
Dites OUIpour les enfants
TABLE DES MATIERES
Page
Table des matières iii
Liste des tableaux ix
Liste des graphiques xiii
Abréviation xv
Préface..........................................................................................................................•. xvii
Avant-propos xix
Remerciements xxi
INTRODUCTION
CONTENU DU RAPPORT 1
CONTEXTE INTERNATIONAL 1
CONTEXTE NATIONAL 2
OBJECTIFS DE L'ENQUETE 3
Objectif spécifique 3
Objectifs globaux 4
CADRE INSTITUTIONNEL 4
CHAPITRE 1. METHODOLOGIE DE L'ENQUETE ET QUALITE DES DONNEES
CHOIX METHODOLOGIQUES 5
Taille de l'échantillon et méthode d'échantillonnage 5
Choix des indicateurs 5
Stratégie de collecte des données de l'enquête 6
ECHANTILLONNAGE 6
Méthode d'échantillonnage 6
Dispersion de l'échantillon enquêté 8
COMMUNICATION ET MOBILISATION SOCIALE. 9
Appropriation par les bénéficiaires directs 9
Plan de communication et de mobilisation sociale 9
Processus de communication 9
OUTILS DE COLLECTE 10
1.4.1.Questionnaire d'enquête.................................................................................. 1O
1.4.2. Autres outils de collecte ................................................................................1O
PREPARATION MATERIELLE ET LOGISTIQUE. 11
RECRUTEMENT, FORMATION ET DEPLOIEMENT SUR LE TERRAIN 11
Recrutement du personnel de terrairi 11
Formation 12
Déploiement sur le terrain 12
Table des matières Iiii
Page
COLLECTE DES DONNEES ET CONTROLE DU TRAVAIL DE TERRAIN 13
Collecte des données dans les sites 13
Supervision du travail de terrain 13
EXPLOITATION DES DONNEES 14
Traitement des donnée• 14
Analyse et rédaction du rapport. 15
QUALITE DES DONNEES COLLECTEES 15
Couverture des unités échantillonnées 16
Non-réponses au niveau des ménages 16
Non-réponses au niveau des modules 17
Evaluation de la structure par âge de la population enquêtée 18
Erreurs de sondage 18
CONCLUSION 19
CHAPITRE 2. CADRE DE VIE DES MENAGES
INTRODUCTION 21
2..1. HABITAT 21
Promiscuité dans les loqements 21
Qualité des logements 25
Statut d'occupation des logements 28
EAU DE BOISSON 29
Sources principales d'eau de boisson 29
Distance pour atteindre la source d'eau 31
Temps et distance pour chercher l'eau à boire salubre 32
ASSAINISSEMENT DES LOGEMENTS 34
Types de toilettes utilisées 34
Localisation des toilette:S 35
Traitement des excrémEmts des petits enfants 36
Mode d'évacuation des eaux usées 36
Mode d'évacuation des ordures ménagères 37
SECURITE ALIMENTAIRE 38
Réserves alimentaires 38
Nombre de repas par jour 39
Encadrement des ménages par les agents de développement. 40
SITUATION D'ACTIVITE DE LA POPULATION ADULTE 41
CONCLUSION 44
iv j Table des matières
Page
CHAPITRE 3. CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES DE LA POPULATION
INTRODUCTION 47
STRUCTURES DE LA POPULATION 47
Structure de la population par âge et sexe 47
Structure de la population selon l'état matrimonial. 51
Taille et composition des ménages 54
NIVEAU ETTENDANCES DE LA FECONDITE 55
. Niveau global de la fécondité 55
Fécondité des adolescentes 57
NIVEAUX ET TENDANCES DE LA MORTALITE DES ENFANTS 58
Niveau de la mortalité des enfants 58
Variations de la mortalité des enfants 59
Tendances de la mortalité des enfants 60
LA MORTALITE MATERNELLE 61
CONCLUSION 61
CHAPITRE 4. EDUCATION
INTRODUCTION 65
EDUCATION PRESCOLAIRE. 65
Participation des jeunes enfants aux programmes d'éducation
préscolaire de type formel 66
Nouveaux entrants en 1ère année primaire ayant suivi un programme d'éducation préscolaire 67
ENSEIGNEMENT PRIMAIRE FORMEL. 68
Accès à l'école 68
Fréquentation scolaire 73
Efficacité interne du système scolaire 79
NIVEAU D'INSTRUCTION ET ANALPHABETISME DES ADULTES 82
Analphabétisme des adultes de 15 ans et plus 82
Alphabétisation des jeunes adultes de 15-24 ans 84
Niveaux d'instruction de la population de 15 ans et plus 84
. Population n'ayant jamais fréquenté l'école 84
CONCLUSION 85
CHAPITRE 5. SANTE DES MERES ET DES ENFANTS
INTRODUCTION 87
SANTE DE LA MERE ET DU NOUVEAU NE 87
Couverture des soins prénatals 87
Couverture des accouchements assistés 90
Table des matières I v
Page
SOINS DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS 92
5.2.1 . Maladies diarrhéiques 92
Infections Respiratoires Aiguës (IRA) 97
Paludisme 100
Connaissance des symptômes nécessitant des soins appropriés 104
Traitement des maladies 106
CONCLUSION 110
CHAPITRE 6. COUVERTURE VACCINALE DES ENFANTS ET DES MERES
INTRODUCTION 111
COUVERTURE VACCINALE DES ENFANTS DE 12A 23 MOIS 111
Disponibilité des cartes de vaccination 111
Couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois 113
Disparités dans la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois 114
Evolution de la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois 116
COUVERTURE VACCINALE DES FEMMES AVEC ENFANTS
DE O A 11 MOIS 117
JOURNEES NATIONALES DE VACCINATION 119
DEPERDITION DES VACCINATIONS 120
CONCLUSION 121
CHAPITRE 7. NUTRITION DES ENFANTS ET DES MERES
INTRODUCTION 123
ETAT NUTRITIONNEL 123
7.1.1 . Etat nutritionnel des enfants..........................................................................123·
Etat nutritionnel des mères 132
Relation entre état nutritionnel des mères et état nutritionnel
des enfants 135
ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DES ENFANTS 135
Allaitement exclusif 135
Poursuite de l'allaitement. 136
1ntroduction d'aliments de complément. 137
Utilisation du biberon 138
Tendances des pratiques d'allaitement et d'alimentation des enfants 138
POIDS A LA NAISSANCE 138
CONSOMMATION DU SELIODE 140
SUPPLEMENTATI ON EN VITAMINE A. 141
Supplémentation en vitamine A chez les femmes allaitantes 142
Supplémentation en vitamine A chez les enfants 143
vi Table des matières
Page
PRATIQUE DE LA CONSULTATION PRESCOLAIRE (CPS) 144
Possession des fiches de croissance 145
Enfants pesés au cours du trimestre passé 145
CONCLUSION 147
CHAPITRE 8. VIH/SIDA ET SANTE DE LA REPRODUCTION
INTRODUCTION 149
CONNAISSANCE DU VIH/SIDA. 149
Connaissance de la prévention du VIH/SIDA par les femmes
en âge de procréer 149
Conceptions erronées sur le VIH/SIDA. 152
Bonne connaissance du VIH/SIDA 154
Connaissance de la transmission du VIH/SIDA de la mère à
son enfant. 156
COMPORTEMENTS SEXUELS A RISQUE 157
Rapports sexuels occasionnels 157
Multiplicité de partenaires sexuels 159
Protection lors des rapports sexuels occasionnels 160
Précocité des rapports sexuels 161
PREVALENCE CONTRACEPTIVE. 162
CONCLUSION 164
CHAPITRE 9. PROTECTION DES ENFANTS
INTRODUCTION 167
ENFANTS AVEC HANDICAP 167
ENFANTS NE RESIDANT PAS AVEC LEURS PARENTS ET ORPHELINS 168
Enfants vivant dans le ménage sans un parent biologique 170
Enfants orphelins 170
ENREGISTREMENT DES NAISSANCES A L'ETAT CIVIL. 172
TRAVAIL DES ENFANTS 176
Ampleur du phénomène et caractéristiques 177
Types de travaux exercés par les enfants 178
CONCLUSION 179
CONCLUSION GENERALE 181
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 183
Table des matières I vii
ANNEXES Page
1. Tableau des indicateurs........................................................• 185
Questionnaire de l'enquête 195
Note méthodologique sur le calcul de !'Indice de Pauvreté pour la RDC 219
Erreurs de sondage 223
Personnel de l'enquête MICS2 229
viiil Table des matières
LISTE DES TABLEAUX
CHAPITRE 1
T1.1 Répartition des pools et des sites d'enquête selon la province
T1.2 Couverture des parcelles/unités d'habita
tion et des ménages échantillonnés des sites de base
T1.3 Répartition (en %) des ménages des sites de base selon le résultat de l'interview et le milieu de résidence
T1.4 Taux de réponse aux niveaux des modu les femmes et enfants
T1.5 Taux de non-réponse au module sur l'an thropométrie
T1.6 Calcul de l'indice de Myers - Population totale enquêtée
CHAPITRE 2
T2.1 Répartition (en %) des ménages selon le nombre moyen de pièces dans le loge ment et certaines caractéristiques socio démographiques
T2.2 Répartition (en %) des ménages selon le nombre de chambres à coucher et certai nes caractéristiques socio-démographi ques
T2.3 Répartition (en %) des ménages selon le nombre de personnes par chambre à cou cher et certaines caractéristiques socio démographiques
T2.4 Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau du sol des logements et certaines caractéristiques socio-démogra phiques
T2.5 Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau de la toiture du logement et certaines caractéristiques socio-démo graphiques
T2.6 Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau des murs et certaines ca ractéristiques socio-démographiques
T2.7 Répartition (en %) des ménages selon le statut d'occupation du logement et certai nes caractéristiques socio-démographi ques
T2.8 Répartition (en %) de la population selon la source principale d'eau de boisson et certaines caractéristiques socio-démogra phiques
T2.9 Répartition (en %) de la population selon la distance entre le logement et la source principale d'eau, et certaines caractéristi ques socio-démographiques
T2.10 Répartition (en %) de la population ayant un accès facile à l'eau de boisson de qua lité selon certaines caractéristiques socio-démographiques
T2.11 Répartition (en %) de la population selon le type de toilettes utilisées et certaines caractéristiques socio-démographiques
T2.12 Répartition (en %) de la population ayant des toilettes selon la localisation de cel les-ci et certaines caractéristiques socio démographiques
T2.13 Répartition (en %) des ménages ayant des enfants de O à 36 mois selon le trai tement de leurs excréments et certaines caractéristiques socio-démographiques
T2.14 Répartition (en %) des ménages selon les moyens sanitaires d'évacuation des eaux usées et certaines caractéristiques socio démographiques
T2.15 Répartition (en %) des ménages selon les moyens sanitaires d'évacuation des or dures ménagères et certaines caracté ristiques socio-démographiques
T2.16 Répartition (en %) des ménages selon la disponibilité des réserves alimentaires et certaines caractéristiques socio-démo graphiques
T2.17 Répartition (en %) des ménages selon le nombre de repas journaliers et certaines caractéristiques socio-démographiques
T2.18 Répartition (en %) des ménages selon l'accès aux structures d'encadrement et de vulgarisation agricole et certaines ca ractéristiques socio-démographiques
T2.19 Répartition (en %) de la population de 15 à 64 ans selon le statut d'occupation et certaines caractéristiques socio-démo graphiques
T2.20 Indice de développement humain des dif férentes provinces
CHAPITRE 3
T3.1 Répartition (en %) de la population totale par groupe d'âge quinquennal selon le mi lieu de résidence et le sexe
T3.2 Répartition (en %) de la population totale selon les grands groupes d'âge, le sexe et le milieu de résidence
T3.3 Répartition (en %) de la population selon certains groupes spécifiques et le milieu de résidence
T3.4 Rapports de masculinité (en %) selon les grands groupes d'âge
liste des tableaux Iix
T3.5 Répartition (en %) de la population de 15 ans et plus selon l'état matrimonial, le mi lieu de résidence et le sexe
T3.6 Pourcentage des célibataires selon le groupe d'âge quinquennal, le sexe et le milieu de résidence
T3.7 Age moyen au premier mariage selon le milieu de résidence
T3.8 Répartition (en %) des ménages selon la taille des ménages, le milieu de résidence et la province
T3.9 Principaux indicateurs de fécondité T3.10 Taux de fécondité par âge (0/oo), indice syn
thétique de fécondité(ISF) et nombre moyen d'enfants nés-vivants pour les femmes de 15 à 49 ans (parité) selon cer taines caractéristiques socio-démographi ques
T3.11 Proportion des mères parmi les adoles centes selon certaines caractéristiques socio-démographiques
T3.12 Quotients (en °loo) de mortalité infantile et infante-juvénile selon certaines caracté ristiques socio-démographiques
T3.13 Quotients (en °loo) de mortalité des enfants de moins de cinq ans en 1995 et 2001
T3.14 Calcul du taux de mortalité maternelle par la méthode des sœurs
CHAPITRE 4
T4.1 Pourcentage d'enfants âgés de 36 à 59 mois fréquentant un programme organisé d'éducation préscolaire
T4.2 Pourcentage de nouveaux inscrits en 1ère année primaire ayant suivi un programme organisé d'éducation préscolaire
T4.3 Taux net d'admission (en %) en 1ère an née d'enseignement primaire
T4.4 Taux brut d'admission en 1ère année d'en seignement primaire
T4.5 Répartition (en %) des enfants nouvelle ment inscrits en 1ère année d'enseigne ment primaire selon l'âge d'entrée à l'école, le milieu de résidence et le sexe
T4.6 Taux nets de scolarisation au primaire (6- 11ans) selon certaines caractéristiques socio-démographiques
T4.7 Pourcentage de la population âgée de 6 à 14 ans n'ayant jamais fréquenté l'école selon certaines caractéristiques socio-dé mographiques
T4.8 Pourcentage d'enfants inscrits à l'école primaire ayant dépassé l'âge de 14 ans selon la province et le milieu de résidence
x I Liste des tableaux
T4.9 Pourcentage d'enfants âgés de 6 à 14 ans ne fréquentant pas l'école selon certaines caractéristiques socio-démographiques
T4.1O Pourcentage d'enfants âgés de 6 à 14 ans ne fréquentant pas l'école selon le motif donné et certaines caractéristiques socio démographiques
T4.11 Taux de rendement interne du système scolaire
T4.12 Pourcentage d'enfants entrant en 1ère an née d'enseignement primaire et qui attei gnent la Sème année selon certaines ca ractéristiques socio-démographiques
T4.13 Taux brut de transition de l'enseignement primaire à l'enseignement secondaire
T4.14 Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus ne sachant ni lire ni écrire se lon certaines caractéristiques socio-démo graphiques
T4.15 Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus selon le niveau d'instruction atteint, le milieu de résidence et le sexe
T4.16 Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus n'ayant jamais fréquenté l'école
CHAPITRE 5
T5.1 Répartition (en %) des femmes âgées de 15 - 49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des 12 derniers mois selon le type de personnel dispensant des soins préna tals et certaines caractéristiques socio-dé mographiques
TS.2 Répartition (en %) des femmes âgées de 15 - 49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des 12 derniers mois par type de personnel ayant assisté la femme à l'ac couchement, selon certaines caractéristi ques socio-démographiques
T5.3 Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans qui ont eu la diarrhée durant les 15 derniers jours et ont reçu une SRO oü TRO selon certaines caractéristiques socio-démographiques
TS.4 Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant fait la diarrhée au cours des15 jours précédant l'enquête, qui ont reçu plus de liquides et ont continué à manger durant l'épisode de diarrhée selon certaines caractéristiques socio-démogra phiques
T5.5 Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant eu des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête, qui ont été traités par les fournisseurs de services de santé selon certaines caractéristiques socio-démographiques
T5.6 Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant fait la fièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête selon certai nes caractéristiques socio-démographi ques
T5.7 Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans qui ont dormi sous une mous tiquaire durant la nuit précédant l'enquête selon les caractéristiques socio-démogra phiques
T5.8 Répartition (en %) des personnes en charge d'enfants âgés de moins de 5 ans qui connaissent au moins 2 signes pour chercher immédiatement des soins de santé selon certaines caractéristiques socio-démographiques
T5.9 Répartition (en %) des enfants de moins
de cinq ans malades au cours des 15 jours précédant l'enquête qui ont reçu plus de liquide et ont continué à manger durant l'épisode de maladie selon certaines ca ractéristiques socio-démographiques
T5.1O Pourcentage d'enfant de mois de 5 ans ayant souffert de la toux et/ou de la fièvre au cours des 15jours précédant l'enquête, placés sous automédication ou ayant fré quenté le guérisseur traditionnel, selon certaines caractéristiques socio-démogra phiques
CHAPITRE 6
T6.1 Répartition (en %) des enfants de 12-23 mois selon la disponibilité de la carte de vaccination au moment de l'enquête
T6.2 Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance
T6.3 Distribution (en %) des enfants de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'en fance cibles du PEV selon certaines ca ractéristiques socio-démographiques
T6.4 Evolution de la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois avant leur pre mier anniversaire (1991 à 2001)
T6.5 Couverture vaccinale (en %) contre le té tanos des mères d'enfants de moins de 12 mois
T6.6 Couverture (en %) par le vaccin polio des enfants de 12 à 23 mois au cours des JNV/ 2000 selon le milieu de résidence et la pro vince
CHAPITRE 7
T7.1 Prévalence de la malnutrition chronique (taille pour âge) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques
T7.2 Prévalence de la malnutrition aiguë (poids pour taille) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques
T7.3 Prévalence de la malnutrition aiguë (poids pour taille en tenant compte des oedèmes) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démogra phiques
T7.4 Prévalence de l'insuffisance pondérale (poids pour âge) des enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques
T7.5 Répartition (en %) des mères non encein tes selon l'indice de masse corporelle (IMC) et certaines caractéristiques socio-démo graphiques
T7.6 Proportion d'enfants de moins de 5 ans mal nourris selon l'état nutritionnel des mères
T7.7 Pourcentage d'enfants de moins de 2 ans selon la pratique d'allaitement et certaines caractéristiques socio-démographiques
T7.8 Répartition (en %) des enfants de moins de 2 ans selon la pratique d'allaitement maternel et de consommation d'aliments, et l'âge
T7.9 Pourcentage d'enfants nés au cours des 12 derniers mois avec un poids inférieur à
2.500 grammes selon certaines caracté ristiques socio-démographiques
T7.10 Pourcentage d'enfants nés au cours des 12 derniers mois selon l'estimation par les mères de leur poids à la naissance et cer taines caractéristiques socio-démographi ques
T7.11 Répartition (en %) des ménages selon la disponibilité du sel iodé et certaines carac téristiques socio-démographi ques
T?.12 Pourcentage des mères avec une nais sance vivante au cours des 12 derniers mois ayant reçu une dose de vitamine A avant que l'enfant n'atteigne 8 semaines
T7.13 Répartition (en %) des enfants âgés de 6 - 59 mois selon qu'ils ont reçu une dose élevée de vitamine A dans les 6 ou 12 der niers mois, et certaines caractéristiques socio-démographi ques
T7.14 Répartition (en %) des enfants de 0-5 ans possédant une fiche de croissance par ca ractéristiques socio-démographi ques
T7.15 Répartition (en %) des enfants de 0-59 mois pesés au moins une fois durant les 3 derniers mois selon certaines caractéris tiques socio-démographiques
Liste des tableaux Ixi
CHAPITRE 8
T8.1 Pourcentage des femmes de 15-49 ans connaissant les principaux moyens de pré vention du VIH/SIDA
T8.2 Pourcentage de femmes de 15-19 ans connaissant les principaux moyens de pré vention du VIH/SIDA selon certaines carac téristiques socio-démographiques
T8.3 Pourcentage de femmes de 15-49 ans qui ont correctement identifié 3 conceptions er ronées sur le VIH/SIDA
TB.4 Proportion de femmes âgées de 15-49 ans ayant une bonne connaissance du VIH/SIDA
T8.5 Proportion de femmes âgées de 15-49 ans qui connaissent les moyens de transmis sion du VIH/SIDA de la mère à l'enfant se lon certaines caractéristiques socio-démo graphiques
T8.6 Pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu des rapports sexuels occa sionnels au cours des 12 derniers mois
T8.7 Répartition (en %) des femmes ayant eu au moins un rapport sexuel occasionnel selon le nombre de partenaires
TB.8 Pourcentage des femmes ayant eu au moins un rapport sexuel occasionnel dont le partenaire a utilisé le préservatif lors du dernier rapport
TB.9 Pourcentage des femmes de 15-49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels selon l'âge au premier rapport sexuel et certai nes caractéristiques socio-démographi ques
TB.10 Répartition (en %) des femmes en union âgées de 14-49 ans qui utilisent (ou dont le partenaire utilise) actuellement une mé thode contraceptive
CHAPITRE 9
T9.1 Pourcentage d'enfants avec handicap se lon certaines caractéristiques socio-démo graphiques
T9.2 Pourcentage d'enfants souffrant d'un han dicap quelconque selon les différentes cau ses
T9.3 Pourcentage d'enfants de 0-14 ans qui ne vivent pas dans les ménages avec un pa rent biologique selon certaines caractéris tiques socio-démographiques
T9.4 Pourcentage d'enfants de 0-14 ans orphe lins vivant dans les ménages selon certai nes caractéristiques socio-démographi ques
xii I Liste des tableaux
T9.5 Pourcentage d'enfants âgés de moins de 5 ans enregistrés à l'Etat civil selon certai nes caractéristiques socio-démographi ques
T9.6 Pourcentage d'enfants de 5-14 ans non en registrés à l'Etat civil selon les raisons du non-enregistrement et certaines carac téristiques socio-démographiques
T9.7 Pourcentage d'enfants de 5-14 ans qui tra vaillent actuellement selon certaines carac téristiques socio-démographiques
T9.8 Répartition (en%) des enfants de 5 à 14 ans ayant travaillé pour une personne non membre du ménage selon le type de tra vail exercé
T9.9 Répartition (en %) des enfants de 5-14 ans ayant travaillé pour une personne non membre du ménage selon que le travail était rémunéré ou non.
LISTE DES GRAPHIQUES
CHAPITRE 2
Graphique 2.1.
Graphique 2.2.
Graphique 2.3.
Graphique 2.4 .
Graphique 2.5.
Graphique 2.6.
Graphique 2.7.
Graphique 2.8.
CHAPITRE 3
Graphique 3.1.
Graphique 3.2.
Graphique 3.3.
Graphique 3.4.
Graphique 3.5.
Graphique 3.6.
Graphique 3.7.
CHAPITRE 4
Graphique 4.1.
Graphique 4.2.
Graphique 4.3.
Graphique 4.4.
Graphique 4.5.
Graphique 4.6.
CHAPITRE 5
Graphique 5.1.
Graphique 5.2.
Graphique 5.3.
Graphique 5.4.
Graphique 5.5.
Graphique 5.6.
Graphique 5.7.
Graphique 5.8.
Pourcentage de ménages selon le nombre de personnes par chambre à cou cher
Pourcentage de ménages selon le type dé matériau du sol Pourcentage de ménages selon le type de matériau des murs
Pourcentage de la population ayant accès à une eau de boisson salubre par province
Pourcentage de la population ayant accès à l'eau de boisson de qualité dans les 15 minutes
Pourcentage de la population utilisant des toilettes hygiéniques par province Pourcentage de ménages selon le nombre de repas consommés par jour Niveau de l'indice de développement humain
Pyramide des âges de la population totale Pyramide des âges de la population urbaine Pyramide des âges de la population rurale
Répartition (en %) de la population de 15 ans et plus par état matrimonial Taux de fécondité générale par âge selon le milieu de résidence (femmes de 15-49 ans)
Proportion de femmes de 15 à 19 ans qui sont mères par province Quotient de mortalité infantile et infante-juvénile selon la province
Taux nets d'admission en 1ère année primaire par province Evolution des taux net d'admission par sexe
Pourcentage d'enfants selon l'âge d'entrée au primaire Evolution des taux nets de scolarisation
Taux de promotion selon les années d'étude et le sexe Taux d'analphabétisme selon la province
Couverture des soins prénatals
Evolution de la couverture des soins prénatals de 1998 à 2001
Evolution de la couverture des accouchements assistés de 1998 à 2001 Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans selon l'âge Prévalence des IRA par âge
Prévalence de la fièvre selon la province
Connaissances des signes clés de maladie par les personnes en charge d'enfants
Pourcentage d'enfants ayant pris plus de liquide et qui ont continué à manger durant l'épisode de maladie selon la province
Liste des graphiques Ixiii
CHAPITRE 6
Graphique 6.1.
Graphique 6.2.
Graphique 6.3.
Graphique 6.4.
Graphique 6.5.
CHAPITRE 7
Graphique 7.1.
Graphique 7.2.
Graphique 7.3.
Graphique 7.4.
Graphique 7.5.
Graphique 7.6.
Graphique 7.7.
Graphique 7.8.
Graphique 7.9.
CHAPITRE 8
Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance cibles du PEV à quelque moment que ce soit
Pourcentage d'enfants de 12-23 mois actuellement vaccinés contre le DTCoq3 selon le niveau de pauvreté
Pourcentage d'enfants de 12-23 mois actuellement vaccinés contre le DTCoq3 selon la province
Evolution de la couverture vaccinale depuis 1991
Couverture vaccinale (en %) contre le tétanos des femmes avec enfants de O à 11 mois par province
Malnutrition chronique selon l'âge des enfants Malnutrition aiguë selon l'âge des enfants Evolution de la malnutrition aiguë avec oedèmes Insuffisance pondérale selon l'âge des enfants
Indice de masse corporelle des mères selon la province
Indice de masse corporelle des mères selon le niveau de pauvreté des ména ges
Pratique d'allaitement continu selon le niveau de pauvreté des ménages Supplémentation des mères en vitamine A
Supplémentation des mères en vitamine A chez les enfants de 6-59 mois selon la province
Graphique 8.1. Pourcentage de femmes de 15-49 ans connaissant les moyens de préven tion du VIH/SIDA selon le niveau d'instruction
Graphique 8.2. Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant une bonne connaissance du VIH/SIDA selon la province
Graphique 8.3. Pourcentage de femmes dont le partenaire a utilisé le préservatif lors du der nier rapport sexuel occasionnel selon le niveau d'instruction
Graphique 8.4. Pourcentage de femmes de 15-49 ans selon l'âge au premier rapport sexuel et le niveau d'instruction
CHAPITRE 9
Graphique 9.1.
Graphique 9.2.
Graphique 9.3.
Graphique 9.4.
xiv I List e des graphiques
Causes du handicap chez l'enfant Proportion d'orphelins de père par province
Taux d'enregistrement des naissances par province Raisons du non-enregistrement des naissances
ABREVIATIONS
ADOSAGO
AFDL BCG CDE
CEPLANUT CNECI GPS
DTCoq ELS ENHAPSE
ENSEF ICAAC
IMC
INS IRA IRES 1ST JNV MICS2
OCHA OMS ONATRA ONG
ONL ONUSIDA PCIME
ROC PEV RNDH PNUD
SME SNU STP
STT TDCI TAO UNICEF USAID
VAR VAT VPO
Association des donneurs de sang de Gema
Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo Vaccin contre la tuberculose
Convention relative aux Droits des Enfants
Centre National de Planification de Nutrition Humaine Caisse Nationale d'Epargne et de Crédit Immobilier Consultation préscolaire
Vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche Enquête sur l'Etat des Lieux du Secteur de la Santé (1998)
Enquête Nationale sur l'Habitat et le Profil socio-économique des ménages en milieu urbain (1999)
Enquête Nationale sur la Situation des Enfants et des Femmes au Zaïre (MICS1-1995)
International Conference on Assistance to African Children Indice de masse corporelle
Institut National de la Statistique Infections Respiratoires Aiguës
Institut de Recherches Economiques et Sociales Infections sexuellement transmissibles
Journées Nationales de Vaccination
Multiple lndicator Cluster Survey (2001) ou Enquête par grappes
à indicateurs multiples (2001)
Bureau de Coordination pour les affaires humanitaires Organisation Mondiale de la Santé
Office National de Transport Organisation non gouvernementale Office National de Logement
Organisation des Nations Unies de lutte contre le SIDA Prise en Charge Intégrée des Maladies de !'Enfant République Démocratique du Congo
Programme Elargi de Vaccination
Rapport National sur le Développement Humain (2000) Programme des Nations Unies pour le Développement Sommet Mondial pour les Enfants
Système des Nations Unies
Secrétariat Technique Permanent de MICS2 Secrétariat Technique Temporaire de MICS2 Troubles dus à la Carence en Iode
Thérapie de réhydratation par voie orale Fonds des Nations Unies pour l'Enfance
Agence des Etats Unis d'Amérique pour le développement international
Vaccin contre la rougeole Vaccin anti-tétanique
Vaccin contre la poliomyélite
Abréviations I xv
PREFACE
La République Démocratique du Congo (ROC) a ratifié le 27-09-1990, soit une année après son adoption par la communauté internationale au Sommet Mon dial pour les Enfants (SME), la Convention relative aux Droits des Enfants (GOE). Par cette signature, la ROC s'engageait non seulement à améliorer la situation des enfants et des femmes de ce pays, mais aussi à suivre les progrès réalisés par rapport à cette situation depuis le SMEjusqu'à la fin de la décennie en 2000.
Dans ce cadre, la ROC a réalisé en 1995 /'Enquête Nationale sur la Situa tion des Enfants et des Femmes (MICS1} en vue de mesurer les progrès réalisés à mi-chemin par rapport aux recommandations du SME. Les résultats ont été utili sés dans l'élaboration de plusieurs projets et programmes et la réalisation d'autres études sur les enfants et les femmes de la ROC, notamment pour corriger la situa tion catastrophique qu'ils avaient mise en exergue. L'Enquête MICS2, prévue dans le programme de coopération 2000-2002 conclu en novembre 1999 entre le Gou vernement de la ROC et l'UNICEF permet d'évaluer, les résultats que ces pro grammes ont obtenus et les progrès accomplis depuis 1995. Le rapport de cette enquête montre que la situation des enfants et des femmes congolais s'est drama tiquement détériorée depuis 1995. Il met donc à la disposition du Gouvernement et autres partenaires au développement de notre pays des données de qualité, perti nentes et représentatives de l'ensemble de la population qu'il faudra absolument prendre en compte lors de l'élaboration des prochains programmes pour améliorer la situation.
L'Enquête MICS2 a été réalisée dans des conditions très complexes, au moment où le pays est ravagé par des conflits armés. Mais conscients de la né cessité de cette enquête, tous ont permis aux enquêteurs et enquêtrices de circuler à travers l'ensemble du territoire national pour collecter les données. Non sans risques, évidemment ! C'estpourquoi, la publication de ce rapport doit être considé rée comme une preuve de la détermination des filles et fils de ce pays et de nos partenaires extérieurs, de nous dépasser, d'aller au-delà de ce qui nous divise et de conjuguer nos efforts pour contribuer à la reconstruction et au développement de notre pays.
Nous remercions donc tous les membres du Comité de pilotage et du Se crétariat technique, les enquêteurs, les agents de saisie ainsi que toutes les institu tions et personnes qui ont œuvré à la réalisation de cette enquête. Que nos parte naires qui ont apporté sans faille leur soutien financier pour la réalisation de ce travail, à savoir l'UNICEF et l'USAID, trouvent ici l'expression de nos remercie ments. Enfin, nous exprimons notre gratitude aux différents ministères et organis mes nationaux et internationaux qui ont délégué Jeurs experts au Comité de pilo tage et au Secrétariat technique pour que cette enquête soit réussie. Nos remercie ments s'adressent enfin à toutes les familles congolaises qui se sont exprimées dans cette enquête.
Le Ministre du Plan et de la Reconstruction
Préface Ixvii
AVANT - PROPOS
A l'instar d'autres pays du monde, la République Démocratique du Congo (RDC) a parti cipé au Sommet Mondial pour les Enfants (SME) tenu à New York en 1990 et a ratifié la Convention relative aux Droits des Enfants (CDE). La réalisation des enquêtes MICS constituant une des mesu res pour le suivi de la mise en œuvre de la CDE, la RDC se trouve parmi les quatorze pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre ayant mené une Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS) à la fin de la décennie 90.
L'Enquête MICS2 sur la situation des enfants et des femmes en RDC aura été l'une des activités majeures du programme de coopération ROC/UNICEF 2000-2002. Cette enquête a été réalisée en vue de fournir les données statistiques nécessaires à l'évaluation des progrès accomplis dans l'atteinte des objectifs du SME depuis la première enquête MICS1 menée en 1995. Ces statis tiques serviront aussi à l'élaboration du programme de coopération 2003-2005 et, je l'espère, seront utiles aux décideurs et planificateurs œuvrant en faveur des enfants et des femmes.
L'UNICEF a apporté au Gouvernement de la RDC l'appui financier nécessaire pour la bonne réalisation de cette enquête. Ila mis en place, avec le Gouvernement, le cadre organisationnel approprié pour y parvenir. Un Comité de pilotage, représentant les utilisateurs des données de l'en quête, a été chargé de décider des orientations clés et de valider les options prises par le Secrétariat technique. Celui-ci a été mis sur pied et soutenu techniquement pour exécuter toutes les phases de l'enquête, depuis la préparation jusqu'à la rédaction du rapport, en passant par la délicate phase de collecte des données sur le terrain. Pour cette phase, des stratégies de communication et de mobi lisation sociale ciblées ont été appliquées pour réussir l'enquête sur tout le territoire national, à la fois très étendu et en situation d'insécurité. De manière continue, le Bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre (Abidjan) ainsi que la Division des Politiques et de la Planification (New York) de l'UNICEF ont contribué à la qualité technique. L'appui de l'UNICEF a été complété par celuide l'Agence américaine pour le développement international (USAIO), particulièrement dans le but de renforcer le volet de l'enquête sur la couverture vaccinale en ROC.
L'UNICEF se réjouit du fait qu'une enquête nationale sur la situation des enfants et des femmes ait pu se réaliser en ROC. La qualité des données recueillies prouve qu'un grand défi vient d'être relevé, grâce à l'implication totale du Gouvernement et des membres du Comité de pilotage, au professionnalisme du Secrétariat technique et à la détermination de toute l'équipe des supervi seurs et enquêteurs. Puissent les résultats de cette enquête convaincre les uns et les autres de la gravité de la situation que traversent les enfants et les femmes de la ROC, et être pris en compte pour l'élaboration de programmes et stratégies efficaces et pour une allocation des ressources fi nancières en faveur des plus vulnérables.
Je conclurai en remerciant le Gouvernement, l'USAID, les agences sœurs du système des Nations Unies, les partenaires de développement et toutes les personnes sans qui cette enquête n'aurait jamais pu être réalisée.
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f r
Gianfranco ROTIGLIANO
Représentant de l'UNICEF en ROC
Avant-Propos I xix
REMERCIEMENTS
Des centaines de personnes ont été impliquées dans la réalisation de l'enquête MICS2. Qu'il nous soit permis de les remercier tous globalement. Mais nous pensons spécialement à l'équipe de terrain, les 28 superviseurs, 38 assistants de supervision et 289 enquêtrices et enquêteurs qui ont sillonné tout le pays et sont revenus avec des données sûres. Ce sont ces hommes et femmes de terrain qui ont vaincu les innombrables obstacles et permis que le pari de MICS2 soit gagné, sans oublier les 28 points focaux qui les ont assistés. Une pensée toute particulière s'adresse à notre ami superviseur feu M. lkete Ebale Beloti qui nous a quitté en pleine supervision de son pool.
Nous pensons aussi à tous les membres du Comité de pilotage, à commencer par son Président, Son Excellence M. le Ministre du Plan et de la Reconstruction, pour leur engagement et leur contribution déterminante sur les plans technique et de la mobilisation sociale. Parmi les nom breux partenaires, nous remercions les agences du Système des Nations Unies, notamment la MONUC ; les leaders religieux catholiques, protestants, kimbanguistes, musulmans et orthodoxes ; les ONGs œuvrant pour les enfants de la ROC ; les Autorités provinciales et des districts ; les Chefs des secteurs, des villages et des quartiers et, plus que tout, les plus de dix mille familles qui ont répondu aux enquêteurs.
Que les cadres de la Direction des Secteurs Sociaux, M. Matondo kwa Nzambi et Mme Nkoy lnsilo, qui ont géré l'enquête pour le compte du Ministère du Plan et de la Reconstruction, soient remerciés pour leur collaboration et dévouement. De même, nous remercions M. Martin Mongwanja, Représentant de l'UNICEF en ROC durant les phases décisives de l'enquête, et tous les membres de la section Planification sociale (Mme Claudine Van Remoortere et MM. Jan Scholten, Doudou Luemba et Simon Dinkala) qui ont mis à notre disposition toutes les facilités matérielles utiles. Et que
M. Abdoulaye Sadio du Bureau de l'UNICEF à Abidjan et M. Diakhate Ngagne, Consultant MICS à l'UNICEF à New York soient remerciés pour leur précieux apport lors de l'enquête pilote, de la pro duction des tableaux statistiques et de la finalisation du rapport de l'enquête.
Nos remerciements vont aussi aux 1O membres du Secrétariat Technique temporaire, et particulièrement à M. A. Kinavwidi Niwembo ; aux 11 vérificateurs et enfin aux 32 agents de saisie. Ont aussi fait partie de l'équipe MICS2 MM. Mbuta Nkangi, Willy Kabangu Mbwebwe et Désiré Mvumbi Mvindu pour la mise en page du rapport, et Mme Nlandu Nsiona, notre secrétaire.
Le Secrétariat technique s'est évertué à fournir aux décideurs et chercheurs des résultats d'une très bonne qualité scientifique. Il est certain que des zones d'ombre subsistent pour lesquelles des analyses approfondies devront être menées. Par ailleurs, la richesse des données collectées par MICS2, dont le coût financier fut très élevé, nécessite que leur conservation se fasse précieuse ment et que d'autres chercheurs et organismes puissent y avoir accès, afin de rentabiliser au maxi mum l'investissement réalisé. L'enquête a, en effet, suscité beaucoup d'espoirs auprès de la popu lation enquêtée. Celle-ci attend que les informations qu'elle a livrées sur sa situation donnent lieu à des programmes pertinents pour l'amélioration de ses conditions de vie désormais bien connues.
SECRETARIAT TECHNIQUE PERMANENT
Prof. B. LUTUTALA MUMPASI
Directeur du projet
S. MAKAYA MBENZA
Démographe
F. BIKANGI NKIABUNGU
Informaticien
H. MASALA LOKA
Chargé de la logistique
CELLULE DE L'EST
A. KALENDI Coordonnateur de la Cellule de l'Est
A. MWEZE LUBALA
Chargé de la logistique
L. IKUNDJI Responsable de la communication
Remerciements I xxi
INTRODUCTION
CONTENU DU RAPPORT
Ce rapport sur les résultats de la deuxième Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS2(1l) est le second (Volume Il) de quatre documents. Le premier document (Volume 1) présente la synthèse des résultats. Le troisième document (Volume Ill) expose en détails la démarche métho dologique. Le quatrième document (Volume IV), appelé Journal de terrain, relate les expériences, originales, qui ont permis de réussir cette enquête dans le contexte particulier de conflit en Républi que Démocratique du Congo (ROC).
Le contenu du rapport est le suivant :
chapitre 1 : Méthodologie de l'enquête et qualité des données
chapitre 2 : Cadre de vie des ménages
chapitre 3 : Caractéristiques socio-démographiques de la population
chapitre 4 : Education
chapitre 5 : Santé des mères et des enfants
chapitre 6 : Couverture vaccinale des enfants et des mères
chapitre 7 : Nutrition des enfants et des mères
chapitre 8 : VIH/SIDA et santé de la reproduction
chapitre 9 : Protection des enfants
conclusion.
Le projet MICS2 a duré 18 mois, soit d'octobre 2000 à avril 2002. La collecte des données proprement dite a été menée d'avril à octobre 2001, soit pendant 6 mois, à travers l'ensemble du territoire national, c'est-à-dire dans toutes les provinces du pays, y compris les territoires dits occu pés. L'enquête a touché un échantillon de 8.704 ménages, dont 8.622 ont été effectivement inter viewés par 289 enquêteurs à travers les 300 sites de base sélectionnés en milieu rural (206 sites) et en milieu urbain (94 sites). A ces sites de base se sont ajoutés 65 sites complémentaires, soit 1.704 ménages, pour permettre de collecter les données de couverture vaccinale sur un échantillon plus grand d'enfants en vue d'une représentativité par province. En effet, l'enquête MICS2 inclut l'enquête sur la couverture vaccinale prévue en 2001 par le Programme Elargi de Vaccination (PEV) avec le financement de l'USAID.
Les données collectées par cette enquête permettent de mesurer tous les indicateurs du Sommet Mondial pour les Enfants (SME), mais aussi d'autres qui n'étaient pas calculés en 1995, à savoir les indicateurs supplémentaires pour le suivi de l'initiative de la Prise en Charge Intégrée des Maladies de l'Enfance (PCIME) et du paludisme, les indicateurs supplémentaires pour le suivi du VIH/ SIDA, ainsi que des indicateurs qui intéressent particulièrement la ROC. Les indicateurs sont désa grégés en fonction d'un certain nombre de facteurs : le milieu de résidence, la province, le niveau de pauvreté des ménages, le niveau d'instruction des femmes ou des mères, le sexe et l'âge. Il faut souligner que MICS2 est une des rares sources de données qui présente des résultats représenta tifs jusqu'au niveau de la province. Ces données peuvent donc servir aux fins de planification régio nale.
CONTEXTE INTERNATIONAL
L'Assemblée Générale des Nations Unies a adopté, le 20 novembre 1989, la Convention relative aux Droits de l'Enfant (CDE). En septembre 1990, le Sommet Mondial pour les Enfants (SME) tenu à New-York, s'est engagé à améliorer d'une façon significative la situation des enfants
( 1) MICS : Multiple lndicator Cluster Survey
Introduction II
dans le monde. Au cours de ce sommet, 159 pays ont adopté une Déclaration mondiale en faveur de la survie, de la protection et du développement de l'enfant et un Plan d'action pour la mise en oeuvre de cette déclaration dans les années 90. Le Sommet ICAAC (International Conference on Assis tance to African Children, Dakar 1992) a endossé, tout en les adaptant au contexte africain, les recommandations du SME.
Le Sommet Mondial pour les Enfants avait défini les objectifs intermédiaires à atteindre à la mi-décennie (1995) et ceux à réaliser à la fin de la décennie (2000). La réalisation des enquêtes MICS constitue une des mesures pour la mise en œuvre de la CDE. Ces enquêtes devaient surtout permettre de suivre les indicateurs sociaux relatifs au bien-être des enfants dans les pays où le système statistique national ne permet pas ce suivi de façon systématique.
Comme tous les pays signataires de la Déclaration mondiale en faveur des enfants, la ROC s'est engagée à suivre les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs du SME. En effet, elle a ratifié la CDE à travers l'ordonnance-loi n° 90-48 du 22 août 1990 et elle a mis en place, en 1992, un " Programme d'action national pour la survie, la protection et la promotion du couple mère-enfant au Zaïre d'ici l'An 2000 " .
C'est dans ce cadre que la ROC a réalisé en 1995 l'enquête MICS1 dénommée " Enquête Nationale sur la Situation des Enfants et des Femmes au Zaïre (ENSEF-ZAIRE/1995) " et qu'elle se trouve, aec la présente enquête MICS2, parmi les quatorze pays de l'Afrique de l'Ouest et du Cen tre(1l et la soixantaine de pays à travers le monde qui ont effectué une enquête MICS à la fin de la décennie.
CONTEXTE NATIONAL
La République Démocratique du Congo est le troisième pays le plus vaste d'Afrique, avec une superficie de 2.345.000 km2 • Selon les projections de l'Institut National de la Statistique à partir des données du recensement de 1984, la ROC compterait 53,870 millions d'habitants en 2001. De par sa situation géographique, le pays recèle d'immenses ressources naturelles. En effet, situé à cheval sur l'équateur, le pays jouit d'un climat équatorial chaud, humide au centre et tropical vers le nord et le sud qui favorise une végétation dense, avec la moitié du pays couverte par les forêts, et l'autre par la savane. On estime que près de la moitié des ressources forestières d'Afrique se trou vent en ROC. La pluviométrie atteint jusqu'à 2.000 mm par an, à certains endroits; il pleut huit mois sur douze et pendant la saison sèche de quatre mois les températures peuvent descendre jusqu'à 10° dans certaines zones.
La ROC dispose, par ailleurs, d'une hydrographie dense : le fleuve Congo, long de 4.500 km, traverse le pays d'est en ouest pour se jeter dans l'Océan Atlantique, avec le second débit le plus fort au monde (30.000 m3 d'eau par seconde). Sur ce fleuve est érigé, à Inga, un des plus grands barra ges hydroélectriques au monde. Le pays compte quinze lacs totalisant une superficie de plus de
180.000 km2 • Des affluents du fleuve Congo et des rivières, navigables pour la plupart, offrent d'énor mes possibilités pour le transport fluvial. Quant au sous-sol, il regorge de ressources minières telles que la ROC est qualifiée de scandale géologique.
En dépit de ces potentialités, la population congolaise est loin de jouir de ce " paradis", du fait d'une mal gouvernance dont souffre le pays. En effet, depuis 1975, la ROC connaît une crise écono mique qui n'a pas cessé de s'accentuer . Le Produit Intérieur Brut, par exemple, a connu des taux de croissance négatifs sur toute la décennie 90 :- 6,6% en 1990 et - 14% en 1999 (PNUD, 2001). Cette contre-performance économique résulte ou s'accompagne de plusieurs maux : hyper-inflation; baisse drastique de la production et des investissements ; instabilité monétaire; faiblesse des recettes bud gétaires; désordre des finances publiques; détérioration des infrastructures publiques, dont les rou tes; dégradation des connaissances et des compétences des ressources humaines; effondrement
1,, Cameroun, République Centre Africaine, Tchad, République Démocratique du Congo, Côte d'Ivoire, Guinée Equatoriale, Gambie, Guinée Bissau, Niger, Nigeria, Sac Tomé et Principe, Sénégal, Sierra Léone et Togo.
2 1 Introduction
de la production agricole (SNU, 2001). Tous les indicateurs macro-économiques montrent que la situation a continué de s'empirer jusqu'en 2001, même si l'on observe une légère amélioration de puis 1998.
A l'époque de l'enquête MICS1, la ROC souffrait durement des désordres occasionnés par les " massacrès " des étudiants de l'Université de Lubumbashi, l'arrêt de la coopération internatio nale qui en a résulté, les pillages (1991 et 1993), le blocage des travaux de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), le massacre des chrétiens revendiquant la réouverture des travaux de la CNS (16 février); bref des effets du blocage du processus de démocratisation lancé le 24 avril 1990. La ROC était encore en train de bâtir ou de rechercher un ordre politique nouveau. Depuis lors, la situation politique demeure instable et préoccupante. Les espoirs suscités par l'arrivée au pouvoir de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), à la suite de la guerre de libération de 1997, ont été anéantis par la guerre d'agression dont le pays est victime depuis 1998. Les guerres ont provoqué près de 2 millions de déplacés (OCHA, SNU, 2001), l'insécurité alimen taire, l'insécurité en général, les restrictions à la libre circulation des personnes et des biens, des tentatives de partition du pays, etc. Au moment de la collecte des données, la ROC était " divisée en au moins 4 administrations politico-administratives plus ou moins autonomes " (SNU, 2001), malgré des tentatives des acteurs politiques à réunifier le pays et à mettre fin à la guerre.
La déliquescence de l'économie du pays et les troubles politiques ont conduit à la détériora tion des conditions de vie des populations congolaises. Ainsi, l'indicateur de développement humain (1 OH) connaît une régression de 1,7% l'an en moyenne depuis 1990. Il est estimé à 0,455 en 1998 et classe la ROC parmi les pays les plus pauvres du monde (PNUD, 2001). Le pouvoir d'achat de la population, mesuré en termes de salaires réels, ne représentait que 1,7% du niveau normal de salai res( 1l pour le fonctionnaire de l'administration publique le plus gradé.
C'est dans ce contexte que l'enquête MICS2 a été réalisée et qu'il faudra apprécier la situa tion socio-démographique des enfants et des femmes que décrivent les résultats de cette enquête.
OBJECTIFS DE L'ENQUETE
Les résultats de la première enquête MICS1 avaient démontré que la situation des enfants et des femmes du pays était nettement en deçà de ce que visaient les objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants. Ils avaient mis en exergue la situation suivante qui caractérisait les enfants et les femmes (MICS1, 1995) :
une mortalité infantile et juvénile élevée voire à la hausse ;
une prévalence élevée des diarrhées chez les enfants de moins de 5 ans avec cepen- dant une faible utilisation de la Thérapie par Réhydratation Orale;
une faible couverture vaccinale accusant même une tendance à la baisse ;
une prévalence élevée de la malnutrition sous toutes ses formes ;
une faible consommation du sel iodé dans les ménages ;
une faible alphabétisation des adultes, surtout des femmes et une scolarisation des en fants du primaire encore plus faible, avec une déperdition scolaire très élevée, etc.
Cinq ans plus tard, l'enquête MICS2 devait poursuivre l'évaluation des progrès par rapport aux objectifs du SME.
Objectif spécifique
L'objectif de l'enquête MICS2 est de mettre à la disposition des responsables politiques et des gestionnaires de programmes en ROC, de la communauté internationale ainsi que des institu tions de recherche, des données pertinentes et de qualité, représentatives au niveau national et permettant d'apprécier, à la fin de la décennie 1990-2000, les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants.
11> Ce niveau a été estimé à 622 USD par mois en 1997 à la suite d'une enquête sur les prix des biens sur les marchés de Kinshasa.
Introduction l3
Objectifs globaux
La réalisation de l'enquête MICS2 vise à contribuer à :
améliorer le respect des droits des enfants ;
améliorer la pertinence des politiques et programmes en faveur des enfants et des fem mes ;
augmenter les allocations de ressources et des financements en faveur des enfants et des femmes ;
mieux faire connaître la situation des enfants et des femmes de la ROC ;
suivre les indicateurs sociaux relatifs au bien-être des enfants et des femmes en ROC ;
renforcer les capacités individuelles et institutionnelles en matière de recherche socio économique concernant les enfants et les femmes.
CADRE INSTITUTIONNEL
Comme pour MICS1, le Ministère du Plan et de la Reconstruction est l'organe gouvernemen tal d'exécution de MICS2. Le Gouvernement réalise cette enquête avec l'appui technique et financier du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) et l'appui financier de l'Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID).
Pour la réalisation de l'enquête MICS2, les structures ci-après ont été mises en place:
le Comité de pilotage ;
la Cellule de suivi et évaluation ;
le Secrétariat technique permanent ;
le Secrétariat technique temporaire :
la Cellule de l'Est.
Le Comité de pilotage représente les bénéficiaires directs des résultats de l'enquête et est composé de représentants des ministères et institutions para-étatiques, des Agences de Nations Unies, d'ONG nationales et internationales, d'Universités et Centres de recherche, impliqués dans des actions en faveur des enfants et des femmes. Présidé par le Ministre du Plan et de la Recons truction, ce comité a un rôle consultatif et d'orientation. Le Comité de pilotage participe aux décisions essentielles de l'enquête et donne l'appui opérationnel nécessaire pour sa réalisation efficace.
La Cellule de suivi et évaluation est composée du représentant du Ministère du Plan et de la Reconstruction et de !'Administrateur du programme Planification Sociale de l'UNICEF. Elle veille au bon déroulement du projet et fournit au Secrétariat technique permanent le feedback concernant ses réalisations.
Le Secrétariat technique permanent est composé de 4 experts : le directeur de projet (démo graphe), un second démographe, un logisticien et un informaticien. Ce noyau gère la mise en œuvre de tout le processus de MICS2 du point de vue de la planification, de l'organisation pratique, des aspects techniques, financiers, administratifs et logistiques.
Le Secrétariat technique temporaire est composé de 1O experts mis à disposition par des ministères et organismes étatiques. Ils sont spécialistes dans les domaines ci-après : démographie, éducation, sondage, santé publique, nutrition, sociologie, travail des enfants, couverture vaccinale, " gender ", économie, et communication. Les membres du Secrétariat technique temporaire appor tent le support technique nécessaire dans leurs domaines respectifs pour préparer et exécuter une enquête de haute qualité, y compris la supervision de l'enquête sur le terrain.
La Cellule dite " de l'Est ", mise en place à Goma, assure la mobilisation sociale et coordonne les opérations de terrain dans cette partie du territoire sous occupation. Elle se compose de trois experts : un coordonnateur, un spécialiste en communication et un logisticien.
4 j Introduction
METHODOLOGIE DE L'ENQUETE ET QUALITE DES DONNEES
Ce chapitre présente la démarche méthodologique de l'enquête ainsi que les outils utilisés.
Le lecteur soucieux d'en savoir plus trouvera les détails dans le volume Ill du rapport MICS2.
Les 9 sections ci-dessous exposent les choix méthodologiques (section 1.1), la méthode d'échantillonnage (section 1.2), le plan de communication et de mobilisation sociale (section 1.3), les outils de collecte (section 1.4), la préparation matérielle et logistique (section 1.5), le recrutement, la formation et le déploiement sur le terrain (section 1.6), la collecte des données (section 1.7) et l'ex ploitation des données (section 1.8). La section 1.9 traite de la qualité des données collectées et des erreurs de sondage.
CHOIX METHODOLOGIQUES
L'approche méthodologique suivie a eu comme fondement la démarche décrite dans le ma nuel de référence pour les enquêtes à indicateurs multiples élaboré par l'UNICEF(1J. Tous les choix propres à la ROC ont été faits par le Secrétariat technique permanent (STP) en accord avec le Comité de pilotage, le Ministère du Plan et de la Reconstruction et l'UNICEF (Bureau Régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre).
Taille de l'échantillon et méthode d'échantillonnage
La taille de l'échantillon visée devait être essentiellement fonction de la représentativité des indicateurs et de la précision recherchée, tout en maintenant l'enquête dans des limites acceptables de temps et de budget. Ainsi, l'option prise fut celle d'un échantillon qui fournit des indicateurs repré sentatifs au niveau national (tous) et au niveau provincial (un grand nombre), avec une marge d'er reur ne dépassant pas 10%.
Par ailleurs, le sondage par grappes devrait être la méthode d'échantillonnage pour MICS2. Mais il n'existe pas actuellement de grappes homogènes selon la taille en ROC. Il aurait fallu les constituer. Etant donné les difficultés réelles de procéder au découpage du pays en grappes homo gènes en peu de temps et à frais raisonnables vu l'étendue du territoire national, un sondage à plusieurs degrés, stratifié a priori au niveau des unités primaires, a été adopté comme méthode d'échantillonnage pour MICS2. Avec une grande taille et une grande dispersion de l'échantillon, cette méthode permet d'avoir de bons estimateurs de la population. C'est la même méthode qui a été utilisée lors de l'enquête MICS1 en 1995.
Choix des indicateurs
Avant d'arrêter la liste des indicateurs à produire par MICS2, une revue des statistiques natio nales relatives à la situation socio-sanitaire des enfants et des femmes a été réalisée. Cette revue a montré que la plupart des données existantes sont fragmentaires et très localisées et ne sont donc pas appropriées pour calculer les indicateurs des progrès réalisés vers l'atteinte des objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants à la fin de la décennie 1990-2000.
Outre les 37 indicateurs relatifs aux objectifs du SME et les 11 indicateurs supplémentaires pour le suivi des droits de l'enfant, le suivi de l'initiative de PCIME et du paludisme et le suivi du VIH/ SIDA (indicateurs de base), le Comité de pilotage de l'enquête a identifié et défini 35 autres indica-
c •> Manuel sur l'Enquête à Indicateurs Multiples : Résultats de la fin de la décennie - UNICEF 2000
Méthodologie de l'enquête et qualité des données l 5
teurs susceptibles de décrire la situation des enfants et des femmes en ROC (indicateurs addition nels). Ils concernent l'éducation, la santé, la sécurité alimentaire, le cadre et le niveau de vie des ménages, le droit des enfants et la santé de la reproduction. Au total 83 indicateurs ont été retenus, dont la liste est reprise en annexe 1.
Stratégie de collecte des données de l'enquête
Pour assurer la qualité de la collecte des données, la stratégie a consisté à décentraliser les foyers de gestion de l'enquête afin d'être le plus proche possible des sites d'exécution : 28 pools, regroupant de 5 à 23 sites en fonction de l'accessibilité, et gérés chacun par un superviseur, furent les centres de recrutement et de formation des enquêteurs et assistants de supervision, de déploie ment vers les sites et de contrôle de la bonne marche de toutes les opérations de terrain. Un point fort de cette décentralisation a été de s'appuyer sur " un point focal " dans chaque pool, haut fonction naire du Gouvernement chargé de faciliter l'intégration du superviseur.
Compte tenu de la situation de guerre et de l'existence concomitante de plusieurs adminis trations sur le territoire national, cette stratégie a été mise en œuvre de façon différenciée dans les parties Ouest et Est du pays : les superviseurs de l'Ouest furent recrutés à Kinshasa, tandis que ceux de l'Est l'ont été au siège de leur pool, chef lieu de province ou ville principale où ils sont bien connus par les autorités locales. La Cellule de coordination de l'Est à Goma secondait le Secrétariat technique dans cette partie du territoire où il ne pouvait circuler facilement et où une approche spéci fique de la mobilisation sociale devait être adoptée.
ECHANTILLONNAGE
Cette section présente la méthode d'échantillonnage utilisée (les unités de sondage, les ba ses de sondage, la taille de l'échantillon, la méthode de tirage des unités) et montre la dispersion de l'échantillon enquêté.
Méthode d'échantillonnage
Comme indiqué auparavant, le sondage à plusieurs degrés, stratifié a priori au niveau des unités primaires, a été adopté comme méthode d'échantillonnage. L'ensemble du territoire national a été découpé en deux strates : la strate urbaine et la strate rurale. La strate urbaine est subdivisée en deux sous-strates : le milieu urbain (villes statutaires) et le milieu semi-urbain (cités statutaires). Aucune stratification explicite n'a été faite au niveau des provinces, dans la mesure où la répartition géographique du pays par province constitue en elle-même une stratification implicite.
Unités de sondage
Pour chaque strate et chaque niveau de tirage, les unités de sondage suivantes ont été définies :
Milieu urbain et semi-urbain (villes statutaires et cités)
au premier degré : unités primaires (UP) = les quartiers
au second degré : unités secondaires (US) = les parcelles habitées
Milieu rural
au premier degré
au second degré
au troisième degré
: unités primaires (UP)
: unités secondaires (US)
: unités tertiaires (UT)
= les collectivités
= les villages
= les unités d'habitation
Le quartier, la collectivité (ou secteur) et le village retenus respectivement comme unité pri maire et unité secondaire sont des entités administratives clairement définies par l'ordonnance - loi n° 82 - 006 du 25/02/1982. Tandis que la parcelle habitée et l'unité d'habitation se définissent comme des portions de terrain bien délimitées construites et habitées par au moins un ménage au moment de l'interview.
6 1 Méthodologie de l'enquête et qualité des données
Bases de sondage
En milieu urbain et semi-urbain, la base de sondage des unités primaires est constituée par la liste des 660 quartiers des 17 villes et celle des 931 quartiers des 26 grandes cités et 150 petites cités. En milieu rural, la base de sondage des unités primaires est la liste des 737 collectivités réparties par district et province; celle des unités secondaires est la liste des villages des collectivités échantillons. Une actualisation de ces listes a été réalisée par confrontation des données issues du Recensement Scientifique de 1984 (INS, 1992) à celles obtenues dans le cadre du projet d'enquête avec l'appui des entités administratives décentralisées et des sous-bureaux UNICEF, afin de dispo ser d'une base de sondage exhaustive et fiable, permettant de tirer un échantillon représentatif.
Quant aux bases de sondage des unités de l'échantillon final (parcelle habitée et unité d'habi tation), elles sont constituées des listes exhaustives des parcelles habitées des quartiers échan tillonnés ou des unités d'habitation des villages tirés au second degré. Ces listes ont été constituées à partir d'une opération dénommée " relevé parcellaire ou relevé des unités d'habitation ".
Taille de l'échantillon
L'enquête MICS2 devait porter sur un échantillon de 7.800 ménages et fournir des indicateurs aussi bien au niveau national qu'au niveau provincial avec une précision respectivement de 95 et 90%. Mais cet échantillon s'est avéré insuffisant pour obtenir des indicateurs pertinents sur la cou verture vaccinale dans certaines provinces. En effet, un minimum de 210 enfants de 12 à 23 mois était requis par province. Pour y parvenir un échantillon complémentaire de 1.704 ménages a été tiré pour compléter le nombre de ménages dans les provinces de Bas-Congo, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Kasaï Oriental, Kasaï Occidental et Maniema.
Répartition des sites d'enquête par strate
Après avoir fixé la taille globale de l'échantillon, les règles générales énoncées dans le Ma nuel de référence de MICS2 ont été appliquées pour déterminer le nombre de sites et parallèlement la taille de chaque site. Ainsi, il a été décidé de mener l'enquête dans 365 sites de 26 ménages par site. La répartition de ces sites par province et par strate se présente comme suit :
Tableau 1.1 :Répartition des pools et des sites d'enquête selon la province
Province | Nombre de pools | Sites de base | Sites complémentaires | ||||
Milieu rural | Milieu urbain | Total | Milieu rural | Milieu urbain | Total | ||
Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Prov. Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï-Oriental Kasaï-Occidental | 2 2 2 5 4 1 2 1 4 3 2 | - 15 30 27 29 20 18 7 23 18 19 | 35 4 5 5 7 3 2 1 14 12 6 | 35 19 35 32 36 23 20 8 37 30 25 | - 13 - - - 7 11 18 1 2 4 | - 3 - - - 1 1 3 - - 1 | - 16 - - - 8 12 21 1 2 5 |
Ensemble du pays | 28 | 206 | 94 | 300 | 56 | 9 | 65 |
Cette répartition a été faite proportionnellement au volume de la population de chaque strate: villes (21,6%), cités (9,7%) et milieu rural (68,7%) (voir : Projections Démographiques Zaïre et Ré- gions 1984-2000, Kinshasa 1993). ·
Méthodologie de l'enquête et qua/i1é des données 1 7
Mode de tirage de l'échantillon
Tirage des unités primaires : en milieux urbain et semi-urbain, les 94 quartiers ont été tirés proportionnellement à leur taille. En milieu rural, un tirage proportionnel à la taille des collectivités a également été appliqué pour déterminer les 206 collectivités échan tillons. Le tirage des collectivités s'est fait au niveau de chaque district pour garantir une bonne dispersion des sites de l'enquête.
Tirage des unités secondaires du milieu rural : les unités secondaires du milieu rural, c'est-à-dire les villages, ont fait l'objet d'un tirage probabiliste simple dans le cas où un seul village était retenu dans une collectivité et d'un tirage proportionnel à la taille au cas où plusieurs villages étaient tirés dans la collectivité échantillonnée.
Tirage des unités de l'échantillon final : les unités secondaires du milieu urbain (parcelles habitées) et les unités tertiaires du milieu rural (unités d'habitation) ont fait l'objet d'un tirage systématique.
Choix des sites complémentaires : comme pour les sites de base, les sites complémen taires ont été tirés de façon aléatoire. Leur choix a porté sur les collectivités qui n'ont pas été sélectionnées lors du tirage des sites de base.
1.2.2. Dispersion de l'échantillon enquêté
L'échantillon connaît une très grande dispersion telle qu'elle apparaît sur la carte ci-après. Les 300 sites de base sont dispersés dans chacun des 28 districts, et dans 128 territoires sur les 143 que compte le pays. Les 11 grandes villes, chefs-lieux de province et les 28 cités sont représentées par au moins un quartier.
LES SITES DE L'ENQUETE MICS2 / 2001 | |
REPARTITTION PAR PROVINCES ET | |
TERRITOIRES | |
Province | |
Equateur | Orientale |
Bandundu | |
Kinshasa | |
| |
| |
|
8 1 Méthodologie de l'enquête et qualité des données
COMMUNICATION ET MOBILISATION SOCIALE
Appropriation par les bénéficiaires directs
Il aurait été impossible de réussir une aussi vaste enquête sans une conjonction d'efforts de la part des institutions les plus solidement implantées sur l'ensemble du pays. L'UNICEF et le Minis tère du Plan et de la Reconstruction ne pouvaient, seuls, surmonter tous les obstacles logistiques et les problèmes de sécurité ni obtenir l'écoute de la population.
Par ailleurs, à cause de la pénurie de statistiques nationales sur la situation de la population, les organismes demandeurs de données ont tous adhéré à l'enquête : ministères et institutions spécialisées, ONGs nationales et internationales, églises, coopération bilatérale, agences des Na tions Unies et instituts de recherche. Ces organismes, rassemblés au sein du Comité de pilotage, ont constitué le pivot de l'enquête.
Plan de communication et de mobilisation sociale
Un plan de communication et de mobilisation sociale détaillé, fixant les objectifs et les cibles, les messages et les canaux de transmission, a été élaboré pour mobiliser les réseaux de partenai res. Ce plan a été adapté par la Cellule de l'Est à la situation qui prévaut dans la partie occupée du pays, notamment en mettant au point des stratégies spécifiques pour pouvoir atteindre les ménages des sites échantillons contrôlés par les groupes armés.
Trois supports ont servi pour la communication dans l'ensemble du pays :
le dépliant d'information sur l'enquête, lançant un appel à la solidarité de tous les parte naires pour faciliter l'enquête, et aux ménages pour qu'ils soient ouverts et disponibles;
la cassette vidéo présentant, dans un jeu de questions-réponses entre le directeur du projet et des enfants, le pourquoi et le comment de MICS2;
les messages aux ministères, ONGs, agences des Nations Unies, Eglises et ménages donnant, sous des formes personnalisées, un message unique sur la nécessité de con naître la situation des enfants et des femmes et d'aider l'enquête.
Processus de communication
Le plan de communication et de mobilisation sociale a été exécuté à trois niveaux : niveau central, niveau des pools et niveau des sites.
Au niveau central, tous les ministres concernés par le bien-être des enfants et des fem mes ont été briefés sur l'enquête et leur implication a été sollicitée ; à Kinshasa et Goma, plusieurs chaînes de télévision ont relayé l'information sur le lancement de MICS2 au moyen du document vidéo; par ailleurs, l'information utile sur le déroulement des opéra tions était régulièrement communiquée aux membres du Comité de pilotage à l'occasion des séances de travail et au moyen du bulletin d'information MICS2-lnfo.
Au niveau des pools (28 chefs-lieux des provinces et autres villes), les superviseurs ont impliqué les autorités par des contacts directs, par l'organisation de réunions d'informa tion au cours desquelles le dépliant était distribué et commenté, et par la diffusion de la cassette vidéo de MICS2 ; ils avaient en mains de véritables " sésames " sous la forme des copies des lettres par lesquelles les hauts responsables des partenaires instrui saient leurs collaborateurs d'apporter toute l'assistance nécessaire au personnel de ter-
Métlrotlologie de l 'enquête et qualité des données l9
rain ;ils se sont aussi appuyés sur le "point focal", relais identifié au préalable (chef de la division provinciale du Plan, médecin chef de zone, etc.) qui a joué le rôle de facilitateur pour les contacts et le plaidoyer auprès des autorités.
Au niveau des sites, les enquêteurs et enquêtrices transmettaient l'information sur MICS2 aux chefs de quartier ou de village, aux pasteurs et curés qui répercutaient le message aux populations de leur ressort ou de leur obédience.
Ce système de communication a permis de transmettre les messages assez largement tout en ciblant les zones où la population devait être mobilisée. La réussite de MICS2 doit beaucoup à ce plan de communication / mobilisation sociale.
OUTILS DE COLLECTE
Questionnaire d'enquête
Le questionnaire modèle fourni dans le Manuel de référence de l'UNICEF a été adapté pour tenir compte des indicateurs additionnels et des particularités du pays. Il comprend 17 modules (annexe 2) :
module 1 : Habitat, Eau, Assainissement du milieu, lodation du sel
module Il
module Ill
module IV
module V
module VI
module VII
module VIII
module IX
module X
module XI
module XII
module XIII
module XIV
module XV
module XVI
module XVII
: Feuille d'enregistrement des membres du ménage
: Education
: Travail des enfants
: Enfants vivant hors ménage
: Mortalité des enfants
: Vaccination anti-tétanique
: Santé de la mère et du nouveau-né
: Santé de la reproduction
: VIH/SIDA
: Enregistrement des naissances à l'état civil et Education en bas âge
:Vitamine A
:Allaitement
: Soins des maladies
: Paludisme
: Vaccination
: Anthropométrie
Pour les sites complémentaires, un questionnaire réduit a été appliqué, comportant cinq modules du questionnaire de base : 1 (Habitat, Eau, Assainissement du milieu et lodation du sel), Il (Feuille d'enregistrement des membres du ménage), XIV (Soins des maladies), XV (Paludisme) et XVI (Vaccination).
Enfin, un questionnaire dit communautaire a été conçu pour collecter des informations qui concernent les sites d'enquête dans leur ensemble et qui sont relatives aux infrastructures socio communautaires .
Les manuels standards d'instructions aux superviseurs et aux enquêteurs ont été adaptés en conséquence.
Autres outils de collecte
Outre le questionnaire et les manuels d'instructions , les enquêteurs et leurs superviseurs étaient équipés d'outils méthodologiques et de gestion pour assurer la qualité de la collecte, ainsi que le suivi rigoureux des aspects logistiques et financiers.
10 1 M éthodologie de l'e.nquête et qualité des données
Il s'agit notamment de :
la note méthodologique sur le relevé parcellaire
les fiches de relevé parcellaire et des unités d'habitation
la procédure de remplacement des unités échantillonnées
la table des nombres au hasard
les avis de passage
les tables de conversion des âges en mois et années révolus
la feuille de contrôle du site et feuille de contrôle du pool
les fiches de gestion du site et du pool
les cartes topographiques
les tableaux récapitulatifs des résultats du site et du pool.
PREPARATION MATERIELLE ET LOGISTIQUE
Les grandes distances pour atteindre les sites, les conditions de transport et de communica tion particulièrement difficiles et l'insécurité dans certaines zones ont conditionné la préparation matérielle et logistique en exigeant un maximum de prévision.
Les sacs des enquêteurs devaient contenir non seulement le matériel d'enquête (balances SECA, toises horizontales et verticales, écritoires, kits de test d'iodation du sel, documents d'en quête et de gestion, T-shirt et casquettes UNICEF, crayons, etc.) mais aussi du matériel de survie (couvertures, imperméables, lampes torches, kits de premier secours, etc.). Plus de 4,5 tonnes de matériel ont été réparties dans près de 100 malles pour être acheminées par avion dans les 28 pools, avec pour consigne qu'aucun article ne devait manquer.
Avant le déploiement, des informations ont été collectées sur les itinéraires à emprunter pour atteindre chaque site à partir du pool, en vue de prévoir, autant que possible, la réalité de terrain : les différentes voies d'accès, les lieux d'escales, les moyens de transport existants, leur durée et leur coût. Les appuis locaux possibles étaient également identifiés et sollicités à l'avance auprès des partenaires pour le transport, le logement, la communication et la sécurité. Une recherche était aussi faite concernant les obstacles majeurs. Ces informations étaient consignées sur les fiches de site et de pool, véritables " feuilles de route " du personnel de terrain. Pour leur sécurité sur le terrain et leur efficacité, les superviseurs et les enquêteurs étaient munis de documents administratifs : ordre de mission du Ministre du Plan et de la Reconstruction (à l'Ouest seulement), attestation du Représentant de l'UNICEF, lettres d'instructions des divers partenaires.
RECRUTEMENT, FORMATION ET DEPLOIEMENT SUR LE TERRAIN
Recrutement du personnel de terrain
Pour couvrir les 365 sites d'enquête, une équipe de terrain de 355 personnes a été mise sur pied : 28 superviseurs, 38 assistants de supervision et 289 enquêteurs. Les 15 superviseurs des pools de l'Ouest, dont 3 femmes, ont été recrutés à Kinshasa, en fonction de leurs qualifications, leur expérience et leur connaissance de l'intérieur du pays. Les 13 superviseurs de l'Est, tous hommes, ont été recrutés aux sièges des pools respectifs, leur lieu de résidence où ils sont bien connus des autorités, sur propositions d'une commission composée de hauts responsables locaux et sélection finale par la Cellule de l'Est et le Secrétariat technique.
Le superviseur effectuait le recrutement des enquêteurs et assistants de supervision au siège de son pool, sur base de leurs compétences, leur expérience en enquêtes socio-démographiques ou de santé, leur connaissance des sites et de la langue parlée dans ces sites et leur capacité de mobilisation sociale. C'est à l'issue de la formation que les superviseurs identifiaient les meilleurs enquêteurs et les désignaient comme assistants de supervision . Pour certains sites, notamment à
M éthodologie de l 'enquête qualité des données l11
l'Est, il s'est avéré nécessaire de recruter des enquêteurs originaires d'un territoire donné afin de garantir leur acceptation par la population et les autorités.
Une attention particulière a été accordée aux candidatures des femmes. C'est ainsi qu'elles représentent 16,6% des enquêteurs. Cependant, des précautions ont été prises quant à leur affecta tion, compte tenu des difficultés particulières à joindre les sites ruraux et de l'insécurité.
Formation
La formation a été organisée en cascade : les membres du Secrétariat technique permanent ont formé les superviseurs à l'Ouest (Kinshasa) comme à l'Est (Goma) ; ceux-ci, à leur tour, ont formé les assistants de supervision et les enquêteurs dans leurs pools respectifs.
La formation des superviseurs devait faire d'eux des enquêteurs modèles, connaissant le travail de collecte dans ses moindres détails afin de pouvoir superviser correctement. Elle visait aussi à renforcer leurs qualités de manager, de formateur, de mobilisateur, de gestionnaire et d'évaluateur. Les enquêteurs devaient maîtriser les techniques du relevé parcellaire et du tirage des unités de l'échantillon final, connaître parfaitement le questionnaire et les modes d'administration et de remplissage de ce support de l'information, mais aussi les techniques comportementales et communicationnelles appropriées.
Les sessions de formation duraient 1O jours, dont 6 consacrés à la formation théorique, 3 jours à la pratique des opérations de relevé parcellaire, de tirage de l'échantillon, d'administration du questionnaire et de prise des mesures anthropométriques, et 1 jour de récapitulation générale. Les superviseurs se sont, en outre, exercés à réaliser toutes les activités de terrain dans une opération appelée " enquête pilote ", partie intégrante du processus de formation et de recrutement final. Elle a eu lieu à Kisantu pour l'Ouest et à Sake pour l'Est.
Déploiement sur le terrain
Les ·superviseurs se sont rendus aux sièges de leurs pools respectifs, avec leurs malles, essentiellement par avion : vols réguliers, vols de la MONUC et vols spéciaux affrétés par le projet. Avant de déployer leurs enquêteurs, les superviseurs s'assuraient de l'existence de chaque site et complétaient l'information sur les itinéraires. Malgré ces recherches, l'information restait souvent fragmentaire, contraignant certains enquêteurs à s'aventurer à l'aveuglette. Pour se rendre dans leurs sites, les enquêteurs ont utilisé tous les moyens possibles : marche à pieds, vélos, motos, véhicules privés et de commerçants, train, avion, pirogue, hors-bord, baleinière, etc.
Les deux difficultés majeures rencontrées dans le déploiement des enquêteurs furent 1) l'éloignement de certains sites et le manque ou l'irrégularité des moyens de transport et 2) l'insécu rité créée par la guerre, avec les embuscades et les interdictions de passage. Les enquêteurs ont surmonté ces difficultés et atteint leurs sites en faisant preuve de créativité et de courage et ce, grâce aux nombreux appuis des sous-bureaux de l'UNICEF, des antennes provinciales des agences des Nations Unies, des ONGs nationales et internationales, des missionnaires, des structures étati ques décentralisées et aussi des personnes privées.
Certains enquêteurs n'ont pas pu atteindre les sites prévus, soit parce qu'ils avaient été désertés ou étaient sur la ligne de front, soit que leurs noms ne correspondaient plus à leur localisa tion. Ces sites, 32 sur les 365 échantillonnés, ont été remplacés par d'autres conformément aux procédures requises.
La phonie a été le moyen de communication privilégié pour assurer une liaison permanente entre la Cellule de l'Est, le Secrétariat technique et les superviseurs, et entre ceux-ci et les enquê-·
12 I Méthodologie de l'enquête et qualité des données
teurs et assistants de supervision. Deux phonies, l'une au Ministère du Plan à Kinshasa et l'autre au bureau de l'UNICEF à Goma, connectées au réseau du Programme Elargi de Vaccination (P.E.V.) et à ceux des églises et des ONGs, ont permis de suivre l'évolution des opérations sur le terrain et de réagir face aux imprévus, parfois dramatiques.
COLLECTE DES DONNEES ET CONTROLE DU TRAVAIL DE TERRAIN
Collecte des données dans les sites
Une durée moyenne de collecte de 21 jours avait été arrêtée pour chaque enquêteur, qu'il travaille dans un site urbain ou rural, comprenant le voyage, la mobilisation sociale dans les sites, le relevé parcellaire, le tirage de l'échantillon et l'administration du questionnaire.
Pour la majorité des enquêteurs, cette durée s'est prolongée : certains voyages ont pris plus d'une semaine ; le relevé parcellaire en milieu urbain s'est révélé très difficile et long ; dans les villes comme Kinshasa, Mbuji-Mayi et Kananga, on a compté un nombre fort élevé de ménages (7 ou 8) dans les parcelles et comme la consigne était d'enquêter tous les ménages dans la parcelle, cer tains enquêteurs ont interviewé plus de 50 ménages dans un site au lieu des 26 prévus ; certains ménages étaient indisponibles pour cause de travaux agricoles ou d'activités diverses; à l'Est, la reprise et l'intensification des hostilités ont obligé certains enquêteurs à interrompre leur travail et à le reprendre lorsqu'il y avait accalmie, et un enquêteur fut bloqué par des forces d'autodéfense popu laire pendant plus de six semaines.
Dans son site, l'enquêteur choisissait un guide pour l'assister. Bien intégré dans son milieu, ce guide l'aidait à repérer les parcelles ou les unités d'habitation retenues dans l'échantillon, à dépo ser les avis de passage dans les ménages et à prendre les mesures anthropométriques.
En plus de vérifier que tous ses questionnaires étaient correctement et entièrement remplis, l'enquêteur devait, avant de revenir au pool, inscrire les principaux résultats de son enquête dans le tableau récapitulatif prévu et rédiger son rapport : dates, itinéraire et modalités de voyage ; contacts préliminaires dans le site, présentation au chef du village, arrangements pour le logement, identifica tion du guide, repérage du site, etc. ; calendrier détaillé du travail jour par jour ; difficultés rencontrées; rapport financier avec tous les justificatifs selon le modèle repris sur la fiche de site.
Supervision du travail de terrain
Le travail des enquêteurs a été suivi sur le terrain en deux temps. Dans un premier temps, les superviseurs et les assistants de supervision ont visité les enquêteurs pendant que ceux-ci tra vaillaient dans leurs sites. Ils vérifiaient les fiches de relevé parcellaire, les résultats du tirage de l'échantillon et contrôlaient les questionnaires remplis. Ils transcrivaient les résultats des contrôles sur les " feuilles de contrôle des sites " et faisaient des recommandations. Ces visites de contrôle des enquêteurs ont montré que :
tous les enquêteurs ont atteint les sites prévus ou remplacés ;
les autorités locales et les ménages ont accueilli favorablement les enquêteurs et ont répondu avec enthousiasme aux questions ;
la population a manifesté un si grand intérêt pour l'enquête que même les ménages non échantillonnés voulaient être interrogés ;
les instructions relatives au relevé parcellaire et au tirage de l'échantillon final ont été suivies et ces opérations ont été bien faites ;
les enquêteurs ont effectivement visité les ménages échantillonnés car les informations contenues sur les questionnaires coïncident avec les déclarations des enquêtés lors du contrôle.
Méthodologie del' enquête et qualité des données j 13
Dans un deuxième temps, un contrôle systématique des questionnaires remplis était réalisé aux pools par les superviseurs et leurs assistants, en utilisant certains tests de cohérence. Ce n'est qu'après cette vérification que les enquêteurs percevaient leur prime de qualité. Ce contrôle a permis de constater que la plupart des enquêteurs ont bien fait leur travail, mais aussi de détecter certaines erreurs dans les questionnaires et de renvoyer sur le terrain quelques enquêteurs pour reprendre un travail comportant des erreurs.
Les superviseurs ont également fait l'objet d'un contrôle appelé " coups de sonde ", réalisé par les membres du Secrétariat technique permanent et le Coordonnateur de la Cellule de l'Est. L'objectif était d'évaluer le travail des superviseurs et, par ricochet, celui des enquêteurs : la qualité de la mobilisation sociale au niveau du pool et l'implication des autorités locales ; la qualité du recru tement et de la formation des enquêteurs ; le respect du programme global, des procédures métho dologiques et du calendrier de travail ; le sérieux de la supervision des enquêteurs et du contrôle de la qualité des données ; la bonne gestion des fonds et des justificatifs ; l'adéquation des réactions face aux difficultés. A l'Ouest du pays, les coups de sonde ont été réalisés dans 7 pools sur 15 et à l'Est dans 9 pools sur 13.
EXPLOITATION DES DONNEES
Traitement des données
Au total 8.622 questionnaires de base, 1.683 questionnaires complémentaires et 365 ques tionnaires communautaires ont été vérifiés et saisis. Le contrôle manuel des questionnaires a été assuré par 1O vérificateurs et un chef d'équipe recrutés parmi les meilleurs enquêteurs de Kinshasa et formés aux techniques de vérification et à l'usage du test de cohérence. Cette vérification a rendu les questionnaires plus lisibles et a permis de corriger la plupart des erreurs d'incohérence.
Encadrés par deux contrôleurs, 30 agents ont saisi les données de l'enquête au fur et à mesure que celles-ci leur parvenaient après vérification. Recrutés pour leur expérience dans la sai sie des données d'enquêtes socio-démographiques, ces agents ont été formés pendant 9 jours à la maîtrise de la logique du questionnaire et à la pratique du logiciel. Pour réaliser la double saisie, les agents ont travaillé en deux équipes de 15, l'une travaillant l'avant-midi et l'autre l'après-midi. La saisie a duré 3,5 mois.
Les données de MICS2 ont été regroupées en 4 principaux fichiers :
le fichier " Ménage " comprenant les données du module Isur le cadre de vie du ménage;
le fichier " Individu " comprenant les données du module Il sur les caractéristiques des membres du ménage, celles du module Ill sur l'éducation des enfants de 5 à 17 ans et celles du module IV sur le travail des enfants;
le fichier " Femme " englobant les données des modules VI à X qui concernent les fem mes de 15 à 49 ans;
le fichier " Enfant " contenant les données des modules XII à XVII qui se rapportent aux
enfants de moins de cinq ans.
Outre ces fichiers de base, trois autres ont été créés : " Enfants hors ménage ", " Commu nautaire " et " Couverture vaccinale ".
Le nettoyage systématique des fichiers a été effectué au moyen du test d'exhaustivité et du test de cohérence. Le test d'exhaustivité a permis de s'assurer que tous les ménages enquêtés ont été saisis, qu'aucun individu n'a été oublié dans le module où il était éligible ni placé dans un module où il ne devrait pas être. Le test de cohérence a été conçu en vue de détecter les incohérences contenues dans les informations sur un individu dans un même module ou d'un module à un autre.
14 I Méthodologie de l'enquête et qualité des données
Le nettoyage a été suivi immédiatement par la pondération des données, effectuée, par strate et par province, en appliquant les différents poids ou coefficients de pondération préalablement nor malisés. Un ajustement des données a été réalisé par l'application aux données pondérées des coefficients de non-réponses préalablement calculés. Enfin, le calcul des erreurs d'échantillonnage a été fait à l'aide d'un programme élaboré dans SPSS. Après nettoyage des fichiers et pondération des données, l'analyse a finalement porté sur 8.600 ménages. Les résultats de l'enquête n'ont pas été extrapolés de sorte que les effectifs indiqués dans les tableaux sont ceux de l'échantillon.
Analyse et rédaction du rapport
L'analyse des données et la rédaction du rapport sont le fruit d'un travail d'équipe au sens large. Les experts du Secrétariat technique temporaire se sont associés au Secrétariat technique permanent pour analyser les données, chacun dans son domaine sectoriel en se référant au plan d'analyse élaboré en septembre 2001 avec le Comité de pilotage. Ce dernier a ensuite constitué un Comité de lecture composé d'experts des différents secteurs de l'enquête pour lire la première ver sion du rapport et faire des recommandations d'amélioration.
Les indicateurs sont désagrégés selon certaines caractéristiques socio-démographiques: le milieu de résidence, la province, le niveau de pauvreté des ménages, le niveau d'instruction de la mère ou de la femme, le sexe, l'âge. Pour le calcul de l'indice de pauvreté, une méthode dérivée de l'analyse en composantes principales a été utilisée pour déterminer 5 catégories de ménage selon les quintiles de pauvreté : les plus pauvres, les pauvres, les moyens, les riches, les plus riches (annexe 3). Un séminaire-atelier a été organisé par le Bureau Régional de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre pour initier une Commission ad hoc du Comité de pilotage et le Secrétariat technique à la méthode et produire les tableaux y relatifs.
Quatre catégories ont été retenues pour le niveau d'instruction de la femme : sans instruc tion, primaire, secondaire ou plus et programme non formel. Pour cette dernière catégorie, il a été jugé opportun de ne pas la faire apparaître lorsque le nombre de cas est inférieur à 25, de mettre la valeur de l'indicateur entre parenthèses quand le nombre de cas se situe entre 25 et 50 et de men tionner cette valeur si l'effectif est supérieur à 50. De même, le nombre de cas dont le niveau d'ins truction n'était pas déterminé est si faible qu'il n'a pas été pris en compte dans l'analyse.
Les données contenues dans les questionnaires communautaires n'ont pas été analysées dans le cadre de ce rapport. Elles seront prises en compte dans les analyses approfondies.
QUALITE DES DONNEES COLLECTEES
La qualité des données de l'enquête MICS2 est appréciée à travers la couverture des unités échantillonnées (sites, parcelles ou unités d'habitation, ménages) ; les non-réponses (au niveau des ménages et au sein des modules), la structure par âge et les erreurs de sondage.
L'enquête MICS2 a été réalisée dans 300 sites de base et 65 sites complémentaires sélec tionnés à travers le territoire national, dont 333 initialement tirés. Les 32 sites auxquels les enquê teurs n'ont pas accédé pour des raisons d'insécurité, d'inexistence, de disparition ou de changement de statut, ont été remplacés par d'autres; dans les mêmes collectivités.
Méthodologie de l 'enquête qualité des données II 5
Couverture des unités échantillonnées
Le tableau 1.2 donne la couverture des parcelles ou unités d'habitation et la couverture des ménages échantillonnés par pool pour les sites de base. Il indique que toutes les parcelles et toutes les unités d'habitation échantillonnées ont été visitées, soit une couverture de 100%.
Tableau 1.2 : Couverture des parcelles/unités d'habitation et des ménages échantillonnés des sites de base
(1) "C 0 ü (1) | Pool (2) | Parcelles et Unités d'habitation habitées | MénaQes | |||||
Echantil- lonnées (3) | Enquêtées (4) | Couverture (%) (5=4:3) | Attendus (6) | Dénombrés (7) | Enquêtés (8) | Couverture (%) (9=8:7) | ||
1 | Kinshasa Urbain | 616 | 616 | 100,0 | 728 | 1.182 | 1.159 | 98,1 |
2 | Kinshasa Sub-urbain | 452 | 452 | 100,0 | 468 | 503 | 492 | 97,8 |
3 | Borna | 224 | 224 | 100,0 | 234 | 254 | 254 | 100,0 |
4 | Mbanza-Ngungu | 206 | 206 | 100,0 | 208 | 217 | 208 | 95,9 |
5 | Bandundu | 202 | 202 | 100,0 | 208 | 226 | 222 | 98,2 |
6 | Kikwit | 460 | 460 | 100,0 | 468 | 468 | 467 | 99,8 |
7 | Mbandaka | 127 | 127 | 100,0 | 130 | 139 | 136 | 97,8 |
8 | Gemena | 260 | 260 | 100,0 | 260 | 260 | 260 | 100,0 |
9 | Gbadolite | 126 | 126 | 100,0 | 130 | 131 | 129 | 98,5 |
10 | Lisala | 178 | 178 | 100,0 | 182 | 186 | 186 | 100,0 |
11 | Boende | 130 | 130 | 100,0 | 130 | 138 | 138 | 100,0 |
12 | Kisangani | 222 | 222 | 100,0 | 234 | 235 | 235 | 100,0 |
13 | Buta | 128 | 128 | 100,0 | 130 | 128 | 128 | 100,0 |
14 | lsiro | 180 | 180 | 100,0 | 182 | 186 | 185 | 99,5 |
15 | Bunia | 386 | 386 | 100,0 | 390 | 398 | 388 | 97,5 |
16 | Goma | 482 | 482 | 100,0 | 598 | 676 | 674 | 99,7 |
17 | Lubumbashi | 262 | 262 | 100,0 | 286 | 311 | 310 | 99,7 |
18 | Kolwezi | 174 | 174 | 100,0 | 182 | 184 | 184 | 100,0 |
19 | Kalemie | 206 | 206 | 100,0 | 208 | 208 | 208 | 100,0 |
20 | Kamina | 276 | 276 | 100,0 | 286 | 281 | 279 | 99,3 |
21 | Kindu | 204 | 204 | 100,0 | 208 | 210 | 210 | 100,0 |
22 | Bukavu | 357 | 357 | 100,0 | 364 | 378 | 378 | 100,0 |
23 | Uvira | 206 | 206 | 100,0 | 156 | 156 | 156 | 100,0 |
24 | Mbuji-Mayi | 356 | 356 | 100,0 | 390 | 587 | 575 | 98,0 |
25 | Mwene-Ditu | 204 | 204 | 100,0 | 208 | 213 | 213 | 100,0 |
26 | Lodja | 182 | 182 | 100,0 | 182 | 187 | 187 | 100,0 |
27 | Kananga | 478 | 478 | 100,0 | 494 | 506 | 506 | 100,0 |
28 | Tshikapa | 154 | 154 | 100,0 | 156 | 156 | 154 | 98,7 |
Total | 7.438 | 7.438 | 100,0 | 7.800 | 8.704 | 8.622 | 99,0 | |
(1) "C 0 ü (1) | Pool (2) | Parcelles et Unités d'habitation habitées | MénaQes | |||||
Echantil- lonnées (3) | Enquêtées (4) | Couverture (%) (5=4:3) | Attendus (6) | Dénombrés (7) | Enquêtés (8) | Couverture (%) (9=8:7) | ||
1 | Kinshasa Urbain | 616 | 616 | 100,0 | 728 | 1.182 | 1.159 | 98,1 |
2 | Kinshasa Sub-urbain | 452 | 452 | 100,0 | 468 | 503 | 492 | 97,8 |
3 | Borna | 224 | 224 | 100,0 | 234 | 254 | 254 | 100,0 |
4 | Mbanza-Ngungu | 206 | 206 | 100,0 | 208 | 217 | 208 | 95,9 |
5 | Bandundu | 202 | 202 | 100,0 | 208 | 226 | 222 | 98,2 |
6 | Kikwit | 460 | 460 | 100,0 | 468 | 468 | 467 | 99,8 |
7 | Mbandaka | 127 | 127 | 100,0 | 130 | 139 | 136 | 97,8 |
8 | Gemena | 260 | 260 | 100,0 | 260 | 260 | 260 | 100,0 |
9 | Gbadolite | 126 | 126 | 100,0 | 130 | 131 | 129 | 98,5 |
10 | Lisala | 178 | 178 | 100,0 | 182 | 186 | 186 | 100,0 |
11 | Boende | 130 | 130 | 100,0 | 130 | 138 | 138 | 100,0 |
12 | Kisangani | 222 | 222 | 100,0 | 234 | 235 | 235 | 100,0 |
13 | Buta | 128 | 128 | 100,0 | 130 | 128 | 128 | 100,0 |
14 | lsiro | 180 | 180 | 100,0 | 182 | 186 | 185 | 99,5 |
15 | Bunia | 386 | 386 | 100,0 | 390 | 398 | 388 | 97,5 |
16 | Goma | 482 | 482 | 100,0 | 598 | 676 | 674 | 99,7 |
17 | Lubumbashi | 262 | 262 | 100,0 | 286 | 311 | 310 | 99,7 |
18 | Kolwezi | 174 | 174 | 100,0 | 182 | 184 | 184 | 100,0 |
19 | Kalemie | 206 | 206 | 100,0 | 208 | 208 | 208 | 100,0 |
20 | Kamina | 276 | 276 | 100,0 | 286 | 281 | 279 | 99,3 |
21 | Kindu | 204 | 204 | 100,0 | 208 | 210 | 210 | 100,0 |
22 | Bukavu | 357 | 357 | 100,0 | 364 | 378 | 378 | 100,0 |
23 | Uvira | 206 | 206 | 100,0 | 156 | 156 | 156 | 100,0 |
24 | Mbuji-Mayi | 356 | 356 | 100,0 | 390 | 587 | 575 | 98,0 |
25 | Mwene-Ditu | 204 | 204 | 100,0 | 208 | 213 | 213 | 100,0 |
26 | Lodja | 182 | 182 | 100,0 | 182 | 187 | 187 | 100,0 |
27 | Kananga | 478 | 478 | 100,0 | 494 | 506 | 506 | 100,0 |
28 | Tshikapa | 154 | 154 | 100,0 | 156 | 156 | 154 | 98,7 |
Total | 7.438 | 7.438 | 100,0 | 7.800 | 8.704 | 8.622 | 99,0 | |
-
En ce qui concerne les sites complémentaires, 1.672 parcelles et unités d'habitation ont été identifiées et enquêtées, soit également une couverture de 100%.
Non-réponses au niveau des ménages
Dans les parcelles et unités d'habitation des sites de base, on a dénombré 8.704 ménages parmi lesquels 8.622(1l ont effectivement été enquêtés. Le tableau 1.3 montre que les interviews ont été réalisées dans 99% de ménages (93% entièrement et 6% partiellement). Ainsi, le taux de non réponse au niveau des ménages est de 1% pour l'ensemble du territoire national. Ils'agit des ména ges qui étaient absents de la maison pendant toute la durée de collecte (0,6%) ou qui ont refusé de répondre aux questions de l'enquêteur {0,4%).
< •l Après pondération et nettoyage des fichiers, l'analyse a porté sur 8600 ménages.
16 I Méthodologie de l'enquête et qualité des données
Tableau 1.3 : Répartition (en %) des ménages des sites de base selon le résultat de l'interview et le milieu de résidence
Résultat de l'interview | Urbain | Rural | Ensemble | |||
Effectif des ménaaes | % | Effectif des ménaaes | % | Effectif des ménaaes | % | |
1. Remplis (entièrement) | 2.933 | 91,3 | 5.208 | 94,9 | 8.141 | 93,5 |
2. Partiellement rempli | 225 | 7,0 | 256 | 4,6 | 481 | 5,5 |
3. Refus | 19 | 0,6 | 12 | 0,2 | 31 | 0,4 |
4. Pas à la maison | 37 | 1,1 | 14 | 0,3 | 51 | 0,6 |
TOTAL | 3.214 | 100,0 | 5.490 | 100,0 | 8.704 | 100,0 |
En ce qui concerne les sites complémentaires, 1.691 ménages ont été dénombrés et les interviews ont été réalisées entièrement ou partiellement dans 1.683 ménages, soit un taux de non réponse de 0,5%.
Ce résultat est sans conteste le fruit de la très forte mobilisation opérée en faveur de l'en quête à tous les niveaux de la population.
Non-réponses au niveau des modules
Le questionnaire de l'enquête MICS2 est un questionnaire hiérarchisé, comportant 17 modu les. Le module Il, " Feuille d'enregistrement des membres du ménage ", constitue la base qui permet d'identifier les personnes éligibles pour les autres modules. En principe, un individu enregistré dans le module Il et jugé éligible pour tel ou tel autre module, est sensé répondre aux différentes questions de ce module. Si tel n'est pas le cas, il s'agit d'un non-réponse au niveau de ce module.
Le tableau 1.4 indique la proportion de femmes et d'enfants éligibles aux modules les concer nant, mais qui n'ont pas répondu aux questions de ces modules.
Tableau 1.4 : Taux de réponse aux niveaux des modules femmes et enfants
Désignation | Milieu urbain | Milieu rural | Ensemble |
Nombre de femmes de 15 à 49 ans | |||
5.049 4.875 96,6 | 7.769 7.536 97,0 | 12.818 12.411<1> 96,8 | |
Nombre d'enfants de moins de 5 ans | 3.730 3.696 99, 1 | 6.634 6.562 98,9 | 10.364 10.258(2) 99,0 |
dénombrées (identifiées)
enquêtées (interviewées)
taux de réponse (%)
Dénombrés (identifiés)
Enquêtés (interviewés)
taux de réoonse /%)
Il montre que l'enquête a enregistré 1% de non-réponses en ce qui concerne les enfants de moins de 5 ans (0,9% en milieu urbain et 1,1% en milieu rural). Chez les femmes de 15 à 49 ans, ces taux sont légèrement plus élevés :3,2% pour l'ensemble du pays, 3,4% en milieu urbain et 3% en milieu rural.
En ce qui concerne les mesures anthropométriques des enfants de moins de 5 ans, les taux de non-réponse sont faibles comme l'indique le tableau .1.5. Parmi les enfants sur lesquels ont porté les analyses, environ 2% seulement manquaient d'informations sur le poids et la taille.
<• > Après nettoyage des fichiers et pondération des données, l'effectif sur lequel a porté l'analyse est de 12.407 femmes de 15 à 49 ans.
12> Après nettoyage des fichiers et pondération des données, l'effectif sur lequel a porté l'analyse est de 9.454 enfants de moins de 5 ans.
Méthodologie de l'enquête et qualité des données II7
Tableau 1.5 :Taux de non-réponse au module sur l'anthropométrie
Désignation de la variable | Population de référence | Informations qui manquent | ||
Définition | Effectif des enfants | Effectif des enfants | Taux de non-réponse (%) | |
Poids des enfants | Enfants de moins de 5 | 9.454 | 162 | 1,7 |
ans dans le module XVII | ||||
Taille des enfants | Enfants de moins de 5 | 9.454 | 198 | 2,1 |
ans dans le module XVII | ||||
Evaluation de la structure par âge de la population enquêtée
Pour déterminer la qualité des données collectées en ce qui concerne la déclaration des âges, MICS2 a calculé l'indice de Myers.
Tableau 1.6 : Calcul de l'indice de Myers - Population totale enquêtée
•Cl) c "§ S -Cl) .... Cl) Cil O> C. <( | Effectifs des 10 ans et plus E1 (2) | Coeffi- cient Ci (3) | Produit (4)=(3)x(2) | Effectif des 20 ans et plus (5) | Coeffi- cient (6) | Produit (7)=(5)x(6) | TX = Somme disponible (8) | T'X =TXX (9) | Ecart (10) |
0 | 4.084 | 1 | 4.084 | 2.524 | 9 | 22.716 | 26.800 | 9,11 | - 0,89 |
1 | 4.460 | 2 | 8.980 | 2.940 | 8 | 23.520 | 32.500 | 11,04 | +1,04 |
2 | 3.905 | 3 | 11.715 | 2.425 | 7 | 16.975 | 28.690 | 9,75 | - 0,25 |
3 | 3.889 | 4 | 15.316 | 2.303 | 6 | 13.818 | 29.134 | 9,90 | - 0,10 |
4 | 3.578 | 5 | 15.316 | 2.303 | 5 | 11.515 | 26.831 | 9,12 | • 0,88 |
5 | 3.656 | 6 | 21.936 | 2.230 | 4 | 8.920 | 30.856 | 10,49 | +0,49 |
6 | 3.539 | 7 | 24.724 | 2.237 | 3 | 6.711 | 31.435 | 10,68 | +0,68 |
7 | 3.158 | 8 | 25.264 | 1.937 | 2 | 3.874 | 29.138 | 9,90 | - 0,10 |
8 | 3.157 | 9 | 28.413 | 1.897 | 1 | 1.897 | 30.310 | 10,30 | +0,30 |
9 | 2.853 | 10 | 28.530 | 1.798 | 0 | 0 | 28.530 | 9,70 | - 0,30 |
294.224 | +0,29 | ||||||||
Les calculs donnent un indice de Myers égal à 0,29, ce qui montre que les âges sont correc tement déclarés. Les enquêteurs ont été instruits pour estimer les âges inconnus par des techni ques bien appropriées (calendrier historique, comparaison des individus, pièces d'identité, etc.). Par ailleurs, le questionnaire de l'enquête prévoyait deux questions relatives à l'âge de la personne (la date de naissance et l'âge lui-même).
Erreurs de sondage
Les estimations faites à partir d'une enquête par sondage sont sujettes à deux types d'er reurs : les erreurs d'observation ou de mesure et les erreurs de sondage.
Les erreurs d'observation sont les biais imputables à la mise en œuvre de la collecte et de l'exploitation des données (omission d'une unité sélectionnée, réponse incohérente, erreur de saisie, etc.). Bien que des précautions soient toujours prises, il est difficile d'éviter toutes les erreurs d'ob servation et d'en évaluer l'importance. Les erreurs de sondage, par contre, peuvent être évaluées statistiquement. Les estimations q1,1i figurent dans le présent rapport ont été obtenues à partir d'un échantillon donné de ménages. Si l'enquête MICS2 avait été effectuée auprès d'autres ménages, on peut penser que les fréquences des réponses auraient été très peu différentes de celles présentées ici. C'est l'incertitude de cette assertion que reflète l'erreur de sondage qui permet de mesurer le degré de variation des réponses d'un échantillon à un autre.
18 IMéthodologie de l'enquête et qualité desdonnées
L'erreur standard est un indice particulièrement utile pour mesurer l'erreur de sondage d'un paramètre (moyenne ou proportion). On l'estime à partir de la variance des réponses dans l'échan tillon même, l'erreur standard étant la racine carrée de la variance. Dans ce rapport, les erreurs ont été calculées au moyen du logiciel SPSS qui fournit aussi, pour chaque estimation, les erreurs rela tives et les intervalles de confiance.
L'annexe 4 donne les erreurs de sondage pour 6 variables et 39 indicateurs au niveau natio nal et par milieu de résidence. Elle donne aussi des indications sur le degré de pertinence de ces mêmes indicateurs au niveau des provinces. En général, les erreurs de sondage de la plupart des estimations pour l'ensemble du pays sont faibles. On relève quelques différences selon le milieu de résidence : les erreurs calculées sur les estimations du milieu urbain sont relativement plus élevées que celles du milieu rural à cause notamment de la taille de l'échantillon plus petite en milieu urbain. On observe également que les erreurs de sondage en rapport avec les variables simples sont rela tivement plus faibles que celles en rapport avec les principaux indicateurs de MICS2, qui sont des variables composites. Cependant celles-ci se situent dans les limites des intervalles de confiance acceptables.
En effet, compte tenu de la taille de l'échantillon de MICS2, un indicateur est considéré comme fiable au niveau national et pour les milieux rural et urbain quand il est estimé avec une erreur relative égale ou inférieure à 5%. L'indicateur est considéré comme fiable au niveau de la province lorsque l'erreur relative est égale ou inférieure à 10%. Ainsi, les indicateurs estimés au niveau des provinces avec une marge d'erreur supérieure à 10% doivent faire l'objet de réserve dans leur utilisation.
CONCLUSION
L'enquête MICS2 a permis de collecter les données auprès d'un échantillon de 10.305 ména ges (8.622 ménages de base et 1.683 ménages complémentaires) répartis dans 365 sites à travers tout le pays, par une équipe de terrain (annexe 5) de 355 superviseurs et enquêteurs, appuyés par 28 points focaux et 365 guides.
Ce résultat est le fruit d'une collaboration étroite entre tous les partenaires concernés par le sort des enfants et des femmes en ROC, rassemblés au sein du Comité de pilotage composé d'une soixantaine de membres. Ce Comité a été le pivot de toutes les actions de communication et de mobilisation sociale sur le terrain au travers des réseaux de soutien, permettant de réaliser l'enquête sur l'ensemble du territoire national.
Les stratégies conjointes de la communication, du recrutement et de la formation ont permis de recueillir des données de qualité avec des taux de réponse supérieurs à 95%, une bonne déclara tion des âges, ainsi qu'une bonne précision, les erreurs standards de la plupart des variables et indicateurs étant faibles au niveau national et pour les milieux de résidence. Toutefois, au niveau des provinces, certains indicateurs doivent être utilisés avec réserve.
Méthodologie de l'enquête et qualité des données II 9
20 1 Méthodologie de l 'enquête et qualité des données
CADRE DE VIE DES MENAGES 2
INTRODUCTION
Ce chapitre analyse le cadre de vie des enfants et des femmes. Le Sommet Mondial pour les Enfants a retenu deux objectifs y relatifs :
objectif 4 : accès universel à l'eau à boire salubre ;
objectif 5 : accès universel aux systèmes sanitaires d'évacuation des excréments.
La situation de la ROC par rapport à ces deux objectifs n'était guère brillante en 1995 lors de l'enquête MICS1. Cette année-là, 26% seulement de ménages ruraux avaient accès à l'eau de bois son salubre, contre 89% dans les milieux urbains, et 42% pour l'ensemble du pays. Quant au traite ment des excréments, il avait été observé que 6% seulement de ménages utilisaient des latrines hygiéniques en milieu rural, contre 53% en milieu urbain et 18% dans l'ensemble du pays.
Ce chapitre aborde la promiscuité dans les logements, la qualité des logements, le statut d'occupation des logements (section 2.1) ; les sources d'eau des ménages, le temps et la distance pour atteindre la source d'eau potable (section 2.2) ; l'assainissement des logements, c'est-à-dire les types de toilettes utilisées et leur localisation, le traitement des excréments des petits enfants, le mode d'évacuation des eaux usées, le mode d'évacuation des ordures ménagères (section 2.3) ; la situation de la sécurité alimentaire des populations à travers les réserves alimentaires, le nombre de repas par jour et l'encadrement des ménages par les agents de développement (section 2.4); la situation d'activité de la population adulte (section 2.5).
HABITAT
Promiscuité dans les logements
La promiscuité dans les ménages est déterminée, d'une part, par le nombre de pièces et de chambres à coucher qui composent les logements des ménages et, d'autre part, par la taille du ménage, c'est-à-dire le nombre de personnes qui y habitent.
Nombre de pièces à usage d'habitation
Le tableau 2.1 présente le nombre moyen de pièces à usage d'habitation selon certaines caractéristiques des ménages. Dans l'ensemble du pays, les ménages disposent en moyenne de 3,3 pièces à usage d'habitation dans leurs logements. Lamajorité des logements, soit 76%, ont 2 à 4 pièces, contre 10% de logements ayant une pièce et 14% ayant 5 pièces ou plus.
La province Orientale et celle du Kasaï Oriental accusent le plus bas niveau du nombre moyen de pièces à usage d'habitation (moins de 3 pièces) tandis que la province du Maniema a le nombre le plus élevé (4,1 pièces).
Cadre de vie des ménages 1 21
Tableau 2.1 : Répartition (en %) des ménages selon le nombre moyen de pièces dans le logement et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Nombre de Pièces dans | le loaement | Nombre moyen de pièces | Effectif des ménages | ||||
1 | 2 | 3 | 4 | 5 ou olus | Total | |||
Milieu de résidence | ||||||||
Urbain | 8,2 | 29,2 | 23,3 | 19,4 | 19,9 | 100 | 3,4 | 2.578 |
Rural | 10,4 | 23,6 | 27,5 | 26 ,9 | 11,6 | 100 | 3,2 | 6.022 |
Province | ||||||||
Kinshasa | 13,2 | 33,2 | 22,1 | 11,0 | 20,6 | 100 | 3,2 | 841 |
Bas-Congo | 3,8 | 25,8 | 25,0 | 20,8 | 24,5 | 100 | 3,5 | 633 |
Bandundu | 4 ,5 | 21,8 | 31,7 | 31,3 | 10,6 | 100 | 3,3 | 982 |
Equateur | 16,6 | 10,2 | 25,6 | 32,1 | 15,6 | 100 | 3,4 | 750 |
Orientale | 15,7 | 26,5 | 24,8 | 27,3 | 5,6 | 100 | 2,9 | 1.121 |
Nord- Kivu | 1,7 | 21,1 | 35,1 | 38,5 | 3,6 | 100 | 3,3 | 660 |
Sud-Kivu | 9,1 | 18,8 | 20,0 | 22,0 | 30,1 | 100 | 3,8 | 599 |
Maniema | 0,9 | 11,2 | 31,0 | 35,8 | 21 ,1 | 100 | 4 ,1 | 214 |
Katanga | 12,5 | 29,5 | 24,0 | 21,1 | 13,0 | 100 | 3,1 | 1.250 |
Kasaï Oriental | 11,7 | 37,8 | 27,6 | 15,6 | 7,3 | 100 | 2,8 | 843 |
Kasaï Occidental | 4 ,6 | 25,7 | 25 ,9 | 25,7 | 18,1 | 100 | 3,5 | 707 |
Niveau de pauvreté | ||||||||
Plus pauvres | 12,6 | 22,5 | 30,4 | 31,5 | 3,0 | 100 | 3,0 | 1.850 |
Pauvres | 14,1 | 30,2 | 24,2 | 22,0 | 9,5 | 100 | 2,9 | 1.772 |
Moyens | 8,5 | 24,5 | 31,2 | 25,1 | 10,7 | 100 | 3,1 | 1.724 |
Riches | 5,4 | 22,3 | 23,7 | 26,7 | 21,9 | 100 | 3,6 | 1.685 |
Plus riches | 7,2 | 27,1 | 21,0 | 16,8 | 27,9 | 100 | 3,7 | 1.569 |
Ensemble du pays | 9,7 | 25,3 | 26,3 | 24,6 | 14,1 | 100 | 3,3 | 8.600 |
Les ménages classés dans la catégorie des " riches " et des " plus riches " ont, dans leurs logements, plus de pièces à usage d'habitation que les autres : 45% des ménages les plus riches et 49% des ménages riches occupent des logements de plus de 3 pièces, contre 35% des ménages les plus pauvres et 32% des ménages pauvres. Le nombre moyen de pièces à usage d'habitation est de 3 pour les plus pauvres contre 4 pour les plus riches.
La province du Sud-Kivu a la plus forte pro portion de logements ayant cinq pièces ou plus (30%), suivie des trois provinces ci-après : le Bas-Congo (25%), le Maniema (21%) et Kinshasa (21%). Les maisons à une seule pièce se trouvent surtout dans l'Equateur (17%), la Province Orientale (16%), le Ka tanga (13%) et Kinshasa (13%).
Nombre de chambres à coucher
MICS2 a considéré comme chambre à coucher une pièce aménagée essentiellement pour dormir. Ainsi, un salon n'était pas déclaré comme chambre à coucher, même si des gens y dor ment, tandis qu'un " studio " est bien une chambre à coucher.
Le tableau 2.2 répartit les ménages par nombre de chambres à coucher en fonction de leur niveau de pauvreté, leur province et leur milieu de résidence.
22 I Cadre de vie des ménages
Tableau 2.2 : Répartition (en %) des ménages selon le nombre de chambres à coucher et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Nombre de | chambres à coucher | Nombre moyen de chambres à coucher | Effectif des ménages | |||
1 | 2 | 3 | 4 | 5 ou plus | |||
Milieu de résidence | |||||||
Urbain | 43,2 | 29,4 | 17,6 | 6,6 | 3,1 | 2,0 | 2.578 |
Rural | 40,6 | 33,0 | 19,7 | 3,8 | 2,8 | 2,0 | 6.022 |
Province | |||||||
Kinshasa | 47,8 | 26,3 | 15,3 | 6,8 | 3,8 | 1,9 | 841 |
Bas-Congo | 33,0 | 34,0 | 17,6 | 12,0 | 3,4 | 2,2 | 633 |
Bandundu | 29,0 | 37,5 | 25,3 | 5,0 | 3,3 | 2,2 | 982 |
Equateur | 27,6 | 29,6 | 32,2 | 5,0 | 5,6 | 2,3 | 750 |
Orientale | 44,0 | 30,3 | 22,4 | 1,7 | 1,7 | 1,9 | 1.121 |
Nord- Kivu | 34,2 | 44,3 | 19,5 | 1,3 | 0,7 | 1,9 | 660 |
Sud-Kivu | 32,4 | 31,2 | 21,6 | 9,0 | 5,7 | 2,2 | 599 |
Maniema | 12,9 | 33,6 | 37,5 | 5,2 | 10,8 | 2,7 | 214 |
Katanga | 55,8 | 28,3 | 11,9 | 3,1 | 0,8 | 1,6 | 1.250 |
Kasaï Oriental | 63,0 | 27,3 | 7,7 | 0,9 | 1,1 | 1,5 | 843 |
Kasaï Occidental | 40,8 | 34,5 | 15,5 | 5,9 | 3,3 | 2,0 | 707 |
Niveau de pauvreté | |||||||
Plus pauvres | 39,0 | 34,5 | 24,3 | 0,6 | 1,6 | 1,9 | 1.850 |
Pauvres | 51,3 | 28,3 | 15,3 | 2,8 | 2,4 | 1,8 | 1.772 |
Moyens | 44,2 | 35,2 | 15,9 | 3,1 | 1,7 | 1,8 | 1.724 |
Riches | 33,4 | 32,3 | 22,1 | 7,9 | 4,3 | 2,2 | 1.685 |
Plus riches | 38,5 | 29,1 | 17,7 | 9 8 | 4,9 | 2,1 | 1.569 |
Ensemble du pays | 41,4 | 31,9 | 19,1 | 4,7 | 2,9 | 2,0 | 8.600 |
Pour l'ensemble du pays, le nombre moyen de chambres à coucher dans les logements est de 2. Cette moyenne ne change pas selon le milieu. Elle varie par contre selon la province, la valeur maximale étant observée au Maniema (2,7) et la plus faible au Kasaï Oriental (1,5).
On observe que 41% des ménages habitent dans des logements à une chambre. Près de 15% des ménages les plus riches occupent des logements de 4 chambres ou plus contre 2% des ménages les plus pauvres. Les deux Kasaï, le Katanga, la Province Orientale et Kinshasa ont la prédominance des habitations à 1 chambre.
La proportion des logements à une chambre s'est accrue légèrement en milieu urbain par rapport à 1995 (36% en 1995 contre 43% en 2001). En même temps, la proportion des ménages ayant des loge ments de 4 chambres ou plus a baissé sensiblement dans les deux milieux de résidence (14% en 1995 contre 8% en 2001).
Degré de promiscuité
Le degré de promiscuité dans un ménage est défini par le nombre de personnes par cham bre à coucher. Il ·montre le niveau d'encombrement des personnes dans ces chambres. Dans ce rapport, on considère qu'il y a une grande promiscuité lorsqu'il y a 4 personnes ou plus par chambre à coucher.
Le tableau 2.3 donne le degré de promiscuité selon le niveau de pauvreté, la province et le milieu de résidence des ménages. Dans l'ensemble du pays, 14% des ménages ont en moyenne une chambre à coucher par personne et 43% dorment à 4 ou plus par chambre à coucher. Ces derniers vivent dans une grande promiscuité.
Cadre de vie des ménages l23
Tableau 2.3 :Répartition (en%) des ménages selon le nombre de personnes par chambre
à coucher et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Nombre de personnes par chambre à coucher | Taille moyenne des ménages | Effectif des ménages | ||||
1 | 2 | 3 | 4 et + | Total | |||
Milieu de résidence | |||||||
Urbain | 12,7 | 21,6 | 20,0 | 45,7 | 100 | 6,6 | 2.578 |
Rural | 14,8 | 23,6 | 20,4 | 41,2 | 100 | 6,3 | 6.022 |
Province | |||||||
Kinshasa | 12,2 | 19,8 | 19,2 | 48,8 | 100 | 6,7 | 841 |
Bas-Congo | 23,5 | 28,1 | 21,3 | 27,1 | 100 | 5,5 | 633 |
Bandundu | 17,3 | 27,6 | 21,6 | 33,6 | 100 | 6,5 | 982 |
Equateur | 18,7 | 23,2 | 18,7 | 39,4 | 100 | 7,4 | 750 |
Orientale | 14,6 | 24,8 | 17,6 | 43,0 | 100 | 6,3 | 1.121 |
Nord- Kivu | 12,0 | 29,5 | 24,2 | 34,3 | 100 | 6,0 | 660 |
Sud-Kivu | 19,5 | 23,9 | 22,6 | 34,0 | 100 | 6,6 | 599 |
Maniema | 26,3 | 32,3 | 17,3 | 24,1 | 100 | 7,2 | 214 |
Katanga | 9,1 | 17,6 | 20,4 | 52,9 | 100 | 6,1 | 1.250 |
Kasaï Oriental | 8,7 | 15,7 | 17,6 | 58,0 | 100 | 6,0 | 843 |
Kasaï Occidental | 8,0 | 21,6 | 23,2 | 47,2 | 100 | 6,8 | 707 |
Niveau de pauvreté | |||||||
Plus pauvres | 17,1 | 24,8 | 20,1 | 38,0 | 100 | 5,9 | 1.850 |
Pauvres | 11,0 | 21,4 | 20,1 | 47,5 | 100 | 6,2 | 1.772 |
Moyens | 12,6 | 21,1 | 19,2 | 47,1 | 100 | 6,4 | 1.724 |
Riches | 16,4 | 25,4 | 21,6 | 36,5 | 100 | 6,5 | 1.685 |
Plus riches | 13,7 | 22,2 | 20,4 | 43,7 | 100 | 7,0 | 1.569 |
Ensemble du pays | 14,2 | 23,0 | 20,3 | 42,5 | 100 | 6,4 | 8.600 |
La grande promiscuité est légèrement plus forte en milieu urbain (46% des ménages contre 41% en milieu rural). Cet encombrement des logements peut s'expliquer par les difficultés qu'éprou vent les ménages à construire des maisons spacieuses. L'accès au logement demeure en effet problématique en RDC, particulièrement dans les centres urbains, à cause, entre autres, de la fai blesse des revenus, du coût élevé des constructions et de l'incapacité de l'Etat à intervenir dans le secteur de logements (RNDH, 2000-2001). A cela s'ajoute la disparition de certaines facilités accor dées jadis aux ménages par des structures telles que l'Office National de Logement (ONL), la Caisse Nationale d'Epargne et de Crédit Immobilier (CNCI), et la construction des logements par les em ployeurs.
Graphique 2.1. Pourcentage de ménages selon le nombre de personnes
par chambre à coucher
1 personne
Graphique 2.1. Pourcentage de ménages selon le nombre de personnes
par chambre à coucher
1 personne
4 et + personnes
42,5%
2 personnes
- 23%
4 et + personnes
42,5%
2 personnes
- 23%
3 personnes
---.-=c----------- 20,3%
3 personnes
---.-=c----------- 20,3%
24 I Cadre de vie des ménages
Les provinces qui connaissent une grande promiscuité sont le Kasaï Oriental (58%), le Katanga (53%), Kinshasa (49%) et le Kasaï Occidental (47%). La faible promiscuité s'observe dans les provinces du Bas-Congo et de Maniema.
Qualité des logements
La qualité des logements peut avoir un impact positif ou négatif sur la santé de ses habitants. MICS2 a cherché à savoir de quel type de matériau sont faits le pavement, la toiture et les murs des logements dans lesquels résident les ménages congolais.
Le pavement
Le tableau 2.4 ci-dessous présente les différents types de matériau utilisés dans le pave ment des habitations des ménages suivant les provinces et les milieux de résidence.
Tableau 2.4 : Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau du sol des logements et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Type de matériau du sol des logements | Effectif des ménages | ||||
Bois / Carrelage | Planche/ Ciment | Terre battue/ Paille | Autres | Total | ||
Milieu de résidence | ||||||
Urbain | 3,5 | 52,9 | 43,4 | 0,2 | 100 | 2.578 |
Rural | 0,3 | 3,7 | 95,6 | 0,4 | 100 | 6.022 |
Province | ||||||
Kinshasa | 7,8 | 78,8 | 13,2 | 0,2 | 100 | 841 |
Bas-Congo | 1,1 | 28,4 | 69,8 | 0,8 | 100 | 633 |
Bandundu | 0,7 | 7,0 | 91,7 | 0,7 | 100 | 982 |
Equateur Orientale Nord- Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï-Oriental | 0,2 1 ,3 0,3 0,4 0,4 0,4 0,0 | 5,4 7,6 3,7 8,6 7,3 19,4 18,5 | 94,3 90,9 95,7 90,5 92,2 80,2 81,1 | 0,1 0,2 0,3 0,6 0,0 0,0 0,4 | 100 100 100 100 100 100 100 | 750 1.121 660 599 214 1.250 843 |
Kasaï-Occidental | 0,6 | 8,3 | 91,1 | 0,0 | 100 | 707 |
Ensemble du pays | 1,3 | 18,4 | 80,0 | 0,3 | 100 | 8.600 |
Dans l'ensemble du pays, 8 ménages sur 1O habitent dans des logements où le matériau du sol est fait de terre battue ou de paille. La proportion des ménages vivant dans cet environnement est deux fois plus importante en milieu rural (96% des ménages) qu'en milieu urbain (43%). Sauf pour Kinshasa, cette proportion est égale ou supérieure à 70% pour toutes les provinces. Il s'agit même de la quasi-totalité des ménages dans les provinces du Nord-Kivu, de l'Equateur et du Maniema.
Cadre de vie des ménages l25
Graphique 2.2. Pourcentage de ménages selon letype de matériau du sol
Autre
Bois/Carrelage 1,3%
Planche/Ciment 18,4%
Terre battue/paille 80%
Graphique 2.2. Pourcentage de ménages selon letype de matériau du sol
Autre
Bois/Carrelage 1,3%
Planche/Ciment 18,4%
Terre battue/paille 80%
En milieu urbain, 53% des ménages ont des logements avec un pavement en ciment ou en planche contre 4% en milieu rural.
Kinshasa se démarque de l'ensemble du pays. En effet, le matériau du sol dominant dans les logements demeure le ciment ou la planche, avec 79% des ménages. Les autres provinces suivent de loin : les proportions varient entre 28% au Bas-Congo et 4% au Nord-Kivu.
La toiture
Les types de matériau utilisés dans les différentes provinces et dans les deux milieux de résidence pour les toitures des habitations sont présentés dans le tableau 2.5 ci-dessous. Les toits sont faits en béton armé, ardoise, éternit, tuile, tôle galvanisée ou de récupération, chaume ou paille.
Tableau 2.5 : Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau de latoiture du logement et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Type de matériau de la toiture du logement | Effectif des ménages | ||||||
Dalle en béton | Ardoise/ EterniV Tuile | Tôle galva- nisée | Tôlede récupé- ration | Chaume/ Paille | Autres | Total | ||
Milieu de résidence | ||||||||
Urbain | 1,2 | 7,0 | 52,4 | 17,9 | 20,0 | 1,5 | 100 | 2.578 |
Rural | 0,0 | 0,4 | 8,7 | 3,2 | 86,1 | 1,6 | 100 | 6.022 |
Province | ||||||||
Kinshasa | 3,1 | 12,5 | 62,7 | 17,8 | 3,7 | 0,1 | 100 | 841 |
Bas-Congo | 0,0 | 1,3 | 36,4 | 6,7 | 52,1 | 3,6 | 100 | 633 |
Bandundu | 0,0 | 1,0 | 11,7 | 2,3 | 85,0 | 0,0 | 100 | 982 |
Equateur | 0,0 | 0,5 | 6,9 | 1,8 | 90,8 | 0,0 | 100 | 750 |
Orientale | 0,2 | 0,8 | 8,1 | 5,3 | 83,0 | 2,6 | 100 | 1.121 |
Nord- Kivu | 0,2 | 0,5 | 23,9 | 8,2 | 64,3 | 2,9 | 100 | 660 |
Sud-Kivu | 0,0 | 0,2 | 26,9 | 11,2 | 61,3 | 0,4 | 100 | 599 |
Maniema | 0,0 | 0,4 | 6,5 | 6,9 | 86,2 | 0,0 | 100 | 214 |
Katanga | 0,2 | 4,2 | 15,8 | 10,0 | 67,1 | 2,7 | 100 | 1.250 |
Kasaï Oriental | 0,1 | 0,4 | 25,7 | 9,7 | 61,6 | 2,5 | 100 | 843 |
Kasaï Occidental | 0,0 | 1,4 | 16,1 | 2,8 | 79,7 | 0,0 | 100 | 707 |
Ensemble du pays | 0,4 | 2,4 | 2'1,8 | 7,6 | 66,3 | 1,5 | 100 | 8.600 |
26 I Cadre de vie des ménages
Le matériau dominant dans la construction des toitures est la paille ou le chaume avec 66% des logements, et cela plus particulièrement pour les logements du milieu rural (86%). Par contre, en milieu urbain, c'est la tôle galvanisée qui couvre la moitié des toits des logements.
Kinshasa compte 63% des ménages dont la toiture des logements est en tôle galvanisée . Quatre provinces la suivent de loin :le Bas-Congo (36%), le Sud-Kivu (27%), le Kasaï Oriental (26%) et le Nord-Kivu (24%). Par contre, dans les autres provinces, la paille ou le chaume sont les plus utilisés : l'Equateur (91% des ménages), le Maniema (86%), le Bandundu (85%), la Province Orien tale (83%) et le Kasaï Occidental (80%).
. Qu'il s'agisse du pavement ou de la toiture, on constate que la situation n'a presque pas changé par rapport à 1995. En effet, la proportion des ménages qui habitent dans des logements dont le pavement est en terre battue tourne toujours autour de 80%. De même, 68% des ménages logeaient dans des maisons couvertes de paille en 1995, et 66% en 2001.
Les murs
Le tableau 2.6 présente les types de matériau utilisés pour les murs des logements. Les murs en pisé sont les plus fréquents dans les logements (39%), puis viennent ceux en briques adobes (29%) et en blocs de ciment ou en briques cuites (21%). Les planches ou les feuilles sont moins utilisées dans l'ensemble du pays (11%).
En milieu rural, l'utilisation des murs en pisé prédomine (50%), tandis qu'en milieu urbain ce sont les murs en blocs de ciment/brique cuite ou en béton armé (52%). Les briques adobes sont utilisées dans la même proportion en milieu urbain (30%) et en milieu rural {28%).
Tableau 2.6 : Répartition (en %) des ménages selon le type de matériau des murs et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Type | de matériau des murs | Effectif des ménages | ||||
Béton armé/ Bloc de ciment/ Brique cuite | Brique adobe | Pisé | Planche / feuille | Autres | Total | ||
Milieu de résidence | |||||||
Urbain | 52,2 | 30,3 | 12,8 | 3,7 | 0,9 | 100 | 2.578 |
Rural | 7,2 | 28,0 | 50,3 | 13,6 | 0,9 | 100 | 6.022 |
Province | |||||||
Kinshasa | 89,4 | 3,1 | 3,7 | 2,1 | 1,7 | 100 | 841 |
Bas-Congo | 42,1 | 46,7 | 3,6 | 2,5 | 5,1 | 100 | 633 |
Bandundu | 3,5 | 17,1 | 47,0 | 32,1 | 0,3 | 100 | 982 |
Equateur | 5,9 | 22,0 | 63,3 | 8,1 | 0,7 | 100 | 750 |
Orientale | 7,3 | 4,5 | 80,4 | 7,2 | 0,6 | 100 | 1.121 |
Nord- Kivu | 3,9 | 1,4 | 81,3 | 13,2 | 0,2 | 100 | 660 |
Sud-Kivu | 6,7 | 23,2 | 52,9 | 16,6 | 0,7 | 100 | 599 |
Maniema | 7,5 | 18,8 | 53,1 | 20,7 | 0,0 | 100 | 214 |
Katanga | 24,5 | 67,2 | 2,9 | 5,3 | 0,1 | 100 | 1.250 |
Kasaï-Oriental | 17,0 | 52,1 | 30,1 | 0,7 | 0,1 | 100 | 843 |
Kasaï-Occidental | 9,8 | 41,9 | 30,3 | 17 2 | 0,8 | 100 | 707 |
Ensemble du pays | 20,7 | 28,7 | 39,1 | 10,6 | 0,9 | 100 | 8.600 |
Cadre de vie des ménages 1 27
Graphique 2.3. Pourcentage de ménags selon le type de matériau des murs
Autres
Planche/feuille
10,6%
Graphique 2.3. Pourcentage de ménags selon le type de matériau des murs
Autres
Planche/feuille
10,6%
ciment/Brique cuit
20,7%
Pisé
39,1%
ciment/Brique cuit
20,7%
Pisé
39,1%
28,7%
28,7%
A Kinshasa, 9 logements sur 1O ont des murs en blocs de ciment, béton armé ou en briques cuites. Dans cinq provinces, les murs en pisé sont les plus fréquents : Nord-Kivu (81%), Province Orientale (80%), Equateur (63%), Sud-Kivu et Maniema (53%). Par contre, au Katanga et dans les deux Kasaï, l'usage de la brique adobe est prépondérant. Les maisons avec murs en pisé sont rares dans le Katanga (3%), le Bas-Congo (4%) et à Kinshasa (4%), à cause sans doute du niveau d'in dustrialisation atteint par ces trois provinces par rapport à d'autres. Au Bas-Congo et au Katanga, en effet, les murs sont en briques adobes, en béton armé, en ciment et en briques cuites. Les plan ches/feuilles sont utilisées surtout dans les provinces de Bandundu (32%) et du Maniema (21%).
2.1.3. Statut d'occupation des logements
L'enquête MICS2 a distingué cinq catégories de chefs de ménage par rapport au statut d'oc cupation des logements: les propriétaires; les pers9nnes logées par un parent, un ami ou les per sonnes sous-logées< 1l ; les locataires ; les personnes logées par l'employeur et les autres (garde chantier, par exemple).
Dans l'ensemble, près de 75% des chefs de ménage sont propriétaires de leur logement, tandis que 12% sont locataires et 10% hébergés, c'est-à-dire logés par un parent, un ami ou sous logés. Le statut d'occupation du logement selon le niveau de pauvreté, la province, le sexe du chef de ménage et le milieu de résidence est présenté dans le tableau 2.7.
Les ménages les plus riches sont autant propriétaires qu'ils sont locataires (39%). Toutes les autres catégories sont davantage propriétai res, avec une proportion supérieure à 70% des mé nages. Ceci montre que le fait d'être propriétaire d'une " parcelle " ou d'un logement n'est pas un signe évident de richesse.
Parmi les hommes chefs de ménage, on compte 75% de propriétaires de logement. Cette proportion est légèrement inférieure pour le sexe féminin (69%). Si la proportion de locataires est la même pour les deux sexes (12%), les ménages dont le chef est de sexe féminin sont deux fois plus hébergés (16%) que ceux dont le chef est un homme (9%).
En milieu rural, près de neuf ménages sur dix sont propriétaires de leur logement contre près de cinq sur dix en milieu urbain. Kinshasa a la proportion la plus faible de ménages propriétaires de logement parmi toutes les provinces (40%). Dans la quasi-totalité des provinces, la proportion des
<11 Ménages qui, en attendant de trouver un logement propre, occupent gratuitement une partie d'un logement d'un ami ou d'un membre de famille.
28 I Cadre de vie des ménages
ménages propriétaires est au-delà de 68%, les plus hauts niveaux étant observés dans les provinces de Kasaï Occidental, Bandundu, Sud-Kivu et le Maniema.
La prise en charge du logement par l'employeur est plutôt rare : 3% seulement des ménages jouissent de cet avantage.
Tableau 2.7 : Répartition (en %) des ménages selon le statut d'occupation du logement et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Statut d'occuoation du loaement | Effectif des ménages | |||||
Propriétaire | Logé par un parent / ami / sous-logé | Locataire | Logé par l'employeur | Autres | Total | ||
Milieu de résidence | |||||||
Urbain | 47,3 | 12,4 | 35,4 | 4,2 | 0,7 | 100 | 2.578 |
Rural | 86,2 | 8,9 | 2,1 | 2,4 | 0,4 | 100 | 6.022 |
Province | |||||||
Kinshasa | 40,2 | 12,3 | 43,6 | 2,7 | 1,2 | 100 | 841 |
Bas-Congo | 70,7 | 8,9 | 12,0 | 7,8 | 0,6 | 100 | 633 |
Bandundu | 87,1 | 5,9 | 3,6 | 3,1 | 0,3 | 100 | 982 |
Equateur | 83,1 | 10,1 | 3,5 | 2,8 | 0,5 | 100 | 750 |
Orientale | 83,2 | 9,0 | 4 ,0 | 2,7 | 1,1 | 100 | 1.121 |
Nord-Kivu | 74,2 | 15,4 | 7,8 | 2,4 | 0,2 | 100 | 660 |
Sud-Kivu | 84,7 | 11,4 | 3,5 | 0,3 | 0,0 | 100 | 599 |
Maniema | 84,9 | 10,3 | 2,6 | 2,2 | 0,0 | 100 | 214 |
Katanga | 67,6 | 12,1 | 15,5 | 4,1 | 0,7 | 100 | 1.250 |
Kasaï Oriental | 67,7 | 8,9 | 20,8 | 2,4 | 0,2 | 100 | 843 |
Kasaï Occidental | 87,6 | 5,5 | 6,2 | 0,6 | 0,0 | 100 | 707 |
Niveau de pauvreté | |||||||
Plus pauvres | 89,6 | 7,9 | 1,1 | 1,0 | 0,5 | 100 | 1.850 |
Pauvres | 85,2 | 10,8 | 2,7 | 0,7 | 0,7 | 100 | 1.772 |
Moyens | 82,7 | 11,1 | 5,0 | 1,0 | 0,2 | 100 | 1.724 |
Riches | 72,0 | 8,6 | 16,3 | 2,3 | 0,8 | 100 | 1.685 |
Plus riches | 38,6 | 11,6 | 38,9 | 10,5 | 0,4 | 100 | 1.569 |
Sexe du chef de | |||||||
ménage | |||||||
Masculin | 75,4 | 8,9 | 12,1 | 3,0 | 0,5 | 100 | 7.351 |
Féminin | 69,3 | 15,7 | 12,1 | 2,3 | 0,6 | 100 | 1.249 |
Ensemble du pays | 74,5 | 9,9 | 12,1 | 2,9 | 0,5 | 100 | 8.600 |
On observe en milieu urbain une légère tendance vers la propriété de logement : 47% en 2001 contre 44% de propriétaires en 1995 et 35% de locataires en 2001 contre 43% en 1995. La proportion des ménages hébergés est restée constante entre 1995 et 2002: 12%.
EAU DE BOISSON
Cette section examine la qualité de l'eau de boisson et l'accessibilité des ménages à celle-ci. L'eau, c'est la vie, dit-on. Mais une eau non potable peut être un vecteur important de maladies, telles que le trachome, le choléra, la fièvre typhoïde et la schistosomiase. MICS2 appréhende l'accès à l'eau de boisson de qualité ou en d'autres termes, l'eau à boire salubre, par rapport à la source principale d'eau de boisson, la distance entre le logement et la source d'eau, et au temps d'accès.
Sources principales d'eau de boisson
La population congolaise utilise plusieurs sources d'eau de boisson. L'enquête considère comme eau de boisson de qualité (ou eau à boire salubre), l'eau provenant d'une des sources sui vantes : robinet dans le logement, robinet dans la cour ou parcelle, borne fontaine, puits à pompe, puits protégé ou aménagé, robinet dans la parcelle voisine, source aménagée.
Cadre de vie des ménages l29
w
0
Tableau 2.8 : Répartition (en %) de la population selon la source principale d'eau de boisson et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Source principale d'eau de boisson | Total eau de boisson de qualité | Effectif des ménages | |||||||||||
Eau de robinet dans le loaement | Eau de robinet dans la cour/ parcelle | Borne fontaine | Puits à pompe | Puits protégé | Source aménagée | Puits non protégé | Source non aménagée | Mare ruisseau ou fleuve | Eau de robinet dans la parcelle voisine | Autres | Total | |||
Milieu de résidence | ||||||||||||||
Urbain | 7,0 | 30,6 | 5,9 | 2,5 | 7,9 | 12,1 | 3,2 | 8,6 | 2,4 | 17,8 | 1,9 | 100,0 | 83,9 | 17.063 |
Rural | 0,1 | 0,4 | 3,4 | 0,8 | 1,5 | 20,8 | 5,8 | 41,9 | 22,5 | 1,5 | 1,3 | 100,0 | 28,5 | 37.912 |
Province | ||||||||||||||
Kinshasa | 10,6 | 57,5 | 0,0 | 0,3 | 0,4 | 1,5 | 0,2 | 6,2 | 4,1 | 18,8 | 0,4 | 100,0 | 89,0 | 5.669 |
Bas-Congo | 0,7 | 7,2 | 4,3 | 0,0 | 0,0 | 31,4 | 0,0 | 22,0 | 29,4 | 4,9 | 0,0 | 100,0 | 48,5 | 3.493 |
Bandundu | 0,3 | 2,6 | 3,7 | 0,0 | 0,8 | 20,4 | 0,3 | 57,5 | 13,8 | 0,7 | 0,0 | 100,0 | 28,4 | 6.363 |
Equateur | 0,1 | 0,5 | 0,0 | 0,3 | 6,2 | 16,5 | 3,8 | 56,2 | 16,2 | 0,0 | 0,1 | 100,0 | 23,7 | 5.508 |
Orientale | 2,3 | 5,0 | 4,8 | 0,0 | 1,2 | 23,5 | 5,3 | 33,4 | 18,8 | 4,0 | 1,8 | 100,0 | 40,7 | 7.031 |
Nord-Kivu | 0,5 | 1,9 | 12,1 | 0,8 | 1,1 | 25,3 | 0,4 | 37,6 | 12,2 | 2,7 | 5,2 | 100,0 | 44,5 | 3.947 |
Sud-Kivu | 2,5 | 4,0 | 1,9 | 0,0 | 0,3 | 25,5 | 0,4 | 32,4 | 17,8 | 13,2 | 1,9 | 100,0 | 47,4 | 3.923 |
Maniema | 0,0 | 0,0 | 0,0 | 6,7 | 3,1 | 23,1 | 5,8 | 33,4 | 27,9 | 0,0 | 0,0 | 100,0 | 32,9 | 1.540 |
Katanga | 3,7 | 7,5 | 8,5 | 5,2 | 13,0 | 9,1 | 23,5 | 7,8 | 12,7 | 6,8 | 2,1 | 100,0 | 53,8 | 7.623 |
Kasaï Oriental | 0,4 | 9,7 | 3,3 | 2,9 | 3,1 | 15,6 | 0,9 | 36,5 | 10,2 | 17,3 | 0,2 | 100,0 | 52,3 | 5.062 |
Kasaï Occidental | 0,0 | 0,3 | 4,6 | 0,2 | 3,8 | 22,6 | 4,1 | 29,1 | 30,9 | 0,1 | 4,3 | 100,0 | 31,6 | 4.817 |
Niveau d'instruction | ||||||||||||||
du chef de ménage | ||||||||||||||
Sans instruction | 0,5 | 4,0 | 3,5 | 1,0 | 2,2 | 20,0 | 7,3 | 35,1 | 21,0 | 3,0 | 2,4 | 100,0 | 34,2 | 8.027 |
Primaire | 0,6 | 3,3 | 3,8 | 1,0 | 3,3 | 20,2 | 6,7 | 36,3 | 20,1 | 3,3 | 1,4 | 100,0 | 35,5 | 19.797 |
Secondaire ou plus | 4,0 | 15,7 | 4,7 | 1,6 | 4,1 | 15,7 | 3,3 | 27,7 | 12,2 | 9,7 | 1,3 | 100,0 | 55,5 | 25.812 |
Prog. non formel | 1,8 | 23,0 | 5,4 | 2,4 | 5,2 | 26,5 | 0,5 | 16,8 | 8,5 | 9,6 | 0,2 | 100,0 | 73,9 | 985 |
Sexe du chef de | ||||||||||||||
ménage | ||||||||||||||
Masculin | 2,2 | 9,0 | 4, 1 | 1,2 | 3,5 | 18,3 | 5,2 | 32,3 | 16,7 | 6,2 | 1,4 | 100,0 | 44,5 | 48.563 |
Féminin | 2,8 | 15,5 | 5,0 | 1,9 | 3,6 | 16,8 | 4,0 | 26,0 | 12,7 | 9,3 | 2,3 | 100,0 | 55,0 | 6.413 |
Ensemble du pays | 2,2 | 9,8 | 4,2 | 1,3 | 3,5 | 18,1 | 5,0 | 31,6 | 16,2 | 6,5 | 1,5 | 100,0 | 45,7 | 54.976 |
Le tableau 2.8 montre que 46% de la population consomme une eau de qualité : 29% en milieu rural contre 84% en milieu urbain.
-
-
Ill
Ill
C
C
L'Equateur, le Bandundu, le Kasaï Occidental et le Maniema sont les provinces les plus défavori sées dans ce domaine, avec respectivement 24%, 28%, 32% et 33% seulement de la population qui boi vent de l'eau de qualité. Au Katanga et au Kasaï Orien tal, un peu plus de la moitié de la population con somme une eau de boisson de qualité. Cette propor tion est de 89% à Kinshasa.
Graphique 2.4. Pourcentage de la population ayant accès à une eau de boisson
salubre par province
Graphique 2.4. Pourcentage de la population ayant accès à une eau de boisson
salubre par province
100
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G)
OI 60
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OI 60
..
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0
Kinshasa Katanga
Kasaï
Oriental
Bas-Orgo Sld-l<ivu Nord-Kivu Orientale Maniema
Kasaï
Occiderœl
Bandundu Equateu-
Kinshasa Katanga
Kasaï
Oriental
Bas-Orgo Sld-l<ivu Nord-Kivu Orientale Maniema
Kasaï
Occiderœl
Bandundu Equateu-
Province
Province
8
8
::s
::s
0
0
Par rapport à 1995, l'accès à l'eau potable s'est légèrement amélioré. Il est passé de 42% pour l'ensemble de la population à 46%. Cette amélioration concerne plus le milieu rural (29% en 2001 contre 26% en 1995) que le milieu urbain (84% en 2001contre 89% en 1995).
Distance pour atteindre la source d'eau
MICS2 a appréhendé la distance qui sépare le logement de la source d'eau de boisson. Les déclarations des enquêtés ont été vérifiées par les enquêteurs qui se sont rendus personnellement à la source d'eau de boisson de leur site. Le tableau 2.9 présente les proportions de ménages selon la distance entre le logement et la source d'eau.
Dans l'ensemble du pays, 30% seulement de la population ont l'eau sur place ou à moins de 100 m. Les autres doivent parcourir des centaines de mètres, voire des kilomètres, pour obtenir de l'eau à boire.
La différence est importante entre milieu urbain (61%) et milieu rural (16%). Kinshasa se démarque des autres provinces avec 85% de la population qui a accès à l'eau à boire sur place ou dans les 100 mètres. Les provinces du Bandundu, du Kasaï Occidental et du Maniema sont les plus défavorisées avec des taux inférieurs à 15%.
Cadre de vie des ménages l31
Tableau 2.9 : Répartition (en %) de la population selon la distance entre le logement et la source principale d'eau, et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Distance entre | le logement et la source principale d'eau | Effectif de la population | |||||
Dans le logement | Moins de 100 mètres | Entre 100 et 500 mètres | Entre 500 et 1000 mètres | Plus de 1 km | Ne sait pas | Total | ||
Milieu de résidence | ||||||||
Urbain | 37,7 | 23,2 | 15,7 | 15,4 | 7,5 | 0,5 | 100 | 17.064 |
Rural | 0,7 | 15,1 | 39,0 | 30,6 | 13,9 | 0,8 | 100 | 37.912 |
Province | ||||||||
Kinshasa | 67,5 | 17,7 | 6,3 | 5,3 | 3,2 | 0,0 | 100 | 5.668 |
Bas-Congo | 7,6 | 16,2 | 32,2 | 24,7 | 18,6 | 0,6 | 100 | 3.493 |
Bandundu | 2,3 | 6,7 | 21, 1 | 42,0 | 26,9 | 1,0 | 100 | 6.363 |
Equateur | 1,6 | 25,8 | 31,8 | 23,8 | 16,6 | 0,4 | 100 | 5.508 |
Orientale | 7,7 | 14,3 | 49,5 | 22,1 | 6,2 | 0,3 | 100 | 7.031 |
Nord-Kivu | 2,1 | 28,6 | 41,8 | 19,9 | 7,4 | 0,1 | 100 | 3.947 |
Sud-Kivu | 5,4 | 22,2 | 29,5 | 24,0 | 18,4 | 0,4 | 100 | 3.923 |
Maniema | 0,0 | 14,4 | 65,0 | 13,4 | 4,5 | 2,7 | 100 | 1.540 |
Katanga | 13,1 | 20,4 | 32,5 | 28,9 | 4,5 | 0,6 | 100 | 7.623 |
Kasaï Oriental | 10,0 | 18,1 | 31,7 | 30,8 | 7,0 | 2,4 | 100 | 5.062 |
Kasaï Occidental | 0,3 | 11,4 | 31,4 | 38,3 | 18,1 | 0,6 | 100 | 4.817 |
Ensemble du pays | 12,2 | 17,6 | 31,8 | 25,9 | 11,9 | 0,7 | 100 | 54.976 |
Temps et distance pour chercher l'eau à boire salubre
L'accès facile de la population à la source d'eau de boisson de qualité est analysé par rapport au temps nécessaire pour se rendre à la source, attendre pour obtenir l'eau et pour revenir à la maison, en utilisant le moyen de déplacement le plus courant, ou par rapport à la distance qui sépare le logement de la source d'eau.
On considère qu'une personne a un accès facile à une eau de boisson de qualité lorsqu'elle dispose de cette eau sur place ou lorsqu'elle peut en disposer dans les 15 minutes, ou à moins de 100 mètres du logement. Le tableau 2.1O indique les proportions de la population qui ont un accès facile à l'eau à boire salubre par province et par milieu de résidence.
Qu'il s'agisse du temps ou de la dis tance, 22%, soit près d'un cinquième seulement de la population, a un accès facile à l'eau de boisson de qualité. La différence entre milieux urbain et rural est encore plus criante que pour l'accès à la source d'eau en général : 95% de la population rurale n'ont pas un accès facile à l'eau de boisson de qualité, contre 42% de la population urbaine.
La proportion de la population qui a un accès facile à l'eau de boisson de qualité est élevée à Kinshasa (84%).
32 I Cadre de vie des ménages
Tableau 2.1O : Répartition (en %) de la population ayant un accès facile à l'eau de boisson de qualité selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Accès à l'eau de boisson de qualité | Accès à l'eau de qualité sur place ou à moins de 100 mètres | Accès à l'eau de qualité sur place ou dans les 15 minutes | Effectif de la population totale |
Milieu de résidence | ||||
Urbain | 83,9 | 58,3 | 57,0 | 17.064 |
Rural | 28,5 | 5,4 | 6,0 | 37.912 |
Province | ||||
Kinshasa | 89,0 | 84,3 | 81,2 | 5.669 |
Bas-Congo | 48,5 | 21,4 | 25,5 | 3.493 |
Bandundu | 28,4 | 4,3 | 3,8 | 6.363 |
Equateur | 23,7 | 6,8 | 8,2 | 5.508 |
Orientale | 40,7 | 13,5 | 16,4 | 7.031 |
Nord- Kivu | 44 ,5 | 14,2 | 13,3 | 3.947 |
Sud-Kivu | 47,4 | 17,9 | 17,3 | 3.923 |
Maniema | 32,9 | 7,6 | 1,8 | 1.540 |
Katanga | 53,8 | 28,3 | 27,6 | 7.623 |
Kasaï Oriental | 52,3 | 24,8 | 24,8 | 5.062 |
Kasaï Occidental | 31,6 | 1,5 | 1,6 | 4.817 |
Ensemble du pays | 45,7 | 21,8 | 21,9 | 54.976 |
E so
E so
.,
.,
Dans toutes les autres provinces, 70 à 98% de la population doivent marcher pendant plus de 15 minutes ou au-delà de 100 mètres pour disposer de l'eau de boisson de qualité. Ces proportions renseignent sur le fardeau qui pèse sur les femmes, surtout en milieu rural, car c'est principalement elles qui ont la charge d'aller puiser l'eau. '
Graphique 2.5. Pourcentage de la population ayant accès à l'eau de boisson
de qualité dans les 15 minutes
Graphique 2.5. Pourcentage de la population ayant accès à l'eau de boisson
de qualité dans les 15 minutes
90
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81.2
81.2
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70
60
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C.,:
:, 40
0
IL
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20
10
0
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:, 40
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Kinshasa Katanga Bas-Congo Kasaï Sud-Kivu Orientale Nord- Kivu Equateur Bandundu Maniema Kasaï
Oriental Occidental
Province
Kinshasa Katanga Bas-Congo Kasaï Sud-Kivu Orientale Nord- Kivu Equateur Bandundu Maniema Kasaï
Oriental Occidental
Province
Cadre de vie des ménages l33
ASSAINISSEMENT DES LOGEMENTS
L'environnement immédiat a un impact certain sur la situation sanitaire des personnes qui y vivent. La présente section examine les types de toilettes utilisées, le système sanitaire pour le traitement des excréments, les modes d'évacuation des eaux usées et des ordures ménagères.
Types de toilettes utilisées
Le tableau 2.11 présente la répartition des ménages en fonction des différents types de toilet tes qu'ils utilisent effectivement ; l'enquête a tenu compte, en effet, de l'utilisation plutôt que de la possession. On y observe que la proportion de la population qui utilise des toilettes hygiéniques est de 46% dans l'ensemble du pays. Sont considérées comme toilettes hygiéniques dans cette en quête, les toilettes connectées au système d'égouts et les toilettes à chasse d'eau (1%), les latrines améliorées - latrines à évacuation (7%) et latrines à ventilation (0,3%) - ainsi que les latrines tradi
tionnelles couvertes (37%). Si l'on ne tient pa:s compte des latrines traditionnelles couvertes (inclu ses ici pour raison de comparabilité internationale des données), on constate que moins de 10% de ménages ont accès à des toilettes hygiéniques.
Tableau 2.11 : Répartition (en %) de la population selon le type de toilettes utilisées et certaines caracté ristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Type de toilettes utilisées | w w - =Q) CcT 0 -•Q) l- ·5 ·- ..c: | .,!!! C Q) 0 "'O '; !!:: ..m u :C:1. Q) 0 cri C. | ||||||||
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Milieu de | |||||||||||
Résidence | |||||||||||
Urbain | 4,1 | 22,4 | 0,7 | 33,5 | 29,0 | 6,6 | 0,5 | 3,2 | 100 | 60,7 | 17.064 |
Rural | 0,1 | 0,3 | 0,1 | 38,9 | 38,0 | 6,9 | 0,4 | 15,2 | 100 | 39,4 | 37.912 |
Province | |||||||||||
Kinshasa | 7,4 | 50,5 | 1,4 | 13,9 | 15,9 | 9,8 | 0,1 | 1,1 | 100 | 73,2 | 5.669 |
Bas-Congo | 0,2 | 3,8 | 0,4 | 22,4 | 41,5 | 12,9 | 2,4 | 16,4 | 100 | 26,8 | 3.493 |
Bandundu | 0,0 | 0,4 | 0,0 | 57,2 | 25,1 | 5,2 | 0,2 | 12,0 | 100 | 57,6 | 6.363 |
Equateur | 0,0 | 0,8 | 0,0 | 37,4 | 37,4 | 4,6 | 1,0 | 18,8 | 100 | 38,2 | 5.508 |
Orientale | 2,0 | 1,6 | 0,4 | 46, 1 | 37,9 | 3,7 | 0,3 | 8,0 | 100 | 50,1 | 7.031 |
Nord-Kivu | 0,0 | 0,7 | 0,2 | 45,7 | 39,7 | 8,2 | 0,5 | 4,9 | 100 | 46,7 | 3.947 |
Sud-Kivu | 0,0 | 0,8 | 0,4 | 56,1 | 28,8 | 4,7 | 0,4 | 8,8 | 100 | 57,4 | 3.923 |
Maniema | 0,0 | 0,0 | 0,0 | 12,4 | 78,7 | 3,1 | 0,5 | 5,3 | 100 | 12,4 | 1.540 |
Katanga | 2,0 | 7,5 | 0,4 | 37,8 | 20,8 | 15,0 | 0,0 | 16,4 | 100 | 47,7 | 7.623 |
Kasaï Oriental | 0,2 | 1,6 | 0,0 | 37,6 | 44,6 | 2,2 | 0,0 | 13,7 | 100 | 39,5 | 5.062 |
Kasaï Occidental | 0,0 | 1,1 | 0,0 | 20,1 | 61,2 | 1,7 | 0,2 | 15,7 | 100 | 21,2 | 4.817 |
Ensemble du pays | 1,3 | 7,2 | 0,3 | 37,2 | 35,2 | 6,8 | 0,4 | 11,5 | 100 | 46,0 | 54.976 |
En milieu urbain, 61% de la population utilisent des latrines hygiéniques contre 39% en milieu rural. Pres que 3/4 de la population de Kinshasa ont accès à des latrines hygiéniques. Le Bas-Congo (27%), le Kasaï Occidental (21%) et le Maniema (12%) ont, par contre, les proportions les plus faibles de la population ayant accès à un système sanitaire d'évacuation des excré- ments.
34 I Cadre de vie des ménages
Graphique 2.6. Pourcentage de la population utilisant des toilettes hygiéniques
par province
Graphique 2.6. Pourcentage de la population utilisant des toilettes hygiéniques
par province
60
.r. 40
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Kinshasa Bandundu Sud-Kivu Orientale Katanga
Nord-Kivu Kasa'f
Oriental
Province
Equateur Bas-Congo Kasaî Maniema
Occidental
Kinshasa Bandundu Sud-Kivu Orientale Katanga
Nord-Kivu Kasa'f
Oriental
Province
Equateur Bas-Congo Kasaî Maniema
Occidental
Localisation des toilettes
Comme pour l'eau, MICS2 a cherché à savoir où sont localisées les toilettes par rapport au logement. Le tableau 2.12 révèle que 82% de la population disposant de toilettes utilisent des toilettes situées dans la cour ou la parcelle, 4% dans le logement et 14% hors de la cour ou de la parcelle.
En milieu urbain, la proportion de la population dont les toilettes se situent dans le logement, la parcelle ou la cour est de 97%. Au regard de la fraction de la population qùi utilise des latrines hygiéniques (46%), il faudrait admettre que la majorité de la population de nos villes vivent dans un environnement peu salubre, près de 54% de toilettes non hygiéniques utilisées étant situées dans le logement, dans la cour ou la parcelle.
Tableau 2.12 : Répartition (en %) de la population ayant des toilettes selon la localisation de celles-ci et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Localisation | des toilettes | Effectif de la population ayant des toilettes | ||
Dans le logement | Dans la cour / oarcelle | Hors de la cour / oarcelle | Total | ||
Milieu de résidence | |||||
Urbain | 10,3 | 86,9 | 2,8 | 100 | 16.526 |
Rural | 1,2 | 79,7 | 19,1 | 100 | 32.134 |
Province | |||||
Kinshasa | 12,7 | 84,4 | 3,0 | 100 | 5.609 |
Bas-Congo | 2,5 | 81,8 | 15,7 | 100 | 2.920 |
Bandundu | 0,9 | 75,7 | 23,4 | 100 | 5.600 |
Equateur | 1,4 | 85,1 | 13,6 | 100 | 4.472 |
Orientale | 6,9 | 73,7 | 19,4 | 100 | 6.467 |
Nord-Kivu | 1,3 | 83,2 | 15,4 | 100 | 3.754 |
Sud- Kivu | 1,5 | 74,9 | 23,6 | 100 | 3.580 |
Maniema | 2,0 | 79,9 | 18,1 | 100 | 1.458 |
Katanga | 5,6 | 87,1 | 7,3 | 100 | 6.370 |
Kasaï Oriental | 5,0 | 90,2 | 4,8 | 100 | 4.370 |
Kasaï Occidental | 1,1 | 87,8 | 11,1 | 100 | 4.060 |
Ensemble du pays | 4,3 | 82,1 | 13,6 | 1 00 | 48.660 |
Cadre de vie des ménages l35
Traitement des excréments des petits enfants
Ont été considérés comme petits enfants ceux de la tranche d'âge de o à 3 ans dont on a cherché à savoir ce que les parents font de leurs excréments (tableau 2.13). Les données montrent que 72% des ménages utilisent des moyens hygiéniques de traitement des excréments des petits enfants: soit que les enfants utilisent les toilettes (3%), soit que leurs excréments sont jetés dans les toilettes (69%).
Les excréments des petits enfants ne sont pas traités de façon hygiénique (jetés en dehors de la cour, enterrés dans la cour ou laissés traîner par terre) dans des proportions assez élevées dans quelques provinces, notamment le Kasaï Occidental (36%) et l'Equateur (30%). En milieu rural, 31% de la population ne réservent pas un traitement hygiénique aux excréments des petits enfants contre 8% dans les villes
Tableau 2.13 : Répartition (en %) des ménages ayant des enfants de 0-36 mois selon le traitement de leurs excréments et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Utilisent toujours les toilettes | Jettent dans les toilettes | Jettent en dehors de la cour | Enterrent dans la cour | Ne sont pas jetés, restent par terre | Autres | Total | Effectif des ménages avec enfants de O à 36 mois |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-K ivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental | 2,7 | 86,7 | 2,9 | 4,4 | 0,4 | 2,9 | 100 | 1.720 |
2,4 | 62,0 | 18,8 | 8,5 | 3,3 | 4,9 | 100 | 4.169 | |
2,8 | 88,2 | 1,6 | 5,2 | 0,1 | 2,2 | 100 | 540 | |
2,0 | 63,7 | 17,2 | 4,7 | 6,2 | 6,2 | 100 | 412 | |
0,7 | 69,6 | 12,0 | 11,6 | 0,9 | 5,2 | 100 | 725 | |
1,0 | 62,0 | 22,9 | 5,8 | 1,7 | 6,6 | 100 | 534 | |
3,4 | 72,3 | 13,1 | 6,3 | 1,0 | 3,9 | 100 | 739 | |
3,9 | 74,2 | 11,9 | 4,9 | 1,7 | 3,3 | 100 | 428 | |
3,1 | 67,4 | 20,1 | 3,8 | 1,8 | 3,9 | 100 | 433 | |
2,5 | 82,2 | 11,7 | 0,6 | 0,0 | 3,1 | 100 | 150 | |
3,7 | 65,6 | 13,9 | 7,8 | 4,2 | 4,8 | 100 | 823 | |
3,4 | 67,3 | 14,4 | 10,5 | 0,9 | 3,5 | 100 | 559 | |
1,0 | 58,8 | 18,0 | 11,0 | 7, 1 | 4,0 | 100 | 547 | |
Ensemble du pays | 2,5 | 69,3 | 14,2 | 7,3 | 2,4 | 4,3 | 100 | 5.889 |
Mode d'évacuation des eaux usées
Le tableau 2.14 présente tes différents modes d'évacuation des eaux usées en RDC : égouts, caniveaux d'eaux pluviales, puits perdu, trou dans les parcelles ou la rue, jet à la volée dans fa parcelle ou la rue. Les trois premiers sont considérés ici comme modes d'évacuation hygiéniques. Ils sont très peu utilisés dans l'ensemble du pays : 9% seulement de la population.
Les moyens hygiéniques d'évacuation des eaux usées sont principalement utilisés par la catégorie des ménages les plus riches (32%), en milieu urbain {24%) et à Kinshasa (34%).
En milieu rural, les eaux usées sont éva cuées principalement par un trou ou elles sont je tées à la volée dans la parcelle ou dans la rue : 92% des ménages ruraux ont recours à ces prati ques.
. 6 j Cadre de vie des ménages
Tableau 2.14 : Répartition (en %) des ménages selon les moyens sanitaires d'évacuation des eaux usées et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Eva- cuat ion par les égouts | Caniveaux d'eaux pluviales | Puits perdu | Trou dans la parcelle / rue | A la volée dans la parcelle, dans la rue | Autres | Total | Total moyens sanitaires hygiéniques d'évacuation | Effectif des ménages |
Milieu de Résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental KasaiOccidental Niveau de Pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches | 4 ,7 | 16,8 | 2, 1 | 23,2 | 50,5 | 2,7 | 100 | 23,6 | 2.578 |
0,1 | 1,7 | 1,0 | 16,9 | 75,5 | 4,7 | 100 | 2,9 | 6.022 | |
7,5 | 25,4 | 1,5 | 17,4 | 45,2 | 3, 1 | 100 | 34,4 | 841 | |
5,8 | 3.9 | 0,0 | 9,5 | 74,8 | 6,0 | 100 | 9,7 | 633 | |
0,1 | 0,2 | 1,2 | 39,7 | 56,4 | 2,4 | 100 | 1,5 | 982 | |
0,1 | 1,1 | 0,4 | 5,5 | 84,3 | 8,7 | 100 | 1,6 | 750 | |
0,0 | 7,1 | 2,9 | 6,0 | 80,5 | 3,5 | 100 | 10,0 | 1.121 | |
0,2 | 1,8 | 0,0 | 4,3 | 84,7 | 9,1 | 100 | 2,0 | 660 | |
0,2 | 11,0 | 1,1 | 8,6 | 76,7 | 2,4 | 100 | 12,3 | 599 | |
0,0 | 9,0 | 0,9 | 0,0 | 73,3 | 16,8 | 100 | 9,9 | 214 | |
1,5 | 6,8 | 0,9 | 23 ,6 | 65,0 | 2,2 | 100 | 9,2 | 1.250 | |
0,5 | 2,7 | 2,3 | 33,2 | 60,1 | 1,4 | 100 | 5,4 | 843 | |
0,3 | 0,6 | 2,8 | 36,0 | 58,7 | 1,7 | 100 | 3,7 | 707 | |
0,1 | 1,1 | 1,0 | 14,5 | 78,7 | 4,7 | 100 | 2,2 | 1.850 | |
0,2 | 1,8 | 0,8 | 16,8 | 75,7 | 4,8 | 100 | 2,8 | 1.772 | |
0,0 | 1,9 | 1,3 | 22,9 | 70,1 | 3,8 | 100 | 3,2 | 1.724 | |
0,2 | 6,2 | 1,9 | 21,4 | 66,1 | 4,3 | 100 | 8,3 | 1.685 | |
7,8 | 22,1 | 2,0 | 18,8 | 46 ,6 | 2,8 | 100 | 31,9 | 1.569 | |
Ensemble du pays | 1,5 | 6,2 | 1,4 | 18,8 | 68,0 | 4,1 | 100 | 9,1 | 8.600 |
2.3.5. Mode d'évacuation des ordures ménagères
Les ménages congolais évacuent leurs ordures ménagères à travers un service organisé public ou privé, par incinération ou enfouissement, par jet sur la voie publique, dans un cours d'eau, dans un dépotoir sauvage ou en les transformant en compost ou fumier. Le service organisé, l'inci nération, l'enfouissement et le compost/fumier sont considérés comme des moyens sanitaires d'éva cuation des ordures ménagères.
Il ressort du tableau 2.15 que près de 60% de la population enquêtée ne font pas usage de
. moyens hygiéniques pour se débarrasser des ordures ménagères : 46% des ménages les jettent simplement dans des dépotoirs sauvages, 4% sur la voie publique, 2% dans les cours d'eau et 6% ailleurs. Cette pratique contribue à la pollution du cadre de vie des ménages.
Cadre de vie des ménages l37
Tableau 2.15 :Répartition (en %) des ménages selon les moyens sanitaires d'évacuation des ordu res ménagères et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | .a, Cl) •Cl) ï:: ·È: ,._ c. :, 0 0 (1) <J .!:! = C: .c (1) :, (/) C. | C: 0 •Cl) C: 'ë3 .!: | ë Cl) E Cl) Cl) Cl) ·5 .2 C: UJ | ai .Ë -.a û5 0 C. E 0 ü | Cl) :, .':Z :ë :, C. Cl) ë5 > | :, a, Cl) 'c I'.? :, 0 ü | Cl) C, a, >:, a, Cl) :§ 0 C. •(I) 0 | Cl) i :, c( | ! | Cl) Cl) C: C: Cl) 0 o ._ :, E c: u ni t o :.œ 1- "C | "C C, ;s as <J C: Cl) .a, ffi E |
Milieu de résidence | |||||||||||
Urbain | 10,9 | 8,6 | 21,9 | 12,2 | 8,7 | 2,4 | 30,8 | 4,4 | 100 | 53,7 | 2.578 |
Rural | 0,0 | 4,8 | 12,9 | 19,6 | 1,6 | 2,0 | 52,5 | 6,7 | 100 | 37,2 | 6.022 |
Province | |||||||||||
Kinshasa | 29,1 | 6,4 | 14,6 | 11,6 | 6,2 | 6,6 | 21,6 | 3,9 | 100 | 61,7 | 841 |
Bas-Congo | 1,8 | 9,6 | 10,3 | 6,0 | 1,9 | 0,0 | 61,5 | 9,0 | 100 | 27,6 | 633 |
Bandundu | 0,0 | 7,4 | 27,7 | 14,6 | 4,5 | 0,5 | 39,5 | 5,8 | 100 | 49,7 | 982 |
Equateur | 0,0 | 4,9 | 3,2 | 5,0 | 0,5 | 8,8 | 75,5 | 2,1 | 100 | 13,0 | 750 |
Orientale Nord- Kivu | 0,2 0,8 | 4,6 o,e | 5,3 8,4 | 16,7 56,3 | 1,0 0,2 | 2,9 0,2 | 61,5 24,2 | 7,8 9, 1 | 100 100 | 26,8 66,3 | 1.121 660 |
Sud-Kivu | 1,7 | 4,1 | 5,4 | 53,5 | 5,2 | 0,6 | 29,0 | 0,6 | 100 | 64,7 | 599 |
Maniema | 0,0 | 0,4 | 0,4 | 0,0 | 0,0 | 0,0 | 99,1 | 0,0 | 100 | 0,9 | 214 |
Katanga | 0,7 | 9,2 | 18,9 | 14,9 | 4,0 | 0,7 | 44,2 | 7,4 | 100 | 43,7 | 1.250 |
Kasaï Oriental | 0,0 | 6,6 | 20,4 | 4,4 | 12,0 | 0,1 | 45,9 | 10,6 | 100 | 31,4 | 843 |
Kasaï Occidental | 0,0 | 4,8 | 42,3 | 10,7 | 1,7 | 1,5 | 36,5 | 2,5 | 100 | 57,8 | 707 |
Niveau de pauvreté | |||||||||||
Plus pauvres | 0,0 | 2,4 | 10,7 | 20,4 | 1,0 | 2,3 | 57,5 | 5,7 | 100 | 33,5 | 1.850 |
Pauvres | 0, 1 | 5,6 | 12,0 | 16,4 | 1,6 | 1,7 | 55,4 | 7,2 | 100 | 34,1 | 1.772 |
Moyens | 0,0 | 7,6 | 17,6 | 20,3 | 2,3 | 1,6 | 45,3 | 5,4 | 100 | 45,5 | 1.724 |
Riches | 0,8 | 6,6 | 19,9 | 19,6 | 5,4 | 1,4 | 39,2 | 7,3 | 100 | 46,8 | 1.685 |
Plus riches | 17,0 | 7,9 | 18,6 | 9,4 | 9,0 | 4,0 | 29,9 | 4,2 | 100 | 52,9 | 1.569 |
Ensemble du pays | 3,3 | 5,9 | 15,6 | 17,4 | 3,7 | 2,1 | 46,0 | 6,0 | 100 | 42,2 | 8.600 |
La proportion des ménages n'utilisant pas de moyens sanitaires hygiéniques d'évacuation des ordures est de 46% en milieu urbain contre 63% en milieu rural. Les ménages les plus pauvres utilisent moins les moyens sanitaires hygiéniques d'évacuation des ordures (34%) que les ménages les plus riches (53%).
SECURITE ALIMENTAIRE
La situation de la sécurité alimentaire est décrite à travers les variables ci-après : existence ou non de stock de vivres, d'un champ de produits vivriers ou de l'argent pour nourrir le ménage ; nombre de repas consommés par jour ; et encadrement des ménages par un agent de développe ment.
Réserves alimentaires
Au total, 66% de ménages affirment disposer de réserves alimentaires, c'est-à-dire dispo sent d'un stock de vivres, d'un champ de produits vivriers ou de l'argent. La proportion est plus élevée en milieu rural (76%) à cause du mode de production paysanne basée essentiellement sur l'agricul ture.
38 I Cadre de vie des ménages
Tableau 2.16 : Répartition (en %) des ménages selon la disponibilité des réserves alimentaires et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Disponibilité des réserves alimentaires | Effectif des ménages | |
Oui | Non | ||
Milieu de résidence | |||
Urbain | 43,6 | 56,4 | 2.578 |
Rural | 75,6 | 24,4 | 6.022 |
Province | |||
Kinshasa | 26,8 | 73,2 | 841 |
Bas-Congo | 83,1 | 16,9 | 633 |
Bandundu | 82,0 | 18,0 | 982 |
Equateur | 62,5 | 37,5 | 750 |
Orientale | 67,5 | 32,5 | 1.121 |
Nord-Kivu | 84,9 | 15,1 | 660 |
Sud-Kivu | 34,1 | 65,9 | 599 |
Maniema | 52,6 | 47,4 | 214 |
Katanga | 64,8 | 35,2 | 1.250 |
Kasaï Oriental | 64,1 | 35,9 | 843 |
Kasaï Occidental | 94,1 | 5,9 | 707 |
Ensemble du pays | 66,0 | 34,0 | 8.600 |
Dans les centres urbains, la situation est moins favorable, car plus de la moitié des citadins ne disposent pas de réserves alimentaires (56%). A Kinshasa, les trois quarts des habitants vivent au jour le jour : ils ne disposent ni de stocks de vivres ni de l'argent pour assurer leur alimentation.
La sécurité alimentaire est également précaire dans les provinces suivantes : Sud-Kivu (66% des ménages sans réserves alimentaires), Maniema (47%), Equateur (37%), Kasaï-Oriental (36%) et Katanga (35%).
Nombre de repas par jour
Le nombre de repas par jour est un des indicateurs de l'apport alimentaire. Bien qu'il ne prenne pas en compte les aspects qualitatifs comme la fraîcheur, la propreté et la qualité nutritive des aliments, il permet toutefois d'apprécier l'objectif primordial de toute personne, celui de se nour rir.
Tableau 2.17 :Répartition (en%) des ménages selon le nombre de repas journaliers et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Nombre de repas | Effectif des ménages | Nombre moyen de repas par jour | |||
1 | 2 | 3 | Moins d'un repas oar iour | |||
Milieu de résidence | ||||||
Urbain | 38,0 | 52,5 | 7,8 | 1,7 | 2.578 | 1,7 |
Rural | 22,0 | 61,5 | 13,8 | 2,7 | 6.022 | 1,9 |
Province | ||||||
Kinshasa | 23,3 | 62,3 | 12,6 | 1,8 | 841 | 1,9 |
Bas-Congo | 11,5 | 75,3 | 10,4 | 2,8 | 633 | 1,9 |
Bandundu | 8,9 | 63,2 | 27,3 | 0,6 | 982 | 2,2 |
Equateur | 44,9 | 42,2 | 8,3 | 4,6 | 750 | 1,6 |
Orientale | 34,9 | 51,0 | 9,6 | 4 ,5 | 1.121 | 1,7 |
Nord-Kivu | 14,7 | 72,1 | 11,0 | 2,2 | 660 | 1,9 |
Sud-Kivu | 36,0 | 53,8 | 5,2 | 5,0 | 599 | 1,6 |
Maniema | 21,5 | 56,5 | 21,6 | 0,4 | 214 | 2,0 |
Katanga | 28,7 | 61, 1 | 9,3 | 0,9 | 1.250 | 1,8 |
Kasaï Oriental | 42,2 | 43,8 | 11,8 | 2,2 | 843 | 1,7 |
Kasaï Occidental | 20,8 | 70,1 | 8,3 | 0,9 | 707 | 1,9 |
Ensemble du pays | 26,8 | 58,8 | 12,0 | 2,4 | 8.600 | 1,8 |
Cadre de vie des ménages l39
Dans l'ensemble, 27% des ménages consomment un seul repas par jour et 59% en con somment deux. La majorité de la population, soit 86%, prennent ainsi moins de trois repas par jour. Dans les centres urbains, ce sont 91% des ménages qui ne peuvent pas consommer trois repas par jour. A Kinshasa, la proportion est de 86%.
Graphique 2.7. Pourcentage de ménages selon le nombre
de repas consommés par jour
Graphique 2.7. Pourcentage de ménages selon le nombre
de repas consommés par jour
3 repas
12%
Moins d'un repas/jour
2,4%
3 repas
12%
Moins d'un repas/jour
2,4%
1 repas
26 ,8%
1 repas
26 ,8%
2 repas
58,8%
2 repas
58,8%
Le tableau fait ressortir un fait dramatique: 2% de la population congolaise consomment moins d'un repas par jour et donc ne mangent pas tous les jours. Cette situation est plus préoccu pante dans le Sud-Kivu, à l'Equateur et dans la Province Orientale qui sont des provinces à voca tion agricole mais où 5% des ménages mangent moins d'un repas par jour.
Encadrement des ménages par les agents de développement
Le tableau 2.18 présente la proportion des ménages qui ont reçu l'encadrement d'un agent de développement au cours des 6 derniers mois dans différents domaines de l'agriculture.
Dans l'ensemble du pays, 13% seulement des ménages ont bénéficié des conseils ou des enseignements des structures d'encadrement et de vulgarisation agricoles ou des agents de déve loppement. Cet encadrement a été réalisé essentiellement dans le domaine de l'agriculture (9% de ménages) et dans une moindre mesure dans celui de l'élevage (4%} et celui des pratiques nutrition nelles (3%}.
40 1 Cadre de vie des ménages
Tableau 2.18 : Répartition (en %) des ménages selon l'accès aux structures d'encadrement et de vulgarisa tion agricole et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Ménages encadrés | Domaine | Effectif des Ménages | ||||||
.3 '3 (.) ·c:: Ol <( | Q) Ol Cl! ..c: (.) ( Cl! :iE | Q) Ol | C: :§ :5 z | (/) | |||||
Q) ü] | :5 <( | ||||||||
Milieu de résidence | |||||||||
Urbain | 3,9 | 1,5 | 0,3 | 0,9 | 0,3 | 0,6 | 1,0 | 0,7 | 2.578 |
Rural | 17,4 | 1,3 | 1,4 | 4 ,9 | 2,6 | 1,3 | 3,9 | 3,2 | 6.022 |
Province | |||||||||
Kinshasa 3,1 Bas-Congo 19,9 Bandundu 40,5 Equateur 5,9 Orientale 7,9 Nord-Kivu 10,9 Sud-Kivu 17,5 Maniema 17,2 Katanga 3,2 Kasaï Oriental 8,7 Kasaï Occidental 19,5 Niveau de pauvreté Plus pauvres 15,7 Pauvres 16,9 Moyens 16,8 Riches 11,8 Plus riches 4,4 | 0,7 | 0,2 | 0,5 | 0,1 | 1,1 | 0,7 | 0,6 | 841 | |
16,7 | 0,5 | 7,7 | 0,0 | 0,5 | 0,6 | 0,9 | 633 | ||
31,1 | 7,1 | 14,1 | 9,5 | 3,6 | 8,4 | 4,9 | 982 | ||
4,7 | 0,7 | 1,2 | 0,5 | 0,0 | 3,2 | 0,1 | 750 | ||
4,3 | 0,6 | 1,2 | 1,0 | 2,1 | 1,7 | 1,6 | 1.121 | ||
7,0 | 0,0 | 5,0 | 0,2 | 1,4 | 5,2 | 2,4 | 660 | ||
12,4 | 0,0 | 2,2 | 0,2 | 0,2 | 1,8 | 6,5 | 599 | ||
11,7 | 0,9 | 6,1 | 6,5 | 0,0 | 0,9 | 0,9 | 214 | ||
2,2 | 0,0 | 0,0 | 0,0 | 0,1 | 0,4 | 0,6 | 1.250 | ||
2,6 | 0,4 | 0,9 | 0,2 | 0,6 | 4,7 | 4,2 | 843 | ||
14,6 | 0,0 | 5,7 | 4,7 | 0,6 | 4,7 | 4,5 | 707 | ||
12,9 | 1,8 | 3,2 | 2,2 | 1,1 | 4,4 | 2,9 | 1.850 | ||
11,3 | 1,6 | 6,6 | 4,1 | 1,1 | 3,4 | 3,1 | 1.772 | ||
11,8 7,4 | 1,1 0,3 | 4,8 2 ,8 | 1,7 0,9 | 1,6 0,7 | 3,8 2,4 | 2,9 2,2 | 1.724 1.685 | ||
1,9 | 0,5 | 0,9 | 0,2 | 0,9 | 0,8 | 0,8 | 1.569 | ||
Ensemble du pays 13,4 | 9,3 | 1,1 | 3,7 | 1,9 | 1 1 | 3,0 | 2,4 | 8.600 | |
Les ménages pauvres et moyens ont été plus encadrés que les ménages riches et ce, quel que soit le domaine considéré. De même, les ménages ruraux bénéficient de plus d'encadrement que les ménages urbains dans tous les domaines. Les provinces qui bénéficient le plus de l'encadre ment des agents de développement sont le Bandundu (41%), le Bas-Congo (20%), le Kasaï Occi dental (20%), le Sud-Kivu (18%) et le Maniema (17%). Tandis que Kinshasa, le Katanga et l'Equateur sont les provinces les moins suivies avec moins de 6% de ménages encadrés .
SITUATION D'ACTIVITE DE LA POPULATION ADULTE
Il a été demandé à chaque membre du ménage son activité principale, c'est-à-dire l'activité qui l'occupe pendant la plus grande partie de son temps, même s'il effectue d'autres travaux. Les réponses obtenues permettent de se faire une idée sur le statut professionnel de la population d'âge actif (15-64 ans).
Le tableau 2.19 indique que 57% de la population âgée de 15 à 64 ans exercent une activité économique : travailleurs salariés, travailleurs non salariés et travailleurs agricoles . La majorité des travailleurs est occupée dans le secteur agricole (41%) : agriculture, pêche, élevage, chasse. La proportion est de 56% en milieu rural, contre 10% en milieu urbain. L'activité agricole n'est donc pas totalement absente en milieu urbain. Elle est pratiquée comme activité principale ou occasionnelle , dans les parcelles et les jardins situés dans la périphérie des villes , et témoigne de la ruralité des villes congolaises.
Cadre de vie des ménages 14 1
Tableau 2.19 :Répartition (en %) de la population de 15 à 64 ans selon le statut d'occupation et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | § (/) C •Q) (/) ·ê ë ..\l! <Il 0 -!.TI (o/) | Ù5 Q) <Il -,Q>) ·"O w-:::, w | (/) :5 (/) ..!!! :!E 'fa > <Il (/) 1- | C 0 C (/) (/) ... •Q) ::J 't: =Q) <Il ëti (/) <Il i= | .(./). (/) :::, Q) Q) - = O 'ëii . > ... <Il Cl ... <Il 1- | (/) ï.i.i. â> a: | (/) - Q) .QÏ Cl <Il C •Q) ::;E | l!! :::, Q) E <O .r::. ü | J!1 ti <Il .E | ëti ë 1- | <Il - C Q) 0 "O :.:: ..... ..\l! :.:: 0 c.. Q) 0 :wi:: c.. |
Milieu de résidence | |||||||||||
Urbain | 4,0 | 23,6 | 14,2 | 17,4 | 10,4 | 0,4 | 20,1 | 7,0 | 2,9 | 100 | 8.860 |
Rural | 7,0 | 14,7 | 3,9 | 4,7 | 56,0 | 0,1 | 9,1 | 2,0 | 2,4 | 100 | 18.530 |
Province | |||||||||||
Kinshasa | 3,4 | 24,1 | 15,5 | 19,1 | 3,8 | 0,5 | 19,9 | 11,2 | 2,5 | 100 | 3.150 |
Bas-Congo | 6,0 | 19,8 | 9,0 | 7,9 | 49,4 | 0,3 | 4,3 | 1,6 | 1,8 | 100 | 1.732 |
Bandundu | 3,6 | 23,3 | 5,9 | 6,7 | 45,6 | 0,1 | 8,2 | 3,6 | 3,1 | 100 | 3.226 |
Equateur | 7,2 | 15,3 | 4,4 | 7,3 | 45,3 | 0,1 | 15,6 | 2,3 | 2,6 | 100 | 2.694 |
Orientale | 6,3 | 13,8 | 4,3 | 5,9 | 46,9 | 0,1 | 17,5 | 2,6 | 2,6 | 100 | 3.560 |
Nord-Kivu | 9,1 | 10,7 | 4,4 | 1,7 | 67, 1 | 0,1 | 3,3 | 2,5 | 0,9 | 100 | 1.863 |
Sud-Kivu | 8,0 | 12,5 | 3,1 | 7,7 | 52,4 | 0,1 | 8,7 | 4,0 | 3,5 | 100 | 1.905 |
Maniema | 5,1 | 20,7 | 5,0 | 3,5 | 39,4 | 0,1 | 20,6 | 1,5 | 3,5 | 100 | 790 |
Katanga | 7,9 | 16,4 | 6,7 | 7,8 | 41, 1 | 0,2 | 14,3 | 3,0 | 2,7 | 100 | 3.743 |
Kasaï Oriental | 5,2 | 16,7 | 6,0 | 18,9 | 30,2 | 0,4 | 17,6 | 2,3 | 2,7 | 100 | 2.480 |
Kasaï Occidental | 5,1 | 19,1 | 13,2 | 4,0 | 50,3 | 0,1 | 4,7 | 1,6 | 1,9 | 100 | 2.247 |
Niveau de pauvreté | |||||||||||
Plus pauvres | 6,2 | 13,0 | 2,7 | 4,3 | 57,4 | 0,1 | 11,4 | 2,3 | 2,5 | 100 | 5.498 |
Pauvres | 7,2 | 14,2 | 3,2 | 5,4 | 57,1 | 0,1 | 8,3 | 2,0 | 2,4 | 100 | 5.295 |
Moyens | 7,3 | 13,7 | 4,6 | 5,3 | 52,9 | 0,2 | 11,6 | 2,2 | 2,3 | 100 | 5.267 |
Riches | 6,3 | 18,6 | 8,5 | 11,2 | 37,1 | 0,2 | 12,1 | 3,0 | 3,0 | 100 | 5.478 |
Plus riches | 3,4 | 27,5 | 16,4 | 17,0 | 5,3 | 0,4 | 19,3 | 8,2 | 2,5 | 100 | 5.852 |
Sexe | |||||||||||
Masculin | 4,8 | 24,4 | 12,0 | 11,8 | 38,2 | 0,4 | 0,0 | 5,6 | 2,8 | 100 | 13.157 |
Féminin | 7,2 | 11,3 | 2,8 | 6,1 | 44,1 | 0,0 | 24,4 | 1,8 | 2,3 | 100 | 14.232 |
Age | |||||||||||
15-29 ans | 11,4 | 33,0 | 2,8 | 5,9 | 29,1 | 0,0 | 10,9 | 4,2 | 2,6 | 100 | 14.437 |
30-59 ans | 0,0 | 0,4 | 12,4 | 12,4 | 55, 1 | 0,2 | 14,9 | 3,0 | 1,6 | 100 | 12.226 |
60 ans et plus | 0,0 | 0,0 | 8,6 | 6,1 | 50,8 | 3,6 | 11,6 | 2,1 | 17,1 | 100 | 727 |
Ensemble du pays | 6,0 | 17,6 | 7,2 | 8,8 | 41,3 | 0,2 | 12,7 | 3,6 | 2,5 | 100 | 27.390 |
La faible proportion des travailleurs salariés (7%) est révélatrice de ce que le Rapport Natio nal sur le Développement Humain qualifie de "l'effondrement de l'emploi moderne ". Ce rapport ren seigne que "le volume de la main-d'œuvre salariée est tombée de 8% en 1958 à 2% en 1997" (RNDH, 2001), parce que 1) l'Etat n'a pas pris des mesures qui incitent les investisseurs (nationaux ou étrangers) à la création d'emplois ; 2) les contraintes des programmes d'ajustement structurel ont envoyé des milliers de salariés au chômage ou même à l'inactivité ; 3) les pillages des années 1991 et 1993 ont conduit à la suppression d'un bon nombre d'emplois qui restaient encore, et 4) la guerre a lessivé le peu d'infrastructures restantes là où elle a sévi, réduisant par conséquent l'offre de travail.
Les travailleurs non salariés, c'est-à-dire les personnes qui exercent une activité économi que pour laquelle elles ne perçoivent pas un salaire (activités indépendantes autres que l'agriculture) , sont un peu plus nombreux (9%) que les travailleurs salariés (7%). Ceci corrobore le fait bien connu de la prédominance du secteur informel en ROC. Ce secteur accueille des millions de personnes, y compris les jeunes diplômés, qui ne trouvent pas d'emplois, ceux qui développent des activités infor melles pour suppléer leur salaire et ceux dont ces activités sont exercées pour l'enrichissement (Pain, 1980).
42 I Cadre de vie des ménages
La proportion des travailleurs salariés de sexe masculin (12%) est quatre fois plus élevée que celle des femmes salariées {3%). L'écart est plus réduit lorsqu'on considère le travail non sala rié, où les femmes représentent la moitié des travailleurs hommes. Les femmes travaillent surtout dans le secteur informel (6%), tandis que les hommes sont aussi nombreux dans le secteur formel qu'informe! (12%). Les pesanteurs culturelles, les obligations maternelles et conjugales, et le retard pris par la femme congolaise pour sa scolarisation expliqueraient ce faible accès à l'emploi salarié.
C'est à Kinshasa que la proportion des travailleurs salariés est la plus élevée (16%). Elle est suivie par le Kasaï Occidental (13%), le Bas-Congo {9%) et le Katanga (7%). Ces résultats rensei gnent sur les inégalités du pays en matière d'industrialisation et de potentialités d'emplois du secteur moderne.
Ce sont les personnes les plus riches qui exercent le plus les emplois salariés (12%) ou se retrouvent dans le secteur informel (17%). Par contre, les populations pauvres sont de loin plus nombreuses dans les activités agricoles (57%).
L'indicateur de développement humain (IDH)
Cet indicateur sert à montrer comment la précarité du cadre de vie des ménages qui vient d'être décrite dans les sections précédentes se traduit à travers le niveau du développement humain atteint par les différentes provinces de la ROC. Il résume la situation relative au taux d'alphabétisa tion des adultes ; l'espérance de vie à la naissance ; le taux brut de scolarisation ; et le PIB par habitant en PPA (Parité du Pouvoir d'Achat). Il permet de mesurer le niveau de pauvreté non seule ment en termes monétaires, mais plutôt en rapport avec les besoins fondamentaux des populations qui en sont victimes.
Les inégalités de développement humain qui sont observées au niveau des provinces per mettront par ailleurs de bien interpréter la situation des enfants et des femmes de chaque province, en ce qui concerne la santé, la mortalité, l'éducation, la nutrition, etc. Le tableau 2.20 ci-après donne les niveaux de l'IDH calculés en se basant sur les données collectées par MICS2 (1l.
Tableau 2.20 : Indice de développement humain des différentes provinces
Province | Taux d'al- phabéti- sation des adultes | Espérance de vie à la naissance | Taux brut de scolarisation des enfants de 6 - 23 ans | PIB par habitant en dollars PPA | Somme des indicateurs | IDH |
Kinshasa | 89,5 | 55,9 (0,515) | 55,4 (0,781) | 2.929 (0,564) | 1,860 | 0,620 |
Bas-Congo | 70,0 | 45,4 (0,340) | 50,6 (0,635) | 1.238 (0,420) | 1,395 | 0,465 |
Bandundu | 70,5 | 51,9 (0,448) | 51,3 (0,641) | 293 (0,179) | 1,269 | 0,423 |
Equateur | 56,6 | 42,7 (0,295) | 35,0 (0,494) | 229 (0,138) | 0,927 | 0,309 |
Orientale | 65,8 | 43,3 (0,305) | 41,7 (0,578) | 282 (0,173) | 1,056 | 0,352 |
Nord-Kivu | 52,2 | 43,7 (0,312) | 28,8 (0,444) | 995 (0,383) | 1,139 | 0,380 |
Sud-Kivu | 61,7 | 42,5 (0,292) | 34,6 (0,527) | 604 (0,300) | 1,118 | 0,373 |
Maniema | 64,7 | 47,2 (0,370) | 44, 1 (0,578) | 641 (0,310) | 1,258 | 0,419 |
Katariga | 64,0 | 44,7 (0,328) | 38,5 (0,555) | 1.249 (0,421) | 1,305 | 0,435 |
Kasaï Oriental | 74,8 | 46,6 (0,360) | 52,3 (0,673) | 739 (0,334) | 1,367 | 0,456 |
Kasaï Occidental | 70,2 | 44,4 (0,323) | 48,4 (0,629) | 744 (0,335) | 1,288 | 0,429 |
< 11 Les données de base proviennent de MICS2, à l'exception du PIB/hab. en PPA tiré du RNDH (2001) et qui est supposé constant de 1999 (année d'estimation du RNDH) à 2001 ; les valeurs entre parenthèses sont les indicateurs définis par la méthode de calcul de l'IDH, à savoir l'indicateur de l'espérance de vie à la naissance, l'indicateur du niveau d'instruction , et l'indicateur du PIB réel en PPA.
Cadre de vie des ménages j43
Ce tableau montre les niveaux de développement humain des différentes provinces du pays. Ainsi, Kinshasa vient en tête,suivie du Bas-Congo puis du Kasaï Oriental, etc. La province de l'Equa teur demeure celle où le niveau est le plus faible.
CONCLUSION
Les résultats suivants ressortent de l'analyse des données surie cadre de vie :
Les ménages congolais disposent en moyenne de 3,3 pièces à usage d'habitation dans leurs logements. Par ailleurs, on observe une prédominance des habitations à une cham bre dans les deux provinces du Kasaï, au Katanga, dans la Province Orientale et à Kins hasa.
La taille moyenne des ménages en ROC est de 6,4 personnes et le nombre moyen de chambres à coucher est de 2.
Le pavement des habitations est généralement en terre battue ou en paille. L'usage de ce type de matériaux caractérise particulièrement les habitations en milieu rural (96% de ménages). Dans les centres urbains et en particulier à Kinshasa, les pavements sont surtout en ciment ou en planche.
Les toitures des maisons sont surtout couvertes de paille (66% de ménages), avec une prédominance de ce matériau en milieu rural (86%). La tôle galvanisée couvre la moitié des logements en milieu urbain (52%) et un peu plus à Kinshasa (63%).
Les murs en pisé sont les plus fréquents (39%), suivis des murs en briques adobes (29%) et en blocs de ciment ou en briques cuites (21%). Les planches ou les feuilles sont rarement utilisées dans le pays. Toutefois, si la variation entre les milieux ruraux et ur bains est minime, certaines provinces se démarquent dans l'usage des murs en pisé : la Province Orientale, le Nord-Kivu, l'Equateur, le Sud-Kivu et le Maniema.
L'accès à l'eau de boisson salubre est encore assez faible : 46% seulement de la popu lation consomme de l'eau provenant d'un robinet dans le logement, d'un robinet dans la cour ou dans la parcelle voisine, d'une borne fontaine, d'un puits à pompe, d'un puits protégé ou d'une source aménagée. Seulement 22% des ménages ont un accès facile à l'eau potable dans les 15 minutes du lieu d'habitation. Dans l'ensemble du pays, seule ment 30% de ménages ont de l'eau sur place, c'est-à-dire dans le logement ou à moins de 100 mètres.
Moins de la moitié de la population (46%) utilise des toilettes hygiéniques, . c'est-à-dire celles qui sont connectées au système d'égouts, qui ont une chasse d'eau, les latrines améliorées et les latrines traditionnelles couvertes.
La localisation des toilettes par rapport au logement montre qu'une proportion importante de la population (86%) utilise des toilettes situées dans le logement, la cour ou la par celle. Cette proportion atteint même 97% en milieu urbain.
L'étude a montré que 24% de la population n'utilisent pas des moyens sanitaires hygiéni ques de traitement des excréments des petits enfants. La situation est particulièrement préoccupante dans les provinces du Kasaï Occidental (36%) et de l'Equateur (30%).
Les modes d'évacuation des eaux usées considérés comme hygiéniques, c'est-à-dire l'évacuation par les égouts, les caniveaux d'eaux pluviales et par puits perdu sont princi palement utilisés par les riches (32%) et en milieu urbain (24%). En milieu rural, les eaux
44 I Cadre de vie des ménages
usées sont surtout évacuées par un trou ou jetées à la volée dans la parcelle ou dans la rue (92% des ménages).
La population congolaise fait face à une insécurité alimentaire relativement élevée. En effet, 34% de ménages ne disposaient pas, au moment de l'enquête, de réserves ali mentaires, c'est-à-dire soit un stock de vivres, soit un champ de produits vivriers, soit de l'argent. Par ailleurs, 27% de la population prennent un seul repas par jour, et seulement 59% en consomment deux. Il y a 2% de congolais qui ne mangent pas tous les jours.
En définitive, les deux objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants relatifs à l'accès univer sel à l'eau à boire salubre et aux systèmes sanitaires d'évacuation des excréments ne sont pas atteints, et la situation demeure préoccupante surtout pour les populations rurales.
Cadre de vie des ménages 145
46 I Cadre de vie des ménages
CARACTERISTIQUES SOCIO DEMOGRAPHIQUES DE LA POPULATION
INTRODUCTION
Ce chapitre examine les structures de la population par âge, sexe et état matrimonial ainsi que la taille et la composition des ménages (section 3.1) ; les niveaux, tendances et facteurs de variation de la fécondité (section 3.2) ; les niveaux, tendances et facteurs de variation de la mortalité des enfants (section 3.3) ; la mortalité maternelle (section 3.4).
Le Sommet Mondial pour les Enfants avait fixé comme objectifs relatifs à la mortalité et à la fécondité :
objectif 1 : réduction du tiers des taux de mortalité infantile et de mortalité des enfants de moins de cinq ans dans les deux cas, ou réduction respectivement à 50 ou 70 pour mille, entre 1990 et 2000;
objectif 2 : réduction de moitié du taux de mortalité maternelle pendant la même pé- riode;
objectif 1O : accès de tous les couples aux informations et services pour prévenir les grossesses qui sont trop tôt, trop peu espacées, trop tard ou trop nombreu ses.
MICS1 a estimé la mortalité infantile à 148 pour mille et la mortalité infante-juvénile à 220 pour mille, mais n'avait pas mesuré la mortalité maternelle.
STRUCTURES DE LA POPULATION
Structure de la population par âge et sexe
Le tableau 3.1 présente la répartition de la population enquêtée par âge et sexe.
Tableau 3.1 : Répartition (en %) de la population enquêtée par groupe d'âge quinquennal selon le milieu de résidence et le sexe
Groupes d'âge | Urbain | Rural | Ensemble du pays | ||||||
Hommes | Femmes | Total | Hommes | Femmes | Total | Hommes | Femmes | Total | |
0-4 | 9,3 | 8,9 | 18,2 | 9,6 | 9,6 | 19,2 | 9,5 | 9,4 | 18,9 |
5.9 | 7, 1 | 7,3 | 14,4 | 7,8 | 7,8 | 15,6 | 7,6 | 7,6 | 15,2 |
10-14 | 6,6 | 7,0 | 13,5 | 7,0 | 7,1 | 14,0 | 6,9 | 7,0 | 13,9 |
15-19 | 5,7 | 5,9 | 11,6 | 5,7 | 5,6 | 11,3 | 5,7 | 5,7 | 11,4 |
20-24 | 4,1 | 5,0 | 9,1 | 3,5 | . 3,8 | 7,3 | 3,7 | 4,2 | 7,9 |
25-29 | 3,3 | 4,1 | 7,4 | 3,1 | 3,8 | 6,8 | 3,1 | 3,9 | 7,0 |
30-34 | 2,8 | 3,2 | 6,0 | 2,3 | 2,8 | 5,1 | 2,4 | 2,9 | 5,4 |
35-39 | 2,8 | 2,5 | 5,3 | 2,4 | 2,7 · | 5,1 | 2,6 | 2,6 | 5,2 |
40-44 | 2,3 | 2,0 | 4,3 | 2,1 | 2,3 | 4,4 | 2,2 | 2,2 | 4,4 |
45-49 | 1,6 | 1,4 | 3,0 | 1,7 | 1,6 | 3,3 | 1,7 | 1,5 | 3,2 |
50-54 | 1,1 | 1,1 | 2,2 | 1,1 | 1,4 | 2,5 | 1,1 | 1,3 | 2,4 |
55-59 | 0,8 | 0,9 | 1,7 | 0,8 | 0,9 | 1,7 | 0,8 | 0,9 | 1,7 |
60-64 | 0,6 | 0,7 | 1,3 | 0,6 | 0,7 | 1,3 | 0,6 | 0,7 | 1,3 |
65·69 | 0,6 | 0,3 | 0,9 | 0,5 | 0,5 | 1,0 | 0,5 | 0,4 | 0,9 |
70-74 | 0,3 | 0,3 | 0,6 | 0,3 | 0,5 | 0,7 | 0,3 | 0,4 | 0,7 |
75-79 | 0,2 | 0,1 | 0,3 | 0,2 | 0,1 | 0,3 | 0,2 | 0,1 | 0,3 |
80+ | 0,1 | 0,1 | 0,2 | 0,2 | 0,1 | 0,3 | 0,1 | 0 1 | 0,2 |
Total | 49 ,2 | 50,8 | 100,0 | 48,9 | 51,1 | 100,0 | 49,0 | 51,0 | 100 0 |
Effectif | 8.387 | 8.675 | 17.062 | 18.530 | 19.384 | 37.914 | 26.917 | 28.059 | 54.976 |
Caractéristiques socio-démographi ques de la p opulati on 147
La pyramide des âges de la population totale présente une allure globalement régulière, mal gré quelques anomalies du côté des hommes. La tranche d'âge des hommes de 30-34 ans accuse un déficit qui pourrait s'expliquer par l'émigration. Chez les femmes, en revanche, on observe une structure plutôt régulière de la pyramide des âges de la population totale. On relève cependant une irrégularité dans la tranche d'âge de 5-9 ans sur la pyramide du milieu urbain.
L'allure de la pyramide des âges du milieu rural est aussi globalement régulière avec toute fois les mêmes anomalies que celles constatées dans la pyramide des âges de la population totale, qui seraient liées soit aux problèmes de glissement entre groupes d'âge, soit à l'exode rural.
L'examen détaillé de la structure par âge montre que les enfants de moins de cinq ans représentent 19% de la population totale du pays. Un congolais sur 5 est donc âgé de moins de 5 ans. Cet effectif se répartit de façon qua siment identique entre les garçons et les filles. Selon le milieu de résidence, quelques différen ces légères s'observent.
Graphique 3.1 : Pyramide des âges de la population totale
Graphique 3.1 : Pyramide des âges de la population totale
Hommes
Femmes
90-94
85-89
80-84
75-79
70-74
65-69
60-64
55-59
50-54
45-49
40-44
35-39
30-34
25-29
20-24
15-19
10-14
5-9
0-4
Hommes
Femmes
90-94
85-89
80-84
75-79
70-74
65-69
60-64
55-59
50-54
45-49
40-44
35-39
30-34
25-29
20-24
15-19
10-14
5-9
0-4
10,00 8,00
6,00
4,00
2,00
0,00
2,00 4,00
6,00
8,00 10,00
10,00 8,00
6,00
4,00
2,00
0,00
2,00 4,00
6,00
8,00 10,00
48 I Caractéristiques socio-dé1nographiques de la popu lat ion
Graphique 3.2 : Pyramide des âges de la population urbaine
Graphique 3.2 : Pyramide des âges de la population urbaine
4,00
2,00 0,00
2,00
90-94
85-89
80-84
75-79
70-74
65-69
60-64
55-59
50-54
45-49
40-44
35-39
30-34
25-29
20-24
15-19
10-14
5-9
0-4
4,00 6,00 8,00 10,00
4,00
2,00 0,00
2,00
90-94
85-89
80-84
75-79
70-74
65-69
60-64
55-59
50-54
45-49
40-44
35-39
30-34
25-29
20-24
15-19
10-14
5-9
0-4
4,00 6,00 8,00 10,00
Graphique 3.3 : Pyramide des âges de la population rurale | ||||
90-94 | ||||
85-89 | ||||
80-84 | ||||
75-79 | ||||
70-74 | ||||
Hommes Femmes | 65-69 | |||
60-64 | ||||
55-59 | ||||
50-54 | ||||
45-49 | ||||
40-44 | ||||
35-39 | ||||
30-34 | ||||
25-29 | ||||
20-24 | ||||
15-19 | ||||
10-14 | ||||
5-9 | ||||
0-4 | ||||
10,00 | 8,00 6,00 4,00 2,00 0,00 2,00 4,00 6,00 | 8,00 | 10,00 |
Hommes
Hommes
Femmes
Femmes
10,00 8,00
10,00 8,00
6,00
6,00
Le tableau 3.2 donne les structures des populations totale, urbaine et rurale par grands grou pes d'âge. La population des moins de 15 ans représente presque la moitié de la population congo laise (48%). Autrement dit, environ un congolais sur deux a moins de 15 ans. Cette forte proportion de jeunes, caractéristique des pays à fécondité et mortalité élevées, indique clairement la jeunesse de la structure de la population congolaise. Les personnes âgées de 60 ans et plus ne représentent que 3,5% de la population totale du pays.
Caractéristiques socio-démographiques de la population 149
Tableau 3.2 : Répartition (en %) de la population totale selon les grands groupes d'âge, le sexe et le milieu de résidence
Groupes d'âge | Urbain | Rural | Ensemble du pays | ||||||
Hommes | Femmes | Total | Hommes | Femmes | Total | Hommes | Femmes | Total | |
0-14 ans | 22,9 | 23,2 | 46,1 | 24,4 | 24,5 | 48,9 | 23,9 | 24,1 | 48,0 |
15-59 ans | 24,5 | 26,1 | 50,6 | 22,8 | 24,7 | 47,5 | 23,3 | 25,2 | 48,5 |
60+ ans | 1,7 | 1,5 | 3,3 | 1,7 | 1,9 | 3,6 | 1,7 | 1,8 | 3,5 |
Total | 49,2 | 50,8 | 100,0 | 48,9 | 51, 1 | 100,0 | 49,0 | 51,0 | 100,0 |
Effectif de la population | 8.387 | 8.675 | 17.062 | 18.530 | 19.384 | 37.914 | 26.917 | 28.059 | 54.976 |
La proportion des moins de 15 ans est légèrement plus importante en milieu rural qu'en milieu urbain à cause, entre autres, d'une fécondité plus forte en milieu rural. L'exode rural, très intense au niveau du pays, ne conduirait pas encore à un vieillissement de la population rurale dans ce contexte de forte fécondité. Il influe néanmoins sur l'affaiblissement de la part relative de la popu lation économiquement active âgée de 15 à 59 ans dans les milieux ruraux.
Le tableau 3.3 donne les pourcentages de certains groupes d'âge spécifiques. Les enfants de moins de cinq ans (19% de la population totale) se répartissent comme suit : 4% âgés de moins d'un an, 4% âgés d'un an, et 11% entre deux et quatre ans (24-59 mois). Les enfants entre 5 et 17 ans constituent 36% de la population, ceux de moins de 18 ans constituent 55% de la population totale.
Tableau 3.3 :Répartition (en %) de la population selon certains groupes spécifiques et le milieu de résidence
Groupe d'âge | Urbain | Rural | Ensemble du pays | |||
% | Effectif | % | Effectif | % | Effectif | |
0-11 mois | 4 ,0 | 687 | 4,3 | 1.648 | 4,2 | 2.335 |
12-23 mois | 4,0 | 678 | 4,1 | 1.557 | 4,1 | 2.235 |
24-59 mois | 10,2 | 1.742 | 10,8 | 4.077 | 10,6 | 5.819 |
5 ans - 17 ans | 35,1 | 5.996 | 36,8 | 13.953 | 36,3 | 19.949 |
18 ans et plus | 46,7 | 7.959 | 44,0 | 16.679 | 44,8 | 24.638 |
Effectif de la population | 100,0 | 17.062 | 100,0 | 37.914 | 100,0 | 54.976 |
La répartition de la population par sexe montre qu'il y a, en ROC comme dans d'autres pays africains, plus de femmes que d'hommes dans l'ensemble. En effet, les femmes représen tent 51% de la population totale du pays contre 49% des hommes. La supériorité numérique des femmes s'observe aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural, et ce dans pratiquement tous les grands groupes d'âge comme le montrent les données du tableau 3.4 relatives aux rapports de masculinité (nombre d'hommes pour 100 femmes). On y observe cependant une supérigrité numé rique des hommes dans la tranche d'âge de 60 ans et plus en milieu urbain.
Tableau 3.4 : Rapports de masculinité (en %) selon les grands groupes d'âge
Groupes d'âge | Urbain | Rural | Total |
Moins de 15 ans | 98,9 | 99,6 | 99,4 |
15 à 59 ans | 93,8 | 92,2 | 92,7 |
60 ans ou plus | 111,8 | 88,5 | 94,6 |
Total | 96,7 | 95,6 | 95,9 |
Effectif | 17.062 | 37.914 | 54.976 |
50 1 , :l f" C/Ctéristiques socio-démogmphiques de la population
Comparée aux données antérieures, notamment celles issues du recensement de la popu lation de 1984 et de l'enquête MICS1, la structure par âge de la population congolaise ne s'est pas sensiblement modifiée. En effet, la population de moins de 15 ans représentait 45,9% en 1984 contre 48,4% en 1995 et 48% en 2001. De même, la population de 15-59 ans qui représentait 49,7% en
1984 est passée à 48, 1% en 1995 et à 48,5% en 2001.
Structure de la population selon l'état matrimonial
Etat matrimonial selon le sexe et le milieu de résidence
Le tableau 3.5 indique que la majorité (68%) de la population âgée de 15 ans et plus est mariée ou a été mariée. Les célibataires représentent donc 32% de cette population. La structure par état matrimonial montre en outre que la population congolaise compte 41% de monogames, 9% de polygames, 8% de personnes vivant en union de fait, 5% de veufs et 5% de divorcés ou séparés.
Tableau 3.5 : Répartition (en %) de la population de 15 ans et plus selon l'état matrimonial, le milieu de résidence et le sexe
Caractéristiques | Urbain | Rural | Ensemble du pays | ||||||
(/) (l) E E 0 I | (/) (l) E E (l) u. | <il ë f- | (/) (l) E E 0 I | (/) (l) E E (l) u. | <il ë f- | (/) (l) E E 0 I | (/) Cl.) E E (l) u. | <il ë f- | |
Célibataires | 47,0 | 30,9 | 38,7 | 36,7 | 20,5 | 28,3 | 40,1 | 23,8 | 31,6 |
Mariés monogames | 36,9 | 36,9 | 36,9 | 43,7 | 41,4 | 42,5 | 41,5 | 39,9 | 40,7 |
Mariés polygames | 4,5 | 6,1 | 5,3 | 8,4 | 13,1 | 10,8 | 7,1 | 10,9 | 9,1 |
Unis de fait | 8,2 | 10,2 | 9,2 | 7,4 | 7,9 | 7,7 | 7,6 | 8,6 | 8,2 |
Veufs | 1,2 | 8,1 | 4,8 | 1,5 | 9,4 | 5,6 | 1,4 | 9,0 | 5,3 |
Divorcés/Séparés | 2,3 | 7,7 | 5,1 | 2,4 | 7,8 | 5,1 | 2,3 | 7,8 | 5,1 |
Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
Effectif de la population | 4.474 | 4.721 | 9.195 | 9.283 | 10.102 | 19.385 | 13.757 | 14.823 | 28.580 |
La proportion de célibataires est différente selon le sexe et le milieu de résidence : la propor tion d'hommes célibataires est relativement plus élevée (40%) que celle des femmes célibataires (24%) ; elle l'est aussi plus en milieu urbain (39%) qu'en milieu rural (28%).
La proportion de mariés, toutes formes d'unions confondues, est peu différente selon le sexe. Elle est de 56% chez les hommes contre 59% chez les femmes . Elle est en revanche relativement plus élevée en milieu rural (61%) qu'en milieu urbain (51%). Le mariage demeure donc une institution sociale importante dans la vie des hommes et des femmes, aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural. La proportion des personnes vivant en union polygamique est de 9% pour l'ensemble du pays, 11% en milieu rural et 5% en milieu urbain.
Caractéristiques socio-démographiques de la p opulation l51
Graphique 3.4. Répartition (en %) de la population de 15 ans et plus par état matrimonial
Graphique 3.4. Répartition (en %) de la population de 15 ans et plus par état matrimonial
Hommes
Femmes
Hommes
Femmes
Veufs
1,4%
!
Divorcés/
Séparés 2,3%
Divorcées/Séparées
7,8%
l
Célibataires
Unis de fait
7,6%
Veufs
1,4%
!
Divorcés/
Séparés 2,3%
Divorcées/Séparées
7,8%
l
Célibataires
Unis de fait
7,6%
Mariés
polygames 7,1%
Célibataires
40,1%
Unies de fait
8,6%
Mariés
polygames 7,1%
Célibataires
40,1%
Unies de fait
8,6%
Mariées j
polygames
Mariés 10,9% Mariées
monogames -- -- monogames
41 ,5% 39,9%
Mariées j
polygames
Mariés 10,9% Mariées
monogames -- -- monogames
41 ,5% 39,9%
Les personnes vivant en union de fait représentent 8% de la population de 15 ans et plus. Elles sont légèrement plus nombreuses en milieu urbain (9%) qu'en milieu rural (8%). Il n'est pas impossible que ces proportions soient sous-estimées suite à des déclarations éventuellement erronées des enquêts sur la forme exacte de mariage, notamment en confondant l'état de célibataires avec celui d'unis de fait.
La proportion de veufs, divorcés et sépa rés n'est pas négligeable. Dans l'ensemble, 10% de personnes de 15 ans et plus étaient en rupture d'union au moment de l'enquête, la moitié par dé cès du conjoint et l'autre moitié par divorce ou sé paration. Cette proportion s'avère quatre fois plus importante chez les femmes (17%) que chez les hommes (4%).
La proportion de divorcés du milieu rural est égale à celle du milieu urbain. La ville ne devrait pas être tenue pour un des facteurs d'instabilité des unions en ROC.
Intensité et calendrier de la nuptialité
L'intensité de la nuptialité est mesurée par la proportion des célibataires à 50 ans exacts. Le calendrier de la nuptialité est mesuré par l'âge moyen au premier mariage. Ces deux indices ont été calculés à l'aide de la méthode indirecte de Hajna1<1) qui utilise la proportion des célibataires par groupes d'âge quinquennaux. Ces deux indices ont été désagrégés selon le sexe et le milieu de résidence (tableau 3.6).
1,1 Avant l' application de la méthode Hajnal, il a été procédé au redressement des proportions aberrantes constatées dans les groupes d'âge avancé , notamment au-delà de la cinquantaine. La technique des moyennes mobiles simples a été utilisée pour ce faire. Etant donné que ces redressements ont porté sur la plage d'âge au-delà de la cinquantaine, aucun impact n'est à craindre sur les résultats qui portent sur les données relatives à la tranche d'âge de 15 à 50 ans exacts.
52 I Caracréristiques socio-démographiques de la population
Tableau 3.6 : Pourcentage des célibataires selon le groupe d'âge quinquennal, le sexe et le milieu de résidence
Groupes d'âg e | Urbain | Rural | Ensemble du pays | ||||||
rJ) Q) E E 0 I | rJ) Q) E E Q) lL | ca ë 1- | rJ) Q) E E 0 I | rJ) Q) E E Q) lL | ca ë 1- | rJ) Q) E E 0 I | rJ) Q) E E Q) lL | -ca ë 1- | |
15-19 | 98,6 | 81,9 | 90,1 | 96,8 | 74,2 | 85,6 | 97,4 | 76,7 | 87,0 |
20-24 | 87,1 | 47,2 | 65,3 | 69,4 | 23,6 | 45,4 | 75,5 | 32,3 | 52,6 |
25-29 | 54,1 | 19,1 | 34,6 | 23,7 | 5,2 | 13,5 | 33,6 | 9,8 | 20,4 |
30- 34 | 26,1 | 12,1 | 18,6 | 7,3 | 3,0 | 4,9 | 13,9 | 6,0 | 9,7 |
35-39 | 11,8 | 4, 1 | 8,2 | 2,6 | 2,3 | 2,5 | 5,7 | 2,8 | 4,3 |
40-44 | 6,4 | 2,3 | 4,5 | 1,7 | 0,8 | 1,8 | 3,2 | 1,2 | 2,2 |
45-49 | 3,8 | 1,8 | 3,0 | 1,1 | 1,4 | 1,4 | 1,6 | 1,5 | 1,5 |
50-54 | 2,9 | 1,0 | 2,2 | 0,6 | 1,2 | 1,2 | 1,6 | 1,1 | 1,4 |
55-59 | 0,9 | 0,7 | 1,5 | 1,1 | 1,3 | 1,1 | 1,2 | 1,0 | 0,9 |
60-64 | 0,6 | 0,7 | 0,6 | 0,0 | 0,4 | 0,9 | 0,9 | 0,5 | 0,8 |
65-69 | 0,6 | 0,1 | 0,6 | 0,0 | 0,0 | 0,9 | 0,9 0,2 | 0,7 | |
Ce tableau indique qu'il ne reste pratiquement plus de célibataires à l'âge de 50 ans : 1,5% dans l'ensemble du pays. Cette proportion de célibataires à 50 ans exacts est relativement plus importante en milieu urbain (2,6%) qu'en milieu rural (1,3%).
Cette faible proportion de célibataires à 50 ans indique le caractère quasi-universel du ma riage en ROC aussi bien chez les hommes que chez les femmes et traduit la rareté du célibat définitif qui demeure encore mal vu dans la société congolaise. Le mariage constitue un des détermi nants du niveau élevé de la fécondité en ROC.
Concernant le calendrier de la nuptialité, les données indiquent que les femmes se marient à 21 ans en moyenne(1> et les hommes à 26 ans (tableau 3.7).
Tableau 3.7 : Age moyen au premier mariage selon le milieu de résidence
Sexe | Urbain | Rural | Ensemble du pays |
Hommes | 28,7 | 24,9 | 26,0 |
Femmes | 23,0 | 20,1 | 21,0 |
Les deux sexes | 26,0 | 22,3 | 24,0 |
L'âge au premier mariage reste quasiment inchangé depuis 1984, aussi bien chez les hom mes que chez les femmes. Il est passé, chez les femmes, de 20 ans en 1984 à 21 ans en 1995 et 2001. Chez les hommes, il est passé de 25 à 26 ans durant la même période.
< 11 L'âge moyen au premier mariage a été calculé par la formule de Hajnal suivante :
50
[15 + 5L O C; ] - 50 C50
i =15
AMPM = ---------
1 - cso
où - 0C; est la proportion de célibataires du groupe d'âge i à i +n
- C50 est la proportion de célibataires à 50 ans exacts.
Caractéristiques socio-démographiques de la p opulation j 53
Taille et composition des ménages
Taille des ménages
Les données de l'enquête montrent que 18% des ménages sont composés de moins de quatre personnes, 39% de 4 à 6 personnes. Les ménages de grande taille (7 personnes ou plus) représentent 42% (tableau 3.8). Les ménages comptent en moyenne 6,4 personnes et cette taille est peu différente selon le milieu de résidence : 6,3 personnes en milieu rural contre 6,6 personnes dans les villes et cités. Quelques différences entre provinces apparaissent. C'est dans le Bas-Congo que l'on observe la plus petite taille moyenne des ménages (5,5 personnes) et c'est en Equateur (7,4 personnes) et au Sud-Kivu (7,2 personnes) que la taille moyenne des ménages est la plus élevée. Les autres provinces se situent entre ces deux extrêmes. A Kinshasa, par exemple, les ménages comptent en moyenne 6,7 personnes.
Tableau 3.8 : Répartition (en %) des ménages selon la taille, le milieu de résidence et la province
Caractéristiques | Nombre de membres habituels | Taille moyenne | |||
1-3 | 4-6 | 7 et plus | Total | ||
Milieu de résidence | |||||
Urbain | 16,6 | 37,5 | 45,9 | 100,0 | 6,6 |
Rural | 18,9 | 40,3 | 40,8 | 100,0 | 6,3 |
Province | |||||
Kinshasa | 17,1 | 37,1 | 45,8 | 100,0 | 6,7 |
Bas-Congo | 22,5 | 46,8 | 30,7 | 100,0 | 5,5 |
Bandundu | 14,8 | 42,2 | 43,0 | 100,0 | 6,5 |
Equateur | 13,9 | 34,4 | 51,7 | 100,0 | 7,4 |
Orientale | 21,5 | 37,3 | 41,2 | 100,0 | 6,3 |
Nord-Kivu | 19,8 | 42 ,7 | 37,5 | 100,0 | 6,0 |
Sud-Kivu | 14,4 | 42,2 | 43,4 | 100,0 | 6,6 |
Maniema | 14,7 | 36,6 | 48,7 | 100,0 | 7,2 |
Katanga | 21 ,0 | 39,2 | 39,8 | 100,0 | 6,1 |
Kasaï Oriental | 23,2 | 36,6 | 40,2 | 100,0 | 6,0 |
Kasaï Occidental | 12,1 | 39,7 | 48,2 | 100,0 | 6,8 |
Ensemble du pays | 18,2 | 39,4 | 42,4 | 100,0 | 6,4 |
On assiste à une augmentation de la taille moyenne des ménages. Elle est passée de 5,4 personnes en 1984 à 6,4 en 2001, soit une augmentation d'une personne.
Composition des ménages
Les ménages dirigés par des femmes représentent 15% de l'ensemble des ménages. Cette proportion de femmes chefs de ménage est légèrement inférieure à celle de 1984 (16%).
Les données de l'enquête indiquent que 30% de la population sont des chefs de ménage ou conjoints des chefs de ménage, 52% de la population sont des enfants vivant avec un ou les deux parents, et 18% de la population vivent dans des ménages tiers.
Lorsqu'on tient compte de l'âge des indivi dus vivant dans des ménages tiers, on constate que la majorité de ces personnes sont des enfants de moins de 20 ans.
Les données indiquent en effet que 21% de ces personnes ont moins de 5 ans, 70% de l'ensemble
ont moins de 20 ans, 5% ont 60 ans et plus. L'élargissement des ménages serait surtout alimenté par le phénomène de confiage( 1> des jeunes en général et des enfants surtout.
1,1 Le «confiage » des enfants consiste à envoyer ses enfants vivre chez l'un ou l'autre parent, ascendant ou descendant.
-
-
54 I Caractéristiques socio-démographiques de la p opulati on
NIVEAU ET TENDANCES DE LA FECONDITE
Le niveau de la fécondité générale est examiné en deux points : le premier traite du niveau global de la fécondité ; le deuxième porte sur la fécondité des adolescentes.
Deux indicateurs de fécondité sont analysés : l'indice synthétique de fécondité (ISF), qui mesure le nombre moyen d'enfants qu'une femme aurait à la fin de sa vie féconde d'après les taux actuels de fécondité par âge, et la parité des femmes âgées de 45 à 49 ans qui mesure le nombre moyen d'enfants nés vivants qu'une femme de 45-49 ans a eu durant sa vie reproductive. La con frontation de ces deux indices donne une idée sur la tendance récente de la fécondité en l'absence d'importantes omissions des naissances.
Niveau global de la fécondité
La fécondité des femmes congolaises est et demeure élevée. Une femme aurait en moyenne 7,1 enfants à la fin de sa période de procréation. Cette valeur est corroborée par le nombre moyen d'enfants des femmes âgées de 45 à 49 ans, égal à 7,3. Le taux brut de natalité, calculé à partir des naissances des douze mois précédant l'enquête, s'élève à 48 naissances pour 1.000 habitants (ta bleau 3.9).
Tableau 3.9 : Principaux indicateurs de fécondité
Indicateur | Niveau actuel |
Indice synthétique de fécondité (enfants) | 7, 1 |
Parité des femmes de 45 à 49 ans (enfants) | 7,3 |
Taux global de fécondité générale (0/00) | 215,0 |
Taux brut de natalité (0/00) | 48,5 |
Age moyen à la maternité (ans) | 30,1 |
Cette forte fécondité s'explique par la conjonction de plusieurs facteurs. D'abord la faible utilisation de la contraception moderne : selon les données de MICS2, seulement une femme mariée sur 25 recourt à la contraception moderne pour espacer, retarder ou limiter les naissances ; près de la moitié des femmes mariées n'utilisent même pas les moyens naturels de planification familiale. Le deuxième facteur est lié à l'intensité et au calendrier des premiers mariages.
La proportion de célibataires à 50 ans exacts n'est que de 1,5 % et l'âge moyen des femmes au premier mariage est évalué à 21 ans, ce qui implique, en dehors d'une instabilité importante des premières unions, une forte longévité des femmes dans la vie procréatrice.
Le niveau de la fécondité varie selon certaines caractéristiques socio-démographiques (ta bleau 3.10). La fécondité est relativement plus forte en milieu rural qu'en milieu urbain. Une femme rurale aurait en moyenne 7,4 enfants à la fin de sa période de procréation contre 6,3 enfants pour une femme urbaine, soit une différence en moyenne de 1,1 enfant. On ne voit plus en RDC le « paradoxe sociologique » de A. Romaniuk (1967) qui se traduisait, entre autres, par la surfécondité du milieu urbain par rapport au milieu rural.
Caractéristiques socio-démographiques de la population j 55
Tableau 3.1O :Taux de fécondité(l) par âge (en °loo), Indice synthétique de fécondité (ISF) et nombre moyen d'enfants nés vivants pour les femmes âgées de 45 à 49 ans (parité) selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Groupe d'âge | Milieu de résidence | Niveau de pauvreté | Ensemble du pays | ||
Urbain | Rural | Plus pauvres, Pauvres, Movens | Riches et Plus riches | ||
15-19 ans | 114 | 118 | 1 31 | 98 | 117 |
20-24 ans | 236 | 291 | 307 | 228 | 271 |
25-29 ans | 310 | 358 | 361 | 314 | 342 |
30-34 ans | 299 | 303 | 31 1 | 288 | 302 |
35-39 ans | 197 | 240 | 237 | 21 2 | 227 |
40-44 ans | 79 | 1 38 | 140 | 90 | 1 22 |
45-49 ans | 26 | 35 | 30 | 39 | 33 |
15-49 ans | 199 | 223 | 231 | 193 | 21 5 |
ISF (15-49) | 6,3 | 7,4 | 7,6 | 6,3 | 7,1 |
Parité (45-49) | 6,8 | 7,4 | 7,2 | 6,9 | 7,3 |
Le graphique ci-dessous sur lequel sont superposées les courbes de fécondité par âge du milieu urbain et du milieu rural, montre que la fécondité des femmes citadines est à tous les âges inférieure à celle des femmes rurales.
Graphique 3.5. Taux de fécondité générale par âge selon le milieu
de résidence (femmes de 15-49 ans)
Graphique 3.5. Taux de fécondité générale par âge selon le milieu
de résidence (femmes de 15-49 ans)
400
350
300
Î 250
Ë
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Î 200
C
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)C
150
1-
100
50
0
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300
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Ë
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Î 200
C
.!.
)C
150
1-
100
50
0
15·19
20-24
25-29
30-34
Age de la femme
35.39
4o-44
45-49
15·19
20-24
25-29
30-34
Age de la femme
35.39
4o-44
45-49
j
urbain
j
urbain
Le tableau 3.1O indique également une différence de fécondité selon le niveau de pauvreté. L'indice Synthétique de Fécondité des femmes pauvres (7,6) est supérieur à celui des femmes riches (6,3), mais le niveau de la fécondité de ces deux groupes reste élevé.
La comparaison de la fécondité en 1995 (7,2 enfants par femme) et en 2001 (7,1 enfants par femme) montre que la fécondité n'a pas changé durant cette période. Cette tendance est confirmée par un indice synthétique de fécondité (7,1 enfants par femme) quasiment égal à la des cendance finale des femmes de 45-49 ans (7,3 enfants nés vivants) .
< 11 Les taux de fécondité sont calculés pour la période des douze mois précédant l'enquête.
56 I Caractérist iques socio-démographiques de la pop 11/ atio11
Fécondité des adolescentes
On entend par adolescentes dans ce rapport, les femmes âgées de 15 à 19 ans. Ce groupe de femmes connaît un risque élevé de mortalité des enfants car il s'agit généralement des enfants de premier rang. Il connaît aussi un risque élevé de mortalité maternelle.
Deux indicateurs sont utilisés pour mesurer la fécondité des adolescentes : la proportion des mères parmi les adolescentes et le taux annuel moyen de fécondité des adolescentes, c'est-à-dire le nombre annuel de naissances vivantes pour mille adolescentes.
Dans l'ensemble, 20% des femmes âgées de 15 à 19 ans ont déjà eu au moins un enfant né vivant. Cette proportion était de 25% au Cameroun (1998) et de 36% au Niger (1998).
Tableau 3.11 : Proportion des mères parmi les adolescentes selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Proportion de femmes de 15-19 ans qui sont mères (en %) | Effectif des femmes âgées de 15-19 ans |
Milieu de résidence | ||
Urbain | 17,2 | 963 |
Rural | 21,5 | 1.995 |
Province | ||
Kinshasa | 13,6 | 311 |
Bas-Congo | 18,3 | 192 |
Bandundu | 14,5 | 351 |
Equateur | 20,8 | 300 |
Orientale | 25,1 | 380 |
Nord-Kivu | 14,0 | 223 |
Sud-K ivu | 25,8 | -190 |
Maniema | 32,2 | 77 |
Katanga | 20,8 | 425 |
Kasaï Oriental | 23,9 | 256 |
Kasaï Occidental | 21,9 | 253 |
Niveau de pauvreté | ||
Plus pauvres | 26,1 | 558 |
Pauvres | 20,7 | 552 |
Moyens | 22,5 | 578 |
Riches | 19,6 | 612 |
Plus riches | 13,1 | 657 |
Niveau d'instruction | ||
Sans instruction | 24,0 | 656 |
Primaire | 20,8 | 1.556 |
Secondaire ou plus | 15,1 | 729 |
Ensemble du pays | 20,1 | 2.958 |
Les mères adolescentes sont relativement plus nombreuses en milieu rural (22%) qu'en milieu urbain (17%) certainement à cause de la précocité plus prononcée du mariage en milieu rural.
La proportion des mères parmi les adolescentes diffère également selon le niveau d'instruc tion. Elle est plus grande chez les adolescentes non scolarisées (24%) et faiblement scolarisées (21%) que chez celles qui ont un meilleur niveau d'instruction (15%).
La même tendance s'observe selon le niveau de pauvreté. La proportion des mères chez les adolescentes les plus pauvres (26%} est deux fois plus élevée que celle des adolescentes les plus riches (13%). C'est donc dans les couches sociales les plus pauvres que le phénomène de la fécon dité des adolescentes se pose avec plus d'acuité.
Caractéristiques socio-dimographiques de la p opu lation j 57
---- ···-- --·
..
..
Des différences s'observent également selon les provinces de résidence. Les adolescentes des provinces de Kinshasa, du Nord-Kivu, du Bas-Congo et du Bandundu connaissent relativement moins ce phénomène que celles des autres provinces du pays.
Graphique 3.6. Pourcentage de femmes de 15 à 19 ans qui sont mères
par province
Graphique 3.6. Pourcentage de femmes de 15 à 19 ans qui sont mères
par province
35
35
32,2
32,2
30
30
25
25
1..20
1..20
::,
0 15
Il.
10
::,
0 15
Il.
10
5
5
Maniema Sud-Kivu Orientale Kasaï Kasaï Equateur Katanga Bas-Congo Bandundu Nord·Kivu Kinshasa
Oriental Occidental
Province
Maniema Sud-Kivu Orientale Kasaï Kasaï Equateur Katanga Bas-Congo Bandundu Nord·Kivu Kinshasa
Oriental Occidental
Province
!:!
!:!
L'examen de la part des naissances vi vantes issues des adolescentes dans l'ensemble des naissances vivantes des 12 derniers mois montre que la fécondité des adolescentes contri bue en raison de 13%(1) dans la fécondité totale des femmes, ce qui n'est pas négligeable.
Encadr 3
e adÔI
. . . pô'rtiQt) .
·• nettelnent'plus élevée les plus défavorisées .,
NIVEAUX ET TENDANCES DE LA MORTALITE DES ENFANTS
Cette section fournit les estimations de la mortalité infantile et infante-juvénile. Elle examine les tendances de ces phénomènes depuis 1995. Les différences socio-économiques de la mortalité des enfants y sont également abordées.
Niveau de la mortalité des enfants
Deux indicateurs de mortalité infante-juvénile ont été calculés : le quotient de mortalité infan tile (1Q0} ou probabilité pour un nouveau-né de mourir avant le premier anniversaire et le quotient de
mortalité infante-juvénile (500) ou probabilité pour un nouveau-né de mourir avant son cinquième
. • (2)
anniversaire .
A défaut des données sur les décès des.enfants dans l'enquête MICS2, ces indicateurs ont été obtenus en recourant aux méthodes indirectes. Il s'agit des méthodes connues sous le nom de
('l Cette proportion est obtenue en faisant le rapport entre les naissances issues des femmes de 15-19 ans et les naissances totales des femmes de 15-49 ans.
2
2
( > Toutes les estimations de la mortalité dans l'enfance (,Qo et sOo), reprises dans ce rapport ont été obtenues à l'aide du logiciel QFIVE
de la Division de Population des Nations Unies. Ce logiciel utilise, entre autres, la deuxième version de la méthode de Trussels. Devant choisir entre différentes familles de tables-types de mortalité de Coale et Demeny, il a été retenu dans ce rapport les estimations de la famille Nord issues des déclarations des femmes de 25-29 ans jugées plus fiables.
58 I Caractéristiques socio-démographiques de la population
méthodes de Brass, qui utilisent les proportions d'enfants décédés parmi les nés-vivants selon l'âge des mères. Ces proportions ne sont pas en fait des données de mortalité, mais les auteurs de ces méthodes ont trouvé des formules mathématiques qui permettent de les transformer en indicateurs classiques de mortalité moyennant bien sûr un certain nombre d'hypothèses. Ces méthodes ne fournissent toutefois que des ordres de grandeur du niveau de la mortalité (Tabutin, 2000). L'applica tion de ces méthodes a été précédée par un examen des données de base, à savoir les séries de nombres moyens d'enfants nés-vivants et de nombres moyens d'enfants décédés selon l'âge des mères. Il s'est dégagé de cette évaluation que les données de base étaient globalement de bonne qualité.
Le niveau de la mortalité infantile est très préoc cupant. Les données de l'enquête indiquent que 126 enfants sur 1.000 ne fêtent pas leur premier anniversaire (tableau 3.12). Le quotient de mortalité infante-juvénile s'élève à 213 pour mille : presque un nouveau-né sur
cinq n'atteint pas l'âge de cinq ans. Ce niveau situe la RDC parmi les pays à forte mortalité des
enfants.
Variations de la mortalité des enfants
La mortalité des enfants est différente selon le milieu et la province de résidence, le niveau d'instruction de la mère, le sexe de l'enfant et le niveau de vie du ménage dans lequel vit l'enfant.
Tableau 3.12 : Quotients (en°loo) de mortalité infantile et infante-juvénile selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Quotient de mortalité infantile | Quotient de mortalité infanto-juvénile |
Milieu de résidence | ||
Urbain | 91 | 148 |
Rural | 144 | 243 |
Province | ||
Kinshasa | 83 | 133 |
Bas-Congo | 131 | 221 |
Bandundu | 100 | 164 |
Equateur | 146 | 247 |
Orientale | 143 | 241 |
Nord-Kivu | 140 | 237 |
Sud-Kivu | 147 | 249 |
Maniema * | 122 | 205 |
Katanga Kasaï Oriental | 135 125 | 227 210 |
Kasaï Occidental | 136 | 230 |
Niveau de pauvreté | ||
Plus pauvres Pauvres | 147 138 | 248 233 |
Moyens | 129 | 219 |
Riches Plus riches | 124 75 | 209 1 19 |
Niveau d'instruction de | ||
la mère | ||
Sans instruction | 156 | 263 |
Primaire | 133 | 225 |
Secondaire ou plus | 84 | 135 |
Sexe de l'enfant | ||
Masculin | 133 | 225 |
Féminin | 1 19 | 200 |
Ensemble du pays | 126 | 213 |
* Les résultats de cette province peuvent être affectés par les effectifs réduits des observations
Caractéristiques socio-démographiques de la population l59
::,
::,
Les enfants du milieu urbain courent relativement moins de risque de mourir avant cinq ans que ceux du milieu rural. La mortalité infante-juvénile en milieu rural est de 243 °loo contre 148°loo en milieu urbain, soit un risque de 60% en moins pour les enfants de milieu urbain.
Graphique 3.7. Quotient de mortalité infantile et infanto-juvénile selon le niveau de pauvreté
300
248
250
Graphique 3.7. Quotient de mortalité infantile et infanto-juvénile selon le niveau de pauvreté
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248
250
200
200
ë..
150
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a
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100
100
50
50
0
0
Plus pauvres
Pauvres
Moyens
Niveau de pauvreté
Riches
Plus riches
Plus pauvres
Pauvres
Moyens
Niveau de pauvreté
Riches
Plus riches
IllQuotient de mortalité infantile •ouotient de mortalité infanto-juvénile
IllQuotient de mortalité infantile •ouotient de mortalité infanto-juvénile
La mortalité infante-juvénile varie beaucoup avec le niveau d'instruction de la mère : elle est de 1350/oo pour les enfants nés de mères de niveau d'instruction secondaire ou plus, et de 263 °/oo pour les enfants des mères sans aucune instruction. Le risque est presque deux fois plus élevé pour ces derniers.
La mortalité infanto-juvénile varie aussi selon les provinces; elle va de 133°loo dans la pro vince de Kinshasa à plus de 240 °loo au Sud-Kivu, à l'Equateur et dans la Province Orientale.
Les enfants issus des ménages les plus riches ont une mortalité infanto-juvénile de 119°1oo ; ceux issus des ménages les plus pauvres ont une mortalité de 248 °loo, niveau qui représente deux fois celui des enfants les plus riches.
Les garçons encourent une mortalité infante-juvénile (225°/oo) relativement plus élevée que les filles (2000/oo).
Tendances de la mortalité des enfants
Selon MICS1 (1995), en utilisant le modèle Nord des tables types de mortalité, la mortalité infantile était de 1140/oo et la mortalité infanto-juvénile de 190°/oo . (1)
D'après MICS2, en utilisant le même modèle, la mortalité infante-juvénile est de 1260/oo et la mortalité infante-juvénile de 2130/oo. La tendance est donc à une hausse légère de la mortalité durant la période.
111 L'Enquête MICS1 avait utilisé le modèle Ouest des tables-types pour estimer la mortalité des enfants de moins de cinq ans.
60 1 Caractéristiques socio-démographiqu es de la p opulation
Tableau 3.13 :Quotients (en °loo) de mortalité des enfants de moins de cinq ans en 1995 et 2001
Quotients | 1995 | 2001 |
Quotient de mortalité infantile Quotient de mortalité infanto-juvénile | 114 190 | 126 213 |
LA MORTALITE MATERNELLE
Cette section analyse la mortalité maternelle qui est une mesure essentielle de l'état de santé général et du niveau de développement d'un pays. Plusieurs conférences internationales sur la santé et le développement, notamment la quatrième conférence mondiale sur les femmes de 1995, ont recommandé la réduction de moitié de la mortalité maternelle.
Le taux de mortalité maternelle calculé selon la variante indirecte de la méthode des sœurs(1> s'élève à 1.289 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes. Le tableau de calcul est explicité à la fin du chapitre (tableau 3.14). Ce taux, de loin supérieur à la moyenne africaine de 870 pour
(OMS, 1996), est l'un des plus élevés au monde.
Il faut noter que l'un des inconvénients de la méthode dite des sœurs est que cette estima tion de la mortalité maternelle ne correspond pas à la période de l'enquête (2001), mais à une pé riode antérieure de 12 ans environ par rapport à celle-ci. Elle correspond donc à la valeur du taux de mortalité maternelle du début des années 90.
L'enquête sur l'Etat des lieux du secteur de la santé (ELS, 1999) avait obtenu, par la méthode directe, un taux de mortalité maternelle de 1.837 pour 100.000 naissances vivantes.
CONCLUSION
De l'analyse ·des données relatives aux caractéristiques socio-démographiques de la popu lation, il ressort que :
la population congolaise est très jeune : près de la moitié est âgée de moins de 15 ans. Il découle de cette situation des besoins énormes en matière de scolarisation, d'emplois, de logements, etc. que le pays pourra difficilement combler ;
le mariage est quasi-universel. L'âge moyen d'entrée en première union est de 21 ans chez les femmes et de 26 ans chez les hommes. Il n'a pratiquement pas changé depuis 1984 ;
les ménages congolais sont de grande taille : 6 personnes en moyenne aussi bien en milieu rural qu'en milieu urbain. Seule la province du Bas-Congo enregistre une taille moyenne inférieure à la moyenne nationale, tandis que les provinces de l'Equateur et du Sud-Kivu connaissent les tailles moyennes les plus élevées. La proportion des ménages dirigés par les femmes est de 15% et le phénomène de monoparentalité qui lui est asso cié reste important ;
< •l Il s'agit d'une méthode mise au point à la fin des années 1980, qui permet d'estimer la mortalité maternelle à partir des dédarations des répondants adultes (15 ans ou plus) sur le nombre et la survie de leurs sœurs (même mère) en âge de procréer (15-49 ans) ainsi que sur les circonstances de décès de celles qui seraient mortes. Ces informations sont recùeitlies à l'aide de quatre questions sur le nombre de sœurs adultes, le nombre de sœurs adultes décédées, le nombre de sœurs dé'cédées durant la grossesse, l'accouche ment ou encore dans les six semaines suivant l'accouchement.
Caractéristiques socio-démOgraphiques de la population _ l 6I
la fécondité des femmes demeure élevée. L'indice Synthétique de Fécondité (ISF) se situe à 7,1 enfants par femme et le taux brut de natalité à 48,5 naissances vivantes pour
1.000 habitants. Cette forte fécondité est due à la faible utilisation des méthodes contra ceptives et à la forte intensité des mariages. En effet, une femme congolaise qui con tracte une union (en moyenne vers les 21 ans) restera pendant environ 30 ans dans la vie de maternité. Les données de l'enquête suggèrent par ailleurs une quasi-stabilité de la fécondité.
la fécondité des adolescentes semble élevée : une adolescente de 15-19 ans sur cinq a déjà eu au moins un enfant. Elle nécessite une attention particulière étant donné les risques liés à la procréation entre 15 et 19 ans aussi bien pour les mères que pour les enfants.
la mortalité des enfants demeure élevée. La mortalité infantile se situe à 126°1oo alors qu'elle devrait être nettement inférieure à 100 °loo. Quant à la mortalité infanto-juvénile ,elle s'élève à 213 °loo et n'a presque pas bougé par rapport à 1995. Le niveau de cette morta lité est variable selon le milieu de résidence, le niveau d'instruction de la mère et le niveau de pauvreté du ménage dans lequel vit l'enfant. Les enfants nés des mères pas ou peu instruites, celles du milieu rural et celles vivant dans les ménages pauvres constituent
les groupes à hauts risques de mortalité dans l'enfance.
la mortalité maternelle demeure extrêmement élevée en ROC (1 .289 pour 100.000 nais sances vivantes) et nécessite des actions urgentes.
Au regard de ces résultats, les objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants visant la réduc tion des taux de mortalité infantile, infanto-juvénile et maternelle sont loin d'être atteints. De même, l'objectif visant l'accès de tous les couples aux informations et services pour prévenir les grosses ses qui sont trop tôt, trop peu espacées, trop tard ou trop nombreuses n'est pas atteint en cette fin de décennie.
62 I Caractéristiques socio-démographi ques de la p opul ation
Tableau 3.14 :Calcul du taux de mortalité maternelle par la méthode des sœurs
Groupe d'âge (ans) | Nombre de répondants | Nombre des sœurs de 15 ans et + | Nombre ajusté des sœurs de 15 ans et + | Décès parmi les sœurs | Décès maternels | Facteurs d'ajustement | Unité d'exposition au risque | Risque de mortalité maternelle sur la durée de vie | Proportion de décès maternels |
15-19 | 3.143 | 4.554 | 12.333 | 341 | 38 | 0,1070 | 487,3 | 0,078 | 11,1 |
20-24 | 2.390 | 4.947 | 13.398 | 404 | 57 | 0,2060 | 1.019,1 | 0,056 | 14,1 |
25-29 | 2.188 | 5.185 | 14.042 | 516 | 83 | 0,3430 | 1.778,5 | 0,047 | 16,1 |
30-34 | 1661 | 4.313 | 4.313 | 528 | 70 | 0,5030 | 2.169,4 | 0,032 | 13,3 |
35-39 | 1.457 | 4.007 | 4.007 | 566 | 168 | 0,6640 | 2.660,6 | 0,063 | 29,7 |
40-44 | 1.204 | 3.303 | 3.303 | 579 | 277 | 0,8020 | 2.649,0 | 0,105 | 47,8 |
45-49 | 842 | 2.177 | 2.177 | 479 | 260 | 0,9000 | 1.959,3 | 0,133 | 54,3 |
Ensemble | 12.885 | 28.486 | 53.573 | 3.413 | 953 | 12.723,0 | 0,075 | 27,9 |
TMM = (1 - (1 - Q(W)) l/lSF
où Q(W)= 0,075 et 1SF=6
64 I Caractéristiques socio-démographiques de la population
EDUCATION 4
INTRODUCTION
Ce chapitre examine les progrès réalisés par la ROC en rapport avec l'éducation des en fants, des jeunes et des adultes. « L'éducation - plus que toute autre initiative - a le pouvoir de favoriser le développement, de faire naître des talents, de donner des moyens d'action aux gens et de protéger leurs droits. L'investissement dans l'éducation est le moyen le plus sûr et le plus direct dont dispose un pays pour promouvoir le bien-être économique et social de sa population et jeter les bases d'une société démocratique » (UNICEF, 2000). Le Sommet Mondial pour les Enfants a re connu à l'éducation cette importance et a recommandé trois objectifs que tout pays devait atteindre à la fin de la décennie 1990-2000, à savoir :
objectif 6 : accès universel à l'éducation de base, et achèvement du cycle d'enseigne ment primaire par au moins 80 % des enfants d'âge scolaire, au terme d'un enseignement formel ou non formel de standard qui obéisse à des normes comparables, l'accent étant mis sur la réduction de l'écart qui existe entre garçons et filles ;
objectif 7 : réduction du taux d'analphabétisme chez les adultes au moins de moitié par rapport à celui du niveau de 1990, en mettant l'accent sur l'alphabétisation féminine ;
objectif 26 : expansion des activités de développement du jeune enfant, y compris les interventions appropriées à faible coût axées sur la collectivité et sur la fa mille.
La ROC a promulgué, en 1986, la loi-cadre de l'enseignement national qui stipule en son article 9 que « l'Etat a l'obligation d'assurer la scolarisation des enfants au niveau de l'enseignement primaire et de veiller à ce que tout [zaïrois] adulte sache lire, écrire et calcuJer ».
L'enquête MICS1 avait montré qu'en 1995 :
46% de femmes étaient analphabètes ;
29% d'enfants de 6 à 14 ans n'avaient jamais fréquenté l'école ;
la grande majorité des enfants de 10-14 ans n'ayant jamais fréquenté l'école étaient is sus de familles pauvres ;
56% seulement d'enfants de 6-11 ans fréquentaient l'école, avec des disparités pronon cées entre milieux {76% d'enfants scolarisés en milieu urbain contre 48% d'enfants en milieu rural) ; et entre sexes (59% de garçons étaient scolarisés contre 53% de filles) ;
23% seulement d'enfants étaient admis en 1ère année primaire à l'âge légal de 6 ans.
La première section de ce chapitre examine l'accès à l'éducation préscolaire (section 4.1). La deuxième porte sur l'enseignement primaire formel (section 4.2) tandis que la troisième traite de l'éducation des adultes (section 4.3).
EDUCATION PRESCOLAIRE
L'éducation préscolaire vise à développer auprès des jeunes enfants des capacités psycho motrices et socio-affectives propices à des apprentissages futurs de qualité.
Education l65
Selon la législation scolaire en vigueur en ROC, ce type d'éducation est facultatif et concerne les enfants âgés de 3 à 5 ans. Il est organisé dans les « Jardins d'enfants », autrement appelés « Ecoles maternelles ». MICS2 a étudié la participation à l'éducation préscolaire uniquement dans son organisation la plus formelle et institutionnelle .
Participation des jeunes enfants aux programmes d'éducation préscolaire de type formel
Le tableau 4.1 présente la proportion des enfants âgés de 36 à 59 mois (3 à 4 ans révolus) inscrits dans ce type de programme par rapport au nombre total d'enfants de cet âge.
On observe que lafréquentation des jeunes enfants dans l'enseignement préscolaire est très faible. Pour l'ensemble du pays, 3% d'enfants seulement y participent. Le pourcentage le plus élevé est observé à Kinshasa (11%) et le plus faible au Nord-Kivu (0,5%).
Tableau 4.1 : Pourcentage d'enfants âgés de 36 à 59 mois fréquentant un pro gramme organisé d'éducation préscolaire
Caractéristiques | % | Effectif des enfants de 36 à 59 mois |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'éducation de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Sexe de l'enfant Masculin Féminin Age de l'enfant 36-47 mois 48-59 mois | 7,2 | 1.145 |
0,9 | 2.323 | |
10,6 | 347 | |
0,8 | 249 | |
1,5 | 474 | |
2,9 | 90 | |
2,7 | 473 | |
0,5 | 276 | |
2,4 | 263 | |
6,3 | 101 | |
3,6 | 527 | |
1,9 | 326 | |
0,6 | 340 | |
1,0 | 618 | |
0,6 | 721 | |
1,4 | 714 | |
2,0 | 704 | |
9,6 | 710 | |
0,7 | 977 | |
1,3 | 1.407 | |
7,3 | 1.037 | |
(7,2) | (44) | |
3,1 | 1.761 | |
2,9 | 1.707 | |
1,5 | 1.663 | |
4,4 | 1.804 | |
Ensemble du pays | 3,0 | 3.468 |
66 f E<tuca1io11
_ ...
Ce faible niveau de fréquentation ne s'explique pas seulement par le fait que ce type d'éduca tion est facultatif en RDC, mais aussi qu'il coûte cher (30 à 50 $ US par trimestre). Il est, en effet, organisé à plus de 90% par des privés et est, par conséquent, à la charge des parents. Le niveau de fréquentation enregistré en milieu urbain (7%) est nettement supérieur à celui du milieu rural (0,9%). On peut dire que ces programmes restent l'affaire des centres urbains.
On constate que ce sont les enfants des ménages les plus riches qui participent le plus à ces programmes : 10% de ces enfants contre seulement 1% des enfants des ménages les plus pauvres.
Le niveau d'instruction de la mère influe aussi sur la participation des enfants à l'éducation présco
laire. En effet, les proportions des enfants de 36-59 mois qui participent aux programmes d'éduca tion préscolaire varient de 0,7% pour les mères sans instruction à 7% pour les mères ayant fait au moins les études secondaires.
Nouveaux entrants en 1ère année primaire ayant suivi un programme d'éducation préscolaire
Du fait de la couverture très limitée des programmes d'éducation préscolaire, la proportion d'élèves de la première année primaire ayant suivi ces programmes reste faible : elle est de 14% seulement, avec des disparités entre la zone urbaine et la zone rurale (tableau 4.2). En effet, 34% d'enfants entrant en 1ère année primaire en milieu urbain ont suivi ce programme, contre seulement 5% dans le milieu rural. Le tableau confirme que les femmes plus instruites comprennent mieux l'importance de ce type de programme ou y envoient plus leurs enfants que les autres : 31% pour les premières, contre respectivement 4% et 8% pour les mères sans instruction et les mères du niveau d'instruction primaire.
Tableau 4.2 : Pourcentage de nouveaux inscrits en 1ère année primaire ayant suivi un pro gramme organisé d'éducation préscolaire
Caractéristiques | Garçons | Filles | Total | Effectifs des enfants |
Milieu de résidence | ||||
Urbain | 32,3 | 36,3 | 34,1 | 487 |
Rural | 4,4 | 4,8 | 4,6 | 981 |
Niveau d'instruction de la mère | ||||
Sans instruction | 4,7 | 4,0 | 4,4 | 402 |
Primaire | 6,8 | 8,6 | 7,6 | 581 |
Secondaire ou plus | 31,5 | 30,8 | 31,2 | 463 |
Ensemble du pays | 14,0 | 15,0 | 14,4 | 1.468 |
Il aurait été intéressant de voir si les enfants ayant suivi les programmes d'éducation présco laire réussissent mieux que ceux qui ne les ont pas suivis. Cette question devrait faire l'objet d'une étude spécifique.
Education l67
ENSEIGNEMENT PRIMAIRE FORMEL
L'âge officiel de l'enseignement primaire formel concerne les enfants de 6 à 11 ans. Cet enseignement est obligatoire et est organisé en un cycle de 6 ans réparti en trois degrés à savoir le degré élémentaire (1ère et 2ème années), le degré moyen (3ème et 4ème années) et le degré terminal (Sème et 6ème années). L'enfant qui termine la 6ème année primaire reçoit de l'Etat un «certificat de fin d'études primaires » qui lui permet d'accéder à l'école secondaire. Cette section examine l'accès des enfants à cet enseignement, le niveau de fréquentation et l'efficacité de l'enseignement suivi.
Accès à l'école
L'accès à l'école primaire est régi par la loi cadre n° 86/005 du 22/09/86 de l'enseignement national. Cette loi stipule dans son article 21 que « ne sont admis en première année primaire que les enfants ayant atteint l'âge de six ans révolus au plus tard trois mois après la date fixée pour la rentrée scolaire. Aucun enfant ne sera admis en première année primaire s'il a atteint l'âge de neuf ans révolus au moment de la rentrée scolaire, sauf dispense motivée qui pourra être accordée dans les conditions qui seront déterminées par voie réglementaire ». Par ailleurs, l'article 9 de cette Loi-Cadre stipule que « l'Etat a l'obligation d'assurer la scolarisation des enfants au niveau de l'enseignement primaire et de veiller à ce que tout (Congolais) adulte sache lire, écrire et calculer. L'article 11 stipule que « les parents ont le droit de participer à la gestion de l'établissement d'enseignement auquel ils ont confié leurs enfants. Ils ont l'obligation de contribuer financièrement aux charges de cet établisse ment ».
L'enseignement primaire en ROC est obligatoire mais non gratuit, en violation de l'article 28 de la Convention relative aux Droits de !'Enfant qui stipule que « les Etats parties rendent l'enseigne ment primaire obligatoire et gratuit pour tous». Cette dernière disposition de la loi cadre congolaise rend très difficile l'accès des enfants à l'école en général et à l'école primaire en particulier, étant donné les coûts de scolarisation relativement élevés, d'une part, et la modicité des revenus des parents, d'autre part.
Admission en 1ère année d'enseignement primaire
L'admission des enfants en 1ère année primaire s'apprécie à travers les taux net et brut d'ad mission. Le taux net est le rapport entre le nombre total de nouveaux élèves inscrits en 1ère année de l'enseignement primaire âgés de 6 ans, et la population du même âge. Il indique donc la proportion d'enfants qui commencent leurs études primaires à l'âge légal de 6 ans. Par contre, le taux brut prend en compte au numérateur les nouveaux élèves inscrits en 1e année de l'enseignement pri maire de tous âges confondus et au dénominateur la population âgée de 6 ans. Il traduit la capacité des infrastructures, mais aussi la pression que les enfants âgés de moins ou plus de 6 ans exercent sur ceux ayant l'âge légal du fait qu'ils occupent leur place. Le taux brut d'admission en première année permet aussi d'apprécier l'ampleur des entrées tardives.
Le tableau 4.3 donne le taux net d'admission en 1ère année primaire. Ce taux se situe à 17% et doit être considéré comme très faible, au regard de l'objectif visant un accès universel à l'éduca tion de base.
68 1 Education
Tableau 4.3 :Taux net d'admission {en %) en 1ère année d'enseignement primaire
Caractéristiques | Garçons | Filles | Total | Effectif d'enfants âgés de 6 ans |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus | 35,9 | 30,3 | 33,0 | 531 |
9,8 | 10,2 | 10,0 | 1.214 | |
50,7 | 33,3 | 41,9 | 169 | |
12,3 | 20,4 | 16,2 | 97 | |
16,2 | 26,8 | 21,9 | 196 | |
9,1 | 2,9 | 6,0 | 1n | |
14,6 | 13,1 | 13,9 | 213 | |
4,9 | 2,8 | 3,7 | 160 | |
2,2 | 13,8 | 8,3 | 123 | |
7,0 | 20,0 | 11,1 | 58 | |
21,2 | 16,0 | 18,6 | 232 | |
18,9 | 25,4 | 22,0 | 145 | |
21,5 | 12,8 | 17,0 | 175 | |
7,4 | 9,6 | 8,5 | 349 | |
13,2 | 9,2 | 11,2 | 370 | |
8,4 | 9,9 | 9,2 | 344 | |
14,1 | 18,2 | 16,1 | 367 | |
48,3 | 37,7 | 42,9 | 315 | |
6,6 | 7,5 | 7,1 | 587 | |
13,6 | 14,0 | 13,8 | 700 | |
36,7 | 33,0 | 34,9 | 436 | |
Ensemble du pays | 17,5 | 16,6 | 17,0 | 1.745 |
Cette faiblesse s'explique, entre autres, par les entrées tardives à l'école, les difficultés socio économiques des parents et la distance séparant la maison de l'école. Beaucoup de parents sont, en effet, sans emploi ; ceux qui travaillent ont de très faibles revenus qui ne peuvent leur permettre de faire face au coût de scolarisation de tous leurs enfants. Par ailleurs, du fait de longues distances séparant la maison de l'école, notamment en milieu rural, certains patents préfèrent attendre que les enfants atteignent un âge relativement élevé (8 ou 9 ans) avant de les envoyer à l'école.
Il existe une forte disparité entre milieu urbain et milieu rural. Le taux net d'admission en 1ère année en milieu urbain est trois fois plus élevé {33%) qu'en milieu rural {10%). Cet écart s'est main tenu depuis 1995.
Quant aux écarts d'admission entre garçons et filles, il ressort que les taux sont sensible ment les mêmes : 18% pour les garçons et 17% pour les filles. En 1995, par contre, les taux étaient en faveur des garçons (26%) par rapport aux filles (19%).
La situation par province est très variable. Aucune province n'enregistre un taux supérieur à 42%. Des taux particulièment bas sont observés au Sud-Kivu {8%), à l'Equateur {6%) et surtout au Nord-Kivu {4%).
Education l69
Graphique 4.1. Taux nets d'admission en 1ère année primaire par province | |||||||||||
40 35 30 .a•.l • 25 C• f 20 ::s 0 A. 15 10 5 0 | Kinshasa | Kasai Oriental | Bandundu | Katanga | Kasai Occidental | Bas- Congo Province | Orientale | Maniema | Sud-Kivu | Equateur | Nord-Kivu |
Le niveau socio-économique des parents détermine en grande partie le niveau d'admission des enfants à l'école. Les enfants issus des ménages les plus riches connaissent une admission plus élevée que les autres. Elle est 5 fois supérieure à celle des enfants des ménages les plus pauvres. L'instruction de la mère favorise l'admission des enfants à l'école primaire. Le taux net d'admission est plus élevé parmi les enfants des mères ayant le niveau du secondaire et plus.
Le taux net d'admission en 1ère année primaire connaît une tendance à la baisse. Il est passé de 23% en 1995 à 17% en 2001. Cette baisse est également observée pour les enfants des deux sexes; mais elle est plus prononcée chez les garçons (baisse d'un tiers: de 26 à 18%) que chez les filles (baisse d'un dixième: de 19 à 17%). La dégradation de la situation socio-économique du pays explique sans doute cette baisse.
Graphique 4.2. Evolution des taux nets d'admission par
sexe
Graphique 4.2. Evolution des taux nets d'admission par
sexe
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0
A. 10
· · ·
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0 1--------------------------l
1995 2001
Année
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1995 2001
Année
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70 f D/ 11cmio11
Le tableau 4.4 présente les taux bruts d'admission en 1ère année primaire. Ces taux sont plus élevés que ceux du tableau précédent et ce, quelle que soit la catégorie considérée. Il est de 84% au niveau national et reste plus prononcé chez les garçons (89%) que chez les filles (79%).
Tableau 4.4 :Taux brut d'admission en 1ère année d'enseignement primaire
Caractéristiques | Garçons | Effectif des enfants | Filles | Effectif des enfants | Les 2 sexes | Effectif des enfants âgés de 6 ans |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental | 103,5 | 255 | 80,8 | 276 | 91,7 | 531 |
83,3 | 612 | 78,2 | 602 | 80,8 | 1.214 | |
112,0 | 83 | 86,0 | 86 | 98,8 | 169 | |
56,0 | 50 | 87,2 | 47 | 71, 1 | 97 | |
114,4 | 90 | 91,5 | 106 | 102,0 | 196 | |
93, 1 | 87 | 64,4 | 90 | 78,5 | 177 | |
76,8 | 112 | 93,0 | 100 | 84,4 | 212 | |
49,3 | 71 | 31,5 | 89 | 39,4 | 160 | |
108,5 | 59 | 90,8 | 65 | 99,2 | 123 | |
47,5 | 40 | 155,6 | 18 | 81,0 | 58 | |
80,7 | 114 | 69,7 | 119 | 75,1 | 233 | |
113,2 | 76 | 91,3 | 69 | 102,8 | 145 | |
103,5 | 85 | 77 8 | 90 | 90,3 | 175 | |
Ensemble du pays | 89,3 | 867 | 79,0 | 878 | 84,1 | 1.745 |
Le fait que le taux brut d'admission soit supérieur au taux net signifie que l'admission en 1ère année primaire se fait tardivement : les enfants commencent l'école primaire à un âge supérieur à 6 ans. Les taux supérieurs à 100% indiquent que les entrées tardives sont très importantes. Il existe, ici aussi, des inégalités entre milieu urbain et milieu rural (11 points d'écarts) : c'est en milieu urbain que les entrées tardives sont les plus nombreuses.
La province de Kinshasa, le Bandundu, le Sud-Kivu et les 2 Kasaï présentent des taux supé rieurs à 100% chez les garçons : dans ces provinces l'accès à l'école primaire est le plus tardif. La situation du Nord-Kivu est particulière. Dans cette province, l'admission en 1ère année primaire reste faible même quand on prend en compte les enfants qui sont âgés de plus de 9 ans. Ilfaut également souligner les cas du Maniema, de la province Orientale et du Bas-Congo où les taux bruts d'admis sion en 1ère année des filles sont plus élevés que ceux des garçons. Ce taux atteint 156% chez les filles du Maniema(1).
Age d'entrée à l'école
Le taux brut d'admission a montré que l'admission en 1ère année primaire est tardive pour de nombreux enfants congolais. L'enquête a cherché à savoir à quels âges s'effectuent finalement ces admissions (tableau 4.5).
(1) Les taux peuvent être affectés par les effectifs réduits observés dans certaines provinces, notamment le Maniema. Aussi doivent ils être interprétés avec précaution
Education 171
Tableau 4.5 : Répartition (en %) des enfants nouvellement inscrits en 1ère année d'enseignement pri maire selon l'âge d'entrée à l'école, le milieu de résidence et le sexe
Age | Urbain | Rural | Ensemble du pays | ||||||
Garçons | Filles | Total | Garçons | Filles | Total | Garçons | Filles | Total | |
< 6 ans | 11,3 | 10,2 | 10,8 | 4,5 | 5,3 | 4,9 | 6,8 | 6,9 | 6,8 |
6 ans | 34,6 | 37,6 | 35,9 | 11,8 | 13,1 | 12,4 | 19,6 | 21,0 | 20,2 |
7 ans | 28,3 | 28,3 | 28,3 | 22,4 | 24,8 | 23,6 | 24,4 | 26,0 | 25,1 |
8 ans | 11,7 | 15,3 | 13,4 | 18,0 | 17,6 | 17,8 | 15,9 | 16,9 | 16,3 |
9 ans et + | 14,1 | 8,5 | 11,6 | 43,3 | 39,2 | 41,3 | 33,3 | 29,4 | 31,5 |
Total | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
Effectif des enfants | 264 | 223 | 487 | 510 | 471 | 981 | 775 | 693 | 1.468 |
Sur 100 enfants nouvellement inscrits en 1ère année primaire, 20 seulement sont âgés de 6 ans et 7 ont moins de 6 ans. Ces proportions sont les mêmes chez les garçons comme chez les filles. Les enfants âgés de 9 ans et plus représentent 32%. Ces données confirment le caractère tardif des entrées à l'école primaire en ROC, lequel a un impact sur le retard des élèves et étudiants dans les établissements scolaires du pays. Elles montrent également que la loi relative à l'âge limite d'admission en première année n'est pas respectée.
C'est en milieu rural que l'entrée tardive à l'école primaire est la plus marquée. En effet, alors qu'en milieu urbain les enfants qui entrent à 6 ans (36%) sont les plus nombreux, ce sont les enfants âgés de 9 ans et plus qui représentent la proportion la plus importante (41%) en milieu rural. La répartition inégale de l'offre scolaire à travers le pays peut être un obstacle aux ad missions du fait que dans certaines provinces, les éco
les sont peu nombreuses et très éloignées des domiciles des enfants et donc ne sont pas facilement accessibles à pieds par les petits enfants.
Graphique 4.3. Pourcentage d'enfants selon l'âge d'entrée au primaire | |||||||
8, r 5 0. | :1.·· | 41,3 | |||||
30 1 ----- -- | --- | --- | |||||
25 +' - - | |||||||
20 • -- -- | -- | - | |||||
10 | |||||||
< 6 ans | 6 ans | 7 ans | 8 ans | 9 ans et plus | |||
Age (en années) | |||||||
i CJ Urbain • Rural | |||||||
72 1 Education
Fréquentation scolaire
Scolarisation des enfants au niveau primaire
La scolarisation des enfants est mesurée par le taux net de scolarisation des enfants âgés de 6 à 11 ans. La formule utilisée consiste à considérer au numérateur le nombre d'enfants âgés de 6 à 11 ans fréquentant l'école primaire au moment de l'enquête et au dénominateur le nombre total d'enfants de cette tranche d'âge. Le tableau 4.6 présente les taux nets de scolarisation au primaire selon certaines caractéristiques socio-démographiques.
Tableau 4.6 : Taux nets de scolarisation au primaire (6-11 ans) selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Garçons | Filles | Les deux sexes | |||
% | Effectif des enfants | % | Effectif des enfants | % | Effectif des enfants | |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Age de l'élève | 73,2 | 1.403 | 70,0 | 1.456 | 71,6 | 2.858 |
47,1 | 3.377 | 39,6 | 3.432 | 43,3 | 6.809 | |
76,8 | 467 | 75,7 | 429 | 76,3 | 896 | |
60,7 | 292 | 60,5 | 295 | 60,6 | 587 | |
59,7 | 538 | 54,9 | 549 | 57,3 | 1.087 | |
42,8 | 461 | 32,1 | 510 | 37,2 | 971 | |
51,2 | 641 | 47,7 | 616 | 49 ,5 | 1.257 | |
38,0 | 377 | 30,4 | 406 | 34,1 | 783 | |
44 ,6 | 341 | 38,1 | 388 | 41, 1 | 729 | |
48,7 | 142 | 50,4 | 122 | 49,5 | 264 | |
50,4 | 659 | 44,1 | 682 | 47,2 | 1.341 | |
66,5 | 441 | 61,6 | 442 | 64,0 | 883 | |
58,4 | 420 | 46,5 | 449 | 52,2 | 869 | |
43,2 | 943 | 35,2 | 947 | 39,2 | 1.890 | |
42 ,2 | 958 | 35,5 | 1.022 | 38,7 | 1.980 | |
49,8 | 1.002 | 39,3 | 1.021 | 44,5 | 2.023 | |
58,7 | 977 | 55,1 | 975 | 56,9 | 1.952 | |
81,7 | 900 | 80,5 | 922 | 81,0 | 1.822 | |
24,6 | 867 | 22,9 | 878 | 23,8 | 1.745 | |
45 ,1 | 840 | 45,0 | 881 | 45 ,0 | 1.721 | |
55,5 | 784 | 54,1 | 802 | 54,8 | 1.586 | |
67,2 | 757 | 52,2 | 776 | 59,6 | 1.534 | |
70,3 | 771 | 61,0 | 789 | 65,6 | 1.560 | |
71,0 | 760 | 60,4 | 761 | 65,7 | 1.521 | |
Ensemble du pays | 54,8 | 4.780 | 48,6 | 4.887 | 51 ,7 | 9.667 |
ans
ans
ans
ans 10 ans 11 ans
Ce tableau montre que la scolarisation au niveau primaire reste faible (52% d'enfants), avec un léger avantage pour les garçons : 55% contre 49% pour les filles.
Aucune province n'atteint le seuil de 80%, l'un des objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants. Les provinces jadis réputées pour une scolarisation élevée des enfants sont toujours res tées en tête : Kinshasa, Bas-Congo, Bandundu et Kasaï Oriental. Les provinces de l'Equateur et du Nord-Kivu présentent les taux les plus faibles, avec respectivement 37% et 34% d'enfants d'âge scolaire fréquentant actuellement un établissement d'enseignement primaire.
Education l73
La scolarisation des enfants âgés de 6 ans est également très faible (24%). Les taux pro gressent au fur et à mesure que l'âge augmente et se stabilisent entre 1O et 11 ans. L'écart entre garçons et filles se creuse davantage à partir de 9 ans. Ceci laisse croire que les filles quittent le plus souvent l'école à partir de cet âge pour se consacrer à d'autres activités, notamment les travaux ménagers ou les activités économiques. Les parents opèrent des choix, au détriment des filles, des enfants à envoyer à l'école (Lututala, Ngondo et Munkeni, 1996).
La scolarisation des enfants de 6 à 11 ans est nettement plus élevée en milieu urbain (72%) qu'en milieu rural (43%). En zone urbaine comme en zone rurale, les garçons sont plus scolarisés que les filles.
Le niveau de vie des ménages influe sur la scolarisation des enfants. Le taux de scolarisa tion des enfants des parents les plus riches est de 81% alors qu'il n'est que de l'ordre de 39% pour les enfants des ménages pauvres. La crise que traverse actuellement la ROC constitue un véritable frein à la scolarisation des enfants. D'une part, les parents ont beaucoup de difficultés à soutenir financièrement la scolarité de leurs enfants. D'autre part, la capacité d'accueil des écoles semble dépassée par rapport au nombre sans cesse croissant d'enfants d'âge scolaire. Le désengagement de l'Etat vis-à-vis du financement de l'éducation fait que la scolarisation en ROC est de plus en plus tributaire de la capacité des parents à l'assurer à leurs enfants (Sekimonyo, 2001).
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Par rapport à 1995, le taux net de scolarisation des enfants âgés de 6-11 ans a connu une baisse. Il est passé de 56% en 1995 à 52% en 2001.
Graphique 4.4. Evolution des taux nets de scolarisation
Graphique 4.4. Evolution des taux nets de scolarisation
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Année
J Masculin- Fémininj
Année
J Masculin- Fémininj
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---
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1995
1995
2001
2001
Cette baisse frappe aussi bien les filles que les garçons et dans les mêmes proportions. Elle traduit le fait que l'école, qui était considérée comme un lieu de passage obligé pour accéder à un certain statut social, est en train de perdre de son importance. La valeur du diplôme est de plus en plus démystifiée et parfois même décriée ;
beaucoup de parents, surtout ceux du milieu rural, ne trouvent plus autant d'importance à envoyer leurs enfants à l'école. Ils considèrent celle-ci comme un lieu de tracasseries et les études comme
74 I Education
une perte de temps. Le phénomène «libanga»<1l l'emporte sur la fréquentation scolaire. Dans les provinces minières, en l'occurrence les deux Kasaï, l'exploitation artisanale des mines attire plus d'un enfant qui se détournent, dès lors, du chemin de l'école. Dans d'autres provinces comme l'Equa teur, la pêche procure plus de revenus monétaires que les emplois des diplômés, si ces diplomés parviennent à trouver un emploi.
Enfants de 6-14 ans n'ayant jamais fréquenté l'école
La proportion d'enfants âgés de 6 à 14 ans n'ayant jamais fréquenté l'école est calculée en rapportant le nombre total de ces enfants au nombre total d'enfants de cette tranche d'âge. L'inter valle est allé jusqu'à 14 ans parce que ont été prises en compte les 3 années de redoublement autorisées (en raison d'un redoublement par degré) par le Ministère de l'Education Nationale (tableau 4.7).
La proportion d'enfants n'ayant jamais fréquenté l'école primaire est élevée en ROC (31%). Elle est plus importante en milieu rural où elle atteint 39%, contre 14% en milieu urbain. Entre les provinces, les disparités sont importantes, notamment entre Kinshasa où 9% d'enfants n'ont jamais fréquenté l'école, et certaines autres provinces dont le Sud-Kivu (42%), l'Equateur (44%) et surtout le Nord-Kivu (47%).
Les filles sont plus nombreuses {35%) que les garçons {28%) à n'avoir jamais fréquenté l'école. Cette disparité entre les sexes existe également en milieu rural (44% de filles contre 34% de garçons) et dans la plupart des provinces.
Tableau 4.7 : Pourcentage de la population âgée de 6 à 14 ans n'ayant jamais fréquenté l'école selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Masculin | Féminin | Les deux sexes | |||
% | Effectif des enfants | % | Effectif des enfants | % | Effectif des enfants | |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katangé! Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Prog. non formel | 12,9 | 2.068 | 14,7 | 2.186 | 13,8 | 4.254 |
34,0 | 4.947 | 43,5 | 5.019 | 38,8 | 9.966 | |
9,1 | 662 | 9,0 | 673 | 9,1 | 1.335 | |
23,4 | 448 | 22,3 | 431 | 22,8 | 879 | |
25,8 | 777 | 30,1 | 783 | 27,9 | 1.561 | |
36,6 | 689 | 50,1 | 746 | 43,6 | 1.434 | |
30,2 | 916 | 35,4 | 892 | 32,8 | 1.808 | |
42,0 | 539 | 52,0 | 575 | 47,1 | 1.113 | |
37,4 | 516 | 46,8 | 581 | 42,4 | 1.096 | |
28,5 | 210 | 23,5 | 192 | 26,1 | 402 | |
26,9 | 978 | 36,6 | 1.011 | 31,8 | 1.989 | |
22,4 | 635 | 28, 1 | 675 | 25,3 | 1.310 | |
26,3 | 646 | 38,2 | 647 | 32,3 | 1.293 | |
41,5 | 2.329 | 55,5 | 2.380 | 48 .5 | 4.709 | |
27,2 | 2.738 | 32,5 | 2.833 | 29,9 | 5.571 | |
11,5 | 1.800 | 13,0 | 1.875 | 12,3 | 3.676 | |
18,2 | 86 | 13,3 | 75 | 15,9 | 162 | |
Ensemble du pays | 27,8 | 7.015 | 34,8 | 7.205 | 31,3 | 14.220 |
< 11 " (Kobeta) libanga », littéralement :tailler la pierre. Expression lingala signifiant :se débrouiller durement pour se procurer rapidement de l'argent.
Education l75
Le niveau d'instruction de la mère influe sur ce phénomène. On remarque que 49% d'enfants des mè res sans instruction n'ont jamais fréquenté l'école, alors que la proportion est de 12% pour les enfants dont les mères ont un niveau d'instruction secondaire ou plus. De plus, l'écart entre filles et garçons est plus important chez les enfants issus de mères sans instruction : il est de 14 points contre 1,5 points seulement pour les en fants dont les mères ont un niveau d'instruction secon daire ou plus.
Retard scolaire au niveau de l'enseignement primaire
Le retard des élèves du niveau primaire est apprécié à partir de la proportion d'enfants âgés de plus de 14 ans fréquentant actuellement l'école primaire (tableau 4.8). En effet, partant de l'âge légal de 6 ans pour commencer les études primaires et la durée de celles-ci qui est de 6 ans, et en considérant les 3 années de redoublement autorisées, l'enfant qui a atteint l'âge de 14 ans devrait normalement avoir terminé l'école primaire.
Tableau 4.8 :Pourcentage d'enfants inscrits à l'école primaire ayant dépassé l'âge de 14 ans selon la province et le milieu de résidence
Caractéristiques | Masculin | Féminin | Les deux sexes | |||
% | Effectif des enfants | % | Effectif des enfants | % | Effectif des enfants | |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental | 10,8 | 1.688 | 7,9 | 1.626 | 9,4 | 3.314 |
19,1 | 3.274 | 14,0 | 2.581 | 16,9 | 5.855 | |
5,0 | 513 | 4,2 | 491 | 4,6 | 1.004 | |
19,4 | 350 | 12,5 | 308 | 16,1 | 658 | |
16,2 | 611 | 16,3 | 571 | 16,3 | 1.182 | |
24,0 | 458 | 17,9 | 337 | 21,4 | 795 | |
18,9 | 632 | 14,9 | 544 | 17,1 | 1.176 | |
14,9 | 264 | 8,9 | 210 | 12,3 | 474 | |
16,9 | 321 | 10,3 | 276 | 13,8 | 597 | |
20,6 | 156 | 9,5 | 116 | 15,9 | 272 | |
17,6 | 638 | 8,2 | 499 | 13,4 | 1.137 | |
12,4 | 514 | 9,6 | 470 | 11,1 | 985 | |
17,1 | 505 | 13,9 | 385 | 15,7 | 890 | |
Ensemble du pays | 16,3 | 4.962 | 11,7 | 4.207 | 14,2 | 9.169 |
La proportion des enfants ayant dépassé l'âge légal de l'enseignement primaire est de 14% pour l'ensemble de la ROC, 12% chez les filles et 16% chez les garçons. Ce retard résulte bien entendu des entrées tardives mais aussi des redoublements incontrôlés. Le milieu rural est plus frappé par ce phénomène dont les conséquences sur le développement du pays et la poursuite des études sont néfastes. En effet, le retard des élèves du primaire a des implications sur les entrées et les sorties tardives des enfants à l'école secondaire et à l'université. L'élasticité des années acadé miques, au niveau de l'enseignement universitaire et supérieur, aggrave la situation. Alors qu'autre fois la plupart des étudiants terminaient leurs études universitaires autour de l'âge de 25 ans, c'est autour de 30 ans que beaucoup d'étudiants terminent aujourd'hui leurs études universitaires . A cet âge, et en considérant la durée de chômage probable avant le premier emploi d'une part, et la faible espérance de vie à la naissance d'autre part, on peut craindre que les jeunes diplômés universitaires ne contribuent que pendant très peu d'années à la vie économique.
76 I Eâ 11catio11
Causes de non-fréquentation scolaire actuelle par les enfants de 6 à 14 ans
La non-fréquentation scolaire analysée ici concerne les enfants âgés de 6 à 14 ans rencon trés dans les ménages et qui ne fréquentaient pas l'école au moment de l'enquête ou au cours de l'année scolaire 2000-2001. Il s'agit des enfants qui n'ont jamais fréquenté l'école ainsi que des élèves qui n'allaient pas à l'école au moment de l'enquête. La proportion de ces enfants est obtenue en rapportant leur nombre au total d'enfants de cette tranche d'âges (tableau 4.9).
Tableau 4.9 : Pourcentage d'enfants âgés de 6 à 14 ans ne fréquentant pas l'école selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Sexe masculin | Sexe féminin | Les deux sexes | |||
% | Effectif des enfants | % | Effectif des enfants | % | Effectif des enfants | |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Age de l'enfant 6-9 ans 10-14 ans | 25,6 | 2.068 | 29,0 | 2.186 | 27,4 | 4.254 |
48,0 | 4.947 | 57,0 | 5.019 | 52,5 | 9.966 | |
25,8 | 662 | 26,5 | 673 | 26,1 | 1.335 | |
37,0 | 448 | 37,1 | 431 | 37,1 | 879 | |
36,0 | 777 | 40,2 | 783 | 38,1 | 1.561 | |
50,1 | 689 | 62,9 | 746 | 56,7 | 1.434 | |
45,4 | 916 | 48,0 | 892 | 46,7 | 1.808 | |
59,7 | 539 | 67,1 | 575 | 63,6 | 1.113 | |
48,7 | 516 | 59,3 | 581 | 54,3 | 1.096 | |
41,7 | 210 | 41,2 | 192 | 41,4 | 402 | |
47,3 | 978 | 56,4 | 1.011 | 52,0 | 1.989 | |
28,7 | 635 | 37,3 | 675 | 33,1 | 1.310 | |
34,1 | 646 | 48,2 | 647 | 41,2 | 1.293 | |
54,8 | 3.248 | 58,3 | 3.338 | 56,6 | 6.587 | |
29,8 | 3.766 | 40,0 | 3.867 | 35,0 | 7.633 | |
Ensemble du pays | 41,4 | 7.015 | 48,5 | 7.205 | 45,0 | 14.220 |
L'enquête mpntre que près de la moitié des enfants (45%) de 6 à 14 ans ne fréquentaient pas l'école au moment de l'enquête (année scolaire 2000-2001 ). Les filles sont plus nombreuses que les garçons : 49% contre 41%. Par ailleurs, un peu plus d'un enfant sur deux du milieu rural (53%) est dans cette situation, alors qu'en milieu urbain on observe une proportion de 27% d'enfants qui ne vont pas à l'école.
Par rapport à l'âge de l'enfant, on observe que quel que soit le sexe, les enfants qui ne fré quentaient pas l'école sont plus nombreux parmi les enfants de 6-9 ans que ceux âgés de 10 à 14 ans.
Le tableau 4.10 présente les causes de cette non-fréquentation scolaire selon différentes caractéristiques socio-démographiques des parents des enfants. On y observe que le non paiement des frais scolaires est de loin la cause principale. Ceci reste vrai pour toutes les catégories sociales, dans les de.ux milieux de résidence et dans toutes les provinces. On constate par ailleurs que c'est en milieu urbain, à Kinshasa et dans la province de l'Equateur que cette cause est la plus fréquente .
Education 177
Tableau 4.1O : Pourcentage d'enfants âgés de 6 à 14 ans ne fréquentant pas l'école selon le motif donné et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Motif de non-fréquentation | Effectif des enfants | |||||||
Pas d'écoles proches | Frais scolaires | Echecs scolaires | Maladie prolongée | Change- ment de résidence | Grossesse | Travail | Autres | ||
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Prog. non formel Sexe Masculin Féminin | 1,9 | 72,8 | 1,4 | 4,1 | 5,1 | 0,2 | 0,7 | 13,5 | 1.025 |
10,5 | 60,4 | 1,0 | 4,0 | 1,6 | 0,1 | 0,9 | 21,5 | 5.040 | |
2,5 | 72,8 | 0,9 | 2,3 | 4,1 | 0,0 | 0,2 | 16,9 | 271 | |
8,6 | 51,3 | 1,3 | 5,0 | 4,2 | 0,0 | 0,9 | 28,8 | 303 | |
10,9 | 57,2 | 1,8 | 3,1 | 2,4 | 0,4 | 1,2 | 23,0 | 543 | |
2,0 | 74,5 | 0,8 | 4,8 | 1,7 | 0,0 | 0,4 | 15,8 | 805 | |
15,6 | 56,4 | 1,6 | 7,2 | 3,9 | 0,1 | 0,7 | 14,4 | 814 | |
6,9 | 61,0 | 0,6 | 2,9 | 1,6 | 0,0 | 1,1 | 25,9 | 686 | |
3,4 | 68,1 | 0,2 | 2,4 | 0,8 | 0,2 | 1,5 | 23,3 | 585 | |
8,4 | 44,1 | 0,6 | 4,5 | 3,9 | 0,6 | 1,1 | 36,9 | 165 | |
12,1 | 68, 1 | 1,2 | 2,5 | 0,3 | 0,1 | 0,7 | 15,1 | 977 | |
14,8 | 64,5 | 1,2 | 3,8 | 2,8 | 0,0 | 0,5 | 12,3 | 396 | |
10,6 | 49,6 | 1,2 | 5,4 | 2,8 | 0,0 | 1,4 | 28,9 | 520 | |
9,6 | 58,2 | 0,9 | 4,6 | 2,3 | 0,1 | 0,9 | 23,3 | 1.463 | |
9,4 | 64,2 | 0,8 | 3,8 | 1,9 | 0,0 | 0,7 | 19,3 | 1.633 | |
10,6 | 63,5 | 1,5 | 3,6 | 1,7 | 0,0 | 1,1 | 18,1 | 1.464 | |
8,8 | 63,1 | 1,2 | 4,4 | 1,6 | 0,2 | 1,0 | 19,6 | 1.066 | |
1,2 | 65,8 | 0,7 | 3,7 | 5,7 | 0,6 | 0,6 | 21,6 | 439 | |
9,2 | 65,0 | 1,0 | 3,5 | 1,4 | 0,1 | 0,9 | 18,9 | 2.916 | |
10,1 | 59,6 | 1,0 | 4,7 | 2,1 | 0,2 | 0,7 | 21,5 | 2.362 | |
4,8 | 61,9 | 1,2 | 4,0 | 5,7 | 0,0 | 1,3 | 21, 1 | 747 | |
(10,7) | (68,6) | (0,0) | (3,4) | (0,0) | (0,0) | (0,0) | (17,3) | (38) | |
9,1 | 62,5 | 1,0 | 3,7 | 2,1 | 0,0 | 0,3 | 21,3 | 2.731 | |
9,0 | 62,5 | 1,1 | 4,3 | 2,2 | 0,2 | 1,4 | 19,3 | 3.335 | |
Ensemble du pays | 9,0 | 62,5 | 1,1 | 4,0 | 2,2 | 0,1 | 0,9 | 20,2 | 6.066 |
Deux faits complémentaires peuvent expliquer cette situation : le manque réel de moyens financiers permettant aux parents de payer les frais de scolarité, et la pratique actuelle qui consiste à ne pas admettre les enfants non en règle avec l'école en ce qui concerne le paiement de minerval. Dans certains cas, les élèves sont expulsés pour un ou quelques jours seulement de retard de paiement. Cette pratique résulte, selon les chefs d'établissements, de la nécessité d'avoir les moyens nécessaires pour faire fonctionner l'école, y compris le paiement de la « prime » due aux ensei gnants. Ceci pose le problème de la responsabilité de l'Etat congolais vis-à-vis du financement de la scolarisation des enfants. Sa démission et le fait de faire endosser cette charge aux parents condui sent à la non-fréquentation, momentanée ou prolongée, d'une bonne moitié des enfants congolais comme observé au tableau 4.9.
Plusieurs autres causes sont citées pour expliquer la non-fréquentation scolaire. Ily a d'abord un ensemble de causes dites « autres », que les mères n'ont pas voulu ou pu déclarer au moment de l'enquête. Il peut s'agir des causes pour lesquelles elles se sentent coupables, car il semble invrai semblable qu'un parent ne sache pas pourquoi son enfant ne fréquente pas. Il faudrait approfondir les analyses sur cette question. L'éloignement des écoles par rapport aux domiciles des enfants est une autr cause de non-fréquentation de 9% d'enfants :11% en milieu rural et 2% en milieu urbain.
78 I Education
Dans certains milieux ruraux, les enfants doivent franchir des kilomètres pour effectuer les va-et vient entre leurs villages et leurs écoles. La situation serait particulièrement dramatique dans la pro vince Orientale, au Kasaï Oriental et au Bandundu. Il se pose là un problème de la carte scolaire, c'est-à-dire de la distribution de l'offre éducative en fonction de la demande sociale de chaque milieu.
Les maladies prolongées constituent égale ment une cause de non-fréquentation scolaire ; elles gênent indistinctement les enfants en milieu urbain et en milieu rural.
Les changements de résidence provoquent aussi la non-fréquentation scolaire, principalement dans les milieux urbains, sans doute parce qu'ils exigent de faire réinscrire les enfants dans les écoles des nouveaux lieux de résidence. Or l'inscription d'un enfant dans une école, notamment en ville, au cours d'une année sco laire n'est pas aisée.
Efficacité interne du système scolaire
L'efficacité interne est analysée d'abord en considérant les promotions, redoublements et abandons scolaires, ensuite en l'examinant au niveau de toute l'école primaire (de la première à la cinquième année) et enfin en traitant du passage du primaire au secondaire.
Promotion, redoublement et abandon scolaires
Le taux de promotion se situe à 57% en première année. Ilaugmente d'uneannée à une autre jusqu'à atteindre 79% en 4ème année et 82% en 5ème année (tableau 4.11). Les abandons et les redoublements sont relativement plus nombreux en 1ère année primaire et diminuent au fur et à mesure que les enfants s'adaptent au système scolaire.
Tableau 4.11 :Taux de rendement interne du système scolaire
Année d'étude | Sexe masculin | Sexe féminin | Les deux sexes | ||
1ere | Taux de promotion Taux de redoublement Taux d'abandon | 57,8 29,6 12,6 | 55,9 30,2 139 | 56,9 29,9 132 | |
2è | Taux de promotion Taux de redoublement Taux d'abandon | 72,9 16,1 10,9 | 72,8 13,5 13,7 | 72,9 14,9 12,2 | |
3è | Taux de promotion Taux de redoublement Taux d'abandon | 76,2 13,0 10,9 | 75,8 11,1 13 1 | 76,0 12,1 11 9 | |
Taux de promotion | 79,2 | 77,8 | 78,6 | ||
4è | Taux de redoublement | 11,5 | 12,5 | 11,9 | |
Taux d'abandon | 9,3 | 9,7 | 9,5 | ||
Taux de promotion | 83,3 | 79,8 | 81,8 | ||
5è | Taux de redoublement | 11,5 | 9,8 | 10,8 | |
Taux d'abandon | 5,2 | 10,4 | 7,4 | ||
Taux | Taux de promotion | 73,9 | 72,4 | 73,2 | |
moyens | Taux de redoublement | 16,3 | 15,4 | 15,9 | |
Taux d'abandon | 9,8 | 12,2 | 10,8 | ||
Quelle que soit l'année d'étude considérée, le taux de redoublement est plus élevé que le taux d'abandon. L'écart est plus important en première année et il s'amenuise entre la deuxième et la quatrième années.
Education l79
Graphique 4.5. Taux de promotion selon les années d'étude et le sexe
90
80
70
60
Graphique 4.5. Taux de promotion selon les années d'étude et le sexe
90
80
70
60
J!! 50
J!! 50
40
40
a. 30
a. 30
20
10
0
20
10
0
1ère
2ème
3ème
Années d'étude
4ème
5ème
1ère
2ème
3ème
Années d'étude
4ème
5ème
I •Masculin •Féminin 1
I •Masculin •Féminin 1
CD
O>
CD
O>
C
GI
C
GI
f
f
:::1
0
:::1
0
Le taux de promotion est plus faible chez les filles en première année, mais il tend à s'équili brer dès la deuxième année. Les taux d'abandons sont, à toutes les années, légèrement plus élevés chez les filles que chez les garçons.
Survie scolaire en 5ème année d'enseignement primaire
La survie scolaire(1> en 5ème année est très faible. Sur 100 enfants inscrits en 1ère année primaire, 25 seulement atteignent la 5ème année primaire après 4 années de scolarité. Le système scolaire congolais n'est pas efficace au vu de ces résultats. Plusieurs facteurs expliquent cette situation dont la démotivation des enseignants et l'insuffisance de formation, de recyclage et de matériel pédagogique sont les plus importants.
Les écoles opèrent dans un environnement social et éco nomique de plus en plus difficile. L'encadrement à domi cile des élèves se relâche du fait des conditions de vie de plus en plus précaires. L'école offre aujourd'hui peu de débouchés.
Il faut remarquer que le système scolaire congolais opère un véritable tri. Il procède à un tamisage des enfants d'une année à une autre pour ne garder que les plus brillants. En effet, on constate que les taux de survie augmentent avec les années d'étude : le taux passe de 57% de la 1ère année à la 2ème année, à 73% de la 2ème année à la 3ème année, et à 79% de la 4ème année à la 5ème année.
Entre les sexes, on observe peu de différence dans les taux de survie scolaire de la première
à la cinquième primaire.
La survie scolaire est influencée par le niveau de pauvreté. Le taux de survie chez les enfants des ménages les plus riches se situe à 41% contre 18% chez les enfants des ménages les plus pauvres. Ainsi, non seulement les enfants des familles pauvres sont moins scolarisés que ceux des familles plus riches, mais ils ont encore moins de chance de terminer leurs études primaires que ces derniers. On peut parler d'une sélection sociale qui s'opère à travers l'école, au profit des en fants des ménages les plus aisés.
11, Le taux de survie de la première à la cinquième mesure la proportion d'élèves inscrits en première année qui atteignent la cinquième année. Ce taux est construit selon le principe de la cohorte fictive: si les taux de promotion, de redoublement et d'abandon observés durant une année scolaire étaient ceux d'une cohorte, le taux de survie de la première à la cinquième année de cette cohorte serait
celui calculé.
80 1 Education
Tableau 4.12 : Pourcentage d'enfants entrant en 1ère année d'enseignement primaireet qui atteignent la Sème année selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | % de la 1ère à la 2ème | % de la 2ème à la 3ème | % de la 3ème à la 4ème | % de la 4ème à la 5ème | % de ceux de la 1ère année qui atteionent la 5ème |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Sexe Masculin Féminin | 67,5 | 77,0 | 79,0 | 81,9 | 33,6 |
52,4 | 70,7 | 74,0 | 75,9 | 20,8 | |
73,3 | 83,8 | 81,7 | 82,0 | 41, 1 | |
59,2 | 74,6 | 70,4 | 81,1 | 25,2 | |
63,2 | 86,6 | 84,8 | 87,9 | 40,7 | |
48,4 | 66,5 | .62,7 | 76,3 | 15,4 | |
51,9 | 68,9 | 77,5 | 69,3 | 19,2 | |
39,6 | 42,3 | 55,3 | 57,7 | 5,3 | |
62,2 | 61,5 | 66,9 | 71,4 | 18,3 | |
55,1 | 74,0 | 78,6 | 84,0 | 26,9 | |
49,7 | 66,3 | 72,7 | 76,1 | 18,2 | |
59, 1 | 78,6 | 82,0 | 83,7 | 31,9 | |
64,4 | 82,1 | 85,7 | 84,3 | 38,2 | |
47,2 | 67,7 | 72,3 | 77,5 | 17,9 | |
51,9 | 63,6 | 74,4 | 78,9 | 19,4 | |
55,6 | 69,4 | 75,7 | 72,7 | 21,2 | |
58,0 | 74,6 | 74,6 | 79,5 | 25,7 | |
72,4 | 85,7 | 80,3 | 81,6 | 40,7 | |
57,8 | 72,9 | 76,2 | 79,2 | 25,5 | |
55,9 | 72,8 | 75,8 | 77,8 | 24,0 | |
' | |||||
Ensemble du pays | 56,9 | 72,9 | 76,0 | 78,6 | 24,8 |
Des inégalités sont également observées entre provinces. Kinshasa, Bandundu, Kasaï Oc cidental et Kasaï Oriental présentent les taux de rétention les plus élevés, même s'ils ne dépassent pas les 50%. En revanche, c'est le Nord-Kivu qui retient le moins les enfants dans le système sco laire.
Dans l'ensemble, les taux de survie en 5ème année primaire connaissent une stagnation entre 1995 et 2001 (25%).
Transition du primaire au secondaire
Le tableau 4.13 présente les taux bruts de transition du primaire au secondaire, qui mesurent le niveau de passage de l'enseignement primaire à l'enseignement secondaire. Il s'agit du rapport entre le nombre total de nouveaux élèves inscrits en première année du secondaire de l'année sco laire en cours et le nombre total des inscrits de la sixième année du primaire de l'année scolaire précédente.
Le taux de transition du primaire au secondaire est élevé. Sur 100 élèves qui terminent la 6ème primaire, 81 s'inscrivent en 1ère année secondaire. Il y a peu de différence entre garçons et filles au niveau de l'ensemble du pays.
Education Is1
Tableau 4.13 :Taux brut de transitionde l'enseignement primaire à l'enseignement secondaire
Milieu de résidence | Garçons | Filles | Les | deux sexes | ||
% | Effectif des enfants | % | Effectif des enfants | % | Effectif des enfants en 6ème primaire | |
Urhain | 85,4 | 174 | 84,2 | 171 | 84,8 | 345 |
Rural | 77,8 | 180 | 74,5 | 109 | 76,6 | 289 |
Ensemble du pays | 81,5 | 354 | 80,4 | 280 | 81,0 | 634 |
Le taux de transition en milieu urbain (85%) est plus élevé que celui du milieu rural (77%). Ce qui laisse penser que le rendement interne des écoles est meilleur en milieu urbain. Cette situation serait favorisée par un personnel enseignant plus qualifié dont bénéficieraient les écoles en milieu urbain, comparativement à celles du milieu rural,et peut-être aussi des conditions d'étude meilleures en milieu urbain.
NIVEAU D'INSTRUCTION ET ANALPHABETISME DES ADULTES
Cette section aborde le niveau d'instruction et d'analphabétisme des adultes (personnes âgées de 15 et plus)<1i. L'analphabétisme est mesurée par l'incapacité à lire et à écrire un texte dans une langue quelconque. L'enquête MICS2 s'est contentée des déclarations des personnes enquêtées sur leur capacité de lire et d'écrire sans contrôler ces déclarations par un texte de lecture, d'écriture et de calcul.
Analphabétisme des adultes de 15 ans et plus
On s'intéresse ici au niveau d'analphabétisme de toute la population de 15 ans et plus. En observant la moyenne nationale, on constate que le taux d'analphabétisme de cette catégorie est élevé : 32 personnes âgées de 15 ans et plus sur 100 ne savent ni lire ni écrire. Il existe un grand écart entre les hommes (19%) et les femmes (44%). Cette situation est due notamment à l'absence d'un programme national d'alphabétisation des adultes, aux insuffisances des structures d'encadre ment, au peu d'intérêt accordé à l'alphabétisation et à certains facteurs socioculturels à élucider.
L'analphabétisme en milieu rural est de loin supérieur à celui du milieu urbain (40% contre 14%). Le taux féminin en milieu rural (55%) est plus du double de celui des femmes du milieu urbain (21%). Le taux d'analphabétisme varie de 10% pour les ménages les plus riches à 43% pour les plus pauvres. On peut en conclure que le niveau de pauvreté détermine le niveau de l'alphabétisation.
Les taux d'analphabétisme des adultes varient de 11% à Kinshasa, à 48% au Nord-Kivu. Au Nord-Kivu et à l'Equateur, c'est près de la moitié de la population qui ne sait ni lire ni écrire (tableau 4.14).
( •o Etant donné que c'est à travers l'école que se fait l'alphabétisation, les personnes qui n'ont jamais été à l'école courent le risque de rester analphabètes toute leur vie du fait de la quasi inexistence des programmes d'alphabétisation des adultes dans le pays.
82 I Education
Tableau 4.14 : Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus ne sachant ni lire ni écrire selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Sexe masculin | Sexe féminin | Les deux sexes | ||||||
% Analpha- bète | Ne sait oas | Effectif | % Analpha- bète | Ne sait oas | Effectif | % Analpha- bète | Ne sait oas | Effectif | |
Milieu de résidence | |||||||||
Urbain | 7,3 | 0,6 | 4.474 | 20,6 | 1,6 | 4.721 | 14,1 | 1,1 | 9.195 |
Rural | 24,4 | 1,8 | 9.283 | 55,0 | 5,2 | 10.102 | 40.3 | 3,6 | 19.385 |
Province | |||||||||
Kinshasa | 6,0 | 0,2 | 1.551 | 14,5 | 0,6 | 1.700 | 10,5 | 0,4 | 3.251 |
Bas-Congo | 16,7 | 0,5 | 869 | 41,8 | 0,5 | 986 | 30,0 | 0,5 | 1.854 |
Bandundu | 16,4 | 0,6 | 1.582 | 41, 1 | 1,3 | 1.767 | 29,5 | 1,0 | 3.349 |
Equateur | 24,4 | 1,7 | 1.352 | 60,7 | 5,5 | 1.488 | 43,4 | 3,7 | 2.840 |
Orientale | 20,6 | 2,0 | 1.770 | 46,7 | 4,9 | 1.937 | 34,2 | 3,5 | 3.707 |
Nord-Kivu | 34,8 | 1,0 | 946 | 60,0 | 1,7 | 1.006 | 47,8 | 1,4 | 1.952 |
Sud-Kivu | 22,1 | 4,5 | 971 | 53,7 | 8,9 | 1.028 | 38,3 | 6,8 | 1.999 |
Maniema | 18,0 | 1,4 | 409 | 52,3 | 5,5 | 417 | 35,3 | 3,5 | 826 |
Katanga | 22,5 | 0,9 | 1.897 | 48,9 | 3,2 | 1.989 | 36,0 | 2,1 | 3.885 |
Kasaï Oriental | 13,4 | 1,8 | 1.273 | 36,5 | 7,4 | 1.328 | 25,2 | 4,7 | 2.601 |
Kasaï Occidental | 15,9 | 1,7 | 1.138 | 43,2 | 7,7 | 1.178 | 29,8 | 4,8 | 2.316 |
Niveau de pauvreté | |||||||||
Plus pauvres | 25,2 | 1,8 | 2.760 | 59,0 | 4,4 | 3.005 | 42,8 | 3,1 | 5.765 |
Pauvres | 26,9 | 2,1 | 2.638 | 54,9 | 7,4 | 2.903 | 41,6 | 4,9 | 5.541 |
Moyens | 22,5 | 1,7 | 2.596 | 54,0 | 4,5 | 2.877 | 39,0 | 3,2 | 5.473 |
Riches | 15,8 | 1,4 | 2.792 | 39,0 | 3,5 | 2.942 | 27,7 | 2,5 | 5.733 |
Plus riches | 5,3 | 0,2 | 2.971 | 15,1 | 0,7 | 3.097 | 10,3 | 0,5 | 6.069 |
Age | |||||||||
15-24 ans | 21,7 | 1,6 | 5.167 | 35,7 | 3,2 | 5.420 | 28,9 | 2,4 | 10.586 |
25-34 ans | 13,8 | 1,0 | 3.065 | 36,5 | 3,0 | 3.735 | 26,2 | 2, 1 | 6.800 |
35-44 ans | 13,9 | 0,7 | 2.608 | 46,0 | 4,0 | 2.645 | 30,0 | 2,4 | 5.253 |
45-54 ans | 17,7 | 1,0 | 1.534 | 57,2 | 5,6 | 1.555 | 37,6 | 3,3 | 3.089 |
55-64 ans | 24,4 | 3,5 | 785 | 72,8 | 7,4 | 878 | 50,0 | 5,6 | 1.663 |
65et+ ans | 37,4 | 2,9 | 598 | 82,7 | 9,5 | 591 | 59,9 | 6,2 | 1.189 |
Ensemble du pays | 18,8 | 1,4 | 13.757 | 44,1 | 4,1 | 14.823 | 31,9 | 2,8 | 28.580 |
Le taux d'analphabétisme en ROC n'a pas varié entre 1995 et 2001. Il est passé de 33% en 1995 à 32% en 2001 pour l'ensemble du pays ; de 18% à 19% chez les hommes et de 46% à 44% chez les femmes. Ce taux n'a pas changé non plus lorsqu'on considère chaque milieu de résidence.
Graphique 4.6. Taux d'analphabétisme selon la province
60 ----------------------------------,
50 -- ---·-·-··------·--·---- ---- ··--- ··· -- -·- - ----
Nord·Klvu Equateur Sud-Kivu Katanga Maniema Orientale Bas-Congo Kasaî Bandundu Kasaî Kinshasa
Occidental Oriental
Province
Education j XJ
Alphabétisation des jeunes adultes de 15-24 ans
Le tableau 4.14 fournit les taux d'analphabétisme des jeunes de 15 à 24 ans. Cette tranche d'âge inclut normalement tous les élèves et étudiants du niveau primaire, secondaire et universitaire. On constate que ce taux reste élevé: pour 100 personnes âgées de 15-24 ans, 29 ne savent ni lire ni écrire. Le taux des femmes (36%) est supér ieur à celui des hommes (22%). Ce taux traduit plusieurs faits. D'abord il confirme qu'une bonne proportion d'enfants n'a jamais fréquenté l'école et n'a jamais bénéficié d'un programme quelconque d'alphabétisation. Il indique aussi que le niveau de rétention dans l'enseignement primaire, secondaire et universitaire est bas. Ilexplique en outre que le système d'enseignement n'arrive pas à inculquer correctement aux futurs adultes les connaissances de base de la lecture et de l'écriture. La possibilité de retomber dans l'analphabétisme de retour, appelée l'illettrisme, est grande.
4.3.3 Niveaux d'instruction de la population de 15 ans et plus
Ce paragraphe examine le niveau d'instruction atteint à l'école par les personnes de 15 ans et plus. Il est obtenu à partir des déclarations des enquêtés sur la dernière classe qu'ils ont suivie et réussie. Les résultats obtenus indiquent qu'au total, près d'un quart de la population de 15 ans et plus (24%) est sans instruction ; 39% se sont arrêtés au niveau primaire tandis que 36% ont atteint un niveau secondaire ou universitaire.
En milieu rural près d'un tiers (31%) des adultes est sans instruction. Les femmes non ins truites y représentent 44% des femmes adultes.
Tableau 4.15 : Pourcentage de la population âgée de 15ans et plus selon le niveau d'instruction atteint, le milieu de résidence et le sexe
Niveau d'instruction | Milieu urbain | Milieu rural | Ensemble | ||||||
H | F | Deux sexes | H | F | Deux sexes | H | F | Deux sexes | |
Sans instruction | 3,8 | 13,6 | 8,8 | 16, 1 | 44,0 | 30,7 | 12,1 | 34,3 | 23,6 |
Primaire | 23,5 | 31 ,7 | 27,7 | 46,8 | 42,4 | 44,5 | 39,2 | 39,0 | 39,1 |
Secondaire ou plus | 69,5 | 52,1 | 60,6 | 36,2 | 12,8 | 24,0 | 47,0 | 25,4 | 35,8 |
Programme non formel | 1,9 | 2,3 | 2,1 | 0,8 | 0,7 | 0,7 | 1,1 | 1,2 | 1,2 |
Ne sait oas | 1,3 | 0,3 | 0,8 | 0 1 | 0 1 | 0 1 | 0 6 | 0 1 | 0 3 |
Ensemble du pays | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
Effectifs d'enfants | 4.474 | 4.721 | 9.195 | 9.283 | 10.102 | 19.385 | 13.757 | 14.823 | 28.580 |
En milieu urbain, les personnes ayant atteint le niveau secondaire sont les plus nombreuses et celles qui n'ont aucune instruction représentent moins de 10%. On observe une disparité entre les sexes, les femmes étant plus nombreuses dans les deux premières catégories (sans instruction et niveau primaire) .
4.3.4. Population n'ayant jamais fréquenté l'école
Le tableau 4.16 montre que 22% de la proportion de 15 ans et plus n'ont jamais fréquenté l'école. C'est surtout en milieu rural que le taux est le plus élevé par rapport au milieu urbain : 29% contre 8%. L'écart est important entre les deux milieux. Il l'est aussi entre les femmes et les hom mes, car les femmes n'ayant jamais étudié sont trois fois plus nombreuses que les hommes : 33% contre 11%.
84 I Education
Tableau 4.16 :Pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus n'ayant jamais fréquenté l'école
Milieu de résidence | Sexe masculin | Sexe féminin | Les deux sexes | |||
% | Effectifs | % | Effectifs | % | Effectifs | |
Urbain Rural | 2,5 14,4 | 4.474 9.283 | 12,5 42,0 | 4.721 10.102 | 7,6 28,8 | 9.195 19.385 |
Ensemble du pays | 10,5 | 13.757 | 32,6 | 14.823 | 22,0 | 28.580 |
CONCLUSION
Ce chapitre a examiné la situation de l'éducation des enfants, des jeunes et des adultes. Il ressort de l'analyse des données que:
L'éducation préscolaire est très peu organisée et n'est suivie que par 3% d'enfants de 36 à 59 mois. Les programmes d'éducation préscolaire restent l'apanage des villes et des ménages les plus riches;
Le taux net d'admission en 1ère année primaire est très faible : 17% seulement d'enfants commencent l'école primaire à l'âge légal de 6 ans, à cause, entre autres, des entrées tardives, des difficultés économiques des parents et de la distance séparant les domici les des écoles. La tendance par rapport à 1995 est à la baisse;
Sur 100 enfants nouvellement inscrits en 1ère année primaire, 20 seulement ont l'âge légal requis de 6 ans. Les enfants âgés de 9 ans et plus représentent 32% dans l'ensem ble, et 41% en milieu rural;
Un peu plus de la moitié (52%) des enfants de 6-11 ans fréquentent l'école. Les garçons sont plus scolarisés que les filles ; les enfants du milieu urbain le sont plus que ceux du milieu rural ; ceux des parents les plus riches le sont plus que ceux des parents les plus pauvres; en outre, 31% d'enfants de 6-14 ans n'ont jamais fréquenté l'école; il s'agit surtout des filles, des enfants en milieu rural et des enfants des parents pauvres;
Près de la moitié (45%) des enfants de 6 à 14 ans ne fréquentaient pas l'école au mo ment de l'enquête. Les filles et les enfants du milieu rural sont plus frappés par cette situation. Le non-paiement des frais scolaires en est la cause principale; soit que les parents n'ont pas de moyens pour payer le minerval des enfants, soit encore que ces derniers sont expulsés de l'école pour un ou quelques jours de retard de paiement;
Les déperditions scolaires sont très importantes en ROC. Sur 100 enfants qui entrent en 1ère année primaire, 25 seulement atteignent la 5ème année primaire. La démotivation des enseignants et leur "vieillesse" physique et intellectuelle, l'insuffisance de matériels didactiques ainsi que l'environnement social et économique expliquent ce fait;
Par ailleurs, le système scolaire congolais opère un véritable tri des enfants les plus brillants. Un tamisage, pour ainsi dire, est effectué dans les classes inférieures, pour ne garder, au bout du cycle, que les élèves les plus performants;
Près d'un quart (24%) de la population de 15 ans et plus est sans instruction, et 39% n'ont qu'une formation de niveau primaire. La population qui a un niveau secondaire ou plus représente 36% dont 25% de femmes et 47% d'hommes;
Education j 85
Le taux d'analphabétisme est assez élevé: 32 personnes âgées de 15 ans et plus sur 100 ne savent ni lire ni écrire. L'écart est grand entre les hommes (19%) et les femmes (44%).
Au total, aucun objectif du Sommet Mondial pour les Enfants relatif à l'éducation n'a été atteint en ROC. La situation observée en 1995, qui était déjà préoccupante, s'est même détériorée davan tage. Les enfants congolais se trouvent donc dans une situation peu favorable à leur épanouisse ment et à leur accès à l'éducation de base. La fréquentation scolaire constitue à l'heure actuelle un grand problème pour les parents d'élèves et pour toute la communauté nationale. L'analphabétisme chez les jeunes et les adultes demeure inquiétant, en particulier pour les femmes.
86 I Education
SANTE DES MERES ET DES ENFANTS 5
INTR ODUCTION
Ce chapitre traite de la santé des mères et des enfants en deux sections : la première exa mine la santé de la mère et du nouveau-né à travers la couverture des soins prénatals et des accou chements assistés (section 5.1) ; la seconde analyse les soins des maladies chez les enfants de moins de cinq ans en passant en revue les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires aiguës, le paludisme, la connaissance des symptômes nécessitant des soins appropriés et le traitement des maladies (section 5.2).
Les objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants y relatifs sont les suivants :
objectif 11 : accès de toutes les femmes enceintes aux soins prénatals, aux soins du personnel de santé qualifié pendant l'accouchement et aux établissements auxquels sont envoyés les cas de grossesses difficiles et d'urgences obsté triques ;
objectif 23 : réduction de 50% des décès dus à la diarrhée chez les enfants âgés de moins de cinq ans et réduction de 25% de l'incidence de la diarrhée ;
objectif 24 : réduction du tiers des décès dus aux infections respiratoires aiguës (IRA) chez les enfants de moins de cinq ans.
L'évaluation en 1995 des progrès accomplis à mi-chemin de la décennie par rapport à ces objectifs avait indiqué entre autres les résultats suivants :
la prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de cinq ans était de 23% dans l'ensemble et des différences importantes étaient observées entre les milieux de rési dence : 19% en milieu urbain contre 24% en milieu rural ;
au total, 56% d'enfants (61% en milieu urbain contre 55% en milieu rural) avaient souffert de la toux ou du rhume.
MICS2 permet de déterminer les tendances par rapport à la situation de 1995. Elle examine en plus d'autres indicateurs relatifs à la prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME) et au paludisme.
SANTE DE LA MERE ET DU NOUVEAU-NE
Couverture des soins prénatals
Les consultations prénatales de qualité sont indispensables pour assurer la vaccination des mères contre le tétanos et pour détecter précocement et prendre en charge les complications poten tielles et les facteurs de risques pendant la grossesse et l'accouchement, notamment la pré-éclampsie, l'anémie, les maladies sexuellement transmissibles et la transmission du VIH/SIDA de la mère à l'enfant. Elles permettent ainsi de prévenir les décès maternels.
La couverture des soins prénatals a été mesurée par le rapport entre le nombre de femmes âgées de 15-49 ans ayant consulté, au moins une fois durant la grossesse, un personnel de santé qualifié (médecin, infirmier(ère) ou accoucheuse) et le nombre total de femmes ayant eu une nais sance vivante au cours des 12 derniers mois.
Santé des mères et des enfants l87
L'enquête MICS2 a interviewé 12.407 femmes âgées de 15-49 ans dont 2.666 ont eu une naissance vivante au cours des 12 derniers mois. Le tableau 5.1 donne la couverture des soins prénatals selon différentes caractéristiques socio-démographiques.
Tableau 5.1 : Répartition (en %) des femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des 12 derniers mois selon le type de personnel dispensant des soins prénatals et certaines caractéristi ques socio-démographiques
Caractéristiques | Personnel consulté pour les soins prénatals | Personnel qualifié | Effectifs des femmes avec naissances vivantes | ||||||
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Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Sexe du chef de ménage Masculin Féminin Age du chef de ménage < 25 ans 25 à 49 ans 50 ans et olus | 16,6 | 19,5 | 39,4 | 21,6 | 1,4 | 1,5 | 100,0 | 80,5 | 800 |
32,0 | 2,6 | 38,0 | 22,4 | 4,0 | 1,0 | 100,0 | 63,0 | 1.867 | |
13,9 | 36,2 | 32,2 | 16,6 | 0,3 | 0,8 | 100,0 | 85,0 | 239 | |
12,7 | 8,9 | 64,9 | 11,2 | 2,3 | 0,0 | 100,0 | 85,1 | 173 | |
19,0 | 3,6 | 25,9 | 48,5 | 2,7 | 0,3 | 100,0 | 78,0 | 314 | |
36,0 | 1,5 | 40,3 | 18,6 | 2,5 | 1,1 | 100,0 | 60,3 | 245 | |
31,2 | 5,6 | 19,8 | 36,4 | 5,5 | 1,6 | 100,0 | 61,7 | 317 | |
27,8 | 5,5 | 43,0 | 19,8 | 2,9 | 1,2 | 100,0 | 68,2 | 177 | |
28,7 | 5, 1 | 41,2 | 17,3 | '5,3 | 2,4 | 100,0 | 63,6 | 206 | |
21,5 | 3,6 | 60,7 | 8,4 | 3,6 | 2,4 | 100,0 | 72,6 | 77 | |
40,1 | 3,8 | 38,2 | 14,7 | 0,7 | 2,4 | 100,0 | 56,7 | 369 | |
22,4 | 9,5 | 46 ,5 | 17,0 | 4, 1 | 0,5 | 100,0 | 73,0 | 257 | |
33,7 | 2,9 | 42,7 | 14,8 | 5,9 | 0,0 | 100,0 | 60,4 | 291 | |
37,0 | 2,9 | 35,7 | 20,1 | 3, 1 | 1,2 | 100,0 | 58,7 | 564 | |
34,8 | 2,8 | 35,8 | 19,7 | 5,8 | 1,2 | 100,0 | 58,3 | 554 | |
27,2 | 3,3 | 39,5 | 25,6 | 3,6 | 0,8 | 100,0 | 68,4 | 565 | |
23,6 | 4,7 | 40,7 | 26,8 | 3,0 | 1,2 | 100,0 | 72,2 | 540 | |
11,0 | 28,9 | 41, 1 | 17,8 | 0,0 | 1,2 | 100,0 | 87,8 | 443 | |
39,1 | 3,0 | 32,0 | 19,7 | 5,0 | 1,3 | 100,0 | 54,7 | 742 | |
28,0 | 3,5 | 41,4 | 22,8 | 3,1 | 1,1 | 100,0 | 67,7 | 1.175 | |
15,0 | 18,8 | 40,5 | 23,3 | 1,5 | 1,0 | 100,0 | 82,5 | 730 | |
27,0 | 7,7 | 38,7 | 22,5 | 3,1 | 1,1 | 100,0 | 68,9 | 2.435 | |
32,3 | 7,5 | 35,5 | 18,5 | 4,9 | 1,3 | 100,0 | 61,5 | 232 | |
22,6 | 3,8 | 42,8 | 20,9 | 5,7 | 4, 1 | 100,0 | 67,5 | 143 | |
27,2 | 7,8 | 39,0 | 22,4 | 2,8 | 0,8 | 100,0 | 69,1 | 2.098 | |
30,0 | 8,5 | 34,2 | 21,4 | 4,5 | 1,4 | 100,0 | 64,1 | 425 | |
Ensemble du pays | 27,4 | 7,7 | 38,4 | 22,2 | 3,2 | 1,1 | 100,0 | 68,2 | 2.666 |
Les données montrent qu'un peu plus de deux tiers des femmes enceintes (68%) reçoivent leurs soins prénatals d'un personnel qualifié. Il faut cependant noter que 27% de femmes enceintes n'utilisent pas les services de consultation prénatale et que 4% consultent un personnel non qualifié (accoucheuses traditionnelles formées ou non).
88 I Santé des mères et des enfants
Le niveau de consultation en ROC est appréciable si on le compare à celui observé en 2000 dans d'autres pays africains tels que le Tchad (42%), le Mali (47%), le Niger (40%) et le Nigeria (36%) (Sadio, 2001).
Le fait que près d'un tiers des femmes enceintes ne bénéficient pas des soins prénatals constitue un problème important de santé. S'agit-il d'un problème de coût, d'accessibilité, d'organi sation des services de santé ou de culture ? Une étude plus approfondie sur la question devrait être menée pour répondre à ces interrogations.
L'accès aux soins prénatals est élevé et pourtant la mortalité maternelle est aussi élevée (1.289 pour cent mille naissances). Ce résultat suggère une faible relation entre l'accès aux soins prénatals et la mortalité maternelle en ROC. La qualité des soins joue certainement un rôle important dans cette relation.
La couverture des soins prénatals est plus élevée en milieu urbain (81%) qu'en milieu rural (63%). La pro portion des femmes enceintes en milieu rural qui ne con sultent pas un personnel de santé durant leur gros sesse (32%) est presque le double de celle du milieu ur bain (17%).
Le problème d'accessibilité géographique et financière, ainsi que le manque de personnel de qualité seraient les principales causes de ce faible niveau de consultations prénatales dans les zones rura les.
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....
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La répartition par province montre que Kinshasa et la province du Bas-Congo ont les taux les plus élevés de femmes enceintes qui consultent un personnel qualifié (graphique 5.1). Les propor tions sont de .85% dans CP,.. deux provinces . Le taux le plus bas est observé au Katanga (57%).
Graphique 5.1. Couverture des soins prénatals
Graphique 5.1. Couverture des soins prénatals
100
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50
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IL
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Bas-Congo Kinshasa Bandundu Kasaï Maniema Nord-Kivu Sud-Kivu Orientale Kasaï Equateur Katanga
Oriental Occidental
Province
Bas-Congo Kinshasa Bandundu Kasaï Maniema Nord-Kivu Sud-Kivu Orientale Kasaï Equateur Katanga
Oriental Occidental
Province
:,
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Le niveau de pauvreté du ménage et le niveau d'instruction de la mère influencent le degré d'utilisation des services de consultation prénatale. Plus la femme a un niveau socio-économique élevé, plus elle consulte un personnel qualifié : le taux varie de 59% chez les plus pauvres à 88% chez les plus riches. De même, plus la femme est instruite, plus elle consulte un personnel qualifié: le taux varie de 55% chez les femmes sans instruction à 83% chez celles ayant atteint le niveau secondaire ou plus.
Santé des mères et des enfants j 89
8
8
Les résultats de l'enquête « Etat des Lieux du Secteur de fa Santé ,, (ELS, 1999) avaient indiqué un taux moyen national de 67% (80% en milieu urbain et 65% en milieu rural), et MICS2 estime à 68% les femmes qui ont accès aux soins prénatals. Par rapport à 1998, la couverture des soins prénatals semble être en stagnation (graphique 5.2).
Graphique 5.2. Evolution de la couverture des soins prénatals
de 1998 à 2001
90 ,-- --
79,6 80,5
Graphique 5.2. Evolution de la couverture des soins prénatals
de 1998 à 2001
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g,
70
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IL
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Moyenne nationale
Urbain
Milieude résidence
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Rural
Moyenne nationale
Urbain
Milieude résidence
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Rural
Couverture des accouchements assistés
L'assistance pendant l'accouchement par un personnel qualifié permet d'améliorer la santé des enfants qui naissent ainsi que celle de leurs mères. Elle permet aussi la prise en charge des complications obstétricales qui surviennent au moment des accouchements.
Le tableau 5.2 donne la proportion des femmes âgées de 15-49 ans assistées pendant l'ac couchement par un personnel qualifié : médecin, infirmier(ère) ou accoucheuse.
Dans l'ensemble du pays, 61% de femmes sont assistées par un personnel qualifié au mo ment de l'accouchement, dont 3% par un médecin, 20% par un(e) infirmier(e) et 37% par une accou cheuse. Ces deux dernières catégories sont les plus importantes, alors que ce personnel est moins qualifié que les médecins.
La couverture des accouchements assistés est plus élevée en milieu urbain qu'en milieu rural. En effet, 83% des femmes du milieu urbain ont été assistées par un personnel qualifié durant leur accouchement contre 51% de femmes du milieu rural. Il faut signaler que 42% des femmes en milieu rural sont assistées par un personnel non qualifié (accoucheuses traditionnelles formées ou non, parents/amis et autres).
90 1 Santé des mères et des enfants
Tableau 5.2 : Répartition (en %) des femmes âgées de 15-49 ans ayant eu une naissance vivante au cours des 12 derniers mois par type de personnel ayant assisté la femme à l'accouchement, selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Personnel ayant assisté la femme à l'accouchement | Person- nel qualifié | Effectifs des femmes avec naissances vivantes | |||||||
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Milieu de résidence | ||||||||||
Urbain | 7,5 | 24,5 | 51,2 | 6,4 | 5,0 | 0,7 | 4,6 | 100,0 | 83,2 | 800 |
Rural | 1,7 | 18,5 | 30,9 | 27,4 | 11,8 | 2,3 | 7,3 | 100,0 | 51,1 | 1.867 |
Province | ||||||||||
Kinshasa | 19,3 | 29,5 | 40,5 | 1,1 | 2,4 | 0,8 | 6,4 | 100,0 | 89,3 | 239 |
Bas-Congo | 3,8 | 51,3 | 29,9 | 5,3 | 8,3 | 0,8 | 0,8 | 100,0 | 84,9 | 173 |
Bandundu | 1,4 | 10,3 | 58,7 | 12,3 | 9,3 | 0,3 | 7,8 | 100,0 | 70,4 | 314 |
Equateur | 1,4 | 15,3 | 20,3 | 38,1 | 16,5 | 4,4 | 4,0 | 100,0 | 37,0 | 245 |
Orientale | 0,8 | 18,7 | 39,6 | 19,8 | 13,7 | 1,2 | 6,3 | 100,0 | 59,0 | 317 |
Nord-Kivu | 4,3 | 18,5 | 33,2 | 20,2 | 8,7 | 5,8 | 9,3 | 100,0 | 56,0 | 177 |
Sud-Kivu | 1,6 | 16,8 | 37,7 | 23,4 | 11,7 | 1,1 | 7,7 | 100,0 | 56,1 | 206 |
Maniema | 1,2 | 34,6 | 28,5 | 21,4 | 7,1 | 3,6 | 3,6 | 100,0 | 64,3 | 77 |
Katanga | 2,4 | 16,1 | 28,6 | 21,2 | 17,2 | 3,9 | 10,6 | 100,0 | 47 ,2 | 369 |
Kasaï Oriental | 1,9 | 21,0 | 44,5 | 22,2 | 3,6 | 0,3 | 6,5 | 100,0 | 67,4 | 257 |
Kasaï Occidental | 0,7 | 16,1 | 34,2 | 41,7 | 3,3 | 0,0 | 4,0 | 100,0 | 51,0 | 291 |
Niveau de pauvreté | ||||||||||
Plus pauvres | 1,8 | 16,8 | 26,5 | 31, 1 | 13,5 | 3,3 | 6,9 | 100,0 | 45,2 | 564 |
Pauvres | 0,9 | 14,4 | 28,1 | 30,3 | 16,3 | 3,2 | 6,7 | 100,0 | 43,4 | 554 |
Moyens | 1,2 | 19,9 | 38,6 | 24,0 | 8,1 | 0,6 | 7,7 | 100,0 | 59,7 | 565 |
Riches | 3,0 | 22,6 | 45,5 | 13,8 | 7,1 | 1,3 | 6,7 | 100,0 | 71,1 | 540 |
Plus riches | 11,9 | 30,1 | 48,9 | 2,3 | 2,5 | 0,4 | 3,9 | 100,0 | 90,9 | 443 |
Niveau d'instruction | ||||||||||
de la mère | ||||||||||
Sans instruction | 1,2 | 13,4 | 26,7 | 28,2 | 18,2 | 2,7 | 9,6 | 100,0 | 41,4 | 742 |
Primaire | 1,8 | 20,9 | 36,8 | 23,7 | 9,0 | 1,9 | 5,9 | 100,0 | 59,6 | 1.175 |
Secondaire ou plus | 8,1 | 26,0 | 47,4 | 10,1 | 2,7 | 1,0 | 4,5 | 100,0 | 81,6 | 730 |
Sexe du chef de | ||||||||||
ménage | ||||||||||
Masculin | 3,2 | 20,4 | 37,1 | 21,2 | 9,7 | 1,8 | 6,6 | 100,0 | 60,7 | 2.435 |
Féminin | 6,1 | 19,3 | 36,2 | 20,1 | 10,7 | 1,8 | 5,8 | 100,0 | 61,6 | 232 |
Age du chef de | ||||||||||
ménage | ||||||||||
< 25 ans | 1,7 | 13,6 | 38,5 | 27,4 | 13,1 | 3,3 | 2,5 | 100,0 | 53,8 | 143 |
25 à 49 ans | 3,4 | 20,7 | 36,3 | 21,5 | 9,8 | 1,8 | 6,6 | 100,0 | 60,3 | 2.098 |
50 ans et plus | 4,2 | 20,8 | 40,1 | 17,1 | 8,7 | 1,8 | 7,3 | 100,0 | 65,1 | 425 |
Ensemble du pays | 3,4 | 20,3 | 37,0 | 21,1 | 9,8 | 1,8 | 6,5 | 100,0 | 60,7 | 2.666 |
Santé des mères et des enfams 191
Kinshasa et la province du Bas-Congo ont les taux d'assistance par un personnel qualifié les plus élevés, respectivement de 89% et 85%. Comme pour les consultations prénatales, les provin ces de l'Equateur, du Katanga et du Kasaï Occidental ont les taux les plus bas, respectivement de 37%, 47% et 51%. Dans la province du Katanga, 11% des femmes ne sont assistées pendant l'ac couchement par aucun personnel de santé.
Le niveau de pauvreté et le niveau d'instruction de la mère influent fortement sur le fait de se faire assis ter à l'accouchement par un personnel qualifié. Les taux varient de 45% pour les plus pauvres à 91% pour les plus riches.
L'accouchement en présence d'un personnel qualifié varie de 41% pour les femmes sans instruction à 82% pour celles du niveau secondaire ou plus.
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Le graphique 5.3 illustre le rapport entre les résultats de l'enquête ELS et ceux de MICS2 sur la couverture des accouchements assistés en ROC. La couverture des accouchements assistés est en baisse légère par rapport à 1998, surtout en milieu rural.
Graphique 5.3. Evolution de la couverture des accouchements
assistés de 1998 à 2001
Graphique 5.3. Evolution de la couverture des accouchements
assistés de 1998 à 2001
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Moyenne nationale
Urt>ain
MIiieu de résidence
Rural
Moyenne nationale
Urt>ain
MIiieu de résidence
Rural
SOINS DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS
Cette section étudie successivement les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires aiguës, le paludisme, la connaissance des symptômes nécessitant des soihs appropriés et le traite ment des maladies chez les enfants de moins de 5 ans.
Maladies diarrhéiques
Prévalence des diarrhées
Sur un total de 9.454 enfants de moins de cinq ans enregistrés par l'enquête MICS2, 2.122 ont été identifiés comme ayant fait la diarrhée au cours des 15 jours qui ont précédé l'enquête, soit une prévalence de 22% (tableau 5.3).
92 I Santé des mères et des enfants
Jableau 5.3 : Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans qui ont eu la diarrhée durant les 15 derniers jours et ont reçu une SRO ou TRO selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | A eu la diarrhée dans les deux dernières semaines | Nombre enfants < 5 ans | Lait maternel | Bouillie | Autres liquides acceptés localement | Paquet de SRO | Autres laits | Eau et aliments | Au moins 1 thérapie recom- mandée | Pas de traitement | Effectif d'enfants ayant fait la diarrhée |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Sexe de l'enfant Masculin Féminin Age de l'enfant Moins de 6 mois 6 -11 mois 12 -23 mois 24 -35 mois 36 -47 mois 48 -59 mois | 20,7 | 3.062 | 49,5 | 28,4 | 15,5 | 23,8 | 10,5 | 67,4 | 92,1 | 7,9 | 634 |
23,3 | 6.392 | 58,0 | 32,0 | 16,5 | 13,9 | 3,8 | 68,7 | 93,8 | 6,2 | 1.488 | |
20,9 | 921 | 41,2 | 31,2 | 11,4 | 28,2 | 17,2 | 70,8 | 89,9 | 10,1 | 193 | |
19,3 | 656 | 48,4 | 47,4 | 23,8 | 17,8 | 3,4 | 79,2 | 88,4 | 11,6 | 127 | |
14,6 | 1.257 | 63,6 | 23,5 | 15,6 | 12,9 | 5,1 | 72,5 | 94,7 | 5,3 | 183 | |
27,3 | 227 | 38,7 | 17,3 | 26,6 | 20,2 | 3,4 | 73,5 | 92,4 | 7,6 | 62 | |
21,6 | 1.255 | 53,6 | 33,0 | 17,0 | 18,7 | 4,5 | 65,2 | 91, 1 | 8,9 | 270 | |
18,8 | 719 | 51,9 | 41,9 | 13,6 | 19,4 | 5,2 | 66,0 | 94,0 | 6,0 | 135 | |
24,1 | 700 | 65,6 | 24,6 | 12,5 | 11,6 | 4,8 | 57,9 | 94,7 | 5,3 | 169 | |
22,9 | 266 | 71,6 | 26,9 | 6,0 | 10,4 | 3,0 | 73,1 | 95,5 | 4,5 | 61 | |
24,3 | 1.464 | 50,5 | 32,3 | 20,5 | 16,5 | 4,6 | 66,0 | 94,3 | 5,7 | 356 | |
27,2 | 965 | 55,9 | 30,1 | 15,3 | 12,7 | 5,7 | 68,6 | 95,3 | 4,7 | 262 | |
29,7 | 1.022 | 65,8 | 27,7 | 14,7 | 16,4 | 4,2 | 69,8 | 94,3 | 5,7 | 303 | |
21,2 | 1.760 | 62,6 | 31,5 | 13,7 | 16,5 | 3,1 | 67,6 | 94,0 | 6,0 | 372 | |
25,5 | 1.924 | 57,0 | 34,1 | 16,2 | 8,8 | 2,8 | 69,6 | 95,5 | 4,5 | 490 | |
24,6 | 2.036 | 56,7 | 27,9 | 18,8 | 17,4 | 5,4 | 69,3 | 95,0 | 5,0 | 501 | |
22,9 | 1.926 | 52,6 | 28,8 | 16,6 | 17,5 | 6,0 | 68,8 | 91,6 | 8,4 | 441 | |
17,6 | 1.808 | 46,7 | 32,8 | 14,6 | 28,0 | 13,8 | 65,0 | 88,8 | 11,2 | 317 | |
23,7 | 2.655 | 56,7 | 30,3 | 14,7 | 11,4 | 2,9 | 72,1 | 94,6 | 5,4 | 630 | |
22,9 | 3.972 | 59,1 | 32,5 | 15,4 | 16,9 | 5,0 | 66,7 | 93,3 | 6,7 | 911 | |
20,5 | 2.731 | 48,3 | 29,2 | 19,3 | 22,5 | 10,5 | 67,1 | 91,6 | 8,4 | 560 | |
23,9 | 4.752 | 54,7 | 31,4 | 18,1 | 17,0 | 5,0 | 66,9 | 93,0 | 7,0 | 1.135 | |
21,0 | 4.702 | 56,3 | 30,4 | 14,0 | 16,7 | 6,6 | 70,0 | 93,7 | 6,3 | 987 | |
16,2 | 1.005 | 88,9 | 34,5 | 14,2 | 19,8 | 5,2 | 42,4 | 96,5 | 3,5 | 163 | |
36,9 | 1.028 | 91,5 | 33,4 | 13,1 | 22,0 | 6,5 | 65,8 | 97,8 | 2,2 | 380 | |
35,5 | 2.060 | 75,8 | 31,4 | 16,3 | 17,2 | 6,6 | 69,5 | 96,2 | 3,8 | 732 | |
21,4 | 1.813 | 24, 1 | 31,5 | 16,1 | 16,0 | 6,1 | 72,0 | 89,0 | 11,0 | 387 | |
14,9 | 1.663 | 9,7 | 27,1 | 21,9 | 10,5 | 3,5 | 76,8 | 87,1 | 12,9 | 249 | |
10 6 | 1.804 | 35 | 25,7 | 17,8 | 12 1 | 44 | 73,5 | 87 8 | 12 2 | 190 | |
Ensemble du pays | 22,4 | 9.454 | 55,5 | 30 9 | 16,2 | 16,8 | 5,8 | 68, 3 | 93,3 | 6 7 | 2.122 |
La prévalence de la diarrhée varie surtout selon l'âge de l'enfant. En effet, comme le montre le graphique 5.4, la prévalence de la diarrhée est faible avant l'âge de 6 mois (16%), elle augmente fortement à partir du 6ème mois (37%) et reste élevée jusqu'au 23ème avant de baisser pour atteindre les valeurs les plus basses entre le 48ème et le 59ème mois d'âge (11%).
Graphique 5.4. Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans selon l'âge
40
35
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20
Graphique 5.4. Prévalence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans selon l'âge
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< 6 mois
6 11 mois
12·23 mois
24 35 mois
36-47 mois
48-59 mois
< 6 mois
6 11 mois
12·23 mois
24 35 mois
36-47 mois
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Age en mois
Age en mois
:,
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L'allure de la courbe peut s'expliquer par le fait qu'avant 6 mois, l'enfant est exclusivement ou presque exclusivement nourri au sein et est par conséquent protégé par les anticorps maternels. A partir du 6ème mois, c'est le début de l'introduction de la nourriture complémentaire; l'enfant com mence à s'asseoir, entre en contact avec le sol et porte tout à sa bouche alors que son organisme commence à peine à fabriquer sa propre défense. A l'âge de 24 mois, la fréquence de la diarrhée diminue car l'enfant marche déjà, sa défense est plus ou moins constituée et ilfait attention à ce qu'il consomme.
On note également que les enfants nourris exclusivement au sein ont une prévalence de la diarrhée plus faible (11%) que ceux qui ne le sont pas (22%), les anticorps maternelsjouant leur rôle protecteur.
La prévalence de la diarrhée n'a presque pas baissé entre 1995 et 2001. Elle est passée de 23% en 1995 (MICS1), à 20% en 1998 (ELS) pour se situer à 22% actuellement (MICS2).
L'enquête MICS2 s'est intéressée aux autres maladies qui accompagnent le plus souvent les épiso des de diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans en RDC.
Parmi ces maladies, la verminose a été déclarée par 17% des mères, suivie de la fièvre typhoïde (5%), des maladies de la peau (4%), de l'amibiase (3%), de la rougeole (2%) et de la tuber culose (1%).
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94 r;santé des mères et des e,!fants
Utilisation de la thérapie de réhydratation par voie orale (TRO) et traitement à domicile de la diarrhée
Avant 1993, l'OMS définissait la TRO comme « un traitement de la diarrhée au moyen des sels de réhydratation orale ou d'une boisson appropriée préparée à domicile, y compris le lait mater nel » . Depuis 1993, l'OMS parle désormais du traitement de la diarrhée à domicile comme tout traitement qui, en plus des aliments repris dans la définition de la TRO d'avant 1993, tient compte du fait que l'enfant souffrant de la diarrhée a bu plus que d'habitude et a continué à s'alimenter comme d'habitude ou plus que d'habitude. L'aliment ne doit pas nécessairement être solide. C'est cette définition qui correspond à la prise en charge correcte de la diarrhée.
Thérapie de réhydratation par voie orale (TRO)
L'utilisation de la TRO permet de réduire les décès dus à la diarrhée. Elle est encouragée en ROC par le Ministère de la santé dans son programme de lutte contre les maladies diarrhéiques. La TAO est recommandée pour la prévention ou le traitement de la déshydratation qui est une compli cation majeure de la diarrhée et la cause principale de mortalité parmi les enfants souffrant de diar rhée aiguë.
MICS2 a cherché à connaître le pourcentage des enfants ayant fait la diarrhée et qui ont reçu durant cet épisode de diarrhée au moins une des thérapies de réhydratation par voie orale recom mandées, à savoir : le lait maternel, la bouillie, la soupe, les céréales, les liquides maison, le sel de réhydratation orale (SAO), les autres laits, de l'eau et des aliments. Le tableau 5.3 donne la propor tion d'enfants ayant fait la diarrhée et traités à la TAO, selon certaines caractéristiques socio-démo graphiques.
Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant fait la diarrhée au cours des 15 jours précédant l'enquête, 93% ont reçu au moins une des thérapies de réhydratation orale recommandées. Le ta bleau 5.3 indique également que 56% d'enfants continuent à être allaités pendant qu'ils font la diar rhée, tandis que 17% reçoivent le sel de réhydratation orale (SRO).
Les femmes du milieu rural allaitent plus leurs enfants (58%) que celles du milieu urbain (50%) lors d'un épisode de diarrhée de ces derniers. Plus la femme est pauvre, plus elle allaite son enfant : les proportions vont de 63% pour les plus pauvres à 47% pour les plus riches. Parallèlement, plus une femme est instruite, moins elle allaite son enfant lors d'un épisode de diarrhée : les propor tions varient de 48% pour le niveau secondaire ou plus à 57% pour les sans instruction.
Les enfants de moins de 12 mois sont plus nourris au sein durant leur épisode de diarrhée que les autres enfants. La province de l'Equateur et Kinshasa ont les fréquences les plus basses d'allaitement maternel comparativement aux autres provinces, notamment celle de Maniema qui a la fréquence la plus élevée.
Les enfants en milieu urbain reçoivent plus les SRO (24%) durant leur épisode de diarrhée que ceux en milieu rural (14%). Les enfants issus des ménages les plus riches ont plus été traités aux SAO (28%) que ceux des ménages pauvres (9%). Kinshasa et la province de l'Equateur ont les taux d'utilisation de SAO les plus élevés, tandis que la province de Maniema a le taux le plus bas.
En 1995, MICS1 avait estimé le taux d'utilisation de la TAO (définition d'avant 1993) à 90%.
Six ans plus tard, ce taux est de 93% soit une très légère hausse.
Traitement de la diarrhée à domicile
Le tableau 5.4 reprend la répartition des enfants qui, durant leur épisode de diarrhée, ont reçu plus de liquides et ont continué à manger d'après certaines caractéristiques socio-démographiques.
Santé des mères et des enfants l95
Tableau 5.4 : Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant fait la diarrhée au cours des 15 jours précédant l'enquête qui ont reçu plus de liquides et ont continué à manger durant l'épisode de diarrhée selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | A eu la diarrhée dans les deux dernières semaines | Effectif des enfants < 5 ans | A continué à boire pendant la diarrhée | Total | A continué à manger pendant la diarrhée | Total | A reçu plus de liquide et a continué à manger | Effectif d'enfants ayant fait la diarrhée | ||||
Plus que d'habi- tude | Même quantité ou moins | Ne sait pas | A peu près la même quantité ou un peu moins | Beaucoup moins ou pas du tout | Ne sait pas | |||||||
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Sexe de l'enfant Masculin Féminin Age de l'enfant Moins de 6 mois 6 -11 mois 12 -23 mois 24 -35 mois 36 -47 mois 48 -59 mois | 20,7 | 3.062 | 18,2 | 39, 1 | 42,7 | 100,0 | 35,7 | 29, 1 | 35,1 | 100,0 | 9,3 | 634 |
23,3 | 6.392 | 20,2 | 36,3 | 43,5 | 100,0 | 35,5 | 27, 1 | 37,3 | 100,0 | 11,2 | 1.488 | |
20,9 | 921 | 8,8 | 39,9 | 51,3 | 100,0 | 31,5 | 26,9 | 41,6 | 100,0 | 4,2 | 193 | |
19,3 | 656 | 16,5 | 39,5 | 44,1 | 100,0 | 49,9 | 14,7 | 35,3 | 100,0 | 13,6 | 127 | |
14,6 | 1.257 | 13,8 | 42,4 | 43,8 | 100,0 | 36,6 | 22,5 | 40,9 | 100,0 | 8,7 | 183 | |
27,3 | 227 | 23,9 | 29,2 | 46,9 | 100,0 | 33,0 | 25,7 | 41,3 | 100,0 | 16,0 | 62 | |
21,6 | 1.255 | 24,B | 35,3 | 39,B | 100,0 | 38,4 | 27,1 | 34,5 | 100,0 | 13,3 | 270 | |
18,8 | 719 | 19,1 | 44,0 | 36,9 | 100,0 | 31,9 | 34,2 | 33,9 | 100,0 | 10,1 | 135 | |
24,1 | 700 | 26,4 | 36,9 | 36,7 | 100,0 | 40,0 | 30,6 | 29,5 | 100,0 | 12,9 | 169 | |
22,9 | 266 | 28,4 | 32,8 | 38, B | 100,0 | 34,3 | 28,4 | 37,3 | 100,0 | 10,4 | 61 | |
24,3 | 1.464 | 25,1 | 32,2 | 42,7 | 100,0 | 33,0 | 32,6 | 34,4 | 100,0 | 12,6 | 356 | |
27,2 | 965 | 22,3 | 38,4 | 39,3 | 100,0 | 39,3 | 28,1 | 32,6 | 100,0 | 13,2 | 262 | |
29,7 | 1.022 | 11,7 | 37,0 | 51,3 | 100,0 | 28,9 | 27,2 | 43,9 | 100,0 | 5,7 | 303 | |
21,2 | 1.760 | 18,4 | 34,6 | 47,0 | 100,0 | 36,1 | 20,4 | 43,6 | 100,0 | 10,5 | 372 | |
25,5 | 1.924 | 22,3 | 39,9 | 37,8 | 100,0 | 36,2 | 31,5 | 32,3 | 100,0 | 11,8 | 490 | |
24,6 | 2.036 | 21,8 | 36,0 | 42,2 | 100,0 | 38,7 | 27,1 | 34,2 | 100,0 | 12,9 | 501 | |
22,9 | 1.926 | 19,4 | 36,8 | 43,8 | 100,0 | 33,0 | 29,3 | 37,6 | 100,0 | 10,7 | 441 | |
17,6 | 1.808 | 13,6 | 38,2 | 48,2 | 100,0 | 32,7 | 29,4 | 37,8 | 100,0 | 5,5 | 317 | |
23,7 | 2.655 | 21,1 | 36,7 | 42,2 | 100,0 | 33,0 | 30,6 | 36,4 | 100,0 | 10,5 | 630 | |
22,9 | 3.972 | 20,1 | 36,6 | 43,3 | 100,0 | 36,2 | 28,1 | 35,7 | 100,0 | 10,9 | 911 | |
20,5 | 2.731 | 16,7 | 38,8 | 44,5 | 100,0 | 37,3 | 24,3 | 38,4 | 100,0 | 9,9 | 560 | |
23,9 | 4.752 | 19,8 | 38,0 | 42,1 | 100,0 | 35,7 | 29,0 | 35,3 | 100,0 | 10,7 | 1.135 | |
21,0 | 4.702 | 19,3 | 36, 1 | 44,5 | 100,0 | 35,5 | 26,3 | 38,2 | 100,0 | 10,6 | 987 | |
16,2 | 1.005 | 9,6 | 46,5 | 43,9 | 100,0 | 35,3 | 28,2 | 36,5 | 100,0 | 4,7 | 163 | |
36,9 | 1.028 | 12,0 | 43,4 | 44,6 | 100,0 | 33,3 | 28,8 | 37,9 | 100,0 | 5,8 | 380 | |
35,5 | 2.060 | 20,4 | 35,6 | 44,0 | 100,0 | 33,4 | 27,4 | 39,2 | 100,0 | 10,4 | 732 | |
21,4 | 1.813 | 24,1 | 35,3 | 40,5 | 100,0 | 36,8 | 31,3 | 31,8 | 100,0 | 14,2 | 387 | |
14,9 | 1.663 | 22,8 | 35,3 | 41,9 | 100,0 | 38,7 | 27,3 | 34,0 | 100,0 | 12,4 | 249 | |
10,6 | 1.804 | 24,6 | 31,7 | 43,7 | 100,0 | 42,4 | 20 9 | 36,7 | 100,0 | 15,7 | 190 | |
Ensemble du pays | 22,4 | 9.454 | 19,6 | 37,1 | 43,3 | 100,0 | 35,6 | 27,7 | 36,7 | 100,0 | 10,6 | 2.122 |
Parmi les enfants de moins de 5 ans ayant fait la diarrhée au cours des 15 jours précédant l'enquête, 11% ont pris plus de liquides et ont continué à manger durant l'épisode de diarrhée.
Alors que 93% de mères utilisent la TAO, en réalité il n'y a qu'un enfant sur dix qui est traité correctement durant les épisodes de diarrhée.
Le traitement correct à domicile de la diarrhée est un peu plus fréquent en milieu rural (11%) qu'en milieu urbain (9%). Ce taux varie de 4% à Kinshasa à 16% dans la province de l'Equateur.
Les ménages à niveau socio-économique élevé semblent avoir le taux le plus bas, soit 6%. Les riches amènent leurs enfants malades à l'hôpital tandis que les pauvres les nourrissent à la maison par manque de moyens financiers leur permettant d'aller consulter un personnel de santé qualifié. Le niveau d'instruction de la mère ne favorise pas non plus le traitement de la diarrhée à domicile. La proportion des femmes du niveau secondaire ou plus qui ont appliqué correctement le traitement à domicile n'est que de 10%.
Infections Respiratoires Aiguës (IRA)
Prévalence des IRA
La prévalence des IRA a été estimée par la proportion des enfants de moins de cinq ans qui souffrent d'une toux/d'un rhume accompagné par une respiration rapide ou difficile et dont les symp tômes sont dus à un problème dans la poitrine, ou à un nez bouché ou les deux à la fois, ou encore
dont la mère n'est pas en mesure de déterminer la cause du problème. Le tableau 5.5 donne la répartition des enfants de moins de cinq ans ayant souffert des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête.
Au total 1.008 enfants ont été identifiés comme ayant eu des IRA au cours des 15 jours précédant l'en quête, soit 11%. Le Bas-Congo connaît la prévalence la plus faible (3%) tandis que c'est au Sud-Kivu qu'elle est la plus élevée (24%).
Santé des mères et des enfants 1 97
Tableau 5.5 : Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant eu des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête, qui ont été traités par les fournisseurs de services de santé selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | % d'enfants ayant eu des IRA | Nombre d'enfants < 5 ans | Fournisseurs de service | de santé | Au moins un fournisseur approprié | Effectif d'enfants avec IRA | |||||
Hôpital | Centre de santé | Dispensaire privé | Agent de santé du village/ auartier | Médecin privé | Guérisseur traditionnel | Autres | |||||
MIiieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga KasàiOriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Sexe de l'enfant Masculin Féminin Age de l'enfant Moins de 6 mois 6 -11 mois 12 -23 mois 24 -35 mois 36 -47 mols 48 -59 mois | 8,2 | 3.062 | 14,9 | 20,5 | 16,7 | 2,3 | 0,5 | 2,6 | 21,2 | 46,3 | 251 |
11,8 | 6.392 | 1,6 | 20,1 | 6,4 | 5,8 | 0,1 | 5,8 | 24,4 | 32,3 | 757 | |
3,6 | 921 | 15,1 | 24,5 | 13,2 | 0,0 | 3,8 | 1,9 | 5,7 | 56,6 | 33 | |
2,8 | 656 | 0,0 | 21,4 | 7,1 | 7,1 | 0,0 | 21,4 | 21,4 | 28,6 | 18 | |
6,4 | 1.257 | 5,0 | 18,8 | 5,2 | 13,4 | 0,0 | 7,9 | 18,8 | 38,3 | 80 | |
8,4 | 227 | 4,3 | 10,0 | 12,0 | 3,3 | 0,0 | 10,9 | 28,7 | 24,3 | 19 | |
12,8 | 1.255 | 5,9 | 36,3 | 12,5 | 5,1 | 0,0 | 6,0 | 25,0 | 46,0 | 161 | |
14,8 | 719 | 1,6 | 22,2 | 17,1 | 6,6 | 0,0 | 10,2 | 37,9 | 44,7 | 107 | |
24,0 | 700 | 1,4 | 12,7 | 8,4 | 4,0 | 0,7 | 0,7 | 19,4 | 27,1 | 168 | |
9,9 | 266 | 6,9 | 37,9 | 0,0 | 17,2 | 0,0 | 3,4 | 27,6 | 62,1 | 26 | |
16,3 | 1.464 | 9,5 | 12,3 | 7,4 | 2,2 | 0,0 | 4,3 | 23,6 | 29,7 | 239 | |
8,8 | 965 | 2,1 | 10,7 | 6,9 | 2,6 | 0,0 | 1,3 | 26,3 | 22,4 | 85 | |
7,1 | 1.022 | 0,0 | 31,3 | 3,0 | 4,5 | 0,0 | 4,4 | 17,7 | 38,7 | 73 | |
9,0 | 1.760 | 2,6 | 20,1 | 5,6 | 4,6 | 0,0 | 8,7 | 25,1 | 32,0 | 158 | |
13,8 | 1.924 | 1,7 | 23,6 | 3,2 | 7,7 | 0,0 | 4,6 | 28,9 | 34,5 | 265 | |
12,0 | 2.036 | 2,6 | 22,8 | 10,7 | 6,0 | 0,5 | 5,0 | 30,1 | 33,1 | 245 | |
12,2 | 1.926 | 5,4 | 16,5 | 13,3 | 3,2 | 0,0 | 4,5 | 14,9 | 37,2 | 235 | |
5,8 | 1.808 | 20,7 | 13,7 | 14,5 | 0,0 | 1,2 | 1,2 | 12,5 | 47,7 | 106 | |
14,4 | 2.655 | 2,0 | 20,9 | 8,4 | 5,0 | 0,3 | 6,7 | 24,5 | 32,1 | 383 | |
10,6 | 3.972 | 2,9 | 19,1 | 7,6 | 6,1 | 0,0 | 4,3 | 26,3 | 34,7 | 421 | |
7,2 | 2.731 | 14,5 | 20,4 | 12,7 | 2,4 | 0,6 | 3,2 | 16,5 | 44,2 | 197 | |
10,9 | 4.752 | 5,7 | 18,8 | 9,1 | 4,0 | 0,1 | 5,2 | 24,4 | 35,4 | 517 | |
10,4 | 4.702 | 4,1 | 21,6 | 8,8 | 5,9 | 0,4 | 4,7 | 22,8 | 36,2 | 491 | |
8,6 | 1.005 | 0,7 | 19,6 | 6,5 | 6,4 | 0,0 | 3,5 | 18,4 | 33,3 | 87 | |
13,1 | 1.028 | 8,5 | 20,5 | 5,9 | 4,3 | 0,0 | 8,8 | 21,5 | 39,1 | 135 | |
12,7 | 2.060 | 4,9 | 18,9 | 10,3 | 5,8 | 0,2 | 4,4 | 23,3 | 38,8 | 261 | |
12,0 | 1.813 | 3,7 | 22,5 | 12,1 | 3,8 | 0,5 | 5,7 | 22,2 | 37,4 | 217 | |
9,4 | 1.663 | 3,0 | 20,4 | 6,5 | 2,6 | 0,0 | 4,5 | 23,6 | 30,1 | 156 | |
7,7 | 1.804 | 8,5 | 19,0 | 9,5 | 7,8 | 0,4 | 3,2 | 31,4 | 34,1 | 139 | |
Ensemble du pays | 10 7 | 9.454 | 4 9 | 20 2 | 8 9 | 4.9 | 0 2 | 5 0 | 23 6 | 35 8 | 1.008 |
Les enfants issus des ménages les plus riches souffrent moins des IRA que les autres. Les enfants des mères les moins instruites souffrent deux fois plus des IRA que ceux des mères les plus instruites. Il n'y a pas de différence entre garçons et filles dans la prévalence des IRA.
La fréquence des IRA varie selon l'âge de l'enfant. Elle est faible avant l'âge de 6 mois (9%), augmente entre 6 et 11 mois (13%) après que les enfants ont perdu leur immunité maternelle et enfin diminue jusqu'à atteindre les valeurs les plus faibles entre 48 et 59 mois (8%).
Graphique 5.5. Prévalence des IRA par âge
Graphique 5.5. Prévalence des IRA par âge
< 6 mois 6-11 mois
12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois
< 6 mois 6-11 mois
12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois
Age en mois
Age en mois
Recherche des soins pour le traitement des IRA
Le programme de lutte contre les IRA est une des composantes de la lutte contre les mala dies transmissibles de l'enfance. Il vise la réduction de la morbidité et de la mortalité liées aux mala dies qui affectent le système respiratoire des enfants. Sa stratégie principale repose sur l'améliora tion de la prise en charge des cas d'IRA au niveau des prestataires des soins et des formations médicales. C'est pourquoi MICS2 a cherché à connaître le comportement des mères dans la recher che des soins pour le traitement des IRA de leurs enfants. Le tableau 5.5 donne la proportion des enfants de moins de cinq ans ayant eu des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête et qui ont été traités dans l'une ou l'autre des institutions de santé.
Sur un total de 1.008 enfants de moins de cinq ans ayant souffert des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête, 36% ont été conduits chez un fournisseur approprié de services de santé. Il s'agit d'un hôpital (5%), d'un centre de santé (20%), d'un dispensaire privé (9%), ou d'un agent de santé (5%).
La recherche des soins pour le traitement des IRA chez un fournisseur approprié est plus fréquente en milieu urbain (46%) qu'en milieu rural (32%). Kinshasa et la province de Maniema ont les fréquences les plus élevées, tandis que les provinces du Kasaï Oriental et de l'Equateur accusent les taux les plus faibles.
Santé des mères et des enfants 1 99
La recherche des soins pour traiter les IRA est aussi tributaire du niveau de pauvreté du ménage et du niveau d'instruction de la mère : les ménages les plus riches et les femmes avec un niveau d'instruction élevé recherchent plus les soins que les autres.
On note une absence de discrimination en fonction du sexe des enfants dans la recherche des soins pour traiter les IRA. Quelques différences sont observées selon l'âge: les mères semblent rechercher davantage les soins pour leurs enfants âgés de 6 à 35 mois.
Paludisme
Prévalence de la fièvre
Le paludisme constitue l'une des principales causes de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans en Afrique sub-saharienne. Pour mesurer la prévalence de cette ma ladie, on a demandé aux mères si leurs enfants de moins de cinq ans avaient souffert de la fièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête, même si l'on sait que l'existence d'une fièvre n'est pas nécessairement synonyme du paludisme. Le tableau 5.6 présente les résultats de l'enquête selon certaines caractéristiques socio-démographiques.
l 00 1 Santé des mères et des e1ifa11ts
Tableau 5.6 :Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans ayant fait la fièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | A fait la fièvre dans les deux dernières semaines | Nombre d'enfants de moins de 5 ans | Paracétamol | Antipaludéens usuels | Autre | Ne sait pas | Au moins un antipaludéen usuel | Nombre d'enfants avec fièvre | ||
Chloroquine | Quinine | Fansidar | ||||||||
MIiieu de résidence | ||||||||||
Urbain | 37,7 | 3.062 | 75,6 | 49,2 | 19,2 | 1,0 | 38,4 | 2,6 | 63,0 | 1.153 |
Rural | 42,8 | 6.392 | 55,1 | 43,2 | 5,4 | 0,7 | 24,5 | 4,9 | 47,4 | 2.737 |
Province | ||||||||||
Kinshasa | 31,9 | 921 | 80,6 | 38,7 | 29,6 | 0,9 | 40,6 | 0,9 | 63,0 | 294 |
Bas-Congo | 41,0 | 656 | 84,7 | 59,2 | 9,2 | 1,0 | 62,5 | 2,3 | 65,5 | 269 |
Bandundu | 35,6 | 1.257 | 66,1 | 47,1 | 9,5 | 0,7 | 31,0 | 3,1 | 54,5 | 448 |
Equateur | 41,0 | 227 | 57,9 | 50,2 | 1,3 | 0,2 | 27,1 | 1,9 | 51,0 | 93 |
Orientale | 44,9 | 1.255 | 43,1 | 36,4 | 8,4 | 0,6 | 20,1 | 3,9 | 42,9 | 564 |
Nord-Kivu | 31,3 | 719 | 55,4 | 30,7 | 9,2 | 1,1 | 19,2 | 7,7 | 36,6 | 225 |
Sud-Kivu | 45,8 | 700 | 44,1 | 21,6 | 6,4 | 1,7 | 10,7 | 9,5 | 29,1 | 321 |
Maniema | 46,6 | 266 | 52,2 | 38,2 | 3,7 | 0,0 | 40,4 | 6,6 | 41,2 | 124 |
Katanga | 46,7 | 1.464 | 65,7 | 50,8 | 6,8 | 0,2 | 21,2 | 3,5 | 54,3 | 684 |
Kasaï Oriental | 42,9 | 965 | 61,7 | 49,9 | 11,8 | 0,2 | 29,0 | 4,4 | 59,1 | 414 |
Kasai Occidental | 44,5 | 1.022 | 63,3 | 60,2 | 5,6 | 2,3 | 34,4 | 4,1 | 62,7 | 455 |
Niveau de pauvreté | ||||||||||
Plus pauvres | 38,4 | 1.760 | 50,0 | 40,7 | 3,6 | 0,2 | 23,0 | 5,8 | 43,5 | 675 |
Pauvres | 46,0 | 1.924 | 52,8 | 43,8 | 4,0 | 0,6 | 22,2 | 5,2 | 46,9 | 885 |
Moyens | 43,3 | 2.036 | 62,3 | 47,8 | 5,5 | 0,4 | 25,4 | 3,4 | 51,5 | 883 |
Riches | 41,2 | 1.926 | 63,5 | 45,9 | 9,5 | 2,2 | 32,1 | 4,7 | 53,7 | 794 |
Plus riches | 36,2 | 1.808 | 80,0 | 45,9 | 28,4 | 0,8 | 43,4 | 1,5 | 66,4 | 654 |
Niveau d'instruction | ||||||||||
de la mère | ||||||||||
Sans instruction | 41,9 | 2.655 | 52,7 | 38,3 | 3,8 | 0,9 | 19,2 | 5,5 | 42,1 | 1.113 |
Primaire | 42,7 | 3.972 | 58,7 | 46,3 | 6,9 | 0,7 | 28,4 | 4,5 | 51,0 | 1.697 |
Secondaire ou plus | 38,5 | 2.731 | 74,4 | 49,6 | 19,7 | 1,0 | 39,3 | 2,2 | 63,9 | 1.051 |
Prog.non formel | 32,6 | 91 | (59,4) | (54,8) | (10,2) | (0,0) | (19,9) | (5,9) | (61,2) | (30) |
Sexe de l'enfant | ||||||||||
Masculin | 41,0 | 4.752 | 61,7 | 44,4 | 10,1 | 0,9 | 29,4 | 4,1 | 52,4 | 1.950 |
Féminin | 41,3 | 4.702 | 60,7 | 45,5 | 8,8 | 0,7 | 27,9 | 4,3 | 51,6 | 1.940 |
Age de l'enfant | ||||||||||
< 6 mois | 32,0 | 1.005 | 53,3 | 37,0 | 8,5 | 1,2 | 29,4 | 2,7 | 42,8 | 322 |
6-11 mois | 49,6 | 1.028 | 63,2 | 48,7 | 10,6 | 0,2 | 33,6 | 5,2 | 55,1 | 510 |
12-23 mois | 45,0 | 2.060 | 60,5 | 45,6 | 8,7 | 0,8 | 30,5 | 4,2 | 52,6 | 927 |
24-35 mois | 43,8 | 1.813 | 63,3 | 45,5 | 9,7 | 1,3 | 27,5 | 4,7 | 52,9 | 794 |
36-47 mois | 39,0 | 1.663 | 61,7 | 45,2 | 9,1 | 0,8 | 27,8 | 3,3 | 52,6 | 649 |
48-59 mois | 35,9 | 1.804 | 63,0 | 44,5 | 10,8 | 0,7 | 24,4 | 3,8 | 52,4 | 648 |
Ensemble du pays | 41,1 | 9.454 | 61,2 | 45,0 | 9,5 | 0,8 | 28,6 | 4,2 | 52,0 | 3.890 |
0
Pour l'ensemble du pays, la prévalence de la fiè vre chez les enfants de moins de 5 ans dans les 15 jours ayant précédé l'enquête est de 41 %. Elle est plus élevée en milieu rural (43%) qu'en milieu urbain (38%). La ville de Kinshasa, les provinces du Nord-Kivu et de Bandundu ont les prévalences les plus faibles (respecti vement de 32%, 31 % et 36%), alors que les provinces · du Katanga, du Maniema, du Sud-Kivu et la province Orientale accusent les prévalences les plus élevées (autour de 46%) .
Graphique 5.6. Prévalence de la fièvre selon la province
50
46,7
45
40
35
8, 30
ë 25
:,
0
O. 20
15
10
5
0
Katanga Maniema Sud-Kivu Orientale Kasai Kasai Bas-Congo Equateur Bandundu Kinshasa Nord-Kivu
Occidental Oriental
Province
Graphique 5.6. Prévalence de la fièvre selon la province
50
46,7
45
40
35
8, 30
ë 25
:,
0
O. 20
15
10
5
0
Katanga Maniema Sud-Kivu Orientale Kasai Kasai Bas-Congo Equateur Bandundu Kinshasa Nord-Kivu
Occidental Oriental
Province
La fréquence de la fièvre varie selon l'âge des enfants. Elle est relativement faible avant l'âge de 6 mois et augmente à partir du 6ème mois, puis reste relativement élevée jusqu'au 35ème après que les enfants ont perdu leur immunité maternelle. Elle diminue ensuite pour atteindre encore des va leurs relativement faibles entre le 48ème et le 59ème mois d'âge.
Traitement du paludisme : médicaments habituellement utilisés
Le tableau 5.6 donne par ailleurs les informations concernant la proportion d'enfants âgés de moins de cinq ans qui avaient la fièvre durant les 15jours précédant l'enquête et ont reçu des médi caments antipaludéens.
On y observe que parmi les enfants de moins de 5 ans ayant souffert de la fièvre au cours des 15jours précédant l'enquête, 52% ont été soignés avec au moins un des antipaludéens usuels. Pris séparément, on constate que 45% des enfants ont été soignés avec la chloroquine, 10% avec la quinine et seulement 1% avec le fansidar.
Il faut noter que 61 % des enfants ayant souffert de la fièvre ont pris le paracétamol que les parents con sidèrent comme un médicament pour traiter le paludisme alors qu'il n'est qu'un antipyrétique pour diminuer la fiè vre, symptôme principal du paludisme.
1 02 1 Sa111é des mères et des enfants
La fréquence du traitement du paludisme par les médicaments usuels est plus élevée en milieu urbain (63%) qu'en milieu rural (47%). C'est à Kinshasa, dans les provinces du Bas-Congo et du Kasaï Occidental que les antipaludéens usuels sont les plus utilisés.
Les niveaux de pauvreté du ménage et d'instruction de la mère ont une influence sur le traite ment du paludisme avec les médicaments usuels. Plus le ménage est d'un niveau socio-économi que élevé et plus la femme est instruite, plus grande est la fréquence d'utilisation des antipaludéens usuels.
Le sexe et l'âge de l'enfant n'influent pas sur le traitement du paludisme chez ce dernier.
Utilisation des moustiquaires imprégnées
Les mesures de prévention du paludisme, en particulier l'utilisation des moustiquaires impré gnées, c'est-à-dire traitées à l'insecticide, permettent de réduire de façon appréciable les taux de mortalité due au paludisme chez les enfants de moins de cinq ans. Le tableau 5.7 donne la répartition des enfants de moins de cinq ans qui ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédant l'enquête.
Sur les 9.454 enfants de moins de cinq ans en registrés lors de l'enquête, 12% soit 1.116 enfants ont dormi la nuit précédant l'enquête sous une moustiquaire et 0,7 % seulement ont dormi sous une moustiquaire imprégnée.
Ce faible taux s'explique par le fait que l'utilisation de la moustiquaire imprégnée n'est pas encore vulgarisée à grande échelle en ROC. En effet, le programme de lutte contre le paludisme est en train d'expérimenter, depuis près d'une année, l'utilisation des moustiquaires imprégnées dans seulement trois zones pilotes de Kinshasa.
Santé des mères et des enfant s f 103
Tableau 5.7 : Répartition (en %) des enfants dé moins de cinq ans qui ont dormi sous une moustiquaire durant la nuit précédant l'enquête selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Enfants ayant dormi sous une moustiquaire | Enfants ayant dormi sous une moustiquaire impréanée | Effectifs des enfants | |||
Oui | Non | Oui | Non | Ne sait pas | ||
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Très pauvres Pauvres Moyens Riches Très riches Sexe de l'enfant Masculin Féminin Age de l'enfant Moins de 6 mois 6 -11 mois 12 - 23 mois 24 - 35 mois 36 - 47 mois 48 -59 mois | 15,0 | 85,0 | 2,1 | 97,6 | 0,2 | 3.062 |
10,3 | 89,7 | 0,1 | 99,5 | 0,4 | 6.392 | |
27,5 | 72,5 | 4,5 | 95,0 | 0,4 | 921 | |
11,9 | 88,1 | 0,0 | 100,0 | 0,0 | 656 | |
17,9 | 82,1 | 0,2 | 98,2 | 1,6 | 1.257 | |
26,4 | 73,6 | 0,0 | 100,0 | 0,0 | 227 | |
10,0 | 90,0 | 0,9 | 99,1 | 0,0 | 1.255 | |
1,0 | 99,0 | 0,0 | 100,0 | 0,0 | 719 | |
3,7 | 96,3 | 1,2 | 98,8 | 0,0 | 700 | |
0,0 | 100,0 | 0,0 | 100,0 | 0,0 | 266 | |
18,8 | 81,2 | 0,3 | 98,9 | 0,8 | 1.464 | |
1,7 | 98,3 | 0,1 | 99,9 | 0,0 | 965 | |
4,7 | 95,3 | 0,0 | 100,0 | 0,0 | 1.022 | |
7,1 | 92,9 | 0,0 | 99,6 | 0,4 | 1.760 | |
14,0 | 86,0 | 0,1 | 99,6 | 0,3 | 1.924 | |
9,7 | 90,3 | 0,2 | 99,3 | 0,6 | 2.036 | |
9,6 | 90,4 | 0,4 | 99,3 | 0,3 | 1.926 | |
18,6 | 81,4 | 3,1 | 96,5 | 0,3 | 1.808 | |
11,9 | 88,1 | 0,7 | 98,9 | 0,3 | 4.752 | |
11,7 | 88,3 | 0,7 | 98,8 | 0,4 | 4.702 | |
12,6 | 87,4 | 0,6 | 99,1 | 0,3 | 1.005 | |
12,5 | 87,5 | 0,7 | 98,9 | 0,4 | 1.028 | |
12,7 | 87,3 | 0,7 | 98,9 | 0,4 | 2.060 | |
10,4 | 89,6 | 0,8 | 99,0 | 0,2 | 1.813 | |
11,3 | 88,7 | 0,8 | 98,7 | 0,5 | 1.663 | |
11,5 | 88,5 | 0,8 | 98,8 | 0,4 | 1.804 | |
Ensemble du pays | 11,8 | 88,2 | 0,7 | 98,9 | 0,4 | 9.454 |
Connaissance des symptômes nécessitant des soins appropriés
L'enquête MICS2 a également cherché à savoir si les personnes en charge des enfants de moins de 5 ans connaissent les symptômes qui nécessitent immédiatement les soins appropriés. L'indicateur calculé est la proportion des personnes en charge des enfants de moins de cinq ans qui connaissent au moins deux signes quelconques nécessitant des soins immédiats parmi les signes ci-après: ne peut boire ou téter, devient plus malade, développe une fièvre, a une respiration rapide, a des difficultés à respirer, a du sang dans les selles et boit avec difficultés.
'
Parmi ces personne?, moins de la moitié (40%) connaissent au moins 2 de ces signes
(symptômes) pour chercher imrt'lédiatement des soins de santé (tableau 5:8). Si l'on prend aussi en compte l'asthénie et pleure sans cesse comme signes, cette proportion devient 47%.
I 04 l Santé des mères et des enfams
Tableau 5.8 :Répartition (en %) des personnes en charge d'enfants âgés de moins de 5 ans qui connaissent au moins 2 signes pour chercher immédiatement des . soins de santé selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Signes pour chercher immédiatement des soins de santé | Connaît au moins 2 signes sur 7 | Autres | signes | Connait au moins 2 signes sur 9 | Nombre de personnes en charge d'enfants | ||||||
Ne peut boire ou téter | Devient plus malade | Développe une fièvre | A une respiration raoide | A des difficultés à resoirer | A du sang dans les selles | Boit difficilement | Asthénie | Pleure sans cesse | ||||
Milieu de résidence | ||||||||||||
Urbain | 18,3 | 29,6 | 50,2 | 18,5 | 20,5 | 15,8 | 12,5 | 37,6 | 27,3 | 19,4 | 46,5 | 3.062 |
Rural | 23,3 | 33,2 | 46,2 | 23,1 | 24,0 | 20,4 | 13,9 | 41,5 | 26,4 | 20,8 | 46,5 | 6.392 |
Provinces | ||||||||||||
Kinshasa | 18,9 | 26,6 | 52,5 | 18,6 | 20,5 | 14,5 | 14,5 | 37,9 | 32,2 | 20,2 | 48,5 | 921 |
Bas-Congo | 16,9 | 28,1 | 50,3 | 19,6 | 19,1 | 15,2 | 12,1 | 36,0 | 32,4 | 19,6 | 46,9 | 656 |
Bandundu | 28,4 | 37,5 | 52,4 | 32,3 | 31,9 | 27,9 | 21,7 | 47,8 | 33,2 | 26,1 | 52,4 | 1.257 |
Equateur | 21,3 | 14,9 | 51,6 | 12,6 | 15,2 | 11,3 | 7,4 | 35,1 | 26,2 | 17,3 | 46,7 | 227 |
Orientale | 26,3 | 37,7 | 51,0 | 22,4 | 24,6 | 25,6 | 15,8 | 46,5 | 23,9 | 25,0 | 51,0 | 1.255 |
Nord-Kivu | 19,5 | 30,3 | 48,6 | 15,7 | 17,6 | 8,7 | 5,1 | 40,5 | 21,6 | 15,8 | 47,5 | 719 |
Sud-Kivu | 5,6 | 26,0 | 38,1 | 13,7 | 13,1 | 14,2 | 2,3 | 24,9 | 11,4 | 6,4 | 27,9 | 700 |
Maniema | 28,1 | 25,3 | 53,4 | 17,5 | 14,7 | 10,6 | 11,0 | 39,4 | 30,8 | 20,9 | 51,4 | 266 |
Katanga | 22,7 | 36,3 | 42,7 | 24,8 | 31,8 | 21,8 | 17,2 | 39,4 | 29,9 | 26,7 | 43,6 | 1.464 |
Kasai Oriental | 22,8 | 34,1 | 43,7 | 21,6 | 22,5 | 18,8 | 11,6 | 42,2 | 22,5 | 19,1 | 46,8 | 965 |
Kasaï Occidental | 22,0 | 28,7 | 44,6 | 19,5 | 16,0 | 16,1 | 12,5 | 39,3 | 25,8 | 13,3 | 46,0 | 1.022 |
Niveau de pauvreté | ||||||||||||
Plus pauvres | 27,6 | 36,3 | 47,8 | 24,7 | 24,3 | 22,6 | 16,4 | 44,6 | 27,3 | 21,0 | 49 ,2 | 1.760 |
Pauvres | 23,9 | 34,8 | 42,6 | 24,7 | 25,1 | 19,5 | 15,2 | 40,3 | 28,2 | 21,0 | 46,0 | 1.924 |
Moyens | 23,8 | 30,6 | 48,3 | 24,0 | 26,9 | 22,3 | 13,0 | 44,0 | 26,7 | 23,5 | 49,4 | 2.036 |
Riches | 15,9 | 29,7 | 47,8 | 16,9 | 18,9 | 14,7 | 10,0 | 36,0 | 23,4 | 16,3 | 43,0 | 1.926 |
Plus riches | 17,4 | 29,1 | 51,3 | 17,5 | 18,9 | 15,3 | 13,1 | 36,2 | 28,0 | 19,8 | 44,7 | 1.808 |
Niveau d'instruction | ||||||||||||
de la mère | ||||||||||||
Sans instruction | 23,1 | 33,9 | 45,4 | 23,8 | 24,9 | 21 ,0 | 14,2 | 41,6 | 26,6 | 20,3 | 46,3 | 2.655 |
Primaire | 22,4 | 32,7 | 47,8 | 22,2 | 23,7 | 19,8 | 13,9 | 41,7 | 26,4 | 21,2 | 47,5 | 3.972 |
Secondaire ou plus | 19,6 | 29,6 | 49,3 | 18,7 | 19,8 | 15,6 | 12,5 | 37,1 | 27,2 | 19,1 | 45,1 | 2.731 |
Prog. non formel | 15,5 | 22,7 | 45,2 | 20,3 | 20,9 | 16,5 | 7,4 | 34,2 | 27,1 | 22,4 | 48,2 | 91 |
Ensemble du pays | 21,7 | 32,0 | 47,5 | 21,6 | 22,9 | 18,9 | 13,5 | 40,2 | 26,7 | 20,3 | 46,5 | 9.454 |
0
V,
Graphique 5.7. Connaissances des personnes en charge d'enfants des signes clés
des maladies
Graphique 5.7. Connaissances des personnes en charge d'enfants des signes clés
des maladies
45
40
35
45
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35
8, 30
25
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25
l. 20
15
l. 20
15
10
5
0
10
5
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Développe
une fièvre
Devient plus A des difficultés
malade à respirer
Ne peut boire
ou téter
Signes
Boit
difficilement
Développe
une fièvre
Devient plus A des difficultés
malade à respirer
Ne peut boire
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Signes
Boit
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s
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::J
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A une respiration A du sang dans
A une respiration A du sang dans
rapide
rapide
les selles
les selles
Selon les données du tableau 5.8 et le graphique 5.8 qui les illustre, la fièvre est considérée comme le premier signe nécessitant des soins appropriés. Elle a été citée par 48% des personnes en charge d'enfants, suivie de l'aggravation d'une maladie (32%) et de l'asthénie ou fatigue excessive
{27%). Par ailleurs, seulement 23% de personnes identifient la respiration difficile et rapide comme un problème nécessitant des soins immédiats.
Le milieu de résidence et le niveau d'instruction de la mère n'influent pas sur la connaissance des personnes en charge des enfants de moins de cinq ans en ce qui concerne les symptômes nécessitant des soins appropriés dans l'immédiat. Les différences entre les provinces sont négli geables . Seule la province du Sud-Kivu s'écarte des autres et accuse une proportion relativement plus faible (28%}.
Traitement des maladies
Traitement à domicile des maladies de l'enfance
Dans le cadre du suivi de l'initiative de la prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME), un des indicateurs clés est le traitement à domicile de ces maladies. Cet indicateur me sure la proportion d'enfants de moins de cinq ans qui étaient malades durant les 15 jours précédant l'enquête et qui ont reçu plus de liquides et ont continué à manger pendant l'épisode de maladie. Le tableau 5.9 donne les différentes proportions selon diverses caractéristiques socio-démographiques.
106 1 Santé des mères et des enfa n.t s
Tableau 5.9 : Répartition (en %) des enfants de moins de cinq ans malades au cours des 15 jours précédant l'enquête qui ont reçu plus de liquide et ont continué à manger durant l'épisode de maladie selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | A été malade au cours des 2 dernières semaines | Nombre d'enfants de moins de 5 ans | A bu durant la maladie | Total | A mangé durant la maladie | Total | A reçu plus de liquide et a continué à manger | Nombre d'enfants malades | ||||
Plus | Même quantité/ moins | Ne sait pas | Un peu moins/ même Quantité/plus | Beaucoup moins/pas du tout | Ne sait pas | |||||||
Milieu de résidence Urbain Rural Provinces Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasai Oriental Kasai Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la Mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Age de l'enfant Moins de 6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois | 55,6 | 3.062 | 17,9 | 59,5 | 22,5 | 100,0 | 54,8 | 31,5 | 13,7 | 100,0 | 10,8 | 1.703 |
59,6 | 6.392 | 22,0 | 55,9 | 22,0 | 100,0 | 52,1 | 32,8 | 15,1 | 100,0 | 12,0 | 3.809 | |
49,7 | 921- | 12,0 | 62,2 | 25,8 | 100,0 | 52,7 | 29,1 | 18,2 | 100,0 | 6,6 | 458 | |
56,9 | 656 | 10,0 | 69,6 | 20,4 | 100,0 | 65,1 | 22,8 | 12,0 | 100,0 | 7,7 | 373 | |
51,1 | 1.257 | 19,7 | 64,6 | 15,7 | 100,0 | 59,3 | 29,0 | 11,6 | 100,0 | 13,5 | 643 | |
59,0 | 227 | 28,7 | 47,0 | 24,3 | 100,0 | 50,1 | 30,3 | 19,6 | 100,0 | 21,8 | 134 | |
59,8 | 1.255 | 26,6 | 52,2 | 21,2 | 100,0 | 52,5 | 33,9 | 13,6 | 100,0 | 14,5 | 750 | |
52,6 | 719 | 15,9 | 63,0 | 21,1 | 100,0 | 52,3 | 34,4 | 13,3 | 100,0 | 8,5 | 378 | |
66,7 | 700 | 20,7 | 59,3 | 20,0 | 100,0 | 55,5 | 33,3 | 11,2 | 100,0 | 11,3 | 467 | |
64,0 | 266 | 32,6 | 49,2 | 18,2 | 100,0 | 57,8 | 28,3 | 13,9 | 100,0 | 16,0 | 171 | |
63,2 | 1.464 | 27,9 | 49,6 | 22,5 | 100,0 | 48,3 | 37,9 | 13,8 | 100,0 | 13,1 | 925 | |
61,6 | 965 | 22,3 | 53,9 | 23,8 | 100,0 | 54,1 | 31,1 | 14,8 | 100,0 | 13,8 | 594 | |
60,6 | 1.022 | 13,7 | 56,9 | 29,4 | 100,0 | 43,3 | 34,9 | 21,8 | 100,0 | 6,6 | 619 | |
56,9 | 1.760 | 21,3 | 56,6 | 22,1 | 100,0 | 54,6 | 28,8 | 16,6 | 100,0 | 11,8 | 1.001 | |
61,7 | 1.924 | 25,9 | 53,7 | 20,3 | 100,0 | 50,2 | 35,7 | 14,2 | 100,0 | 13,6 | 1.187 | |
60,1 | 2.036 | 22,7 | 55,7 | 21,6 | 100,0 | 55,0 | 30,6 | 14,4 | 100,0 | 14,1 | 1.223 | |
59,5 | 1.926 | 18,8 | 57,4 | 23,8 | 100,0 | 50,5 | 34,4 | 15,1 | 100,0 | 10,5 | 1.146 | |
52,8 | 1.808 | 13,7 | 62,9 | 23,4 | 100,0 | 55,0 | 32,0 | 13,0 | 100,0 | 7,1 | 955 | |
58,2 | 2.655 | 22,3 | 54,9 | 22,8 | 100,0 | 50,6 | 33,8 | 15,6 | 100,0 | 12,0 | 1.545 | |
59,9 | 3.972 | 21,5 | 57,2 | 21,4 | 100,0 | 53,4 | 32,5 | 14,1 | 100,0 | 11,7 | 2.377 | |
56,3 | 2.731 | 18,2 | 59,1 | 22,8 | 100,0 | 54,5 | 31,0 | 14,5 | 100,0 | 11,0 | 1.537 | |
59,0 | 91 | 20,2 | 57,0 | 22,8 | 100,0 | 56,1 | 27,1 | 16,8 | 100,0 | 13,7 | 54 | |
47,7 | 1.005 | 10,3 | 66,0 | 23,6 | 100,0 | 54,6 | 31,2 | 14,2 | 100,0 | 6,1 | 479 | |
71,7 | 1.028 | 15,0 | 56,6 | 28,4 | 100,0 | 45,8 | 34,4 | 19,8 | 100,0 | 7,5 | 737 | |
69,1 | 2.060 | 19,4 | 53,2 | 27,3 | 100,0 | 48,9 | 30,5 | 20,6 | 100,0 | 10,8 | 1.423 | |
60,5 | 1.813 | 24,1 | 57,2 | 18,7 | 100,0 | 54,9 | 33,6 | 11,6 | 100,0 | 14,2 | 1.097 | |
52,5 | 1.663 | 23,8 | 57,8 | 18,3 | 100,0 | 58,9 | 30,8 | 10,3 | 100,0 | 13,1 | 873 | |
47,2 | 1.804 | 25,2 | 59,4 | 15,4 | 100 0 | 57,1 | 34,3 | 8,6 | 100,0 | 14,1 | 852 | |
Ensemble du pavs | 58,3 | 9.454 | 20,8 | 57,1 | 22,2 | 100,0 | 53,0 | 32,4 | 14,7 | 100,0 | 11 ,6 | 5.512 |
0-.....
Au total 58% d'enfants de moins de cinq ans ont été malades durant les 15jours précédant l'enquête, soit
5.512 enfants sur les 9.454. Parmi ces enfants malades seulement 12% ont pris plus de liquides et ont continué à manger durant l'épisode. On constate que lafaible prise en charge « correcte » des enfants malades à domicile contraste avec leur forte morbidité.
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Ce taux ne diffère pas selon les milieux de résidence. Par ailleurs, Kinshasa (7%), les provin ces du Nord-Kivu (9%), du Bas-Congo (8%) et du Kasaï Occidental (7%) ont les fréquences les plus faibles, en dessous de la moyenne nationale (12 %), tandis que la province de l'Equateur a la fré quence la plus élevée par rapport à la moyenne, soit 22%.
Graphique 5.8. Pourcentage d'enfants ayant pris plus de liquide et qui ont
continué à manger durant l'épisode de maladie selon la province
Graphique 5.8. Pourcentage d'enfants ayant pris plus de liquide et qui ont
continué à manger durant l'épisode de maladie selon la province
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Equateur Maniema Orientale
Kasaï Bandundu Katanga Sud-Kivu Nord-Kivu Bas-Congo Kinshasa
Oriental
Province
Kasaï
Occidental
Equateur Maniema Orientale
Kasaï Bandundu Katanga Sud-Kivu Nord-Kivu Bas-Congo Kinshasa
Oriental
Province
Kasaï
Occidental
Le niveau de pauvreté semble avoir une influence sur le traitement des maladies à domicile, les ménages les plus riches traitant moins leurs enfants malades à la maison. Par ailleurs, les enfants les plus jeunes sont moins traités à domicile que ne le sont les plus âgés. Le niveau d'ins truction de la mère et le sexe de l'enfant n'ont pas d' influence sur cette pratique.
Recours aux tradipraticiens et à l'automédication pour les soins des enfants
Parmi les mères des enfants de moins de 5 ans ayant souffert de la toux et/ou de lafièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête, 3% ont recouru aux tradipraticiens pour les soins de leurs enfants. Cette fréquence est plus élevée en milieu rural (4%) par rapport au milieu urbain (0,9%).
L'enquête révèle que 21% de mères des enfants de moins de 5 ans ayant souffert de la toux et/ou de la fièvre au cours des 15jours précédant l'enquête ont recouru aux structures d'automédica tion (pharmacie, vendeur de médicaments ambulant, parent, ami) pour les soins. Cette fréquence est plus élevée en milieu rural (23%) qu'en milieu urbain (16%). L'automédication est un danger pour la santé, notamment parce qu'elle entraîne des risques d'une mauvaise prise en charge de la mala die, d'une intoxication par surdosage, d'une rechute, d'une aggravation par sous-dosage, etc. Elle pourrait conduire à une faible fréquentation des services de santé par la population.
108 1 Santé des mères et des enfants
Tableau 5.10 : Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans ayant souffert de latoux et/ou de la fièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête, placés sous automédication ou ayant fréquenté le guérisseur traditionnel, selon certaines caractéristiques socio-dé mographiques
Caractéristiques | Auto médication | Guérisseur traditionnel | Effectif des enfants malades |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Sexe de l'enfant Masculin Féminin Age de l'enfant Moins de 6 mois 6 - 11 mois 12 - 23 mois 24 - 35 mois 36 - 47 mois 48 - 59 mois | 16,2 | 0,9 | 1.703 |
22,6 | 3,5 | 3.809 | |
6,7 | 0,1 | 458 | |
19,3 | 3,1 | 373 | |
21,6 | 3,5 | 643 | |
22,0 | 3,9 | 134 | |
19,9 | 2,3 | 750 | |
23,1 | 3,7 | 378 | |
24,7 | 3,1 | 467 | |
22,5 | 3,2 | 171 | |
22,6 | 2,8 | 925 | |
18,1 | 3,3 | 594 | |
25,9 | 2,2 | 619 | |
21 ,0 | 3,7 | 1.001 | |
23,9 | 2,9 | 1.187 | |
25,0 | 3,5 | 1.223 | |
18,8 | 2,7 | 1.146 | |
12,9 | 0,5 | 955 | |
22,6 | 3,9 | 1.545 | |
21,4 | 2,9 | 2.377 | |
1.8,1 | 1,3 | 1.537 | |
7,4 | 2,0 | 54 | |
20,6 | 2,7 | 2.779 | |
20,8 | 2,7 | 2.734 | |
18,8 | 2,6 | 497 | |
21,4 | 3,2 | 737 | |
19,0 | 2,9 | 1.423 | |
20,8 | 2,6 | 1.097 | |
20,9 | 2,5 | 873 | |
22,6 | 2,5 | 852 | |
Ensemble du cavs | 20,7 | 2,7 | 5.51 2 |
Recours à la transfusion sanguine
La diarrhée sanguinolente et le paludisme sont des maladies qui, dans leur forme la plus grave, peuvent entraîner une anémie chez les enfants. MICS2 s'est intéressée à savoir si les enfants de moins de 5 ans ayant connu ces maladies au cours des 15 jours précédant l'enquête ont été transfusés. Il ressort des données de l'enquête que parmi ces enfants, 2% ont été soignés par transfusion sanguine au cours de leur maladie. Ce taux est le même en milieu urbain et en milieu rural.
Santé des mères et des enfants I I 09
CONCLUSION
Ce chapitre a examiné la situation sanitaire des mères et des enfants en RDC. L'analyse des données collectées montre que :
le niveau de la couverture en soins prénatals est de 68%. Un tiers des femmes enceintes ne vont pas à la consultation prénatale durant leur grossesse. Ce taux reste faible et n'a pas réellement évolué depuis 1998 (67%) ; par ailleurs, !e niveau actuel de la couverture en accouchements assistés par un personnel qualifié (61%) a connu une régression par rapport à celui de 1998 (70%).
la prévalence de la diarrhée n'a pas changé entre 1995 et 2001 ; elle est restée à 22%.
le taux d'utilisation de la thérapie de réhydratation par voie orale (TRO) lors des épisodes de diarrhée est de 93% et a connu une hausse très sensible par rapport au niveau de 1995. Par contre le traitement correct de la diarrhée à domicile demeure faible (11%) et semble être en baisse;
la prévalence des IRA est de 11%; seulement 36% d'enfants faisant les IRA sont emme nés chez un fournisseur de soins appropriés ;
la fréquence de la diarrhée, des IRA et du paludisme varie selon l'âge de l'enfant. Elle atteint son maximum entre 6 et 11 mois et reste élevée jusqu'à 2 ans ;
la prévention du paludisme par l'utilisation de la moustiquaire imprégnée demeure en core très faible (0,7%) ;
il n'y a que 52% d'enfants qui sont traités du paludisme avec un antipaludéen usuel ; 61% d'enfants ont été traités au paracétamol;
le traitement des maladies de l'enfance à domicile demeure encore faible (12%).
Ainsi, l'objectif du Sommet Mondial pour les Enfants qui visait l'accès de toutes les femmes enceintes aux soins pendant la grossesse et au moment de l'accouchement n'est pas atteint en cette fin de décennie. De même, celui qui visait la réduction de 25% de l'incidence de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans n'est pas non plus atteint. Quant à l'objectif du SME qui visait la réduction de la mortalité due aux IRA, MICS2 ne l'a pas mesuré mais s'est limité à la prévalence de ces infections.
Certaines variables comme le milieu de résidence, l'instruction de la mère et le niveau de pauvreté différencient les comportements des groupes de population face à ces problèmes, mais elles ne les expliquent pas. Beaucoup d'interrogations restent donc soulevées et l'influence de ces facteurs ainsi que celle d'autres facteurs comme la qualité des services, les coutumes, l'accessibi lité géographique des soins devrait être étudiée en profondeur.
Par ailleurs, étant donné l'impact des maladies diarrhéiques, des IRA et du paludisme sur la mortalité des enfants et compte tenu de l'importance de la consultation prénatale et des accouche ments assistés dans la réduction de la mortalité maternelle, un renforcement de la sensibilisation et une amélioration des services devraient constituer la stratégie d'actions en faveur des enfants et des femmes de la RDC.
J 10 1 Santé des mères et des e11fants
COUVERTURE VACCINALE DES ENFANTS ET DES MERES
INTRODUCTION
Ce chapitre analyse la couverture vaccinale des enfants et des mères. Il aborde les sections suivantes : la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois (section 6.1); la couverture vaccinale des mères d'enfants de moins de 12 mois (section 6.2); la participation des enfants de 12 à 23 mois aux Journées Nationales de Vaccination (JNV) contre la poliomyélite organisées en l'an 2000 (section 6.3); la déperdition vaccinale (section 6.4).
L'objectif 22 du Sommet Mondial pour les Enfants traite de la vaccination : maintien à un niveau élevé de la couverture de vaccination (au moins 90% d'enfants de moins d'un an dès l'année 2000) contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la rougeole, la poliomyélite, la tuberculose et contre le tétanos chez les femmes en âge de reproduction.
Pour atteindre cet objectif, la ADC devait fournir de gros efforts entre 1995 et 2000 étant donné que la couverture vaccinale en 1995 était très faible. En effet, MICS1 avait montré que 47% d'enfants de 12 à 23 mois étaient vaccinés contre le BCG, 27% contre le DTCoq3, 28% contre le VP03 et 39% contre la rougeole. Dans l'ensemble, l'écart entre la couverture vaccinale réalisée en 1995 et les objectifs visés par la mi-décennie était de 41%.
Dans le cadre de l'enquête MICS2, les mères ont été invitées à produire les cartes de vacci nation pour les enfants âgés de 12 à 23 mois. Les enquêteurs ont recopié dans le questionnaire de l'enquête les informations relatives aux vaccinations inscrites sur les cartes. Les mères ont égale ment été invitées à notifier toute vaccination reçue qui ne figure pas sur la carte. Ainsi, si l'enfant n'avait pas de carte, on lisait à la mère une brève description de chaque vaccin et on lui demandait de se rappeler si l'enfant l'avait reçue ou non (pour le DTCoq et la polio) et combien de fois.
Selon les directives de l'UNICEF et de l'OMS, un enfant devrait recevoir, avant l'âge de 12 mois les antigènes suivants : le BCG pour le protéger contre la tuberculose ; trois doses de DTCoq pour le protéger contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche ; trois doses de vaccin contre la polio et une dose de vaccin contre la rougeole.
Au total, 2.690 enfants âgés de 12-23 mois ont été enquêtés pour la vaccination. Ce nombre correspond aux 300 sites de base de l'enquête et aux 65 sites complémentaires. L'échantillon d'en fants observé dans chaque province est de taille suffisamment grande pour permettre de désagré ger la couverture vaccinale selon les onze provinces que compte le pays. Pour obtenir cette repré sentativité par province, il a fallu « suréchantillonner » certaines d'entre elles qui ont des effectifs de population plus réduits.
COUVERTURE VACCINALE DES ENFANTS DE 12 A 23 MOIS
Disponibilité des cartes de vaccination
MICS2 a cherché à savoir si les enfants disposaient de cartes de vaccination au moment de l'enquête. Le tableau 6.1 fournit ces informations. Dans l'ensemble, 52% d'enfants disposaient d'une carte de vaccination au moment de l'enquête. Pour 22% d'enfants, les mères ont montré la carte de vaccination à l'enquêteur, tandis que pour 29% d'enfants, les mères ont déclaré l'existence de la carte, mais celle-ci n'était pas à portée de main ou était perdue. Près de la moitié d'enfants (44%) ne disposaient pas de carte de vaccination au moment de l'enquête.
Couverture vaccinale des enfants et des mères l 111
Tableau 6.1 : Répartition (en %) des enfants de 12-23 mois selon la disponibilité de la carte de vaccination au moment de l'enquête
Caractéristiques | Carte de vaccination | Effectifs observés (12-23 mois) | |||||
Oui, vue | Oui, non vue | Non | Oui, Perdue | Non dé- terminé | Total | ||
Milieu de résidence | |||||||
Urbain | 32,2 | 31,3 | 24,9 | 6,0 | 5,6 | 100,0 | 872 |
Rural | 17,2 | 23,3 | 52,6 | 2,3 | 4,6 | 100,0 | 1.818 |
Province | |||||||
Kinshasa | 39,3 | 31,9 | 16,9 | 8,0 | 4,0 | 100,0 | 326 |
Bas-Congo | 41,8 | 18,1 | 27,4 | 5,5 | 7,2 | 100,0 | 237 |
Bandundu | 26,4 | 32,9 | 34,6 | 0,9 | 5,2 | 100,0 | 231 |
Equateur | 19,7 | 17,5 | 59,0 | 1,3 | 2,6 | 100,0 | 234 |
Orientale | 12,7 | 24,1 | 54,0 | 3,8 | 5,5 | 100,0 | 237 |
Nord-Kivu | 29,9 | 32,8 | 30,3 | 3,0 | 4,0 | 100,0 | 201 |
Sud-Kivu | 9,8 | 26,2 | 55,6 | 1,9 | 6,5 | 100,0 | 214 |
Maniema | 3,5 | 23,3 | 66,5 | 0,4 | 6,2 | 100,0 | 227 |
Katanga | 15,3 | 20,4 | 57,3 | 2,7 | 4,3 | 100,0 | 255 |
Kasaï Oriental | 23,2 | 29,6 | 36,3 | 6,0 | 4,9 | 100,0 | 284 |
Kasaï Occidental | 14,8 | 26,2 | 52,0 | 2,5 | 4,5 | 100,0 | 244 |
Niveau de pauvreté | |||||||
Plus pauvres | 12,2 | 24,9 | 59,0 | 1,0 | 2,9 | 100,0 | 583 |
Pauvres | 15,3 | 21,4 | 54,0 | 2,9 | 6,4 | 100,0 | 543 |
Moyens | 23.0 | 23,1 | 46,1 | 3,3 | 4,5 | 100,0 | 553 |
Riches | 22,7 | 28,3 | 40,0 | 3,9 | 5,2 | 100,0 | 538 |
Plus riches | 40,4 | 32,8 | 14,0 | 7,0 | 5,9 | 100,0 | 473 |
Niveau d'instruction | |||||||
de la mère | |||||||
Sans instruction | 13,6 | 22,1 | 56,9 | 3,0 | 4,4 | 100,0 | 728 |
Primaire | 18,9 | 24,5 | 48,4 | 2,7 | 5,5 | 100,0 | 1.162 |
Secondaire ou plus | 34,1 | 31,5 | 24,8 | 4,9 | 4,7 | 100,0 | 779 |
Sexe de l'enfant | |||||||
Masculin | 22,7 | 25,7 | 43,2 | 3,5 | 5,0 | 100,0 | 1.390 |
Féminin | 21,5 | 26,1 | 44,0 | 3,8 | 4,9 | 100,0 | 1.300 |
Ensemble du pays | 22,1 | 25,9 | 43 6 | 3,5 | 4,9 | 100 0 | 2.690 |
Les données montrent des différences dans la disponibilité de cartes de vaccination selon le niveau de pauvreté, la province, le milieu de résidence et le niveau d'instruction de la mère. En effet, les ménages les plus riches ont une proportion d'enfants disposant de cartes plus élevée que les ménages les plus pauvres (40% contre 12%). De même, cette proportion est plus grande dans les ménages urbains (32%) que dans les ménages ruraux (17%). On observe également que plus le niveau d'instruction de la mère est élevé, plus les enfants disposent de cartes de vaccination : les proportions sont de 14% chez les mères sans instruction à 19% chez celles du niveau primaire puis à 34% chez les mères ayant atteint le niveau secondaire.
A Kinshasa et dans les provinces du Bas-Congo, du Nord-Kivu et du Bandundu, les mères ont montré la carte de vaccination pour plus d'un enfant sur quatre. On note que la province de Maniema semble la plus défavorisée dans ce domaine.
Selon MICS1 en 1995, 30% d'enfants de 12 à 23 mois disposaient d'une carte de vaccination.
On observe donc une baisse sensible dans la disponibilité des cartes de vaccination.
1 12 1 Couverture vaccina/e des enfants et des mères
Couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois
Le tableau 6.2 présente la proportion d'enfants de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance à quelque moment que ce soit avant l'enquête et avant le premier anniversaire.
Tableau 6.2 : Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance
BCG | DTCoq 1 | DTCoq 2 | DTCoq 3 | VPO 0 | VPO 1 | VPO 2 | VPO 3 | VAR | Tous | Aucun | Effectif des enfants | |
A n'importe quel | ||||||||||||
moment avant | ||||||||||||
l'enquête | ||||||||||||
Avec carte | 16,3 | 19,0 | 17,6 | 16,2 | 12,4 | 18,6 | 18,0 | 15,7 | 15,7 | 10,6 | 0,0 | 2.690 |
Selon déclaration | 36,8 | 32,2 | 22,6 | 13,7 | 24,5 | 53,8 | 43,1 | 25,8 | 30,7 | 12,3 | 19,3 | 2.690 |
de la mère | ||||||||||||
Ensemble | 53,1 | 51 2 | 40,3 | 29 9 | 36 9 | 72,4 | 61 0 | 41 5 | 46,4 | 22,8 | 19 3 | 2.690 |
Avant le premier anniversaire | 50,9 | 46,6 | 37,5 | 27,6 | 35,4 | 67,2 | 56,6 | 38,6 | 38,9 | 14,0 | 19,3 | 2.690 |
D'une manière générale les couvertures vaccinales de tous les antigènes sont plutôt faibles. Le BCG est l'antigène le plus répandu<1l : un peu plus d'un enfant sur deux est vacciné contre la tuberculose. Du fait que ce vaccin est administré quelques jours seulement après la naissance, sa couverture est aussi un indicateur de l'accès aux services obstétricaux par les mères. On se rappel lera à ce sujet que plus de deux tiers des femmes pratiquent la consultation p_rénatale et près de deux tiers sont assistées par un personnel qualifié à l'accouchement.
Un peu moins de la moitié des enfants (46%) sont vaccinés contre la rougeole. C'est la seconde couverture vaccinale la plus élevée après le BCG. Le VP03 (vaccination complète contre la poliomyélite) est la troisième couverture la plus élevée et touche 42% des enfants. Enfin la couverture du DTCoq3 (vaccination complète contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche) est particulièrement faible, avec seu lement moins de trois enfants sur dix vaccinés.
Au total, un peu plus d'un enfant sur cinq (23%) est complètement vacciné et une proportion d'enfants sensiblement égale (19%) n'ont été vaccinés contre aucune maladie cible du PEV.
f 1l La comparaison est établie entre le BCG, le DTCoq3, le VP03 et le VAR.
Couverture vaccinale des enfants et des mères l113
Graphique 6.1. Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance cibles du PEV à quelque moment que ce soit
80 r --··-·-·-····-·-·--·-·---·-- --·-·----·-- ------------------------ ---------- -·- - ····-·······--- -- _ _ _ -·-- · ·················· --···············-·· · ,
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BCG DTCoq 1 DTCoq 2 DTCoq 3 VPO 0 VP0 1 VP0 2 VP0 3 VAR
Graphique 6.1. Pourcentage d'enfants âgés de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance cibles du PEV à quelque moment que ce soit
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BCG DTCoq 1 DTCoq 2 DTCoq 3 VPO 0 VP0 1 VP0 2 VP0 3 VAR
Disparités dans la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois
Le tableau 6.3 présente la couverture vaccinale selon le niveau de pauvreté, le sexe de l'en fant, la province, le milieu de résidence et le niveau d'instruction de la mère.
Le niveau de pauvreté constitue un déterminant de la couverture vaccinale : seulement un enfant sur dix des ménages les plus pauvres est entièrement vacciné contre toutes les maladies cibles du PEV alors que 45% des enfants des ménages les plus riches (soit quatre fois et demie plus) le sont. La même tendance est observée en ce qui concerne le DTCoq3, antigène considéré comme indicateur de suivi de la qualité des services de vaccination.
Graphique 6.2. Pourcentage d'enfants de 12-23 mois actuellement vaccinés contre le DTCoq3 selon le niveau de pauvreté
70
60
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20 - ------- ----- -- --------· - 11,i
13,4
Plus pauvres Pauvres Moyens
Niveau de pauvreté
Riches Plus riches
1 14 1 Couverture vaccinale des e11fà11ts et des mères
Dans le même ordre d'idée, seulement 9% des enfants des familles les plus riches n'ont reçu aucun antigène, contre 27% des enfants .des familles les plus pauvres. La couverture vaccinale de tous les antigènes augmente avec le niveau de richesse.
On n'observe aucune différence de la couverture vaccinale selon le sexe et ce quel que soit l'antigène.
Tableau 6.3 : Distribution (en %) des enfants de 12-23 mois vaccinés contre les maladies de l'enfance cibles du PEV selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | BCG | DTCoq 1 | DTCoq 2 | DTCoq 3 | VPO 0 | VPO 1 | VPO 2 | VPO 3 | VAR | Tous | Aucun | Effectifs des enfants |
Milieu de résidence | ||||||||||||
Urbain | 73,6 | 71,9 | 61,2 | 49, 1 | 59,3 | 79,4 | 67,7 | 50,5 | 67,2 | 37,2 | 11,9 | 872 |
Rural | 43,3 | 41,3 | 30,2 | 20,7 | 26,1 | 69,0 | 57,9 | 37,2 | 36,5 | 16,0 | 22,8 | 1.818 |
Province | ||||||||||||
Kinshasa | 79,1 | 79,1 | 70,2 | 58 ,3 | 68,1 | 81,6 | 70,2 | 54,6 | 75,8 | 45,7 | 12,0 | 326 |
Bas-Congo | 74,3 | 75,1 | 62,0 | 50,6 | 45,6 | 79,7 | 74,3 | 61,2 | 66,2 | 39,2 | 10,5 | 237 |
Bandundu | 73,6 | 71.9 | 53,2 | 34,6 | 39,8 | 81,0 | 67,1 | 41 ,6 | 62,3 | 26,0 | 8,7 | 231 |
Equateur | 26 ,5 | 31,6 | 16,7 | 13,7 | 21,4 | 63,2 | 48 ,3 | 26,5 | 27,8 | 11,2 | 29,1 | 234 |
Orientale | 40,5 | 40,5 | 25,7 | 18,1 | 24,9 | 71,7 | 58,2 | 36,7 | 38,0 | 14,3 | 19,8 | 237 |
Nord-Kivu | 68,7 | 64,2 | 55 ,2 | 42,3 | 46,8 | 76,1 | 66,7 | 49,3 | 53,7 | 31,8 | 16,9 | 201 |
Sud- Kivu | 35,5 | 33,2 | 24 ,8 | 14,5 | 24,8 | 49,1 | 36,4 | 22,9 | 29,9 | 9,8 | 39,3 | 214 |
Maniema | 16,7 | 15,0 | 6,6 | 3,5 | 11,0 | 62,6 | 51,5 | 26,9 | 15,9 | 2,6 | 30,0 | 227 |
Katanga | 50,2 | 43,9 | 37,3 | 27,8 | 29,4 | 69,8 | 61,6 | 44,7 | 39,2 | 21,2 | 23,1 | 255 |
Kasaï Oriental | 61,6 | 58,5 | 48,6 | 34,9 | 50,4 | 79,6 | 65,5 | 47,5 | 52,1 | 24,6 | 11,6 | 284 |
Kasaï Occidental | 45,9 | 38,1 | 29,5 | 18,9 | 29,1 | 75,0 | 65,2 | 36,9 | 36,9 | 15,2 | 17,2 | 244 |
Niveau de pauvreté | ||||||||||||
Plus pauvres | 34,5 | 32,6 | 20,9 | 13,4 | 19,2 | 67,1 | 55,1 | 32,2 | 28,8 | 9,9 | 27,4 | 583 |
Pauvres | 39,6 | 37,4 | 26 ,0 | 17,1 | 25,4 | 67,0 | 54,7 | 34,6 | 32,6 | 16,6 | 22,1 | 543 |
Moyens | 52,8 | 50,5 | 39,8 | 27,7 | 35,1 | 72,3 | 61,5 | 41,8 | 44,5 | 21 ,9 | 19,9 | 553 |
Riches | 62,5 | 61,0 | 48 ,0 | 36,6 | 42,9 | 74,3 | 61 ,7 | 43,7 | 55,4 | 27,3 | 16,5 | 538 |
Plus riches | 81,4 | 79,7 | 72,3 | 60,0 | 67,0 | 82,9 | 74,4 | 57,9 | 76,1 | 45,2 | 8,5 | 473 |
Niveau d'instruction | ||||||||||||
de la mère | ||||||||||||
Sans instruction | 35,4 | 34,5 | 26,1 | 17,0 | 22,3 | 62,8 | 51,4 | 32,3 | 31,2 | 14,0 | 30,1 | 728 |
Primaire | 49,9 | 47,8 | 34,9 | 24,9 | 32,3 | 72,2 | 60,2 | 39,8 | 40,6 | 18,8 | 18,7 | 1.162 |
Secondaire ou + | 73,8 | 71,2 | 60,7 | 48,7 | 56,9 | 81,4 | 71, 1 | 52,0 | 68,4 | 36,2 | 10,3 | 779 |
Sexe de l'enfant | ||||||||||||
Masculin | 53,0 | 51,9 | 40 ,5 | 30,6 | 36,8 | 72,0 | 60,9 | 42,1 | 46,9 | 24,0 | 19,6 | 1.390 |
Féminin | 53,2 | 50,4 | 40 ,0 | 29,2 | 37,0 | 72,8 | 61,2 | 40,8 | 45,9 | 21,6 | 18,9 | 1.300 |
Ensemble du oavs | 53,1 | 51,2 | 40,3 | 29,9 | 36,9 | 72,4 | 61,0 | 41,5 | 46,4 | 22,8 | 19,3 | 2.690 |
Les différences selon les provinces sont importantes. Ainsi, en ce qui concerne le BCG, à Kinshasa et dans cinq provinces (Bas-Congo, Bandundu, Nord Kivu, Katanga et Kasaï Oriental), au moins un enfant sur deux est vacciné alors que dans toutes les autres provinces, la moitié des enfants de 12-23 mois ne l'ont pas été. Pour ce qui est du DTCoq3, les taux de couverture vaccinale sont supérieurs à 25% dans ces provinces. La couverture du BCG est particulièrement faible dans le Maniema (17%), l'Equateur (27%) et dans une moindre mesure le Sud Kivu (36%} et la Province Orientale (41%). C'est également dans ces provinces, ainsi qu'au Kasaï Occidental et dans la Pro vince Orientale que la couverture du DTCoq3 est la plus faible.
Couver/U re vacci11ale des e11fan1s el des mères l 1 15
Graphique 6.3. Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant reçu
le DTCoq3 selon la province
Graphique 6.3. Pourcentage d'enfants de 12-23 mois ayant reçu
le DTCoq3 selon la province
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Kinshasa Bas-Congo Nord-Kivu Kasaï Bandundu
Oriental
Katanga Kasaï Orientale Sud- Kivu Equateur
Occidental
Maniema
Kinshasa Bas-Congo Nord-Kivu Kasaï Bandundu
Oriental
Katanga Kasaï Orientale Sud- Kivu Equateur
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Maniema
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f 40
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PrClllince
PrClllince
Quel que soit l'antigène, la couverture vaccinale est nettement plus élevée en milieu urbain qu'en milieu rural. Cette différence est liée à plusieurs facteurs : la détérioration des infrastructures routières qui rend difficile l'accès aux structures de santé et entraîne des ruptures fréquentes des vaccins dans les zones de santé rurales; la dégradation des services de santé ; la perte de motiva tion du. personnel de la santé ; la pauvreté plus grande des ménages ruraux et leur plus grande ignorance des bénéfices de la vaccination pour la santé des enfants, la faible couverture sanitaire, l'absence de stratégies de communication susceptibles de faire modifier les comportements.
Le niveau d'instruction dE;J la mère influence éga lement la couverture vaccinale des enfants. Par exem ple la couverture complète est deux fois et demie plus élevée chez les enfants nés de mères de niveau secon daire ou plus (36%) que chez les enfants nés de mères sans aucune instruction (14%).
Evolution de la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois
Le tableau 6.4 indique les couvertures vaccinales entre 1991 et 2001 en RDC et le graphique
6.4. illustre la tendance observée durant la période.
Tableau 6.4 : Evolution de la couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois avant leur premier anniver saire (1991 à 2001)
Antiaène | 1991 Enquête nationale de CV | 1995 MICS1 | 2001 MICS2 | Objectifs de la décennie | Ecart 2001 par rapport à l'objectif du SME |
BCG | 67 | 47 | 51 | 90 | - 39 |
DTCoq3 | 35 | 27 | 28 | 80 | - 52 |
VP03 | 34 | 28 | 39 | 80 | - 41 |
VAR | 38 | 39 | 39 | 80 | - 41 |
1 1 6 1 Couverture vaccinale des enfa nts et des mères
Graphique 6.4. Evolution de la couverture vaccinale depuis 1991
Graphique 6.4. Evolution de la couverture vaccinale depuis 1991
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La couverture vaccinale a très peu varié durant la décennie. La couverture du BCG s'est inscrite en baisse entre 1991 et 1995 pour amorcer une légère augmentation depuis lors. La ten dance des autres antigènes semble être à la stagnation. Aucun antigène ne se rapproche des objec tifs fixés au Sommet Mondial pour les Enfants. L'écart est plus prononcé en ce qui concerne le DTCoq3.
Depuis sa création en 1978 jusqu'en 1990, le PEV s'est développé et a permis d'atteindre une couverture vaccinale satisfaisante grâce à l'appui de la coopération bilatérale. Cependant, entre 1990 et 1996, le programme a perdu l'essentiel de ses ressources suite au départ de son principal bailleur, l'USAID. Ce contexte a été aggravé par la guerre.
La conséquence a été le dysfonctionnement du PEV et la baisse de la qualité de l'appui apporté aux zones de santé. Par ailleurs, le nombre de cen tres de santé qui offrent des services de vaccination a f ortement diminué suite, entre autres, à la démotivation et à la désertion du personnel formé.
Depuis 1998, grâce aux efforts du gouvernement et à l'appui apporté par les principaux par tenaires dans le cadre de l'initiative Mondiale de !'Eradication de la Poliomyélite, les activités de vac cination ont redémarré dans la plupart des centres de santé. Ce démarrage est lié, entre autres, au renouvellement de la chaîne de froid, à la formation et à la supervision du personnel.
COUVERTURE VACCINALE DES FEMMES AVEC ENFANTS DE O A 11 MOIS
Le tétanos est une maladie grave chez le nouveau-né. Si la mère n'a pas reçu un nombre suffisant de doses de vaccin antitétanique, ni elle, ni le nouveau-né n'en sont protégés. Un enfant est donc protégé à la naissance contre le tétanos néonatal lorsque sa mère a reçu au moins deux doses valides de vaccin anti-tétanique (VAT) soit au cours de la dernière grossesse soit dans les trois ans qui ont précédé la naissance de l'enfant. Le tableau 6.5 indique la couverture vaccinale des mères contre le tétanos selon diverses caractéristiques socio-démographiques .
Couverture vaccinale des enfants et des mères l 1 17
Tableau 6.5 : Couverture vaccinale (en %) contre le tétanos des mères d'enfants de moins de 12 mois
Caractéristiques | A reçu au moins 2 doses au cours des 3 dernières années | A reçu au moins 3 doses au cours des 10 dernières années | A reçu au moins 5 doses au cours de la vie | Couverture vaccinale des femmes avec enfants de O à 11 mois | Effectifs de femmes |
Milieu de résidence | |||||
Urbain | 69,2 | 2,7 | 0,4 | 72,3 | 800 |
Rural | 38 ,4 | 2,7 | 0,0 | 41,0 | 1.866 |
Province | |||||
Kinshasa | 79 ,4 | 2,4 | 0,0 | 81,8 | 239 |
Bas-Congo | 69,2 | 2,7 | 0,0 | 71,9 | 173 |
Bandundu | 59,5 | 2,7 | 0,0 | 62 ,2 | 314 |
Equateur | 30,3 | 5,5 | 0,0 | 35,8 | 245 |
Orientale | 35,0 | 1,2 | 0,8 | 36,2 | 317 |
Nord-Kivu | 47 ,7 | 5,5 | 0,0 | 53,9 | 177 |
Sud-Kivu | 47 ,6 | 5,3 | 2,4 | 52,9 | 206 |
Maniema | 26,1 | 1,2 | 0,0 | 29,7 | 77 |
Katanga | 42,6 | 1,0 | 0,0 | 43 ,6 | 369 |
Kasaï Oriental | 49 ,2 | 2,3 | 0,0 | 51,4 | 257 |
Kasaï Occidental | 34 ,7 | 1,5 | 0,4 | 36 ,2 | 291 |
Niveau de pauvreté | |||||
Plus pauvres | 28,6 | 2,1 | 0,0 | 30,7 | 564 |
Pauvres | 37,8 | 2,8 | 0,3 | 40 ,9 | 554 |
Moyens | 46,2 | 2,5 | 0,1 | 48 ,9 | 565 |
Riches | 54,0 | 2,5 | 0,1 | 56,6 | 540 |
Plus riches | 78,0 | 3,7 | 0,0 | 81,7 | 443 |
Niveau d'instruction | |||||
de la mère | |||||
Sans instruction | 34,7 | 1,9 | 0,3 | 37,0 | 742 |
Primaire | 44 ,2 | 2,6 | 0,0 | 46 ,8 | 1.174 |
Secondaire ou plus | 65 ,2 | 3,6 | 0,1 | 68,9 | 730 |
Ensemble du pays | 47,6 | 2,7 | 0,1 | 50,4 | 2.666 |
La moitié des mères d'enfants de 0-11 mois sont protégées grâce à une dose suffisante de vaccin anti-tétanique reçue au cours ou avant la dernière grossesse.
La couverture vaccinale des femmes contre le tétanos néonatal varie selon le niveau de ' pauvreté et le niveau d'instruction de la mère. Elle est faible parmi les femmes des ménages les plus pauvres (31%), élevée chez les femmes des ménages les plus riches (82%). Cette situation serait liée à l'accessibilité économique aux services de vaccination. Si la politique nationale du PEV recom mande la gratuité des vaccinations, les formations sanitaires font payer des frais pour obtenir les services, dont la carte de vaccination, ce qui exclurait davantage les familles pauvres que les riches.
La sous-information des femmes pauvres et moins instruites joue sans doute aussi un rôle impor tant dans ce faible accès à la vaccination, ainsi que les coûts d'opportunité pour les mères qui préféreraient s'adonner plutôt aux activités de lutte quotidienne pour la survie.
Une différence de couverture vaccinale VAT est observée entre les femmes qui résident en milieu urbain (72%) et celles qui vivent en milieu rural (41%). Des disparités sont également obser vées entre les différentes provinces du pays.
1 18 1 Couverwre vaccinale des e,!f allts et des mères
Graphique 6.5. Couverture vaccinale (en %) contre le tétanos des femmes avec enfants de o à 11 mols par province
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81,8
80
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..
..
..
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C
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Ï: 40
Q.
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20
Kinshasa Bas-Congo Bandundu Nord-Kivu Sud-Kivu Kasaï
Oriental
Province
Katanga Orientale Kasal' Equateur Maniema Occidental
Comme le montre le graphique 6.5, Kinshasa et les provinces du Bas-Congo et du Bandundu ont des taux de couverture de VAT les plus élevés, tandis que le Maniema, l'Equateur, la Province Orientale ainsi que le Kasaï Occidental accusent les taux les plus bas.
Le niveau d'instruction discrimine également les femmes en ce qui concerne le taux de cou verture du VAT. Plus la femme est instruite, plus élevée est la couverture. On observe que la couver ture des femmes sans instruction est environ deux fois inférieure à celle des femmes ayant le niveau secondaire ou plus.
JOURNEES NATIONALES DE VACCINATION
Dans le cadre de l'initiative Mondiale pour !'Eradication de la Poliomyélite, la ROC organise depuis 1998 ces journées, avec comme objectif de vacciner tous les enfants de moins de 5 ans. L'enquête MICS2 a voulu connaître la proportion d'enfants de 12 à 23 mois qui ont été atteints à chacune des phases des Journées Nationales de Vaccination (JNV) organisées en 2000. Le tableau
6.6 présente la couverture de 2.690 enfants de 12 à 23 mois aux différentes phases des JNV/2000.
Tableau 6.6 : Couverture (en %) par le vaccin polio des enfants de 12 à 23 mois au cours des JNV/2000 selon le milieu de résidence et la province
Caractéristiques | Couv | rture | Effectifs des enfants | ||
Phase 1 | Phase 2 | Phase 3 | Les 3 ohases | ||
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental | 72,6 | 73,4 | 73,4 | 64,9 | 872 |
62,5 | 62,0 | 61,2 | 48,7 | 1.818 | |
70,9 | 72,4 | 72,4 | 63,5 | 326 | |
77,2 | 81,4 | 81,0 | 71,3 | 237 | |
69,3 | 74,0 | 71,4 | 60,2 | 231 | |
56,8 | 53,4 | 55,6 | 36,8 | 234 | |
63,3 | 61,2 | 57,0 | 50,6 | 237 | |
63,7 | 65,2 | 65,7 | 52,7 | 201 | |
58,9 | 49,1 | 46,7 | 40,2 | 214 | |
56,8 | 52,4 | 44,5 | 34,8 | 227 | |
65,9 | 68,6 | 68,2 | 58,4 | 255 | |
74,3 | 73,6 | 76,1 | 66,9 | 284 | |
61,5 | 64,8 | 70,1 | 49,6 | 244 | |
Ensemble du pays | 65 8 | 65 7 | 65 1 | 54 0 | 2.690 |
Caractéristiques | Couv | rture | Effectifs des enfants | ||
Phase 1 | Phase 2 | Phase 3 | Les 3 ohases | ||
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental | 72,6 | 73,4 | 73,4 | 64,9 | 872 |
62,5 | 62,0 | 61,2 | 48,7 | 1.818 | |
70,9 | 72,4 | 72,4 | 63,5 | 326 | |
77,2 | 81,4 | 81,0 | 71,3 | 237 | |
69,3 | 74,0 | 71,4 | 60,2 | 231 | |
56,8 | 53,4 | 55,6 | 36,8 | 234 | |
63,3 | 61,2 | 57,0 | 50,6 | 237 | |
63,7 | 65,2 | 65,7 | 52,7 | 201 | |
58,9 | 49,1 | 46,7 | 40,2 | 214 | |
56,8 | 52,4 | 44,5 | 34,8 | 227 | |
65,9 | 68,6 | 68,2 | 58,4 | 255 | |
74,3 | 73,6 | 76,1 | 66,9 | 284 | |
61,5 | 64,8 | 70,1 | 49,6 | 244 | |
Ensemble du pays | 65 8 | 65 7 | 65 1 | 54 0 | 2.690 |
e
Couverture vaccinale des enfa111s et des mères j t 19
Pour l'ensemble du pays, la couverture des enfants de 12 à 23 mois se situe autour de 66%, d'une phase des JNV à une autre. Les JNV ont atteint plus d'enfants des milieux urbains que des milieux ruraux.
Ces résultats démontrent la faiblesse de la stratégie vaccinale fixe qui consiste à faire venir les enfants dans les centres de vaccination. En effet, en 2000, la stratégie dite de « porte à porte » qui consiste en une recherche active des enfants par les vaccinateurs, venait à peine d'être expérimen tée dans certaines villes. A cela il faut ajouter le contexte de guerre et d'insécurité qui a rendu certai nes zones de santé inaccessibles.
Il n'existe pas de grands écarts entre les trois phases dans toutes les provinces ; les résul tats les plus faibles ont été enregistrés au Maniema, à l'Equateur et au Sud-Kivu. Les taux les plus élevés sont observés au Bas-Congo au cours de toutes les phases.
DEPERDITION DES VACCINATIONS
On parle de déperdition ou abandon lorsque la mère ou l'enfant qui a eu recours aux vaccina tions précédentes n'est plus revenu pour les vaccinations suivantes. L'abandon fait que l'enfant ou la mère n'est pas immunisé contre la maladie concernée . Les différents taux d'abandons sont les suivants: 41% pour le DTCoq ; 24% pour le BCG - VAR et 17% pour le DTCoq1-VAR.
Un enfant est immunisé contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche si et seulement s'il reçoit les 3 doses de DTCoq dans un intervalle minimum de 4 semaines entre les différentes doses de DTCoq. Près de la moitié des enfants qui ont reçu la première dose ne sont pas protégés puis qu'ils ne sont pas revenus pour la 3ème dose.
Le BCG, quant à lui, est le premier vaccin administré à l'enfant à la naissance ou dans les quatorze jours qui suivent sa naissance. Il traduit l'accessibilité aux services de vaccination. Les données de l'enquête MICS2 indiquent que parmi ceux qui ont utilisé les services de vaccination, 24% d'entre eux ont abandonné et donc n'ont pas reçu le VAR.
Le DTCoq1 est un indicateur indirect de la demande des services de vaccination par la popu lation ; il traduit donc l'utilisation des services de vaccination. La proportion des enfants qui ont eu recours aux vaccinations DTCoq1 et qui ne sont pas revenus pour les vaccinations contre la rou geole, considérée comme dernier antigène de l'enfant avant son premier anniversaire, aura été de 17%.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces abandons :
l'insuffisance de la communication : les mères ne savent pas toujours qu'elles doivent revenir pour les autres doses ;
le mauvais accueil des clients ;
les ruptures fréquentes en vaccins ;
la démotivation du personnel de santé suite aux salaires impayés ;
le coût d'opportunité pour les ménages pauvres, c'est-à-dire que les mères préfèrent donner priorité aux activités de survie que de conduire leurs enfants à la vaccination .
120 1 Couverture vaccinale des enf ants et des m.ères
CONCLUSION
Ce chapitre a analysé la couverture vaccinale des enfants et des mères. Il ressort que:
les cartes de vaccination n'ont été vues que pour 22% d'enfants au moment de l'enquête et près de la moitié (44%) ne disposaient pas de carte de vaccination;
les couvertures vaccinales des enfants de 12 à 23 mois de tous les antigènes avant le premier anniversaire sont faibles :51% pour la tuberculose; 39% pour la rougeole; 39% pour la polio et 28% pour la diphtérie, le tétanos et la coqueluche;
19% d'enfants n'ont été vaccinés contre aucune maladie;
la couverture vaccinale est plus faible chez les enfants des ménages les plus pauvres, résidant en milieu rural, dont les mères sont sans instruction, et dans les provinces de Maniema, de l'Equateur, du Sud-Kivu, et de la Province Orientale;
la moitié seulement des mères d'enfants de 0-11 mois est protégée contre le tétanos néonatal;
dans l'ensemble du pays, 66% d'enfants de 12-23 mois ont été vaccinés contre la polio à chacune des phases des Journées Nationales de Vaccination organisées en 2000. Cependant, seulement 54% des enfants ciblés par les JNV ont reçu les trois doses.
La ROC n'a donc pas atteint l'objectif de couverture vaccinale fixé pour la fin de la décennie. La faible disponibilité des vaccins, l'accessibilité limitée aux services de vaccination, l'insuffi
sance des stratégies additionnelles pour atteindre les populations d'accès difficile, la faible utilisation
des services de vaccination par les populations, la mauvaise organisation de ces services et les limites des différentes stratégies de mobilisation de la communauté sont autant de facteurs à la base de la faible couverture vaccinale. A cela il faut ajouter la situation de guerre et l'insécurité dont le pays est victime. Le niveau de pauvreté et d'instruction des mères déterminent aussi la couverture vaccinale.
Couverture vaccinale des enfants et des mères l 121
122 1 Couverture vaccinale des enfa11ts.et des mères
NUTRITION DES ENFANTS ET DES MERES
INTRODUCTION
Ce chapitre analyse l'état nutritionnel des enfants et des mères. Il s'articule en six points. Le premier point traite de l'étatnutritionnel (section 7.1). Le deuxième explore les pratiques d'alimenta tion des nouveau-nés et des nourrissons (section 7.2). Le troisième examine l'insuffisance pondé rale à la naissance (section 7.3). Les quatrième et cinquième points analysent les données relatives à la lutte contre les carences en micro-nutriments :la consommation du sel iodé et la supplémentation en vitamine A (sections 7.4 et 7.5). Le dernier point discute des pratiques liées à la consultation préscolaire (section 7.6).
En 1990, le Sommet Mondial pour les Enfants avait fixé pour l'ensemble des pays les objec tifs nutritionnels suivants à atteindre d'ici à l'an 2000 :
objectif 3 :
objectif 9 :
objectif 12 :
objectif 14:
objectif 15 :
objectif 16 :
objectif 17 :
réduction de moitié de la malnutrition sévère et modérée chez les enfants de moins de 5 ans ;
accorder une attention particulière à la santé et la nutrition des filles et aux femmes qui sont enceintes et qui allaitent ;
réduction du taux d'insuffisance pondérale à la naissance (moins de 2,5 kg) à
moins de 10% ;
élimination quasi totale de la carence en iode ;
élimination quasi totale de la carence en vitamine A et de ses effets, y com pris la cécité ;
permettre aux femmes de nourrir leurs enfants exclusivement au sein pen dant six mois et de continuer à les allaiter tout en leur donnant des aliments de complément ;
promotion de la croissance et sa surveillance régulière à être institutionnali sées dans tous les pays d'ici à la fin des années 90.
L'enquête MICS1 a montré que la situation nutritionnelle du pays était préoccupante en 1995: la malnutrition chronique était de 45%, la malnutrition aiguë avec oedèmes de 10% et l'insuffisance pondérale de 34%. Les troubles dus à la carence en iode (TDCI) étaient aussi un grand problème de santé: seulement 18% de la population consommaient du sel iodé. Par ailleurs, 32% des enfants de moins de 4 mois étaient allaités au sein de manière exclusive.
ETAT NUTRITIONNEL
Etat nutritionnel des enfants
L'état nutritionnel des enfants est évalué au moyen de trois indices anthropométriques calcu lés à partir du poids, de la taille et de l'âge de l'enfant mesurés au moment de l'enquête(1l : la taille par rapport à l'âge, le poids par rapport à la taille et le poids par rapport à l'âge. Suivant les recommanda tions de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'état nutritionnel des enfants est comparé à celui de la population de référence internationale(2l • Dans une population en bonne santé et bien nourrie,
,,1 Le poids de l'enfant a été mesuré à 100 grammes près à l'aide des balances électroniques uniscales (pése-personne SECA Unicef 890). La taille a été mesurée au millimètre près à l'aide des microtoises, dans la position couchée pour les enfants de moins de deux ans et debout pour les enfants de deux ans ou plus.
,21 Référence établie par le National Center for Health Statistics, Center for Disease Contrai, World Health Organisation (NCHS/CDC/ WHO).
Nutrition des enfants et des mères l123
on s'attend à ce que seulement 2,3% des enfants se situent à moins deux écarts-types (malnutrition modérée ou sévère) dont 0,1% à moins trois écarts-types (malnutrition sévère), en-dessous de la médiane pour chacun des trois indices de nutrition.
Les mesures anthropométriques ont porté sur 9.454 enfants de moins de 5 ans. De cet effectif, 360 enfants, soit 3,8%, n'avaient pas de données sur le poids ou la taille. Par ailleurs, pen dant le calcul des indices de malnutrition, 456 enfants soit 4,8%, ont été exclus pour incohérence d'informations entre l'âge, la taille et le poids. En définitive, le calcul des indicateurs a porté sur 8.638 enfants.
Malnutrition chronique (taille pour âge)
L'indice taille/âge (ou retard de croissance) est un indice de croissance linéaire qui reflète le passé nutritionnel de l'enfant. Il mesure des effets à long terme de la sous-nutrition et varie très peu en fonction de la saison de collecte des données. C'est ainsi qu'il est aussi appelé indicateur de malnutrition chronique .
Le tableau 7.1 présente la proportion d'enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition chronique selon certaines caractéristiques socio-démographiques. Il montre que 38% d'enfants souf frent de malnutrition chronique (inférieur à moins 2 écarts-types), dont 20% sous une forme sévère (inférieur à moins 3 écarts-types). Ces niveaux sont respectivement 15 fois et 200 fois plus élevés que ceux à quoi on s'attend dans une population où les enfants sont en bonne santé.
Toutes les provinces du pays, à l'exception de Kinshasa (20%}, de Bandundu (37%} et du Kasaï Oriental (37%) ont une prévalence de malnutrition chronique qui dépasse la moyenne natio nale. Les taux les plus élevés sont observés dans les provinces du Sud-Kivu (48%}, du Maniema (46%) et du Nord-Kivu (45%). Ceci dénote la gravité de la situation nutritionnelle des enfants dans ces provinces.
La malnutrition chronique est plus accentuée en milieu rural (43%) qu'en milieu urbain (29%}. Les différences entre garçons (40%) et filles (36%} ne sont pas prononcées.
1 24 1 Nutrition des e11fants el des mères
Tableau 7.1 : Prévalence de la malnutrition chronique (taille pour âge) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Niveau de malnutrition en % | ||
Modérée ou sévère < -2 ET | Sévère < -3 ET | Effectifs des enfants | |
Milieu résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Province Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Sexe de l'enfant Masculin Féminin Tranche d'âge < 6 mois 6 - 11 mois 12 - 23 mois 24 - 35 mois 36 - 47 mois 48 - 59 mois | 28,9 | 13,4 | 2.829 |
42,6 | 23,7 | 5.809 | |
19,9 | 8,4 | 844 | |
43,1 | 23,6 | 614 | |
36,7 | 19,6 | 1.134 | |
40,7 | 20,4 | 211 | |
39,8 | 20,9 | 1.140 | |
45,4 | 24,2 | 653 | |
47,6 | 27,5 | 625 | |
45,5 | 24,6 | 241 | |
38,3 | 19,5 | 1.351 | |
36,6 | 20,4 | 865 | |
38,7 | 21,7 | 960 | |
43,0 | 24,2 | 1.582 | |
42,4 | 23,1 | 1.739 | |
41,3 | 22,5 | 1.863 | |
39,3 | 20,9 | 1.776 | |
24,5 | 10,8 | 1.678 | |
44,5 | 25,7 | 2.376 | |
40,0 | 21,0 | 3.651 | |
29,8 | 14,4 | 2.526 | |
30,1 | 19,8 | 81 | |
40,3 | 21,3 | 4.336 | |
36,0 | 19,4 | 4.302 | |
4,7 | 1,1 | 888 | |
14,2 | 6,3 | 963 | |
33,4 | 14,5 | 1.874 | |
41,4 | 21,9 | 1.678 | |
52,7 | 31,4 | 1.525 | |
58,7 | 33,4 | 1.646 | |
Ensemble du pavs | 38,2 | 20,3 | 8.638 |
Le retard de croissance commence à se manifester de manière marquée après les douze premiers mois de la vie et s'accentue par la suite. Ainsi plus d'un enfant sur deux parmi ceux âgés de plus de trois ans souffre de retard de croissance.
Nutri1io11 des e11fants et des mères I I 25
Graphique 7.1. Malnutrition chronique selon l'âge des enfants
60
50
f
f
•
40
i? 30
a..
20
10
<6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois
Age en mois
[-+-rée u sévèr;-..:...,:. Sévè i
.. -- -- -- - -- .. -------·· ---- 1
La prévalence du retard de croissance diminue quand augmente le niveau de richesse. Elle est de 43% dans les ménages les plus pauvres mais tombe à 25% dans ceux les plus riches. Les enfants dont les mères n'ont aucune instruction sont plus touchés (45%) que ceux dont les mères ont un niveau d'instruction secondaire ou plus (30%).
Entre 1995 et 2001, la prévalence de la malnutrition chronique modérée ou sévère est pas sée de 45% à 38% et celle de la malnutrition chronique sévère est passée de 25% à 20%. Les taux de malnutrition sont encore très élevés.
Malnutrition aiguë (poids pour taille)
L'indice poids/taille (ou émaciation) fournit une indication sur l'état nutritionnel du moment. Cette forme de malnutrition dite aiguë est la conséquence d'une alimentation insuffisante durant la période ayant précédé l'observation ou peut être le résultat de maladies provoquant une perte de poids.
Parmi les 8.638 enfants examinés, 13% souffrent de malnutrition aiguë. Parmi eux, 3% souf frent de malnutrition aiguë sévère. Ces niveaux sont respectivement 5 fois et 30 fois plus élevés que ceux à quoi on s'attend dans une population où les enfants sont.en bonne santé et bien nourris.
Les niveaux de malnutrition aiguë sont plus élevés au Bandundu et au Kasaï Occidental (17%), ainsi qu'à l'Equateur (16%} et au Katanga (15%). C'est dans la province du Bas-Congo que le taux est le plus faible (9%).
Il y a peu de différence dans la prévalence de la malnutrition aiguë selon le milieu de rési dence et le sexe de l'enfant. Les enfants des ménages les plus riches et ceux des mères les plus instruites présentent des niveaux de malnutrition plus bas que ceux des autres catégories.
1 26 1 Nutriti on des e11f an1s et des mères
Tableau 7.2 : Prévalence de la malnutrition aiguë (poids pour taille) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Niveau de malnutrition (%) | Effectif des enfants | |
Modérée ou sévère < -2 ET | Sévère < -3 ET | ||
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Province Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Sexe de l'enfant Masculin Féminin Tranche d'âge < 6 mois 6 - 11 mois 12 - 23 mois 24 - 35 mois 36 - 47 mois 48 - 59 mois | 12,1 | 2,5 | 2.829 |
14,1 | 3,4 | 5.809 | |
14,3 | 2,7 | 844 | |
9,2 | 1,4 | 614 | |
16,5 | 4,5 | 1.134 | |
16,2 | 4,4 | 211 | |
9,6 | 1,4 | 1.140 | |
9,9 | 3,1 | 653 | |
12,2 | 4,1 | 625 | |
9,5 | 3,0 | 241 | |
15,1 | 3,1 | 1.351 | |
14,2 | 3,5 | 865 | |
16,9 | 3,9 | 960 | |
13,0 | 2,9 | 1.582 | |
15,4 | 3,1 | 1.739 | |
13,8 | 3,3 | 1.863 | |
13,7 | 3,9 | 1.776 | |
11,1 | 2,3 | 1.678 | |
15,4 | 3,6 | 2.376 | |
13,5 | 3,3 | 3.651 | |
11,3 | 2,4 | . 2.526 | |
16,2 | 2,9 | 81 | |
14,8 | 3,4 | 4.336 | |
12,1 | 2,8 | 4.302 | |
8,7 | 1,8 | 888 | |
17,8 | 4,7 | 963 | |
21,8 | 4,6 | 1.874 | |
12,6 | 3,0 | 1.678 | |
8,5 | 2,4 | 1.525 | |
9,0 | 1,9 | 1.646 | |
Ensemble du pays | 13,4 | 3,1 | 8.638 |
Les enfants âgés de 6 à 11 mois et de 12 à 23 mois sont plus atteints par la malnutrition aiguë, respectivement 18% et 22%. Ilest donc indispensable que l'allaitement maternel continue et qu'une bonne alimentation complémentaire soit donnée à l'enfant dans ces tranches d'âge.
Nutrition des enfants et des mères l127
Graphique 7.2. Malnutrition algui selon l'ige des enfants
25 --------------------------------,
Graphique 7.2. Malnutrition algui selon l'ige des enfants
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5 --
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< 6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois
Age en mols
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< 6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois
Age en mols
,
Modérée ou sévère
Sévère i
,
Modérée ou sévère
Sévère i
L'enquête MICS2 a collecté des données sur les enfants présentant des oedèmes bilatéraux qui sont un signe manifeste du kwashiorkor. Les enquêteurs ont été formés à reconnaître ces oedè mes liés à la malnutrition. Théoriquement, une prévalence des œdèmes de plus de 2% dénote une situation catastrophique de malnutrition<1l. Le tableau 7.3 présente la prévalence de la malnutrition aiguë qui tient compte des oedèmes.
L'enquête a identifié 3% d'enfants avec oedèmes. Ces enfants sont présents dans toutes les provinces; à Kinshasa et au Bas-Congo ils représentent moins de 2%. La prévalence des œdèmes avoisine 7% dans les deux Kivu. Les cas d'œdèmes sont plus fréquents en milieu rural (5%) qu'en milieu urbain (0,4%).
En tenant compte des oedèmes dans l'analyse de la malnutrition aiguë sévère<2), on constate des différences plus marquées selon le milieu de résidence, le niveau de pauvreté et le niveau d'ins truction de la mère.
1'l Les œdèmes ont été appréciés en observant les signes de godet (une dépression) sur les deux jambes après une pression de trois secondes.
12> Le calcul de la malnutrition aiguë en tenant compte des œdèmes prend au numérateur les enfants mal-nourris sans œdèmes auquel on ajoute les enfants présentant des œdèmes, et au dénominateur l'effectif de tous les enfants de moins de cinq ans dont les mesures anthropométriques sont cohérentes.
1 28 1 Nutrition des enfants et des mères
Tableau 7.3 :Prévalence de la malnutrition aiguë (poids pour taille entenant compte des oedèmes) chez les enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographi ques
Caractéristiques | Niveau de malnutrition (en %) lEn tenant compte des œdèmesl | % d'enfants avec œdèmes | Effectif des enfants | |
Modérée ou sévère < -2 ET + œdèmes | Sévère < -3 ET + œdèmes | |||
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Province Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Sexe de l'enfant Masculin Féminin Tranche d'âge < 6 mois 6 - 11 mois 12 - 23 mois 24 - 35 mois 36 - 47 mois 48 - 59 mois | 12,2 | 2,6 | 0,4 | 2.829 |
18,1 | 8,0 | 4,9 | 5.809 | |
14,3 | 2,7 | 0,1 | 844 | |
10,0 | 2,4 | 1,0 | 614 | |
18,5 | 7,5 | 3,7 | 1.134 | |
17,8 | 6,1 | 2,4 | 211 | |
12,9 | 5,3 | 4,0 | 1.140 | |
16,8 | 10,5 | 7,7 | 653 | |
17,5 | 9,8 | 6,1 | 625 | |
11,2 | 5,1 | 2,1 | 241 | |
17,4 | 5,7 | 3,0 | 1.351 | |
17,8 | 7,3 | 4,2 | 865 | |
19,5 | 6,7 | 3,0 | 960 | |
16,9 | 7,4 | 4,8 | 1.582 | |
18,9 | 7,3 | 4,5 | 1.739 | |
17,5 | 7,5 | 4,7 | 1.863 | |
16,3 | 6,6 | 3,0 | 1.776 | |
11,1 | 2,4 | 0,1 | 1.678 | |
19,9 | 8,6 | 5,3 | 2.376 | |
16,3 | 6,6 | 3,6 | 3.651 | |
12,3 | 3,7 | 1,5 | 2.526 | |
19,6 | 7,8 | 4,9 | 81 | |
17,3 | 6,4 | 3,3 | 4.336 | |
15,0 | 6,2 | 3,6 | 4.302 | |
11,0 | 4,1 | 2,3 | 888 | |
20,0 | 7,4 | 2,9 | 963 | |
24,8 | 8,5 | 4,2 | 1.874 | |
15,5 | 6,2 | 3,7 | 1.678 | |
11,7 | 5,9 | 3,8 | 1.525 | |
11,3 | 4,4 | 2,9 | 1.646 | |
Ensemble du pays | 16,1 | 6,2 | 3,4 | 8.638 |
.. Nutrition des enfants et des mères j 129
La prévalence de la malnutrition aiguë severe avec œdèmes est de 8% en milieu rural contre 3% en milieu urbain. Elle est deux fois plus élevée chez les enfants des mères n'ayant aucun niveau d'instruction (9%) que chez ceux des mères ayant un niveau d'ins truction secondaire ou plus (4%).
De même, elle est presque 4 fois plus élevée chez les enfants des ménages les plus pauvres (7%), par rapport aux enfants des ménages les plus riches (2%).
En comparant les niveaux de malnutrition aiguë avec ceux qui prévalaient lors de l'évaluation à mi-parcours réalisée en 1995 (MICS1), on note une détérioration sensible de la situation nutrition nelle des enfants, comme le montre le graphique 7.3.
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La prévalence actuelle de malnutrition aiguë modérée ou sévère avec œdèmes est de 16% en 2001 contre 10% en 1995. La situation s'est donc fortement aggravée. L'augmentation de la proportion d'enfants avec œdèmes de 2% à 3% témoigne de cette aggravation.
Graphique 7.3. Evolution de la malnutrition aiguë avec oedèmes
Graphique 7.3. Evolution de la malnutrition aiguë avec oedèmes
18
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Niveau de malnutrition aiguë
Oedèmes
Main.modérée ou sévère+oedèmes
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Niveau de malnutrition aiguë
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Il.
0
Il.
Insuffisance pondérale (poids pour âge)
L'indice poids/âge (ou insuffisance pondérale) reflète à la fois les effets du moment et du passé, c'est-à-dire les effets combinés de l'émaciation et du retard de croissance. C'est l'indicateur le plus classique et le plus simple utilisé par les services de santé.
Le tableau 7.4 donne les proportions d'enfants de moins de 5 ans présentant une insuffi sance pondérale. Sur un total de 8.638 enfants, 31% ont une insuffisance pondérale, dont 9% accu sent une insuffisance pondérale sévère.
Les variations de l'insuffisance pondérale selon les différentes caractéristiques socio-démo graphiques suivent presque les mêmes tendances que celles observées pour le retard de crois sance. Toutes les provinces du pays, à l'exception de Kinshasa, du Kasaï Oriental, et de la province Orientale ont des taux d'insuffisance pondérale supérieurs à la moyenne nationale. La prévalence de l'insuffisance pondérale est plus élevée en milieu rural (36%) qu'en milieu urbain (22%) .
1301 Nutrition des e,,fa11ts et des mères
Tableau 7.4 : Prévalence de l'insuffisance pondérale (poids pour âge) des enfants de moins de 5 ans selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Niveau d'insuffisance pondérale (en %) | ||
Modérée ou sévère < -2 ET | Sévère < -3 ET | Effectif des enfants | |
Milieu résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Province Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga . Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Sexe de l'enfant Masculin Féminin Tranche d'âge < 6 mois 6 - 11 mois 12 - 23 mois 24 - 35 mois 36 - 47 mois 48 - 59 mois | 22,0 | 5,1 | 2.829 |
35,5 | 11,5 | 5.809 | |
18,2 | 4,2 | 844 | |
35,3 | 10,8 | 614 | |
34,4 | 10,7 | 1.134 | |
31,4 | 8,8 | 211 | |
26,3 | 7,1 | 1.140 | |
33,6 | 7,9 | 653 | |
35,1 | 13,3 | 625 | |
37,5 | 9,1 | 241 | |
32,9 | 11,5 | 1.351 | |
29,9 | 9,5 | 865 | |
33,7 | 10,1 | 960 | |
35,4 | 11,1 | 1.582 | |
37,6 | 12,3 | 1.739 | |
33,6 | 10,8 | 1.863 | |
29,6 | 8,5 | 1.776 | |
18,8 | 4 ,3 | 1.678 | |
38,3 | 13,0 | 2.376 | |
33,3 | 10,1 | 3.651 | |
21, 1 | 5,2 | 2.526 | |
25,5 | 5,8 | 81 | |
32,9 | 9,6 | 4.336 | |
29,2 | 9,2 | 4.302 | |
3,8 | 1,4 | 888 | |
22,6 | 6,1 | 963 | |
36,4 | 11,4 | 1.874 | |
32,3 | 10,0 | 1.678 | |
35,8 | 11,4 | 1.525 | |
38,4 | 10,8 | 1.646 | |
Ensemble du pays | 31,1 | 9,4 | 8.638 |
Il y a une légère différence en défaveur des garçons. La variation selon l'âge montre que les enfants sont moins touchés durant les six premiers mois de la vie. A partir de cet âge, la situation se dégrade et après le premier anniversaire, plus d'un enfant sur trois souffre d'une insuffisance pondé rale. La prévalence est maximale entre 48 et 59 mois.
Nutrition des enfa nts et des mères I I3 1
Graphique 7.4. Insuffisance pondérale selon l'âge des enfants
Graphique 7.4. Insuffisance pondérale selon l'âge des enfants
40
--- -- ------- --·--------·
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35 ---
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6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois
Age en mols
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6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois
Age en mols
L'insuffisance pondérale touche un enfant sur cinq des ménages les plus riches mais plus d'un enfant sur trois parmi les enfants des ménages les plus pauvres. Elle atteint 38% des enfants des mères sans instruction contre 26% des enfants des mères de niveau d'instruction secondaire ou plus.
Il n'y a pas eu d'amélioration de l'insuffisance pondérale depuis 1995 : la prévalence est passée de 34% à 31% durant la période.
7.1.2. Etat nutritionnel des mères
Le statut nutritionnel a été appréhendé pour les mères non enceintes à travers l'indice de masse corporelle (IMC) appelé aussi indice de Quételet. C'est le rapport du poids en kg au carré de la taille en mètre. Cet indice permet de déterminer le degré du déficit calorique présenté par une personne adulte. Lorsque l'indice est inférieur à 18,5 la malnutrition est dite modérée ou sévère. Elle est sévère lorsque l'indice est inférieur à 16. Des valeurs supérieures à 30 dénotent une surcharge pondérale modérée ou sévère (obésité) et celles supérieures à 40 dénotent une surcharge pondé rale sévère.
Le tableau 7.5 présente l'état nutritionnel des mères selon certaines caractéristiques socio démographiques.
1 32 1 N11tritio11 des enfants et des mères
Tableau 7.5 : Répartition (en %) des mères non enceintes selon l'indice de masse corporelle (IMC) et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Malnutrition sévère < 16 | Malnutrition modérée 16-16,9 | Malnutrition légère 17-18,4 | Mères mal nourries < 18,5 | Normal 18,5-24,9 | Surcharge légère 25-30 | Surcharge modérée 31-40 | Surcharge sévère > 40 | Mères avec surcharge pondérale 2! 25 | Effectif des mères |
Milieu résidence | ||||||||||
Urbain | 1,7 | 2,4 | 9,1 | 13,2 | 69,2 | 12,6 | 4,5 | 0,3 | 17,3 | 1.674 |
Rural | 2,7 | 4,2 | 12,3 | 19,2 | 74,5 | 5,3 | 0,7 | 0,2 | 6,1 | 3.590 |
Province | ||||||||||
Kinshasa | 2,0 | 3,9 | 9,8 | 15,6 | 64,4 | 14,1 | 5,4 | 0,5 | 20,0 | 532 |
Bas-Congo | 6,1 | 3,5 | 10,5 | 20,4 | 72,3 | 4,7 | 2,6 | 0,0 | 7,3 | 420 |
Bandundu | 3,3 | 6,5 | 18,1 | 28,1 | 68,1 | 2,7 | 0,8 | 0,3 | 3,8 | 730 |
Equateur | 4,9 | 5,6 | 13,9 | 24,4 | 67,0 | 8,3 | 0,3 | 0,0 | 8,6 | 128 |
Orientale | 0,5 | 1,3 | 8,4 | 10,2 | 79,4 | 9,1 | 1,1 | 0,0 | 10,2 | 735 |
Nord-Kivu | 0,5 | 1,1 | 4,8 | 6,4 | 79,3 | 10,7 | 3,3 | 0,0 | 14,0 | 373 |
Sud-Kivu | 5,3 | 5,0 | 11,3 | 21,5 | 70,6 | 7,2 | 0,0 | 0,0 | 7,2 | 384 |
Maniema | 0,0 | 3,0 | 4,8 | 7,8 | 79,5 | 10,2 | 1,2 | 1,2 | 12,6 | 151 |
Katanga | 2,1 | 3,1 | 12,5 | 17,7 | 75,0 | 5,5 | 1,3 | 0,2 | 7,0 | 779 |
Kasaï Oriental | 2,0 | 2,3 | 9,2 | 13,6 | 70,6 | 11,4 | 3,8 | 0,5 | 15,7 | 490 |
Kasaï Occidental | 1,2 | 5,4 | 13,7 | 20,2 | 74,3 | 5,1 | 0,2 | 0,0 | 5,3 | 541 |
Niveau de pauvreté | ||||||||||
Plus pauvres | 2,9 | 4,0 | 13,7 | 20,7 | 73,0 | 5,7 | 0,6 | 0,0 | 6,2 | 997 |
Pauvres | 2,0 | 4,5 | 13,9 | 20,4 | 74,0 | 4,3 | 0,7 | 0,3 | 5,3 | 1.077 |
Moyens | 2,4 | 4,8 | 11,2 | 18,5 | 74,9 | 5,8 | 0,7 | 0,1 | 6,5 | 1.132 |
Riches | 3,0 | 2,1 | 9,3 | 14,6 | 76,2 | 7,3 | 1,7 | 0,1 | 9,1 | 1.042 |
Plus riches | 1,6 | 2,7 | 8,0 | 12,3 | 65,5 | 15,5 | 5,9 | 0,4 | 21,8 | 1.016 |
Ensemble du pays | 2,4 | 3,7 | 11 ,2 | 17,3 | 72,8 | 7,6 | 1,9 | 0,2 | 9,7 | 5.264 |
Au niveau national, en considérant les 5.264 mères non enceintes pour lesquelles le poids et la taille ont été notifiés, 17% souffrent de malnutrition. Près de trois mères sur quatre (73%) ont un état nutritionnel nor mal.
Les proportions les plus élevées de femmes mal nourries sont observées dans cinq provin ces du pays : le Bandundu (28%), l'Equateur (24%), le Sud-Kivu (22%), le Bas-Congo (20%) et le Kasaï-Occidental (20%).
Graphique 7.5. Indice de masse corporelle des mères selon la province
Graphique 7.5. Indice de masse corporelle des mères selon la province
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Bandundu Equateur Sud-Kivu Bas-Congo Kasaï Katanga Kinshasa Kasaï
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Province
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Si on considère la surcharge pondérale et plus particulièrement l'obésité, trois provinces ont plus de 3% de mères obèses : il s'agit de Kinshasa (6%), du Kasaï Oriental (4%) et du Nord-Kivu (3%). La proportion de mères avec un indice inférieur au seuil de 18,5 est plus élevée en milieu rural (19%) qu'en milieu urbain (13%). Par contre, il y a proportionnellement plus de femmes obèses dans les villes (5%) que dans les campagnes (0,9%).
Graphique 7.6. Indice de masse corporelle des mères selon le niveau de pauvreté des ménages
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Plus pauvres Pauvres Moyens
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1 34 1 Nutrition des e11jè1111s l'i des mères
Les données du tableau 7.4 montrent aussi qu'au fur et à mesure que le niveau de vie du ménage augmente, la proportion des mères mal nourries diminue tandis que celle des mères obè ses augmente.
A titre illustratif, la proportion de mères mal nourries est de 21% dans les ménages les plus pauvres et tombe à 12% dans les ménages les plus riches. Par contre, la proportion des mères obèses est de 0,6% dans les ménages les plus pauvres contre 6% dans les ménages les plus riches.
7.1.3. Relation entre état nutritionnel des mères et état nutritionnel des enfants
Dans le tableau 7.6, le statut nutritionnel des enfants, mesuré par les différents indicateurs de malnutrition, est croisé avec le statut nutritionnel des mères(1), exprimé par l'indice de masse corpo relle.
Tableau 7.6 :Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans mal nourris selon l'état nutritionnel des mères
Etat nutritionnel des mères | Retard de croissance (T!A < -2ET) | Emaciation (PIT < -2ET) | Insuffisance pondérale (P/A < -2ET) |
| 41,0 | 21, 1 | 42,5 |
| 42,9 | 11,7 | 31,7 |
| 32,8 | 7,9 | 15,3 |
On note une association entre la malnutrition des enfants et celle des mères. En moyenne, les enfants des mères mal nourries sont eux aussi mal nourris et souffrent notamment d'insuffi sance pondérale et d'émaciation. Ainsi 21% d'enfants de mères mal nourries sont émaciés contre 12% d'enfants de mères ne souffrant pas de malnutrition et seulement 8% d'enfants de mères obè ses. De même, 43% d'enfants de mères mal nourries souffrent d'insuffisance pondérale, contre 32% d'enfants de mères bien nourries.
ALLAITEMENT ET ALIMENTATION DES ENFANTS
Cette section traite des aspects liés à l'alimentation des enfants de moins de 24 mois, ainsi que des progrès réalisés en rapport avec cet objectif du Sommet Mondial pour les Enfants. Une bonne alimentation infantile suppose non seulement la pratique d'allaitement exclusif de O à 6 mois, mais également de bonnes pratiques d'alimentation complémentaire pour les enfants de plus de six mois dont les besoins nutritionnels ne sont plus entièrement couverts par le lait maternel.
Allaitement exclusif
L'enquête MICS2 a relevé que sur les 4.204 enfants de 0-23 mois, 4.007, soit 95%, ont été nourris au sein au moins une fois depuis leur naissance. L'allaitement au sein est donc quasi univer sel en ROC.
Dans l'ensemble, 29% des enfants de moins de 4 mois ont été allaités exclusivement au sein, avec le même pourcentage en milieu urbain qu'en milieu rural. Par contre, si on considère les enfants de moins de 6 mois, la proportion d'enfants allaités exclusivement au sein tombe à 24% dans l'ensemble.
(1) N'ont été pris en compte que les enfants dont les mères ont été pesées.
Nutritio11 des e11fa11ts et des mères j 1 35
Tableau 7.7 : Pourcentage d'enfants de moins de 2 ans selon la pratique d'allaitement et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | % d'enfants < 4 mois allaités exclusivement | % d'enfants <6 mois allaités exclusivement | % d'enfants 6-9 mois recevant aliments de complément | % d'enfants 12-15 mois encore allaités | % d'enfants 20-23 mois encore allaités |
Milieu de résidence | |||||
Urbain | 29,4 | 23,9 | 83,3 | 88,4 | 30,1 |
Rural | 29,3 | 23,7 | 77,1 | · 94,6 | 62,2 |
Province | |||||
Kinshasa | 32,2 | 26,2 | 74,4 | 81,6 | 25,3 |
Bas-Congo | 18,8 | 13,1 | 70,3 | 89,9 | 56,5 |
Bandundu | 26,1 | 21,3 | 73,5 | 98,6 | 62,7 |
Equateur | 44,2 | 31,8 | 73,4 | 98,5 | 34,1 |
Province Orientale | 49,2 | 44,5 | 67,7 | 89,5 | 55,3 |
Nord-Kivu | 59,1 | 52,8 | 76,7 | 100,0 | 57,8 |
Sud-Kivu | 30,8 | 21,0 | 87,6 | 89,3 | 59,5 |
Maniema | 59,1 | 48,4 | 88,5 | 93,1 | 37,5 |
Katanga | 10,0 | 6,6 | 87,5 | 94,1 | 42,4 |
Kasaï Oriental | 32,4 | 24,8 | 81,6 | 94,1 | 50,6 |
Kasaï Occidental | 9,8 | 8,5 | 86,0 | 95,9 | 61,3 |
Niveau de pauvreté | |||||
Plus. pauvres | 38,2 | 31,4 | 79,6 | 95,4 | 63,3 |
Pauvres | 27,7 | 19,8 | 76,5 | 96,0 | 57,2 |
Moyens | 23,0 | 19,6 | 79,9 | 95,1 | 60,3 |
Riches | 30,6 | 25,7 | 79,3 | 90,8 | 46,5 |
Plus riches | 29,4 | 23,3 | 79,4 | 85,7 | 28,6 |
Niveau d'instruction de | |||||
la mère | |||||
Sans instruction | 28,2 | 22,6 | 75,7 | 94,7 | 59,6 |
Primaire | 26,4 | 21,3 | 80,7 | 94,6 | 53,8 |
Secondaire ou plus . | 34,1 | 28,2 | 78,5 | 87,9 | 40,4 |
Ensemble du oavs | 29,3 | 23 8 | 78,9 | 92,4 | 51,5 |
Effectifs d'enfants | 658 | 1.005 | 718 | 729 | 668 |
La pratique de l'allaitement exclusif ne diffère pas selon le milieu de résidence ou selon le sexe de l'enfant. Cependant un enfant de parents les plus pauvres a plus de chance d'être allaité exclusivement jusqu'à l'âge de 6 mois qu'un enfant de parents les plus riches. Il y a aussi des diffé rences très prononcées entre provinces. En effet, au Kasaï Occidental et au Katanga, 10% d'enfants sont allaités exclusivement au sein jusqu'à 4 mois, tandis qu'on observe des taux de 59% au Maniema et au Nord-Kivu.
Poursuite de l'allaitement
L'allaitement doit continuer jusqu'à l'âge de 24 mois ou plus. Dans l'ensemble, 92% d'enfants de 12-15 mois étaient encore allaités. Cette proportion tombe à 52% pour les enfants de 20-23 mois. La poursuite de l'allaitement est plus répandue en milieu rural qu'en milieu urbain. Dans le groupe d'âge 12-15 mois, 95% continuent de recevoir le lait maternel en milieu rural contre 88% en milieu urbain. Si on considère le groupe d'âge de 20-23 mois, 62% d'enfants en milieu rural continuent d'être allaités contre 30% en milieu urbain.
Un peu moins de deux tiers des enfants {63%) de 20-23 mois vivant dans les ménages les plus pauvres continuent d'être allaités contre seulement 29% des enfants vivant dans les ménages les plus riches (graphique 7.7).
1 36 1 Nutrition des enfants et des mères
Graphique 7.7. Pratique d'allaitement continu selon le niveau de pauvreté des
ménages
Graphique 7.7. Pratique d'allaitement continu selon le niveau de pauvreté des
ménages
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120
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Moyens
Niveau de pauvreté
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- --- - -- ---·- -
·
IllEnfants 12-15 mois •Enfants 20-23 mois
- --- - -- ---·- -
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GI
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Par ailleurs, 40% d'enfants âgés de 20-23 mois issus des mères ayant un niveau d'instruc tion secondaire ou plus étaient toujours allaités contre 54% pour les enfants des mères ayant un niveau d'instruction primaire et 60% pour les enfants des mères sans instruction.
Introduction d'aliments de complément
A partir de 6 mois environ, le lait maternel seul ne suffit plus à l'enfant. Ilfaut commencer à lui donner d'autres aliments qui le complètent. Ces aliments ne remplacent pas le lait maternel. Tout au début, ils sont liquides, puis semi-liquides pour devenir épais ou solides.
Dans l'ensemble, la proportion d'enfants de 6-9 mois allaités et recevant des aliments de complément est de 79%: 83% en milieu urbain contre 77% en milieu rural (tableau 7.7). Ceci indique que 21% des enfants de cet âge ne sont pas adéquatement nourris puisqu'ils ne reçoivent pas d'alimentation compléme,ntaire. Cette proportion varie très peu si on considère le niveau de pauvreté ou le niveau d'instruction de la mère.
L'introduction des aliments autres que le lait maternel se fait relativement tôt (tableau 7.8). En effet, 60% d'enfants de moins de 2 mois avaient déjà pris de l'eau, d'autres aliments liquides ou des aliments solides. Entre 2 et 3 mois, la proportion d'enfants ayant pris autre chose que le lait maternel est de 77% et atteint 87% entre 4 et 5 mois.
Nutrition des enfants et des mères l 1 37
Tableau 7.8 : Répartition (en %) des enfants de moins de 2 ans selon la pratique d'allaitement maternel et de consommation d'aliments, et l'âge
Tranche d'âge (mois) | % non allaités | % allaités exclusivement | % allaités + eau seulement | % allaités + liquide seulement | % allaités + aliments solides | Total | Effectif enfants |
0 - 1 | 0,0 | 39,6 | 36,0 | 12,5 | 11,9 | 100,0 | 260 |
2 - 3 | 0,6 | 23,4 | 25,6 | 15,9 | 34,5 | 100,0 | 385 |
4 - 5 | 0,5 | 13,4 | 13,4 | 6,6 | 66,1 | 100,0 | 341 |
6 - 7 | 1,4 | 7,4 | 6,3 | 5,5 | 79,4 | 100,0 | 330 |
8 - 9 | 0,9 | 5,9 | 6,2 | 6,2 | 80,7 | 100,0 | 377 |
10 - 11 | 2,0 | 3,0 | 9,4 | 4,3 | 81,3 | 100,0 | 305 |
12 - 13 | 5,3 | 3,5 | 7,8 | 6,7 | 76,6 | 100,0 | 396 |
14 - 15 | 5,6 | 4,3 | 3,7 | 5,5 | 80,9 | 100,0 | 317 |
16 - 17 | 12,4 | 3,3 | 6,0 | 4,9 | 73,4 | 100,0 | 318 |
18 - 19 | 27,7 | 2,3 | 5,4 | 3,1 | 61,5 | 100,0 | 312 |
20 - 21 | 38,0 | 2,1 | 3,0 | 3,1 | 53,8 | 100,0 | 303 |
22 - 23 | 46,7 | 0,2 | 3,6 | 4,0 | 45,5 | 100,0 | 292 |
Utilisation du biberon
A la question de savoir si depuis la veille de l'interview, l'enfant a été nourri au biberon, l'en quête a révélé que 4% d'enfants de moins de deux ans l'avaient été, soit 7% en milieu urbain contre 3% en milieu rural.
Le niveau de vie des ménages et le niveau d'instruction de la mère influent sur l'utilisation du biberon. En effet, 10% d'enfants issus des ménages les plus riches boivent au biberon contre 2% d'enfants des ménages les plus pauvres. En ce qui concerne le niveau d'instruction de la mère, 8% d'enfants avaient été nourris au biberon pour les mères ayant un niveau d'instruction secondaire ou plus, contre 2% pour les enfants des mères sans instruction.
Tendances des pratiques d'allaitement et d'alimentation des enfants
En 1995, le taux d'allaitement exclusif était de 32% pour les enfants âgés de moins de 4 mois, contre 29% en 2001. On note donc une légère baisse. En ce qui concerne la poursuite de l'allaite ment entre 12-15 mois, le taux reste pratiquement inchangé depuis 1995 (MICS1: 91% ; MICS2: 92%). Il a légèrement baissé dans le groupe d'âge 20-23 mois, passant de 65% à 52%. Quant à l'utilisation du biberon dans les 24 heures ayant précédé l'enquête, MICS1 avait dénombré 3% d'en fants, tandis que MICS2 estime cette proportion à 4%. La situation n'a donc pas changé.
POIDS A LA NAISSANCE
Le poids de l'enfant à la naissance est un indicateur de l'état nutritionnel de la mère et un déterminant des chances de survie de l'enfant. Les nourrissons qui pèsent moins de 2,5 kg à la naissance sont considérés comme des bébés dont le poids est faible. Ils courent plus de risque de mourir que les nourrissons dont le poids est supérieur à 2,5 kg. Ainsi, le Sommet Mondial pour les Enfants s'est fixé comme objectif, la réduction du taux d'insuffisance pondérale à la naissance à moins de 10%.
Dans l'ensemble, sur un total de 2.666 naissances vivantes survenues au cours des 12 derniers mois, la moitié a été pesée à la naissance. Ce poids a été vérifié et confirmé sur le carnet de consultation préscolaire dans seulement 32% de cas, tandis que pour les 68% autres cas l'enquête s'est contentée de la déclaration des mères.
1 38 1 N utrition des e1;fa nts et des mères
En considérant l'effectif total des nouveau-nés, 5% d'entre eux accusent un poids inférieur à
2.500 grammes à la naissance. Cependant, si on ne tient compte que des enfants pesés à la nais sance, que le poids ait été vérifié sur carnet ou non, le pourcentage d'enfants ayant pesé moins de 2,5 kg à la naissance est de 11%. Ce résultat reste sensiblement le même pour les enfants dont le poids a été vérifié sur carnet que ceux dont le poids a été déclaré de mémoire par les mères, les pourcentages étant respectivement de 12% et 10%. Cependant, étant donné qu'une proportion im portante d'enfants ne sont pas pesés à la naissance, la prévalence de l'insuffisance pondérale est sans doute biaisée. La prévalence de l'insuffisance pondérale est plus élevée en milieu rural (13%) qu'en milieu urbain (9%). Les enfants des mères non instruites ont une plus forte prévalence de l'insuffisance pondérale à la naissance (18%) que ceux des mères plus instruites (9%).
Tableau 7.9 : Pourcentage d'enfants nés au cours des 12 derniers mois avec un poids inférieur à
2.500 grammes selon certaines caractéristiques socio-démograph iques
Caractéristiques | % de naissances vivantes pesées | Par rapport à l'ensemble des enfants | Par rapport aux enfants pesés , | ||
% des naissances avec poids < 2.500 ars | Effectif total d'enfants | % de naissances avec poids < 2.500 ars | Effectif d'enfants oesés | ||
Milieu résidence | |||||
Urbain | 77,5 | 7,0 | 800 | 9,0 | 628 |
Rural | 37,7 | 4,8 | 1.866 | 12,6 | 744 |
Province | |||||
Kinshasa | 86,9 | 7,8 | 239 | 9,1 | 209 |
Bas-Congo | 75,4 | 8,2 | 173 | 10,8 | 131 |
Bandundu | 55,3 | 8,9 | 314 | 16,1 | 196 |
Equateur | 27,0 | 2,2 | 245 | 7,6 | 69 |
Province Orientale | 42,1 | 4,3 | 317 | 10,5 | 137 |
Nord-Kivu | 50,2 | 7,0 | 177 | 13,5 | 92 |
Sud-Kivu | 50,9 | 4,5 | 206 | 8,6 | 106 |
Maniema | 47,6 | 6,0 | 77 | 13,5 | 37 |
Katanga | 40,5 | 5,2 | 369 | 12,7 | 153 |
Kasaï Oriental | 50,1 | 5,5 | 257 | 10,9 | 134 |
Kasaï Occidental | 35,6 | 1,8 | 292 | 4,8 | 107 |
Niveau de pauvreté | |||||
Plus pauvres | 33,7 | 3,6 | 564 | 10,5 | 195 |
Pauvres | 30,8 | 3,8 | 554 | 12,3 | 188 |
Moyens | 45,6 | 6,7 | 565 | 14,7 | 267 |
Riches | 56,7 | 5,3 | 540 | 9,2 | 318 |
Plus riches | 90,0 | 8,4 | 443 | 9,3 | 403 |
Niveau d'instruction | |||||
de la mère | |||||
Sans instruction | 30,8 | 5,5 | 742 | 18,0 | 238 |
Primaire | 46,7 | 5,0 | 1.175 | 10,6 | 571 |
Secondaire ou plus | 72,8 | 6,3 | 730 | 8,7 | 546 |
Ensemble du pavs | 49.7 | 5.4 | 2.666 | 11 0 | 1.371 |
En examinant les appréciations des mères quant à la taille de leurs bébés(1l, on observe que pour les 2.666 enfants pour lesquels les mères ont estimé la taille à la naissance, la prévalence du faibfe poids à la naissance (c'est-à-dire enfant jugé plus petit que la moyenne et très petit) est de 11% (tableau 7.10). Cette prévalence est la même que celle trouvée pour les bébés pesés à la naissance.
111 Il a été demandé aux mères de dire si à la naissance leur (dernier) enfant était très grand, plus grand que la moyenne, moyen, plus petit que la moyenne ou très petit (MICS2, module VIII , question 4).
N utrition des en/a/lis et des mères l 139
Selon l'étude sur l'état des lieux du secteur de la santé menée en 1998, la prévalence de l'insuffisance pondérale à la naissance·était de 9%. Une étude sur !'Initiative Hôpitaux Amis des Bébés portant sur 48 formations médicales (Ceplanut, 1997) l'avait estimée à 11% en 1997. Il n'y a donc pas de changement majeur de cet indicateur.
Tableau 7.1O :Pourcentage d'enfants nés au cours des 12 derniers mois selon l'estimation par les mères de leur poids à la naissance et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Estimation du poids de l'enfant par sa taille à la naissance | Effectif des enfants | |||||
Très grand | Plus grand que la movenne | Moyen | Plus petit que la moyenne | Très petit | Ne sait pas | ||
Milieu résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Province Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus | 17,7 | 31,1 | 38,4 | 6,4 | 2,8 | 3,7 | 800 |
16,4 | 27,8 | 42,0 | 7,1 | 4,0 | 2,6 | 1.866 | |
23,3 | 31,4 | 29,5 | 7,8 | 3,5 | 4,6 | 239 | |
7,9 | 41,6 | 36,7 | 7,4 | 4,9 | 1,5 | 173 | |
20,7 | 36,6 | 30,2 | 7,5 | 3,7 | 1,3 | 314 | |
12,5 | 30,9 | 45,3 | 7,0 | 1,8 | 2,5 | 245 | |
20,5 | 23,0 | 41,3 | 6,3 | 2,8 | 6,2 | 317 | |
10,5 | 18,5 | 48,6 | 10,4 | 7,9 | 4,0 | 177 | |
12,6 | 26,6 | 47,6 | 9,3 | 1,8 | 2,2 | 206 | |
11,9 | 41,6 | 33,4 | 8,4 | 3,6 | 1,2 | 77 | |
15,5 | 21,7 | 49,8 | 4,9 | 5,7 | 2,5 | 369 | |
16,0 | 28,3 | 45,7 | 6,6 | 1,9 | 1,5 | 257 | |
22,1 | 29,2 | 37,4 | 4,7 | 3,3 | 3,3 | 292 | |
16,4 | 27,3 | 42,4 | 6,9 | 3,3 | 3,8 | 564 | |
16,4 | 26,5 | 41,7 | 7,2 | 5, 1 | 3,0 | 554 | |
18,5 | 30,5 | 40,2 | 6,2 | 3,0 | 1,6 | 565 | |
16,8 | 26,3 | 43,2 | 6,6 | 3,9 | 3, 1 | 540 | |
15,6 | 34,4 | 36,0 | 8,0 | 2,8 | 3,2 | 443 | |
15,7 | 25,1 | 43,2 | 8,2 | 5, 1 | 2,7 | 741 | |
16,1 | 28,5 | 42,5 | 6,5 | 3,6 | 2,9 | 1.175 | |
18,8 | 33,4 | 35,8 | 6,3 | 2,3 | 3,3 | 730 | |
Ensemble du pays | 16,8 | 28,8 | 40,9 | 6,9 | 3,7 | 2,9 | 2.666 |
CONSOMMATION DU SEL IODE
Cette section présente les résultats sur la consommation du sel iodé. L'iode est extrême ment important pour le développement du cerveau et des aptitudes d'apprentissage. La carence en iode affecte le développement mental et physique de l'enfant depuis la vie intra-utérine et entraîne diverses anomalies, appelées Troubles Dus à la Carence en Iode (TDCI). Les TDCI comprennent diverses manifestations cliniques, notamment des avortements spontanés à répétition, des anoma lies congénitales, des infirmités diverses telles que la surdi-mutité, les paralysies des membres, le retard de croissance, le nanisme, la baisse du quotient intellectuel, la faiblesse des capacités physi ques, le crétinisme, etc. La carence en iode cause aussi des lésions cérébrales. Le goitre en est la manifestation la plus visible.
Les données sur la disponibilité du sel iodé dans les ménages sont présentées par caracté ristiques socio-démographiques dans le tableau 7.11. Dans l'ensemble, 17% de ménages ne dispo saient pas de sel au moment de l'enquête. Cette proportion est un peu plus élevée en milieu urbain (21%) qu'en milieu rural (16%). La proportion de ménages sans sel au moment de l'enquête est pratiquement la même en 2001 que lors de l'enquête MICS1, en 1995 (16%).
140 1 Nutrition des e1ifants et des mères
Tableau 7.11 : Répartition (en %) des ménages selon la disponibilité du sel iodé et certaines caractéristiques socio-dérnographiques
Caractéristiques | Ménages sans sel | Ménages dont le sel a été testé | Ménages dont le sel n'a pas été testé | Résultat du test | Effectif des ménages | |||
Non iodé | < 15 PPM | 15 PPM ou plus | % de ménages avec sel iodé | |||||
Milieu de résidence | ||||||||
Urbain | 20,7 | 78,5 | 0,8 | 6,7 | 16,3 | 77,0 | 93,3 | 2.578 |
Rural | 15,5 | 83,5 | 1,0 | 7,2 | 3,4 | 69,3 | 92,8 | 6.022 |
Province | ||||||||
Kinshasa | 24,6 | 74,0 | 1,5 | 1,2 | 11,0 | 87,8 | 98,8 | 841 |
Bas-Congo | 11,6 | 86,7 | 1,8 | 8,5 | 15,5 | 76,0 | 91,5 | 633 |
Bandundu | 21,5 | 77,0 | 1,5 | 4,8 | 12,1 | 83,1 | 95,2 | 982 |
Equateur | 23,6 | 75,5 | 1,0 | 7,6 | 32,9 | 59,5 | 92,4 | 750 |
Province Orientale | 15,4 | 83,8 | 0,8 | 7,3 | 15,2 | 77,4 | 92,7 | 1.121 |
Nord-Kivu | 8,1 | 90,7 | 1,2 | 3,5 | 15,4 | 81,1 | 96,5 | 660 |
Sud-Kivu | 8,7 | 91,3 | 0,0 | 6,1 | 31,9 | 62,0 | 93,9 | 599 |
Maniema | 22,8 | 77,2 | 0,0 | 2,2 | 23,5 | 74,3 | 97,8 | 214 |
Katanga | 18,7 | 80,8 | 0,5 | 14,0 | 20,3 | 65,6 | 86,0 | 1.251 |
Kasaï Oriental | 20,7 | 77,7 | 1,6 | 3,0 | 20,3 | 76,7 | 97,0 | 843 |
Kasaï Occidental | 8,8 | 91,0 | 0,3 | 12,1 | 45,1 | 42,8 | 87,9 | 707 |
Niveau de pauvreté | ||||||||
Plus pauvres | 18,4 | 80,9 | 0,7 | 5,7 | 25,9 | 68,4 | 94,3 | 1.850 |
Pauvres | 18,9 | 80,2 | 0,8 | 8,4 | 21,8 | 69,7 | 91,6 | 1.772 |
Moyens | 14,7 | 84,1 | 1,2 | 6,7 | 21,7 | 71,6 | 93,3 | 1.724 |
Riches | 14,6 | 84,1 | 1,3 | 9,2 | 22,7 | 68,1 | 90,8 | 1.685 |
Plus riches | 18,5 | 80,6 | 0,9 | 5,4 | 13,8 | 80,9 | 94 ,6 | 1.569 |
Ensemble du oavs | 17,0 | 82,0 | 1,0 | 7,1 | 21,4 | 71,5 | 92,9 | 8.600 |
L'enquête MICS2 montre que 93% de ménages consomment du sel iodé. Il n'y a presque pas de différence entre les milieux de résidence ni entre les différents niveaux de pauvreté des ménages (tableau 7.11). Si l'on fait l'hypothèse que les ménages n'ayant pas de sel au moment de l'enquête ne dispose donc pas de sel iodé et que l'on rapporte en conséquence le nombre de ménages avec sel iodé au nombre total de ménages, le taux de disponibilité de sel iodé tombe alors à 76%.
En 1995, 18% de ménages consommaient du sel iodé. Avec 93% de ménages consommant du sel iodé en 2001, la ROC a accompli des progrès specta culaires dans ce domaine en très peu de temps. Les mesures d'application de la réglementation nationale sur la production, le contrôle de qualité et la commercialisa tion du sel iodé mises en vigueur depuis 1994 ont porté leurs fruits.
SUPPLEMENTATION EN VITAMINE A
La vitamine A est un élément nutritif essentiel et indispensable dans le corps humain. Elle joue un rôle de première importance dans le bon fonctionnement du système immunitaire. Par con tre, la carence en vitamine A accroît la vulnérabilité des enfants aux infections et augmente la gravité de beaucoup d'entre elles. Cette carence cause le retard de croissance et la baisse de la vision pendant la nuit. Elle peut entraîner la cécité. La ROC est affectée par une carence sévère en vitamine
A. En 1998, 61% d'enfants de 6 à 36 mois étaient affectés par la carence en vitamine A (BN-TOCI, 1999).
Nutrition des enfants et des mères l 141
L'objectif du Sommet Mondial pour les Enfants est l'élimination quasi totale de la carence en vitamine A et de ses effets, y compris la cécité. L'élimination de la carence en vitamine A et de ses effets n'a pas pu être mesurée directement. Deux mesures indirectes ont été utilisées: la proportion d'enfants âgés de 6 à 59 mois ayant reçu un supplément d'une dose élevée de vitamine A au cours des six derniers mois et la proportion de mères ayant reçu des compléments de vitamine A avant que leurs bébés n'atteignent l'âge de 8 semaines.
Supplémentation en vitamine A chez les femmes allaitantes
Les données relatives à la supplémentation en vitamine A des femmes allaitantes sont con tenues dans le tableau 7.12 et illustrées par le graphique 7.8. Au niveau national, une mère allaitante sur cinq est supplémentée en vitamine A avant que le bébé n'atteigne l'âge de 8 semaines. La proportion des mères ayant été supplémentées en vitamine A est nettement supérieure en milieu urbain (28%) qu'en milieu rural (17%). Le niveau de pauvreté et l'instruction de la mère favorisent aussi la supplémentation en vitamine A.
Tableau 7.12 : Pourcentage des mères avec une naissance vivante au cours des 12 derniers mois ayant reçu une dose de vitamine A avant que l'enfant n'atteigne 8 semaines
Caractéristiques | % qui ont reçu la vitamine A | Effectif des mères |
Milieu résidence | ||
Urbain | 27,7 | 800 |
Rural | 16,7 | 1.866 |
Province | ||
Kinshasa | 39,1 | 239 |
Bas-Congo | 40,8 | 173 |
Bandundu | 28,1 | 314 |
Equateur | 5,8 | 245 |
Province Orientale | 14,3 | 317 |
Nord-Kivu | 26,2 | 177 |
Sud-Kivu | 8,9 | 206 |
Maniema | 11,8 | 77 |
Katanga | 13,0 | 369 |
Kasaï Oriental | 23,7 | 257 |
Kasaï Occidental | 13,5 | 292 |
Niveau de pauvreté | ||
Plus pauvres | 12,5 | 564 |
Pauvres | 15,6 | 554 |
Moyens | 18,7 | 565 |
Riches | 23,9 | 540 |
Plus riches | 32,0 | 443 |
Niveau d'instruction de la mère | ||
Sans instruction | 14,7 | 741 |
Primaire | 17,7 | 1.175 |
Secondaire ou plus | 28,7 | 730 |
Ensemble du pays | 20,0 | 2.666 |
Cinq provinces ont des proportions de mères supplémentées plus élevées que la moyenne nationale (20%). Il s'agit du Bas-Congo (41%), de Kinshasa (39%), du Bandundu (28%), du Nord Kivu (26%) et du Kasaï-Oriental (24%). Les provinces de l'Equateur et du Sud-Kivu ont enregistré les plus faibles taux de supplémentation chez les mères allaitantes, soit respectivement 6% et 9%. Ces différences témoignent du faible niveau d'exécution des activités d'intégration de la supplémentation de la vitamine A dans les structures de santé dans ces provinces.
142 1 Nutrition des enfants et des mères
Graphique 7.8. Supplémentatlon des mères en vitamine A
Graphique 7.8. Supplémentatlon des mères en vitamine A
INSTRUCTION MERES
Secondaire oo plus
Primaire
Sans instruction
1
1
1
28,r
INSTRUCTION MERES
Secondaire oo plus
Primaire
Sans instruction
1
1
1
28,r
i
i
NIV.PAUVRETE
Plus riches Riches Moyens Pauvres Plus pauvres
32
NIV.PAUVRETE
Plus riches Riches Moyens Pauvres Plus pauvres
32
!
!
MILIEU
Rural
Urbain
i i
1
16,7
27,7
MILIEU
Rural
Urbain
i i
1
16,7
27,7
5
10
15
20
Pourcentage
25
30
35
40
5
10
15
20
Pourcentage
25
30
35
40
17,7
17,7
4,7
4,7
239
239
18,
18,
15,6
15,6
12,5
12,5
Supplémentation en vitamine A chez les enfants
Le tableau 7.13 présente les données sur la supplémentation en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois et montre en même temps la durée écoulée depuis la dernière supplémentation.
Tableau 7.13 : Répartition (en %) des enfants âgés de 6-59 mois selon qu'ils ont reçu une dose élevée de vitamine A dans les 6 ou 12 derniers mois, et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | % aui ont | recu vit. A | % jamais reçu | ·Effectif d'enfants |
Dans les 6 mois | Dans les 12 mois | |||
Milieu résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Province Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Tranche d'âge 6 - 11 mois 12 - 23 mois 24 - 35 mois 36 - 47 mois 48 - 59 mois | 13,7 | 66,0 | 22,7 | 2.699 |
10,4 | 48,9 | 41,5 | 5.586 | |
22,1 | 75,9 | 15,5 | 813 | |
13,3 | 67,0 | 23,4 | 579 | |
15,3 | 56,7 | 29,5 | 1.096 | |
16,0 | 53,7 | 42,9 | 201 | |
9,4 | 43,5 | 44,1 | 1.110 | |
25,3 | 54,8 | 37,0 | 633 | |
3,7 | 41,8 | 51,1 | 605 | |
7,1 | 26,3 | 62,7 | 233 | |
3,0 | 50,2 | 41,5 | 1.279 | |
7,9 | 51,5 | 31,4 | 850 | |
9,6 | 62,5 | 31,7 | 885 | |
8,2 | 41,5 | 46,0 | 1.545 | |
12,8 | 50,9 | 41, 1 | 1.673 | |
10,8 | 50,7 | 40,9 | 1.777 | |
10,5 | 56,8 | 31,3 | 1.683 | |
15,1 | 72,2 | 17,2 | 1.606 | |
9,9 | 45,8 | 46,6 | 2.314 | |
9,9 | 51,4 | 37,8 | 3.481 | |
15,1 | 67,5 | 20,9 | 2.401 | |
15,0 | 47,6 | 34,8 | 84 | |
17,6 | 33,9 | 59,3 | 945 | |
12,1 | 56,4 | 34,6 | 2.060 | |
11,1 | 56,8 | 32,1 | 1.812 | |
9,2 | 58,1 | 30,7 | 1.663 | |
10,0 | 57,3 | 31,3 | 1.804 | |
Ensemble du pays | 11,5 | 54,5 | 35,4 | 8.285 |
Nutrition des enfants et des mères _l 143
Dans l'ensemble, 12% d'enfants âgés de 6 à 59 mois avaient été supplémentés en vitamine A dans les 6 mois ayant précédé l'enquête. Si l'on considère la supplémentation dans les six mois précédant l'enquête comme résultat de l'activité de routine des centres de santé, ce taux est encore très faible. Même en considérant la supplémentation en vitamine A dans les 12 mois précédant l'enquête, qui prend en compte les Journées Nationales de Vaccination 2000, le taux observé au niveau national reste bas (55%).
, Par ailleurs, on note que dans l'ensemble, un peu plus d'un enfant sur trois (35%) n'a été supplémenté ni dans les 6 mois ni dans les 12 mois ayant précédé l'enquête. L'enquête révèle en outre que parmi les enfants supplémentés en vitamine A, 83% l'ont été lors des Journées Nationales de Vaccination (JNV), 9% lors des visites de routine aux centres de santé et 6% lors des visites aux centres de santé d'enfants malades.
Les enfants vivant en milieu urbain ont été plus supplémentés en vitamine A que ceux du milieu rural, mais les taux restent faibles partout. Les provinces du Nord-Kivu et Kinshasa ont enre gistré des proportions élevées d'enfants de 6 à 59 mois supplémentés en vitamine A dans les 6 mois ayant précédé l'enquête, avec respectivement 25% et 22%.
Graphique 7.9. Supplémentation en vitamine A chez les enfants de 6·59 mois selon la province
90 --
70 -
60
&
J! 50 - ·
cg
!§ 40
0
A.
41 ,8
30
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Kinshasa Bs-Congo Kasai Bandundu Nord-Kivu Equateur Kasai Katanga Province Sud-Kivu Maniema Occidental Oriental Orientale
Province
: •Dans les 6 mois •Dans les 12 mois :
Comme chez les mères, le niveau de vie du ménage et le niveau d'instruction de la mère influencent positivement la supplémentation en vitamine A chez les enfants. Les proportions d'en fants qui n'ont jamais reçu la vitamine A sont respectivement de 17% chez les enfants des ménages les plus riches contre 46% chez les enfants des ménages les plus pauvres. Elles sont de 47% chez les mères non instruites contre 35% chez les mères ayant atteint le niveau secondaire ou plus.
7.6. PRATIQUE DE LA CONSULTATION PRESCOLAIRE (CPS)
La consultation préscolaire (CPS) est une des activités essentielles de la surveillance nutri tionnelle. Elle permet de suivre l'évolution de la croissance de l'enfant. La CPS vise avant tout à prévenir et dépister tout retard de croissance, ainsi que les maladies de carence en micro-nutri ments, à éduquer les parents, principalement les mères.
En ROC, les activités de consultation préscolaire (CPS) se font presque dans toutes les zones de santé du pays mais sont souvent considérées comme activités de vaccination et non nutritionnelles. C'est ainsi qu'après la dernière vaccination contre la rougeole (vers le neuvième mois), très peu d'enfants se présentent encore à la CPS, alors que celle-ci devrait continuer jusqu'à 5 ans.
1441 Nutrition des enfants et des mères
Lors du Sommet Mondial pour les Enfants, la communauté internationale s'est fixé comme objectif, la promotion de la croissance et sa surveillance régulière qui doit être institutionnalisée dans tous les pays d'ici à la fin des années 90. La RDC a choisi l'utilisation des consultations préscolaires comme indicateur pour mesurer les progrès accomplis durant la décennie écoulée dans ce do maine.
7.6.1. Possession des fiches de croissance
La fiche de croissance est un support clé pour les activités de consultation préscolaire (CPS). Tout enfant de moins de 5 ans devrait donc en posséder. Ce n'est pas très souvent le cas. Les données se rapportant à la possession des fiches de croissance indiquent que 50% d'enfants pos sédaient des fiches de croissance, mais celles-ci n'ont été vues réellement que pour 19% d'enfants. (tableau 7.14).
Tableau 7.14 : Répartition (en %) des enfants de 0-5 ans possédant une fiche de croissance par caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Avec fiche de croissance | Pas de fiche | Total | Effectif des enfants | ||
Vue | Non vue | Perdue | ||||
Milieu résidence | ||||||
Urbain | 24,0 | 33,3 | 7,5 | 35,3 | 100 | 3.062 |
Rural | , 15,8 | 22,8 | 4,3 | 57,1 | 100 | 6.392 |
Niveau de pauvreté du | ||||||
Ménage | ||||||
Plus pauvres | 15,6 | 17,7 | 2,1 | 64,7 | 100 | 1.760 |
Pauvres | 10,0 | 22,9 | 4,4 | 62,7 | 100 | 1.924 |
Moyens | 19,8 | 23,3 | 5,4 | 51,5 | 100 | 2.036 |
Riches | 17,1 | 32,1 | 6,5 | 44,3 | 100 | 1.926 |
Plus riches | 30,2 | 34,9 | 8,1 | 26,7 | 100 | 1.808 |
Niveau d'instruction de | ||||||
la mère | ||||||
Sans instruction | 12,3 | 21,2 | 4,1 | 62,4 | 100 | 2.655 |
Primaire | 17,9 | 23,3 | 5,4 | 53,4 | 100 | 3.972 |
Secondaire ou plus | 25,3 | 34,8 | 6,3 | 33,6 | 100 | 2.731 |
Programme non formel | 18,8 | 38,1 | 9,0 | 34,1 | 100 | 91 |
Ensemble du pays | 18,5 | 26,2 | 5,3 | 50,0 | 100 | 9.454 |
La possession des fiches de croissance vues par les enquêteurs est supérieure en milieu urbain (24%) qu'en milieu rural (16%). La proportion d'enfants issus des ménages les plus riches possédant des fiches de croissance est de 30% contre 16% chez les enfants des ménages les plus pauvres. On note également que cette proportion est plus élevée chez les mères ayant un niveau d'instruction secondaire ou plus (25%) que chez celles du niveau primaire (18%) ou sans instruction (12%). Par ailleurs, presque deux tiers des enfants des mères sans instruction (62%) ne possé daient pas de fiches de croissance contre un tiers pour les enfants des mères du niveau secondaire ou plus.
7.6.2. Enfants pesés au cours du trimestre passé
Dans la nouvelle stratégie de CPS, tout enfant de moins de trois ans devrait être pesé men suellement. Tout enfant de 3 à 5 ans devrait être pesé au moins une fois par trimestre. Pour mesurer les progrès réalisés dans ce domaine, il a été demandé si l'enfant a été pesé au moins une fois durant le trimestre sans tenir compte de l'âge. Le tableau 7.15 présente les données sur le pesage des enfants au cours du trimestre ayant précédé l'enquête. Dans l'ensemble, 24% d'enfants de O à 59 mois avaient été pesés au moins une fois le trimestre passé.
Nutrition des en/ants et des mères l 145
Tableau 7.15 :Répartition (en %) des enfants de 0-59 mois pesés au moins une fois durant les 3 derniers mois selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Pesés | Effectif des enfants |
Milieu résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu EqUateur Province Orientale Nord-Kivu Sud,Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Sexe de l'enfant Masculin Féminin Tranche d'âge 0 - 11 mois 12 - 35 mois 36 - 59 mois | 28,2 | 3.062 |
21,9 | 6.392 | |
31,1 | 921 | |
35,5 | 656 | |
38,2 | 1.257 | |
18,1 | 227 | |
17,8 | 1.255 | |
38,1 | 719 | |
18,1 | 700 | |
15,7 | 266 | |
17,2 | 1.464 | |
15,6 | 965 | |
15,3 | 1.022 | |
18,3 | 1.760 | |
20,1 | 1.924 | |
24,8 | 2.036 | |
24,4 | 1.926 | |
32,2 | 1.808 | |
18,9 | 2.655 | |
22,6 | 3.972 | |
30,9 | 2.731 | |
26,2 | 91 | |
23,8 | 4.752 | |
24,2 | 4.702 | |
41,2 | 2.035 | |
22,5 | 3.873 | |
15,8 | 3.467 | |
Ensemble du pays | 24 0 | 9.454 |
Il n'y a pas de différence de cette pratique selon le sexe. Par contre, une différence est obser vée par rapport au milieu de résidence. En raison de la plus grande accessibilité géographique ou économique des services, relativement plus d'enfants vont à la pesée en milieu urbain qu'en milieu rural (28% contre 22%). Les provinces qui ont enregistré plus de 30% d'enfants pesés sont le Bandundu et le Nord-Kivu (38%), le Bas-Congo (36%) et Kinshasa (31%).
Le niveau de pauvreté du ménage ainsi que le niveau d'instruction de la mère influencent la fréquentation des enfants à la pesée : la proportion d'enfants pesés durant le trimestre ayant précédé l'enquête est de 32% dans les ménages les plus riches et de 18% dans les ménages les plus pau vres. Les enfants des mères instruites bénéficient plus de la CPS que les autres : 31% d'enfants chez les mères les plus instruites contre 23% d'enfants chez les mères du niveau primaire et 19% pour les enfants des mères sans instruction.
La pratique de la CPS est liée à l'âge de l'enfant. Dans la première année, 41% des enfants ont été pesés au moins une fois le trimestre, mais ce chiffre tombe à 23% dans la tranche d'âge de 12-35 mois et n'est que de 16% dans le groupe d'âge 36-59 mois. Ainsi après la dernière vaccination, la CPS est peu pratiquée alors que c'est à cet âge-là que la malnutrition de l'enfant commence à se manifester le plus.
146 1 Nutrition des enfants et des mères
CONCLUSION
Il ressort de l'analyse que :
la malnutrition est préoccupante en ROC : la prévalence de la malnutrition chronique (ou retard de croissance) est de 38% dont 20% de retard de croissance sêvère ; la prévalence de la malnutrition aiguë est de 13% dont 3% souffrant de la forme sévère ; en tenant compte des cas d'oedèmes, la malnutrition aiguë est de 16% dont 6% sous une forme sévère ; l'insuffisance pondérale touche 31% d'enfants dont 9% sévèrement. On note une détérioration de la malnutrition aiguë et une stagnation du retard de croissance et de l'insuffisance pondérale des enfants ;
l'état nutritionnel des mères reste également préoccupant : 17% d'entre elles sont mal nourries et 2% sont obèses ;
la proportion des nouveau-nés pesant mois de 2.500 grammes est de 11% ;
quoique l'allaitement maternel soit quasi universel et poursuivi jusqu'à 20-23 mois, seule ment 29% d'enfants de moins de 4 mois et 24% d'enfants de moins de 6 mois sont allaités exclusivement au sein. L'introduction des aliments autres que le lait maternel chez les enfants est très précoce. Le taux d'allaitement des enfants de 12-15 mois est de 92% et seulement de 52% pour les enfants de 20-23 mois ;
la proportion de ménages consommant du sel iodé est de 93% ;
la proportion de femmes supplémentées en vitamine A dans les 8 semaines après ac couchement est de 20%. Celle des enfants de 659 mois supplémentés dans les 6 der niers mois ayant précédé l'enquête est de 12% ;
Le niveau de la consultation préscolaire reste faible.
Les différents indicateurs de nutrition examinés varient avec une ampleur plus ou moins grande selon la province, la zone de résidence, le niveau de richesse et le niveau d'instruction de la mère. En général, la malnutrition affecte les enfants des ménages pauvres, les enfants des zones rurales, les enfants nés des femmes sans instruction plus que toutes les autres catégories. Très peu de différences ont été observées selon le sexe de l'enfant.
Dans le domaine de la nutrition des enfants et des femmes, aucun objectif n'est atteint en cette fin de décennie, à l'exception de la lutte pour l'élimination de la carence en iode dans la mesure où des progrès substantiels ont été accomplis par le pays dans la consommation du sel iodé.
Nutrition des enfants et des mères l 147
148 1 Nutrition des enfants et des mères
VIH / SIDA ET SANTE DE LA REPRODUCTION
INTRODUCTION
Ce chapitre analyse les connaissances des femmes en âge de procréer en matière de trans mission et de prévention du VIH/SIDA (section 8.1), les comportements sexuels (section 8.2) et la contraception (section 8.3).
Le VIH/SIDA constitue un sérieux problème de santé publique en ROC. La prévalence de l'infection est estimée à 5% dans la population adulte âgée de 15 à 49 ans (ONUSIDA, 2000). L'étude de l'évolution de l'infection au VIH/SIDA montre une tendance à la stabilisation autour de ce taux. Cependant, certains signes semblent indiquer que la prévalence du VIH/SIDA a augmenté au cours des dernières années. En effet, chez les femmes enceintes, elle est passée de 4,8 à 8,6% à Lubum bashi et de 5,6 à 10% à Matadi entre 1997 et 1999. De même, cette prévalence chez les donneurs de sang de l'Association des Donneurs de Sang de Gema (ADOSAGO) est passée successivement de 3,5% à 3,9%, 4,2%, 5,3%, 9,3% et à 16,3% entre 1993 et 1998 (PNLS, 2001).
Les questions relatives à la santé de la reproduction et au VIH/SIDA n'avaient pas fait l'objet d'une recommandation quelconque du Sommet Mondial pour les Enfants, et n'avaient pas été étu diées en 1995 par MICS1. Mais à cause de l'explosion de la pandémie du VIH/SIDA dans le monde et particulièrement en Afrique, un module a été introduit dans le questionnaire de MICS2.
Le VIH/SIDA n'est pas seulement un problème médical; il est devenu un problème de déve loppement. Certains comportements (comme la multiplicité des partenaires sexuels ou la consom mation de la drogue par injection), ainsi que l'ignorance des moyens de prévention exposent l'individu au risque de contamination. Les questions posées sur le VIH/SIDA ne concernent que les femmes âgées de 15 à 49 ans, à l'exclusion des adolescents et des hommes. Ceci constitue une limite de l'enquête MICS2.
CONNAISSANCE DU VIH/SIDA
Cette section analyse les connaissances qu'ont les femmes âgées de 15-49 ans du VIH/ SIDA. Le VIH/SIDA est l'une des plus grandes catastrophes que le continent africain en général et la ROC en particulier aient jamais connue. Cette pandémie menace les progrès réalisés dans la lutte pour l'amélioration de la santé, ainsi qu'au plan social, politique et économique. En l'absence d'un traitement curatif, la connaissance des modes de prévention constitue l'une des étapes essentielles dans le processus de changement des comportements sexuels. En effet, une personne qui connaît les principales voies de transmission et de prévention du VIH/SIDA et qui a pris conscience du dan ger est plus susceptible d'opérer le changement requis.
Connaissance de la prévention du VIH/SIDA par les femmes en âge de procréer
Il ressort des données du tableau 8.1 que la connaissance des moyens de prévention de la transmission du VIH/SIDA est relativement bonne pour la fidélité et l'utilisation d'objets tranchants non souillés :80% des femmes savent que la fidélité à un seul partenaire sexuel non infecté et fidèle lui aussi est un des moyens les plus sûrs pour éviter le VIH/SIDA ;trois quart des femmes savent que l'utilisation d'une aiguille non souillée lors d'une injection ou d'un objet tranchant non souillé est aussi un moyen pour éviter la transmission du VIH/SIDA.
VIH/SIDA et santé de la reproduction l 149
V,
0
Tableau 8.1 : Pourcentage de femmes de 15-49 ans connaissant les principaux moyens de prévention du VIH/SIDA.
Caractéristiques | Ont entendu parler du SIDA | Prooortion de femmes qui connaissent les moyens de | prévention | Effectif des femmes 15-49 ans | ||||
Un seul partenaire fidèle non infecté | Utilisation correcte du condom | Utilisation d'une aiguille non souillée | Connaissent les 3 moyens | Connaissent au moins un moyen | Ne connaissent aucun moyen | |||
Milieu de résidence | ||||||||
Urbain | 95,5 | 87,4 | 56,9 | 84,5 | 50,1 | 92,9 | 7,1 | 4.026 |
Rural | 90,1 | 76,4 | 42,9 | 70,4 | 35,1 | 83,9 | 16,1 | 8.381 |
Province | ||||||||
Kinshasa | 98,3 | 92,9 | 64,6 | 88,4 | 56,8 | 97,3 | 2,7 | 1.476 |
Bas-Congo | 95,9 | 87,1 | 60,2 | 82,4 | 53,7 | 92,9 | 7, 1 | 782 |
Bandundu | 90,8 | 78,5 | 47,5 | 74,7 | 37,4 | 87,3 | 12,7 | 1.494 |
Equateur | 92,3 | 84,7 | 49,1 | 77,5 | 44,2 | 88,8 | 11,2 | 1.219 |
Orientale | 88,6 | 70,2 | 34,3 | 70,9 | 27,2 | 81,0 | 19,0 | 1.593 |
Nord-Kivu | 85,9 | 69,2 | 42,2 | 61,3 | 32,7 | 77,6 | 22,4 | 837 |
Sud-Kivu | 93,5 | 74,7 | 35,0 | 73,3 | 28,5 | 83,4 | 16,6 | 867 |
Maniema | 92,1 | 82,8 | 51,8 | 77,7 | 46,9 | 88,8 | 11,2 | 337 |
Katanga | 88,5 | 77,6 | 44,6 | 70,1 | 38,0 | 82,9 | 17,1 | 1.696 |
Kasaï Oriental | 94,1 | 85,0 | 45,1 | 77,9 | 39,5 | 89,8 | 10,2 | 1.087 |
Kasai Occidental | 92,0 | 78,8 | 51,9 | 70,5 | 41,0 | 86,3 | 13,7 | 1.018 |
Niveau de pauvreté | ||||||||
Plus pauvres | 86,8 | 74,0 | 37,8 | 67,6 | 32,1 | 80,4 | 19,6 | 2.433 |
Pauvres | 88,7 | 75,9 | 40,2 | 69,3 | 32,4 | 83,3 | 16,7 | 2.426 |
Moyens | 93,8 | 79,2 | 45,8 | 75,1 | 37,5 | 87,6 | 12,4 | 2.434 |
Riches | 91,7 | 78,8 | 50,5 | 74,6 | 42,4 | 86,3 | 13,7 | 2.459 |
Plus riches | 97,7 | 91,1 | 61,6 | 87,2 | 54,1 | 95,8 | 4,2 | 2.652 |
Niveau d'instruction | ||||||||
de la femme | ||||||||
Sans instruction | 86,9 | 72,8 | 38,1 | 65,0 | 30,3 | 80,4 | 19,6 | 3.521 |
Primaire | 91,2 | 78,5 | 43,2 | 73,8 | 36,2 | 85,4 | 14,6 | 5.167 |
Secondaire ou plus | 97,5 | 88,8 | 62,3 | 86,1 | 54,4 | 94,9 | 5,1 | 3.599 |
Programme non formel | 96,8 | 90,5 | 61,5 | 87,9 | 55,2 | 95,3 | 4,7 | 113 |
Age de la femme | ||||||||
15-19 ans | 85,6 | 69,9 | 40,0 | 66,8 | 32,2 | 78,7 | 21,3 | 2.958 |
20-24 ans | 93,8 | 83,0 | 52,5 | 77,7 | 44,4 | 89,5 | 10,5 | 2.269 |
25 29 ans | 94,5 | 84,4 | 53,7 | 77,4 | 45,3 | 90,6 | 9,4 | 2.123 |
30-34 ans | 95,3 | 85,5 | 52,0 | 79,5 | 44,8 | 90,8 | 9,2 | 1.600 |
35.39 ans | 94,6 | 82,9 | 46,2 | 78,8 | 39,8 | 89,6 | 10,4 | 1.431 |
40-44 ans | 91,8 | 80,9 | 44,7 | 76,6 | 38,1 | 87,2 | 12,8 | 1.185 |
45·49 ans | 91,0 | 79 4 | 41,9 | 73 2 | 35 8 | 85,9 | 14 1 | 840 |
Ensemble du oavs | 91,8 | 80,0 | 47,5 | 75,0 | 40,0 | 86,8 | 13,2 | 12.407 |
Par contre la connaissance de l'utilisation du condom est moins bonne : ce moyen n'a été cité que par un peu moins de la moitié des femmes (48%).
En ce qui concerne la connaissance de ces trois moyens de prévention, le niveau est relati vement faible : 40% connaissent à la fois ces trois moyens.
Graphique 8.1 : Pourcentage des femmes de 15-49 ans connaissant les 3 moyens de prévention du VIH/SIDA
selon le niveau d'instruction
60 --,
54,4
50
40 36,2
C
0
30
CeL
Il.
30,3
20
10
Sans instruction
Primaire
Niveau d'instruction de la femme
Secondaire ou +
La connaissance des trois moyens à la fois varie selon le milieu de résidence, la province, le niveau de pauvreté, le niveau d'instruction ainsi que l'âge de la femme. Les femmes du milieu urbain connaissent mieux les moyens de prévention du VIH/SIDA par rapport à celles du milieu rural, comme l'indique la prévalence de celles qui connaissent les 3 moyens de prévention, soit 50 % en milieu urbain contre 35% en milieu rural.
Kinshasa vient en tête avec 57%. Ce niveau élevé de connaissance serait favorisé par l'ac cessibilité à l'information et le niveau d'alphabétisation dans cette province. Le Bas-Congo est en 2ème position avec 54% pour les mêmes raisons que Kinshasa. Les provinces Orientale et du Sud Kivu présentent les taux les plus bas avec respectivement 27% et 29% de femmes qui connaissent les trois moyens de prévention.
Encadré 8.1
La connaissahce des-moyeris de préventiÔ11 de la transmission du VIH/SIDAest relativement bonne pour 1atidélit etl'utilisati.C>n d'obje'5tran chants non souillés. Elle est nettement moins bonne en ce qui concerne l'utilisation du con dom.
Ce sont les femmes du milieu rural, les plus pau vres et celles sans instruction qui ont te niveau de connaissance duVIH/SIDA le plUs bas, ainsi que les adolescentes (15-19 ans). ·
Encadré 8.1
La connaissahce des-moyeris de préventiÔ11 de la transmission du VIH/SIDAest relativement bonne pour 1atidélit etl'utilisati.C>n d'obje'5tran chants non souillés. Elle est nettement moins bonne en ce qui concerne l'utilisation du con dom.
Ce sont les femmes du milieu rural, les plus pau vres et celles sans instruction qui ont te niveau de connaissance duVIH/SIDA le plUs bas, ainsi que les adolescentes (15-19 ans). ·
Les fréquences les plus faibles de connais sance de la prévention sont obseNées chez les plus pauvres avec 32% contre 54% chez les plus riches. Les taux sont de 30% chez les femmes sans ins truction contre 54% chez les femmes de niveau d'ins truction élevé.
Ce sont les femmes entre 20 et 34 ans qui présentent les taux de connaissance de la préven tion du VIH/SIDA les plus élevés (plus ou moins 45%).
Les adolescentes (15-19 ans) ont le niveau de connaissance du VIH/SIDA le plus bas (32%) par rapport aux autres femmes. En effet, 70% des adolescentes citent la fidélité à un seul partenaire sexuel non infecté et fidèle lui aussi comme étant le moyen le plus sûr de prévention, contre 80% pour l'ensemble des femmes. Les proportions pour les autres modes de prévention sont respectivement de 40% contre 48% pour l'utilisation correcte du condom et de 67% contre 75% pour l'utilisation d'une aiguille non souillée.
VIH/SIDA et santé de la reproduction I I5 1
Si 86% des adolescentes ont entendu parler du VIH/SIDA, 21% d'entre elles ne connaissent aucun moyen de se protéger. Le tableau 8.2 détaille les informations sur la connaissance des ado lescentes en matière de prévention du VIH/SIDA.
Tableau 8.2 : Pourcentage de femmes de 15-19 ans connaissant les principaux moyens de prévention du VIH/ SIDA selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Ont entendu parlé du VIH/SIDA | Movens de prévention | Connais- sent les 3 moyens | Connais- sent au moins un moyen | Ne connais- sent aucun moyen | Effectif des femmes | ||
Un seul partenaire fidèle non infecté | Utilisation correcte du condom | Utilisation d'une aiguille non souillée | ||||||
Milieu de résidence | ||||||||
Urbain | 92,7 | 80,1 | 52,2 | 78,9 | 44,7 | 87,8 | 12,2 | 966 |
Rural | 82,1 | 64,9 | 34,0 | 60,9 | 26,1 | 74,3 | 25,7 | 1.992 |
Province | ||||||||
Kinshasa | 95,4 | 88,2 | 58,7 | 79,9 | 48,5 | 92,7 | 7,3 | 309 |
Bas-Congo | 89,9 | 70,8 | 41,7 | 73,9 | 35,3 | 82,9 | 17,1 | 190 |
Bandundu | 84,2 | 67,2 | 38,3 | 64,6 | 25,8 | 78,8 | 21,2 | 347 |
Equateur | 88,0 | 75,2 | 42,3 | 71,3 | 37,3 | 82,3 | 17,7 | 299 |
Orientale | 79,2 | 61,7 | 30,0 | 62,9 | 23,8 | 72,1 | 27,9 | 383 |
Nord-Kivu | 79,9 | 57,6 | 35,2 | 52,3 | 23,5 | 69,7 | 30,3 | 225 |
Sud-Kivu | 85,2 | 62,1 | 24,1 | 64,1 | 18,7 | 72,9 | 27,1 | 192 |
Maniema | 88,2 | 84,6 | 54,0 | 77,5 | 50,4 | 85,8 | 14,2 | 78 |
Katanga | 84,1 | 69,8 | 40,1 | 61,5 | 33,1 | 76,2 | 23,8 | 427 |
Kasaï Oriental | 85,3 | 70,4 | 39,6 | 71,8 | 36,3 | 78,5 | 21,5 | 258 |
Kasaï Occidental | 85,8 | 68,6 | 42,5 | 64,2 | 32,0 | 78,7 | 21,3 | 250 |
Niveau de pauvreté | ||||||||
Plus pauvres | 79,0 | 63,1 | 30,2 | 59,0 | 24,4 | 70,9 | 29,1 | 557 |
Pauvres | 80,6 | 64,6 | 32,1 | 59,8 | 23,7 | 74,2 | 25,8 | 555 |
Moyens | 87,2 | 68,6 | 36,9 | 65,7 | 29,6 | 77,9 | 22,1 | 579 |
Riches | 85,2 | 66,9 | 42,4 | 66,5 | 33,5 | 78,4 | 21,6 | 607 |
Plus riches | 94,1 | 83,9 | 55,2 | 80,4 | 47,0 | 90,1 | 9,9 | 660 |
Niveau d'instruction de | ||||||||
la femme | ||||||||
Sans instruction | 78,4 | 60,6 | 30,3 | 52,5 | 21,3 | 69,6 | 30,4 | 662 |
Primaire | 84,7 | 68,0 | 36,1 | 66,3 | 29,3 | 77,1 | 22,9 | 1.556 |
Secondaire ou plu-s | 93,9 | 82,3 | 56,8 | 80,7 | 48,1 | 90,2 | 9,8 | 722 |
Ensemble du oavs | 85,6 | 69,9 | 40,0 | 66,8 | 32,2 | 78,7 | 21,3 | 2.958 |
Les adolescentes qui ne connaissent aucun moyen de prévention sont proportionnellement deux fois plus nombreuses en milieu rural qu'en milieu urbain; trois fois plus nombreuses chez les plus pauvres par rapport aux plus riches et chez celles qui n'ont aucun niveau d'instruction par rapport à celles qui sont les plus instruites.
Conceptions erronées sur le VIH/SIDA
L'enquête MICS2 a posé des questions relatives à la connaissance des conceptions erro nées sur le VIH/SIDA. Une réponse affirmative à l'une quelconque de ces questions traduit une con ception erronée. Ces questions sont les suivantes :
Une personne peut-elle être infectée par le virus du SIDA en utilisant les toilettes publi ques ?
Peut-on attraper le virus du SIDA à cause des piqûres de moustiques ou d'insectes similaires ?
Peut-on attraper le virus du SIDA en touchant une personne qui a le SIDA ?
Peut-on attraper le SIDA en mangeant dans le même plat avec une personne qui a le SIDA ?
Pensez-vous qu'une personne puisse être infectée par le virus du SIDA à travers des moyens surnaturels ?
1 52 1 VIH/SIDA et sa111é de la reproduction
Tableau 8.3 Pourcentage des femmes de 15-49 ans qui ont correctement identifié 3 conceptions erronées sur le VIH/SIDA
Caractéristiques | Ont entendu parler du SIDA | Proportion de femmes qui identifient 3 conceptions VIH/SIDA | erronées sur le , | Connaissent au moins une conception | Ne connaissent aucune conception | Effectifs des femmes | |||
Piqûres de moustiques | Toucher une personne infectée | Transmission par des moyens surnaturels | Connai.ssent conceptions erronées | 3 | |||||
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Age de la femme 15-19 ans 20-24 ans 29-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40-44 ans 45-49 ans | 95,5 | 49,2 | 78,4 | 44,8 | 23,5 | 86,4 | 13,6 | 4.026 | |
90,1 | 28,2 | 50,4 | 52,9 | 18,1 | 69,9 | 30,1 | 8 .381 | ||
98,3 | 62,9 | 88,3 | 34,0 | 22,9 | 93,0 | 7,0 | 1.476 | ||
95,9 | 32,1 | 63,9 | 50,3 | 17,7 | 79,0 | 21,0 | 782 | ||
90,8 | 30,1 | 52,4 | 52,6 | 18,à | 71,7 | 28,3 | 1.494 | ||
92,3 | 33,9 | 55,6 | 52,0 | 21,3 | 72,6 | 27,4 | 1.219 | ||
88,6 | 28,1 | 48,8 | 57,9 | 18,0 | 71,3 | 28,7 | 1.593 | ||
85,9 | 38,7 | 68,4 | 78,7 | 34,3 | 82,8 | 17,2 | 837 | ||
93,5 | 27,8 | 63,7 | 68,2 | 22,5 | 81,7 | 18,3 | 867 | ||
92,1 | 35,6 | 53,8 | 51,6 | 19,8 | 69,8 | 30,2 | 337 | ||
88,5 | 24,5 | 49,1 | 44,7 | 14,4 | 66,0 | 34,0 | 1.696 | ||
94,1 | 36,0 | 58,9 | 39,0 | 17,4 | 72,3 | 27,7 | 1.087 | ||
92,0 | 35,2 | 55,2 | 38,7 | 17,0 | 70,0 | 30,0 | 1.019 | ||
86,8 | 27,2 | 46,9 | 52,0 | 17,5 | 67,1 | 32,9 | 2.433 | ||
88,7 | 24,3 | 45,4 | 47,6 | 15,0 | 65,0 | 35,0 | 2.426 | ||
93,8 | 31,9 | 56,0 | 56,0 | 20,5 | 74,3 | 25,7 | 2 .437 | ||
91,7 | 33,8 | 63,0 | 52,9 | 20,8 | n,5 | 22,5 | 2.459 | ||
97,7 | 55,9 | 84,0 | 43,5 | 24,9 | 91,0 | 9,0 | 2.652 | ||
86,9 | 28,6 | 47,1 | 48,2 | 18,1 | 64,9 | 35,1 | 3.521 | ||
91,2 | 29,1 | 54,0 | 50,9 | 17,2 | ··- | 72,1 | 27,9 | 5.167 | |
97,5 | 49,3 | 79,1 | 51,7 | 25,4 | 89,6 | 10,4 | 3.599 | ||
96,8 | 48,0 | 78,4 | 45,4 | 17,5 | 88,3 | 11,7 | 113 | ||
85,6 | 32,5 | 54,8 | 44,5 | 17,4 | 69,2 | 30,8 | 2.958 | ||
93,8 | 38,7 | 65,7 | 52,2 | 22,0 | 80,3 | 19,7 | 2.269 | ||
94,5 | 36,2 | 62,1 | 53,4 | 21,1 | 78,4 | 21,6 | 2.123 | ||
95,3 | 36,1 | 62,4 | 52,8 | 20,2 | 78,4 | 21,6 | 1.600 | ||
94,6 | 34,6 | 59,0 | 52,4 | 20,2 | 75,9 | 24,1 | 1.431 | ||
91,8 | 32,7 | 55,0 | 50,9 | 19,0 | 72,5 | 27,5 | 1.185 | ||
91,0 | 32,3 | 54,8 | 48,4 | 19,1 | 71,8 | 28,2 | 840 | ||
Ensemble du pays | 91 ,8 | 35,0 | 59,5 | 50,3 | 19,8 | 75,3 | 24,7 | 12.407 | |
Au total, 20% de femmes ont identifié toutes les trois conceptions erronées sur le VIH/SIDA reprises dans le tableau 8.3 ; 35% ont identifié la piqûre des moustiques ; 60% le toucher et 50% les moyens surnaturels (la sorcellerie). Un grand nombre de femmes pensent que le VIH peut être trans mis par les moyens surnaturels ou par les piqûres des moustiques. Elles pensent aussi, dans une moindre mesure, qu'on peut attraper le SIDA en touchant une personne déjà infectée.
L'enquête MICS2 montre également que 24% de femmes des villes connaissent les trois conceptions erronées sur le VIH/SIDA contre 18% de femmes du milieu rural. Il faut noter cependant que la proportion de femmes qui ont identifié « la transmission du VIH/SIDA par les moyens surnatu rels » comme conception erronée est plus faible en milieu urbain (45%) qu'en milieu rural (53%).
Les femmes des ménages les plus riches sont plus nombreuses (25%) à avoir identifié les trois conceptions erronées sur le SIDA.
La connaissance des conceptions erronées semble varier avec Je niveau d'instruction de la femme : plus le niveau d'instruction augmente, plus forte est la connaissance des moyens de transmission du VIH/SIDA, pris individuellement ou tous les trois à la fois, les fem mes du niveau d'instruction secondaire ou plus se dé marquant nettement des autres.
Bonne connaissance du VIH/SIDA
On considère qu'une femme a une bonne connaissance du VIH/SIDA lorsqu'elle connaît les trois principaux moyens de prévention et lorsqu'elle a identifié trois conceptions erronées sur le VIH/ SIDA.
Pour l'ensemble du pays, seulement 10% de femmes ont une bonne connaissance sur le VIH/SIDA. Cette connaissance est plus élevée chez les femmes du milieu urbain (13%) que chez celles du milieu rural (9%).
De même, elle est plus grande chez les femmes les plus instruites (15%) que chez celles qui n'ont aucun niveau d'instruction (7%) ; elle est deux fois plus grande chez les femmes des ménages les plus riches (15%) que chez celles des ménages les plus pauvres (7%). Ainsi la richesse consti tue un grand atout dans l'accès à fa bonne information sur le VIH/SIDA.
154 I VIH/SIDA et santé de la reproduction
Tableau 8.4 : Proportion de femmes de 15-49 ans ayant une bonne connaissance du VIH/
SIDA
Caractéristiques | % ayant une bonne connaissance du VIH/SIDA | Effectifs des femmes 15-49 ans |
Milieu de résidence | ||
Urbain | 12,8 | 4.026 |
Rural | 8,5 | 8.381 |
Province | ||
Kinshasa | 13,2 | 1.476 |
Bas-Congo | 11,2 | 782 |
Bandundu | 9,7 | 1.494 |
Equateur | 11,4 | 1.219 |
Orientale | 6,5 | 1.593 |
Nord-Kivu | 15,3 | 837 |
Sud-Kivu | 8,4 | 867 |
Maniema | 13,0 | 337 |
Katanga | 8,1 | 1.696 |
Kasaï Oriental | 9,0 | 1.087 |
Kasaï Occidental | 7,3 | 1.019 |
Niveau de pauvreté | ||
Plus pauvres | 6,6 | 2.433 |
Pauvres | 6,6 | 2.426 |
Moyens | 10,0 | 2.437 |
Riches | 10,7 | 2.459 |
Plus riches | 15,0 | 2.652 |
Niveau d'instruction de la mère | ||
Sans instruction | 7,1 | 3.521 |
Primaire | 7,9 | 5.167 |
Secondaire ou plus | 15,4 | 3.599 |
Programme non formel | 11,7 | 113 |
Age de la femme | ||
15-19 ans | 7,7 | 2.958 |
20-24 ans | 11,9 | 2.269 |
29-29 ans | 10,3 | 2.123 |
30-34 ans | 11,1 | 1.600 |
35-39 ans | 10,6 | 1.431 |
40-44 ans | 8,6 | 1.185 |
45-49 ans | 9,0 | 841 |
Ensemble du pays | 9,9 | 12.407 |
Dans le Bandundu, la province Orientale, le Sud-Kivu, le Katanga et les deux Kasaï, moins d'une femme sur dix a une bonne connaissance du VIH/ SIDA.
VIH/SIDA et santé de la reproduction l 155
Graphique 8.2. Pourcentage de femmes de 15-49 ans ayant une bonne connaissance du VIH/SIDA selon la province
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Nord-Kivu Kinshasa Maniema Equateur Bas- Bandundu Kasaï Sud-Kivu Katanga Kasaï Orientale
Congo Oriental Occidental
Province
f I y a peu de différence selon les groupes d'âge, avec toutefois les femmes les plus jeunes et les plus âgées dont moins d'une sur dix seulement a une bonne connaissance sur le VIH/SIDA.
Connaissance de la transmission du VIH/SIDA de la mère à son enfant
Le tableau 8.5 indique que, globalement, la con naissance de la transmission du VIH/SIDA de fa mère à son bébé est faible _ Un peu plus de la moitié des fem mes en âge de procréer (55%) connaissent à la fois deux modes de transmission - durant la grossesse et à tra vers le lait maternel. Les femmes qui savent que le VIH/ SIDA peut être transmis durant la grossesse représen tent 72% et 61% savent que la transmission peut se faire . par l'allaitement au sein_
Un peu plus d'une femme sur cinq (22%) ne connaît aucun des deux moyens de transmission.
Il n'y a pas de différence entre les femmes rurales et les femmes urbaines quant à la con naissance de ces deux moyens à la fois. Le niveau d'instruction et l'âge de la mère ainsi que la province de résidence n'ont pas une grande influence sur le niveau de connaissance des moyens de transmission du VIH/SIDA de la mère à son enfant
1 56 1 VIH/SIDA et santé de la repr oduction
Tableau 8.5 : Proportion de femmes âgées de 15-49 ans qui connaissent les moyens de transmission du VIH/SIDA de la mère à l'enfant selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | % de femmes qui savent que le SIDA peut être transmis de la mère à son enfant | % de femmes connaissant tous les 2 moyens | % de femmes ne connaissant aucun moyen | Effectifs de femmes 15-49 ans | ||
durant la grossesse | à travers le lait maternel | |||||
Milieu de résidence | ||||||
Urbain | 80,3 | 58,1 | 53,8 | 15,3 | 4.026 | |
Rural | 67,7 | 61,8 | 55,2 | 25,6 | 8.381 | |
Provinces | ||||||
Kinshasa | 86,6 | 49,6 | 46,5 | 10,3 | 1.476 | |
Bas-Congo | 76,0 | 63,8 | 58,4 | 18,7 | 782 | |
Bandundu | 72,9 | 60,8 | 54,0 | 20,4 | 1.494 | |
Equateur | 67,5 | 61,6 | 54,7 | 25,5 | 1.219 | |
Orientale | 63,3 | 56,4 | 49,4 | 29,8 | 1.593 | |
Nord-Kivu | 70,8 | 62,4 | 58,0 | 24,7 | 837 | |
Sud-Kivu | 72,3 | 64,7 | 60,6 | 23,5 | 867 | |
Maniema | 68,1 | 62,2 | 55,7 | 25,3 | 337 | |
Katanga | 70,6 | 63,9 | 57,9 | 23,5 | 1.696 | |
Kasaï Oriental | 66,7 | 60,0 | 52,3 | 25,6 | 1.087 | |
Kasaï Occidental | 73,3 | 68,9 | 62,3 | 20,1 | 1.019 | |
Niveau de pauvreté Plus pauvres | 63,3 | - | 60,6 | 54,0 | 30,1 | 2.433 |
Pauvres | 68,6 | 63,7 | 57,1 | 24,8 | 2.426 | |
Moyens | 68,5 | 61,4 | 53,5 | 23,7 | 2.437 | |
Riches | 73,0 | 62,1 | 56,9 | 21,8 | 2.459 | |
Plus riches | 84,5 | 55,7 | 52,2 | 12,0 | 2.652 | |
Niveau d'instruction | ||||||
Sans instruction | 63,2 | 58,4 | 52,3 | 30,7 | 3.521 | |
Primaire | 69,0 | 62,8 | 56,0 | 24,2 | 5.167 | |
Secondaire ou plus | 84,0 | 60,0 | 55,6 | 11,6 | 3.599 | |
Programme non formel | 82,3 | 50,2 | 44,9 | 12,5 | 113 | |
Age de la femme | ||||||
15 - 19 ans | 61,0 | 54,4 | 47,1 | 31,7 | 2.958 | |
20 - 24 ans | 73,4 | 62,2 | 55,7 | 20,1 | 2.269 | |
25 - 29 ans | 76,2 | 63,8 | 58,4 | 18,4 | 2.123 | |
30 - 34 ans | 77,0 | 63,2 | 58,3 | 18,0 | 1.600 | |
35 - 39 ans | 76,8 | 61,4 | 56,2 | 17,9 | 1.431 | |
40 - 44 ans | 74,3 | 62,7 | 57,4 | 20,5 | 1.185 | |
45 - 49 ans | 72,7 | 61,0 | 56,9 | 23,2 | 841 | |
Ensemble du pays | 71,8 | 60,6 | 54,7 | 22,3 | 12.407 | |
COMPORTEMENTS SEXUELS A RISQUE
Les comportements sexuels à risque incluent tout rapport sexuel occasionnel non pro tégé avec un ou plusieurs partenaires ainsi que toute relation sexuelle précoce.
Rapports sexuels occasionnels
Les rapports sexuels occasionnels sont définis dans l'enquête MICS2 comme ceux qu'une femme a eus avec une personne autre que son partenaire régulier. Ils sont dits « rapports à risque » parce qu'ils sont occasionnels, entretenus avec plusieurs partenaires ou ne sont pas proté gés.
VIH/SIDA et santé de la rep roduction l 157
Le tableau 8.6, qui reprend les proportions des femmes qui ont eu ce genre de rapports sexuels au cours des 12 mois précédant l'enquête, montre la distribution de la fréquence de ce type de rapport selon le milieu de résidence, le niveau de pauvreté et l'âge.
Tableau 8.6 : Pourcentage des femmes âgées de 15-49 ans qui ont eu des rapports sexuels occasionnels au cours des 12 derniers mois
Caractéristiques | % des femmes ayant eu des rapports sexuels occasionnels | Effectifs des femmes |
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la femme Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Age de la femme 15-19 ans 20-24 ans 25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40-44 ans 45-49 ans | 9,0 | 4.026 |
12,4 | 8.381 | |
7,2 | 1.476 | |
7,9 | 782 | |
15,4 | 1.494 | |
13,0 | 1.219 | |
10,0 | 1.593 | |
19,7 | 837 | |
10,6 | 867 | |
9,0 | 337 | |
15,9 | 1.696 | |
5,3 | 1.087 | |
6,4 | 1.018 | |
11,4 | 2.433 | |
12,9 | 2.426 | |
12,5 | 2.437 | |
11,9 | 2.459 | |
7,9 | 2.652 | |
11,8 | 3.521 | |
11,3 | 5.167 | |
10,8 | 3.599 | |
9,3 | 113 | |
13,3 | 2.958 | |
14,6 | 2.269 | |
11,7 | 2.123 | |
8,5 | 1.600 | |
8,3 | 1.431 | |
8,6 | 1.185 | |
8,2 | 840 | |
Ensemble du pays | 11,3 | 12.407 |
L'enquête a dénombré au total 12.407 femmes de 15 à 49 ans. Parmi elles, 11% ont eu des rapports sexuels avec au moins un partenaire occasionnel au cours des 12 derniers mois. Cette fréquence est un peu plus élevée en milieu rural (12%) qu'en milieu urbain (9%). Il n'est pas exclu qu'il y ait une prise de conscience plus développée des comportements sexuels à risque en milieu urbain.
158 1 VIH/SIDA et santé de la reproduction
La proportion des femmes ayant eu des rapports sexuels occasionnels est pratiquement identique pour tous les niveaux de pauvreté, à l'exception des plus riches où ce phénomène est un peu plus réduit :8% contre environ 12% dans les autres groupes. Le niveau d'instruction de la femme ne semble pas influer sur ce comportement.
Il faut noter que 149 femmes (1,4%) n'ont pas répondu à la question. Ce faible taux de non réponse indique, comme cela avait été observé pendant l'enquête pilote, que les femmes ont ac cepté de répondre sur ce sujet tant aux enquêteurs qu'aux enquêtrices (cinq fois moins nombreu ses).
Si l'on considère uniquement les femmes de 15-49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels, la proportion de celles qui ont eu des rapports sexuels avec au moins un partenaire occasionnel au cours des 12 derniers mois est de 13% pour l'ensemble du pays, 11% en milieu urbain et 14% en milieu rural. Les tendances sont les mêmes selon le niveau de pauvreté et le niveau d'instruction de la femme.
Multiplicité de partenaires sexuels
La multiplicité des partenaires augmente le risque pour la femme d'être infectée par le VIH/ SIDA ou les infections sexuellement transmissibles (1ST).
Tableau 8.7 : Répartition (en %) des femmes ayant eu au moins un rapport sexuel occasionnel selon le nombre de partenaires
Caractéristiques | Nombre de oartenai | res | Total | Effectif de femmes ayant eu un partenaire occasionnel | |
1 | 2 | 3 et plus | |||
Milieu de résidence Urbain Rural Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la femme Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Age de la femme 15-19 ans 20-34 ans 35-49 ans | 58,3 | 23,1 | 18,6 | 100,0 | 361 |
50,3 | 25,2 | 24,4 | 100,0 | 1.036 | |
52,3 | 25,7 | 22,0 | 100,0 | 278 | |
45,0 | 25,2 | 29,8 | 100,0 | 312 | |
49,5 | 26,0 | 24,5 | 100,0 | 306 | |
54,9 | 25,9 | 19,2 | 100,0 | 292 | |
64,4 | 18,7 | 16,8 | 100,0 | 209 | |
51,9 | 28,6 | 19,5 | 100,0 | 415 | |
52,5 | 20,8 | 26,7 | 100,0 | 585 | |
52,8 | 25,7 | 21,5 | 100,0 | 387 | |
50,8 | 27,0 | 22,2 | 100,0 | 393 | |
53,1 | 24,6 | 22,3 | 100,0 | 715 | |
52,8 | 21,8 | 25,4 | 100,0 | 289 | |
Total | 52,4 | 24,7 | 22,9 | 100 0 | 1.397 |
Parmi les femmes ayant eu des rapports sexuels avec des partenaires sexuels occasion nels au cours des 12 derniers mois, plus de la moitié (52%) les ont eus avec un seul partenaire, un quart (25%) avec deux partenaires et un autre quart (23%) avec trois partenaires ou plus. La moyenne est de 1,7 partenaires.
VIH/SIDA et santé de la reproduction j 159
La proportion de femmes ayant eu des rapports sexuels avec plus d'un partenaire sexuel occasionnel varie peu avec le niveau de pauvreté (autour de 50%) sauf chez les plus riches (environ 36%).
Protection lors des rapports sexuels occasionnels
La plupart des rapports sexuels occasionnels ne sont pas protégés, ce qui constitue un véritable risque de transmission du VIH/SIDA et autres infections sexuellement transmissibles (1ST}. Ainsi 87% des femmes, ou leurs partenaires, n'ont pas utilisé le préservatif au cours du dernier rapport sexuel occasionnel.
Tableau 8.8 : Pourcentage des femmes ayant eu au moins un rapport sexuel occasionnel dont le partenaire a utilisé le préservatif lors du dernier rapport
Caractéristiques | % ayant utilisé le préservatif (rapports sexuels protégés) | % n'ayant pas utilisé le préservatif (rapports sexuels non-orotéoés) | Effectif des femmes |
Milieu de résidence Urbain Rural Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la femme Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Age de la femme 15-19 ans 20-34 ans 35-49 ans | 26,2 | 73,8 | 361 |
8,0 | 92,0 | 1.036 | |
6,0 | 94,0 | 278 | |
9,3 | 90,7 | 312 | |
9,2 | 90,8 | 306 | |
15,0 | 85,0 | 292 | |
28,3 | 71,7 | 209 | |
6,5 | 93,5 | 415 | |
8,6 | 91,4 | 585 | |
25,6 | 74,4 | 387 | |
10,4 | 89,6 | 393 | |
14,9 | 85,1 | 715 | |
10,4 | 89,6 | 289 | |
Ensemble du Days | 12,7 | 87,3 | 1.397 |
Les différences selon le milieu de résidence, le degré de pauvreté et le niveau d'instruction sont importantes. L'usage du préservatif lors des rapports occasionnels est trois fois plus fréquent dans les villes (26%) que dans les campagnes (8%). Ceci est sans doute dû au fait que les préser vatifs sont moins disponibles, peu promus ou peu acceptés en milieu rural.
De même, l'usage du préservatif est presque quatre fois plus élevé parmi les femmes ayant le niveau d'instruction secondaire et plus (26%} que parmi celles sans instruction (7%). Il augmente avec le degré de richesse, passant de 6% chez les plus pauvres à 28% chez les plus riches.
Ceci suggère que les femmes non ou peu instruites et les femmes pauvres courent plus de risque de contamination au VIH/SIDA que les femmes plus instruites et plus riches.
160 1 VIH/SIDA et santé de la reproduction
Graphique 8.3. Pourcentage des femmes dont le partenaire a
utilisé le préservatif lors du dernier rapport sexuel occasionnel selon le niveau niveau d'instruction
Graphique 8.3. Pourcentage des femmes dont le partenaire a
utilisé le préservatif lors du dernier rapport sexuel occasionnel selon le niveau niveau d'instruction
30
30
25,6
25,6
25
25
.. 20
15
.. 20
15
10
10
6,5
6,5
5
5
0
0
Sans instruction
Primaire
Niveau d'instruction de la femme
Secondaire ou plus
Sans instruction
Primaire
Niveau d'instruction de la femme
Secondaire ou plus
::,
a0.
::,
a0.
lDl
lDl
Précocité des rapports sexuels
La précocité des rapports sexuels augmente le risque de contamination du VIH/SIDA. Phy siologiquement, la femme est plus exposée que l'homme à la contamination du VIH/SIDA lors d'un rapport sexuel, parce que le vagin est plus réceptif que l'urètre. L'adolescente l'est encore plus à cause de son immaturité psychologique et de sa faible capacité de négociation. Le tableau 8.9 répar tit les femmes selon l'âge au premier rapport sexuel.
Tableau 8.9 : Pourcentage des femmes de 15-49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels selon l'âge au premier rapport sexuel et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Age au premier rapport sexuel | Age mo.Yen au 1 rapport sexuel | Effectif des femmes ayant déjà eu des rapports sexuels | |||||
8-11 ans | 12-14 ans | 15-17 ans | 18-20 ans | 21 et + ans | Total | |||
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel | 0,8 | 18,0 | 51,5 | 24,5 | 5,3 | 100,0 | 16,5 | 3.219 |
1,9 | 24,4 | 51,6 | 18,8 | 3,3 | 100,0 | 15,9 | 6.815 | |
0,4 | 13,3 | 49,0 | 29,6 | 7,7 | 100,0 | 17,0 | 1.182 | |
2,8 | 20,2 | 51,9 | 23,2 | 1,8 | 100,0 | 16,0 | 665 | |
2,4 | 25,3 | 48,5 | 20,0 | 3,8 | 100,0 | 15,9 | 1.166 | |
2,2 | 27,7 | 51,6 | 17,6 | 0,9 | 100,0 | 15,5 | 1.013 | |
2,6 | 28,2 | 52,1 | 15,1 | 2,0 | 100,0 | 15,5 | 1.277 | |
0,8 | 20,6 | 49,7 | 24,2 | 4,7 | 100,0 | 16,4 | 705 | |
1,5 | 17,7 | 48,5 | 22,9 | 9,3 | 100,0 | 16,7 | 665 | |
1,0 | 21,2 | 59,6 | 17,9 | 0,3 | 100,0 | 15,8 | 286 | |
1,0 | 27,9 | 48,2 | 19,1 | 3,9 | 100,0 | 15,9 | 1.331 | |
0,9 | 19,9 | 54,7 | 20,2 | 4 ,3 | 100,0 | 16,1 . | 884 | |
0,6 | 16,6 | 61,5 | 18,3 | 3,1 | 100,0 | 16,1 | 863 | |
2,2 | 25,8 | 51,7 | 17,6 | 2,7 | 100,0 | 15,7 | 2.028 | |
1,8 | 25,7 | 50,9 | 18,5 | 3,1 | 100,0 | 15,8 | 1.943 | |
1,9 | 22,6 | 52,7 | 19,9 | 2,8 | 100,0 | 15,9 | 1.979 | |
1,0 | 22,5 | 53,5 | 19,0 | 4,0 | 100,0 | 16,0 | 2.006 | |
0,7 | 15,3 | 49,2 | 27,9 | 6,9 | 100,0 | 16,8 | 2.079 | |
1,7 | 24,7 | 51,1 | 18,7 | 3,7 | 100,0 | 15,9 | 2.859 | |
2,1 | 26,6 | 53,2 | 15,9 | 2,1 | 100,0 | 15,6 | 4.087 | |
0,5 | 14,3 | 49,9 | 28,9 | 6,4 | 100,0 | 16,8 | 2.991 | |
0,0 | 16,7 | 47,9 | 25,4 | 10,0 | 100,0 | 17,0 | 92 | |
Ensemble du oavs | 1,5 | 22 3 | 51;6 | 20,7 | 3,9 | 100,0 | 16,1 | 10.034 |
VIH/SIDA et santé de la repr oduction j 16 1
Parmi les femmes en âge de procréer ayant déjà eu des rapports sexuels, 24% déclarent les avoir eus avant l'âge de 15 ans(1l, dont 2% avant 12 ans. Par ailleurs, 52% de femmes ont eu leurs premiers rapports sexuels entre 15 et 17 ans, et 21% entre 18 et 20 ans. Compte tenu des entrées tardives à l'école, un grand nombre de jeunes filles connaissent leur première expérience sexuelle alors qu'elles sont encore à l'école primaire. Ceci justifie le démarrage des cours sur la prévention du VIH/SIDA dès l'école primaire.
Par rapport au milieu de résidence, la proportion des femmes ayant eu des rapports sexuels avant 15 ans est plus importante en milieu rural {26%} qu'en milieu urbain où elle n'est que de 19%. Cette proportion est plus faible à Kinshasa {14%) et au Kasaï Occidental {17%). C'est dans la pro vince Orientale (31%), à l'Equateur (30%), au Katanga (29%) et au Bandundu (28%) que ces propor tions sont les plus élevées, sans doute à cause des us et coutumes.
GI
GI
GI
GI
On note une augmentation nette de la précocité des rapports sexuels en fonction du degré de pauvreté et du niveau d'instruction de la mère. En effet, les femmes qui ont des rapports sexuels avant 15 ans sont plus nombreuses dans les ménages les plus pauvres {28%} comparées aux plus riches (16%). Le même écart s'observe entre les femmes sans instruction (26%) et celles qui ont atteint le niveau secondaire ou plus (15%}.
Graphique 8.4. Pourcentage de femmes de 15-49 ans selon l'âge au
premier rapport sexuel et le niveau d'instruction
2,1
Graphique 8.4. Pourcentage de femmes de 15-49 ans selon l'âge au
premier rapport sexuel et le niveau d'instruction
2,1
100%
90%
80%
70%
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90%
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60%
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50%
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10%
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Sans instruction
Primaire
Niveau d'instruction de la femme
Secondaire ou +
Sans instruction
Primaire
Niveau d'instruction de la femme
Secondaire ou +
15ans ,s-17 ans 018-2- ns 1121 ans et plus 1
15ans ,s-17 ans 018-2- ns 1121 ans et plus 1
::,
::,
L'âge moyen au premier rapport sexuel est de 16,1 ans. L'âge minimum est de 8 ans et le maximum de 39 ans, avec une médiane de 16 ans. L'âge moyen au premier rapport sexuel est quasiment le même selon le milieu de résidence, le niveau de pauvreté et le niveau d'instruction de la femme.
8.3. PREVALENCE CONTRACEPTIVE
Cette section analyse les méthodes contraceptives, modernes et traditionnelles, utilisées par les femmes mariées ou en union libre âgées de 15 à 49 ans ou par leur partenaire (tableau 8.10). Les méthodes modernes comprennent la stérilisation, la pilule, le stérilet, les injections, les implants, le préservatif, le diaphragme, les spermicides. Les méthodes traditionnelles comprennent l'allaite ment, l'abstinence périodique, le retrait ainsi que les méthodes dites populaires (infusions, bains, ...).
111 La loi fixe à 15 ans l'âge minimum du mariage pour la jeune fille (Code de la famille, article 352).
162 1 VIH/SIDA et santé de la reproduction
Tableau 8.1O : Répartition (en %) des femmes en union âgées de 15-49 ans qui utilisent (ou dont le partenaire utilise) actuellement une méthode contraceptive
Caractéristiques | Méthode actuelle | ai ë 1- | Cil -g ê ':C5il Q) E "°g ê E ::, | <I) Cil "C = .c CCil : 5 E .:: QC) '6 ::, CU .::, | e s -Cgil :, .c o-'Cil ê E :, | "<I)' E - .El!! 5Ei "' a> <I) Q) ..,, "C = ·c: e ..Q t, E ai z0 | |||||||||||||
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Milieu de résidence | |||||||||||||||||||
Urbain | 61,4 | 0,8 | 0,2 | 2,5 | 0,5 | 0,9 | 0,0 | 3,9 | 0,0 | 0,0 | 3,6 | 22,3 | 2,5 | 1,2 | 100,0 | 9,0 | 29,6 | 38,6 | 2.253 |
Rural | 71 ,5 | 0,2 | 0,0 | 0,4 | 0,0 | 0, 1 | 0,0 | 1,7 | 0,0 | 0, 1 | 6,7 | 15,1 | 3,3 | 0,9 | 100,0 | 2,5 | 26,0 | 28,5 | 5.618 |
Province | |||||||||||||||||||
Kinshasa | 50,7 | 0,9 | 0,1 | 2,9 | 0,5 | 0,6 | 0, 1 | 6,0 | 0,1 | 0,0 | 0,7 | 30,8 | 4,2 | 2,3 | 100,0 | 11,3 | 38,0 | 49,3 | 704 |
Bas-Congo | 44,4 | 2,0 | 0,2 | 2,1 | 0,2 | 0,8 | 0,0 | 4,8 | 0,0 | 0,0 | 7,8 | 24,9 | 10,6 | 2, 1 | 100,0 | 10, 1 | 45,4 | 55,6 | 440 |
Bandundu Equateur Orientale | 53,9 70, 1 73,0 | 0,4 0,8 0,1 | 0,0 0,0 0, 1 | 1,0 0,1 0,5 | 0,1 0, 1 0,0 | 0,0 0,0 0,5 | 0,0 0,0 0,0 | 4,8 1,2 0,8 | 0,2 0,0 0,0 | 0,1 0,0 0,4 | 6,9 8,5 10,3 | 29,4 14;2 10,6 | 1,6 4,2 3,1 | 1,5 0,9 0,6 | 100,0 100,0 100,0 | 6,6 2,2 2,4 | 39,5 27,7 24,6 | 46, 1 29,9 27,0 | 919 835 1.074 |
Nord -Kivu | 87, 1 | 0,2 | 0,0 | 0,2 | 0,3 | 0,9 | 0,0 | 0,4 | 0,0 | 0,0 | 1,2 | 9,0 | 0,0 | 0,6 | 100,0 | 2,0 | 10,9 | 12,9 | 481 |
Sud-Kivu Maniema Katanga | 88,1 75,4 74,2 | 0,0 0,0 0,2 | 0,0 0,0 0,1 | 0,8 0,0 1,1 | 0,0 0,0 0,2 | 0,5 0,0 0,2 | 0,0 0,0 0,0 | 0,2 0,0 2,4 | 0,0 0,0 0,0 | 0,0 0,0 0,0 | 1,0 0,0 6,6 | 7,6 19,2 11,2 | 1,0 5,4 3,2 | 0,8 0,0 0,4 | 100,0 100,0 100,0 | 1,5 0,0 4,4 | 10,5 24,6 21,4 | 11,9 24,6 25,8 | 570 257 1.054 |
Kasaï Oriental | 79,2 | 0,0 | 0,0 | 0,9 | 0,1 | 0,3 | 0,0 | 1,3 | 0,0 | 0,0 | 4,0 | 12,1 | 1,5 | 0,6 | 100,0 | 2,6 | 18,1 | 20,8 | 778 |
Kasaï Occidental | 61,9 | 0,3 | 0,0 | 1,3 | 0,0 | 0,0 | 0,0 | 2,4 | 0,0 | 0,1 | 7,6 | 23,0 | 2,6 | 0,8 | 100,0 | 4, 1 | 34,0 | 38,1 | 760 |
Niveau de pauvreté | |||||||||||||||||||
Plus pauvres | 72,6 | 0,0 | 0,0 | 0,3 | 0,0 | 0,1 | 0,0 | 1,1 | 0,0 | 0,3 | 7,3 | 13,9 | 3,8 | 0,5 | 100,0 | 1,9 | 25,5 | 27,4 | 1.706 |
Pauvres | 71 ,6 | 0,4 | 0,0 | 0,2 | 0,0 | 0,1 | 0,0 | 1,1 | 0,1 | 0,0 | 7,3 | 15,5 | 2,8 | 0,9 | 100,0 | 1,9 | 26,5 | 28,4 | 1.651 |
Moyens | 70,4 | 0,3 | 0,1 | 0,5 | 0,0 | 0,4 | 0,0 | 1,6 | 0,1 | 0,0 | 6,4 | 16,9 | 2,6 | 0,8 | 100,0 | 2,9 | 26,7 | 29,6 | 1.641 |
Riches | 70,5 | 0,4 | 0,0 | 1,1 | 0, 1 | 0,3 | 0,0 | 3,2 | 0,0 | 0,0 | 4,4 | 15,4 | 3,5 | 1,2 | 100,0 | 5,0 | 24,4 | 29,5 | 1.539 |
Plus riches | 55,4 | 1,2 | 0,2 | 3,4 | 0,6 | 0,9 | 0,0 | 5,2 | 0,0 | 0,0 | 2,8 | 25,8 | 2,9 | 1,5 | 100,0 | 11,7 | 32,9 | 44,6 | 1.335 |
Niveau d'instruction de | |||||||||||||||||||
la femme | |||||||||||||||||||
Sans Instruction | 77,2 | 0,4 | 0,0 | 0,1 | 0,0 | 0,1 | 0,0 | 0,8 | 0,0 | 0,2 | 6,3 | 10,9 | 3,4 | 1,0 | 100,0 | 1,3 | 21,5 | 22,8 | 2.479 |
Primaire | 69,7 | 0,4 | 0,0 | 0,6 | 0,0 | 0,2 | 0,0 | 1,9 | 0,0 | 0,0 | 6,6 | 16,8 | 3,0 | 0,9 | 100,0 | 3,1 | 27,2 | 30,3 | 3.285 |
Secondaire ou plus | 57,0 | 0,8 | 0,1 | 2,6 | 0,6 | 0,8 | 0,0 | 4,9 | 0,1 | 0,1 | 4,0 | 25,0 | 2,8 | 1,0 | 100,0 | 10,2 | 32,9 | 43,0 | 2,033 |
Programme non formel | 51,9 | 0,0 | 1,9 | 3,4 | 0,0 | 2,4 | 0,0 | 1,9 | 0,0 | 0,0 | 2,9 | 31,4 | 2,7 | 1,5 | 100,0 | 9,6 | 38,5 | 48,1 | 68 |
Age de la femme | |||||||||||||||||||
15-19 ans | 75,7 | 0,0 | 0,0 | 0,5 | 0,0 | 0,0 | 0,0 | 3,0 | 0,2 | 0,0 | 6,5 | 11,1 | 2,4 | 0,7 | 100,0 | 3,6 | 20,7 | 24,3 | 654 |
20-24 ans | 70,7 | 0, 1 | 0,2 | 0,8 | 0,0 | 0, 1 | 0,0 | 2,7 | 0,0 | 0,0 | 4,9 | 16,6 | 3,1 | 0,6 | 100,0 | 4,0 | 25,3 | 29,3 | 1.358 |
25-49 ans | 67,3 | 0,5 | 0,0 | 1,1 | 0,2 | 0,4 | 0,0 | 2,2 | 0,0 | 0,1 | 5,9 | 18,0 | 3,2 | 1,1 | 100,0 | 4,6 | 28,1 | 32,7 | 5.860 |
Ensemble du pays | 68,6 | 0,4 | 0,1 | 1,0 | 0,1 | 0,3 | 0,0 | 2,3 | 0,0 | 0,1 | 5,8 | 17,2 | 3,1 | 1,0 | 100,0 | 4,4 | 27,0 | 31,4 | 7.871 |
Une femme sur trois utilise une méthode contraceptive, moderne ou traditionnelle. Parmi ces utilisatrices, 27% ont recours à une méthode contraceptive traditionnelle et seulement 4% à une méthode contraceptive moderne pour prévenir une grossesse non-désirée. Ces chiffres sous-esti ment la réalité dans la mesure où ils n'excluent pas de la sous-population susceptible de concevoir les femmes enceintes, infertiles et celles en aménorrhée post-partum.
La pratique de la contraception moderne par les femmes en union ou leur partenaires est donc particulièrement faible. Ceci expliquerait la fécondité élevée observée en ROC.
L'utilisation de la contraception moderne est plus le fait des femmes urbaines ou de leurs partenaires (9%), des femmes des ménages les plus riches (12%), des femmes de niveau d'instruc tion secondaire ou plus (10%) et des femmes résidant dans les provinces de Kinshasa et du Bas Congo (11%). Pour toutes les autres, la prévalence de la contraception moderne est inférieure à 7%.
La prévalence relativement élevée de la contra ception traditionnelle (27%) traduirait l'existence d'une demande de la contraception.
Le condom est la méthode moderne la plus utilisée (2%) suivie de la pilule (1%). En outre, on note que sur les 24% d'adolescentes âgées de 15-19 ans utilisatrices d'une méthode contraceptive, 3% utilisent le condom, 7% l'allaitement maternel, 2% le retrait et 11% la continence sexuelle. Deux adolescentes sur dix utilisent une méthode traditionnelle, tandis que 7 n'utilisent aucune méthode.
La prévalence contraceptive est légèrement plus élevée chez les femmes de 25-49 ans (33%) que chez les femmes de 20-24 ans (29%) et chez les adolescentes de 15-19 ans (24%).
CONCLUSION
Ce chapitre a analysé les connaissances des femmes en âge de procréer en matière de transmission et de prévention du VIH/SIDA, les comportements sexuels et la contraception. Les données analysées ne concernent que les femmes, car MICS2 n'a pas collecté d'informations auprès des hommes.
Il ressort des analyses effectuées que :
concernant la connaissance des principaux moyens de prévention du VIH/SIDA, 80% des femmes ont cité le fait d'avoir un seul partenaire fidèle non infecté, 75% le fait d'utili ser une aiguille non souillée, mais il n'y a que 48% qui ont mentionné l'utilisation correcte du condom. Ilfaut signaler qu'il n'y a que 40% de ces femmes qui ont pu citer à la fois les trois principaux moyens de prévention contre le VIH/SIDA;
quant à la connaissance des conceptions erronées sur le VIH/SIDA, il n'y a que 35% des femmes qui savent que le SIDA ne se transmet pas par les piqûres de moustiques, 60% par le fait de toucher une personne infectée et 50% par des moyens surnaturels. La proportion des femmes qui ont su identifier les trois modes erronés est très faible : 20%;
quand on tient compte de la connaissance à la fois des trois principaux modes de trans mission du VIH/SIDA et des trois modes erronés, il n'y a que 10% des femmes qui ont une bonne connaissance de la transmission du VIH/SIDA. Parmi les femmes du milieu rural et celles du niveau socio-économique bas, il y en a très peu qui ont une bonne connaissance de la transmission du VIH/SIDA.
en ce qui concerne la transmission du VIH/SIDA à son enfant, un peu plus de la moitié des femmes en âge de procréer (55%) connaissent à la fois les deux modes de trans mission - durant la grossesse - par le lait maternel.
1 64 1 VIH/SIDA et santé de la rep roduction
11% des femmes en âge de procréer ont eu des rapports sexuels occasionnels au cours des 12 derniers mois. Parmi elles, il n'y a que 13% de leurs partenaires qui ont utilisé les préservatifs lors du dernier rapport. Les femmes du milieu rural sont les plus exposées car il n'y a que 8% d'entre elles qui ont eu leur dernier rapport sexuel occasionnel protégé. Les femmes les plus instruites semblent adopter un comportement moins à risque : 26% d'entre elles se protègent lors de ces rapports. Ce comportement à risque se retrouve plus en milieu rural et chez les femmes les plus pauvres;
la précocité des rapports sexuels est un autre élément révélateur de comportement à risque pour le VIH/SIDA : 24% des femmes enquêtées ont eu leur première expérience sexuelle lorsqu'elles n'avaient pas encore atteint l'âge de 15 ans;
l'utilisation des méthodes contraceptives est encore très faible. En effet, il n'y a que 31% des femmes enquêtées qui ont reconnu utiliser actuellement une méthode contraceptive moderne ou traditionnelle, dont 27% utilisent les méthodes traditionnelles qui sont peu fiables. Il est important de noter qu'il n'y a que 2% des femmes interviewées qui utilisent le condom comme méthode contraceptive;
Ces résultats suggèrent que des efforts importants devront être réalisés pour améliorer le niveau de connaissances, les attitudes et les pratiques en rapport avec la santé de la reproduction et le VIH/SIDA chez les femmes en âge de procréer.
VIH/SIDA et santé de la reprodu ction l 165
166 1 VIH/SIDA et santé de la reproduction
PROTECTION DES ENFANTS 9
INTRODUCTION
Ce chapitre examine la situation des enfants vulnérables, notamment les enfants souffrant de handicap (section 9.1) ; les enfants orphelins et les enfants ne résidant pas avec leurs parents (section 9.2) ; les enfants non enregistrés à l'état civil (section 9.3) et les enfants travailleurs (section 9.4).
L'objectif 8 du Sommet Mondial pour les Enfants stipule que les pays doivent « assurer une meilleure protection aux enfants se trouvant dans des circonstances particulièrement difficiles et s'attaquer aux causes fondamentales de ces situations».
MICS1 n'a pas étudié ces aspects en 1995. Avec MICS2, des questions ont été posées aux personnes en charge des enfants de moins de 15 ans, en rapport avec certains droits de ces der niers à la protection.
ENFANTS AVEC HANDICAP
Par handicap, il faut entendre non seulement une infirmité physique, mais aussi un trouble mental qui mettent une personne en état d'infériorité . Ce handicap peut être dû à une blessure, un traumatisme, une maladie, etc. Au total, 520 enfants de O à 15 ans souffrent d'un handicap quelcon que soit 2% de la population de ce groupe d'âge (tableau 9.1).
Tableau 9.1 : Pourcentage d'enfants avec handicap selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractér istiques | Enfants avec handicap (%) | Effectif des enfants de O à 15 ans |
Milieu de résidence | ||
Urbain | 1,6 | 7.868 |
Rural | 2,1 | 18.529 |
Sexe de l'enfant | ||
Masculin | 2,1 | 13.161 |
Féminin | 1,8 | 13.236 |
Age de l'enfant | ||
0-4 ans | 1,2 | 10.389 |
5- 9 ans | 2, 1 | 8 .373 |
10-14 ans | 2 ,9 | 7.633 |
Ensemble du pays | 2,0 | 26.397 |
Les différences selon le milieu de résidence et le sexe de l'enfant sont négligeables. Par contre, les enfants âgés de 0-4 ans souffrent moins d'un handicap quelconque que ceux d'autres groupes d'âge.
Il ressort des données de l'enquête que parmi les enfants avec handicap, 78% souffrent d'une infirmité physique (motrice , auditive, verbale ou visuelle) tandis que 15% sont touchés par un trouble mental. La nature du handicap n'a pas pu être déterminée pour 7% des enfants avec handi cap. Parmi les enfants avec handicap physique, 44% ont un handicap moteur.
D'après les déclarations des mères ou des personnes en charge de ces enfants, le handicap chez l'enfant est dû principalement aux causes congénitales (28%), aux accidents ou traumatismes
Protection des enfants l 167
{14%), au mauvais sort (11%), à la poliomyélite (10%), aux injections mal administrées {8%) et aux accidents à l'accouchement (5%). D'autres causes telles que le Konzo<1l et la gangrène sont signa lées par moins de 1% des mères enquêtées (tableau 9.2).
Tableau 9.2 : Pourcentage d'enfants souffrant d'un handicap quelconque selon les différentes causes
Causes du handicap | % |
Poliomyélite | 9,6 |
Injection | 7,6 |
Accident / Traumatisme | 14,2 |
Konzo | 0,8 |
Gangrène | 0,6 |
Mauvais sort | 1 1,3 |
Accident à l'accouchement | 4,8 |
Cause congénitale | 28,2 |
Autre | 23,0 |
Total | 100,0 |
Effectif des enfants | 520 |
Notons que selon la déclaration des mères, un enfant sur dix souffre de handicap à cause d'un mauvais sort (effets nuisibles de la sorcellerie ou malédiction). Ce type de croyances doit être pris en compte dans les stratégies relatives au traitement des enfants avec handicap, du fait qu'il pousse les parents à rechercher les soins chez des guérisseurs plutôt qu'auprès des services de santé modernes.
Graphique 9.1. Causes du handicap chez l'enfant
Graphique 9.1. Causes du handicap chez l'enfant
Polio
9,6%
Polio
9,6%
Injection
7,6%
Accident / Traumatisme 14,2%
Konzo
0,8%
_ _ Gangrène
Injection
7,6%
Accident / Traumatisme 14,2%
Konzo
0,8%
_ _ Gangrène
Cause congénitale
28,2%
0, 6%
Cause congénitale
28,2%
0, 6%
4,8%
4,8%
ENFANTS NE RESIDANT PAS AVEC LEURS PARENTS ET ORPHELINS
Les enfants ne vivant pas avec leurs parents biologiques (décédés ou vivant ailleurs) courent plus de risques de discrimination, de violence, de négation de leurs droits à l'héritage, de négligence, d'exploitation économique ou sexuelle. Le tableau 9.3 présente la situation de résidence des enfants de O à 14 ans dans les ménages.
<•1 Le « Konzo » est une forme de paralysie due à la consommation fréquente de manioc qui n'a pas subi un bon rouissage.
168 j Protection des e11fa11ts
Tableau 9.3 : Pourcentage d'enfants de 0-14 ans qui ne vivent pas dans les ménages avec un parent biologique selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Statut de résidence des enfants | Enfants ne vivant pas avec un parent | Un ou les deux parents décédés | Effectif des enfants | ||||||||||
Vivant avec les 2 parents | Ne vit avec aucun des oarents biologiques | Vit avec | la mère | Vit avec le oère | Impossible à déterminer | Total | ||||||||
Seul le père en vie | Seule la mère en vie | Les deux parents en vie | Les deux parents décédés | Le père en vie | Le père décédé | La mère en vie | La mère décédée | |||||||
Milieu de résidence | ||||||||||||||
Urbain | 64,6 · | 0,9 | 1,5 | 6,8 | 1,2 | 15,4 | 4,1 | 3,8 | 1,1 | 0,5 | 100,0 | 10,5 | 8,8 | 7.868 |
Rural | 70,7 | 0,9 | 1,8 | 5,5 | 0,9 | 10,7 | 4,6 | 2,9 | 1,2 | 0,6 | 100,0 | 9,2 | 9,6 | 18.527 |
Province | ||||||||||||||
Kinshasa | 59,2 | 0,9 | 1,4 | 5,9 | 1,6 | 20,1 | 4,3 | 4,6 | 1,2 | 0,9 | 100,0 | 9,8 | 9,4 | 2.418 |
Bas-Congo | 60,4 | 1,5 | 1,3 | 8,2 | 0,6 | 18,9 | 3,1 | 4,2 | 1,4 | 0,5 | 100,0 | 11,5 | 7,8 | 1.638 |
Bandundu | 71,7 | 0,7 | 0,9 | 4,3 | 0,7 | 15,2 | 3,8 | 1,7 | 0,8 | 0,3 | 100,0 | 6,5 | 6,8 | 3.014 |
Equateur | 67,2 | 1,1 | 1,9 | 5,9 | 1,5 | 10,3 | 4,8 | 4,7 | 1,4 | 1,3 | 100,0 | 10,4 | 10,7 | 2.668 |
Orientale | 64,6 | 0,9 | 1,9 | 9,0 | 0,7 | 12,0 | 3,9 | 5,2 | 1,1 | 0,8 | 100,0 | 12,5 | 8,5 | 3.324 |
Nord-Kivu | 71,1 | 1,0 | 2,2 | 4,5 | 1,3 | 9,3 | 6,0 | 1,9 | 2,0 | 0,7 | 100,0 | 9,0 | 12,6 | 1.995 |
Sud-Kivu | 70,6 | 1,0 | 3,0 | 4,3 | 1,5 | 8,5 | 7,1 | 2,1 | 1,7 | 0,4 | 100,0 | 9,8 | 14,3 | 1.924 |
Maniema | 67,3 | 2,1 | 2,7 | 7,1 | 0,1 | 8,1 | 2,6 | 7,2 | 1,5 | 1,3 | 100,0 | 12,0 | 9,0 | 714 |
Katanga | 69,8 | 0,8 | 1,4 | 6,2 | 1,0 | 12,3 | 5,3 | 2,2 | 0,8 | 0,3 | 100,0 | 9,3 | 9,2 | 3.738 |
Kasaï Oriental | 76,3 | 0,7 | 1,8 | 5,1 | 0,5 | 8,2 | 3,9 | 2,2 | 1,1 | 0,1 | 100,0 | 8,2 | 8,1 | 2.461 |
Kasaï Occidental | 76,9 | 0,8 | 1,6 | 4,8 | 1,3 | 7,9 | 3,5 | 2,1 | 1,0 | 0,1 | 100,0 | 8,5 | 8,2 | 2.501 |
Niveau de pauvreté | ||||||||||||||
Plus pauvres | 68,6 | 0,9 | 2,0 | 6,4 | 0,8 | 11,3 | 5,1 | 3,0 | 1,3 | 0,7 | 100,0 | 10,0 | 10,1 | 5.230 |
Pauvres | 70,7 | 0,9 | 1,4 | 4,6 | 1,0 | 10,9 | 5,2 | 3,4 | 1,3 | 0,6 | 100,0 | 7,9 | 9,8 | 5.455 |
Moyens | 72,1 | 1,0 | 1,8 | 5,4 | 0,9 | 11,0 | 4,1 | 2,3 | 1,0 | 0,4 | 100,0 | 9,0 | 8,8 | 5.518 |
Riches | 70,6 | 1,0 | 1,6 | 5,4 | 1,0 | 11,8 | 4,0 | 3,0 | 1,2 | 0,3 | 100,0 | 9,1 | 8,9 | 5.264 |
Plus riches | 61,8 | 0,9 | 1,7 | 8,1 | 1,4 | 15,8 | 3,9 | 4,5 | 1,1 | 0,7 | 100,0 | 12,2 | 9,1 | 4.929 |
Sexe de l'enfant | ||||||||||||||
Masculin | 68,8 | 0,7 | 1,6 | 5,4 | 1,1 | 12,4 | 4,5 | 3,6 | 1,3 | 0,6 | 100,0 | 8,8 | 9,2 | 13.159 |
Féminin | 69,0 | 1,2 | 1,8 | 6,5 | 0,9 | 11,8 | 4,5 | 2,8 | 1,1 | 0,5 | 100,0 | 10,4 | 9,5 | 13.236 |
Age de l'enfant | ||||||||||||||
0-4 ans | 75,9 | 0,4 | 0,5 | 2,5 | 0,2 | 15,5 | 2,7 | 1,5 | 0,4 | 0,3 | 100,0 | 3,6 | 4,2 | 10.389 |
5-9 ans | 68,0 | 0,9 | 1,8 | 7,0 | 1,1 | 10,7 | 4,8 | 3,9 | 1,3 | 0,5 | 100,0 | 10,8 | 9,9 | 8.373 |
10-14 ans | 60,4 | 1,8 | 3,2 | 9,3 | 2,1 | 9,0 | 6,5 | 4,7 | 2,2 | 0,8 | 100,0 | 16,4 | 15,7 | 7.633 |
Ensemble | 68,9 | 0,9 | 1,8 | 5,9 | 1,0 | 12,1 | 4,5 | 3,2 | 1,2 | 0,5 | 100,0 | 9,6 | 9,3 | 26.395 |
Enfants vivant dans le ménage sans un parent biologique
MICS2 a dénombré 26.395 enfants de moins de 15 ans. Parmi eux, 90% vivent dans le ménage avec un ou les deux parents : 69% vivent avec les deux parents; 17% vivent avec leur mère seulement et 4% avec le père seulement.
Presque 10% d'enfants vivent dans le ménage sans aucun parent biologique : 1% sont orphelins de père et de mère et 9% ont leurs parents qui vivent ailleurs.
Les proportions d'enfants âgés de O à 14 ans vivant dans le ménage sans aucun parent biologique varient peu selon le milieu de résidence (11% en milieu urbain et 9% en milieu rural), le sexe de l'enfant et le niveau de pauvreté, à l'exception des ménages les plus riches où cette propor tion est de 12%. Ces enfants sont proportionnellement plus nombreux dans la province Orientale (13%), le Maniema et le Bas-Congo (12%) ainsi que dans le groupe d'âges 10-14 ans (16%).
Parmi les enfants vivant dans un ménage sans aucun parent biologique, l'un des deux ou les deux étant en vie, mais vivant ailleurs, 93% vivent dans le ménage d'un parent ascendant ou descen dant. Il s'agit des enfants "confiés". Le phénomène de "confiage" ainsi que ses conséquences ont fait l'objet de plusieurs études en ROC. Ces études s'accordent à reconnaitre que les enfants confiés sont généralement moins scolarisés que ceux vivant avec leurs parents et sont plus sollicités pour les travaux domestiques (Lututala, Ngondo et Munkeni, 1996).
Dans la société congolaise, l'on observe que certains conjoints urbains sollicitent, auprès des membres de la famille résidant dans les villages, des enfants pour les aider dans les travaux domestiques. Cela arrive souvent lorsqu'un jeune couple se forme dans les villes, et que l'épouse et l'époux travaillent. C'est pour cette raison que ce sont souvent les jeunes filles qui sont sollicitées, car plus aptes aux travaux domestiques et qui, par conséquent, migrent des villages vers les villes. Ce qui est vu par les enfants concernés comme une ascension sociale par rapport aux autres en fants qui restent au village, est en réalité une exploitation socio-économique des jeunes enfants d'origine rurale par les citadins, surtout si ces derniers ne leur assurent pas comme il se doit leurs droits à l'éducation, à la santé, à l'alimentation, à l'habillement.
C'est à partir de l'âge scolaire que la pratique des enfants confiés se fait remarquer. Ceci renvoie à un autre volet du phénomène, celui du poids économique des enfants confiés sur les ménages d'accueil. Les effets de la crise économique rendent certains parents incapables de sub venir aux besoins scolaires de leurs enfants. Ces derniers sont alors confiés à d'autres membres de famille pour qu'ils prennent leur scolarisation en charge.
Enfants orphelins
La population congolaise compte 6% d'enfants orphelins de père, 2% d'orphelins de mère et 1% d'orphelins de père et de mère (tableau 9.4). Presque un enfant sur dix est orphelin. Il y a plus d'orphelins de père que d'orphelins de mère parmi les enfants de moins de 15 ans. Cet écart est dû entre autres à l'espérance de vie des hommes qui est inférieure à celle des femmes. On note une plus grande proportion (7%) dans les ménages les plus pauvres. La proportion d'orphelins de père est sensiblement la même en milieu rural qu'en milieu urbain (6%).
1 70 j Protection des e11fa11ts
Tableau 9.4 :Pourcentage d'enfants de 0-14 ans orphelins vivant dans les ménages selon certai nes caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Orphelins de mère | Orphelins de père | Orphelins de père et de mère | Un ou les deux parents décédés | Effectifs des enfants |
Milieu de résidence | |||||
Urbain | 2,0 | 5,6 | 1,2 | 8,8 | 7.868 |
Rural | 2,2 | 6,4 | 0,9 | 9,6 | 18.527 |
Province | |||||
Kinshasa | 2,1 | 5,7 | 1,6 | 9,4 | 2.418 |
Bas-Congo | 2,9 | 4,4 | 0,6 | 7,8 | 1.638 |
Bandundu | 1,5 | 4,7 | 0,7 | 6,8 | 3.014 |
Equateur | 2,5 | 6,7 | 1,5 | 10,7 | 2.668 |
Orientale | 2,0 | 5,8 | 0,7 | 8,5 | 3.324 |
Nord-Kivu | 3,0 | 8,3 | 1,3 | 12,6 | 1.995 |
Sud-Kivu | 2,7 | 10,1 | 1,5 | 14,3 | 1.924 |
Maniema | 3,6 | 5,3 | 0,1 | 9,0 | 714 |
Katanga | 1,6 | 6,7 | 1,0 | 9,2 | 3.738 |
Kasaï Oriental | 1,8 | 5,7 | 0,5 | 8,1 | 2.461 |
Kasaï Occidental | 1,8 | 5,1 | 1,3 | 8,2 | 2.501 |
Niveau de pauvreté | |||||
Plus pauvres | 2,1 | 7,1 | 0,8 | 10,1 | 5.230 |
Pauvres | 2,2 | 6,6 | 1,0 | 9,8 | 5.455 |
Moyens | 2,0 | 6,0 | 0,9 | 8,8 | 5.518 |
Riches | 2,2 | 5,6 | 1,0 | 8,9 | 5.264 |
Plus riches | 2,1 | 5,6 | 1,4 | 9,1 | 4.929 |
Sexe de l'enfant | |||||
Masculin | 2,0 | 6,1 | 1,1 | 9,2 | 13.159 |
Féminin | 2,2 | 6,3 | 0,9 | 9,5 | 13.236 |
Age de l'enfant | |||||
0-4 ans | 0,8 | 3,2 | 0,2 | 4,2 | 10.389 |
5-9 ans | 2.1 | 6,6 | 1,1 | 9,9 | 8.373 |
10-14 ans | 3,9 | 9,7 | 2,1 | 15,7 | 7.633 |
Total | 2,1 | 6,2 | 1,0 | 9,3 | 26.395 |
Les proportions d'orphelins de père restent plus élevées dans les provinces affectées par la guerre, sur tout le Sud-Kivu (10%) et le Nord-Kivu (8%). Les taux sont de 7% dans les provinces de l'Equateur et du Ka tanga.
La guerre engendre d'autres problèmes sociaux (la pauvreté, les maladies sexuellement transmissi bles, etc.), qui sous-tendent une mortalité élevée des parents.
Dans les autres provinces, les taux sont égaux ou légèrement inférieurs à la moyenne natio nale. C'est dans le Bandundu (5%) et le Bas-Congo (4%) que ces taux sont les plus faibles.
Protection des enfants 1 171
Graphique 9.2. Proportion d'orphelins de père par province
12 -i--- ------------------------------
10,1
Sud-Kivu Nord-Kivu Equateur Katanga Orientale Kinshasa Kasai Manierna Kasai Bandundu Bas-Congo
Oriental Occidental
Province
ENREGISTREMENT DES NAISSANCES A L'ETAT CIVIL
La Convention internationale sur les droits de l'enfant stipule que « l'enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a, dès celle-ci, le droit à un nom, le droit d'acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux ». L'enregistrement des naissances à l'Etat civil constitue un moyen fondamental de préserver ces droits. En ROC, l'article 116 du Code de la famille fait obligation aux parents de déclarer toute naissance à l'officier de l'Etat civil de la résidence du père ou de la mère dans les 30 jours qui suivent la naissance. Le tableau
9.5 indique le pourcentage des enfants enregistrés à l'Etat civil.
Sur les 9.454 enfants âgés de moins de 5 ans enquêtés, 34% sont enregistrés à l'Etat civil ; 10% de ces enregistrements sont confirmés par la présence d'un extrait d'acte de naissance, tandis que 24% des cas le sont selon une simple déclaration des mères. Ainsi, deux naissances sur trois ne sont pas déclarées à l'Etat civil.
172 1 Protection des e11fa11ts
Tableau 9.5 : Pourcentage d'enfants âgés de moins de 5 ans enregistrés à l'Etat civil selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Enregistré avec extrait d'acte de naissance | Enregistré à l'Etat civil | Nombre d'enfants | |||
Oui | Non | Oui | Non | Total | ||
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Sexe de l'enfant Masculin Féminin Age de l'enfant Moins de 6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois | 8,1 | 21,4 | 29,5 | 70,5 | 100,0 | 3.062 |
10,7 | 25,5 | 36,1 | 63,9 | 100,0 | 6.392 | |
5,5 | 20,4 | 25,9 | 74,1 | 100,0 | 921 | |
23,0 | 30,5 | 53,5 | 46,5 | 100,0 | 656 | |
25,8 | 29,0 | 54,8 | 45,2 | 100,0 | 1.257 | |
5,2 | 43,5 | 48,7 | 51,3 | 100,0 | 227 | |
8,6 | 35,2 | 43,8 | 56,2 | 100,0 | 1.255 | |
5,7 | 22,2 | 28,0 | 72,0 | 100,0 | 719 | |
1,9 | 30,9 | 32,9 | 67,1 | 100,0 | 700 | |
7,5 | 20,6 | 28,1 | 71,9 | 100,0 | 266 | |
6,0 | 15,1 | 21,1 | 78,9 | 100,0 | 1.464 | |
6,0 | 12,7 | 18,7 | 81,3 | 100,0 | 965 | |
6,1 | 21,2 | 27,3 | 72,7 | 100,0 | 1:022 | |
10,9 | 27,0 | 37,9 | 62,1 | 100,0 | 1.760 | |
9,3 | 24,6 | 33,9 | 66,1 | 100,0 | 1.924 | |
10,9 | 23,5 | 34,3 | 65,7 | 100,0 | 2.036 | |
7,3 | 25,0 | 32,3 | 67,7 | 100,0 | 1.926 | |
10,9 | 20,8 | 31,7 | 68,3 | 100,0 | 1.808 | |
9,1 | 25,0 | 34,2 | 65,8 | 100,0 | 2.655 | |
10,0 | 23,8 | 33,8 | 66,2 | 100,0 | 3.972 | |
10,2 | 24,1 | 34,3 | 65,7 | 100,0 | 2.731 | |
7,6 | 18,3 | 25,9 | 74,1 | 100,0 | 91 | |
9,6 | 23,9 | 33,5 | 66,5 | 100,0 | 4.752 | |
10,0 | 24,4 | 34,5 | 65,5 | 100,0 | 4.702 | |
6,1 | 9,0 | 15,1 | 84,9 | 100,0 | 1.005 | |
10,1 | 17,0 | 27,1 | 72,9 | 100,0 | 1.028 | |
9,1 | 22,9 | 32,0 | 68,0 | 100,0 | 2.060 | |
10,9 | 26,1 | 37,0 | 63,0 | 100,0 | 1.813 | |
10,5 | 30,5 | 41,0 | 59,0 | 100,0 | 1.663 | |
11,1 | 30,8 | 41,9 | 58,1 | 100,0 | 1.804 | |
Ensemble du pays | 9,8 | 24,2 | 34 0 | 66.0 | 100,0 | 9.454 |
Les taux d'enrègistrement des naissances (avec ou sans extrait d'acte de naissance) les plus importants s'observent au Bandundu (55%) et au Bas-Congo (54%) ;les plus bas se retrouvent au Kasaï Oriental (19%), au Katanga (21%) et aussi à Kinshasa (26%).
Protection des enfants l173
Graphique 9.3. Taux d'enregistrement des naissances par province
Graphique 9.3. Taux d'enregistrement des naissances par province
40
f
30
:J 0 IL
20
40
f
30
:J 0 IL
20
10
10
0
0
Equateur
Orientale Sud-Kivu Bas-Congo Bandundu Nord-Kivu Kasai Manierna
Occidental
Province
: •sans carte _•avec carte i
Kinshasa Katanga Kasai
Oriental
Equateur
Orientale Sud-Kivu Bas-Congo Bandundu Nord-Kivu Kasai Manierna
Occidental
Province
: •sans carte _•avec carte i
Kinshasa Katanga Kasai
Oriental
Le taux d'enregistrement des naissances à l'Etat civil augmente avec l'âge des enfants. Il va de 15% chez les enfants de moins de 6 mois à 42% chez ceux de 48-59 mois. Ceci dénote le caractère tardif de l'enregistrement des naissances par les parents qui ne se conforment pas aux prescrits de l'article 116 du Code de la famille.
Par ailleurs, aucune discrimination selon le sexe de l'enfant n'est observée quant à l'enregis trement des naissances. De même, le niveau d'instruction de la mère n'a aucune influence sur cette pratique. Quant au niveau de pauvreté, on observe que les plus pauvres font plus enregistrer les enfants (38%) que les plus riches (32%). ·
Le tableau 9.6 indiquent les raisons du non-enregistrement des naissances à l'Etat civil. Les mères interrogées ont avancé plusieurs raisons. Les principales sont l'ignorance des mères en la matière (26%), le manque d'intérêt (16%), le coût élevé de l'enregistrement (14%) ainsi que l'éloigne ment du centre d'enregistrement (10%).
174 1 Protection des enfants
Tableau 9.6 : Pourcentage d'enfants âgés de moins de 5 ans non enregistrés à l'Etat civil selon les raisons du non-enregistrement et certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Enregistré à l'Etat civil | La naissance n'a pas été enreaistrée | parce aue | Nombre d'enfants | |||||||
Coût trop élevé | Eloignement centre d'enregistrement | Ne savait pas qu'elle devrait enreaistrer | En retard et ne voulait pas paver amende | Ne sait pas où l'enreaistrer | Sans intérêt | Autre | Ne sait pas | Total | |||
Milieu de résidence Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasaï Oriental Kasaï Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Sexe de l'enfant Masculin Féminin Age de l'enfant Moins de 6 mois 6-11 mois 12-23 mois 24-35 mois 36-47 mois 48-59 mois | 29,5 | 11,8 | 3,3 | 36,4 | 1,9 | 7,9 | 20,0 | 13,2 | 5,5 | 100,0 | 3.062 |
36,1 | 14,5 | 13,9 | 21,0 | 3,9 | 6,4 | 13,2 | 23,2 | 3,9 | 100,0 | 6.392 | |
25,9 | 14,5 | 4,5 | 36,7 | 1,0 | 9,0 | 19,1 | 10,4 | 4,8 | 100,0 | 921 | |
53,5 | 14,0 | 19,5 | 14,4 | 4,0 | 2,7 | 19,2 | 22,3 | 4,0 | 100,0 | 656 | |
54,8 | 28,7 | 9,6 | 8,7 | 13,3 | 5,2 | 16,6 | 14,4 | 3,6 | 100,0 | 1.257 | |
48,7 | 12,4 | 11,6 | 16,9 | 2,0 | 7,8 | 30,3 | 17,3 | 1,7 | 100,0 | 227 | |
43,8 | 14,0 | 11,8 | 11,6 | 4,5 | 6,0 | 11,2 | 34,1 | 6,8 | 100,0 | 1.255 | |
28,0 | 23,9 | 4,3 | 20,6 | 3,5 | 8,0 | 8,6 | 28,4 | 2,7 | 100,0 | 719 | |
32,9 | 21,7 | 3,7 | 5,8 | 3,0 | 1,7 | 6,4 | 46,3 | 11,6 | 100,0 | 700 | |
28,1 | 18,8 | 8,9 | 42,1 | 0,0 | 4,5 | 6,9 | 13,9 | 5,0 | 100,0 | 266 | |
21,1 | 6,1 | 9,8 | 35,5 | 1,6 | 10,3 | 17,4 | 15,7 | 3,7 | 100,0 | 1.464 | |
18,7 | 6,9 | 10,8 | 38,3 | 0,2 | 5,9 | 23,1 | 10,7 | 4,1 | 100,0 | 965 | |
27,3 | 5,6 | 19,2 | 36,6 | 2,4 | 8,0 | 13,8 | 13,1 | 1,3 | 100,0 | 1.022 | |
37,9 | 18,3 | 15,9 | 15,4 | 1,5 | 7,3 | 10,6 | 27,2 | 3,9 | 100,0 | 1.760 | |
33,9 | 12,0 | 13,4 | 23,4 | 4,6 | 6,9 | 15,0 | 21,7 | 3,0 | 100,0 | 1.924 | |
34,3 | 13,3 | 11,6 | 26,8 | 3,8 | 5,5 | 13,9 | 20,0 | 5,2 | 100,0 | 2.036 | |
32,3 | 12,7 | 7,7 | 28,7 | 4,1 | 8,2 | 15,8 | 17,8 | 5,0 | 100,0 | 1.926 | |
31,7 | 12,2 | 3,1 | 36,1 | 1,6 | 6,9 | 22,2 | 12,9 | 5,0 | 100,0 | 1.808 | |
34,2 | 14,6 | 12,2 | 23,9 | 2,7 | 6,9 | 13,4 | 22,1 | 4,2 | 100,0 | 2.655 | |
33,8 | 14,1 | 12,2 | 25,1 | 3,3 | 7,3 | 13,6 | 20,5 | 4,1 | 100,0 | 3.972 | |
34,3 | 11,9 | 5,7 | 30,3 | 3,6 | 6,5 | 20,1 | 16,6 | 5,3 | 100,0 | 2.731 | |
25,9 | 11,0 | 1,8 | 34,4 | 0,0 | 6,4 | 28,1 | 15,4 | 3,0 | 100,0 | 91 | |
33,5 | 13,8 | 10,0 | 27,2 | 2,8 | 7,0 | 14,6 | 19,7 | 4,8 | 100,0 | 4.752 | |
34,5 | 13,3 | 10,5 | 25,4 | 3,5 | 6,9 | 16,5 | 19,8 | 4,1 | 100,0 | 4.702 | |
15,1 | 14,9 | 11,2 | 21,4 | 1,8 | 7,2 | 11,6 | 26,4 | 5,5 | 100,0 | 1.005 | |
27,1 | 13,2 | 11,7 | 25,4 | 2,3 | 6,9 | 13;9 | 22,7 | 4,0 | 100,0 | 1.028 | |
32,0 | 13,3 | 9,6 | 27,5 | 3,9 | 7,0 | 16,0 | 18,3 | 4,5 | 100,0 | 2.060 | |
37,0 | 13,8 | 10,6 | 29,3 | 2,8 | 6,9 | 15,4 | 17,4 | 3,9 | 100,0 | 1.813 | |
41,0 | 14,1 | 9,5 | 25,0 | 4,4 | 5,9 | 18,5 | 17,7 | 4,9 | 100,0 | 1.663 | |
41,9 | 12,8 | 8,4 | 28,0 | 3,5 | 7,5 | 16,6 | 19,3 | 3,9 | 100,0 | 1.804 | |
Ensemble du pays | 34,0 | 13,6 | 10,2 | 26,3 | 3,2 | 6,9 | 15,5 | 19,8 | 4,4 | 100,0 | 9.454 |
Ainsi, plus d'un quart de mères enquêtées ne savaient pas qu'il fallait faire enregistrer leurs enfants à l'Etat civil. La proportion des femmes qui ne le sa vent pas est plus importante en milieu urbain {36%) qu'en milieu rural (21%) et dans les provinces du Maniema, du Katanga, des deux Kasaï et à Kinshasa. Le coût trop élevé de l'enregistrement est plus évo qué au Bandundu (29% de mères) et au Nord-Kivu (24%), l'absence d'intérêt à l'Equateur (30%) et l'igno rance du lieu d'enregistrement au Katanga (10%).
L'éloignement du centre d'enregistrement est plus signalé au Bas-Congo {20%) et au Kasaï Occi dental (19%). Cette raison est surtout évoquée en milieu rural où le chef-lieu du secteur (centre d'enregistrement) peut se situer à plus de 20 km de certains villages.
Graphique 9.4. Raisons du non-enregistrement des naissances
Autre 19,8%
Coût trop élevé 13,6%
Sans intérêt 15,5%
Eloignement centre d'enregistrement 10,2%
Ne sait pas où l'enregistrer
Ne savait pas qu'elle
devrait enregistrer 26,3%
6,9%
En retard et ne voulait pas payer amende 3,2%
Etant donné la gratuité de l'enregistrement des naissances dans les 30 jours prescrits par la loi, le coût évoqué par les mères ou personnes en charge d'enfants de moins de cinq ans se réfère aux frais liés au jugement supplétif imposé lorsque l'enregistrement est hors délai.
TRAVAIL DES ENFANTS
Selon les estimations du Bureau International du Travail (BIT,1998), au moins 120 millions d'enfants de 5 à 14 ans travaillent dans le monde. La ROC n'échappe pas à ce phénomène. Les enfants qui travaillent ont, en principe, moins de chance d'être scolarisés et courent plus de risque d'abandonner l'école. Le travail des enfants n'est souvent pas réglementé ; il s'exerce sans mesures de protection contre les abus. En outre, de nombreux types d'activités sont dangereux ou présentent des risques pour la santé et le développement des enfants.
L'enquête MICS2 a cherché à connaître l'ampleur et la nature du travail des enfants. Le ta bleau 9.7 renseigne sur les enfants qui exercent :
un travail, rémunéré ou non, pour le compte d'une personne qui n'est pas membre de leur ménage ;
des travaux domestiques pour leur ménage ;
d'autres travaux pour la famille, dans une ferme ou dans les affaires (travaux économi ques) ;
un travail rémunéré pour leur propre compte.
176 1 Protection des enfants
Ampleur du phénomène et caractéristiques
MICS2 considère qu'un enfanttravaille quand il effectue un travail pour une personne extérieure au ménage, un travail domestique pendant 4 heures ou plus par jour ou d'autres travaux pour la famille.
Les enfants qui travaillent pour leur propre compte ont aussi été pris en considération. En ROC, 24% d'enfants âgés de 5 à 14 ans travaillent actuellement.
Cette proportion ne change pas même si la catégorie des enfants qui travaillent pour leur propre compte n'était pas mise en évidence.
Tableau 9.7 : Pourcentage d'enfants de 5-14 ans qui travaillent actuellement selon certaines caractéristiques socio-démographiques
Caractéristiques | Travail pour personne extérieure au ménaae | Travaux ménagers | Autre Travail pour la famille | Travail propre compte | Travaille actuellement | Nombre d'enfants | ||
Payé | Non oavé | Moins de 4h oar iour | 4h ou plus oar iour | |||||
Milieu de résidence 1 | ||||||||
Urbain Rural Province Kinshasa Bas-Congo Bandundu Equateur Orientale Nord-Kivu Sud-Kivu Maniema Katanga Kasai Oriental Kasai Occidental Niveau de pauvreté Plus pauvres Pauvres Moyens Riches Plus riches Niveau d'instruction de la mère Sans instruction Primaire Secondaire ou plus Programme non formel Sexe de l'enfant Masculin Féminin Age de l'enfant 5-9 ans 10-14 ans | 1,1 | 7,8 | 45,3 | 5,5 | 8,6 | 2,6 | 19,4 | 4.760 |
2,3 | 8,0 | 42,8 | 7,4 | 14,0 | 4,5 | 26,2 | 11.246 | |
0,4 | 4,9 | 47,1 | 3,2 | 5,5 | 1,2 | 12,2 | 1.487 | |
0,3 | 6,4 | 47,8 | 4,6 | 18,1 | 3,5 | 25,3 | 975 | |
1,7 | 16,4 | 45,1 | 6,0 | 10,6 | 8,5 | 28,9 | 1.741 | |
1,4 | 3,1 | 47,4 | 6,1 | 23,8 | 6,9 | 30,4 | 1.629 | |
2,0 | 4,5 | 39,3 | 7,5 | 15,0 | 2,8 | 23,4 | 2.049 | |
4 ,8 | 10,8 | 31,2 | 19,8 | 4,1 | 3,6 | 30,8 | 1.265 | |
3,8 | 7,8 | 44,2 | 9,4 | 10,6 | 4,1 | 25,0 | 1.216 | |
1,7 | 20,5 | 48,8 | 6,8 | 13,8 | 8,5 | 33,9 | 445 | |
2,0 | 5,5 | 42,1 | 4,6 | 13,9 | 2,2 | 21,8 | 2.252 | |
1,1 | 9,1 | 48,5 | 3,4 | 9,1 | 2,6 | 19,4 | 1.484 | |
2,2 | 8,8 | 43,1 | 6,4 | 10,3 | 2,4 | 23,5 | 1.463 | |
2,2 | 7,9 | 43,3 | 8,2 | 12,9 | 5,1 | 25,3 | 3.072 | |
2,5 | 8,4 | 42,9 | 6,9 | 13,7 | 5,0 | 25,7 | 3.280 | |
2,4 | 7,5 | 42,2 | 7,0 | 14, 1 | 3,9 | 26,4 | 3.332 | |
2, 1 | 8,6 | 41,8 | 7,5 | 12,0 | 3,7 | 25,0 | 3.239 | |
0,4 | 7,3 | 47,9 | 4,5 | 8,8 | 1,7 | 18,2 | 3.083 | |
2,7 | 7,6 | 43,6 | 7,6 | 14,1 | 4,2 | 26,5 | 5.256 | |
1,7 | 8,3 | 42,3 | 7,3 | 12,8 | 4,4 | 25,0 | 6.296 | |
1,4 | 7,8 | 45,7 | 5,3 | 9,5 | 3,0 | 20,3 | 4.141 | |
0,0 | 11,2 | 45,2 | 3,2 | 16,5 | 1,7 | 24,4 | 180 | |
2,3 | 7,3 | 35,2 | 4,6 | 12,4 | 4,4 | 22,7 | 7.952 | |
1,6 | 8,6 | 51,8 | 9,1 | 12,3 | 3,4 | 25 ,7 | 8.055 | |
0,0 | 0,1 | 14,7 | 1,8 | 0,0 | 0,0 | 1,8 | 8.373 | |
4 ,1 | 16,6 | 75,3 | 12,3 | 25,9 | 8,2 | 48,7 | 7.633 | |
Ensemble du oavs | 1 9 | 7 9 | 43 6 | 6.8 | 12 4 | 3.9 | 24 2 | 16.007 |
L'enquête montre que 10% d'enfants travaillent pour une personne extérieure au ménage, parmi lesquels 8% ne sont pas rémunérés. La moitié des enfants font des travaux ménagers dont 7% sont occupés à ces travaux pendant 4 heures ou plus par jour. Un peu plus d'un enfant sur dix exercent un travail pour la famille et 4% d'enfants travaillent pour leur propre compte.
Protection des enfants j 177
En moyenne, les enfants de 5 à 14 ans qui réalisent des travaux ménagers y consacrent 14,8 heures par semaine. Il s'agit des travaux relatifs à la préparation des repas, la recherche du bois et de l'eau, le nettoyage de la maison, etc. Ces travaux s'inscrivent généralement dans le cadre de la socialisation des enfants, notamment des filles par rapport à leurs futures responsabilités d'épouses et de mères.
Ceux qui travaillent pour leur propre compte s'occupent en moyenne pendant 13,4 heures par semaine. Ils exercent des travaux agricoles (37% des cas), sont dans le petit commerce (31%) et dans les activités telles que l'exploitation des pierres précieuses (3%), l'artisanat (7%) ou exercent de petits métiers/services (cordonnerie, cirage des chaussures, lavage de voitures, etc.). Par ailleurs, les enfants qui exécutent des travaux quelconques pour des non-membres du ménage consacrent en moyenne 11,1 heures à ces travaux.
Les données du tableau 9.7 révèlent quelques différences dans le travail des enfants. Globa lement les filles travaillent plus que les garçons (25% contre 22%). Elles sont presque deux fois plus impliquées dans les travaux domestiques de 4 heures et plus, tandis que les garçons sont légère ment plus impliqués dans le travail pour leur propre compte ou le travail rémunéré pour des tiers. Ce sont essentiellement les enfants de 10-14 ans qui travaillent.
Les enfants vivant en milieu rural travaillent plus (26%) que ceux du milieu urbain (19%), sauf en ce qui concerne le travail non rémunéré pour des tierces personnes (8% dans les deux milieux).
C'est dans les provinces du Maniema (34%), du Nord-Kivu et de l'Equateur (30%) que les proportions d'enfants qui travaillent sont les plus élevées. C'est à Kinshasa (12%) que les enfants travaillent le moins. Le travail rémunéré est exercé par un plus grand nombre d'enfants du Nord-Kivu (5%) et du Sud-Kivu (4%). Par ailleurs les enfants travaillent pour leur propre compte surtout au Maniema et au Bandundu (9%), ainsi qu'à l'Equateur (7%). Le Nord-Kivu se distingue également par la plus forte proportion d'enfants faisant du travail ménager de 4 heures ou plus par jour (20%).
Les enfants des ménages les plus riches travaillent moins (18%) que ceux des autres caté gories des ménages (autour de 25%) et ce, quel que soit le type de travail qui est considéré. Les enfants des mères les moins instruites travaillent plus que ceux des mères les plus instruites.
Types de travaux exercés par les enfants
L'enquête MICS2 s'est intéressée au type de travail exercé par les enfants pour des person nes autres que les membres de leur ménage (tableau 9.8).
Tableau 9.8 : Répartition (%) des enfants de 5 à 14 ans ayant travaillé pour une personne non-membre du ménage selon letype de travail exercé
Type de travail exercé | Effectifs d'enfants | % |
Travaux des champs | 394 | 24,9 |
Travaux ménagers | 629 | 39,7 |
Petits métiers/services | 344 | 21 ,7 |
Petit commerce | 36 | 2,3 |
Taille ou casse de pierres/Sable | 10 | 0,6 |
Creusage de pierres précieuses | 4 | 0,3 |
Garde d'enfants | 41 | 2,6 |
Jardinage | 10 | 0,6 |
Autre | 1 16 | 7,3 |
Total | 1.584 | 100,0 |
1 78 1 Protec1io11 des enfan 1s
Les travaux réalisés par les enfants de 5 à 14 ans pour des tierces personnes concernent essentielle ment les travaux ménagers (40%), les travaux des champs {25%) et les petits métiers ou services {22%). Les autres travaux ne concernent qu'un petit nombre d'enfants. Ces travaux sont réalisés en grande partie sans rémunération, comme l'indique le tableau 9.9.
Tableau 9.9 :Répartition (%) des enfants de 5-14 ans ayant travaillé pour une personne non-membre du ménage selon que le travail était rémunéré ou non
Type de travail exercé | Travail payé | Travail non payé | Effectifs d'enfants |
Travaux des champs | 37,2 | 62,8 | 394 |
Travaux ménagers | 7,4 | 92,6 | 629 |
Petits métiers/services | 15,8 | 84,2 | 344 |
Petit commerce | 37,0 | 63,0 | 36 |
Taille ou casse de pierres/Sable | 59,3 | 40,7 | 10 |
Creusage de pierres précieuses | 100,0 | 0,0 | 4 |
Garde d'enfants | 20,0 | 80,0 | 41 |
Jardinage | 0,0 | 100,0 | 10 |
Autre | 27,9 | 72,1 | 116 |
Total | 19,7 | 80,3 | 1.584 |
En effet, en ce qui concerne les principaux travaux réalisés, on constate que la majorité des enfants (80%) n'ont pas été rémunérés pour leur travail : 93% d'enfants pour les travaux ménagers, 84% en ce qui concerne les petits métiers ou services et 63% d'enfants pour ce qui est des travaux des champs.
CONCLUSION
Ce chapitre a examiné la situation des enfants en relation avec leurs droits à la protection. Il ressort de l'analyse que :
2% d'enfants congolais de moins de 15 ans souffrent d'un handicap quelconque, avec une prédominance du handicap physique;
Près de 10% d'enfants de moins de 15 ans vivent dans les ménages sans aucun parent biologique et la plupart d'entre eux sont des enfants confiés;
9% d'enfants âgés de moins de 15 ans sont orphelins; il y a plus d'orphelins de père que de mère;
34% seulement d'enfants congolais de moins de 5 ans sont enregistrés à l'Etat civil, dont un tiers seulement disposent d'un extrait d'acte de naissance; la principale raison du non-enregistrement des enfants à l'Etat civil évoquée par les mères est leur ignorance en la matière.
24% d'enfants de 5 à 14 ans travaillent actuellement. Globalement, les filles travaillent plus que les garçons, mais ceux-ci effectuent davantage des travaux rémunérés. Les enfants travaillent moins en milieu urbain, dans les ménages les plus riches et quand leur mère est plus instruite.
L'objectif 8 du SME visant à fournir une meilleure protection des enfants, en particulier ceux vivant dans des conditions difficiles, et s'attaquer aux sources qui ont causé de telles situations est loin d'être atteint en ROC en cette fin de décennie.
Protection des enfants l 179
180 1 Prote ctio11 des e11fa11ts
CONCLUSION GENERALE
Après MICS1 (ENSEF, 1995), la ROC vient de réaliser en 2001 l'enquête MICS2 dont l'objectif général était de mesurer les progrès réalisés dans l'atteinte des objectifs du Sommet Mon dial de !'Enfant (SME) en cette fin de décennie.
Les résultats de cette enquête indiquent que la situation des enfants et des femmes en ROC ne s'est pas améliorée depuis 1995. Des progrès n'ont été réalisés que pour l'objectif du SME relatif à l'élimination quasi totale de la carence en iode. Dans la plupart des cas, la situation s'est même détériorée.
Le taux de mortalité infantile en 2001 se situe à 1260/oo, soit une augmentation de 12 points par rapport à son niveau de 1995 (1140/oo). La mortalité infanto-juvénile est, elle aussi, anormalement élevée (2130/oo) et a connu une augmentation de 23 points par rapport au niveau de 1995 (1900/oo). La mortalité 'maternelle est l'une des plus élevées d'Afrique et même du monde: 1.289 femmes pour
naissances vivantes meurent à la suite des causes liées à l'accouchement.
La scolarisation des enfants est l'un des secteurs les plus touchés par les conditions de vie difficiles de la population. De moins en moins d'enfants sont à l'école: près de la moitié (48%) d'enfants de 6 à 11 ans ne sont pas scolarisés en 2001, contre 44% en 1995. Dans l'ensemble, le niveau d'instruction de la population congolaise est en stagnation : 36% ont atteint le niveau secon daire en 2001 contre 35% en 1995.
La santé des mères et des enfants en ROC reste un problème réel de santé publique. La couverture des accouchements assistés par un personnel qualifié connaît une régression par rap port à 1998 (61% en 2001 contre 70% en 1998). Le taux de prévalence de la diarrhée n'a pas changé entre 1995 et 2001; il est resté autour de 22%. Par contre, le traitement correct de la diarrhée à domicile est à la baisse (11%).
La couverture vaccinale demeure faible et a très peu varié durant la décennie. La couver ture du VP03 a amorcé une légère hausse tandis que celle du BCG et du DTCoq3 a regressé. Dans tous les cas, la couverture d'aucun antigène ne se rapproche des objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants. L'écart est plus prononcé en ce qui concerne le DTCoq3. Même les JNV n'ont pas pu atteindre l'objectif de vacciner tous les enfants de moins de 5 ans : elles n'ont atteint que 54% d'enfants en 2000.
La malnutrition des enfants est encore plus préoccupante. On note une aggravation de la malnutrition aiguë (en tenant compte des cas d'oedèmes) :16% en 2001 contre 10% en 1995. Il n'y a pas eu d'amélioration notable de l'insuffisance pondérale des enfants depuis 1995 : 34% en 1995 contre 31% en 2001. Le taux d'allaitement exclusif, qui était de 32% pour les enfants de moins de 4 mois en 1995, a légèrement fléchi à 29 % en 2001 .
Les comportements à risque pour le VIH/SIDA sont fréquents, si l'on considère la prévalence des rapports sexuels occasionnels et la multiplicité des partenaires, le faible usage des contraceptifs en général et au cours de ces rapports en particulier, la faible connaissance des trois principaux moyens de prévention contre le VIH/SIDA, et les conceptions erronées sur le VIH/SIDA.
La protection sociale et juridique des enfants congolais de moins de 15 ans est faible. Une bonne proportion d'entre eux (10%) ne vivent avec aucun parent biologique ou avec un seul parent biologique (21%), qui se trouve être principalement la mère. La grande majorité des enfants (68%)
Conclusion Générale l 1 81
ne sont pas enregistrés à l'Etat civil. Près d'un quart d'enfants travaillent pour une personne exté rieure au ménage, pour leur propre compte ou pour la famille, que ce soit des travaux ménagers ou d'autres travaux.
Les résultats ci-dessus montrent que beaucoup de défis restent à relever par la ROC pour que les enfants et les femmes puissent accéder au bien-être. Pour améliorer cette situation, les actions ci-après doivent être envisagées :
RECOMMANDATIONS
Elaborer et appliquer des politiques et programmes visant la construction des logements de qualité en vue d'assainir le milieu de résidence des ménages et ainsi combattre les maladies d'origine infectieuse et parasitaire ;
Elaborer et mettre en oeuvre des politiques et programmes particuliers pour améliorer la situation des enfants congolais des mères les plus pauvres, les moins instruites, et habi tant en milieu rural qui sont les plus vulnérables en ce qui concerne leur scolarisation, santé, nutrition et protection ;
Etudier l'impact des variables comme la qualité des services, les coutumes, l'accessibi lité géographique des soins car beaucoup d'interrogations subsistent sur les facteurs qui, au-delà du cadre de vie médiocre, expliquent la précarité de la santé des mères et des enfants ;
Eliminer, ou à tout le moins réduire les inégalités provinciales dans l'accès aux services sociaux essentiels, étant donné que ce dernier est un droit fondamental de tout enfant; notamment par une plus grande implication des structures locales dans la planification, le suivi et l'évaluation des actions de développement;
Revoir la position actuelle du Gouvernement d'abandonner la charge du financement de l'éducation aux parents, laquelle condamne la plupart des enfants d'âge scolaire à ne pas ou ne jamais fréquenter l'école ;
Développer des actions de prise en charge intégrée de nutrition à assise communautaire et de sécurité alimentaire des ménages pour améliorer la situation nutritionnelle du pays, qui s'est fortement détériorée par rapport à 1995;
Par rapport au VIH/SIDA, des efforts doivent être fournis pour améliorer le niveau de connaissance, les attitudes et les pratiques en rapport avec la santé de la reproduction et le VIH/SIDA. Par ailleurs, il importe de connaître exactement le niveau actuel de prévalence du VIH/SIDA.
182 1 Conclusion Générale
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184 1 Références bibliographiques
ANNEXES
1
TABLEAU DES INDICATEURS
INDICATEURS RELATIFS AUX OBJECTIFS DU SOMMET MONDIAL POUR LES ENFANTS
Objectifs et Indicateurs du SME (1990 - 2000). | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | ||
Pays | Urbain | Rural | ||
Objectif 1 : Entre 1990 et l'an 2000, réduction du tiers des taux de mortallté infantile et de mortalité des enfants de moins de cinq ans dans les deux cas ou réduction respectivement à 50 et 70 pour ml/le. L'hypothèse la plus faible sera retenue. | ||||
1. Quotient de mortalité des enfants de moins de 5 ans | Probabilité de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire, pour 1.000 naissances vivantes. | 213 | 148 | 243 |
2. Quotient de mortalité infantile | Probabilité de décéder entre la naissance et le premier anniversaire, pour 1.000 naissances vivantes. | 126 | 91 | 144 |
Objectif 2 : Réduction de moitié | du taux de mortalité maternelle | |||
3. Taux de mortalité maternelle (TMM) | Nombre annuel de décès des femmes suite à des causes liées à la grossesse, c'est-à-dire les décès survenus pendant la grossesse, pendant l'accouchement ou dans les 42 jours qui ont suivi la fin de la grossesse, pour une cause quelconque déterminée ou aggravée par la grossesse ou les soins qu'elle a motivés, pour 100.000 naissances vivantes. | 1.289 | - | - |
Objectif 3 : Réduction de moitié de la ma/nutrition sévère et modérée chez les enfants de moins de 5 ans. | ||||
4. Prévalence du retard de | Proportion (%) d'enfants de moins de cinq ans qui | |||
croissance (Malnutrition | se situent en-dessous de moins 2 écarts-type (-2 | MIS : 38,2 | 28,9 | 42,6 |
chronique) | ET) et de moins 3 écarts-type (-3 ET) par rapport | S : 20,3 | 13,4 | 23,7 |
Modérée ou sévère : < -2 ET | à la médiane taille-pour-âge (T/A) de la population | |||
Sévère : <-3 ET | de référence du NCHS/WHO. | |||
5. Prévalence de l'émaciation | Proportion (%) d'enfants de moins de cinq ans qui | |||
(Malnutrition aiguë) | se situent en-dessous de moins 2 écarts-type (-2 | M/S : 13,4 | 12,1 | 14,1 |
Modérée ou sévère : < -2 ET | ET) et de moins 3 écarts-type (-3 ET) par rapport | S : 3,1 | 2,5 | 3,4 |
Sévère : <·3 ET | à la médiane poids-pour-taille (PIT) de la | |||
population de référence du NCHS/WHO. | ||||
Proportion (%) d'enfants de moins de cinq ans qui | ||||
se situent en-dessous de moins 2 écarts-type (-2 | MIS : 16,1 | 12,2 | 18,1 | |
ET) et de moins 3 écarts-type (-3 ET) par rapport | S : 6,2 | 2,6 | 8,0 | |
à la médiane poids-pour-taille (PIT) de la | ||||
population de référence du NCHS/WHO, en | ||||
tenant compte des enfants ayant des oedèmes. | ||||
6. Prévalence de l'insuffisance | Proportion (%) d'enfants de moins de cinq ans qui | |||
pondérale | se situent en-dessous de moins 2 écarts-type (-2 | M/S : 31,1 | 22,0 | 35,5 |
Modérée ou sévère : < -2 ET | ET) et de moins 3 écarts-type (-3 ET) par rapport | S : 9,4 | 5,1 | 11,5 |
Sévère : <·3 ET | à la médiane poids-pour-âge (P/A) de la | |||
population de référence du NCHS/WHO. | ||||
Objectif 4 : Accès universel à l'eau à boire salubre | ||||
7. Utilisation de l'eau à boire salubre | Proportion (%) de la population qui utilise l'une des sources d'eau à boire parmi les sources d'approvisionnement suivantes : eau de robinet dans le logement ; eau de robinet dans la cour/parcelle ; eau de robinet dans la parcelle voisine ; borne fontaine ; puits à pompe ; puits protégé ; source aménagée, eau en bouteille. | 45,7 | 83,9 | 28,5 |
Indicateurs M!CS2 I I 85
Objectifs et Indicateurs du SME (1990 - 2000) | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | ||
Pays | Urbain | Rural | ||
Objectif 5 : Accès universel aux moyens d'assainissement du traitement des excréments | ||||
8. Utilisation des moyens d'assainissement du traitement des excréments | Proportion (%) de la population qui utilise, au sein du logement ou de la cour/parcelle :des toilettes connectées au système d'égouts ; toutes les autres toilettes à chasse d'eau (privées ou publiques) ; latrines améliorées ; latrines traditionnelles. | 46,0 | 60,7 | 39,4 |
Objectif 6 : Accès universel à l'éducation de base, et achèvement du cycle d'enseignement primaire par au moins 80% des enfants d'âge scolaire, au terme d'un enseignement formel et non-formel de standard qui obéisse à des normes comparables, l'accent étant mis sur la réduction de l'écart qui existe entre CJarcons et filles. | ||||
9. Enfants ayant atteint la classe de 5ème primaire | Proportion (%) d'enfants entrant en première année de l'école primaire qui atteignent par la | Tot: 24,8 Masc: 25,5 | 33,6 - | 20,8 - |
suite la classe de 5ème année primaire | Fém: 24,0 | - | - | |
10. Taux net de scolarisation de | Proportion (%) d'enfants d'âge scolaire de | Tot: 51,7 | 71,6 | 43,3 |
l'enseignement primaire | l'enseignement primaire (6-11ans) qui fréquentent | Masc: 54,8 | 73,2 | 47,1 |
(6-11 ans) | une école primaire | Fém:48,6 | 70,0 | 39,6 |
11. Proportion d'enfants qui | Proportion (%) d'enfants en âge légal d'entrer à | Tot: 17,0 | 33,0 | 10,0 |
entrent à l'école à l'âge légal | l'école primaire (6 ans) qui entrent en première | Masc: 17,5 | 35,9 | 9,8 |
(6 ans) ou Taux n.et | année primaire à cet âge | Fém: 16,6 | 30,3 | 10,2 |
d'admission en 1ere année | ||||
primaire | ||||
Objectif 7 : Réduction du taux d'analphabétisme chez les adultes (le groupe d'âges approprié doit être déterminé dans chaque pays) au moins de moitié par rapport à celui du niveau de 1990, en mettant l'accent sur l'alphabétisation féminine | ||||
12. Taux d'analphabétisme | Proportion (%) de la population âgée de 15 ans et | Tot: 31,9 | 14,1 | 40,3 |
plus ne sachant ni lire ni écrire. | Masc: 18,8 | 7,3 | 24,4 | |
Fém: 44 1 | 20 6 | 55 0 | ||
Objectif 8 : Fournir une meilleure protection des enfants, en particulier ceux vivant dans des conditions difficiles et s'attaquer aux sources qui ont causé de telles situations | ||||
13. Taux d'incapacité chez l'enfant. | Proportion (%) d'enfants âgés de moins de 15 ans déclarés comme ayant une incapacité quelconque physique ou mentale. | Tot: 2,0 Masc: 2,1 Fém: 1,8 | 1,6 - - | 2,1 - - |
Objectif 10 : Accès de tous les couples aux informations et services pour prévenir les grossesses qui sont trop tôt, trop peu espacées, trop tard ou trop nombreuses | ||||
14. Prévalence contraceptive | Proportion (%) de femmes en union âgées de 15- | Tot: 31,4 | 38,6 | 28,5 |
49 ans qui utilisent (dont le partenaire utilise) une | Masc: 4,4 | 9,0 | 2,5 | |
méthode contraceptive (moderne ou traditionnelle) | Fém: 27,0 | 29,6 | 26,0 | |
15. Taux de fécondité des femmes de 15-19 ans | Nombre de naissances vivantes parmi les femmes âgées de 15-19 ans pour 1.000 femmes de 15-19 ans | 117 | 114 | 118 |
16. Indice synthétique de fécondité | Nombre moyen de naissances vivantes qu'aurait une femme à la fin de sa vie féconde . | 7,1 | 6,3 | 7,4 |
186 I Indicateurs M /CS2
Objectifs et Indicateurs du SME (1990 - 2000). | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | ||||
Pavs | Urbain | Rural | ||||
Objectif 11 : Accès de toutes les femmes enceintes aux soins prénatals, aux soins du personnel de santé formé pendant l'accouchement et aux établissements auxquels sont envoyés les cas de grossesses difficiles et d'urgences obstétriques | ||||||
17. Taux de couverture des soins prénatals | Proportion (%) de femmes âgées de 15-49 ans consultées au moins une fois durant la grossesse par un personnel de santé qualifié : Médecins, Infirmiers, Sages-femmes (Pas les accoucheuses traditionnelles formées ou non). | 68,2 | 80,5 | 63,0 | ||
18. Taux de couverture des accouchements assistés | Proportion (%) de femmes assistées pendant l'accouchement par un personnel qualifié. | 60,7 | 83,2 | 51,1 | ||
Objectif 12 : Réduction du taux d'insuffisance pondérale à la naissance (moins de 2 5 kaJ à moins de 10%. | ||||||
19. Taux d'insuffisance pondérale à la naissance | Proportion (%) de naissances vivantes qui pèsent moins de 2.500 grammes (parmi les enfants pesés). | 11,0 | 9,0 | 12,6 | ||
Objectif 14 : Elimination quasi totale de la carence en iode | ||||||
20. Taux de disponibilité du | Proportion (%) de ménages qui disposent du sel iodé. | 92 9 | 93 3 | 1 | 92 8 | |
sel iodé | ||||||
Objectif 15 : Elimination quasi totale de la carence en vitamine A (VAD) et de ses effets, v comoris la cécité. | ||||||
21. Taux de supplémentation en vitamine A chez les enfants | Proportion d'enfants âgés de 6-59 mois ayant reçu un supplément d'une dose de vitamine A au cours des 6 derniers mois. | 11,5 | 13,7 | 10,4 | ||
22. Taux de supplémentation en vitamine A chez les mères | Proportion (%) de mères qui ont reçu un supplément d'une dose de vitamine A avant que leur bébé n'atteigne l'âge de 8 semaines. | 20,0 | 27,7 | 16,7 | ||
Objectif 16 : Permettre aux femmes de nourrir leurs enfants exclusivement au sein pendant quatre à six mois et de continuer à les allaiter tout en leur donnant des aliments de comolément iusau'à la deuxième année | ||||||
23. Taux d'allaitement | Proportion (%) d'enfants âgés de moins de 4 mois | |||||
maternel exclusif | (120 jours) qui sont exclusivement allaités au sein. | 29,3 | 29,4 | 29,3 | ||
Proportion (%) d'enfants âgés de moins de 6 mois | ||||||
(180 jours) qui sont exclusivement allaités au sein. | 23,8 | 23,9 | 23,7 | |||
24. Taux de pratique | Proportion (%) d'enfants âgés de 6 à 9 mois (180-299 | 78,9 | 83,3 | 77,1 | ||
d'allaitement maternel et | jours) qui reçoivent le sein et les aliments de | |||||
des aliments de | complément. | |||||
complément | ||||||
25. Taux d'allaitement | Proportion (%) d'enfants de 12-15 mois (A) et de 20- | A: 92,4 | 88,4 | 94,6 | ||
maternel continu | 23 mois (B) qui sont allaités au sein. | B: 51.5 | 30,1 | 62,2 | ||
Objectif 17 : Promotion de la croissance et sa surveillance régulière à être institutionnalisées dans tous les oavs à la fin des années 1990 | ||||||
26. Taux d'utilisation des consultations préscolaires | Proportion (%) d'enfants de 0-11 mois, de 12-35 mois et 36 à 59 mois ayant été pesés au moins une | 0-59m: 24,0 011m:41,2 | 28,2 - - - | 21,9 - | ||
fois le trimestre précédent dans un centre de | 12-35m:22,5 | - | ||||
consultation préscolaire. | 36-59m: 15,8 | - | ||||
Objectif 18 : Dissémination des connaissances et des·services d'appui pour augmenter la production alimentaire afin d'assurer la sécurité alimentaire des ménages. | ||||||
27. Taux d'accès des | Proportion de ménages qui ont accès aux structures | |||||
ménages aux structures | d'encadrement et de vulgarisation agricoles. | 13,4 | 3,9 | 17,4 | ||
d'encadrement et de | ||||||
vulgarisation agricoles | ||||||
Indicateurs M ICS2 j 187
Objectifs et Indicateurs du SME (1990 - 2000). | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur | selon MICS2 | |||
Pavs | Urbain | Rural | ||||
Objectif 22 : Maintien d'un niveau élevé de couverture de vaccination (au moirtt. 90% d'enfants de moins d'un an dès l'année 2000) contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la rougeole, la poliomyélite, la tuberculose et contre le tétanos des femmes en âoe de reoroduction. | ||||||
28. Couverture vaccinale du DTCoq | Proportion {%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu les 3 doses de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche avant le 1"' anniversaire . | Av.1 an 27,6 Tout moment 29,9 | 49,1 | 20,7 | ||
29. Couverture vaccinale de Rougeole {VAR) | Proportion {%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois vaccinés contre la rougeole avant le 1"' anniversaire, à partir de 9 mois (6 mois pour la ville de Kinshasa). | Av. 1an 38,9 Tout moment 46,4 | 67,2 | 36,5 | ||
30. Couverture vaccinale de Polio {VPO) | Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu les 3 doses de vaccin contre la poliomyélite avant le 1"' anniversaire . | Av. 1an 38,6 Tout moment 41,5 | 50,5 | 37,2 | ||
31. Couverture vaccinale de TB {BCG) | Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois vaccinés contre la tuberculose avant le 1"' anniversaire, | Av.1an 50,9 Tout Moment 53,1 | 73,6 | 43,3 | ||
32. Protection contre le tétanos néonatal | Proportion {%) d'enfants âgés de O à 11 mois protégés contre le tétanos néonatal parce que leur mère ont reçu au moins 2 doses de vaccin antitétanique. | 50,4 | 72,3 | 41,0 | ||
Objectif 21 : Réduction de 50 % des décès dus à la diarrhée chez les enfants âgés de moins de 5 ans et réduction de 25 % du taux d'incidence de la diarrhée. | ||||||
33. Prévalence de la | Proportion {%) d'enfants de moins de 5 ans | Tot: 22,4 | 20,7 | 23,3 | ||
diarrhée | ayant fait la diarrhée au cours des 15 jours | Masc: 23,9 | ||||
précédant l'enquête. | Fém: 21,0 | |||||
34. Taux d'utilisation de la TRO | Proportion {%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui avaient la diarrhée durant les deux dernières semaines et étaient traités avec des sels de réhydratation par voie orale ou une autre solution préparée à la maison {eau, sel, sucre, potage, noix de coco). | Tot: 93,3 | 92,1 | 93,8 | ||
Masc: 93,0 | ||||||
Fém: 93,7 | ||||||
35. Traitement de la diarrhée à la maison | Proportion {%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui avaient la diarrhée durant les deux dernières semaines et avaient reçu davantage de liquides et des aliments {y compris le lait) sans interruption durant l'épisode. | Tot: 10,6 Masc: 10,7 Fém: 10,6 | 9,3 | 11,2 | ||
Objectif 24 : Réduction du tiers de décès dus aux Infections respiratoires aiouës chez les enfants de moins de 5 ans. | ||||||
36. Recherche de soins pour traiter les infections respiratoires aiguës | Proportion (%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui avaient des IRA durant les deux semaines précédant l'enquête et étaient conduits à une formation médicale appropriée. | Tot: 35,8 Masc: 35,4 Fém: 36,2 | 46,3 | 32,3 | ||
Objectif 26 : Expansion des activités de développement du Jeune enfant, y compris les interventions appropriées à faible coût axées sur la collectivité et sur la famille. | ||||||
37. Développement | Proportion d'enfants âgés de 36-59 mois qui | |||||
préscolaire (Eveil et | fréquentent | un certain | type de programme | Tot: 3,0 | 7,2 | 0,9 |
stimulation pour le | organisé | d'éducation | préscolaire (école | Masc: 3,1 | ||
développement des enfants) | maternelle, crèche, jardin d'enfants) | Fém: 2,9 | ||||
188 I Indicateurs M /CS2
INDICATEURS SUPPLEMENTAIRES POUR LE SUIVI DES DROITS DE L'ENFANT
Indicateurs | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | ||
Pavs | Urbain | Rural | ||
81. Enregistrement des naissances à l'état civil | Proportion (%) d'enfants âgés de 0-59 mois dont la naissance est enregistrée à l'état civil (avec certificat ou selon la déclaration de la mère) | Tot: 34,0 Masc: 33,5 Fém: 34,5 | 29,5 - - | 36,1 - - |
82. Arrangements concernant la résidence des enfants ou Situation de résidence des enfants | Proportion (%) d'enfants âgés de 0-14 ans vivant dans les ménages sans aucun parent biologique | 9,6 | 10,5 | 9,2 |
83. Orphelins dans les mnages | Proportion (%) d'enfants âgés de 0-14 ans | |||
vivant dans des ménages et qui sont orphelins | Tot : 9,3 | 8,8 | 9,6 | |
a. de père | a. 6,2 | 5,6 | 6,4 | |
b. de mère | b. 2,1 | 2,0 | 2,2 | |
c. de père et de mère | C. 1,0 | 1,2 | 0,9 | |
84. Travail des enfants | Proportion (%) d'enfants âgés de 5-14 ans vivant dans des ménages, qui travaillent | Tot: 24,2 Masc: 22,7 | 19,4 - | 26,2 - - |
actuellement (travail pour une personne | Fém: 25,7 | - | ||
extérieure au ménage;travaux ménagers | ||||
pendant 4 heures ou plus par jour; autres | ||||
travaux pour la famille; travail pour son propre | ||||
comote) | ||||
INDICATEURS SUPPI,.EMENTAIRES POUR LE SUIVI DE L'INITIATIVE DE LA PCIMEm ET DU PALUDISME
Indicateurs | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | ||
Pays | Urbain | Rural | ||
85. Traitement des maladies à domicile | Proportion (%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui étaient malades durant les deux dernières semaines précédant l'enquête et avaient reçu davantage de liquides et des aliments (y compris le lait) sans interruption. | 11,6 | 10,8 | 12,0 |
S6. Connaissance des | Proportion (%) de personnes en charge | |||
symptômes nécessitant des | d'enfants âgés de 0-59 mois qui connaissent | A: 40,2 | 37,6 | 41,5 |
soins appropriés | au moins deux parmi les symptômes suivants | |||
pour chercher immédiatement des soins : | B: 46,5 | 46,5 | 46,5 | |
enfant incapable de boire ou de téter, enfant | ||||
qui devient plus malade, enfant qui développe | ||||
de la fièvre, enfant qui a une respiration | ||||
rapide, enfant qui a une respiration difficile, | ||||
enfant qui a du sang dans les selles, enfant | ||||
qui boit difficilement (A) + Asthénie, Pleure | ||||
sans cesse (B). | ||||
S7. Taux d'utilisation des moustiquaires imprégnées | Proportion (%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui ont dormi, la nuit dernière,sous une moustiquaire traitée. | Tot: 0,7 Masc: 0,7 Fém: 0,7 | 2,1 - - | 0,1 - - |
S8. Traitement du paludisme. | Proportion d'enfants âgés de 0-59 mois qui étaient malades avec de la fièvre durant les deux dernières semaines et qui étaient traités avec un antipaludéen. | Tot: 52,0 Masc: 52,4 Fém: 51,6 | 63,0 - - | 47,4 - - |
PCIME : Prise en charge intégrée des maladies de l'enfant
Indicateurs MICS2 l 189
INDICATEURS SUPPLEMENTAIRES POUR LE SUIVI DU VIWSIDA
Indicateurs | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | ||
Pavs | Urbain | Rural | ||
89. Connaissance de la prévention du VIH/SIDA | Proportion de femmes qui ont cité correctement 3 principaux moyens pour éviter l'infection du VIH. | 40,0 | 50,1. | 35,1 |
810. Connaissance des conceptions erronées du VIH/SIDA | Proportion de femmes qui ont identifié 3 principales conceptions erronées sur le VIH/SIDA. | 19,8 | 23,5 | 18,1 |
S11. Connaissance de la Transmission du VIH de la mère à son enfant | Proportion de femmes de 15-49 ans qui ont identifié la grossesse et l'allaitement comme moyens de transmission du VIH de la mère à son enfant. | 54,7 | 53,8 | 55,2 |
INDICATEURS ADDITIONNELS
Cadre de vie des ménages
Indicateurs | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | ||
Pays | Urbain | Rural | ||
A1 Accès facile à l'eau à boire salubre | Proportion (%) de la population qui a accès à l'eau à boire salubre dans les 15 minutes. | 21,9 | 57,0 | 6,0 |
A2 Utilisation des moyens sanitaires d'évacuation des eaux usées | Proportion (%) des ménages qui utilisent les moyens sanitaires suivants pour se débarrasser des eaux usées : égouts, caniveaux d'eaux pluviales, puits perdus. | 9,1 | 23,6 | 2,9 |
A3 Utilisation des moyens sanitaires d'évacuation des ordures ménagères | Proportion (%) des ménages qui utilisent les moyens sanitaires suivants pour évacuer les ordures ménagères : service organisé public ou privé, incinération, enfouissement, compost ou fumier. | 42 ,2 | 53 ,7 | 37,2 |
Education
Indicateurs | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | ||
Pavs | Urbain | Rural | ||
A4 Proportion de nouveaux inscrits | Proportion (%) de nouveaux inscrits en 1• | |||
de la 1• année primaire ayant | année primaire ayant suivi un programme | Tot: 14,4 | 34,1 | 4,6 |
suivi un programme organisé | organisé d'éducation préscolaire. | Masc: 14,0 | 32,3 | 4,4 |
d'éducation préscolaire. | Fém: 15,0 | 36,3 | 4,8 | |
A5 Proportion d'enfants selon l'âge | Proportion (%) d'enfants nouvellement | < 6ans : 6,8 | 10,8 | 4,9 |
d'entrée à l'école | inscrits en première année primaire selon | 6ans :20,2 | 35,9 | 12,4 |
l'âge d'entrée à l'école. | 6ans + :73,0 | 53,3 | 82,7 | |
A6 Proportion d'enfants âgés de 6 à | Proportion (%) d'enfants âgés de 6 à 14 | Tot: 31,3 | 13,8 | 38,8 |
14 ans n'ayant jamais fréquenté | ans n'ayant jamais fréquenté l'école. | Masc: 27,8 | 12,9 | 34,0 |
l'école. | Fém: 34,8 | 14,7 | 43,5 | |
A7 Proportion d'élèves ayant | Proportion (%) d'élèves dont l'âge dépasse | Tot: 14,2 | 9,4 | 16,9 |
dépassé l'âge de l'enseignement | l'âge normal (6-14 ans) de l'enseignement | Masc: 16,3 | 10,8 | 19,1 |
primaire. | primaire. | Fém: 11,7 | 7,9 | 14,0 |
A8 Taux de non - fréquentation | Proportion (%) d'enfants de 6 à 14 ans ne | Tot: 45,0 | 27,4 | 52,5 |
scolaire. | fréquentant pas un établissement scolaire | Masc: 41,4 | 25,6 | 48,0 |
actuellement (au moment de l'enquête) ou | Fém: 48,5 | 29,0 | 57,0 | |
au cours de cette année scolaire. | ||||
1901 Indicateurs M ICS2
Indicateurs | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | ||
Pays | Urbain | Rural | ||
Année 1 2 3 4 5 | ||||
A9 Taux de rendement interne | Proportion (%) d'élèves qui ont été | Promotion : 56,9 72,9 76,0 78,6 81,8 | ||
(promotion, redoublement et | promus, qui ont redoublé ou qui ont | Redoublement : 29,9 14,9 12,1 11,9 10,8 | ||
abandon ) | abandonné (année scolaire 1999 / 2000) | Abandon : 13,2 12,2 11,9 9,5 7,4 | ||
Pays | Urbain | Rural | ||
A10 Taux de transition du primaire | Proportion (%) d'élèves de la 5ème | Tot : 81,0 | 84,8 | 76,6 |
au secondaire | primaire qui accèdent au secondaire | Masc: 81,5 | 85.4 | 77,8 |
Fém : 80.4 | 84 ,2 | 74,5 | ||
A11 Taux d'analphabétisme des | Proportion (%) des personnes âgées de | Tot : 28,9 | . | |
jeunes adultes âgés de 15 à 24 ans | 15 à 24 ans ne sachant ni lire ni écrire | Masc: 21,7 Fém : 35,7 | . | . |
A12 Personnes âgées de 15 ans et | Proportion (%) des personnes âgées de | Sans : 23,6 | 8,8 | 30,7 |
plus selon le niveau d'instruction | 15 ans et plus selon le niveau | Prim : 39,1 | 27,7 | 44,5 |
atteint | d'instruction atteint | Sec+ : 35,8 | 60,6 | 24,0 |
A13 Proportion des personnes âgées | Proportion (%) des personnes âgées de | Tot 22,0 | 7,6 | 28,8 |
de 15 ans et plus n'ayant jamais | 15 ans et plus n'ayant jamais fréquenté | Masc: 10,5 | 2,5 | 14,4 |
fréquenté l'école | l'école | Fém : 32,6 | 12,5 | 42,0 |
Couverture vaccinale
Indicateurs | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 |
A14 Taux d'abandon pour le DTC | Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois qui ont eu recours aux vaccinations de DTC1 et qui ne sont pas revenus pour le vaccin DTC3 avant le premier anniversaire | 40 ,8 |
A15 Taux d'abandon global BCG· VAR | Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois vaccinés contre la tuberculose et qui ne sont pas revenus pour les vaccinations contre la rougeole avant le premier anniversaire | 23,6 |
A16 Taux d'abandon global DTC1- VAR | Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois qui ont eu re'cours aux vaccinations de DTC1 et qui ne sont pas revenus pour les vaccinations contre la rougeole avant le premier anniversaire | 16,5 |
A17 Couverture vaccinale VPO Phase 1 JNV 2000 dans la tranche d'âge de O à 11 mois | Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu une dose de vaccin contre la poliomyélite pendant la première phase des JNV 2000 . | 65,8 |
A18 Couverture vaccinale VPO Phase 2 JNV 2000 dans la tranche d'âge de O à 11 mois | Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu une dose de vaccin contre la poliomyélite pendant la deuxième ohase des JNV 2000. | 65,7 |
A19 Couverture vaccinale VPO Phase 3 JNV 2000 dans la tranche d'âge de O à 11 mois | Proportion (%) d'enfants âgés de 12 à 23 mois ayant reçu une dose de vaccin contre la poliomyélite pendant la troisième ohase des JNV 2000. | 65,1 |
Indicateurs M ICS2 l 191
Santé
Indicateurs | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | ||
A20 Prévalence des Infections Respiratoires Aiguës (IRA) | Proportion (%) d'enfants de moins de 5 ans qui avaient des IRA au cours des 15 jours précédant l'enquête | Pays | Urbain | Rural |
Tot : 10,7 Masc: 10,9 Fém : 10,4 | 8,2 - - | 11,8 - - | ||
A21 Prévalence de la fièvre | Proportion (%) d'enfants âgés de 0-59 mois qui ont souffert de la fièvre au cours des 15 jours précédant l'enquête | Tot : 41,1 Masc: 41,0 Fém : 41,3 | ||
A22 Taux de transfusion sanguine chez les enfants malades | Proportion (%) d'enfants de 0-59 mois qui ont été malades et transfusés | 2,0 | 2,4 | 1,8 |
A23 Taux d'automédication pour les soins des enfants ayant souffert des IRA et/ou du Paludisme | Proportion (%) d'enfants de 0-59 mois ayant souffert des IRA et/ou du paludisme qui n'ont pas été emmenés dans une structure médicale pour les soins | 20,7 | 16,2 | 22,6 |
A24 Taux de recours aux tradi- praticiens pour les soins des IRA et/ou du Paludisme | Proportion (%) d'enfants de 0-59 mois qui ont souffert des IRA et/ou du paludisme et qui ont été emmenés chez un guérisseur traditionnel oour les soins | 2,7 | 0,9 | 3,5 |
A25 Taux de supplémentation en vitamine A chez les enfants (au cours des 12 derniers mois) | Proportion (%) d'enfants âgés de 6-59 mois ayant reçu un supplément d'une dose de vitamine A au cours des 12 derniers mois. | 54,5 | 66,0 | 48,9 |
Nutrition et sécurité alimentaire
Indicateurs | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | ||
A26 Indice de masse corporelle des mères non enceintes |
- légère (17$P/T2<18,5) pondérale (P/T2 > 25) - modérée (30c,;P/T2<40) - Léaère (25c,P/T2<30) | Pays | Urbain | Rural |
S : 2,4 | 1,7 | 2,7 | ||
M : 3,7 | 2,4 | 4,2 | ||
L : 11,2 | 9,1 | 12,3 | ||
S : 0,2 | 0,3 | 0,2 | ||
M : 1,9 | 4,5 | 0,7 | ||
L : 7,6 | 12,6 | 5,3 | ||
A27 Disponibilité du sel dans les ménaaes | Proportion (%) de ménages disposant du sel de cuisine | 83,0 | 79,3 | 84,5 |
A28 Disponibilité des réserves alimentaires | Proportion (%) de ménages disposant des réserves alimentaires (stock de vivres, champ de produits vivriers ou argent destiné à l'alimentation) | 66,0 | 43,6 | 75,6 |
A29 Nombre de repas par jour | Proportion (%) de ménages qui consomment | |||
un, deux , trois repas ou plus par jour | 1 26,8 | 38,0 | 22,0 | |
2 58,8 | 52,5 | 61,5 | ||
3&+ 12,0 | 7,8 | 13,8 | ||
Nombre moyen de repas consommé par | ||||
ménage et par jour | 1,8 | 1,7 | 1,9 | |
192 j Indicateurs M ICS2
Santé de la reproduction
Indicateurs | Description de l'indicateur | Valeur de l'indicateur selon MICS2 | |||
A30 Rapports sexuels avec des partenaires occasionnels | Proportion (%) de femmes ayant eu des rapports sexuels avec une personne autre que leur conjoint ou leur partenaire régulier | Pays | Urbain | Rural | |
11,3 | 9,0 | 12,4 | |||
A31 Taux d'utilisation du préservatif par les femmes sexuellement actives ayant plusieurs partenaires | Proportion (%) de femmes avec plusieurs partenaires qui ont utilisé le préservatif lors du dernier rapport sexuel | 12,7 | 26,2 | 8,0 | |
A32 Nombre de partenaires sexuels des femmes | Nombre moyen de partenaires sexuels par femme | 1,7 | . | . | |
avec plusieurs | |||||
partenaires | Proportion (%) de femmes ayant eu au moins | 1 : 52,4 | 58,3 | 50,3 | |
un rapport sexuel occasionnel selon le nombre | 2 : 24,7 | 23,1 | 25,2 | ||
de oartenaires | 3et+: 22,9 | 18,6 | 24,4 | ||
A33 Utilisation du préservatif | Proportion de femmes de 15-49 ans qui utilisent ou dont le partenaire utiliSê le oréservatif | 2,3 | 3,9 | 1,7 | |
A34 Age au premier rapport sexuel | Ages moyens au premier rapport _sexuel | 16,1 | 16 5 | 15,9 | |
A35 Age au premier mariage | Ages moyens au premier mariage | Masc :26,0 | 28,7 | 24,9 | |
Fém : 21,0 | 23,0 | 20,1 | |||
Indicateurs M ICS2 l 193
194 I Indicateurs MICS2
ANNEXES
2
QUESTIONNAIRE DE L'ENQUETE
01. N° DU POOL /_/_/ 02. N° ECHANTILLON /_/_/_/ 03. N° D'ENQUETE /_/_/
04. N ° DU SITE : ... ......... .... .............................................................. | I_I_J_I |
05. STRATE (MILIEU DE RESIDENCE): ................................................ | !_! |
06. PROVINCE : . .............................................................................. | !_!_/ |
07. DISTR ICT/VILLE/CITE : .... ....... .... ............................................. . . . | !_/_/ |
08. TERR ITOIRE/COMMU NE : .. . ......................................................... | /_!_/ |
09. SECTEUR/COLLECTIVITE : . ......................................................... | /_/_/ |
1O. VILLAGE .............. . ............................................ . ..... ................. | !_!_/ |
1 1 . QUARTIER : ························ ··············································:..······ | /_/_/ |
1 2. N° DU MENAGE DANS LE SITE : ... . ............................................... | !_!_/ |
1 3. R UE : . . .................. . ........ ... ..... N° ........ ........... COTE : G /_/ D l_! | |
14. N OMBRE DE MÉNAGES DA NS UH/PARCELLE : /_/_/ | |
1 5. N ° D'ORDRE DU MENAGE DA NS LA PARCELLE : /_/_/ |
N° IDENTIFICATION MENAGE :
(Réservé au Secrétariat Technique)
DATE INTERVIEW : /_/_ / /
18. RESULTAT DE L'I NTERVIEW | I NTERVENANTS |
REMPLI 1 | |
REFUSE 2 | TITRE NOM CODE DATE |
PAS A LA MAISON 3 . | |
U H NON RETROUVÉE OU DETRUITE 4 | 23. ENQUETEUR : . ............. /_/_/_/ /_/_/ _, |
PARTIELLEMENT REMPLI 5 | |
1 9. NOM BRE DE FEMMES DE 15-49 ANS /_/_/ | 24 . SUPERV ISEUR : ......................... /_!_! / |
20. NBRE DE QUESTION NAIRES FEMMES | |
ENTIEREMENT REMPLIS : . ........... /_/_/ | 25 . VERIFICATEUR : . ....................... /_/_/ _,/ |
21. NOMBRE D'ENFA NTS | |
DE MOI NS DE 5 A NS : . . ......... . . ... ... /_/_/ | 26 . AGENT SAISIE 1 ............... /_/_/ /_/_/ _,/ |
22. NBRE DE QUESTION NAJRES ENFANTS | |
ENTIEREMENT REMPLIS : ....... . . ... / / / | 27. AGENT SAISIE 2 ............... / / / / / / |
Questionnaire de l' enquête I I 95
MODULE I : HABITAT, EAU, ASSAINISSEMENT DU MILIEU, IODATION DU SEL
(Module à administrer après la feuille d'enregistrement des membres du ménage)
HABITAT
01. Il y a combien de pièces à usage d'habitation dans votre logement ? | / / / |
02. Il v a combien de chambres à coucher dans votre logement ? | / / / |
03. De quel type de matériau le sol de votre logement est-il fait ? l= Bois/Carrelage ; 2= Planche/Ciment ; 3= Terre battue/Paille ; 8= Autre (à présicer) | /_} |
04. De quel type de matériau la toiture de votre logement est-elle faite ? I = Dalle en béton ; 2= Ardoise; 3= Etemit ; 4= Tuile; 5= Tôle galvanisée; 6= Tôle de récupération; 7= Chaume/Paille; 8= Autre (à préciser) : ............................ . ...... | !_! |
05. Avec quels matériaux les murs de votre logement ont-ils été construits ? l= Béton armé ; 2= Blocs de ciment ; 3= Brique cuites ; 4= Briques adobe ; 5= Murs en pisé ; 6= Planche/Bois ; 7= Paille/Feuille ; 8= Autre (à préciser) : ...................................... | /_} |
06. Quel est votre statut d'occupation de l'actuel logement ? 1= Propriétaire ; 2= Logé par un parent/ami ; 3= Locataire ; 4= Logé par l'employeur ; 5= Garde-chantier ; 6= Sous-logé ; 7=Autre (à préciser) ................................... ....... | /_) |
07. Possédez-vous les biens énumérés ci-dessous : Oui = 1 ; Non = 2 a. Réchaud électrique (U) ......................... . ...................... b. Cuisinière (U) . .................................... ..................... C. Frigo (U) ............................... ................................. d. Congélateur (U) .................................................. .. .... e. Chaîne musicale (U) ..................................... .............. f. Télévision (U) ..................................................... ..... g. Magnétoscope (Vidéo) (U) ........................................... h. Ventilateur (U) . . ........... .......... ................... . ....... .. . .... i. Climatiseur (U) ......................................... ................ j. Ordinateur (U) ............................................. ............ k. Téléphone (portable) (U) ........... .................................. 1. Camion Noiture (U/R) .............................. .................. m. Radio ordinaire (U/R) ........................................ : ........ n. Radio cassette (U/R) .................................................. o. Moto ( R ) .... ....................................... .................... p. Vélo ( R ) ............................................................... q. Machine à coudre ( R ) ............................................... r. Pirogue/Hors-bord ( R ) ................................... ........... S. Réchaud à pétrole ( R ) ............................................ :... t. Lampe coleman ( R ) .................................................. u. Têtes de bétail (gros élevage) ( R ) .................................. V. Chaises en bois ( R ) ................................................... W. Tables en bois ( R ) ................................................... X. Panneau solaire/Groupe électronique ( R ) ......................... y. Champ de cultures industrielles (café, cacao, thé, urena) ( R ) . | /_} /_} /_} /_} /_) /_} /_} !_! /_} /_} /_) /_) /_} /_} /_} /_) /_} /_} /_} /_} /_} /_} /_} /_} / / |
EAU DE BOISSON
08. Quelle est la source principale d 'eau à boire pour les membres de votre ménage ? 01= Eau de robinet dans le logement ; 02= Eau de robinet dans la cour/parcelle ; 03= Borne fontaine ; 04= Puits à pompe ; 05= Puits protégé ; 06= Source aménagée ; 07= Eau de pl uie/citerne ; 08= Eau en bouteille (eau minérale) ; 09= Puits non protégé ; 10= Source non aménagée ; 11= Mare, ruisseau ou fleuve ; 12= Camion citerne, vendeur d'eau ; 1 3= Eau de robinet dans la parcelle voisine ; 14= Autre (à préciser) ..................................... .. ; 99 = Pas de réponse ou NSP. | /_/ _! |
09. Combien de temps faut-il pour aller puiser cette eau et revenir ? Nombre de min utes : .....; 888 = Eau sur place ; 999= NSP | /_/_/_/ |
10. A q uelle distance se trouve cette source principale d'eau à boire ? I = dans le logement/dans la parcelle ; 2= à moins de 100 m ; 3= entre 100 et 500 m ; 4= entre 500 et 1km ; 5= pl us de 1km ; 9= NSP | /_/ |
196 I Questionnaire de /'enquête
ASSAINISSEMENT DU MILIEU
1 1 . Quel type de toilettes util isez-vous dans votre ménage ? I = Latri nes avec chasse d'eau reliées aux égouts publics ou avec fosse septique ; 2= Latri nes à évacuation ; 3= Latrines améliorées à ventilation (VIP) ; 4= Latrines traditionnelles couvertes; 5= Latrines traditionnelles non couvertes ; 6=Trou ouvert ; 7= Autre (à préciser) . . ....... . .................... 8= Pas de toilettes ou brousse ou champ. Q Q. 13 | /_/ |
1 1 2. Est-ce que ces toi lettes se trouvent dans votre logement, votre cour ou votre parcelle ? I = Oui , dans logement ; 2= Oui, dans la cou r/parcelle ; 3=Non, en dehors de la cour/parcelle ; | / / |
13. Que faites-vous avec les selles des petits enfants (0-3 ans) quand ils n'utilisent pas les toilettes i ou les latrines ? I = ils uti lisent toujours les toi lettes/latrines ; 2= les selles sont jetées dans les toilettes/latri nes ; 3= les selles sont jetées en dehors de la cour ; 4= les selles sont enterrées dans la cour ; 5= les selles ne sont pas jetées, elles restent par terre ; 6= Autre (à préciser) ..................... ; 1 8= Pas de petits enfants dans le ménaœ | /_/ |
14. Comment le ménage se débarrasse-t-i l des eaux usées ? 1 1 = Evacuation par les égouts ; 2= Caniveaux d'eaux pl uviales ; 3= Puits perdu ; ! 4= Trou dans la parcelle ; 5= Trou dans la rue ; 6= A la volée dans la rue ; ' 7= A la volée dans la parcelle ; 8= Autre (à préciser) : ......................... | !_! |
15. Comment le ménage se débarrasse-t-il des ordures ménagères ? I = Service organisé privé ou public ; 2= Incinération ; 3= Enfouissement ; 4= Voie publique ; '' 5= Cours d'eau ; 6= Dépotoi r sauvage ; 7= Compost ou fumier ; 8= Autre (à préciser) | !_! ·············· |
IODAT/ON DU SEL DE CUISINE
16. Degré d ïodation du sel de cuisi ne
I = Non iodé O PPM (pas de couleur) ; 2= Moins de 15 PPM (couleur faible) ;
3= 15 PPM ou pl us (couleur vive foncée) ; 8= Pas de sel à la maison ; 9= Sel non testé .
SECURITE ALIMENTAIRE
!_!
17. Disposez-vous d' u n stock de vi vres, d'un champ de produ its vivriers ou de l'argent disponibles pour vous nourrir ? != Oui ; 2= Non | / | / | ||
1 8. Si oui, pour combien de temps ? 1 = le prochain mois 2= la semaine prochai ne ! 3= les 3 prochai ns jours | /_/ | |||
19. Combien de repas consommez-vous par jour habituellement ? Nombre de repas nar iour ; 8 = moins d'un reoas nar iour | / | / | ||
. 20. Avez-vous bénéficié de l'encadrement d 'un agent de développement au cours des 6 derniers 1 moi.s ?. l = Oui ; 2=Non ; 9= NSP Si 2 ou 9, 0.22 | /_/ | |||
, 21 . Si Oui , dans quel domaine ? 1= Agriculture ; 2= Maraîchage ; 3= Elevage ; 4= Pisciculture ; 5= Transformation alimentaire ; 6= Nutri tion ; 7= Autre (à oréciser) ..................... | 1 2 3 | 4 5 6 | 7 | |
EVENEM ENTS DES 12 DERNIERS MOIS
'i 22. Combien de naissances vivantes sont survenues dans votre ménage au cours des 12 derniers mois (c'est-à-dire entre mai 2000 et avri l 2001 ) ? Nombre de naissances vi vantes .......................... ..... | / / |
23. Avez-vou s connu des cas de décès de femmes âgées de 15 à 49 ans, membres de votre ménage, au cours des 12 derniers mois (c'est-à-dire entre mai 2000 et avril 2001) ? 1 Oui = l . Non = 2 Q Q. 25 | !_! |
| !_! !_/ I / |
TAILLE DU M ENAGE
25. Nombre total de person nes habitant le ménage
( Véri iez la ré 1011se ar ra J Jort à la euille d'enre istremenf du ména e)
!_!_!
Questionnaire de l'enquête j 197
MODULE II :FEUILLE D'ENREGISTREMENT DES MEMBRES DU MENAGE
No. de Site No. de ména e
PREMIEREMENT, S'ILVOUS PLAIT, DITES-MOI LE NOM DE CHAQUE PERSONNE QUI VIT HABITUELLEMENT ICI, EN COMMENCANT PAR LE CHEF DE MENAGE (Voir la défi11ition du mé11age dans le manuel d 'instructions aux
enquêteurs). Enregistrez le premier nom à la ligne 01. Ensuite posez la question : Y A-T-IL D'AUTRES PERSONNES QUI VIVENT ICI, MEME SI ELLES NE SONT PAS ACTUELLEMENT A LA MAISON? (CELLES-Cl PEUVENT COMPRENDRE LES ENFANTS A L'ECOLE OU AU TRAVAIL). Si oui, complétez la liste. Puis, posez et enregistrez les réponses aux questio11s comme précisé dans les Instructions aux Enquêteurs. Ajoutez unefeuille com léme11taire s'il n ' a as assez d'es ace sur cette a e. Cochez ici si vous utilisez une euille su lémentaire
1. 2. 3. 4. S. 6. 7. | ||||||||||||||
No. | Nom | SEXE | DATE DE | AGE | LIEN DE PARENTE | ACTIVITE | ||||||||
De | NAISSANCE | 01 Chef de ménage | 00 Enfant Bas âge | Si en vie : | EST-CE QUE | Si en vie : | ||||||||
Lig11e | en | 02 Conjoint CM | 01 Enfant non scol | EST-CE | LE PERE | EST-CE | ||||||||
JJ/MM/AA | années | 03 Enfant CM et CCM | 02 Elève/Etudiant | QUE LA | BIOLOGI- | QUE LE | ||||||||
révolues | 04 Enfant CM seul | 03 Travailleur | MERE | QUE DI! | PERE | |||||||||
!.MAS | ou au | 05 Enfant CCM seule | salarié | BIOLOGI- | (nom) EST | BIOLOGI- | ||||||||
DERNIER | 06 Père/Mère CM | 04 Travailleur | QUE DE | TOU-JOURS | QUE DI! | |||||||||
2.FEM | AN- | 07 Père/Mère CCM | non salarié | DE CET ENFANT? | (nom)VIT | EN VIE ? | (nom) VIT | |||||||
NIVERSA | 08 Petit fils/Fille | 05 Travailleur | Inscrivez le no. | DANS CE | DANS Cl! | |||||||||
IRE | 09 Autre parent CM | agricole | de ligne de t. | MENAGE? | 1Otn | MENAGI!? | ||||||||
10 Autre parent CCM 06 Retraité mère ou de t. 2 NON 2 NON | ||||||||||||||
11 Sans lien de parenté | 07 Ménagère | personne en | Q.13 | 1 Otn | Q.16 | 1Otn | ||||||||
12 Belle-fille/Beau-fils | 08 Chômeur | cluirge de l'enf•nt | 2 NON | 9nsp | 2 NON | |||||||||
13 Autre (à préci ser) 09 Inactif Q.1, 10 NSP/Sans ré . | ||||||||||||||
M | F | Code | C | ODE | ||||||||||
01 | 1 | 2 | _/_/_ | l_f_l | !_!_/ | /_J_J | 1 2 9 | |||||||
02 | 1 | 2 | _!_!_ | l_f_l | /_J_J | I_I_J | 1 2 9 | 2 | 1 2 9 | |||||
03 | 1 | 2 | _!_j _ | !_!_! | I_I_J | l_f_l | 1 2 9 | 2 | 1 2 9 | |||||
04 | 1 | 2 | _/_!_ | /_J_J | /_J_j | /_j_J | 1 2 9 | 2 | 1 2 9 | |||||
05 | 1 | 2 | _!_!_ | /_J_J | /_J_J | /_J_J | 1 2 9 | 2 | 1 2 9 | |||||
06 | 1 | 2 | _/_/_ | /_J_J | /_J_J | /_J_J | 1 2 9 | 2 | 1 2 9 | |||||
07 | 1 | 2 | _/_!_ | /_J_j | /_j_j | !_l_f | 1 2 9 | 2 | 1 2 9 | |||||
08 | 1 | 2 | _!_!_ | /_J_j | I_I_J | I_J_I | 1 2 9 | 2 | l 2 9 | |||||
09 | 1 | 2 | _!_!_ | l_f_l | /_J_j | /_J_J | 1 2 9 | 2 | 1 2 9 | |||||
10 | 1 | 2 | -'-'- | /_J_J | /_J_J | /_J_j | 1 2 9 | 2 | 1 2 9 | |||||
11 | 1 | 2 | _!_!_ | !_I_J | /_!_! | /_J_J | 1 2 9 | 2 | 1 2 9 | |||||
12 | 1 | i | _!_!_ | I_I_J | /_j_J | !_f_l | 1 2 9 | 2 | l 2 9 | |||||
13 | 1 | 2 | _j _j _ | l_f_l | /_J_j | /_J_J | 1 2 9 | 2 | l 2 9 | |||||
14 | 1 | 2 | -'-'- | I_I_J | I_J_I | l_/_j | 1 2 9 | 2 | l 2 9 | |||||
15 | 1 | 2 | -'-'- l_f_l | !_!_/ | I_I_J | 1 2 9 | 2 | l 2 9 | ||||||
MODULE II :FEUILLE D'ENREGISTREMENT DES MEMBRES DU MENAGE (SUITE)
Pour toutes les personnes âgées de moins de 15 ans
Pour toutes les personnes Pour toutes les personnes âgées de 15 ans ou plus â ées de 5 ans ou lus
15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24.
Quel est le plus haut
N" de (Nom) Si Oui, de Quelle en est la cause ? (Nom) a-t- niveau atteint et la (Nom) peut- Etat matrimonial Combien avez- Combien ligne présente+ quelle nature il/elle dernière classe achevée il/elle lire et vous des soeurs de pamù ces
il/elle une est-elle ? 1 Polio jamais avec succès ? comprendre 0 Union libre même mère que soeurs ayant
incapacité 2 Injection fréquenté Niveau une lettre ou 1 Marié (e) monogame vous vivant dans atteint l'âge physique ou 1 Motrice 3 Accident / l'école ? 0 Préscolaire un journal ? 2. Marié (e) polygame ce ménage ou de 15 ans ou mentale ? (membres) Traumatisme 1 Primaine 1 Facilement 3 Veuf (ve) ailleurs qui ont plus sont en
2 Mentale 4 Konzo 1 Oui 2 Secondaire 2 4 Divorcé(e) atteint l'âge de 15 vie
1 Oui (retard, idiotie) 5 Gangrène 2 NON 3 Programme non formel Difficilement 5 Séparée (e) ans ou plus, y aujourd'hui ? 2 Non 3 Visuelle 6 Mauvais sort qQ.21 4 Universitaire 3 Pas du tout 6 Jamais marié (e) / compris celles qui
qQ.19 4 Auditive/ 7 Accident à l' 5 Post-Universitaire 9 NSP Célibataire sont décédées ? verbale accouchement 9 NSP
5 Autre (à 8 Cause congénitale Classe .... Si O Q Module 3
préciser) 9 Autre (à préciser) 8 SO (Sans objet)
9 NSP
0 N Niveau Classe Nombre Nombre
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | /_J_j | l_l_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_f | !_/_/ | /_j_/ | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | I_I_J | / _J_/ | I_I_I | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | /_j_j | /_j_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | I_J_I | l_/_j | l_/_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | I_J_I | /_J_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | /_j_/ | /_j_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_J_j | / _J_J | /_j_J | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | /_j_/ | /_j_/ | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | I_J_I | /_j_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | f_j_/ | /_j_j | ||
1 | 2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | /_j_l | f_J_I | |
2 | 3 | 4 | 5 6 | !_!_/ | / _J_j | !_I_J | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | !_!_! | /_j_J | /_J_I |
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | /_J_j | l_l_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_f | !_/_/ | /_j_/ | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | I_I_J | / _J_/ | I_I_I | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | /_j_j | /_j_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | I_J_I | l_/_j | l_/_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | I_J_I | /_J_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | /_j_/ | /_j_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_J_j | / _J_J | /_j_J | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | /_j_/ | /_j_/ | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | I_J_I | /_j_j | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | f_j_/ | /_j_j | ||
1 | 2 | 3 | 4 | 5 6 | /_j_j | /_j_l | f_J_I | |
2 | 3 | 4 | 5 6 | !_!_/ | / _J_j | !_I_J | ||
2 | 3 | 4 | 5 6 | !_!_! | /_j_J | /_J_I |
1 2 '-' I_J_I !_!_!
1 2 /_j
1 2 !_/
1 2 /_/
1 2 '-'
1 2 !_/
1 2 /_j
1 2 I_I
1 2 '-'
1 2 '-'
l::
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K) 1 2 /_j
5· 1 2 /_j
5· 1 2 /_j
"'"''
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26.
Combien pamù ces soeurs décédées, sont mortes lorsqu'elles étaient enceintes, ou durant l'accouchement, ou durant la période de 6 semaines suivant l'issue de la grossesse ?
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1 2 I_I
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- 1 2 /_j
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''°°
Tableau récapulatif
Catégorie | Femmes 1 5-49 | Enfants 0-23 mois | Enfants 12-23 mois | Enfants 0-59 mois | Enfants 6-59 mois | Enfants 5-17 ans |
Nombre | ||||||
Questionnaires achevés |
· '.:.,:· ,,.,. - ,,.·,;,:" " ,. " ,:::·i1#)1 ' ,P. " Si l 'i11rerview <1 lieu emre deux a1111ées scolaires. utilisez des expressio11.1· alrematives qui se trouvent dans l'Annexe /. | ; | ||||||||||||||||||||||
Pour les enfants âeés de 5 à | 17 ans révolus | ||||||||||||||||||||||
1. No L I G N E | Nom de l'enfant | 2. ( Nom) fréquen te-t- il/elle l'école actuel- lement?
QQ.5 | 3. Au cours de cette année scolaire , (110111 ) a-t- il/elle fréquen té l'école ? 1 oui QQ,5 2 NON | 4. Si non, pourquoi (nom) ne fréquente- t-il/elle pas ? 0 A terminé
QQ.7 | S . Depuis le (jour de la semaine ) dernier, combien de jours (nom) est-il/elle allé/e à l 'école ? Enregistrez le nombre de jours dans /' espace ci- dessous en prenant en compte les congés lfïciels. | 6. A quel niveau et dans quelle classe (nom) est/était-il/elle ? Niveau : 0 jardin d'enfants l primaire
9 nsp Classe : 8 SO (Sans objet) 9 nsp | 7. ( Nom) a+il/elle fréquenté l'école l'année derniêre ?
Mod. 4 9 nsp Mod. 4 | 8. A quel niveau et dans quelle classe (nom) était-il/elle l'année dernière ? Niveau : 0 jardin d'enfants 1 primaire
9 nsp Classe : 8 SO (Sans objet) 9 nsp | |||||||||||||||
01 | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | !_/ | 0 1 2 3 9 ; | I_/ | 1 | 2 | 9 | 0 1 2 3 9 : : | /_/ | ||
02 | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | I_I | 0 1 2 3 9 : | /_/ | 1 | 2 | 9 | : 0 1 2 3 9 | /_I | ||
03 | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | /_/ | 0 1 2 3 9 ; | I_I | 1 | 2 | 9 | 0 1 2 3 9 | !_/ | ||
04 | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | I_I | 0 1 2 3 9 : | /_/ | 1 | 2 | 9 | 0 1 2 3 9 : | /_/ | ||
05 | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | /_I | 0 1 2 3 9 : : | /_/ | 1 | 2 | 9 | 0 1 2 3 9 : : | I_/ | ||
06 | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | /_/ | 0 1 2 3 9 | /_/ | 1 | 2 | 9 | 0 1 2 3 9 | /_/ | ||
07 | J | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | /_/ | 0 1 2 3 9 | I_/ | J | 2 | 9 | 0 J 2 3 9 : : | /_/ | ||
08 | 1 | 2 | J | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | /_/ | 0 J 2 3 9 : | /_/ | 1 | 2 | 9 | 0 1 2 3 9 | I_/ | ||
09 | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | /_/ | : 0 J 2 3 9 : | I_I | 1 | 2 | 9 | 0 1 2 3 9 : | /_/ | ||
10 | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | !_/ | 0 1 2 3 9 : | !_/ | 1 | 2 | 9 | 0 1 2 3 9 | I_I | ||
I l | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | /_/ | 0 J 2 3 9 : | I_I | 1 | 2 | 9 | 0 1 2 3 9 | /_/ | ||
1 2 | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | !_/ | 0 1 2 3 9 | I_I | 1 | 2 | 9 | 0 1 2 3 9 : | I_/ | ||
13 | J | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | /_/ | 0 J 2 3 9 | /_I | J | 2 | 9 | 0 1 2 3 9 : | /_/ | ||
14 | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | !_/ | : 0 1 2 3 9 | /_/ | 1 | 2 | 9 | : 0 1 2 3 9 | /_/ | ||
15 | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | /_/ | 0 1 2 3 9 | I_/ | J | 2 | 9 | : 0 1 2 3 9 | /_/ | ||
2001 Questionnaire de l 'enquête
!lftllJ(lllllltîÏ&>ît -'f Jlj!JiBIJ Le module suivant s'adresse à la personne en charge de ménage. Enregistrez le n uméro de la ligne pour chaq ue ména2e . | ru, ·;w"" ,,v,,·';I ' ;',:, . chaq ue enfant âgé de 5 à 17 ans révol us qui vit dans le enfant éligible à partir de la feuille d'enregistrement du | |||||||
1. No. de ligne de l 'enfant | !_!_/ | !_!_! | !_!_! | !_!_/ | !_!_! | !_!_/ | !_!_! | |
2 . Nom de l'enfant | --- | --- | --- | --- | --- | --- | --- | |
3. Depuis le (jour de la semaine) dernier, (nom) avait-il/elle fait u n travail quelconque pour q uelqu·u n qui n 'est pas mem bre de ce mén age ? Si oui pour être payé ? 1 =Oui , pour être payé (espèces ou nature) : 2 =0u i. pour ne pas être non pay é : 3=Non QQ.8 : 9= NSP QQ.8 | !_/ | !_! | !_! | !_/ | !_! | !_/ | !_! | |
4. Si oui , q uel ty pe de travail a-t.-il /elle exerce 1=Trava ux de champ : 2 =Travau x ménagers/ domestiques ; 3=Petits métiers/services : 4= Petit com merce: 5= Tai lle ou .:asse de pierres/S able ; 6=Creu sage de pierres précieuse s : 7=Gardc d 'enfants : 8=Jardinage 9=Autre (à préciser) | ! / | !_! | !_! | !_/ | !_! | !_! | !_! | |
5. Depui s (jour) de la semai ne passée, pendant com bien de jour (nom ) a-t-il trav aille pour u uelqu 'u n uui n 'est oas mem bre de ce ménage ? | / / / | / / / | / / / | / / / | / / / | / / / | / / / | |
6. Com bi en d'heures (nom) trav aille-t-il/elle par iou r ·7 | / / / | / / / | / / / | / / / | / / / | !_ / / | / / / | |
7. Depuis le ( jour de la semaine) dernier. environ com bien d'heures a-t-il /elle travaille pour quelqu 'u n qui n 'est pas u n mem bre du m énage ? (Si plu s d'u n travail, additionnez toutes l es heures de trav ai l effectuées. I n scrivez l a réponse . | /_/_/ | !_!_/ | !_!_/ | !_!_/ | !_!_! | !_!_! | ! !_/ | |
8.Depui s ( mois actuel) de l 'année passée. ( 11 0111 ) avait-il/elle fait un travail q uel conque pour q uelqu 'u n qu i n 'est pas u n membre de ce ménage ? Si oui : pour être payé ? l = oui. pour être payé ( espèce ou n ature) ; 2= ou i , pour ne pas être n on pay é: 3= non : 9= NSP | / / | ! / | /_/ | !_! | !_/ | !_! | !_! | |
9. A u cours de l a semaine dernière ( nom) avait-il/ elle aidé au x trav aux de ce ménage? Par exempl e : fa ire l a cuisine. faire des cou rses, nettoyer, laver l es vêtements. chercher de l 'eau, ou garder l es enfants ? I = oui 2= non c:::> Q. l l | !_/ | ! / | !_/ | !_/ | !_! | !__! | ! ! | |
1 O. Si oui : depu i s le (jour de la semaine ) derni ère, environ combien d'heures avait-i l elle passé en faisant ces travaux ménagers 7 | !_!_/ | !__/_! | !_!_/ | !_!_/ | !_!_/ | !_!_/ | !_!_/ | |
1 1 . Au cours de l a sema i ne derni ère, (nom) avait- il/elle fait d'autres travau x pour la famille (dans u n e ferme ou dan s l es aff ai res ? l =oui 2=non c::> enfant suivant ou m od ule sui vant | !_/ | /-/ | !_ / | !_! | !_/ | !_/ | !_/ | |
1 2. Si oui : depu i s le (jour de la semaine) dernière, env iron combi en d 'heu res av ait-i l/elle fait ce travai l ? | !_!_! | !_/_! | /_/_/ | !_!_ / | !_!_! | ! !_/ | !_!_/ | |
1 3. A u cou rs de la semai ne derni ère, ( nom ) avait- il/elle fai t u n trava il rém unéré qu elconqu e pour son propre com pte ? 1 =ou i ; 2=non c::> enfant suivant | /--/ | / / | !_ / | !_/ | !_/ | !_/ | !_/ | |
1 14. Si Oui. quel t y pe de travail ? 01= Cirage de ch aussures ; 02= V ente ambul atoi re ; 03= Lav age des alltos ; 04= Manutention ; 05= « Ch argeu r » : 06= Travaux agricoles ; 07= Exploitation de pierres préci euses ; 08= Quado ; 09= Coiffure/tresse de cheveux ; 10= Arti sanat ; 1 1 = Aut re : ....... ...................... 99= NSP | /_!_/ | !_!_/ | /_!_! | !_!_! | !_!_! | !_!_! | !_!_! | |
1 | ||||||||
1 5. Si oui : depuis le (jour de la semaine) dernier, | ||||||||
environ combien d'heures avait-il/elle consacré à ce travail '1 | !_!_/ | 1 1 1 | / / / -- | !_!_! | !_!_! | !_!_! | !_!_! | !_!_! |
!lftllJ(lllllltîÏ&>ît -'f Jlj!JiBIJ Le module suivant s'adresse à la personne en charge de ménage. Enregistrez le n uméro de la ligne pour chaq ue ména2e . | ru, ·;w"" ,,v,,·';I ' ;',:, . chaq ue enfant âgé de 5 à 17 ans révol us qui vit dans le enfant éligible à partir de la feuille d'enregistrement du | |||||||
1. No. de ligne de l 'enfant | !_!_/ | !_!_! | !_!_! | !_!_/ | !_!_! | !_!_/ | !_!_! | |
2 . Nom de l'enfant | --- | --- | --- | --- | --- | --- | --- | |
3. Depuis le (jour de la semaine) dernier, (nom) avait-il/elle fait u n travail quelconque pour q uelqu·u n qui n 'est pas mem bre de ce mén age ? Si oui pour être payé ? 1 =Oui , pour être payé (espèces ou nature) : 2 =0u i. pour ne pas être non pay é : 3=Non QQ.8 : 9= NSP QQ.8 | !_/ | !_! | !_! | !_/ | !_! | !_/ | !_! | |
4. Si oui , q uel ty pe de travail a-t.-il /elle exerce 1=Trava ux de champ : 2 =Travau x ménagers/ domestiques ; 3=Petits métiers/services : 4= Petit com merce: 5= Tai lle ou .:asse de pierres/S able ; 6=Creu sage de pierres précieuse s : 7=Gardc d 'enfants : 8=Jardinage 9=Autre (à préciser) | ! / | !_! | !_! | !_/ | !_! | !_! | !_! | |
5. Depui s (jour) de la semai ne passée, pendant com bien de jour (nom ) a-t-il trav aille pour u uelqu 'u n uui n 'est oas mem bre de ce ménage ? | / / / | / / / | / / / | / / / | / / / | / / / | / / / | |
6. Com bi en d'heures (nom) trav aille-t-il/elle par iou r ·7 | / / / | / / / | / / / | / / / | / / / | !_ / / | / / / | |
7. Depuis le ( jour de la semaine) dernier. environ com bien d'heures a-t-il /elle travaille pour quelqu 'u n qui n 'est pas u n mem bre du m énage ? (Si plu s d'u n travail, additionnez toutes l es heures de trav ai l effectuées. I n scrivez l a réponse . | /_/_/ | !_!_/ | !_!_/ | !_!_/ | !_!_! | !_!_! | ! !_/ | |
8.Depui s ( mois actuel) de l 'année passée. ( 11 0111 ) avait-il/elle fait un travail q uel conque pour q uelqu 'u n qu i n 'est pas u n membre de ce ménage ? Si oui : pour être payé ? l = oui. pour être payé ( espèce ou n ature) ; 2= ou i , pour ne pas être n on pay é: 3= non : 9= NSP | / / | ! / | /_/ | !_! | !_/ | !_! | !_! | |
9. A u cours de l a semaine dernière ( nom) avait-il/ elle aidé au x trav aux de ce ménage? Par exempl e : fa ire l a cuisine. faire des cou rses, nettoyer, laver l es vêtements. chercher de l 'eau, ou garder l es enfants ? I = oui 2= non c:::> Q. l l | !_/ | ! / | !_/ | !_/ | !_! | !__! | ! ! | |
1 O. Si oui : depu i s le (jour de la semaine ) derni ère, environ combien d'heures avait-i l elle passé en faisant ces travaux ménagers 7 | !_!_/ | !__/_! | !_!_/ | !_!_/ | !_!_/ | !_!_/ | !_!_/ | |
1 1 . Au cours de l a sema i ne derni ère, (nom) avait- il/elle fait d'autres travau x pour la famille (dans u n e ferme ou dan s l es aff ai res ? l =oui 2=non c::> enfant suivant ou m od ule sui vant | !_/ | /-/ | !_ / | !_! | !_/ | !_/ | !_/ | |
1 2. Si oui : depu i s le (jour de la semaine) dernière, env iron combi en d 'heu res av ait-i l/elle fait ce travai l ? | !_!_! | !_/_! | /_/_/ | !_!_ / | !_!_! | ! !_/ | !_!_/ | |
1 3. A u cou rs de la semai ne derni ère, ( nom ) avait- il/elle fai t u n trava il rém unéré qu elconqu e pour son propre com pte ? 1 =ou i ; 2=non c::> enfant suivant | /--/ | / / | !_ / | !_/ | !_/ | !_/ | !_/ | |
1 14. Si Oui. quel t y pe de travail ? 01= Cirage de ch aussures ; 02= V ente ambul atoi re ; 03= Lav age des alltos ; 04= Manutention ; 05= « Ch argeu r » : 06= Travaux agricoles ; 07= Exploitation de pierres préci euses ; 08= Quado ; 09= Coiffure/tresse de cheveux ; 10= Arti sanat ; 1 1 = Aut re : ....... ...................... 99= NSP | /_!_/ | !_!_/ | /_!_! | !_!_! | !_!_! | !_!_! | !_!_! | |
1 | ||||||||
1 5. Si oui : depuis le (jour de la semaine) dernier, | ||||||||
environ combien d'heures avait-il/elle consacré à ce travail '1 | !_!_/ | 1 1 1 | / / / -- | !_!_! | !_!_! | !_!_! | !_!_! | !_!_! |
-
Questio1111aire de / 'enquête l201
Maintenant, je voudrais vous poser des questions au sujet de vos enfants âgés de 5 à 17 ans qui ont vécu avec vous dans ce ména e endant au moins 6 mois et ui sont artis au cours des 6 derniers mois our vivre ailleurs. | ||||||
No. de l'en ant | 01 | 03 | 04 | 05 | 06 | |
1 . Y a-t-il un enfant de 5 a 1 7 ans qui a vécu avec vous dans ce ménage au moi ns pendant 6 mois et qui est parti au cours des 6 dern iers mois pou r vivre ailleurs ? I = Oui ; 2= Non Module VI | /-'-/ | /_/ | !_! | /_/ | !_! | |
2. Nom de l 'enfant | ||||||
3. (Nom) est-il /elle de sexe masculin ou de sexe 1 féminin ? 1=Mascu l in 2=Fémi nin | /_/ | !_! | /_/ | /_/ | /_/ | |
. 4. Dat de naissance : 1 JOUI' mois année | /_/_/ /_/_/ _!_ | /_/_/ /_/_/ _!_ | /_/_/ !_/__/ / | /_/_/ _/_ /_/_/ | !_/_/ /_/_/ _/_ | |
5. Age actuel en années révol ues | /_/_/ | /_/_/ | !_/_/ | !_!_/ | !_!_! | |
6. Quel lien de parenté y a-t-il entre (Nom) et le chef du ménage ? 01= Enfant du CM et du CCM ; 02 = Enfant du CM seul ; 03= Enfant du CCM seul ; 04= Petit fils/petite fille ; 05= Neveu/Nièce du CM ; 06= Neveu/Nièce du CCM ; 07= Cousin/Cousine du CM ; 08= Cousi n/Cousine du CCM ; 09= Sans lien de parenté ; l Ü= Autre (à préciser) | /_/_/ | /_!_/ | /_/_/ | /_!_/ | !_!_! | |
7. Où vit-i l/elle ?(quel est son lieu de résidence actuel) I = Kinshasa ;2=Ville/cité de la même province: 3= ] Village de la même provi nce ; 4= Autre province ; 5= Autre a s ; 9= NSP | /_/ | /_! | /_/ | /_/ | !_! | |
i 8. Chez qui vit-il/elle, c'est-à-dire quelle est la person ne | ||||||
1 en charge directe de (nom ) 00= Son mari/son concubin ; 01=son Frère/ sa soeur; | /_/_/ | /_/_/ | !_/_/ | !_!_/ | /_/_/ | |
02=son Oncle/sa Tante 03=son Cousin/sa cousine; | ||||||
04=ses grands parents : 05=son Ami(e) ; 06=u ne Maison | ||||||
d'accueil ; 07=dans la rue ; 08= Autre (à préciser) ; | ||||||
09=ses arents biolo i ues; 99=NSP | ||||||
9. Que fait-il/elle '? q uelle acti vi té exerce (nom) à son | ||||||
, lieu de résidence actuel ? 1 =travai 1 : 2=étude; 3= service militaire; 4=se débrouille; 5= Ne fait rien ; 6= Autre (à | /_/ | /_/ | !_! | !_/ | !_! | |
i réciser) ; 9=NSP | ||||||
202 I Questionnaire de l'enquête
QUESTIONNAIRE - FEMME
No. de Site _ _ _ | No. de ména e _ _ _Date de l'en uête _ _ _ | ||
IDENTIFICATION DE LA FEMME | |||
1 . Numéro de ligne (Voir Feuille de ménage) | /_/_/ | !_!_! | !_!_/ |
2. Date de naissance : Jour | /_/_/ | /_/_/ | !_!_/ |
Mois | /_/_/ | /_/_/ | !_!_! |
Année | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ |
/ / / | / / / | / / / | |
Ce questionnaire doit être administré à toutes lesfemmes âgées de 15 à 49 ans révolus. Les questions co11certlent seulemellt les naissances VJVANTES. Suivez les instructions contenues dans le manuel d'lnstructiolls aux En uêteurs. | ||||||
UESTIONS ET MODALITES | Code | Code | Code | Code | Code | |
1 . Maintenant je voudrais vous poser des questions sur toutes les naissances que vous avez eues au cours de votre vie. Avez-vous donné naissance à des enfants? Oui = 1 ; Non = 2 Si 2 MODULE IX (Santé de la Reproduction) Si « NON » insiste::, en demandant : Je veux dire, a un enfant qui a respiré ou crié ou a montré d'autres signes de vie - même s'il/elle n'a survécu ue uel ues minutes ou heures ? | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | |
2a. Quelle était la date de naissance de votre premier enfant ? Je veux dire la toute première fois que vous avez eu une naissance, même si l'enfant n'est plus en vie, ou si l'enfant a un père autre que votre mari actuel. Date de la première naissance Jour ...................... ................................ Mois ..................................................... . Année .................................. ................. NSP date de la première naissance : 999999 SI NSP2B Ou: 2b. Combien d'années depuis la naissance de votre premier enfant ? Années révolues depuis la remière naissance | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | |
/_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | ||
_!_ | _!_ | _!_ | _!_ | _!_ | ||
/_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | ||
3. Avez-vous des fils ou des filles à qui vous avez donné naissance qui vivent actuellement avec VOUS ? Oui = 1 ; Non = 2 Si 2 .5 | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | |
4. Combien de fils vivent avec vous ? | ||||||
Fils à la maison ................................ . | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | |
Combien de filles vivent avec vous ? | ||||||
Filles à la maison ............................... | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | |
5. Avez-vous des fils ou des filles à qui vous avez donné naissance qui sont en vie mais qui ne vivent pas avec vous ? Oui = 1 ; Non = 2 Si 2 .7 | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | |
6. Combien de fils sont en vie mais ne vivent pas avec vous ? Nombre de Fils ailleurs ; NSP= 99 Combien de filles sont en vie mais ne vivent pas avec vous ? Nombre de Fil les ailleurs; NSP = 99 | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | |
/ / | / / / | / / | / | / / | ||
7. Avez-vous donné naissance a un fils ou une fille qui est né(e) vivant(e) mais qui est décédé(e) par la suite ? Oui = 1 ; Non = 2 ; NSP = 9 Si 2 ou 9 .9 | /_/ | ;_) | /_/ | /_/ | /_/ | |
Questionnaire de l'enquête l203
7. Avez-vous donné.naissance a un fils ou une fille qui est né(e) vivant(e) mais qui est décédé(e) par la suite ? Oui = 1 ; Non = 2 ; NSP = 9 Si 2 ou 9 Q.9 | /_/ | !_! | /_/ | /_/ | !_! |
8. Combien de fils sont décédés ? Nombre de Fils décédés ; NSP= 99 Combien de fi Iles sont décédées ? Nombre de Filles décédées ; NSP= 99 | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_!_/ |
/ / / | / / / | / / / | / / / | / / / | |
9. FAITES LA SOMME DE Q. 4, 6, ET 8.T Total .... ... ....... .... ...... ... .......... ........ | / / / | / / / | / / / | / / / | / / / |
10. Juste pour être sûr que j 'ai bien compris, vous avez eu au total ( nombre total) naissances durant votre vie. Est-ce bien exact? Oui c:> Passez à Q.11 Non c:> Vérifiez les réponses et corrigez avant de continuer avec Q.1 1 | |||||
1 1 . Combien de naissances vivantes avez-vous eues au cours des 5 dernières années (c'est-à-dire depuis Mai 1996) ? Nombre . . ....... Si O naissances c:> Module IX (Santé de la Reproduction) | /_/ | /_/ | /_/ | !_! | /_/ |
12. Parmi ces naissances, combien sont encore en vie ? Nombre de survivants ; NSP= 9 | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ |
13. De toutes ces ( nombre total) naissances que vous avez eues, quand avez-vous accouché la dernière fois (même s'il/elle est décédé/e) ? Date de la dernière naissance : Jour Mois Année | !_/_/ | !_!_/ | /_!_/ | !_!_/ | !_!_/ |
!_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | !_/_/ | /_/_/ | |
/ . | / | / | / | / | |
13 a Est-ce que la dernière naissance avait lieu au cours de l'année dernière, c'est à dire, entre mai _ 2000 et al'ri! 2001 ? Oui = l, naissance vivante au cours de la dernière année. Non = 2, pas de naissance vivante au cours de la dernière année. c:} Passez au Module IX « Santé de la Reproduction ». | !_! | /_/ | !_! | /_/ | /_! |
13 b. L'enfant issu de cette dernière naissance est-il en vie ou décédé ? Oui = 1 ; Non = 2 | / / | / / | / / | / / | / / |
204 I Questionnaire de / 'enquête
Ce module s'adresse à toutes lesfemmes qui ont eu une naissance vivante au cours de l'année précédant la date de l'interview( c'est-à-dire entre mai 2000 et avril 2001, que l'enfant soit en vie
OU llOll) .
N° de ligne de la femme !_!_! !_!_/ !_!_! !_!_/ !_!_/
1 . Avez-vous u ne carte ou u n autre document où sont inscrites vos vaccinations ?
Oui (carte vue) = 1
Oui (carte pas vue) = 2 Non = 3
NSP = 9
Si lafemme vous montre la carte. utilisez-la pour vous aider avec les réponses aux questions suivantes.
Quand vous étiez enceinte de votre dernier enfant, avez-vous reçu une injection pour lui éviter le tétanos après la naissance (une piqûre antitétanique, une injection en haut du bras ou à l 'épaule) ?
!_/ /_/ /_/ /_/ /_/
Oui = I /_/ /_/ !_/ /_/ /_/
Non = 2 qQ.4
NSP = 9 qQ.4
SI OUI : Combien de doses de vaccin anti - tétanique (injections antitétaniques) avez-vous reçues au cours de votre dernière grossesse ?
Nombre de doses........................................... ....... /_/ /_/ /_/ /_/ /_/
NSP = 9
ENQUETEUR : Combien de doses VAT ont été enregistrées durant la dernière grossesse à Q.3 ? 0Deux injections VAT ou plus durant la dernière grossesse. c::; PASSEZ AU MODULE VIII.
0Moins de deux injections VAT durant la dernière rossesse. c::; CONTINUEZ AVEC .4
Avez-vous reçu une injection VAT (insister) n'importe quand avant votre dernière grossesse, au cours d'une grossesse précédente ou entre les grossesses ?
Oui = 1 /_/ !_/ /_/ /_/ /_/
Non = 2 qQ.7
NSP = 9 qQ.7
5. Si oui : Combien de doses avez-vous reçu ? Nombre de doses......................................... | !_! | /_/ | /_/ | !_/ | /_f |
6A. Quand avez-vous reçu la dernère dose ? | |||||
Date de la dernière dose | |||||
Mois . ... . . . ..... ...... .... . ....... ... ........ ....... .. . | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ |
Année ................................................................... | /_/_/ | !_!_! | !_!_/ | /_/ _! | /_/_/ |
NSP date ................................9999 NSP 6B Ou : |
|
|
|
|
|
68. depuis combien d'années avez-vous reçu la | |||||
dernière dose ? DUREE EN ANNEES ....... ..... 7. Additionner les réponses à Q.3 et Q.5 pour obtenir le nombre total de doses au cours de la vie Nombre total de doses NSP = 9 | /_/_/ /_/ | /_/_/ /_/ | /_/_/ /_/ | /_/_/ /_/ | !_/_/ !_/ |
Questionnaire de l'enquête l205
Ce module doit être administré à toutes lesfemmes qui ont eu une naissance vivante au cours de l'année précédant la date de l'interview (c'est-à-dire entre mai 2000 et avril 2001). No. de li ne de la femme !_!_! !_!_I !_!_! !_!_/ !_!_/ | |||||
1. Au cours des 8 semaines qui ont suivi la dernière naissance, avez-vous reçu une dose de vitamine A comme celle-ci ? Montrez une capsule de 200,000 IU Oui = 1 ; Non = 2 ; NSP = 9 | /_/ | /_/ | !_! | !_! | /_/ |
2. Avez-vous vu quelqu 'un pour les soins prénatals au sujet de cette grossesse ? Oui =I Non =2 QQ.3 Si oui : Qui avez-vous vu ? Insistez sur le type de personne vue et encerclez toutes les réponses. | !_/ | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ |
Médecin .............................. ........................... ) 1 1 1 | 1 1 | ||||
Infirmier (ère) ............................................... 2 2 2 2 | 2 2 | ||||
Accoucheuse ................................................. 3 3 3 3 | 3 3 | ||||
Accoucheuse traditionnelle .............. .......4 4 4 4 | 4 4 | ||||
Autre (à préciser ) ................................6 6 6 6 | 6 6 | ||||
Personne ........................................ ..0 0 0 0 0 0 | |||||
Insistez sur le type de personne qui a assisté et encerclez toutes les réponses Médecin ......................................................... 1 1 1 1 1 1 Infirmier/ère .......................... ........................ 2 2 2 2 2 2 Accoucheuse ... ............................. . ....3 3 3 3 3 3 Accoucheuse traditionnelle ........................... 4 4 4 4 4 4 Parente/amie .................................................. 5 5 5 5 5 5 Autre (à préciser) 6 6 6 6 6 6 Personne .................................0 0 0 0 0 0 1= Très grandie /_/ /_/ !_! /_/ !_/ 2= Plus grandie que la moyenne 3= Moyen/ne 4= Plus petit/e que la moyenne 5= Très petit/e 9= NSP Oui = I /_/ !_! !_! !_! !_/ Non = 2 Q Module IX NSP = 9 Q Module IX | |||||
Mémoire = 2 | |||||
206 I Questionnaire de l'enquête
No. de li ne de la femme | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | !_!_! |
1 . Etes-vous actuellement mariée ou vivez-vous avec un homme ? Oui = 1 Non. veuve. divorcée, séparée = 2 Non. ·amais mariée = 3 c> • 4 | /_) | !_/ | !_/ | /_/ | /_) |
2. A quel âge vous êtes-vous mariée pour la remière fois ? Age en années révolues .......... | /_/_) | /_)_/ | /_/_) | /_)_/ | /_)_) |
3. Votre mariage a-t-il été enregistré à l'état civil ? Oui = 1 :Non = 2 ; NSP = 9 | /_/ | !_! | /_/ | !_/ | /_) |
Maimenant je vais Fous parler de la planification familiale et votre santé reproductive . C'est 1111 sujet difficile à discuter, mais il est imporfllllt que nous ohteniom cette iiiformation . Bien ellf endu, tous les renseign.emellf s que vousfournissez resteront strictement confidemiels. 4.Avez-vous déjà eu des rapports sexuels ? Oui = 1 : Non = 2 c> Une autre femme 4a. A quel âge avez-vous eu vos premiers rapports sexuels ? Age en années révol ues .................... Ne sait lus = 99 | /_/ | / _! | !_! | /_/ | '-' |
/_/_/ | !_/_/ | !_/_/ | / _!_/ | I /_/ | |
5. Avez-vous eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec une personne autre que votre conjoint ou votre partenaire régulier ? Oui = 1 ; Non = 2 ; Sans réponse = 9 Si 2 ou 9 c> . 8 | /_/ | /_/ | /_/ | !_! | /_) |
6. Avec combien de personnes différentes avez vous eu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois (à part votre conjoint / partenaire réo:ulier) ·1 Nombre de artenaires ; NSP = 99 | /_/_/ | /_/_) | !_!_/ | !_!_/ | /_/_/ |
7. Avez-vous utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel avec une personne (autre que votre con·oi nt ou artenai re ré ulier) ? Oui = 1 : Non = 2 | /_/ | !_! | !_/ | /_/ | /_/ |
8. Etes-vous enceinte en ce moment ? Oui , enceinte en ce moment = 1 c> Module X NON = 2 : Pas sûre ou NSP = 9 | /_) | /_) | /_/ | /_/ | ' /_! |
9. Certai nes personnes utilisent diffërents moyens ou méthodes pour retarder ou éviter une grossesse. Faites-vous actuellement quelque chose ou utilisez-vous une méthode quelconque pour retarder ou eviter u ne grossesse ? OUI = 1 ; Non = 2 c> Module X | /_/ | !_/ | !_! | !_! | /_/ |
1 O. Quelle méthode utilisez-vous ? | |||||
Encerclez toutes les méthodes mentionnées. | |||||
Stérilisation lëminine (Ligature des trompes)..01 | 01 | 01 | 01 | 01 | 01 |
Stérilisation masculine (Vasectomie) 02 | 02 | 02 | 02 | 02 | 02 |
Pil ulc 03 | 03 | 03 | 03 | 03 | 03 |
DIU (Stérilet) 04 | 04 | 04 | 04 | 04 | 04 |
Injections 05 | 05 | 05 | 05 | 05 | 05 |
Implants 06 | 06 | 06 | 06 | 06 | 06 |
Condom 07 | 07 | 07 | 07 | 07 | 07 |
Condom féminin 08 | 08 | 08 | 08 | 08 | 08 |
Diaphragme 09 Mousse/gelée 10 | 09 10 | 09 10 | 09 10 | 09 10 | 09 10 |
Méthode d'allaitement (LAM) 1 1 | 1 1 | 1 1 | 1 1 | 1 l | 11 |
Abstinence périodique/méthode calendrier. 12 | 12 | 12 | 12 | 12 | 12 |
Retrait 13 | 13 | 13 | 13 | 13 | 13 |
Autre à récise 14 | 14 | 14 | 14 | 14 | 14 |
Questionnaire de l'enquête l207
Ce module doit être admi11istré à toutes lesfemmes â ées de 15-49 ans révolus. | |||||
No. de li ne de la femme | /_!_/ | /_/_/ | !_!_! | !_!_/ | /_!_/ |
L Maimenant je voudrais vous parler de ce que | |||||
vous connaissez sur les maladies graves. en | |||||
particulier. sur le VIH et le SIDA ? | |||||
Avez-vous déjà entendu parler du virus VIH ou | |||||
d'une maladie appelée SIDA ? | |||||
Oui = 1 | !_/ | /_/ | !_/ | /_/ | /_/ |
Non = 2 c:} Une autre femme. | |||||
2. Je mis lire quelques assertions sur le virus du | |||||
SIDA et je 1•ous prie de répondre par Vrai 011 | |||||
Faux à chacune d 'elles. | |||||
a) On peut se protéger contre le virus du Sida si | |||||
on a un seul partenaire sexuel non infecté et | |||||
qui, lui aussi n'a aucun autre pa1tenaire. | |||||
Vrai = 1 ; Faux = 2 ; NSP = 9 | I_I | I_I | I_I | I_I | /_/ |
b) Une personne peut être infectée par le virus du | |||||
Sida en utilisant les toilettes publiques . | |||||
Vrai = 1 ; Faux = 2 ; NSP = 9 | /_/ | I_I | I_I | I_I | /_/ |
c) On peut se protéger contre le virus du Sida en | |||||
utilisant correctement un condom chaq ue fois | /_/ | I_I | /_/ | /_/ | I_I |
qu'on a des rapports sexuels. | |||||
Vrai = 1 ;Faux = 2 ; NSP = 9 | |||||
d) On peut attraper le virus du Sida à cause des | |||||
piqûres de moustiques ou d'insectes similaires. | |||||
Vrai = 1 ; Faux = 2 ; NSP = 9 | /_/ | I_I | !_/ | /_/ | /_J |
e) On peut attraper le virus du Sida en touchant | |||||
u ne personne q ui a le SIDA. | /_J | /_/ | /_/ | /_/ | !_/ |
Vrai = l :Faux = 2 :NSP = 9 | |||||
f ) On peut attraper le Virus du Sida en mangeant | |||||
dans le même plat avec une personne q ui a le | |||||
SIDA '? | /_/ | /_/ | !_/ | /_/ | !_! |
Vrai = 1 ;Faux = 2 :NSP = 9 | |||||
g) On peut se protéger du virus du Sida en | |||||
s'assurant que toute injection est faite avec une | |||||
aiguille non u tilisée par une autre personne. | |||||
Vrai = 1 ; Faux = 2 ; NSP = 9 | /_/ | /_/ | !_/ | !_/ | !_/ |
3. Pensez-vous qu'une personne puisse être infectée | |||||
par le Virus du SIDA à travers des moyens | |||||
surnaturels (Sorcellerie) ? Oui = 1 ;Non = 2 ; NSP = 9 4. Pensez-vous que le virus du SIDA peut se | '-' | '-' | /_J | !_/ | !_! |
transmettre d'une mère à son enfant au cours de la | |||||
grossesse '? Oui = 1 Non = 2 | '-' | /_/ | /_/ | '-' | / _! |
NSP = 9 | |||||
5. Pensez-vous que le virus du SIDA peut se | |||||
transmettre de la mère à l'enfant durant | |||||
l'allaitement ? | |||||
Oui = I | !_/ | /_/ | !_! | /_! | !_/ |
Non = 2 | |||||
NSP = 9 | |||||
208 I Questionnaire de l 'enquête
QUESTIONNAIRE DES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS
No. de site _ _ _ No. de ména e _ _ _ Ce questio1111aire doit être administré à toutefemme qui a la charge d'un enfant de moins de cinq ans vivant avec elle ( voir Q.4 de la Feuille d 'Enre istrement du Ména e) ..
Année
/_}_)
No. de ligne de /11 pers. en charge No. de ligne de /'e11fi111t | /_)_) /_):_/ | /_)_/ !_!_! | /_}_) /_)_/ | /_)_/ /_)_/ | /_)_/ /_)_/ | /_)_/ /_)_/ | /_)_/ /_)_) |
1 . Nom de l'enfant | |||||||
2. Age de l'enfant (Voir Feuille de Ménage). Ane (en années révolues) | /_/_/ | /_)_/ | /_)_/ | /_)_/ | /_)_/ | /_)_) | /_)_} |
Date de naissance Si la mère connaît la date exacte de naissance, qjoute:. également lejour : sinon, inscrivez 99 flOltr lejour i11co111111 Jour Mois - , Age en mois Si la date complète n'est flllS connue, insiste::. et demande: : Combien de mois a+il/elle '? ; Inscrivez l'âge en mois révolus. Utilisez la table de l conversion des âges. , Oui. vu = 1 c::>Q.8 ! Oui. pas vu = 2 1 Non = 3 Oui. perdu = 4 NSP = 9 ! Si le certificat est présenté, vérf[ie: la date de 1 naissance déclarée. Si aucun extrait d'acte de naissance 11 'estprésenté , essayez de vérifier la date : en utilisant 1m autre document ( carnet de santé. : etc.). Corri ez l'â e déclaré, si nécessaire. Est-ce que la naissance de (110111) a été enregistrée à l'état civil '? Oui = 1 c::>Q. 8 Non = 2 tlJ'lSP = 9 c::>Q. 7 | /_)_) '-'' ' !_!_! !_/ /_) | /_)_/ /_)_/ -'- /_)_/ /_) !_/ | /_)_! /_)_/ _!_ /_)_! /_) /_/ | /_)_) /_)_/ _!_ /_)_) /_) /_) | /_}_) /_)_) J_ /_)_/ /_) /_) | _/_}!_) , !_!_) /_)_/ 11 /_) /_) | _/_),__/ 1 /_) /_) |
'. 6. Pou rquoi la naissance de (110111) n'a-t-elle pas été | |||||||
| |||||||
Coût trop élevé 1 Eloignement centre enregistrement. 2 | /_/ | /_/ | /_) | /_) | /_) /_) /_) | ||
N savait pas qu'elle devrait être enregistrée 3 | |||||||
En retard el ne voulait pas payer amende 4 | |||||||
Ne sait pas où l'enregistrer 5 | |||||||
Sans intérêt 6 | |||||||
Autre (à f1réciser ) 7 | |||||||
NSP 9 | |||||||
7. Savez-vous comment faire enregistrer la naissance de votre enfant ? Oui = 1 Non = 2 Pas de ré nse = 8 | /_) | /_) | /_) | /_J | /_) /_) /_) | ||
No. de ligne de /11 pers. en charge No. de ligne de /'e11fi111t | /_)_) /_):_/ | /_)_/ !_!_! | /_}_) /_)_/ | /_)_/ /_)_/ | /_)_/ /_)_/ | /_)_/ /_)_/ | /_)_/ /_)_) |
1 . Nom de l'enfant | |||||||
2. Age de l'enfant (Voir Feuille de Ménage). Ane (en années révolues) | /_/_/ | /_)_/ | /_)_/ | /_)_/ | /_)_/ | /_)_) | /_)_} |
Date de naissance Si la mère connaît la date exacte de naissance, qjoute:. également lejour : sinon, inscrivez 99 flOltr lejour i11co111111 Jour Mois - , Age en mois Si la date complète n'est flllS connue, insiste::. et demande: : Combien de mois a+il/elle '? ; Inscrivez l'âge en mois révolus. Utilisez la table de l conversion des âges. , Oui. vu = 1 c::>Q.8 ! Oui. pas vu = 2 1 Non = 3 Oui. perdu = 4 NSP = 9 ! Si le certificat est présenté, vérf[ie: la date de 1 naissance déclarée. Si aucun extrait d'acte de naissance 11 'estprésenté , essayez de vérifier la date : en utilisant 1m autre document ( carnet de santé. : etc.). Corri ez l'â e déclaré, si nécessaire. Est-ce que la naissance de (110111) a été enregistrée à l'état civil '? Oui = 1 c::>Q. 8 Non = 2 tlJ'lSP = 9 c::>Q. 7 | /_)_) '-'' ' !_!_! !_/ /_) | /_)_/ /_)_/ -'- /_)_/ /_) !_/ | /_)_! /_)_/ _!_ /_)_! /_) /_/ | /_)_) /_)_/ _!_ /_)_) /_) /_) | /_}_) /_)_) J_ /_)_/ /_) /_) | _/_}!_) , !_!_) /_)_/ 11 /_) /_) | _/_),__/ 1 /_) /_) |
'. 6. Pou rquoi la naissance de (110111) n'a-t-elle pas été | |||||||
| |||||||
Coût trop élevé 1 Eloignement centre enregistrement. 2 | /_/ | /_/ | /_) | /_) | /_) /_) /_) | ||
N savait pas qu'elle devrait être enregistrée 3 | |||||||
En retard el ne voulait pas payer amende 4 | |||||||
Ne sait pas où l'enregistrer 5 | |||||||
Sans intérêt 6 | |||||||
Autre (à f1réciser ) 7 | |||||||
NSP 9 | |||||||
7. Savez-vous comment faire enregistrer la naissance de votre enfant ? Oui = 1 Non = 2 Pas de ré nse = 8 | /_) | /_) | /_) | /_J | /_) /_) /_) | ||
/-/-/
Question11aire de l'enquête j 209
8. Vérifiez l'âge. Si 3 ans ou plus. demande::. : | |||||||||
( Nom) fréquente-t-il/elle un programme | |||||||||
d'éducation préscolaire pour enfants en bas âge | |||||||||
(tel qu'un établissement public ou privé. y | |||||||||
compris un jardin d'enfants ou une garderie | |||||||||
communautaire) ? | |||||||||
Oui = I Non = 2 Q Module XII | /_/ | !_/ | !_/ | !_! | !_! | /_/ | /_/ | ||
NSP = 9 Q Module XII | |||||||||
9. Au cours des sept derniers jours , environ combie | n\ | ||||||||
d'heures ( nom) a-t-il/elle assisté à ce programme? | |||||||||
Nombre d'heures | !_/_/ | /_/_/ | /_/_I | !_/_! | /_/_/ | /_/_/ | !_!_! | ||
' | |||||||||
Ce module concerne les e11 anis â és de 6 à 59 mois révolus. | |||||||
No. de ligne de lapersonne e11 charge No. de ligne de l'enfant | /_/_/ /_/ / | /_/_/ / / / | /_/_/ '-'-I | /_/_/ !_/_I | ,_,_/ | /_/_/ I !_! | '-'-/ /_/_/ |
A e en mois révolus
Oui = 1 Non = 2 Q Module XIII NSP = 9 Q Module XIII Montrez la ca suie Nombre de mois ................................................... NSP =99
9 = NSP | /_/_/ | !_/_/ | /_/ _! | /_/_/ | ,_,_/ | /_/_/ | /_/_/ |
/_/ | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | !_/ | /_/ | |
!_!_/ | /_/_/ | /_/_/ | !_!_/ | /_/_/ | /_!_! | !_!_/ | |
/_/ | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | !_/ | /_/ | |
Ce module concerne les e11 anis â és de 6 à 59 mois révolus. | |||||||
No. de ligne de lapersonne e11 charge No. de ligne de l'enfant | /_/_/ /_/ / | /_/_/ / / / | /_/_/ '-'-I | /_/_/ !_/_I | ,_,_/ | /_/_/ I !_! | '-'-/ /_/_/ |
A e en mois révolus
Oui = 1 Non = 2 Q Module XIII NSP = 9 Q Module XIII Montrez la ca suie Nombre de mois ................................................... NSP =99
9 = NSP | /_/_/ | !_/_/ | /_/ _! | /_/_/ | ,_,_/ | /_/_/ | /_/_/ |
/_/ | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | !_/ | /_/ | |
!_!_/ | /_/_/ | /_/_/ | !_!_/ | /_/_/ | /_!_! | !_!_/ | |
/_/ | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | !_/ | /_/ | |
,_,_/
2101 Questionnaire de l 'enquête
Ce module concerne les enfants â és de O à 23 mois révolus.
i No. de ligne de la personne en charge , No. de li1111e de l'enfanl | /_)_) !_!_/ | /_!_! /_/_/ | /_)_/ /_)_/ | i /_)_) /_/ _! | /_)_/ /_)_/ | /_)_/ /_)_) | /_/_) /_)_/ | |
, A e en mois révolus 1 1. ( Nom) a-t-il/ellc jamais été allaité (au sein ) '.' | /_/_/ | /_J _J | /_!_) /_/_) | ' /_)_/ | /_)_) | !_/_! | ||
Oui = 1 | ||||||||
1 Non = 2 | Q.4 | /_J | /_) | /_J | /_) | /_) | /_) | !_/ |
, NSP = 9 | c> Q.4 | |||||||
: 2. ( Nom ) conti nue-L-i l/ellc d 'être allaité (e) ?
: Oui = 1
1 Non = 2 <==> Q.4 /_/ !_/ /_) !_/ /_) !_/ !_!
! NSP =9 c> Q.4
Depuis hier. à cette heure-ci . a-t-il/ellc reçu u ne des choses suivantes :
l Lise::. choqu,, élé111e111 ù l,a11Je wJix el encerclez le
i code adéquar a1·a111 de co111i,wer avec /'é/émenl
suim111 : Oui =1 ;Non = 2 ; NS P = 9
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 1 | 2 | 9 | 1 2 | 9 | 1 2 | 9 | 1 2 | 9 | 1 2 | 9 |
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | 2 | 9 | |
2 | 9 | 2 | 9 | 1 | 2 | 9 | 1 2 | 9 | 1 2 | 9 | 1 2 | 9 | 1 2 | 9 |
i 3a. v itami ne. su ppléments de minéraux ou médicament '!
1
3b. eau plate ·)
Je. eau sucrée. aromatisée, jus de frui t. t hé ou infusion '?
3d. solution de réhydratat ion orale
(SRO) ?
1 3e. lait en boite. en poudre ou lait frais ou préparation liquide pour bébé ?
3f. autres liq uides (à préciser)' 1
! 3g. alimems sol ides ou semi-solides ( bouill ie) '.'
4. Depu i s hier. à cette heu re-ci . ( n.om) a-t-il/ellc reçu q uelque chose à boire avec un biberon ? Oui = I
Non = 2
NSP = 9 /_) /_) /_) !_/
! La question 5 ne concerne que les enfants âgés de moins de 7 mois
' I_J
/_) !_/
, 5. (Nom) est-i l/el le exclusivement nourri(e) au
1 sei n .,
Oui = 1
Non = 2 /_) /_/ /_) !_/ /_! !_/ !_!
NSP = 9
Questionnaire de /' enquête j 21 1
No. de lipe de laper,on,,e en cluuie No. de li:11e de l'e11fa11t
'I-'I-'I
/_J_J
I I I
/_}_}
I I I
/_}_/
I I
!_!_} I I I
/_}_}
I I I
/_}_}
I I I
Age en mois révolus
l. (Nom) a-t-il/elle fait la diarrhée au cours des 2 dernières semaines, c'est-à-dire, depuis (jour de la semaine) de l'avant dernière semaine ?
Oui = 1 ; Non= 2 ; NSP= 9. Si 2 ou 9, Q.3a.
lAdiarrhée est déterminée par la mère ou la
I I I I I I '-'-' I I I I /_j !_! I
I !_!
personne en charge, ou elle est définie comme trois selles liquides ou plus par jour ou par la présence de san et de mucus dans les selles.
Au cours de ce dernier épisode de diarrhée, a-t- il/elle bu ou manger une des choses suivantes :
Lire chaque élément à haute voix et encerclez le code adéquat avant de continuer avec l'élément suivant. Oui=l ; Non=2 ;NSP=9
/_/ '-'
/_} '-' /_/
/_/ !_!
2A. lait maternel ?
2b. bouillie de céréale, bouillie de racine ou soupe ?
2c.autres liquides-maison acceptés localement (p. ex. : SSS, yaourt à boire, eau de riz, eau de
carotte, tisane des feuilles de goyave) ?
2d. paquet de SRO ?
2e. autres laits ou préparations pour bébé 2f. eau et aliments à certains moments de la
journée?
2g. eau uniquement ?
2h. autres üquides considérés comme
« inacceptables » (p. ex. : cola, etc. (utilisez le nom local)) ?
2i. Rien .Sa
3a Au cours des deux dernières semaines, (nom) avait-iVelle souffert d'une autre maladie telle que la toux, la fièvre ou a-t-il/elle connu un autre problème de santé ?
OUI = 1 ; NON = 2 Q.11 ; NSP = 9 .11
3b. Si Oui, laquelle ?
1= Rougeole ; 2= Verminose ; 3= Tuberculose ; 4= Dermatose ; 5= Amibiase ; 6= Fièvre typhoïde ;
1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9
l 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9
1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9
1 2 9 1 2 9 1 2 9 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9
1 2 9 1 2 9 1 2 9 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9
1 2 9 1 2 9 1 2 9 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9
1 2 9 1 2 9 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9
1 2 9 1 2 9 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9 1 2 9
!_! I I /_j /_/ I I I I !_!
1 4 1 4 1 4 1 4 1 4 1 4 1 4
2 5 2 5 2 5 2 5 2 5 2 5 2 5
3 6 3 6 3 6 3 6 3 6 3 6 3 6
7= Autre à réciser
4. Au cours de sa maladie (diarrhée ou autre) ( nom), a-t-il/elle bu beaucoup moins, à peu près la même quantité ou plus que d'habitude ?
Pas du tout 0
7 ........ 7 .. ...... 7 . .......
7 ........ 7 ........ 7 ........ 7 ········
Beaucoup moins 1
A peu près la même quantité 2
Plus 3
NSP 9
Sa. Au cours de sa maladie (diarrhée ou autre) (nom) a-t-il/elle mangé moins, à peu près la même quantité ou plus que d'habitude ?
Pas du tout 1
Beaucoup moins 2
/_/ /_/
!_/
/_/
/_/
/_/ /_/
Un peu moins 3
A peu près la même quantité 4
Plus..................................................................... S
NSP 9
Si « moins », insistez : beaucoup moins ou un etit u moins uc d'habitude ?
212 j Q11estio1111aire de /' enquête
/_} /_/ I_I
'-'
/_/ I_I /_/
Sb. Au cours de sa maladie (diarrhée ou autre) (110111). a+il/elle été transfusé(e) ? Oui =I ; Non = 2; NSP= 9 | !_! | !_/ | !_! | !_! | !_! | !_! | !_! |
6. ( Nom ) a-t-il/elle souffert de la toux ou du rhu me à un moment quelconq ue au cours des 2 dernières semaines. c'est-à-dire. depuis (jour de la semaine ) de l'avant dernière semaine '? OUI = 1 ; NON = 2 c::>Q.1 1 ; NSP = 9 c::>O.JJ | / / | / / | / / | / / | / / | / / | / / |
7. Quand (110ml était malade de la toux/rhu me. respirait-il/elle anormalement ( plus rapide111en1 que d 'habi111de avec 1111 .wni[fle court et rapide ou arec difficulté ) ? Oui = 1 ; Non = 2 c::>Q.11 ; NSP = 9 c::> 0.11 | / / | / / | / / | / / | / I | / / | / I |
8. Les symptômes étaient-ils dus à un problème dans la poi tri ne ou à u n nez houché ? Nez bouché = 1 c::>Q.11 Problème dans la poitrine = 2 Les deux = 3 Autre (à pr éciser) .................... ....4 c::> Q.11 NSP = 9 | !_/ | !_! | I_I | I_I | I_I | /_! | !_! |
9. Avez-vous demandé des conseils ou un traitement hors de la maison ? Oui = I Non = 2 c::>Q.11 NSP = 9 c::> Q.1 1 | !_/ | !_! | I_I | /_/ | /_! | !_! | !_! |
1 O. Où êtes-vous allé chercher les soins ? | |||||||
Encerclez tous les endroits cités. N'insistez pas . | |||||||
Hôpital 01 | 01 | 01 | 01 | 01 | 01 | 01 | 01 |
Centre de santé 02 | 02 | 02 | 02 | 02 | 02 | 02 | 02 |
Dispensaire privé 03 | 03 | 03 | 03 | 03 | 03 | 03 | 03 |
Agent de santé du vi llage 04 | 04 | 04 | 04 | 04 | 04 | 04 | 04 |
Cliniq ue SMI 05 | 05 | 05 | 05 | 05 | 05 | 05 | 05 |
Cliniq ue mobile 06 | 06 | 06 | 06 | 06 | 06 | 06 | 06 |
Médecin privé 07 | 07 | 07 | 07 | 07 | 07 | 07 | 07 |
Guérisseu r traditionnel 08 | 08 | 08 | 08 | 08 | 08 | 08 | 08 |
Pharmacie ou vendeur de médicaments 09 | 09 | 09 | 09 | 09 | 09 | 09 | 09 |
Parent ou ami 10 | 10 | 10 | 10 | 10 | JO | JO | 10 |
AUTRE (A PRECISER ) 1 1 | 1 1 | Il | Il | 1 1 | 1 1 | 1 1 | 1 1 |
1 1. Parfois les enfants ont des maladies sévères et il | |||||||
faut les conduire tout de suite à u n établisse-ment de | |||||||
santé. Pour q uels symptômes emmèneriez-vous | |||||||
votre enfant à un établissement de santé | |||||||
i mmédiatement '! | |||||||
Pose::. cctle question ( Q.11) seulement unefois pour | |||||||
chaque personne qui a la charge d '1111 enfant. | |||||||
Continue à demand er les sig11eslsrn1pt6mes | |||||||
jusqu'à a que l'enquhé ne pui sse pas s' en | |||||||
rappeler d 'autres. mais NE lui faites PAS de | |||||||
suggestions. Dans les colonnes réservées aux | |||||||
autres e,![ants de la même mère ou personne | |||||||
en charge d'e1ifants. inscrivez 97. Enfant ne peut pas boire ou téter 01 Enfant devient pl us malade 02 Enfant développe une fièvre 03 Enfant a une respiration rapide 04 Enfant a des di fficultés à respirer 05 Enfant a du sang dans les selles 06 Enfant boit difticilemcnt. 07 Enfant ne joue pl us ( Asthénie) 08 Enfant pleure sans cesse ..............., 09 Autre (à préciser) 10 | 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 | 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 | 01 02 03 04 05 06 07 08 09 1 0 | 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 | 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 | 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 | 01 02 03 04 05 06 07 08 09 JO |
Questionnaire de l 'enquête l21 3
Ce module concerne tous les enfants de mois de 5 ans (enfants âgés de O à 4 ans révolus).
No. de ligne de la perso1111e en charge /_/_/ /_/_/ !_!_/ . / I I !_/_/ /_/_I I_I_I
1 --
1 --
No. de ligne de l'e11fa11t !_!_I /_/_/ !_!_! 1 /-/-/ /_/_/ ' /_!_/ !_!_!
1 Age en mois révolll!;_ /_/_/ /_/_/ !_!_/ /_/_! /_/_/ 1 /_/_/ !_/_!
1 1 . Au cours des deux dernières semaines. c'est à
1 dire depu is (jour de la semaine ) de l'avant dernière semai ne. ( 110111 ) a-t -il/elle souffert d ·une fièvre ·1
Oui = I
Non = 2 qQ.8 /_! !_I /_/ !_! !_/ I_I /_/
NSP = 9 q .8
1 2. (Nom) a+il/elle été emmené(e) dans un
établissement de santé pou r cette maladie ?
Oui = I qQ.3 !_/ /_/ !_! /_/ !_/
1 /_/ 1, /-/
i Non = 2
NSP= 9 qQ.6
1 2a. Si non. qui a-t-on vu pou r cette maladie ?
Encerclez. toutes les personnes vues, mais n'insistez. pas.
Person ne ........ ... ......... ..... .. . .................0 0 0 0 0 0 0 0
i Guérisseur tradi tionnel ....................................... 1 1 1 1 1 1 1 1
1 Pharmacien ou vendeur de méd icaments ........... 2 2 2 2 2 2 2 2
; Parent ou ami ..................................................... 3 3 3 3 3 3 3 3
1 Chef d 'Eglise ou Pasteur .............. .............4 4 4 4 4 4 4 4
AUTRE ( A PRECISER ) .................................5 5 5 5 5 5 5 5
q .6
( Nom ) a-t-il/elle pris u n médicament contre la fièvre ou le pal udisme q ui lui a été prescrit à l'établissement de santé?
: Oui = 1
l Non = 2 qQ.5 /_/ /_/ !_I !_/ /_/ /_/ !_/
NSP = 9 q .5
Quel médicament (110111 ) a-t-il/elle pris q ui l ui a
: été prescrit à rétablissement de santé '1
1 Encercle::. tous les 111édica111e111s cilés.
'1 Paracétamol/Aspiri ne/Novalgi ne ....................... 1 1 1 1 1 1 1
' Chloroq uine/N i vaquine ...................................... 2 2 2 2 2 2 2 2
· Fansidar ..................... ........................................ 3 3 3 3 3 3 3 3
Autre (à préciser ) 4 4 4 4 4 4 4 4
i Quinine .......... ... ..................................5 5 5 5 5 5 5 5
1 NSP ......... ...... .................... ...............9 9 9 9 9 9 9 9
j 5. A-t-on don né à (110111) u n médicament comre la
, fièvre ou le pal udisme avant d'être cond ui t à
l'établ issement de santé ? 1
j Oui = 1 qQ.7
Non = 2 qQ.8 /_/ /_/ !_I
i NSP = 9 qQ.8
i
! /_I /_/ /_/ !_!
6. A-t-on don né à (110111 ) u n médicament contre la fièvre ou le pal udisme durant cette maladie, à la maison ?
1
f Oui = 1 /_I !_I /_/ /_I !_! !_/ !_/
Non = 2 qQ.8
1 NSP = 9
214 I Questionnaire de l 'enquête
7. Quel médicament ( nom) lui a-t-on don né ? Encercle z tous les médicaments donnés avant de Fisiter !"établissement de samé ou s'il n 'v a pas eu de visite à 1111 établissement de santé. Paracétamol/ Aspiri ne/Novalginc 1 Chloroquinc/Ni vaquinc 2 Fansidar 3 Autre (à préciser ) 4 Quinine 5 Plantes médeci nalcs 6 NSP 9 | 1 2 3 4 ........ 5 6 9 | 1 2 3 4 ......... 5 6 9 | 1 2 3 4 ........ 5 6 9 | l 2 3 4......... 5 6 9 | 1 2 3 4 ........ 5 6 9 | 1 2 3 4 . ........ 5 6 9 | 1 2 3 4......... 5 6 9 |
8. ( Nom ) a-t-il/ellc dormi sous u ne moustiquaire la n ui t dernière ·> Oui = I Non = 2 Module XVI NSP = 9 Module XVI | !_/ | /_/ | !_! | !_! | !_/ | !_! | !_! |
9. Cette moustiquaire était-elle traitée avec un produit anti-moustique '> Oui = l Non = 2 Module XVI NSP = 9 Module XVI | !_! | I_I | !_/ 1 | /_/ | !_! | I_I | !_/ |
10. Combien de mois se sont écoulés depuis que la moustiquaire a été traitée pour la dernière fois ? i Nombre de mois écoulés depuis le dernier ! traitement ......................................................... NSP 99 | I_I_I | I_I_I | !_!_/ | I_I_I | / _!_! | I_I_I | !_!_/ |
Questiomzaire de / 'enquête l 215
Ce module concerne tous les enfants ages de 12 à 23 mois révolus. Si une carte de vaccination est disponible, copiez les dates de chaque type de vaccination inscrite sur la carte dans les Qs 2 à 5. Les Qs. 7 à 15 sont réservées à l'enregistrement des vaccinations reçues par l'enfant dont la date n'est pas inscrite sur la carte ou si la carte n'est as dis onible. | ||||||||
No. de ligne th lapersonne en charge | /_/_/ | !_!_/ | /_/_/ | !_!_/ | /_/_/ | /_/_/ | !_!_/ | |
No. de ligne de l'enfant | /_/_/ | /_/_/ | !_!_/ | /_/_/ | !_!_/ | /_/_/ | !_!_! | |
/_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | !_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | /_/_/ | ||
!_/ | !_/ | /_/ | /_/ | /_/ | !_! | !_! | ||
!_/_/ !_/_! -'- !_/_/ !_/_/ -'- !_!_! /_/_/ -'- /_/_/ !_/_/ -'- !_!_! !_/_/ _! /_/_/ I_I_I -'- /_/_/ /_/_/ -'- !_/_/ !_/_/ -'- !_/_! !_/_/ -'- !_! | !_/_/ /_/_/ -'- /_/_/ /_/_/ -'- /_/_/ /_/_/ -'- /_/_/ !_/_/ -'- !_!_! /_/_/ / /_/_/ /_/_/ -'- !_/_! /_/_/ -'- !_/_/ !_/_/ -'- J_/_/ /_/_/ -'- | !_!_/ /_/_/ I /_/_/ /_/_! -'- /_/_! /_/_/ -'- /_/_/ !_!_/ -'- /_!_/ /_/_/ / /_/_/ I_I_J -'- I_I_J /_/_/ -'- /_/_/ !_/_/ -'- I_I_J /_/_/ -'- !_! | /_/_/ /_/_/ !_ /_/_/ !_!_/ -'- /_/_/ /_/_/ -'- /_/_/ /_/_/ -'- /_/_/ I_J_J !_!_/ /_J_/ -'- I_I_J !_!_/ -'- /_/_/ !_!_/ _!_ !_!_/ /_/_/ -'- /_/ | /_/_/ !_/_/ !_ /_/_/ !_!_/ -'- I_I_/ !_!_/ -'- /_!_/ C...l_! -'- !_!_/ !_!_/ !_ !_!_/ !_!_/ -'- J_J_J /_J_/ -'- /_/_/ I_I_J _!_ !_!_/ /_/_/ -'- !_! | /_/_/ /_/_/ I /_/_/ !_!_/ -'- /_/_/ /_/_/ -'- /_/_/ /_/_/ -'- !_!_/ /_/_/ !_ /_/_/ /_/_/ -'- I_I_J /_J_J -'- !_!_/ /_/_/ _!_ J_J_J /_/_/ -'- /_/ | !_!_/ !_/_/ -'- /_/_/ !_!_/ -'- !_!_/ !_!_/ -'- !_!_/ !_!_/ -'- !_!_/ !_!_/ / !_!_/ I_J_J -'- !_!_/ J_J_/ _!_ /_/_/ !_!_/ _!_ !_!_/ !_/_/ -'- /_/ | ||
2. BCG | J | |||||||
M | ||||||||
A | ||||||||
3a. VPOO | J | |||||||
M | ||||||||
A | ||||||||
3b. VPOl | J | |||||||
M | ||||||||
A | ||||||||
3c. VP02 | J | |||||||
M | ||||||||
A | ||||||||
3d. VP03 | J | |||||||
M | ||||||||
A | ||||||||
4a. DTCoql | J | |||||||
M | ||||||||
A | ||||||||
4b. DTCoq2 | J | |||||||
M | ||||||||
A | ||||||||
4c. DTCoq3 | J | |||||||
M | ||||||||
A | ||||||||
J
A Enregistrez « oui» seulement si l'enquêté mentionne le BCG, la VPO 0-3, le DTCoq 1-3, et/ou la Rougeole Oui = 1 a Retournez à Q.2-Q.5 et inscrivez « 66 » dans la colonne correspondant au jour, puis passez à Q.15 Non = 2 a a.1s NSP = 9 il Q.15 | ||||||||
216 j Questionnaire de /'enquête
7. ( NOM ) a-t-il/elle reçu des vai.:c.:i nations pour l ui éviter d'attraper des maladies ? Oui = 1 Non = 2 Q.15 NSP = 9 Q.15 | /_/ | /_/ | /-/ | !_! | /_/ | I_J | /_/ | |||||||||||||
8. (Nom) a-t-il/elle reçu u ne vaccination du BCG contre la tuberculose-c'est-à-di re. u ne injection à l 'avant-bras gauche qui laisse une cicatrice ? Oui = 1 Non = 2 NSP = 9 | /_/ | /_/ | /_/ | /_/ | !_! | /_/ | /_! | |||||||||||||
9. ( Nom ) a-t-il/elle reçu des « vaccinations par | ||||||||||||||||||||
gouttes dans la bouche » pour l ui éviter | ||||||||||||||||||||
d'attraper la pol io ? | ||||||||||||||||||||
Oui = 1 | ||||||||||||||||||||
Non = 2 | Q.12 | /_/ | /_/ | /_! | /_/ | /_/ | ||||||||||||||
/_/ ' | /_/ | |||||||||||||||||||
NSP = 9 | Q.12 | |||||||||||||||||||
1 0 Quand la première dose de YPO a-t-elle été don née : juste après la nai ssance ou pl us tard ? Juste après la naissance (dans les 14 jours) = 1 Pl us tard = 2 | !_/ | /_/ | !_! | /_) | /_/ | I_J | /_! | |||||||||||||
1 1 Combien de fois a-t-il/elle reçu ces gouttes ? Nombre de fois ................. ................................... | !_/ | /_/ | /_/ | /_! | /_/ | /_! | /_/ | |||||||||||||
1 2. ( Nom) a+il/elle reçu des « vaccinations par injection » -c'est-à-dire. une injection dans la cuisse/fesse pour l ui éviter d'attraper le tétanos. | /_/ | /_/ | !_! | /_/ | !_/ | |||||||||||||||
1 | ||||||||||||||||||||
la coq ueluche. la diphtérie ? ( parfois données en même temps que celles du pol io). Oui = 1 Non = 2 Q.14 NSP = 9 0.14 | /_/ | I_I | ||||||||||||||||||
13 Combien de fois ? Nombre de fois . ............... . ........................ .. | / | / | / | / | / | / | / | / | / | / | I | / | I | / | ||||||
14 (Nom) a+il/elle reçu des "vaccinations par i njection ''--c'est-à-dire une piqûre à l'épaule gauche. à l'âge de 9 mois (6 mois pour Kinshasa) ou plus tard-pour l ui éviter d 'attraper la rougeole '? Ou i = 1 Non = 2 NSP = 9 | /_/ | I_I | I_I | !_! | /_/ | /_! | /_/ | |||||||||||||
15. S'il vous plaît dites-moi si (nom) a partici pé à | ||||||||||||||||||||
l'une des journées nationales de vaccination | ||||||||||||||||||||
(J NY) suivantes : Oui = 1 ; Non = 2 ; NSP = 9 | ||||||||||||||||||||
Phase 1 (Juil/et 2000 ) | 1 | 2 | 9 | l | 2 | 9 | 1 | 2 9 | 1 | 2 | 9 | 1 | 2 | 9 | 1 | 2 | 9 | 1 | 2 | 9 |
Phase 2 (Août 2000) | 1 | 2 | 9 | 1 | 2 | 9 | 1 | 2 9 | 1 | 2 | 9 | 1 | 2 | 9 | 1 | 2 | 9 | l 2 | 9 | |
Phase 3 ( Septembre 2000) | 1 | 2 | 9 | 1 | 2 | 9 | 1 | 2 9 | 1 | 2 | 9 | 1 | 2 | 9 | 1 | 2 | 9 | l 2 | 9 | |
Questionnaire de l 'enquête l 217
No. de Site No. de ména2e
Ce module concerne tous les enfants de mois de 5 ans (enfants âgés de O à 4 ans révolus) ainsi que leurs mères non enceintes. Après avoir complété les questionnaires pour tous les enfants. l'enquêteur pèse et mesure chaque enfant. Notez le poids et la taille couché 011 la taille debout ci-dessous, en prenant soin d'enregistrer la mesure dans la colonne pour chaque e,!fant. Vérifiez le 110111 et le numéro de ligne de l'enfant sur la Feuille d'Enregistrement du Ménage avant d'enre1<istrer les mesures. | réservée | ||||||||||||||||||||
No. de ligne de la personne e11 charge | /_/_/ | /_/_/ | I_I_I | I_I_I | I_I_I | I_I_/ | I_I_/ | ||||||||||||||
No. de ligne de l'e11fa11t | / | / | / | / | / | / | / | I | I | I | I | / | I | I | / | I | I | I | I | I | I |
Nom de l'enfant | |||||||||||||||||||||
A2e en mois révolus | I | I | I | I | I | I | I | I | / | I | I | I | I | ||||||||
1. (Nom) a-t-il/elle une fiche de croissance '1 Oui, vue = 1 Oui, non vue = 2 Non = 3 Oui, perdue = 4 NSP = 9 | I_I | I_I | I_I | I_I | I_I | I_I | I_I | ||||||||||||||
2. (Nom) a-t-il été pesé au cours des 3 derniers mois ? Oui = 1 Non = 2 NSP = 9 | I_I | I_I | I_J | I_I | I_I | I_J | I_I | ||||||||||||||
3. De quel sexe est (110111 ) Masc. = 1 ; Fém. = 2 | I_I | I_I | I_I | I_I | I_I | I_I | I_I | ||||||||||||||
4. Poids de l'enfant. Kilogrammes (kg) ............... . ...................... | |||||||||||||||||||||
5. Taille de l'enfant (en cm) Enquêteur, vérifiez l'âge de l'enfant : D Enfant de moins de 2 ans. q prenez la taille (couché). Taille ( couché) ....................................... D Enfant de 2 ans ou plus. q prenez la taille (debout). Taille ( debout) .................................. | |||||||||||||||||||||
6. Oedèmes ( Recherchez les oedèmes au dos du pied ) Oui = 1 Non = 2 | I_I | !_/ | I_I | I_I | I_I | I_J | I_J | ||||||||||||||
7. Résul tat. | |||||||||||||||||||||
Mesuré 1 | |||||||||||||||||||||
Absent 2 | I_I | I_I | I_I | I_I | I_/ | I_I | I_I | ||||||||||||||
Refusé 3 | |||||||||||||||||||||
Autre (à préciser) | 4 | ||||||||||||||||||||
ANTHROPOMETRIE DES MERES (NON ENCEINTES) | |||||||||||||||||||||
N ° de li1<11e de la mère | I | I | I | I | I | I | l | l | I | l | l | I | l | l | I | l | l | I | l | l | |
8. Poids de la mère Kilogrammes (kg) . . | |||||||||||||||||||||
9. Tailie de la mère Taille (debout. en mètres) ........ | |||||||||||||||||||||
REMERCIEZ L'ENQUETE(E) ET LE CHEF DE MENAGE POUR SA COLI.ABORATION
218 1 Questionnaire de l'enquête
ANNEXES
3
NOTE METHODOLOGIQUE SUR
LE CALCUL DE L'INDICE DE PAUVRETE POUR LA ROC
INDICE DE PAUVRETÉ : DÉFINITION ET DÉTERMINATION
La méthode de l'indice de pauvreté pré sente un grand intérêt pour les pays africains où les enquêtes sur le budget et la consomma tion des ménages, ainsi que les enquêtes sala riales, seules sources d'informations sur les iné galités économiques, sont rares. Ces enquê tes sont en effet complexes, lourdes et coûteu ses et les déclarations de revenus et de dépen ses faites par les populations sont souvent biai sées pour diverses raisons. Ces sources com portent trois autres insuffisances majeures liées à la définition du concept de revenu ou de con sommation, à des difficultés pratiques de me sure des revenus et à la validité des informa tions collectées.
le concept de revenu mesuré dans ces enquêtes n'inclut pas souvent toutes les ca tégories, notamment ceux en nature. L'autoproduction et l'autoconsommation, qui doivent être évaluées au prix du marché cou rant, ne sont pas souvent incluses, tandis que les transferts et les impôts, qui doivent en être exclus, ne le sont pas toujours ;
même quand le revenu est défini de la manière la plus large possible, son appréhen sion se heurte à des difficultés pratiques : les groupes les plus riches tendent à sous-estimer leurs revenus pour diverses raisons, dont no tamment le souci d'éviter à devoir payer des impôts et de déclarer certaines sources occul tes ; à l'opposé, il est difficile d'évaluer l'auto production et l'autoconsommation pour les grou pes les plus pauvres de la société alors que ces sources peuvent constituer l'essentiel de leurs revenus ;
enfin, la mise en oeuvre des métho des et des instruments d'enquête sur les reve-
nus ou la consommation fait face à des difficul tés non négligeables lorsqu'il s'agit d'assurer la représentativité des échantillons des ménages et d'administrer les questionnaires.
La méthode de l'indice de pauvreté a été largement utilisée par la Banque Mondiale ces dernières années pour analyser les inégalités dans l'accès à l'éducation et la santé. Dans une étude sur l'Inde, Deon Filmer et Lant Pritchett soutiennent que la méthode a une grande co hérence interne et produit une séparation nette entre les différentes catégories économiques pour chacun des avoirs utilisés.
Ces auteurs ont appliqué la méthode basée sur l'indice de richesse et celle basée sur la consommation à des données du Pakistan, du Népal et de l'Indonésie. Les résul tats sur .l'Indonésie et le Népal présentent une grande similarité eu égard aux deux classifica tions :environ deux tiers des ménages sont clas sés dans les quintiles des 40% les plus pau vres par les deux méthodes ;seulement 5% des ménages classés dans le groupe des 40% les plus pauvres selon le revenu se retrouvent dans le groupe 20% les plus riches selon la classifi cation basée sur l'indice de richesse. Cepen dant la classification des 20% des ménages les plus riches est moins cohérente :autour de 50% de ces mêmes ménages classés dans le groupe riche selon les dépenses, sont aussi classés riches selon la méthode de l'indice de la richesse et 10 à 13% des ménages classés dans le 20% les plus riches selon les dépenses sont en fait dans le groupe des 40% ménages les plus pauvres selon l'indice de richesse. Ces résultats indiquent une grande correspondance entre les deux méthodes de définition des iné galités.
Les auteurs arrivent aussi à la conclu sion que l'appartenance des ménages à un
Calcul de [ 'indice de pauvreté pour la RDC l 219
groupe donné varie très peu si on change les variables qui composent l'indice. En fait la mé thode de l'indice de pauvreté reste suffisam ment robuste par rapport aux avoirs des ména ges.
La méthode utilise l'analyse en compo santes principales. Essentiellement, cette ana lyse attribue un score à chaque ménage sur la base des avoirs et des caractéristiques de ce lui-ci. La première composante est la combi naison de variables qui explique le plus de va riance dans le modèle retenu. A chaque varia ble du modèle est associé un coefficient indi quant le score de la variable dans l'indice de richesse. Le score total d' un ménage est d'autant plus élevé que le ménage possède des avoirs qui caractérisent son bien-être matériel.
Les ménages sont ensuite classés par ordre croissant de leur score total normalisé. Ils sont divisés en cinq groupes d'effectifs égaux constituant les quintiles. Le premier quintile est composé des premiers 20% des ménages qui ont le score total de pauvreté le plus bas. C'est le quintile le plus pauvre. Le cinquième et der nier quintile est composé des derniers 20% des ménages qui ont le score total le plus élevé. C'est le quintile le plus riche. Les deuxième, troisième et quatrième quintiles se situent entre ces deux extrêmes. Les quintiles sont définis sur l'échan tillon total non pondéré des ménages. Si l'échan tillon n'est pas auto-pondéré, l'on doit appliquer les poids appropriés pour produire les tableaux devant servir à l'analyse.
Pour ce qui est des caractéristiques in dividuelles , tout individu est classé dans le même quintile que son ménage d'appartenance. Le modèle de l'indice de pauvreté suppose que les caractéristiques d' un ménage sont attribuables à tous les membres de ce ménage. Ainsi le mode d'éclairage d'un ménage est aussi celui de tous les membres de ce ménage. Ceci revient à dire que l'addition d'une personne de plus dans le ménage ne change pas le score de ce ménage par rapport à une variable consi dérée. Cela est plausible pour beaucoup de va riables. Par exemple, lajouissance de la nature du sol, des murs ou du toit d'un ménage ne change pas avec l'augmentation de la taille de ce dernier. De même, la source d'eau potable d'un ménage reste la même pour ce ménage si une personne de plus s'y ajoute. Ce principe,
220 1 Calcul de l'indice de pa uvreté pour la RDC
selon lequel la jouissance des biens et avoirs du ménage ne change pas avec la taille de ce lui-ci, est connu sous l'expression d'économies d'échelles. Par ailleurs, le modèle de l'indice de pauvreté ignore les disparités au sein d'un même ménage qui peuvent résulter d'un accès inégal de ses membres aux biens du ménage, à l'ali mentation ou à des services obtenus par les membres du ménage en dehors de celui-ci .
Certains avoirs et caractéristiques de ménage peuvent refléter la richesse ou la pau vreté dans un pays mieux que dans un autre. La bicyclette, par exemple, peut être plus dis criminante au plan socioéconomique dans un pays que dans un autre. Le bétail est souvent signe et source de richesse, donc une variable à considérer dans un modèle dans les pays où il existe. Aussi les avoirs à utiliser dans le calcul de l'indice de richesse doivent-ils tenir compte de chaque contexte national pour mieux carac tériser la richesse ou la pauvreté. En contre partie, l'adaptation des avoirs et des caractéris tiques des ménages à chaque contexte natio nal limite la portée des comparaisons de la pau vreté entre pays.
L' inclusion d'un nombre important d'avoirs et de caractéristiques de ménages dans un modèle d'indice de pauvreté peut limiter la portée de l'analyse. En effet, tout avoir retenu dans la détermination de l'indice ne peut plus être utilisé dans l'analyse de quintiles de pau vreté. L'alternative est donc de restreindre à un nombre raisonnable les variables à inclure dans la construction de l'indice afin de conduire l'ana lyse des inégalités sur d'autres variables que celles retenues dans la définition. En général une dizaine de variables indicatrices suffisent pour produire un modèle stable d'indice de pau vreté. Dans le cas de la ROC, les caractéristi ques et les biens du ménage suivants ont été pris en compte : matériau du sol, nature du toit, nature des murs, camion ou voiture, radio ordi naire, radio-cassette, réchaud, électricité, source principale d'eau à boire, type de toilettes utilisées, disponibilité des réserves alimentaires, nombre de repas par jour.
Faut-il un indice séparé pour le milieu urbain et un autre pour le milieu rural ? Cette question se pose du fait que plusieurs études ont relevé que la méthode de l'indice de pau vreté tend à classer moins de ménages dans la
catégorie riche en milieu rural que les mesures classiques de revenus et de consommation. On explique cette différence par le fait qu'un nom bre de ces variables de ménages dépendent de la disponibilité de certaines infrastructures tel les que l'électricité, le système d'adduction d'eau et le système d'assainissement. Or, ces infras tructures sont plus fréquentes en milieu urbain qu'en milieu rural. Filmer et Pritchett avancent l'argument que les mesures conventionnelles de revenus et de dépenses à leur tour sous estiment la différence du niveau de vie entre les zones urbaine et rurale du fait qu'elles ne pren nent pas en compte les coûts plus élevés en courus par les ruraux liés à une plus grande rareté des infrastructures sociales. La méthode de l'indice de pauvreté semble intégrer cet as pect.
Calcul de l'indice de pauvreté pour la RDC l 221
222 I Calcul de l'indice de pauvreté pour la RDC
ANNEXES
4
ERREURS DE SONDAGE
NIVEAU DES ERREURS DE SONDAGE PAR MILIEU DE RESIDENCE
Valeur | Erreur | Population de | Erreur | Intervalle ge confiance | |||
standard | base ponderée | relative | |||||
(M) (ET) (N) (ET/M) | (M-2ET) | (M+2ET) | |||||
Proportion de la | |||||||
population de sexe | Urbain | 0.492 | 0.001 | 17063 | 0.003 | 0.489 | 0.494 |
masculin | Rural | 0.489 | 0.003 | 37912 | 0.006 | 0.483 | 0.494 |
Total | 0.490 | 0.002 | 54976 | 0.004 | 0.486 | 0.494 | |
Proportion de la | |||||||
population | Urbain | 0.508 | 0.006 | 17063 | 0.011 | 0.497 | 0.519 |
de sexe féminin | Rural | 0.511 | 0.002 | 37912 | 0.005 | 0.506 | 0.516 |
Total | 0.510 | 0.002 | 54976 | 0.005 | 0.506 | 0.515 | |
Femmes de 15 à 49 | Urbain | 0.474 | 0.001 | 8676 | 0.002 | 0.472 | 0.475 |
ans | Rural | 0.441 | 0.002 | 19384 | 0.005 | 0.436 | 0.445 |
Total | 0.451 | 0.002 | 28060 | 0.005 | 0.447 | 0.455 | |
Enfants de O à 4 ans | |||||||
Urbain | 0.182 | 0.004 | 17063 | 0.020 | 0.175 | 0.189 | |
Rural | 0.192 | 0.003 | 37912 | 0.013 | 0.187 | 0.197 | |
Total | 0.189 | 0.002 | 54976 | 0.011 | 0.185 | 0.193 | |
Enfants de 5 à 17 ans | |||||||
Urbain | 0.351 | 0.006 | 17063 | 0.018 | 0.339 | 0.364 | |
Rural | 0.368 | 0.005 | 37912 | 0.013 | 0.358 | 0.378 | |
Total | 0.363 | 0.004 | 54976 | 0.011 | 0.355 | 0.371 | |
Enfants de 12 | |||||||
à 23 mois | Urbain | 0.220 | 0.006 | 3062 | 0.029 | 0.207 | 0.233 |
Rural | 0.217 | 0.005 | 6392 | 0.021 | 0.207 | 0.226 | |
Total | 0.218 | 0.004 | 9454 | 0.017 | 0.210 | 0.225 | |
Taux d'allaitement | |||||||
maternel continu | Urbain | 0.301 | 0.031 | 222 | 0.103 | 0.239 | 0.363 |
(enfants de 20 à | Rural | 0.622 | 0.032 | 446 | 0.052 | 0.557 | 0.687 |
23 mois) | Total | 0.515 | 0.027 | 668 | 0.052 | 0.461 | 0.568 |
Taux d'allaitement | |||||||
maternel exclusif | Urbain | 0.239 | 0.030 | 325 | 0.124 | 0.180 | 0.298 |
(Enfants de O à | Rural | 0.237 | 0.023 | 680 | 0.098 | 0.190 | 0.283 |
S mois) | Total | 0.238 | 0.018 | 1005 | 0.078 | 0.201 | 0.274 |
Erreurs de sondage l223
Valeur | Erreur standard | Population de base ponderée | Erreur relative | lote!Yillede QQofiaa e | ||
(M) | (ET) | (N) | (ET/M) | (M-2ET) (M+2ET) | ||
% d'enfants avec IRA | ||||||
traités par l'un ou Urbain | 0.463 | 0.067 | 251 | 0.144 | 0.329 | 0.596 |
l'autre fournisseur Rural | 0.323 | 0.026 | 757 | 0.081 | 0.271 | 0.375 |
de service de santé Total | 0.358 | 0.026 | 1008 | 0.072 | 0.306 | 0.409 |
Prévalence des infections Urbain | 0.082 | 0.013 | 3062 | 0.160 | 0.056 | 0.108 |
respiratoires Rural | 0.118 | 0.011 | 6392 | 0.095 | 0.096 | 0.141 |
aiguës (IRA) Total | 0.107 | 0.009 | 9454 | 0.083 | 0.089 | 0.124 |
diarrhée Urbain | 0.207 | 0.011 | 3062 | 0.053 | 0.185 | 0.229 |
Rural | 0.233 | 0.011 | 6392 | 0.047 | 0.211 | 0.255 |
Total | 0.224 | 0.008 | 9454 | 0.037 | 0.208 | 0.241 |
Traitement de la diarrhée Urbain | 0.093 | 0.015 | 634 | 0.163 | 0.062 | 0.123 |
à la maison Rural | 0.112 | 0.014 | 1488 | 0.128 | 0.084 | 0.141 |
Total | 0.106 | 0.011 | 2122 | 0.104 | 0.084 | 0.129 |
Taux d'utilisation de la TRO Urbain | 0.921 | 0.030 | 634 | 0.033 | 0.861 | 0.981 |
Rural | 0.938 | 0.008 | 1488 | 0.009 | 0.922 | 0.954 |
Total | 0.933 | 0.011 | 2122 | 0.012 | 0.911 | 0.955 |
Prévalence de la fièvre Urbain | 0.377 | 0.017 | 3062 | 0.046 | 0.342 | 0.411 |
Rural | 0.428 | 0.016 | 6392 | 0.037 | 0.397 | 0.460 |
Total | 0.411 | 0.012 | 9454 | 0.029 | 0.387 | 0.436 |
Traitement du paludisme Urbain | 0.630 | 0.035 | 1153 | 0.055 | 0.561 | 0.699 |
Rural | 0.474 | 0.019 | 2737 | 0.039 | 0.437 | 0.511 |
Total | 0.520 | 0.017 | 3890 | 0.032 | 0.487 | 0.553 |
Taux de couverture des soins Urbain | 0.805 | 0.021 | 800 | 0.026 | 0.764 | 0.846 |
prénatals Rural | 0.630 | 0.022 | 1867 | 0.035 | 0.586 | 0.674 |
Total | 0.682 | 0.018 | 2666 | 0.026 | 0.647 | 0.718 |
Taux de couverture des accouche- Urbain | 0.832 | 0.027 | 800 | 0.032 | 0.778 | 0.886 |
ments assistés Rural | 0.511 | 0.024 | 1867 | 0.048 | 0.463 | 0.560 |
Total | 0.607 | 0.022 | 2666 | 0.035 | 0.564 | 0.651 |
Connaissance des conceptions Urbain | 0.444 | 0.026 | 4026 | 0.059 | 0.391 | 0.496 |
erronées sur Rural | 0.212 | 0.014 | 8381 | 0.064 | 0.185 | 0.239 |
le VIH/SIDA Total | 0.287 | 0.015 | 12407 | 0.051 | 0.258 | 0.317 |
Connaissance de la prévention du Urbain | 0.501 | 0.023 | 4026 | 0.045 | 0.455 | 0.546 |
VIH/SIDA Rural | 0.351 | 0.016 | 8381 | 0.047 | 0.319 | 0.384 |
Total | 0.400 | 0.014 | 12407 | 0.036 | 0.371 | 0.429 |
224 I Erreurs de sondage
Valeur | Erreur | Population de | Erreur | lntgrva,llg | gÇQnfia,e | ||
(M) | standard (ET) | base ponderée (N) | relative (ET/M) | (M-2ET) | (M+2ET) | ||
Utilisation de la contraception | Urbain | 0.090 | 0.009 | 2253 | 0.101 | 0.072 | 0.108 |
moderne | Rural | 0.025 | 0.005 | 5618 | 0.207 | 0.015 | 0.036 |
Total | 0.044 | 0.005 | 7871 | 0.111 | 0.034 | 0.054 | |
Couverture vaccinale | |||||||
de TB (BCG) | Urbain | 0.736 | 0.025 | 872 | 0.034 | 0.686 | 0.787 |
Rural | 0.433 | 0.022 | 1818 | 0.050 | 0.390 | 0.476 | |
Total | 0.531 | 0.021 | 2690 | 0.039 | 0.490 | 0.573 | |
Couverture vaccinale | |||||||
du DTCoq | Urbain | 0.491 | 0.030 | 872 | 0.060 | 0.431 | 0.550 |
Rural | 0.207 | 0.017 | 1818 | 0.082 | 0.173 | 0.241 | |
Total | 0.299 | 0.018 | 2690 | 0.061 | 0.263 | 0.336 | |
Couverture vaccinale
de Polio (VPO) | Urbain | 0.505 | 0.024 | 872 | 0.047 | 0.457 | 0.552 | |
Rural | 0.372 | 0.018 | 1818 | 0.048 | 0.336 | 0.408 | ||
Total | 0.415 | 0.016 | 2690 | 0.038 | 0.383 | 0.446 | ||
Couverture vaccinale | ||||||||
de rougeole (VAR) | Urbain | 0.672 | 0.023 | 872 | 0.034 | 0.626 | 0.718 | |
Rural | 0.365 | 0.020 | 1818 | 0.055 | 0.325 | 0.405 | ||
Total | 0.464 | 0.020 | 2690 | 0.042 | 0.425 | 0.504 | ||
Tous les vaccins | ||||||||
Urbain | 0.372 | 0.026 | 872 | 0.071 | 0.319 | 0.424 | ||
Rural | 0.160 | 0.015 | 1818 | 0.094 | 0.130 | 0.189 | ||
Total | 0.228 | 0.015 | 2690 | 0.067 | 0.198 | 0.259 | ||
Protection contre le | ||||||||
tétanos néonatal | Urbain | 0.723 | 0.025 | 800 | 0.034 | 0.673 | 0.772 | |
Rural | 0.410 | 0.022 | 1867 | 0.054 | 0.366 | 0.455 | ||
Total | 0.504 | 0.020 | 2666 | 0.040 | 0.464 | 0.544 | ||
Enregistrement des | ||||||||
naissances à l'état | Urbain | 0.295 | 0.023 | 3062 | 0.080 | 0.248 | 0.342 | |
civil | Rural | 0.361 | 0.020 | 6392 | 0.056 | 0.321 | 0.402 | |
Total | 0.340 | 0.016 | 9454 | 0.047 | 0.308 | 0.371 | ||
Taux d'insuffisance | ||||||||
pondérale à | Urbain | 0.089 | 0.011 | 628 | 0.123 | 0.067 | 0.111 | |
la naissance | Rural | 0.119 | 0.014 | 744 | 0.117 | 0.091 | 0.147 | |
Total | 0.106 | 0.009 | 1371 . | 0.085 | 0.088 | 0.124 | ||
Prévalence de | ||||||||
l'émaciation | Urbain | 0.121 | 0.007 | 2829 | 0.061 | 0.106 | 0.136 | |
(malnutrition aiguë) | Rural | 0.141 | 0.007 | 5809 | 0.049 | 0.127 | 0.155 | |
Total | 0.134 | 0.005 | 8638 | 0.039 | 0.124 | 0.145 | ||
Prévalence du | ||||||||
retard de croissance | Urbain | 0.289 | 0.016 | 2829 | 0.057 | 0.256 | 0.322 | |
(malnutrition | Rural | 0.426 | 0.009 | 5809 | 0.021 | 0.409 | 0.444 | |
chronique) | Total | 0.382 | 0.009 | 8638 | 0.023 | 0.364 | 0.399 | |
Erreurs de sondage | p2s | |||||||
Valeur Erreur Populationde Erreur standard base ponderée relative
Intervallede confiance
(M) (ET) (N) (ET/M) (M-2ET) (M+2ET)
Prévalence de l'insuffisance | Urbain | 0.220 | 0.011 | 2829 | 0.052 | 0.197 | 0.242 |
pondérale | Rural | 0.355 | 0.009 | 5809 | 0.025 | 0.337 | 0.372 |
Total | 0.311 | 0.008 | 8638 | 0.026 | 0.295 | 0.327 | |
Taux d'analphabé- | |||||||
tisme des adultes | Urbain | 0.152 | 0.008 | 9195 | 0.054 | 0.136 | 0.169 |
Rural | 0.439 | 0.011 | 19385 | 0.025 | 0.417 | 0.462 | |
Total | 0.347 | 0.011 | 28580 | 0.031 | 0.326 | 0.368 | |
Développement | |||||||
préscolaire | Urbain | 0.072 | 0.011 | 1145 | 0.153 | 0.050 | 0.094 |
Rural | 0.009 | 0.003 | 2323 | 0.346 | 0.003 | 0.015 | |
Total | 0.030 | 0.005 | 3468 | 0.155 | 0.021 | 0.039 | |
Taux net de scolari- | |||||||
sation de l'ensei- | Urbain | 0.715 | 0.021 | 2858 | 0.030 | 0.673 | 0.758 |
gnement primaire | Rural | 0.433 | 0.016 | 6809 | 0.038 | 0.400 | 0.466 |
(6 - 11ans) | Total | · 0.516 | 0.015 | 9667 | 0.029 | 0.486 | 0.547 |
Taux de disponibilité | |||||||
du sel iodé dans | Urbain | 0.933 | 0.019 | 2023 | 0.021 | 0.894 | 0.971 |
les ménages | Rural | 0.928 | 0.012 | 5028 | 0.013 | 0.904 | 0.951 |
Total | 0.929 | 0.010 | 7051 | 0.011 | 0.909 | 0.949 | |
Taux de supplémen- | |||||||
talion en vitamine | Urbain | 0.742 | 0.022 | 2726 | 0.030 | 0.697 | 0.787 |
A chez les enfants | Rural | 0.567 | 0.022 | 5644 | 0.040 | 0.522 | 0.611 |
Total | 0.624 | 0.018 | 8370 | 0.028 | 0.589 | 0.659 | |
Utilisation de l'eau | |||||||
à boire salubre | Urbain | 0.839 | 0.034 | 17063 | 0.041 | 0.770 | 0.907 |
Rural | 0.285 | 0.026 | 37912 | 0.092 | 0.232 | 0.338 | |
Total | 0.457 | 0.027 | 54976 | 0.058 | 0.404 | 0.510 | |
Accès facile à l'eau à boire salubre | Urbain | 0.570 | 0.048 | 17063 | 0.083 | 0.475 | 0.666 |
Rural | 0.060 | 0.011 | 37912 | 0.184 | 0.038 | 0.082 | |
Total | 0.219 | 0.022 | 54976 | 0.102 | 0.174 | 0.263 | |
Travaildes enfants | |||||||
( 5 - 14 ans) | Urbain | 0.194 | 0.015 | 4760 | 0.078 | 0.164 | 0.224 |
Rural | 0.262 | 0.010 | 11246 | 0.040 | 0.241 | 0.283 | |
Total | 0.242 | 0.009 | 16007 | 0.036 | 0.224 | 0.260 |
226 I Erreurs de sondage
NIVEAU DES ERREURS DE SONDAGE PAR PROVINCE
INDICATEURS | Kinshasa | Bas- ConQo | Bandundu | Equateur | Orientale | Nord - Kivu | Sud - Kivu | Maniema | Katanga | Kasaï Oriental | Kasaï Occidental | Pays |
Taux d'allaitement maternel continu (enfants de 20 à 23 mois) | • • | • | • • | •• | • • | • • | • • | • | • • | • • | • • | ••• |
Taux d'allaitement maternel exclusif (enfants de O à 5 mois) | •• | • | • | • • | • • | • • | • • | • | • | • | • | ••• |
Recherche de soins pour traiter les IRA | •• | • | • | • | • | ••• | • | • • | •• | • • | • | ••• |
Prévalence des infections respiratoires aiQuës (IRA) | • • | • | • | •• | •• | • | • • | • | • • | • | • | ••• |
Prévalence de la diarrhée | ••• | • • | ••• | • • | •• | • • | ••• | •• | • • | ••• | •• | ••• |
Traitement de la diarrhée à la maison | • | • | • | • | • | • | • | • | • | • | • | • • |
Taux d'utilisation de la TRO | •• | •• | ••• | ••• | •• | •• | ••• | •• | ••• | ••• | •• | •• |
Prévalence de la fièvre | ••• | ••• | •• | •• | ••• | •• | ••• | •• | ••• | ••• | •• | ••• |
Traitement du paludisme | ••• | ••• | •• | • • | ••• | • | •• | • | •• | •• | ••• | ••• |
Couverture des soins prénatals | ••• | ••• | ••• | ••• | •• | ••• | •• | •• | ••• | ••• | ••• | ••• |
Couverture des accouchements assistés | ••• | ••• | •• | • | • | •• | •• | • | •• | • | •• | ••• |
Connaissance des conceptions erronées sur le VIH/SIDA | ••• | • | • | •• | • | •• | •• | • | •• | ••• | •• | ••• |
Connaissance de la prévention du VIH/SIDA | ••• | •• | ••• | ••• | •• | •• | •• | • | ••• | •• | •• | ••• |
Utilisation de la contraception moderne | •• | • | • | • | • | • | • | • | • | • | •• | |
Couverture vaccinale de TB (BCG) | ••• | •• | ••• | •• | • • | •• | • • | • | •• | • • | •• | ••• |
Couverture vaccinale du DTCoq | •• | ••• | • • | • | • | • • | • | • | •• | • • | •• | ••• |
Couverture vaccinale de polio (VPO) | ••• | ••• | •• | • • | • • | • • | • | •• | • • | •• | •• | ••• |
Couverture vaccinale de rougeole (VAR) | ••• | •• | •• | • • | •• | •• | • • | • | • • | •• | • • | ••• |
Tous les vaccins | •• | • • | •• | • | • | • • | • | • | • | • • | • | ••• |
Protection contre le tétanos néonatal | •• | •• | ••• | •• | • | •• | •• | • | •• | •• | •• | ••• |
Enregistrement des naissances à l'état civil | •• | •• | •• | •• | •• | •• | • | • | •• | • | •• | ••• |
••• = Bonne précision = erreur de sondage inférieure ou égale à 1O %.
•• = Précision moyenne = erreur de sondage comprise entre 11 et 20 %.
•= Mauvaise précision = erreur de sondage supérieure à 20 %.
N N
-.J
N N 00
NIVEAU DES ERREURS DE SONDAGE PAR PROVINCE
INDICATEURS | Kinshasa | Bas-Congo | Bandundu | Equateur | Orientale | Nord - Kivu | Sud - Kivu | Maniema | Katanga | Kasaï Oriental | Kasaï Occidental | Pays |
Taux d'insuffisance pondérale à la naissance | • | • | • | • | • | • | • | • | • | •• | • | ••• |
Prévalence de l'émanciation | ••• | •• | • • | • • | • • | •• | • • | • | ••• | ••• | ••• | ••• |
Prévalence du retard de croissance | •• | ••• | •• | ••• | •• | ••• | •• | •• | ••• | ••• | ••• | ••• |
Prévalence de l'insuffisance pondérale | ••• | ••• | ••• | • | •• | ••• | •• | •• | •• | ••• | ••• | ••• |
Taux d'analphabétisme des adultes | •• | •• | •• | •• | ••• | ••• | ••• | •• | ••• | •• | ••• | ••• |
Développement prescolaire | • | • | • | • | • | • | • | • | • | • | • | •• |
Taux net de scolarisation (6 à 11ans) | ••• | ••• | •• | ••• | ••• | •• | •• | •• | •• | •• | ••• | ••• |
Taux de disponibilité du sel iodé | ••• | ••• | ••• | •• | ••• | ••• | •• | ••• | ••• | ••• | ••• | ••• |
Taux de supplémentation en vitamine A chez les enfants | ••• | ••• | ••• | •• | ••• | •• | • • | •• | ••• | ••• | •• | ••• |
Utilisation de l'eau à boire salubre | ••• | • | • | • | •• | •• | • | • | •• | •• | • | ••• |
Accès facile à l'eau à boire salubre | ••• | • | • | • | • | • | • | • | • | • | • | ••• |
Travail des enfants de 5 à 14 ans | • • | •• | •• | ••• | • • | • • | •• | •• | ••• | ••• | • • | ••• |
...= Bonne précision = erreur de sondage inférieure ou égale à 1O %.
..= Précision moyenne = erreur de sondage comprise entre 11 et 20 %.
•= Mauvaise précision = erreur de sondage supérieure à 20
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ANNEXES
5
PERSONNEL DE L'ENQUETE MICS2
SECRETARIAT TECHNIQUE PERMANENT
Bernard LUTUTALA MUMPASI Simon MAKAYA MBENZA Fidèle BIKANGI NKIABUNGU
Hubert MASALA LOKA Madeleine NLANDU NSIONA
CELLULE DE L'EST
Ara KALENDI
Anselme MWEZE LUBALA Laurent IKUNDJI
SECRETARIAT TECHNIQUE TEMPORAIRE
Alphonse KINAVWIDI NIWEMBO
Antoinette KINGWAYA BIBI Clémentine SANGANA BIDWAYA Dr MAMBU NIANGI et Dr KABA
Damien NAHIMANA Crispin MABIKA MABIKA et
Jean-Pierre ZAMWANGANA IKETE EBALE BELOTI et NKOYO-A-NZOLA
Jovin MUKADI TSANGALA
CELLULE DE SUIVI ET EVALUATION
Abraham MATONDO-kwa-NZAMBI Philomène NKOY INSILO
Jan SCHOLTEN
Claudine Van REMOORTERE
Directeur du Projet Démographe Informaticien Logisticien Secrétaire du Projet
Coordonnateur Cellule Est Logisticien
Responsable de la communication
Sondage Gender Sociologie Santé Nutrition
Démographie
Education Economie
Ministère du Plan et Reconstruction Ministère du Plan et Reconstruction Unicef
Unicef
Personnel de l'enquête M ICS2 1 229
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SUPERVISEURS
Pools de l'Ouest
Makabu ma Nkenda : Kinshasa urbain
Lukaku Nzinga : Kinshasa sub-urbain
Makengo ma Mbuku : Kinshasa rural
Kingwaya Bibi : Borna
Sangana Bidwaya : Mbanza-Ngungu
Mabika Mabika : Kikwit
lkete Ebale Beloti :Mbandaka
Enyuka Ngamba : Boende
Kinavwidi Niwembo : Lubumbashi
1O. Mukadi Tsangala : Kolwezi
Osubi Kiwutsi : Mwene-Ditu
Sabana Makaba : Kananga
Nahimana Gitebo :Tshikapa
Mukunda Munandi :Kamina
Nongo Ona : Mbuji-Mayi
Pools de l'Est
Baganda N'Simba :Gama
Keta Upar : Bunia
Mosele Monyili : Gemena
Mateso Kakulibo : Uvira
Nshamamba Mahano : Bukavu
Akude Kameni : Buta
Kaut Mutomb : Kalemie
Lokondo Mputshi : Lodja
Antou Kando : Gbadolite
1O. Libula Egebe : Lisa/a
Liyeye Balonga : Kisangani
Amurari Aruna : Kindu
Nganduma Mabede: /siro ASSISTANTS DE SUPERVISION Pools de l'Ouest
Nunga Matadi: Kinshasa urbain
Mambu Niangi : Kinshasa urbain
Kalakala : Kinshasa sub-urbain
Lubaki : Kinshasa sub-urbain
Mukendi Butaka : Kinshasa rural
Luntala Mundaya : Mbanza-Ngungu
Mata Bafwidinsoni : Borna
Bope Kwete : Lubumbashi
llunga Maka-Matunga : Kolwezi
1O. Kaya-Lumpibwe : Kamina
Dabo Basini : Boende
Lungonyi-Mbowa :Tshikapa
Ksa Ngoma :Kikwit
Mukunda Munandi:Kamina
Nongo Ona : Mbuji-Mayi
230 1 Personnel de /'enquêt e M ICS2
Pools de l'Est
lingityabo Musubi :Bunia
Delvin Waisala : Bunia
Lisongo Eboso : Gemena
Akilimani Muhindo : Gama
Zigabe Batuzeko : Gama
Mbise-Chili Rwanika : Gama
Nondo Fundi : Uvira
Katungu Katavali : Bukavu
Masumbuko Mayumbu : Bukavu
1O. llunga Tshidinda : Lodja
Sambia Nandra : Gbadolite
Balekombwa Wandepay Kes : Buta
lmonzango Mapengu : Lisa/a
Manda Kansabala : Kalemie
Alice Lulu Kitenge : Kisangani
Ebze Magadi : lsiro
Jérémie Ndila : Kindu ENQUÊTEURS/ENQUÊTRICES Pools de l'Ouest
KINSHASA URBAIN
Mangenja Ntumba
lfebe Ab'Enene
Kapwabwa Kibongo
Maviana Apata)One
Makinsona Mfuenge
Lema Kita
Kuzonza Abel
Kuwa Nlandu
Miaku Miansiantima Ghyslaine 1O. Mombo di Bamokina
Mondo-Boy Marie Ludovie
Mosaka Matongo
Nkawa lhonda Jean
Nsundi Bubu Adolphine
Panu Mpabi Remy
Shematsi Baeni
Mavunza Kalumbediko
Mbaka Bakidi lsete
Mvumbi Kutubisa
Nkanu Mbumba
KINSHASA RURAL
Leta Say
NduBeme Kanana
Kingunza Pembele
Kimosiko Masenge
Moke Tampiuk
Mbo Leepe
Awhe Akazoan
Booto Lokonge
KINSHASA SUS-URBAIN
Bwana Kaputa
llaka Sumbu mamie Gladys
Kabuya Lubanza 4 . Kadiobo Kadiobo
Kau Lutumba
Kinavwuidi Mavita Aimé
Kingwaya Madiamba Youyou
Kisita Tsoleni Christophe
Makakuna
1O. Makala Makambu
Mudibangu Jacques
Munongo Nkosi
Nakamwambila Kiadiamuyika
Nelly Engwanda
Ngoma Ntuala
Nungha Kaposa
Nzuzi Nyenye
MBANZA-NGUNGU
Luntala Mundaya
Kisinda Ndona
Mayavanga Bazona
Mandiangu Kisito
Nzeba Kaniki
Mayombo Ndona
Zola Bangala
Enyuka Ekokola
Nzodolo Bndi
Muanda Ntoto
Fariala lalambo
SOMA
Mbala Mbembila
Niongo Nsuami
Mvumbi Vangu
Masala Mukoko
Matondo Maseko
Ntunuanga
Vuavu Ngimbi
Kwilu Mpia
Vangu Misamu
KIKWIT
Bulampanga Manseta
Ayikonzene Amonzene
Kuzwela Mutombo
4.Ngenzi 5.Kingwaya Kalayo
Fio Kapela
Mukwa Mongo 8.Willy Makeba
9. lwono Kisengu 1O. Kitambala Miyolo
Ndenge Wankala
Kusamisa Eyira
Matalatala Godefroid
Mangongo Labwe
Kalengo Bola
Makengo Mayaka
Mumpung Yong
Mboma Jacques TSHIKAPA
Jeannot llalajoy 2.François Luwaba 3.Francy Mupangilay
Kabasubabo
Jean Mwamba
Nice Nsangamayi
Jeannot KaMalapyo MWENE-DITU
Mbombo Angele
Mishika Mukamba Nathalie
Musasa Kabalula
llunga Mavita
Tshibingu Tshibingu
Mukendi Tshizembe
Kabongo Kakoma
Kapapule Gérard
Personnel de l 'enquête M JCS2 l23 1
KANANGA BOENDE
Kasonga Mwila
Bombesha Tshikalua
Suni Mayoyi
Tubenge Katchay
Mbombo Mukendi 6.Kuanga Kubi
Miko Misha
Tshibangu Tshizambal
Ntanga Ntita
1O. Mfwamba Kalala
Ngelleka Saswababintu
Lykylba Nkaswala
Bashale Ntumba
Nbondo Nsanga
Tshikuma Tshikuma
Kasonga Ntumba
Kabasele Manyikai
Dikapa Dieudonné
Mulumba Nkashama
MBANDAKA
Botuwa Boalangombe
Ebwa Motseki
lluku Fabien
Mbeka El Pinto
Mokando Mboyo.
KAMINA
Ndaye enge
Tshibangu îshanz
Mukuma Minadiavita
llunga Monga
Kambilo Maloba
Umbalo wa Ngoy
Numbi wa Kasongo
Kalenga Sala
Mwanza Malondoy 1O. Ngandu llunga
11. Kalenga Kalombo KOLWEZI
Kasokota Kyela
Mpoyo Kabeya
llunga Mutabala
Lukanda Clément
Tshikala Nindo
Mbumb Nawej
Kateng Mwambu
Lokweke Kobu
Bola Mputu
lyeya Ngondokeli
Yambe Lokwa
Bosenge Ebondo
LUBUMBASHI
Meta Kabamba
Kasereka Aserne
Kazadi Shungu
Tumba Tshibola
Mujinga Véronique
Kalio Kabeya
Mbayo Vumba
lnzwene Remis
Mayani Florentin 1O. Naweji Robert
Nsweyi Robert
Meta Kasereka.
MBUJI-MAYI
Charles Kazadi
Lutumba Lutumba
José Tumba Betu 4.Yvonne Mulumba 5.Cisumpa Muala
Mukenga Leonard
Michel Mpoyi
Bukua Kumbi-Kumbi
Charles Kamanga 1O. Ngandu Kabwebwe
Christelle Ngomba
Annie Musadi
Arthur Nyembue.
Pools de l'Est
GOMA
Mme Kyabi Ndoole liliana
Bita Luolo
Farini Luendo Zelote
Kasika Wa Kinyandalo
Mate Mastaki
Masumbuko Binyatsi
Kakumba Shamavu
Mlle Kabuo Mbugheki Rebecca
Mlle Kahindo Kalisya Rosette 1O. Baeni Biteko
Mlle Christine Kahindo Nzoloka
Kitamereka Mburano
232 I Personnel de /' enquête M I CS2
Jean Shebirongo Muliri 14. Masumbuko Tsutsu
Mawazo Kyalwahi Eric 15. OchukuruUmyona
Mlle Boeni Machozi Solange
Bolekembaka Mitima GEMENA
Mlle Kafeka Furaha Solange
Kataka Tsongo 1. Mme Modjobo Nyoli
Mangondi Letakamba 2. Modjambu Ambito
Mme Mabiala Uwizeye 3. Mme Mopaya Mobaya
Rwandarugari Augustin 4. Mme Gbadewigo Moninga
Mlle Swedi Machozi Yvonne 5. DalangumuMoloko
Kambale Kihara. 6. Naego Dabusu
7. Mbombo
UVIRA 8. Gbaza Puma
9. Eyanganya Mata
Mukambilwa Ludunyema 1O. Munzolo Bozanga
Assa llupelo
Sowapale llolwa LODJA
Magarama Nyamulinda
Mateso Ndamuso 1. Mme Kindu Pala
Mberabagabo Jean de Dieu. 2. Djunga Lokenye
3. Okitokonda Okoko
BUKAVU 4. Omasumbu Lama
5. Koyelongo Lama
Mme Balengamire Balame 6. Lushima Lomembe
Bongabonga Ngalia 7. Okitokonda Ovungu
Chirhabwira Mugula
Mme Cirangashane Sifa GBADOLITE
Cokola Cikwanine
Kaferembe Cirhakarhula 1. Zamzam Nahamat
. :;... 7. Kasole Kashurha 2. Belewete Vital
Mahindu Bisusa 3. Alen Nkoygoku
Mitima Ngoy 4. Penze Ngondomosi
1O. Mulaganire Namegabe 5. Ndengemale
Mwanga Songa
Sakisanga Katundu BUTA
Bwani Bulibuno
Yuma Macumu 1. Amisa
Keka Kalonda 2. Aponza
Mastaki. 3. Giningba
4. Jean Paul Zamoy
BUNIA 5. Zingongala
Ndelema Odette LISALA
Sinani Bin Masudi
Uwanda Umirambe 1. Ngessya Nzum bu
Mangiliyo Henri 2. Limbaka Lomame
Tyabo Muzikale 3. Eloko Ndengo
Acen Fwambe 4. Moto Molengo
Maltin 5. Mbuli Malenge
Wathum Lambert 6. Bokungu Bubu
Udjanga Mayele 7. Nzemoi Mbusa. 1O. Acuriema
Mastaki Meza
Singo Magbo
Adia Leti
Personnel de /' enquête M J CS2 j 233
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KALEMIE
1. Mpongo Kibawa Yumba
Kituku Mutombu Wa Nshimbu
Mwindi Kitamba Sin Puma
Kaswi Bahati Ya Mungu
Shebele Bimay Djunga
Mpungwe Kasongo Wa Muhoya
Moloba Kabila Mayanga
Mukumbwe Walonga.
4. Kinavwidi Mavita Aimé
Mandiangu Kisita
Luntala Mundaya
Mavunza Kalumbediko
Kuwa Nlandu
Mangenja Ntumba
lfebe Ab'Enene
11. Kiyobo Kitobosha
AGENTS DE SAISIE
ISIRO
Madame Bhaaloyo
Monungu Likango
Mbangi Amopone
Ali Buru
Nangala Bulupi
Madame Ngasadue Manz Honorine
Exandrabe Fataki KINDU
Pascal Assani Bushiri
Awazi Mugeni
Mme Birindwa Sifa
Mme Julie Bossaw
Alimasi Lubutu
François Kaole Onangongo
Masumbuko Selemani
Bwanamoya Kasimu
Ngumbi Mashaka 1O. Kitembo Lukabya
Rigobert Mirindi Bisimwa
Mbogo Omari
Adrien Kakese
Yumaini lssiaka
KISANGANI
Madame Denise Bombil
Théodore Bosenge
José Lotshange
Alphonse Bilongo
Antoine Yuma
Mlle Lily Mok,uba Liele
Guy Baenda
Mlle Hélène Bobali.
VÉRIFICATEURS
Kadiobo Kadiobo Léon
Makala Makambu
Nakamwambila Kiadiamuyika
234 I Personnel de / 'enquête M !CS2
Diansongi Diwatundila
Ekaso Likobo
Kasongo Mbaya
Kenge Bamunoba
Kubindikila Kalenga
Luyindulamo Nzinga
Mabokuta Mbuku
Makako Bosa
Makala Mbala
1O. Makambu Kabongo
Makiese Nsunda
Makolo Fayulu
Mansanga Mpuna
Mayamona Madimbi
Mbimbi N'Sansi
Mbombo Lubula
Mbungu Fuele
Mbuta Kangi
Muka Musuaya
Mukwanga Masudi
Mungenda Muanabi
Munongo Leonard
Ngoy Badiakwau
Nkwangi Mayala 25. Nseka Kako lkuna 26. Nseya Mutombo
Nsundi Lutete
Ntono Wakomina
Nzambe Walo
Saleh Mukongo
Vangu Ngoma
Waula Balomba
AGENTS DE PHONIE
Marin Sanza
Marcel Katasi
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